Les objets métalliques ne manquent pas dans nos quotidiens : pièces de monnaie, casseroles, couverts, voitures, rambardes, poignées, clés…. La liste pourrait s’étirer à l’infini ou presque.
Mais, quand en fin de semaine dernière, j’ai vu le thème métallique pour le projet 52, j’ai tout de suite eu une idée bien précise en tête. J’allais monter photographier la Croix du Vellan dans le Vercors !
Je suis donc partie samedi matin sur les chemins, et si la météo était très ensoleillée au départ, le ciel s’est rapidement couvert au fil de la montée (de gros orages étaient annoncés pour la soirée, et les nuages commençaient à s’accumuler). Une fois en haut, l’ambiance était vraiment particulière, indescriptible… (mais cela ne m’a pas empêchée de m’asseoir et prendre un café face à la vue fabuleuse de là-haut. Je vous en reparlerai !)
Cette croix était au XIXe siècle en bois et symbolisait la réconciliation entre catholiques et protestants dans la région. Elle a été remplacée par celle-ci, métallique, en 1932.
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Pour voir les choix métalliques des autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires…
Parmi les endroits où j’aime aller me promener, il y a les environs de la chapelle Sainte Anne de la Grève à Saint Broladre, en bordure de la baie du Mont Saint Michel.
J’ai plein de souvenirs autour de la chapelle et sur l’herbu qui la borde : des pique-nique en famille, des après-midi à lire, une course-poursuite après Wallace le lévrier qui avait décidé de ne pas revenir quand on l’a appelé (et vu sa vitesse de pointe et la nôtre, il a fallu ruser pour réussir à le « coincer »), des randonnées vers le bord de la mer ou sur les digues… et toujours le Mont Saint Michel en point de mire !
Cette fois, nous sommes partis sans vraiment avoir décidé de quel côté nous irions. Assez vite, nos pas nous ont mené vers l’endroit où l’herbu rejoint la plage où nous avons longuement marché. Si nous n’avons pas vu la mer puisque la marée était alors basse, nous avons ramassé des coquillages, trouvé des mues de crabes et des os de seiche (que nous ramassions autrefois pour donner aux poules), admiré les couleurs changeantes du ciel.
Ce sont d’ailleurs les couleurs du ciel qui devenaient plus menaçantes qui nous ont fait faire demi-tour : risquer de prendre un orage au milieu de la Baie n’est clairement pas une bonne idée !
De retour sur la digue, nous sommes allés jusqu’à la chapelle dont j’aime l’architecture à la fois simple et très « bretonne« . Puis, pour finir notre balade, nous avons fait le tour de la lagune en regardant les poules d’eau et les canards avant de rejoindre la voiture stationnée un peu plus loin.
La chapelle Sainte Anne de la Grève est située sur la digue, pour protéger des inondations dues aux marées les polders situés au delà.A la limite de l’herbu et de la plage, le Mont Saint Michel à l’horizonSeuls sur la plage….Marcher sur l’estranLe charme de la chapelle Sainte Anne de la GrèveContourner la lagune
Chapelle Sainte Anne de la Grève – Saint Broladre – Ille-et-Vilaine – juillet 2021
(*) Le site de la chapelle Sainte Anne est classé et protégé. Des parkings ont été aménagés à proximité afin de respecter la faune et la flore sur le site La chapelle est ouverte l’été lors d’expositions temporaires.
Lorsque nous avions visité le château de Grignan à l’automne dernier, nous avions noté de continuer à marcher dans les pas de la Marquise de Sévigné en allant voir le château des Rochers-Sévigné à Vitré.
J’étais déjà allée visiter ce château alors que j’étais adolescente, et je n’en gardais à vrai dire que le souvenir de l’effet wahou provoqué par le mur en ellipse et où il est possible de se parler à distance en chuchotant à condition de se placer sur les foyers de l’ellipse.
Le château des Rochers était le propriété de la famille du Marquis de Sévigné, et à la mort de celui-ci, Madame de Sévigné demande à conserver le domaine des Rochers pour son douaire. Éduquée, rompue à la gestion d’un domaine, elle le fera fructifier et lui permettra une bonne rentabilité. Elle fera également dessiner des jardins à la française par André Le Nôtre et construire une jolie chapelle octogonale sous l’impulsion de son oncle l’abbé de Coulanges. Une orangerie sera également ajoutée au domaine, afin de conserver les arbres desquels la marquise fera extraire l’eau de fleur d’orangers dont elle se parfume.
Si je suis tombée sous le charme de la discrète orangerie, le manoir breton en granit a également beaucoup d’allure, surtout dans l’écrin formé par les jardins où nous aurions bien passé un peu plus de temps si la pluie n’avait pas décidé de pointer ses gouttes !
Flâner dans les jardinsMarcher sur l’herbe à l’ombre des charmilles, pour ne pas prendre trop le soleil… comme au Grand SiècleLe château domine le jardin à la françaiseLa charmante orangerie du XVIIe siècleDans la tour se trouve depuis le XIXe siècle un musée consacrée à Mme de SévignéDans la cour du châteauDétail de la grille dans l’enfilade de l’allée centrale du jardin à la françaiseLe château et la chapelle depuis l’allée centrale du jardin à la française
Château des Rochers-Sévigné – Vitré – Ille-et-Vilaine – juillet 2021
(*)De nos jours, le château est une propriété privée, toujours habitée. Toutefois, il est possible de le visiter lors de visites guidées organisées par le service patrimoine de la ville de Vitré. Notre guide était absolument passionnant, et nous a abreuvé de nombreuses anecdotes sur la vie de Madame de Sévigné au château des Rochers et d’informations sur les us et coutumes du Grand Siècle.
Cela faisait quelques temps que j’avais envie de retourner faire un tour à Dinan, pour profiter des bords de la Rance et des jolies maisons médiévales du centre ancien de la ville.
Si Dinan est très fréquentée en été, nous avons eu la chance de trouver assez facilement un stationnement à proximité immédiate du centre ville. Nous sommes donc partis à pied pour arpenter rues et ruelles bordées de maisons à pans de bois.
Très vite, nous avons gagné le haut de la montée du Jerzual pour aller en direction du port sur la Rance. Cette rue, très pittoresque, descend à flanc de coteau, presque en ligne droite. Pavée, elle est bordée de maisons anciennes et donne l’impression d’une véritable plongée dans le passé.
Une fois au port, la foule nous a dissuadés de nous balader le long de celui-ci. Nous avons donc passé le petit pont et pris la direction du chemin de halage vers l’amont. Bien nous en a pris, car rapidement, nous nous sommes retrouvés au cœur d’une nature verdoyante, loin du tumulte du port. Plusieurs points de vue sur le viaduc et sur les remparts de la ville se succèdent. Les lieux sont vraiment agréables. Cependant, nous ferons demi-tour après avoir marché un peu moins de 2 km sur le sentier. Nous n’avons en effet pas terminé de visiter le centre ville, et nous ne souhaitons pas non plus rentrer trop tard.
Nous empruntons de nouveau le Jerzual pour remonter mais nous bifurquons au niveau des remparts pour rester un peu au calme avant de nous rendre vers les rues et places animées bordées de maisons à pans de bois (il y en a plus de 130 à Dinan). Après avoir flâné un moment, nous décidons de prendre de la hauteur, et de monter au sommet du beffroi.
La tour a été édifiée à la fin du XVe siècle par les bourgeois de Dinan. Elle est alors destinée à servir de salle de réunion et de point de surveillance des départs d’incendies. Au tout début du XVIe siècle toutefois, la Duchesse Anne autorise Dinan à installer une horloge dans sa tour. La ville devient ainsi la 3e ville de Bretagne à posséder un beffroi, après Rennes et Fougères. Le mécanisme est toujours visible dans la tour. En montant l’escalier à vis de la tourelle, on accède à deux salles qui permettaient à la municipalité de se rassembler. C’est ensuite un escalier en bois (partiellement en échelle de meunier) qui conduit dans le faitage de la tour, et permet l’accès à la plateforme située autour des cloches (qui sonnent tous les quarts d’heure…bien que prévenus, nous avons été surpris par le tintement bruyant !). Là, à plus de 30 mètres de haut, nous découvrons le panorama à 360°. La ville s’étale à nos pieds, et la vallée de la Rance prolonge l’ensemble. Nous jouons à retrouver les endroits où nous sommes passés plus tôt dans la journée. L’endroit n’étant pas bien grand, nous laissons la place aux visiteurs suivants après en avoir bien profité et redescendons au niveau du sol.
Il est temps pour nous de prendre le chemin du retour… En revenant à la maison, j’ai vérifié et cela faisait plus de cinq ans que nous n’étions pas allés à Dinan. Ce délai est clairement bien trop long, et je vais essayer de ne pas laisser passer autant de temps avant notre prochaine visite, surtout que j’ai repéré de jolies balades à faire le long de la Rance. Je crois que la prochaine fois, nous partirons depuis le port de Dinan pour aller jusqu’à Léhon et son abbaye.
Maisons à pans de boisDepuis le haut de la rue du JerzualL’imposante tour du Jerzual, limite entre la ville et ses faubourgsDans la rue du Petit FortLa célèbre montée du JerzualLe viaduc depuis le portLe port sur la RanceLe charme du petit pont sur la RanceSur le chemin de halageLa rue et la tour de l’horlogeLa ville et la vallée de la Rance à nos pieds depuis la Tour de l’Horloge
Après une longue période où je suis moins souvent allée au bureau, entre congés et télétravail à plus ou moins plein temps, me voilà de nouveau 4 fois par semaine à Lyon. Mais l’avantage à la fin de l’été/début de l’automne, c’est que mes horaires correspondent aussi à ceux du lever et du coucher du soleil. Je peux ainsi profiter de belles couleurs dans le ciel et d’heures dorées magiques sur la campagne.
Et parfois, le destin ajoute un petit plus pour que le trajet soit encore plus exceptionnel. Cela a été le cas un soir où en rentrant, il y avait des paons qui picoraient tranquillement au bord de la route accompagnés de quelques poules.
Lever de soleil au-dessus du Vercors depuis ChabeuilPetit matin à la gare de Valence TGVCroiser des paons au bord de la route dans la campagne de la plaine de ValencePoule à l’heure dorée dans la campagne de la plaine de Valence
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J’ai également retrouvé le métro lyonnais au quotidien… L’occasion de faire quelques photos plus graphiques.
Si nous avons pu aller nous promener dehors quasiment chaque jour durant nos vacances entre Bretagne et Normandie, il y a eu des jours où la pluie s’est invitée. Et les jours un peu gris, une des sorties que nous apprécions, c’est aller profiter de la lumière de la Baie du Mont Saint Michel et de la vue sur celui-ci depuis la pointe du Grouin du Sud !
Nous sommes arrivés en début d’après-midi alors qu’il avait plu une partie de la matinée et que le ciel était toujours couvert. Le vent était assez présent, aussi après avoir fait un tour sur la petite plage adjacente à la pointe, nous sommes partis marcher de l’autre côté.
En longeant le chenal de la Séé-Sélune, nous étions en effet abrités du vent par la pointe rocheuse. Là, nous avons emprunté un bout du GR223 qui nous a emmené au bord d’un pré occupé par des taureaux (La ferme des Cara-meuh est toute proche, peut-être en étaient-ils pensionnaires…). Nous avons continué à avancer sur le sentier tracé dans les herbes hautes un moment avant de faire demi-tour.
L’occasion était trop belle pour ne pas tenter quelques ricochets dans la tangue gorgée d’eau. Nous avons encore profité un moment de la vue sur la baie et sur le Mont Saint Michel. Puis nous avons rejoint la voiture, direction la ferme des Cara-meuh pour quelques achats caramélisés !
A la pointe du Grouin du Sud..Arriver au « bout du monde »Passage sur la plage…Sur le GR223, longer le chenal de la Séé-SéluneAu repos…En pleine nature…Vue sur le Mont Saint MichelLa mer grignote les prés…Un dernier regard à la pointe du Grouin du Sud et au Mont Saint Michel..
Pointe du Grouin du Sud – Vains – Manche – juillet 2021
(*) L’accès à la pointe du Grouin du Sud se fait depuis la route d’Avranches à Carolles / Jullouville. Un grand parking est disponible sur le site, ainsi qu’un espace où pique-niquer.
Cela faisait très longtemps que je n’étais pas allée sur les falaises de Carolles. Le point de vue sur la Baie du Mont Saint Michel y est pourtant fabuleux.
S’il est possible de partir depuis la grande plage de Carolles, nous avons fait un autre choix. En effet, la journée était belle, et la marée idéale pour la pêche à pied, aussi le parking de la plage risquait d’être complet. Nous sommes donc allés nous stationner sur le parking de la cabane Vauban, sur le haut des falaises.
De là, un sentier se faufile dans le bocage pour rejoindre le GR223 qui longe les côtes de la Manche (le département…. car si le sentier se prolonge sur les côtes de la Manche, la mer, il change de numérotation à son arrivée en Bretagne). Les foins ont été coupés peu de temps avant et les ballots apportent du relief dans les champs bordant la mer.
Assez vite, nous arrivons au niveau de la cabane Vauban. Ce petit corps de garde tout en pierre a été construit au XVIIe siècle et faisait partie d’un réseau de surveillance maritime conçu par Vauban. (D’autres cabanes Vauban sont d’ailleurs visibles à Champeaux et Saint Jean le Thomas également). Il faut dire que d’ici la vue est dégagée et permet de surveiller la côte de Cancale à Granville, en passant par le Mont Saint Michel.
Autour de nous, c’est un paysage de lande qui se déploie sur les falaises avec de nombreuses bruyères en fleurs. En contrebas, la mer basse prend des teintes magiques sous le soleil, et donne au lieu un air de paradis.
Nous passons un long moment contemplatif assis sur les rochers au pied de la cabane Vauban. Puis, après avoir hésité à partir sur le chemin qui longe la côte, nous choisissons finalement de reprendre la voiture pour nous rendre à Saint Jean le Thomas où nous ferons une pause sur la cale pour prendre un goûter avec vue sur le Mont Saint Michel !
Dans le bocageAllée de contes de féesDepuis la cabane Vauban vers Champeaux par le GR223Point de vue de la cabane VaubanUn abri conçu pour résister aux aléas météorologiques !Tâches violettes de bruyères sur la falaiseDes airs de mers du Sud…Le Mont Saint Michel depuis Saint Jean le Thomas et sa grèveL’endroit parfait pour le pêche à pied !
Carolles & Saint Jean le Thomas – Manche – juillet 2021
(*) L’accès au parking de la cabane Vauban est fléché depuis la route d’Avranches à Carolles. L’accès à la cabane ne peut se faire qu’à pied et est bien indiqué depuis le parking.
Fin de la semaine de reprise au travail. Le soleil brille et l’été n’est pas encore parti. C’était l’occasion parfaite pour filer passer la fin de la journée au centre équestre, profiter du beau temps, prendre une leçon d’équitation pour Mr 1er et Melle 3e, regarder le soleil décliner au dessus de la mare, prendre une dose de zénitude en observant les chats, caresser les chevaux…. En résumé : passer un très bon moment en famille pour prolonger l’impression d’être en vacances.
Leçon d’équitation avec vue…Fin de journée sur la mareQuand le calme est revenu, les félins se dirigent vers le point d’eau..Sieste au soleilL’heure de la toilettePassion hortensias…
Pour cette nouvelle semaine du projet 52, je vous ai proposé d’illustrer « Ombre et lumière ». J’avoue que je n’avais pas d’idée a priori sur le thème lorsque je l’ai ajouté dans la liste, mais je trouvais que ça sonnait joliment…
Au moment de m’occuper de trouver LA photo pour illustrer « Ombre et lumière », j’ai un peu hésité. J’avais d’abord pensé à des jeux d’ombres projetées par un rideau ou des éléments d’huisseries. Mais je n’étais pas pleinement satisfaite de ce que j’obtenais.
Lors d’une promenade en forêt de Saoû, les rayons du soleil jouaient à travers des feuillages des arbres avec l’ombre de la combe : mon sujet était d’un coup tout trouvé !
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Pour voir comment les autres participants jouent avec l’ombre et la lumière, il suffit de suivre les liens dans les commentaires…
Lorsque je vais à Cancale, je ne regarde généralement pas les horaires de marée avant. Ainsi, c’est toujours une surprise en arrivant de découvrir si la mer est haute ou pas ! Ce jour-là, la marée était clairement haute, et conjuguée avec une météo estivale, les conditions étaient parfaites pour passer un bon moment.
Après avoir laissé la voiture sur le parking le long du quai, nous avons longé le port de la Houle. Arrivés au bout de la jetée, nous nous y sommes engagés pour avoir un panorama comme depuis la mer sur la ville. Après avoir fait demi-tour au bout de la jetée, nous avons traversé le marché aux huîtres (où nous ne nous arrêtons pas, car personne n’aime les huîtres à la maison ! ) pour nous rendre sur la grève.
La mer étant très haute, la balade se transforme rapidement en crapahutage dans les rochers. Même si les rochers de schiste de Cancale sont moins favorables à une progression rapide que ceux de granit que l’on trouve un peu plus loin, nous avançons assez vite, et nous éloignons ainsi de la foule.
La couleur de l’eau est féérique. Le calme sur l’eau et les conditions météo nous incitent à nous arrêter sur un rocher au pied duquel la mer vient jouer pour une pause les pieds dans l’eau. Le temps s’étire au soleil.
C’est finalement la perspective d’une glace sur le port qui nous donnera l’envie nécessaire pour repartir après un long moment de détente….
Sur le port de la HouleVue sur la ville depuis la jetéeVue sur la pointe de la Chaîne et les Rimains depuis la jetéeau bord de l’eau….Choisir le rocher où s’arrêter un moment.. et mettre les pieds dans l’eau !
Cancale – Ille & Vilaine – juillet 2021
(*) Attention les rochers de Cancale, en schiste, sont très coupants. Il convient d’être prudent en se déchaussant pour aller dans l’eau, et de ne pas oublier que sous l’eau également, il y a des rochers !