[Ardèche x Drôme] balades estivales

Nous voici déjà presque mi-octobre ! L’été et la rentrée ont été bien occupés en ce qui me concerne, et je m’aperçois qu’il y a encore quelques balades en Drôme et en Ardèche dont je ne vous ai pas parlé. Comme, finalement, ces promenades ne sont pas spécifiquement estivales et qu’elles peuvent se faire en toute saison, il n’est donc pas trop tard pour vous emmener dans mes pas. Nous allons ainsi aller découvrir un jardin extraordinaire sur les hauteurs d’Alboussière en Ardèche, les sources de la rivière Drôme et un charmant village perché.

Sur les hauteurs d’Alboussière – Ardèche – juillet 2023

La Terre Pimprenelle, jardin poétique

Dire que j’avais mis le jardin de la Terre Pimprenelle sur ma liste depuis un moment est un euphémisme. J’avais même déjà presque réussi à y aller l’année dernière, sauf qu’une déviation pour travaux sur la route d’Alboussière m’avait finalement conduite à Lamastre et dans la vallée du Doux. Cette fois, j’avais une vraie bonne raison de m’y rendre : les copains du Caillou aux Hiboux y faisaient la soirée de lancement de leur guide touristique ardéchois. C’est donc en fin d’après-midi que je suis partie de la plaine valentinoise, entre canicule et mistral bien fort, pour me rendre dans la montagne ardéchoise. Une fois là-haut, le vent était toujours très présent mais j’avais réussi à perdre quelques degrés (même s’il faisait encore 35°C).

Bienvenue à La Terre Pimprenelle

Alors que les invités arrivaient peu à peu, j’en ai profité pour découvrir le jardin. Labellisé jardin remarquable, il déploie ses 1200 arbres et arbustes sur un hectare de pure poésie. Chaque recoin révèle sa surprise : là, une petite figurine en terre cuite, ici, une boule métallique ondoyant sur un bassin. Le fil conducteur de ce jardin est la suite de Fibonacci (pour ceux qui n’ont pas fait de maths, dans cette suite, chaque élément est la somme des deux éléments le précédant. Sa représentation graphique est une spirale, et la suite est liée au nombre d’or. Bref, la suite de Fibonacci est passionnante et a beaucoup inspiré les artistes). Mais nul besoin d’être fort en maths pour apprécier la Terre Pimprenelle. Il suffit de se laisser porter par la poésie des lieux et de prêter attention aux détails.

Des mobiles de coquillages tintent dans le vent

La construction ce de jardin s’est faite sur un terrain vierge, une terre agricole, qui a été façonnée pour correspondre aux souhaits d’aménagements posés sur le papier des années avant. Chaque élément a été pensé pour répondre à des exigences relatives au nombre d’or. C’est un effort de plusieurs années qui a donné naissance à ce lieu hors du commun. J’ai très envie dorénavant de la découvrir à différents moments de l’année. J’ai grandement apprécié cette parenthèse enchantée et reposante dans une semaine au rythme effréné (et cela a aussi été pour moi ce soir-là, l’occasion de retrouver pas mal de connaissances et d’échanger autour d’idées de balades dans la région).

J’ai été fascinée par ces boules métalliques flottant sur les différents bassins
Lanterne de pierre
Regarder les végétaux danser dans le vent
Passion hortensias
S’assoir et se laisse hypnotiser par les mouvements de la boule sur l’eau

La Terre Pimprenelle – Alboussière – Ardèche – juillet 2023

(*) L’entrée au jardin est payante. Le détail des informations pratiques est à retrouver sur le site de la Terre Pimprenelle.

Les sources de la Drôme, au cœur du Haut Diois

Aller aux sources de la Drôme, c’était aussi depuis très longtemps sur ma liste de lieux que je souhaites découvrir. A la fin de l’été, j’étais avec Mr 2e un dimanche et nous avons eu envie d’aller dans le Diois. Une fois sur la route, alors que nous longions la rivière Drôme, nous nous sommes dit que ce serait amusant d’aller jusqu’à sa source. Nous avons donc dépassé Die, puis le claps de Luc en Diois et continué à remonter la rivière. La route s’est faite plus petite, et plus escarpée à mesure que nous progressions dans le Haut Diois, à la limite des Hautes Alpes. Nous avons fini par arriver à un peu plus de 1000 mètres d’altitude, à La Bâtie des Fonds, l’un des villages les moins peuplés de France (6 habitants à l’année au dernier recensement).

Là, plusieurs sources se rejoignent au fond d’un vallon pour former la rivière. La plus visible se trouve au centre du village. D’un talus jaillit une source qui alimente une fontaine. Le trop-plein se déverse dans une rigole qui traverse la route avant de plonger dans le vallon. Techniquement, la Drôme se traverse donc ici à gué que l’on soit à pied, ou en voiture.

Ici, naît la Drôme… Nous n’avons d’ailleurs pas résisté au plaisir de nous y rafrapichir.

Nous avons suivi l’eau qui nous a guidés vers des cheminements de bois et des panneaux d’interprétation permettant de découvrir le vallon, ses sources, sa biodiversité et son histoire. On aperçoit en effet les fondations de maisons, installées dans le vallon, et qui ont été emportées le 3 janvier 1936 par un glissement de terrain. Seules les habitations du haut du village, construites sur le flanc de la montagne calcaire avaient alors été épargnées. La petite balade est agréable. J’ai même regretté de ne pas avoir emporté de livre car je serais bien restée plus longtemps assise dans la fraicheur du vallon alors qu’ailleurs le mercure jouait avec les 40°C.

Cheminements de bois
Dans le fond, on distingue les ruines de l’ancien village
Profiter de la fraîcheur
Dans le vallon des sources

Valdrôme, ex-station de ski

En redescendant de La Bâtie des Fonds, nous avons fait un crochet par la station de Valdrôme. A la fin des années 1980, une station de ski avait en effet été implantée sur la montagne de l’Aup. Quelques téléskis ont fonctionné jusqu’au début des années 2010 mais le manque d’enneigement cumulé avec un fort éloignement de tout ont eu raison de l’activité de ski alpin. Propriété du département, la station a été reconvertie dans les activités estivales : tir à l’arc, deval-kart, tyrolienne et mini-golf viennent compléter les propositions de VTT et de course d’orientation. Nous n’avons malheureusement pas pu en profiter : nous étions le 3 septembre et les activités avaient fermé le 31 août. Nous avons toutefois apprécié les paysages, grandioses de la station et de ses environs.

Depuis la station…
les alpages de la montagne de l’Aup, jaunis par la sécheresse
Sur la route vue sur le Diois
Je n’ai pas réussi à identifier avec certitudes les montagnes dans le fond : massif des Écrins ? Aiguilles d’Arves ? autre montagne ?

La Bâtie des Fonds / Valdrôme – Drôme -septembre 2023

La Bégude de Mazenc, village perché de Drôme Provençale

Si j’avais souvent traversé la Bégude de Mazenc en allant ou rentrant de Grignan sans passer par l’autoroute, je n’avais visité le village perché qu’une seule fois, un jour d’hiver il y a très longtemps. Or, au mois de mai, j’avais réservé un atelier autour de la lavande à proximité de la Bégude de Mazenc. L’occasion était donc toute trouvée pour y retourner. J’ai commencé par pique-niquer en arrivant au village perché, profitant de la vue sur la plaine de la Valdaine.

Vue sur la plaine de la Valdaine

Puis, je suis partie à la découverte des petites ruelles. Si La Bégude de Mazenc n’est pas le plus joli, ni le plus grand des villages perchés que j’ai eu l’occasion de visiter, il est cependant très mignon. Aussi, si l’on passé à proximité, il mérite que l’on s’y arrête pour une courte balade.

Au cœur du vieux village perché
Le clocher de l’ancienne église
Vue sur la plaine de la Valdaine
Dans les ruelles
L’ancienne porte du village

La Bégude de Mazenc – Drôme – mai 2023

[projet 52-2023] semaine 40 – automne

Cette semaine, le projet 52 nous emmène en automne. Finalement, dans la Drôme, le thème n’est pas si simple à traiter. La météo est en effet encore très nettement estivale, et les arbres n’ont pas encore vraiment commencé à changer de couleurs. On s’achemine donc vers un automne qui risque d’être très court visuellement parlant et météorologiquement parlant. Mardi, je suis allée à Paris pour le travail et j’ai pu constater que plus je montais vers le nord, plus les forêts se paraient de couleurs chaudes, contrastant avec le ciel bien gris et la pluie battante qui m’a accueillie à l’arrivée.

Donc, pour traiter le thème, je suis repartie dans mes archives, quasiment un an en arrière. Mi-octobre l’an dernier, j’ai passé une journée à la recherche des couleurs automnales dans les paysages ardéchois. J’ai donc choisi une photo de cette journée, prise dans le massif du Tanargue, pour illustrer le thème de cette semaine.

Je retourne normalement bientôt en Ardèche, dans les Cévennes cette fois, pour une journée de randonnée automnale et j’ai déjà hâte !


Pour découvrir à quoi ressemble l’automne chez les autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.

NB : bien décidée à profiter du beau temps, je ne suis pas certaine d’avoir beaucoup l’occasion de me connecter ce samedi. Mais je validerai vos participations dès que possible dans le cas où elles se retrouveraient en modération.

[Drôme] un tour dans les étoiles… de la gastronomie

Nous avons de la chance dans la Drôme car nous avons beaucoup de nombreux producteurs et artisans qui font un travail de qualité. Il est ainsi relativement facile de se régaler à base de produits locaux que l’on trouve au marché ou dans les magasins de producteurs. Mais nous avons aussi beaucoup de bons restaurants, qu’il s’agisse d’établissements proposant une cuisine simple mais de qualité, de bistronomie ou de restaurants étoilés. J’ai d’ailleurs déjà eu plusieurs fois l’occasion de dîner dans certains de ces derniers (La Cachette et Flaveurs à Valence, et le Carré d’Alethius à Charmes sur Rhône), ainsi que dans leurs adresses bistronomiques (en particulier, le Bac à Traille et André). Il faut dire que nos chefs étoilés ont à cœur de faire découvrir leur cuisine et proposent différents rendez-vous plus abordables que leurs grandes tables.

En arrivant chez Anne-Sophie Pic

Un quatre-heures chez Anne-Sophie Pic

Ainsi, Anne-Sophie Pic, cheffe triplement étoilée pour son restaurant valentinois (et cumulant 10 étoiles sur l’ensemble de ses restaurants), propose à certaines périodes de l’année un quatre-heures. Je l’avais bien repéré depuis un moment sur les réseaux sociaux de la Maison Pic, mais n’avait pas trouvé d’occasion pour y aller. Celle-ci est venue par hasard un samedi après-midi où j’ai croisé ma copine Laeticia en ville. Elle venait d’appeler pour réserver afin d’y aller le lendemain avec quelques autres de mes connaissances. Il n’a pas fallu bien longtemps pour qu’elle réussisse à me convaincre que c’était une bonne idée de me joindre à eux et a aussitôt rappelé le restaurant pour ajouter une personne.

Nous nous sommes donc retrouvés à 6 le dimanche un peu avant 16.00. Dès l’entrée dans l’établissement, c’est un cocon à la fois doux et chaleureux. Une fois à notre table, nous devons choisir une boisson sur la carte dédiée au quatre-heures. Nous aurons ensuite quatre services de bouchées sucrées, apportées par les pâtissiers qui nous expliquent ce que nous allons déguster et dans quel ordre il est préférable de le faire. Les prémices, les viennoiseries, les pâtisseries et les desserts à l’assiette se succèdent, tout en délicatesse et subtilité. L’expérience se termine par un cocktail sans alcool très floral.

La carte du bar Rose
Cocktail floral
Prémices sucrées
Caviar de chocolat et bouchée chocolat-menthe
Matcha comme un tiramisu
La fraise et la rhubarbe

Nous avons avons vraiment passé un excellent moment, dans l’ambiance feutrée des salons de la Maison Pic. Pendant presque 2 heures et demie, les bouchées se sont succédées, tranquillement. Nous y étions le dernier jour de service de la version de l’été 2023. Et j’ai maintenant très envie de découvrir la nouvelle proposition pour l’hiver.

(*) Le quatre-heures n’est pas servi tous les jours et est obligatoirement sur réservation au moins la veille. Il était à 49 € par personne lorsque nous y sommes allés.

Des découvertes au Valence en Gastronomie Festival

Le Valence en Gastronomie Festival est un rendez-vous annuel qui se tient au moment de la rentrée. Pendant un week-end, différentes activités sont proposées autour de la gastronomie (ainsi, en 2019, j’avais participé à un speed-tasting). Restaurateurs, artisans et producteurs font découvrir leurs spécialités sur un marché où les dégustations se paient en Goutatou, des tickets que l’on peut acheter sur place. C’est une très bonne occasion pour goûter la cuisine de grands chefs ou des produits originaux. J’avais beaucoup apprécié l’expérience l’an dernier et j’avais hâte de la réitérer cette année.

Fin de journée sur le champ de Mars où se passe le festival
Goutatou en main, je suis prête à me régaler !

J’avais également la chance d’être conviée à la soirée donnée par Drôme c’est ma nature, l’agence d’attractivité départementale dont je suis ambassadrice. C’est donc en fin de journée du samedi que je suis allée sur le site du festival. Cette année, tout avait été regroupé sur le Champ de Mars à Valence. Je pensais avoir le temps de faire le tour avant le début de la soirée, mais j’ai passé un peu trop de temps à échanger sur le stand de l’Ardèche avec une personne de l’agence départementale de tourisme autour de futurs rendez-vous. Aussi, j’ai ensuite filé rapidement pour assister au cocktail sur le stand de la Drôme.

Tartes fines aux légumes d’été et mini-caillettes
Macarons salés chèvre/poivron

Comme il me restait plein de Goutatou, je suis revenue le dimanche en fin de matinée. J’ai ainsi pu me composer un brunch entre sucré et salé : de la pogne, des glaces, des bouchées salées et sucrées… J’ai également fait quelques achats, en particulier du miel de l’Ain (qui était un des départements invités de cette édition du festival), du vinaigre balsamique produit en Ardèche, des sablés fourrés fabriqués à Tain l’Hermitage, des compotes, de quoi préparer du thé glacé et des chouchous à base de noix de Grenoble.

Bouchée salée de la Maison Pic, tomate & romarin
Mes achats…

(*) Les deux planches de Goutatou que j’ai « dépensées » sur le festival m’ont été offertes par Drôme c’est ma nature (collaboration commerciale / invitation). J’étais totalement libre sur la façon de les utiliser, et sur mes choix de dégustations.

[projet 52-2023] semaine 39 – architecture

J’ai beaucoup hésité en choisissant une photo pour illustrer le thème architecture de cette 39e semaine du projet 52. En effet, j’étais d’abord partie sur l’idée d’une architecture contemporaine. J’ai cherché dans les photos que j’ai prises cet été à Montréal ou Toronto. C’est alors que je me suis dit qu’un immeuble Art Déco, ça serait bien aussi. Cependant, les photos de l’université de Toronto m’ont fait penser à la colline du Parlement à Ottawa et ses bâtiments néogothiques/néo-Tudor. Mais alors, pourquoi ne pas plutôt choisir une jolie maison victorienne. J’étais donc en pleine réflexion quand mon œil a été attiré par quelques photos prises au jardin botanique de Montréal. Là, un jardin chinois a été entièrement construit, avec l’ensemble des bâtiments. Cette architecture traditionnelle est un cadeau de la Chine, via le jardin botanique de Shanghai. Tous les éléments ont été fabriqués en Chine avant d’être assemblés à Montréal par des artisans et paysagistes chinois.

Le pavillon où se figent les nuages empourprés

dans son écrin floral au jardin botanique de Montréal


Pour découvrir les architectures des autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.

[Canada] Québec, de Montebello aux Laurentides

Après la balade en bateau dans les 1000 îles, nous avons repris la route pour revenir dans la province de Québec. Nous avons traversé rapidement Ottawa pour longer la rivière des Outaouais jusqu’à Montebello. Là, deux expériences fabuleuses nous attendaient : une nuit dans un hôtel iconique et une journée au milieu de la faune. Puis, sur le chemin du retour à Montréal, nous avons fait un arrêt dans le parc naturel de Mont Tremblant et dans les Laurentides.

Cascade de la rivière du Diable – Parc national du Mont Tremblant

Dormir au château Montebello

C’est en fin d’après-midi que nous sommes arrivés à Montebello, et plus exactement au Fairmont Château Montebello. Cet hôtel me faisait rêver depuis un bon moment, et je ne voulais pas laisser passer l’occasion d’y séjourner (au point de modifier un peu notre circuit de road-trip pour pouvoir y passer une nuit !). Imaginez un immense chalet en rondins de bois, situé le long d’une rivière, en plein cœur de la forêt. L’hôtel a été construit au début des années 1930 et propose un peu plus de 200 chambres. Autour de l’hôtel, de nombreuses activités sont proposées. Pour notre part, nous opterons pour une promenade à la tombée du jour le long de la rivière et un passage par l’espace feu de camp.

Fin de journée au bord de la rivière des Outaouais
L’entrée de l’hôtel à la nuit tombée

Mais, c’est surtout dans le lobby que nous avons passé la soirée. Il est organisé autour d’une cheminée monumentale à 6 faces située au centre de l’hôtel. Là, des fauteuils et canapés disposés en petits salons permettent de s’installer dans une ambiance aux lumières tamisées très cosy et très chic. Nous avons profité de la belle carte du bar pour commander un cocktail et des planches, et nous avons savouré notre soirée dans ce lieu féérique !

Autour de la cheminée du lobby
Old Fashionned face à la cheminée (à consommer avec modération)

Je n’ai pas regretté un seul instant d’avoir séjourné au Château Montebello. C’était clairement une petite folie, mais c’était aussi réellement magique. Cela doit être encore plus fabuleux dans la période de Noël, quand la cheminée est allumée et que les décors de fête sont sortis…

Retomber en enfance au parc Oméga

Le lendemain matin, après un copieux petit déjeuner sur la terrasse du restaurant au Château Montebello, nous sommes partis pour le Parc Oméga. C’est un parc animalier qui ne présente que des espèces vivant au Canada. On y circule en voiture le long d’une piste d’une douzaine de kilomètres, passant au milieu des enclos. En dehors de l’enclos des loups (où toutes les fenêtres doivent bien être fermées), il est possible d’ouvrir les vitres de la voiture pour mieux voir les animaux. Mais surtout, on peut nourrir les cervidés avec des carottes. Pas de souci si vous n’avez pas pu en acheter avant de venir, les boutiques du parc vendent des sachets d’1 kg (un peu plus cher qu’au supermarché mais pas excessivement cher non plus). Nous avons donc commencé par nous arrêter à la maison d’accueil du parc afin d’acheter 2 kg de carottes (que nous complèterons d’un kg supplémentaire au village du parc).

Cerf de Virginie

Comme nous avions dormi à moins de 5 km du parc Oméga, nous y étions quasiment à l’ouverture le matin. Le premier avantage était qu’il y avait encore peu de monde dans le parc (nous y étions un samedi sur un week-end où le lundi était férié pour les canadiens). Mais ce qui nous importait encore plus était qu’en y allant tôt le matin, il ne faisait pas encore très chaud donc les animaux ne cherchaient pas à faire la sieste à l’ombre et on a pu les voir sans aucune difficulté. Si nous avons pu observer des ours, des loups (y compris des louveteaux) ou encore des renards, ce sont les cervidés qui sont les plus nombreux, et les moins farouches. En effet, ils ont bien compris que les automobilistes et leurs passagers pouvaient leur donner des carottes. On avait même l’impression que certains se mettaient volontairement en travers de la piste afin de forcer l’arrêt de la voiture puis de venir voir aux fenêtres qui avait une carotte à lui donner. Est-ce-que nous nous sommes amusés comme des enfants à nourrir les cervidés ? Oui, totalement. Est-ce-que nous avons distribué 3 kg de carottes ? Oui, tout à fait.

Bonjour, c’est pour avoir une carotte !
Oui, c’est bien moi en train de donner une carotte à un cerf (Crédit photo : Mr 1er)

En fin de matinée, nous sommes arrivés au village du parc. Nous avons laissé la voiture sur le parking (où nous avons pu approcher une biche) et pris le sentier qui mène à la petite ferme pédagogique. Après avoir observé les grenouilles dans la mare, nous sommes allées à la rencontre des vaches, chevaux, ânes, chèvres et des animaux de la basse-cour. La ferme est installée dans une vraie ferme historique. On peut aussi visiter l’intérieur de la maison, qui fait un peu penser à celle des Ingalls dans La Petite Maison dans la Prairie. Histoire de continuer à retomber en enfance, nous avons fait le trajet de retour dans la carriole tirée par un tracteur. De retour au village, il était l’heure de manger et il y avait nettement plus de visiteurs que lorsque nous étions arrivés 1h30 auparavant. Après avoir mangé, nous avons repris la piste pour finir le tour du parc (et distribuer nos dernières carottes).

L’entrée de la ferme
Coucou les vaches !
Nous avons vu des oies bernaches un peu partout lors de notre voyage au Canada : ronds-points, parcs, espaces verts…

Le parc Oméga vaut vraiment de s’y arrêter. Il faut compter une bonne demie-journée pour en faire le tour. Il est indispensable de se munir de carottes pour profiter de l’expérience. En été, arriver tôt le matin permet à la fois d’éviter le pic de foule et de mieux voir les animaux.

(*) Il est conseillé de prendre ses billets à l’avance. Cela peut se faire en ligne. Nous avions réservé nos places au Parc Oméga via notre agence de voyage. Nous n’avons pas attendu à l’entrée du parc en y étant juste après l’ouverture matinale.

Se reposer au bord de la rivière de la Petite Nation

Après avoir passé une bonne partie de la journée au Parc Oméga, nous avons repris la route en direction du lac Simon et de la rivière de la Petite Nation. Nous ne nous sommes pas arrêtés au complexe touristique du lac Simon car en ce samedi après-midi ensoleillé, il y avait beaucoup de monde. Nous avons fait le tour du lac, profitant de jolis points de vue depuis la route et traversant un petit pont de bois. En arrivant à côté de Duhamel, nous avons fait une pause à la halte routière. Là, quelques tables de pique-nique nous ont permis de nous installer pour prendre un goûter avant de descendre au bord de la rivière de la Petite Nation. Nous nous sommes assis un moment sur les rochers à côté de la chute d’eau, puis nous sommes allés tremper nos pieds dans les eaux plus calmes en aval. Nous avons d’ailleurs vu de nombreux utilisateurs de kayak et de paddle venir mettre à l’eau à cet endroit. Puis, nous sommes allés assez tôt nous installer pour la nuit à Saint André Avellin où nous avions réservé une chambre dans une maison victorienne (j’avais attrapé un gros rhume qui m’a mise complètement KO et j’avais nettement besoin d’une sieste).

Halte routière de Duhamel, QC – au bord de la rivière de la Petite Nation

S’émerveiller au parc du Mont Tremblant

Après une bonne nuit de sommeil, nous avons pris la route pour Mont Tremblant. Nous avons fait quelques courses au village en prévision du pique-nique du midi, puis nous sommes partis dans le parc national du Mont Tremblant. Nous avons commencé par un passage au centre de découverte pour récupérer le plan du parc et la liste des sentiers de randonnée. En arrivant sur le parking, nous avons eu la jolie surprise d’apercevoir une biche (cerf de Virginie) dans le sous-bois voisin. Nous avons décidé de pique-niquer à proximité du centre de découvertes tout en étudiant la liste des randonnées afin de décider celles que nous ferions. Nous avons ainsi avisé plusieurs petites randonnées conduisant à de jolis points de vue (encore un peu malade, je n’avais pas le courage de me lancer dans une boucle plus importante, même si certaines étaient tentantes). Notre première balade a donc été pour aller voir les Chutes Croches, sur la rivière de la Diable. C’était une petit mise en jambes d’un peu moins d’1 km, mais déjà la magie de la nature québecoise a opéré !

En traversant la rivière – parc national du Mont Tremblant
Les Chutes Croches – parc national du Mont Tremblant

Nous avons ensuite remonté la rivière par la route principale n°1 afin de gagner le parking de la chute du Diable. De là, un sentier permet de faire un aller/retour de 1.6 km jusqu’à la cascade. Depuis le sentier, nous avons profité de plusieurs points de vue sur la rivière. C’est également là que nous avons la grande chance d’observer un vison noir en train de chasser une famille d’anatidés. Nous regardions les volatiles qui se laissaient porter sur l’eau quand Melle 3e a remarqué un mouvement furtif sur la berge qui nous faisait face. Au début, nous avons pensé avoir affaire à une loutre mais dès qu’il a été moins dans l’ombre, la forme du museau ne coïncidait pas et, utilisant nos connaissances récemment acquises au Musée de la Nature du Canada, nous avons identifié un vison. Il s’est glissé dans l’eau et a pourchassé les jeunes oiseaux qui ont réussi à se mettre à l’abri. Nous avons alors vu le vison plonger et nager sous l’eau. C’était un moment bref, mais vraiment intense.

Le long de la rivière de la Diable – Parc national du Mont Tremblant

Nous avons ensuite continué notre chemin jusqu’au belvédère faisant face à la grande cascade et sommes restés un moment à profiter du spectacle. En revenant vers le parking, ce sont deux jeunes écureuils que nous avons pu observer un long moment tandis qu’ils couraient l’un après l’autre dans les arbres bordant le sentier.

Cascade du Diable – parc national de Mont Tremblant
Au bord du chemin – parc national du Mont Tremblant

Nous avions envisagé de faire une autre randonnée mais nous étions dimanche après-midi, il faisait beau et tous les parkings de départ des chemins que nous avions repérés étaient complets. Aussi, nous nous sommes contentés d’un moment au calme au bord de la rivière, en aval du lac Monroe, avant de revenir vers le village de Mont Tremblant.

Parc national du Mont Tremblant

Nous avons vraiment apprécié notre passage dans la parc national du Mont Tremblant, tant pour les paysages que pour l’observation de la faune. Les nombreux sentiers sont tous très bien aménagés et indiqués. De plus, sur plusieurs parkings, on peut trouver des toilettes. Randonner dans le parc a été un vrai bonheur.

(*) L’accès aux parcs nationaux du Québec est payant. On peut prendre ses places en arrivant sur place. Mais, il est conseillé de réserver ses places à l’avance, via le site internet de la Sépaq qui s’occupe de la gestion des parcs. En effet, le nombre de visiteurs quotidiens est limité pour chaque parc. Suite à l’avertissement que nous avions eu à l’entrée du parc provincial de Sandbanks en Ontario, nous avons anticipé pour le parc du Mont Tremblant.

Passer le temps à la station de Mont Tremblant

Après notre journée de randonnée, nous avions réservé une nuit dans un hôtel à proximité du parc du Mont Tremblant. Hélas, quand nous sommes arrivés, notre chambre n’était pas prête. Nous avons donc pris la navette de l’hôtel pour nous rendre à la station de ski de Mont Tremblant (une des rates stations de ski alpin du Québec). La station en elle-même est plutôt mignonne, très colorée, piétonne, avec des pelouses taillées au millimètre. Il y avait énormément de monde (week-end oblige). Nous n’avions pas vraiment regardé ce que nous pouvions y faire (il semblerait qu’il y ait de jolies balades à faire, en prenant la télécabine) et nous étions fatigués, aussi nous sommes restés dans le village-station. Nous avons un temps envisagé d’y diner avant de retourner à l’hôtel, mais les prix pratiqués nous en ont dissuadés. Mont Tremblant est une station « chic » et cela se sent ! Après une bonne heure de balade, nous avons appelé la navette de l’hôtel pour y retourner et nous installer dans la chambre. Puis, nous avons repris la voiture pour descendre dans le village pour le repas.

Au cœur de la station de ski de Mont Tremblant

Marcher au dessus des arbres sur le sentier des cimes

C’est le hasard d’une publication suggérée sur Instagram qui m’a fait connaître le sentier des cimes. Après une rapide vérification, le lieu n’était situé qu’à une vingtaine de minutes de Mont Tremblant et la durée de visite était parfaite pour notre dernière demie-journée dans les Laurentides (nous avions comme impératif de rendre la voiture avant 16.00 dans le centre de Montréal, idéalement après avoir déposé nos valises chez Mr 1er sur le Plateau). J’ai donc montré quelques photos du site à Mr 1er et Melle 3e, et ils ont approuvé l’idée. Après avoir quitté notre hôtel à Mont Tremblant et pris un petit déjeuner chez Tim Horton, nous avons donc pris la route direction du sentier des cimes Laurentides.

En chemin vers le centre d’accueil

Après avoir laissé la voiture sur le parking, nous avons traversé un joli jardin fleuri pour rejoindre le centre d’accueil. Là, nous avons pu prendre nos billets et recevoir toutes les explications dont nous avions besoin avant de nous engager sur la passerelle. Le sentier des cimes, c’est un cheminement d’un peu plus d’1 kilomètre au niveau de la cime des arbres et qui mène à une tour d’observation de 40 mètres de haut. Tout au long du parcours, des panneaux d’interprétation permettent d’en apprendre plus sur la forêt, son exploitation et la faune locale. La balade est extrêmement agréable, même un jour un peu gris et venteux comme lorsque nous y étions. Tout le parcours est extrêmement praticable et accessible (il peut même être fait avec un fauteuil roulant ou une poussette).

Observer les oiseaux…
Observer les écureuils

L’accès au sommet de la tour d’observation se fait via une montée en pente douce autour de la structure circulaire. Une fois en haut, le paysage est grandiose et la passerelle sur laquelle nous progressions peu auparavant semble minuscule. Au centre de la plateforme d’observation, un filet a été tendu et permet de marcher au dessus de 40 mètres de vide ou bien encore de s’allonger un instant. On peut aussi juste s’asseoir au bord de la plateforme ou encore ne pas poser les pieds sur le filet et s’installer sur un des rondins-tabourets. En tous cas, nous avons passé un long moment là-haut à admirer la forêt et les montagnes des Laurentides (et allez savoir pourquoi, je pensais avant d’y venir que les Laurentides étaient une région plutôt plate !).

La passerelle à la cime des arbres
Monter à la tour d’observation au dessus de la forêt
Les montagnes des Laurentides et la passerelle vues depuis le haut de la tour d’observation

Après être redescendus, nous avons profité d’un passage à la boutique de souvenirs mais surtout à la boutique de créateurs et produits locaux pour quelques achats avant de reprendre la route pour Montréal.

Le sentier des cimes Laurentides était une belle découverte que je n’avais pourtant pas repérée en préparant ce voyage. Comme quoi, il est important de ne pas tout programmer de façon stricte et de se laisser des moments pour improviser.

(*) Nous avons pris nos billets en arrivant sur le site. Il est possible de les prendre à l’avance via internet. Le parcours est accessible à tous sans problème.


C’est ainsi que notre road-trip au Canada s’achève. Nous avons encore passé quelques jours à Montréal avant de prendre l’avion du retour. J’ai regroupé les visites et balades que nous avons faites ces jours-là avec celles du début de mon séjour canadien dans l’article sur Montréal.


Montebello / Municipalité de la Petite Nation / Mont Tremblant
Québec – Canada – août 2023

[Canada] morceaux choisis le long du lac Ontario, des chutes du Niagara au Saint Laurent

Après avoir passé 3 jours à Toronto, nous avons récupéré une voiture pour partir en road-trip. Les premières étapes de celui-ci nous ont conduit le long du lac Ontario. D’abord à l’ouest de Toronto, nous avons passé une journée aux chutes du Niagara. Puis à l’est de Toronto, où nous avons passé une journée et demie entre le comté du Prince Edward et le parc national des 1000 îles. Après une semaine à explorer les villes, nous sommes donc partis découvrir les beautés de la nature dans ces secteurs de l’Ontario.

Dans le parc naturel des 1000 îles, au large de Gananoque, ON

Niagara Falls, entre puissance de la nature et tourisme de masse

Nous avons donc commencé par aller découvrir les chutes du Niagara. J’avais tenu absolument à les mettre au programme de notre voyage car elles faisaient partie de ces lieux que j’avais envie de découvrir depuis l’enfance. Nous avons mis environ 2 heures depuis Toronto pour rejoindre Niagara Falls par l’autoroute (il y avait un peu de bouchons). Après avoir longé la rive du lac Ontario, nous nous sommes éloignés de celle-ci pour rejoindre le bord de la rivière Niagara qui, quelques kilomètres avant de se jeter dans le lac, forme les chutes mondialement connues. Plus que leur hauteur, seulement une cinquantaine de mètres de haut, c’est leur largeur qui les caractérise. Composées de 3 chutes (les chutes américaines, le voile de la mariée et les chutes du fer-à-cheval), elles sont larges de près d’un kilomètre et leur débit est l’un des plus puissants au monde.

Au bord de Horseshoe Fall

Situées à la frontière entre les États-Unis et le Canada, les chutes du Niagara attirent donc les foules depuis les débuts du développement du tourisme au XIXe siècle sur les deux rives. Cela a conduit au développement de nombreuses infrastructures tant d’un côté que de l’autre. La vue étant plus belle et impressionnante du côté canadien, nous n’avons pas passé la frontière, mais il est aisé de voir que de chaque côté, on retrouve attractions, hôtels, casinos et restaurants.

Les chutes américaines et le voile de la mariée depuis le parc Queen Victoria

Comme nous passions la nuit à Niagara Falls, nous avons laissé la voiture sur le parking de notre hôtel en arrivant (tous les parkings sont payants, et chers, mais le prix est plus avantageux sur les parkings des hôtels si on y séjourne). Puis, nous avons traversé les jardins du casino et sommes descendus dans le parc Queen Victoria qui longe la rivière. Il est bien entendu impossible de louper la vue sur les chutes, quel que soit l’endroit où on se situe. Nous avons déjeuné au petit food court de Table Rock Center, le centre d’accueil des visiteurs de Niagara Parks. Le bâtiment actuel a été initialement construit en 1926 et depuis agrandi dans le même style. C’est à partir de Table Rock Center que l’on accède à l’attraction Journey behind the Falls.

Horseshoe Fall

Après un petit rappel de l’histoire de la découverte des chutes du Niagara par les européens, du développement touristique et économique des lieux, nous récupérons un poncho en plastique jaune et empruntons un ascenseur, direction les tunnels creusés dans la roche pour accéder au plus près de Horseshoe Fall. Si on a pu avoir un moment de doute concernant le fait qu’on sera ridicule avec ce poncho jaune poussin, il nous a suffi de voir comment les visiteurs remontaient dégoulinant d’eau pour nous convaincre de l’enfiler. Des tunnels permettent d’avoir un accès directement derrière la chute, mais ce qui est le plus impressionnant, c’est le belvédère situé au bord de la chute, à mi-hauteur de celle-ci. On se rend alors compte de la puissance de la chute… et on prend une bonne douche d’embruns !

Horseshoe Fall depuis le belvédère de Journey behind the Falls
Horseshoe Fall depuis le belvédère de Journey behind the Falls

Ensuite, nous avons encore profité des abords des chutes pour les admirer puis nous sommes remontés jusqu’à notre hôtel. Nous avons du attendre un peu notre chambre (qui a été disponible avec plus d’une heure de retard… j’ai exprimé posément mon mécontentement et ai obtenu en compensation l’annulation des frais de parking), mais cela valait la peine. En effet, le matin, lorsque nous étions passés pour déposer la voiture, nous avions fait le check-in et il nous avait été proposé une chambre au 8e étage, disponible de suite, précisant qu’on pouvait avoir une chambre dans un étage plus élevé mais disponible à l’heure normalement prévue en milieu d’après-midi. J’avais donc opté pour cette deuxième option. Quand nous avons enfin récupéré notre clé, notre chambre était située au 20e étage (nous avions donc été surclassés…). Et nous avions une vue complètement panoramique sur l’ensemble des chutes et des environs ! Le programme de la soirée était donc tout trouvé : se poser dans un fauteuil face à la baie vitrée et admirer les chutes jusqu’à l’heure de s’endormir, après avoir diné au restaurant de l’hôtel…

Depuis la chambre de l’hôtel
Chaque soir, les chutes sont illuminées et un feu d’artifice est tiré

Si j’ai été très impressionnée par les chutes en elles-même, je n’ai pas particulièrement apprécié leurs environs. Le développement du tourisme de masse a conduit à la création d’une ville entièrement dédié à l’accueil touristique entre casinos, hôtels et restauration de chaîne. Cela donne un côté « Disneyland » mais en version un peu défraichie, un peu trop années 80.
Je ne regrette pas d’avoir vu les chutes du Niagara mais je n’ai pas aucune envie d’y retourner. C’est le lieu que nous avons le moins apprécié de tout notre voyage au Canada.

(*) Lorsque nous sommes arrivés à Journey behind the Falls, il n’y avait pas d’attente à la billetterie.

Sandbanks park, parc naturel provincial de l’Ontario

Après une petit déjeuner dans la chambre (acheté à emporter au Starbucks situé dans le lobby de l’hôtel) avec vue sur les chutes du Niagara, nous avons repris la route en direction du Comté du Prince Édouard, à l’autre bout du lac Ontario. C’était l’étape la plus longue de notre road-trip. Nous avons juste fait une pause rapide pour déjeuner à Port Hope chez Olympus Burger (qui avait été élu meilleur burger du Canada et cela nous a semble amplement mérité !). Nous sommes arrivés en début d’après-midi dans le Comté du Prince Édouard, que nous avons traversé pour rejoindre le parc naturel de Sandbanks.

Dunes beach

Ce parc provincial de l’Ontario se situe le long du rivage du lac Ontario. Comme son nom l’indique, il est constitué d’un cordon de sable. Il s’agit de la plus grande formation de sable et de dunes littorales en eau douce du monde. Après avoir payé notre accès et récupéré le plan du parc, nous avons avisé un parking à côté de Dunes Beach, permettant de gagner un sentier de randonnée dans les dunes. C’est une petite boucle de 2,5 kilomètres, classée facile à modérée selon le parc. Elle permet de découvrir les dunes ainsi qu’une zone humide de lagune. Bien que nous étions à Sandbanks Park en plein été, et que le parking de Dunes Beach était quasiment complet, nous n’avons croisé quasiment personne sur le sentier de randonnée, profitant d’une belle balade dans un environnement naturel préservé.

C’est parti pour Dunes Trail. Il suffit de suivre le balisage.
Le sentier est, comme ailleurs au Canada, très bien aménagé
Vue sur la lagune
Marcher dans les dunes…

Nous avons beaucoup aimé notre balade dans Sandbanks Park. Cette parenthèse de nature nous a fait un bien fou après plusieurs jours dans des environnements plus urbanisés. J’ai regretté de ne pas disposer de plus de temps pour parcourir un autre sentier et explorer un autre secteur du parc.

(*) Comme dans tous les parcs naturels au Canada, l’entrée à Sandbanks Park est payante (21$ par voiture lorsque nous y sommes allés). Il y a une capacité quotidienne maximale. Nous n’avions pas réservé et avons eu de la chance que la capacité n’ait pas été atteinte encore à notre arrivée. Il est donc plus que recommandé de réserver son accès préalablement par internet.
Au niveau de Dunes Beach, il y a une petite boutique permettant d’acheter snacks et rafraichissements, ainsi que des articles de plage.

Kingston, un soir de pluie

Après le Comté du Prince Édouard, nous avons repris la route pour Kingston où nous dormions le soir. La météo a commencé à se dégrader et nous avons aperçu quelques éclairs. Nous avons même vu le début de la formation d’un cône de tornade dans le ciel. Aussi, c’est sous la pluie que nous sommes arrivés à destination. Notre hôtel était situé au bord de la marina de Kingston. Après avoir posé nos valises, nous sommes partis diner dans un pub/micro-brasserie à l’ambiance irlandaise très sympa. En revenant, nous avons jeté un œil à la locomotive de la Canadian Pacific dans le parc de la Confédération et aux bâtiments voisins.

Petit matin sur la marina de Kingston, depuis la chambre d’hôtel

Du petit aperçu que nous avons eu de Kingston, nous avons trouvé la petite ville mignonne.

(*) C’est a Kingston que nous avons fait notre lessive. J’ai beaucoup apprécié l’accueil à la laverie Econo Coin Laundry, devenue Fresh Laundry Company, et l’efficacité des machines : 30 minutes pour le lavage, 30 minutes pour le séchage, avec possibilité de récupérer des pièces contre un paiement par carte et d’acheter une dosette de lessive.

Gananoque et les 1000 îles, archipel paisible au bord du Saint Laurent

Kingston est réputée pour être une des portes d’entrée du parc naturel des 1000 îles. Mais, il faut s’éloigner un peu de Kingston pour pénétrer dans le cœur du parc. Nous sommes donc allés à Gananoque, où nous avons embarqué pour une balade sur les eaux du Saint Laurent. En effet, le parc des 1000 îles, le plus petit des parcs nationaux du Canada, est essentiellement situé sur le fleuve, englobant une multitude d’îles plus ou moins grandes. Les 1000 îles sont une région frontalière avec les États-Unis et les plus grosses îles sont situées de l’autre côté de la frontière. Pour notre part, nous sommes restés dans les eaux canadiennes.

Sur le port de Gananoque
Sur le port de Gananoque, l’endroit idéal pour prendre un café matinal…

Nous sommes donc partis du petit port de Gananoque, bordé de maisons victoriennes, pour une croisière d’une heure (qui a même duré un peu plus longtemps). Le bateau navigue entre les îlots, permettant d’apercevoir les chalets et maisons de vacances avec leurs abris à bateau, mais aussi de profiter du calme des lieux, d’admirer le paysage, paisiblement. Tout au long de la promenade, on en apprend un peu plus sur ces îles, leur histoire, ainsi que la flore et la faune. Accessibles uniquement par bateau, les maisons de vacances n’ont ni eau courante ni électricité. Compte-tenu du climat, elles sont utilisées uniquement en été pour des vacances aux loisirs simples : baignades, pêche, jeux d’extérieur ou de société. Je dois avouer que nous avons un peu rêvé en passant devant certaines et que je m’y serais bien vu y passer quelques jours de ressourcement.

Au cœur du parc des 1000 îles
Maison, les pieds dans l’eau
Abri à bateau et ponton sur un des îlots

Le parc des 1000 îles fait partie de nos coups de cœur de ce voyage au Canada. La balade en bateau sur le Saint Laurent entre les îlots était un moment vraiment paisible et agréable.

(*) Nous avons fait notre croisière dans les 1000 îles avec City Cruises à Gananoque. Il est préférable de réserver son billet à l’avance (mon agence de voyage s’en était occupé, mais il est possible de le faire soi-même via internet). Nous avions choisi le premier horaire du matin, et ne l’avons pas regretté. En effet, le bateau était loin d’être plein, augmentant la sensation de calme sur l’eau. Et voir la queue sur le quai qui attendait pour l’horaire suivant nous a confirmé que nous avions fait le bon choix.
Le parking est, comme à peu près partout au Canada, payant (9$ pour la journée si on a un billet pour City Cruises, lorsque nous y étions).


Niagara Falls / Pincton / Kinsgton / Gananoque
Ontario – Canada – août 2023

[projet 52-2023] semaine 38 – au gré du vent

Cette semaine, le projet 52 nous invite à nous laisser porter au gré du vent. Celui-ci a pas mal soufflé ces derniers jours dans la Drôme, apportant son lot d’orages, parfois violents. Mais j’ai choisi un sujet plus léger pour illustrer ce thème. On repart quelques semaines en arrière, au cœur de l’été, pour regarder les fleurs et les herbes danser au rythme du mistral, quelque part en Ardèche…


Pour découvrir ce que les autres participants font au gré du vent, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.

A noter : je serai toute cette journée de samedi en vadrouille avec des copains. Il ne me sera donc pas possible de passer valider avant samedi soir les commentaires qui auraient eu la mauvaise idée de passer en modération. Ainsi, si votre commentaire n’apparait pas immédiatement, ne vous inquiétez pas, il sera visible dès que je l’aurai validé… mais donc pas avant samedi soir ou dimanche matin.

[Canada] Toronto, une ville multi-facettes

Après nos deux journées à Ottawa, nous avons repris le train, direction Toronto. Il nous fallu un peu moins de 5 heures de traversée des paysages de l’Ontario, longeant parfois le lac éponyme, pour apercevoir la silhouette de la CN Tower. Arrivés en plein centre ville, dans la gare d’Union Station, nous traversons l’immense salle de correspondance Art Déco pour rejoindre le parvis de la gare. Un trajet en taxi plus tard, nous posons nos valises à l’hôtel, idéalement situé dans le quartier en plein essor de Yonge-Bloor. Après ces heures passées dans le train, nous avons envie de nous attaquer rapidement à la découverte de la ville de Toronto, et nous partons donc à pied pour une première exploration. Nous marcherons également beaucoup au cours des 2 jours suivants également, empruntant parfois le métro pour gagner du temps. Je vous invite à me suivre au fil de différents quartiers de Toronto, pas vraiment dans un ordre chronologique de nos visites.

Toronto est une ville très « verticale » où se côtoient gratte-ciels de bureaux et d’habitation.
Depuis un parc, apercevoir la silhouette de la CN Tower

Downtown Toronto, la ville électrique

Downtown, c’est le cœur de la ville. Celui de Toronto bat en permanence ou presque. Nous l’avons abordé pour la première fois un dimanche en fin d’après-midi. Sous le ciel couvert, les lumières électriques de Yonge-Dundas Square semblaient encore plus éclatantes. Cet endroit est parfois qualifié de Times Square canadien (les comparaisons entre Toronto et New York City sont nombreuses, et les rues de Toronto ont souvent été utilisées dans des séries pour figurer celles de NYC). Tout autour de nous, la ville s’agite : les magasins sont ouverts (en un sens tant mieux, car nous avons pu acheter un parapluie !), les publicités défilent sur les panneaux, les trolleys se faufilent entre les passants…

Yonge-Dundas Square et ses publicités lumineuses
« Cable Management » et street art à l’angle de Dundas St et McCaul St, au dessus du Rosalie Sharp Pavilion de l’OCAD University, dessiné par le cabinet d’architectes Bortolotto

C’est sans doute l’un des quartiers de Toronto que j’ai le moins apprécié : trop de monde, trop de circulation, trop d’agitation, même s’il valait le coup d’œil.

Financial District, entre architecture Art Déco et contemporaine

C’est lors d’une visite guidée privée à pied que nous avons découvert Financial District. En effet, l’agence de voyages m’avait proposé cette activité, et j’avais trouvé l’idée sympathique. La guide, francophone et connaissant Toronto comme sa poche, a su s’adapter à nos envies et à nos goûts. Nous avons commencé par quelques incontournables : la cathédrale Saint James, le Saint Lawrence Hall, le Saint Lawrence Market. Puis nous pris la direction de Financial District, le quartier des affaires. Nous sommes passés devant le Gooderham Building, le flatiron de Toronto avant de gagner le parc Berczy et sa fontaine canine.

Depuis le St Lawence Market, vue sur les tour des Financial District
Le Gooderham Building et sa silhouette en fer à repasser
La fontaine « chiens » du parc Berczy

C’est par la place Brookfield que nous abordons le quartier des affaires. Derrière la façade ancienne du Hall of Fame du Hockey, on découvre une architecture moderne, celle de l’Allen Lambert Galleria. Cette structure de 6 étages de haut permet de circuler à l’abri des intempéries entre plusieurs immeubles de bureaux, s’inscrivant dans le PATH, un système de passages reliant les bâtiments entre eux sans passer par l’extérieur. Je dois avouer que je ne m’attendais pas à cela lorsque nous avons passé le porche depuis la place Brookfield, et que je n’ai pas pu m’empêcher de lâcher « wahou » très spontané !

L’Allen Lambert Galleria

De là, nous avons parcouru les rues de Financial District, admirant les buildings Art Déco et les immeubles de verre, entrant dans les halls pour jeter un oeil aux décors grandioses des banques historiques, découvrant détails et œuvres d’art. Sans notre guide, je n’aurais pas pensé, pas osé, pousser les portes de ces immeubles, pourtant librement accessibles, et nous serions passé à côté de ces imposantes architectures Art Déco. Après cela, nous guide nous emmènera encore à la mairie de Toronto, ainsi qu’au tribunal, nous faisant découvrir en particulier la bibliothèque de celui-ci abritant une salle dédiée à la constitution et aux recueils de lois du Canada.

Au pied des plus anciens buildings de Toronto
Immeubles Art Déco et contemporains se côtoient dans Financial District
Hall de banque Art Déco
La constitution canadienne dans la Salle Américaine du Tribunal de l’Ontario

Nous avons beaucoup apprécié cette visite guidée privée. Cela nous a vraiment permis à la fois d’en apprendre plus sur l’histoire de Toronto et de découvrir des lieux en dehors des circuits touristiques classiques et que nous n’aurions pas soupçonnés sinon.

Anecdote : Mon expérience de Financial District ne s’arrêtera pas là : le jour de notre départ de Toronto, c’est en plein cœur de ce quartier que je récupèrerai la voiture de location. Ainsi, mon expérience de conduite canadienne débutera par le quartier des affaires de la plus grande ville du Canada à l’heure de pointe !

Distillery District, les souvenirs du passé

Nous avons rejoint Distillery District un matin à pied depuis l’hôtel. C’était une jolie petite marche de 4 km à travers Toronto, qui nous a fait traverser différents quartiers de la ville, multipliant les points de vue sur la CN Tower avant d’arriver à la Distillerie. Ce quartier piéton étaient en effet autrefois une très vaste distillerie de whisky dont il a conservé les bâtiments de brique et les rues pavées datant de la première moitié du XIXe siècle. Les anciens ateliers ont été remplacés par des restaurants, des boutiques haut de gamme et des galeries d’art.

Galerie d’art à Distillery District
Toujours cette cohabitation des bâtiments historiques et contemporains
Le charme des vieux bâtiments, au cœur de Distillery District

Si j’ai bien aimé ce quartier de la distillerie, cela n’a pas été non plus un coup de cœur. De taille relativement modeste, l’ensemble est mignon mais aussi très commercial. Pour ceux d’entre vous qui connaissant, cela m’a beaucoup fait penser à la Cour Saint Emilion à Paris dans le quartier de Bercy, donc le concept est très similaire.

Après Distillery District, nous avons gagné le Waterfront, sur la rive du lac Ontario. Nous avions envisagé d’aller faire un tour sur les îles de Toronto mais la file d’attente pour le ferry nous en a dissuadés. Les bateaux étaient bondés et présageaient d’une forte fréquentation sur les îles, plus sans doute des temps d’attente longs pour prendre un bateau de retour. Mr 1er et Melle 3e n’étant déjà à la base pas très motivés, nous avons choisi une autre activité pour notre après-midi (ce sera le Musée Royal de l’Ontario, je vous en parle plus bas dans cet article).

Vue sur les îles de Toronto depuis le waterfront

Kensington Market, la vie en couleurs

Quand j’avais regardé les lieux à découvrir à Toronto, Kensington Market revenait systématiquement. Ce quartier est un des plus anciens de Toronto et a accueilli les vagues successives d’immigrants : écossais et irlandais, juifs d’Europe de l’Est, italiens, caribéens, asiatiques, africains de l’Est… C’est donc à l’origine un quartier très populaire, sur les étals duquel il était possible de trouver toutes sortes de denrées en provenance du monde entier. Aujourd’hui, quartier multiculturel par essence, Kensington Market est bordé de boutiques indépendantes, de friperies, de galeries, de restaurants proposant des cuisines du monde entier. Nous y sommes allés un dimanche après-midi où tout le quartier était piétonnisé (c’est a priori le cas le dernier dimanche du mois de mai à octobre). L’ambiance y était très festive. Dans les rues, les stands proposaient pêle-mêle des vêtements vintage, des vinyles, des tisanes, de la street food, des objets plus ou moins ésotériques, ou encore des plants de cannabis (le cannabis est légal au Canada). La foule était bien entendu au rendez-vous, dans une ambiance bon enfant, rythmée par les musiciens installés tous les quelques mètres : du punk, du mix électro, du rock, du folk, des musiques du monde… une joyeuse cacophonie éclectique. Nous avons même croisé un artiste peignant un motif à même le sol de la rue, au milieu des passants.

Dans les rues de Kensinston Market, un dimanche piétonnier
De nombreuses fresques ont été peintes sur les murs de Kensington Market
Des maisons victoriennes colorées, bienvenue à Kensington Market !

Si l’ambiance était au rendez-vous à Kensington Market, la foule et le bruit également. J’ai bien aimé parcourir le quartier, mais j’étais aussi contente de retrouver un peu de calme (relatif) en regagnant Spadina Ave et Chinatown.

Le Musée Royal de l’Ontario, dinosaures et autres curiosités

Comme je le disais plus haut dans cet article, nous avons choisi d’aller au Musée Royal de l’Ontario (ROM – Royal Ontario Museum) après avoir déjà beaucoup marché dans Toronto. Quand nous avons cherché quoi faire cet après-midi là (et après avoir constaté que le Musée des Beaux Arts de l’Ontario n’était pas ouvert ce jour-là), c’est une photo d’un squelette d’un dinosaure cousin du Diplodocus qui nous a attirés. En arrivant sur place, nous avons découvert un musée immense dont une partie des collections est en accès libre. Nous avons cependant pris un billet afin d’avoir accès à l’ensemble de la collection permanente. Le premier bâtiment du ROM a été construit au tout début du XXe siècle puis le musée a fait l’objet de plusieurs extensions successives, la dernière datant du début des années 2000 avec l’adjonction du Cristal conçu par l’architecte Daniel Libeskind.

Dans le premier bâtiment du ROM, le faste des mosaïques italianisantes

Nous avons commencé notre visite du ROM par le rez-de-chaussée. Après avoir traversé le vaste hall majestueux, nous avons découvert les collections sur l’Asie et avons été frappé par leur richesse. C’est là également que l’on peut admirer la galerie d’architecture chinoise, la plus vaste collection d’artefacts architecturaux chinois en dehors de la Chine. Certaines des pièces exposées sont très impressionnantes. C’est en particulier le cas d’une porte de palais impérial ou d’un tombeau remontant à la dynastie Ming. Puis, nous partons explorer les étages avec deux objectifs principaux : la collection de minéralogie et celle de paléontologie, même si nous jetterons aussi un œil aux collections de l’Antiquité et d’arts décoratifs européens (mais sans nous y attarder, cela reprenant des sujets que nous avons déjà eu l’occasion d’aborder dans d’autres musées déjà visités en France essentiellement).

La collection de minéralogie du ROM est considérée comme l’une des plus importantes au monde. Près de 3000 spécimens y sont exposés, y compris des pierres précieuses ou en provenance de l’espace, parfois de très grande dimension. Je suis toujours impressionnée par la façon dont la nature est capable de créer de la géométrie ou des formes minérales plus poétiques. Après les cailloux, place aux fossiles ! Nous avons été fortement impressionnés par les galeries consacrées aux débuts de la vie sur terre, à l’âge des dinosaures puis aux premiers mammifères. De très nombreux squelettes fossiles de grande taille sont ainsi présentés au public. Par exemple, le Barosaurus (un cousin du Diplodocus) est le plus grand squelette original de dinosaure monté au Canada et l’un des trois squelettes complets de Barosaurus exposés sur la planète. Mais on y trouve aussi un Tricratops, un Tyrannosorus Rex, ou encore un Stegosaurus pour ne citer que les plus célèbres.

Dans la galerie de minéralogie
Au rez-de-chaussée, Futalognkosaurus accueille les visiteurs
Tyrannosaurus Rex, le fameux T-Rex..

Le Musée Royal de l’Ontario est un musée généraliste combinant histoire naturelle, art et culture. Nous y allions essentiellement pour les collections d’histoire naturelle et n’avons pas du tout été déçus par celles-ci. Nous avons été agréablement surpris par les collections asiatiques.

(*) L’entrée au ROM est payante. Il est possible de prendre ses billets en ligne. Nous les avons pour notre part pris à une borne en arrivant sur place. Il n’y avait pas d’attente. Le musée est cependant globalement très fréquenté.

Le campus du Victoria College

Entre le ROM et notre hôtel, nous avons traversé une partie de l’Université de Toronto, et en particulier le campus du Victoria College. Victoria College a été fondée à la fin du XIXe siècle et une partie des bâtiments remonte au début du XXe siècle, dans un style néo-gothique inspiré des universités anglaises à Cambridge et Oxford en particulier.

Sur le campus de Victoria College in University of Toronto

La CN Tower, pour dominer la ville

La CN Tower faisait partie des rares activités prévues lors de ce voyage au Canada. En effet, il me semblait inconcevable de venir à Toronto sans monter en haut de ce bâtiment symbolique. Construite entre 1973 et 1976, elle avait pour but de permettre la bonne diffusion des ondes radio dans une ville qui commençait à devenir très verticale. Elle devait donc pour cela dépasser tous les gratte-ciels déjà construits. Avec sa flèche portant les antennes, elle culmine à un peu plus de 553 mètres. La CN Tower a longtemps été la plus haute construction au monde, détrônée seulement en 2010 par le Burj Khalifa de Dubaï. Depuis, 6 autres bâtiments plus hauts qu’elle ont été construits dans le monde. Elle n’en reste pas moins impressionnante !

Après l’avoir aperçue d’un peu partout dans Toronto, il était donc temps de s’y rendre. Une fois au pied, je dois avouer qu’elle est vraiment impressionnante avec sa silhouette longiligne. Après avoir récupéré nos billets, nous nous prenons place dans la file d’attente. Nous passons par la case photo-souvenir (il s’agit de photo-montages : nous sommes photographiés sur fond vert et cela est ensuite inséré devant un arrière-plan de la tour. J’avoue avoir craqué et acheté nos photos à la sortie. Je crois que je suis vraiment une bonne cliente pour ce genre de souvenir photographique !). Puis un ascenseur nous emmène jusqu’à 346 mètres au dessus du sol, sur la plateforme d’observation. Très rapide, il lui faut moins d’une minute pour y parvenir (méfiez-vous donc si vous êtes sensibles aux changements brusques de pression. C’est mon cas et la montée n’a pas été très agréable.).

Une fois en haut, nous avons pris notre temps (il n’y a pas de temps limité sur place), et fait plusieurs fois le tour pour admirer la vue. Le ciel était clément le jour de notre visite et nous avons pu pleinement profiter du panorama à 360° sur toute la ville de Toronto et ses environs. C’est l’occasion de se rendre compte de la verticalité de la ville, de la taille du lac Ontario, de plan à angles droits de la ville, et de sa taille. Nous avons joué à repérer les bâtiments et quartiers que nous avions déjà vu d’en bas. Nous en avons clairement pris plein les yeux !

Vue sur le port, les îles de Toronto et le lac Ontario
Les voies ferrées, et les immeubles construits sur les terres gagnées sur le lac Ontario
Toronto, ville verticale

Je n’ai pas regretté d’avoir pris le temps de monter à la CN Tower. La vue d’en haut est à couper le souffle. Nous y étions en début d’après-midi un jour ensoleillé, ce qui nous a permis de découvrir l’ensemble du panorama. Il doit aussi être très sympa de s’y trouver au moment du coucher du soleil.

(*) Nous avions des billets coupe-file via notre agence de voyages. Cela nous a permis d’arriver à l’heure que nous souhaitions et d’obtenir une entrée sur le prochain créneau horaire. Je vous conseille de prendre vos billets à l’avance sur le site internet de la CN Tower. En effet, il y a un nombre limité de visiteurs par créneau horaire, et la queue à la billetterie sur place est longue sans assurance d’avoir un créneau immédiat. Quand nous sommes arrivés vers 14.00, les premiers créneaux disponibles à la billetterie étaient pour 18.00…


Toronto – Ontario – Canada
juillet / août 2023

[Canada] Ottawa et ses musées

Dans la première version du circuit que j’avais demandé à l’agence de voyages, j’avais volontairement exclu Ottawa. Puis, en discutant avec Mr 1er et en flânant un peu sur internet, il est apparu qu’il serait dommage de ne pas voir le Musée Canadien de l’Histoire. Aussi, j’ai ajouté 2 jours à notre circuit et au lieu de faire Montréal/Toronto direct en train, nous avons fait Montréal/Ottawa/Toronto, toujours en train. Le détour n’est pas énorme, et je n’ai pas du tout regretté le choix de passer un peu de temps à Ottawa. Bien sûr, ce sont surtout les musées qui restent le point d’intérêt majeur de la ville, mais il était intéressant de découvrir cette capitale atypique pour un grand pays occidental. Située en Ontario, la capitale canadienne est essentiellement anglophone mais nous y avons croisé de nombreux locuteurs francophones.

Nous n’avons pas eu une météo toujours sympathique lors de notre séjour à Ottawa…

Byward Market et la colline du Parlement

Après être arrivés à la gare Via Rail d’Ottawa, excentrée, et avoir pris un taxi jusqu’à notre hôtel, idéalement situé à quelques minutes à pied de l’hyper centre, nous sommes partis en direction de Byward Market (le marché By). Ce quartier comporte un marché couvert, entouré de nombreux restaurants et bars. On y trouve également un marché fermier et artisanal. Comme il était midi, nous avons d’abord trouvé un endroit où déjeuner, ce qui vu le nombre de propositions n’était pas très difficile !

Après le déjeuner, nous sommes partis à pied en direction de la colline du Parlement. Nous avons pour cela traversé le joli jardin de Major’s Hill, d’où nous avons bénéficié d’une jolie vue sur la colline mais aussi sur les écluses du canal Rideau. Celui-ci permet de relier Kingston à Ottawa et d’assurer la navigabilité entre le lac Ontario et la rivière des Outaouais. Construit au début du XIXe siècle, il est toujours en activité et a été classé au patrimoine mondial de l’UNESCO car il est le seul canal de ce type et de cette époque encore à la fois opérationnel et ayant conservé ses structures d’origine.

Les 8 écluses du canal Rideau à Ottawa

De là, nous avons rejoint la colline du Parlement. Malheureusement, des travaux ne nous ont pas permis de profiter complètement de l’architecture néo-gothique du site. Construit au début du XXe siècle, celui-ci comporte trois imposants bâtiments. Nous ne sommes pas rentrés dans le Parlement et nous sommes contentés d’un tour extérieur. Nous avons longé en particulier tout le site parlementaire du côté de la rivière, multipliant les points de vue sur Gatineau sur la rive opposée, située dans la province du Québec.

Bâtiments néogothiques de la colline du Parlement
L’édifice central de la colline du Parlement
La flamme du centenaire symbolise l’unité canadienne et brûle continuellement au centre des écussons des provinces et territoires avec leur date d’entrée dans la confédération.

Après la balade sur la colline du Parlement, et le temps étant plutôt menaçant, nous avons décidé d’aller voir le Musée Canadien de la Nature, situé à environ 1.5 km de la colline du Parlement, au bout d’une avenue en ligne droite.

Le Musée Canadien de la Nature

Le Musée Canadien de la Nature est situé dans un bâtiment aux allures château écossais, imaginé pour être un contrepoint à celui du Parlement. Ouvert en 1912, il s’agissait du tout premier bâtiment construit au Canada pour être un musée national. Malheureusement, l’instabilité du terrain conduit à devoir rogner la hauteur de la tour centrale. Malgré cela, l’édifice continue de s’enfoncer, contraignant à le fermer une dizaine d’années à la fin des années 1960 afin de le consolider. Puis, entre 2004 et 2010, un chantier d’envergure est lancé pour monter une armature interne en acier et repenser l’ensemble des galeries. Une tour de verre, facilitant les circulations entre les étages, est ajoutée. Et c’est cette architecture atypique qui nous a frappés en premier lieu.

Une Terre est suspendue dans l’escalier monumental du bâtiment d’origine
L’architecture élégante des escaliers contemporains dans lesquels se reflètent les fenêtres néogothiques du bâtiment d’origine.

Mais, plus que pour son architecture, nous étions venus voir ce musée pour la richesse de ses collections. Si nous avons apprécié les salles sur la faune du Canada (et appris à différencier les différents mustélidés qui en peuplent les mers et rivières) ou sur la protection de l’environnement, nous avons surtout passé beaucoup de temps dans l’immense galerie de géologie et dans celle de paléontologie. Je n’avais pas souvenir d’avoir vu autant de fossiles de dinosaures en un seul lieu, tous plus impressionnants les uns que les autres. Nous avons aussi bien aimé les dioramas grandeur nature présentant des T-Rex et des Vagaceratops.

S’émerveiller devant les fossiles de dinosaures

(*) Nous n’avons pas réservé nos billets pour le Musée Canadien de la Nature, et n’avons pas eu d’attente à l’entrée.


Après plus de deux heures de visite très instructives, nous avons voulu viser une éclaircie pour rentrer à l’hôtel alors qu’un énorme orage avait balayé le ciel d’Ottawa pendant que nous étions au musée (l’occasion de recevoir notre première Alerte Tornades : quand tous les téléphones des personnes présentes dans la salle où nous étions, y compris les nôtres, se sont mis à sonner en mode sirène en même temps, je dois dire que je n’ai pas compris immédiatement ce qu’il se passait. En fait, nous venions tous de recevoir une alerte rouge pour un orage massif à risque de tornade dans le secteur où nous étions). Trêve de suspense, nous avions parcouru les 3/4 du trajet lorsqu’une averse nous est tombée dessus. Nous n’avons pas mis longtemps à nous abriter mais malgré cela, nous avons été trempés jusqu’aux os. Ce jour-là, la région d’Ottawa a connu de nombreuses inondations dans les rues, parkings et bâtiments. Nous aurons une nouvelle alerte tornade le soir-même alors que nous étions en train de diner dans un pub. Cette fois, nous n’avons pas essayé de passer entre les gouttes et nous avons fait le choix de reprendre une bière/un cidre en attendant la fin de l’alerte annoncée pour une heure après.


Le Musée Canadien de l’Histoire

Le lendemain de notre arrivée à Ottawa, après un petit déjeuner dans un café du Byward Market, nous avons pris la direction de Gatineau où se situe le Musée Canadien de l’Histoire. Depuis le cenre d’Ottawa, il est très facile d’y aller à pied. Il suffit de traverser la rivière des Outaouais en empruntant le pont Alexandra. Ce pont en poutrelles métalliques était un pont ferroviaire à sa construction en 1901. Dans les années 1950, il a été converti en pont routier. Il lui a depuis été adjoint un chemin piétonnier dont le tablier est en bois.

Le Pont Alexandra relie Ottawa en Ontario à Gatineau au Québec

Le Musée Canadien de l’Histoire consacre une grande partie de sa surface d’exposition aux Premières Nations, ceux qui occupaient le territoire avant l’arrivée des Européens. On y retrouve également une section sur la colonisation par les français et les anglais, sur la naissance du Canada en tant que nation, sur la période d’industrialisation des territoires. On peut aussi y découvrir tous les timbres depuis les origines de la poste canadienne, ou encore des expositions temporaires et des espaces dédiés aux enfants. Ce musée est réellement immense. Nous y avons passé plus de 6 heures, sans aller voir les expositions temporaires (ni nous intéresser au musée des enfants, Mr 1er et Melle 3e ayant depuis longtemps passé l’âge). Nous avons particulièrement apprécié les espaces sur les Premiers Peuples, et les impacts qu’a eu la colonisation et les différentes politiques occidentalistes qui en ont découlé. Nous avons aimé déconstruire l’image que la culture populaire a pu nous transmettre sur les Premiers Peuples, découvrir leurs modes de vie, leurs cultures, leurs histoires. J’ai été particulièrement impressionnée pour ma part par les mâts totémiques. Déjà, je ne les imaginais pas si grands. Mais surtout, c’est leur puissance symbolique qui m’a frappée, comme s’ils dégageaient quelque chose d’un peu mystique par leur simple présence.

Dans la grande galerie, la découverte des mâts totémiques mais aussi des maisons autochtones des Premiers Peuples des rivages du Pacifique ont été un vrai choc culturel, forçant à mettre de côté l’imagerie véhiculée par la culture populaire des films et livres…
Au premier plan, un modèle en plâtre de la sculpture L’esprit de Haida Gwaii, par l’artiste haïda Bill Reid
Morning Star / L’étoile du matin par Alex Janvier, pionnier de l’art autochtone canadien contemporain
Les légendes des Premiers Peuples en textes et en images nous ont longuement captivés dans cette salle.

(*) Nous avions déjà nos billets pour le Musée Canadien de l’Histoire, dans le package concocté avec l’agence de voyages. Toutefois, il n’y avait pas d’attente aux caisses du musée lorsque nous sommes arrivés, peu après l’ouverture, un samedi matin. Notre billet nous donnait aussi accès en combo au Musée Canadien de la Guerre, mais nous avons préféré finir tranquillement notre visite au Musée Canadien de l’Histoire et ne pas aller au Musée Canadien de la Guerre.


Nous n’avons pas regretté d’avoir choisi de passer par Ottawa. Outre la petite ville et l’ambiance très sympa autour du Byward Market, nous avons vraiment apprécié les découvertes culturelles qu’elle nous a permis de faire à travers ses musées en particulier. Avec le recul, il aurait vraiment été dommage de ne pas inclure Ottawa à notre séjour.


Ottawa, ON & Gatineau, QC – Canada – juillet 2023

[projet 52-2023] semaine 37 – chemin faisant

Cette semaine, le projet 52 nous emmène sur les chemins et nous invite à partager notre trajet, qu’il soit réel ou figuré. Vous l’avez sans doute déjà compris, je marche beaucoup et j’aime randonner. Aussi, je ne manque pas de chemins et de découvertes faites sur les bords de ceux-ci dans mes photos.

Pour illustrer le thème cette semaine, j’ai choisi une photo récente, prise il y a une quinzaine de jours. Sur un coup de tête, nous étions partis à Mr 2e voir les sources de la Drôme, dans le Haut Diois. Elles se situent dans un tout petit village perdu au milieu de la montagne, accessible par une petite route. Malgré tout, une fois en haut, nous avons découvert un bel aménagement du site. Je vous reparlerai de cette balade mais pour aujourd’hui, j’ai choisi les jolis cheminements en bois qui parcourent le vallon des sources à La Bâtie des Fonds.


Pour découvrir ce que les autres participants ont vu chemin faisant, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.