L’Automnal Gourmand est un ensemble de manifestations et d’évènements à travers les territoires du Pays de Lamastre, d’Ardèche Hautes Vallées et du Haut Pays du Velay, entre Ardèche et Haute-Loire. Cette année, c’est la 6e édition de ce festival qui fédère des fêtes gourmandes à travers les trois territoires. On retrouve en particulier les Castagnades et la Fête de la Courge de Saint Agrève. En début de semaine, j’étais invitée à la journée de lancement de l’édition 2026 de l’Automnal Gourmand. Après une journée entre le lac de Devesset et les Maisons Marcon à Saint Bonnet le Froid en 2024 et une journée au pays des châtaignes en 2025, j’avais cette fois rendez vous au départ du Chambon sur Lignon en Haute Loire pour des découvertes originales.
L’édition 2026 de l’automnal gourmand est lancée !
Un voyage extraordinaire
Nous étions attendus à la gare du Chambon sur Lignon de bon matin pour vivre une expérience unique : un voyage dans un authentique train à vapeur ! Rien que son arrivée en gare du Chambon est impressionnante. Une fois le plein d’eau effectué, nous sommes invités à prendre place dans les voitures. Et c’est parti pour une trentaine de minutes de voyage à environ 20 km/h. On a le temps de profiter du paysage. On peut même ouvrir les fenêtres et s’appuyer dessus pour regarder dehors et se laisser fasciner par le panache de vapeur. A chaque passage à niveau, le train siffle, rompant avec le tranquille bercement des roues sur les rails. Nous traversons des zones boisées. Nous longeons des prairies. Au loin, le Mont Mézenc, le Mont Gerbier de Jonc et le Pic du Lizieux nous font de l’œil (il faudra vraiment que j’aille randonner par là un jour). Avec les copains créateurs de contenu, nous ne boudons pas notre plaisir, multipliant les plans vidéos et les photos, tout en discutant.
A la gare du Chambon sur Lignon et à celle de Saint Agrève, le Velay Express impressionneLa vapeur a un côté fascinant !En gare de Saint AgrèveUn voyage dans le temps avec même un journal à lire pendant son voyage !Traverser les paysages du Velay dans un train à vapeur, comme un rêve éveillé…
Une brasserie artisanale
Arrivés à la gare de Saint Agrève, nous avons marché quelques minutes pour rejoindre la brasserie L’Agrivoise. Cette brasserie artisanale a été lancée en 2008. Née d’une passion, elle produit les bières de caractère, celles que les brasseurs ont envie de boire. Nous avons pu visiter l’unité de production et bénéficier de toutes les explications sur la fabrication de la bière : maltage des céréales, houblons, fermentations. Les matières premières des bières sont essentiellement locales avec en particulier des malts de la malterie de Vernoux en Vivarais et des houblons du Diois. Après la visite, place à la dégustation. Ils annoncent que leurs brassages ont une tendance à tirer vers l’amertume. Mais je ne les ai pas trouvées particulièrement amères, et certainement plus aromatiques qu’amères.
A la brasserie L’Agrivoise de Saint Agrève
Nous avons dégusté trois bières :
La P’tite Mère, une pale ale en dry hop, bière de soif assez légère. Pour moi, elle manque un peu de caractère (ceci dit, c’est assez normal pour une bière de soif). A apprécier plutôt aux très beaux jours. Présentée en accord avec un fromage de type caillé doux, je n’ai vraiment pas eu de coup de cœur.
Sous les pavés, une dry stout. Légère par rapport à ce qu’on s’attend d’une bière brune (même quand on sait que couleur et taux d’alcool sont deux notions bien distinctes). Dans les premières gorgées, je lui ai trouvé un goût de miel. Elle accompagne très bien le gâteau au chocolat qu’on nous a servi en même temps (ce qui pour une stout de ce type est un grand classique d’accord). Ma préférée de cette dégustation !
Krush, une IPA. Une note très forte de pamplemousse/pomelos tant au nez qu’en bouche, puis une note de fruits exotiques (passion ?) assez présente. Je ne suis pas vraiment fan des bières aux accents fruités, mais celle-ci est agréable.
Un peu de science
Cette année, le thème de la Fête de la Science est « saveurs savantes ». En Ardèche, cette opération est coordonnée par les médiateurs scientifiques du CCSTI, le Centre de Culture Scientifique, Technique et Industrielle, basé dans la vallée de l’Eyrieux. Compte tenu du thème, et du fait que la Fête de la Science a lieu à la même période que l’Automnal Gourmand, il était logique de provoquer des synergies entre les deux évènements. Nous avons donc pu participer à un atelier autour des micro-organismes présents dans la nourriture. Après une présentation théorique, nous avons pu observer au microscope ou à la loupe binoculaire des levures, des grains de kéfir, des moisissures de roquefort ou encore les acariens du fromage aux artisous.
Le stand « Saveurs Savantes » du CCSTI pour la Fête de la ScienceObserver les micro-organismes de la nourriture à la loupe binoculaire
Un déjeuner partagé
Nous avons terminé ce temps de découvertes par un repas partagé. Comme chaque année, ce sont les producteurs et les restaurateurs qui participent aux évènements de l’automnal gourmand qui ont préparé certaines de leurs spécialités. Au menu : des salades de lentilles, du concombre au sel de livèche, des gravlax de truite, de la charcuterie, des fromages et quelques douceurs. Nous nous sommes encore régalés.
Gourmandises salées.. Je n’ai pas eu le temps de photographier le buffet de desserts !
Informations pratiques
Les partenaires avec qui nous avons passé un bon moment
Nous avons voyagé avec le Velay Express. Ce train à vapeur est maintenu et opéré par une association de bénévoles. Un chef de wagon donne des explications sur le train et les paysages.
Nous avons visité et dégusté les bières de L’Agrivoise. Il est possible d’acheter des bières sur place. On peut également profiter de la Taverne, une tap room qui propose régulièrement des animations (concours de fléchettes, concerts, etc.). Aux beaux jours, une immense terrasse avec un terrain de pétanque permet de profiter de la douceur des soirées. Et pour se rassasier, il y a même un food truck sur place.
Le CCSTI organise la Fête de la Science en Ardèche jusqu’au 26 octobre 2028 avec plein d’ateliers mais aussi le village de la Science qui sera cette année à Davézieux, à côté d’Annonay, les 10 et 11 octobre 2026.
Les évènements de l’automnal gourmand
La 6e édition de l’Automnal Gourmand a lieu du 26 septembre au 8 novembre 2026. Elle se décline entre rendez vous découvertes, temps forts et menus gourmands. Chaque année, je regrette que mon mois d’octobre soit bien chargé et de manquer de temps pour vraiment profiter de l’évènement. Mais comme les années précédentes, j’ai noté quelques dates et idées de sortie « au cas où » je trouverais un moment.
Parmi les temps forts, j’ai particulièrement noté :
l’automnal du champignon, à Saint André en Vivarais les 3 et 4 octobre
la fête des saveurs locales à Lamastre le 10 octobre
les Castagnades, par exemple celles de Désaignes le 18 octobre
la fête de la Courge de Saint Agrève les 24 et 25 octobre
l’iconique foire aux champignons de Saint Bonnet le Froid, qui viendra clore cette édition de l’Automnal Gourmand les 7 et 8 novembre
Côté animations, il y a de nombreuses balades gourmandes, où comment combiner randonnée et gourmandise, et des ateliers de cuisine. Il y a également plein d’animations à destination des enfants, en particulier durant les vacances de la Toussaint. Enfin, les restaurateurs partenaires proposent un menu spécial aux saveurs d’automne durant le mois d’octobre.
Le Chambon sur Lignon – Haute-Loire Saint Agrève – Ardèche 28 septembre 2026
(*) Cette journée était une invitation (collaboration commerciale non rémunérée) de la part des offices de tourisme des territoires organisant l’Automnal Gourmand, et en particulier de celui du Pays de Lamastre. Comme l’année dernière, j’ai été ravie de vivre ces moments de partage avec les producteurs et prestataires de ces territoires aux paysages magnifiques, et j’ai découvert des produits et des prestations exceptionnels.
Cela faisait plusieurs années que je souhaitais me rendre à Arles pour les Rencontres de la Photographie. Jusqu’à présent, je n’avais pas réussi à caser cette découverte dans mon planning. Alors, cette année, j’ai posé une journée de congés exprès fin août et j’ai noté dans mon agenda que j’irai à Arles ce jour-là. J’ai fait l’aller-retour dans la journée en train : depuis Valence, Arles n’est qu’à 1h30 de trajet. Sur place, j’ai marché (beaucoup). J’ai donc limité mon rayon de visite aux lieux situés dans le centre d’Arles, et même comme cela, je n’ai pas tout vu. Petite rétrospective de mes découvertes arlésiennes.
Arles vue depuis la terrasse panoramique de la tour LUMA
Arles, une ville pleine de charme
Dans les petites rues
Première surprise en arrivant à Arles : la ville est vraiment très jolie. Je n’avais pas d’idée préconçue car je n’ai pas l’impression que j’avais vu passer beaucoup d’images de la ville. Or, en passant la porte dans les remparts, et en avançant vers les Arènes par les petites rues, je suis immédiatement tombée sous le charme. Les rues sont colorées. La végétation grimpe à l’assaut des murs. Les hôtels particuliers se succèdent. Et tout semble converger vers les arènes, immenses, au cœur même de la ville fortifiée, et toujours en activité.
Même un jour où le ciel est couvert, Arles est jolie
Le cloître Saint Trophime, joyau roman
Arles a longtemps été le siège d’un évêché, avant d’être rattaché au diocèse d’Aix en Provence. Arles garde de cette époque une cathédrale et tout son ensemble épiscopal. Le portail de l’église est caractéristique de l’art roman provençal. Quant au cloître, il a été édifié en deux temps : deux galeries au XIIe siècle de style roman et les deux autres au XIVe siècle de style gothique. Le cloître possède une série de chapiteaux historiés et de piliers sculptés très bien conservés. L’iconographie reprend en particulier le thème de la Résurrection du Christ et les histoires de Saint Trophime et Saint Etienne, tous les deux patrons de la ville. Il est également possible de se rendre sur les toits du cloître, pour une autre vue sur le cloître et l’église voisine.
Dans le cloître Saint Trophime d’Arles
Le parc des ateliers, réhabilitation d’un ancien site industriel
Situé sur une ancienne nécropole romaine, le parc des ateliers, c’est avant tout un ancien site industriel, né de la révolution industrielle pour construire et réparer les locomotives de la ligne Paris-Lyon-Méditerranée. Principal employeur de la ville au début du XXe siècle, il fermera ses portes en 1984. L’ancienne nécropole devient alors une friche industrielle. Le lieu est régulièrement investi par les Rencontres de la Photographie, mais il faut attendre le début des années 2010 pour qu’un vrai projet voit le jour. En 2013, LUMA Arles voit le jour. Il s’agit d’un campus créatif interdisciplinaire qui propose des expositions et des évènements culturels. Le site offre aussi un beau parc paysager, plusieurs restaurants et un hôtel. Aux 8 bâtiments historiques réhabilités vient s’ajouter la Tour, une réalisation de Frank Gehry qui marque le paysage arlésien depuis son édification entre 2014 et 2020.
Jeux d’ombresLa tour LUMA – architecte Frank Gehry Krauses Gekröse – Franz West (dont je ne sais que penser..)Dans la cour des Forges au parc des Ateliers
Les Rencontres de la Photographie, édition 2026
J’ai visité une vingtaine d’expositions dans le cadre des Rencontres de la Photographie, réparties sur une douzaine de lieux. Comme dans tout évènement de ce type, certaines propositions m’ont plu, d’autres m’ont laissée perplexe ou indifférente. Parfois, la photographie est juste un prétexte à une utilisation dans une installation plastique. Parfois, l’exposition nous emmène à travers l’histoire de la photo et les photographes qui l’ont façonnée. Parfois, l’image sert de témoignage d’une société en mutation ou d’un combat politique. Mais, une nouvelle fois, je crois que ce qui m’a le plus touchée, c’est la relation entre le lieu et ce qui y est exposé, la façon dont l’accrochage utilise le lieu pour l’habiter complètement.
Croisière, un des lieux phare des Rencontres de la Photographie
Sélection d’œuvres et d’expositions
Je vous propose ma sélection d’œuvres et d’expositions parmi celles que j’ai visitées. Ce choix est bien sûr totalement subjectif !
Nous ne sommes pas seuls – Images extraterrestres (à Croisière) : un fantastique travail de curation autour de la représentation des interférences extraterrestres dans notre monde, qu’il s’agisse des « observations » ou de mises en scène. Sans doute mon plus gros coup de cœur !
Nous ne sommes pas seuls – Images extraterrestres
Olivier Metzger – Somewhere and somehow (à Croisière) : je ne connaissais pas le travail d’Olivier Metzger. C’est pour moi une belle découverte. Des images propres, léchées avec un travail impressionnant sur la lumière artificielle.
Olivier Metzger – Somewhere and somehow
Stan Douglas – Bodies never lie (à la Mécanique Générale dans le Parc des Ateliers) : de très grands formats pour raconter l’histoire, entre mise en scène et travail sur des images anciennes.
Stan Douglas – Bodies never lie
La nature d’Edward Steichen (à la Mécanique Générale dans le parc des Ateliers) : une rétrospective sur le travail d’Edward Steichen, photographe naturaliste au fil du XXe siècle, mais aussi botaniste.
La nature d’Edward Steichen
Modèle animal – 200 ans de photographie (à la Mécanique Générale au parc des Ateliers) : l’exposition raconte la façon dont les animaux ont été photographiés depuis l’invention du médium et ce que ce regard dit de la société et de son évolution. On y retrouve des photos de grands noms (Martin Parr, Elliot Erwitt, ..) mais aussi d’anonymes.
Modèle animal – 200 ans de photographie
R comme Regarder – le livre photo jeunesse (à l’espace Van Gogh) : une exposition qui retrace l’utilisation de la photographie dans l’édition jeunesse, depuis les abécédaires jusqu’à l’illustration de récits imagés au cours du XXe siècle. J’ai aimé ce regard sur un genre « grand public » et la façon dont il explore la vision de la société en abordant les thèmes de l’écologie ou de la différence depuis longtemps (même si on n’échappe bien sûr pas à certains clichés).
R comme Regarder – le livre photo jeunesse
Vigilance – le travail sous tension (à Ground Control) : une exposition qui s’intéresse à la photographie d’entreprise et à son utilisation à des fins pédagogiques, à travers une sélection d’images réalisées pour le magazine de prévention d’EDF.
Vigilance – le travail sous tension
Lara Tabet & Yasmine Chemali – Le Corps Vitré (au cloître Saint Trophime) : une présentation très graphique sous forme de vitraux d’images de micro-organismes d’eaux portuaires et littorales. La présentation dans la pénombre d’une salle du cloître Saint Trophime donne une dimension particulière à l’exposition.
Lara Tabet & Yasmine Chemali – Le Corps Vitré
Come Together / House of Love par Shelby Duncan (à la Fondation Manuel Rivera-Ortez) : Come Together est un ensemble d’expositions autour des liens humains. Parmi celles-ci, j’ai particulièrement remarqué House of Love qui documente la vie dans une maison partagée où vit une communauté artistique dans le Los Angeles du début des années 2010.
House of Love – Shelby Duncan
L’image cannibale (à la chapelle de la Charité) : je dois dire que je n’ai pas vraiment apprécié cette exposition collective, mais j’ai eu un coup de cœur pour cette installation (et bien sûr, j’ai oublié de noter le nom de l’artiste… si vous avez l’information, n’hésitez pas !)
Résonnances
En mode portfolio, je laisse ici pour mémoire quelques images des lieux et de la façon dont ils intègrent les Rencontres de la Photographie, les expositions…
Comment les expositions et les lieux dialoguent…
Informations pratiques
Aller à Arles : depuis Valence, c’est vraiment facile par le train. Il y a des liaisons directes en 1h30. Cela laisse largement la possibilité de faire un aller / retour sur une journée. Il y a aussi des trains depuis Lyon, Marseille et Montpellier et des TGV depuis Paris qui desservent la gare d’Arles.
Se déplacer à Arles : j’ai choisi l’option piétonne ! Pour se rendre sur les lieux un peu plus éloignés (abbaye de Montmajour, Musée départemental Arles Antique..), il y a des possibilités de liaisons en bus depuis la gare.
Visiter les expositions des Rencontres de la Photographie :
Il existe un billet journée, permettant d’entrer une fois dans chaque exposition sur une même journée, plus intéressant financièrement que le billet standard (une entrée dans chaque exposition sur toute la durée du festival) si on ne vient qu’une seule journée.
Certains lieux sont accessibles sans billet des Rencontres, mais il faut alors payer un droit d’accès. Compte tenu des tarifs, le billet journée est vite rentabilisé.
Manger à Arles : la ville est très touristique ! Il y a donc plein de restaurants un peu partout avec de belles terrasses. Certains m’ont donné l’air un peu « attrape touristes » avec des prix relativement élevés et des serveurs qui alpaguent les passants. Je les ai consciencieusement évités. J’ai déjeuné au Bar à Thym (62 rue de la République), un petit établissement à l’angle de deux ruelles qui propose une cuisine du jour à l’ardoise avec des prix raisonnables et des assiettes très correctes. Pour le goûter, j’ai pris une glace artisanale au Glacier des Remparts (55 rue Amédée Pichot), délicieuse et généreusement servie.
Dans le jardin de l’ancien Hôtel Dieu où Van Gogh avait été interné et qu’il a peintLa rencontre inattendue : un chat endormi sur les toits du cloître Saint Trophime, complètement indifférent à sa popularité et aux touristes qui le prennent en photo !
Pour la cinquième saison, le safari de Peaugres en Ardèche organise le Festival Lumières Sauvages. Des sculptures lumineuses en forme d’animaux sont disséminées dans tout le parc, qui rouvre aux visiteurs à la tombée de la nuit. Cela fait plusieurs années que j’avais envie d’y aller sans jamais en avoir le temps ou l’occasion. Alors quand, cette année, Mr 1er est venu à la maison pour mon anniversaire, je savais exactement où nous allions passer la soirée. Venez, je vous emmène faire une balade magique.
Dès l’arrivée, nous sommes accueillis par des sculptures lumineuses.
Un voyage poétique dans le monde animal
A la date où nous y sommes allés, le parc rouvrait pour la soirée à 18.30. Nous avions donc calculé pour être à l’entrée à l’heure dite. Il y avait quelques voitures devant nous pour passer les caisses, mais cela restait très raisonnable. Comme nous avions déjà nos billets, nous avons rapidement pu gagner les grands parkings du site. Après avoir pris quelques points de repère pour retrouver la voiture (les parkings ne sont pas éclairés), nous avons pris à pied la direction du parc. Dès l’arrivée, sur le plan d’eau, plusieurs dizaines de structures lumineuses flottent et se reflètent. La magie commence à opérer.
Nous partons donc pour une promenade d’1 heure et demie. Le circuit est bien indiqué, la circulation reste fluide sur les chemins. Je prends beaucoup de photos. Mais surtout, je me laisse happer par la beauté des représentations animales (même si certaines sont un peu moins réussies, un peu moins réalistes). Les sculptures sont scénographiées. Les grands animaux terrestres côtoient des plus petits. Lions, tigres, varans, panthères, suricates, zèbres, girafes, loutres : ils sont tous là. Les végétaux sont très présents aussi. Nous traversons ainsi une forêt de bambous lumineux. Sous une cascade, éléphants et hippopotames se baignent.
Balade dans le monde animal
En continuant notre promenade, nous traversons des zones où les végétaux sont gigantesques et les insectes bien visibles. Nous arrivons ensuite dans une allée bordée d’oiseaux exotiques multicolores. Enfin, nous pénétrons dans un monde sous marin, peuplé de poissons de toutes sortes mais aussi de pieuvres et calamars. En passant sous les tunnels lumineux, l’immersion est totale. C’est mon coup de cœur de cette soirée.
Les couleurs des oiseaux exotiques se prêtent bien aux sculptures lumineusesMondes sous-marins
Une balade imaginaire au pays des contes
En complément de la promenade dans les royaumes des animaux et des végétaux, certaines scénographies nous entrainent dans des univers fantastiques. Parmi les décors, on croise ainsi une sorcière entourée d’animaux en mode Halloween, un dragon, le traineau du Père Noël avec ses rennes, le lièvre de Pâques, un kitsune japonais ou encore tout un village peuplé de lutins dans une inspiration très schtroumpfesque. On peut aussi trouver quelques dinosaures.
Au pays des contes et légendes
Mon avis et quelques informations pratiques
Ce que j’en ai pensé : J’ai été très agréablement surprise par la quantité de sculptures lumineuses réparties dans le parc du safari de Peaugres. Le site en annonce plus de 2000. Je ne les ai pas comptées mais je n’ai pas de difficulté à croire ce chiffre. Moi qui ai une relation très ambivalente avec les zoos, j’ai trouvé que c’était une bonne idée que de proposer quelque chose qui n’implique pas d’enfermer des animaux. C’est en outre vraiment bien réalisé, utilisant une technique chinoise ancestrale (et qui est pas mal à la mode depuis quelques années en Occident).
Flore et faune locale au bord du lac
Combien de temps est-ce qu’on y passe ? Le site internet annonçait 1 heure 30 comme durée de visite. C’est effectivement grosso modo le temps que nous y avons passé. Les caisses ferment une heure avant l’évacuation du parc. Mon conseil serait donc de faire comme nous : y aller dès l’ouverture pour la visite nocturne afin d’être certain d’avoir bien le temps de tout voir tranquillement.
Quels sont les horaires ? Les horaires du festival Lumières Sauvages varient selon la période pour tenir compte de la tombée de la nuit. Les horaires et possibilités de billets sont très clairement indiquées sur le site internet du Safari de Peaugres. Pour cette année, le Festival Lumières Sauvages a lieu jusqu’au 29 mars 2026.
Est-ce qu’il y a du monde ? Nous y étions un samedi soir en période de vacances scolaires pour la zone locale. Il y avait donc un peu de monde. Mais le site est vaste et les circulations larges et bien pensées. Au final, nous avons eu une déambulation agréable, sans être bousculés ou sentir que nous n’avancions pas assez vite.
Faut-il prendre ses billets à l’avance ? Il est possible d’acheter ses billets à l’entrée du site. Toutefois les tarifs sont plus intéressants sur internet. On peut y prendre des billets pour le jour même, y compris au dernier moment. Nous avons ainsi acheté les nôtres juste avant de partir de la maison, moins d’1h30 avant l’heure de réouverture du parc pour la soirée. A noter, les billets journée incluent la visite nocturne mais on peut aussi prendre des billets (moins chers) seulement pour les soirées.
Si vous avez vu (le premier) Jurassic Park, vous savez qu’il faut ce méfier de celui-ci !
Edimbourg était notre ville d’arrivée et de départ. Nous y avons passé un peu plus de deux jours, et sommes loin d’avoir exploré toutes les possibilités de cette ville. J’ai été frappée par le dynamisme et l’énergie qui en émane, sans doute accentué par le fait que nous étions en pleine période des festivals. Nous y avons flâné, de jour comme de nuit. Nous avons arpenté les rues et ruelles, essentiellement dans Old Town, la vieille ville. Nous avons essayé de capter l’âme d’Edimbourg. Et nous nous sommes dit qu’il faudrait revenir tant il y a de choses à y faire. En attendant, voici quelques idées pour découvrir Edimbourg, de façon plus ou moins classique.
Le château, construit sur un ancien volcan, domine la ville.
Dans Old Town, la vieille ville
Pour découvrir Old Town, nous avions rendez-vous avec Sarah de Wee Ecosse(une société qui propose des visites guidées francophones à Edimbourg, Glasgow et Inverness). Pendant 2 heures, nous avons parcouru la vieille ville à pied pour en découvrir quelques secrets. Nous en avons profité pour noter les suggestions de découvertes de Sarah, qu’il s’agisse de boutiques, ou de visites à faire.
Le Royal Mile
Les Closes
Le Royal Mile, c’est un peu la colonne vertébrale de la vieille ville d’Edimbourg. Allant du château au palais de Holyrood, ce mile relie deux résidences royales par une large avenue. Forcément, c’est hyper touristique et les boutiques tout au long de la rue se chargent bien de nous le rappeler. Mais pour peu que l’on y prête attention, les façades nous racontent des histoires. Et puis, il y a les closes : d’étroites ruelles se glissant entre les maisons hautes de 7 ou 8 étages, perpendiculairement à l’axe principal. Les closes, souvent en escaliers, partent à l’assaut des 2 côtés de la pente. Car Edimbourg n’est pas une ville plate et on a vite fait d’y pratiquer involontairement des exercices de step. Les closes permettaient de traverser la ville sans avoir à en faire le tour. Ils m’ont rappelé les traboules lyonnaises. Et comme leurs consœurs, les closes abritent aussi des petits trésors comme des cours bordées de bâtiments médiévaux, mais surtout ils offrent des points de vue uniques sur la ville.
De jour comme de nuit, les closes sont pittoresques
Le château d’Edimbourg
A l’extrémité du Royal Mile, on trouve le château d’Edimbourg (Edinburgh Castle). C’est un incontournable quand on visite Edimbourg, surtout pour la première fois. Mais c’est aussi un lieu extrêmement fréquenté (comme peut l’être le château de Versailles par exemple). Nous avions déjà nos billets et y sommes allées à l’heure indiquée. Le château est immense et tout ne s’y visite pas (il est encore actuellement utilisé comme résidence royale). Plusieurs musées y sont installés, certains consacrés à des régiments ou à l’histoire militaire. Ayant un temps limité et face à la foule, nous avons choisi d’aller voir en priorité les lieux que Sarah nous avait conseillé. Nous avons ainsi vu les prisons avec les reconstitutions de la façon dont les pièces étaient occupées, la petite chapelle Sainte Margaret plus ancien bâtiment de la ville et les joyaux de la couronne d’Ecosse, très impressionnants dans leur chambre coffre-fort.
Le château domine la ville et offre de beaux points de vue sur celle-ci. Ici l’on voit le Scott Monument, la gare de Waverley, Calton Hill et le portPlusieurs manteaux de cheminée dans le château reprennent les armoiries de l’union de l’Ecosse (la licorne) et l’Angleterre (le lion)
Nous sommes aussi allées voir le mémorial aux soldats écossais morts pendant la première guerre mondiale. Le bâtiment en forme de chapelle liste les batailles et les régiments engagés. Des registres permettent de consulter la liste des soldats morts au front. Puis, nous sommes passées dans la résidence royale, la grande galerie et avons jeté un œil aux broderies (ou plutôt leurs répliques) faites par Mary Queen of Scots, qu’en France nous connaissons plus sous le nom de Marie Stuart.
Nous avons croisé un roi d’Angleterre mais je ne sais pas lequelLa petite chapelle Sainte Marguerite, plus vieux bâtiment d’Edimbourg. (et un aperçu de la foule au château !)
(*) Les conditions de visite sont détaillées sur le site internet du château d’Edimbourg. ATTENTION : Le lieu est très prisé des touristes, et il n’est pas rare que l’ensemble des billets d’une journée soit vendu bien avant la fin de celle-ci. Il convient donc de prendre ses billets à l’avance par internet si on veut s’assurer de pouvoir entrer dans le château.
La cathédrale Saint Giles
En descendant le Royal Mile depuis le château, on croise la cathédrale Saint Giles. Elle est consacrée au culte presbytérien, dont elle est considérée comme l’église d’origine. C’est en effet là que John Knox était prêtre. Construite en plusieurs étapes, l’église est un petit bijou d’architecture gothique. La nef accueille largement la lumière par des grands vitraux. Mais le plus impressionnant est la chapelle de l’ordre du chardon, de style gothique flamboyant et au plafond finement sculpté.
dans la nef de la cathédrale St Gilesle plafond de la chapelle de l’ordre du chardon
(*) L’entrée à la cathédrale St Giles est gratuite. Le visiteur est cependant invité très explicitement à faire un don du montant de son choix en entrant, soit en espèces, soit par carte bancaire. Il ne faut pas avoir peur de la petite queue à l’entrée : elle avance vite !
Victoria Street, Grassmarket et le Greyfriars kirkyard
Depuis le Royal Mile, entre le château et la cathédrale, des escaliers permettent d’accéder à Victoria Street. Cette rue, courbée, est connue pour ses devantures colorées et photogéniques. Sa vraie particularité reste cependant d’être sur deux niveaux, épousant la pente, avec des commerces à chacun des niveaux. Elle est aussi réputée pour avoir été une source d’inspiration pour l’autrice d’Harry Potter quand elle a imaginé Diagon Alley (le chemin de traverse). D’ailleurs, le pub où elle a écrit le premier roman est aussi dans cette rue. Forcément, Victoria Street est devenue un haut lieu de visite pour les Potter Heads du monde entier. Si vous voulez profiter tranquillement des lieux, il faut donc y aller tôt le matin ou en soirée.
Victoria Street
En bas de Victoria Street, on trouve Grassmarket, une petite place bordée de pubs. Certains sont plus remarquables que d’autres. Ainsi The White Hart Inn est le plus ancien pub d’Edimbourg, installé en 1516. Un peu plus loin The Last Drop rappelle qu’autrefois la place servait aux exécutions publiques. Quoiqu’il en soit, si vous cherchez un endroit pour prendre un verre en fin de journée ou pour diner, il y a de quoi trouver son bonheur ici (et c’est moins touristique que sur le Royal Mile).
Le plus ancien pub d’EdimbourgDepuis Grassmarket et les rues environnantes, on a de jolis points de vue sur le château. D’ailleurs la fameuse venelle (The Vennel) soit disant spot secret qui fait actuellement les beaux jours d’Instagram part de Grassmarket.
Enfin, c’est aussi à proximité de Grassmarket que se trouve le Greyfriars kirkyard. Ce cimetière est connu pour être particulièrement hanté. Il faut dire qu’il a servi de lieu de détention des covenanters au XVIIe siècle et la tombe de celui qui les y a enfermés est située ici. Il n’en fallait pas beaucoup plus pour que le fantôme de Bloodie MacKenzie vienne s’y balader à la nuit tombée. Mais c’est aussi ici que l’on peut croiser le fantôme de Bobby. Ce Skye terrier est venu chaque jour attendre sur la tombe de son maître décédé pendant 14 ans. Devenu un symbole de fidélité, une statue le représentant se trouve à proximité du cimetière. Une pierre tombale lui a été érigée à l’entrée du cimetière. Entretenue par la ville, les visiteurs y déposent des bâtons avec lesquels le fantôme de Bobby joue la nuit. Par ailleurs, c’est sur les tombes de Greyfriars kirkyard que l’autrice de Harry Potter a trouvé l’inspiration pour les noms de certains de ses personnages, en particulier Tom Riddle (Tom Jédusor). Le cimetière est donc devenu très fréquenté par les fans du petit sorcier et les lieux commencent à faire les frais de cette popularité.
dans les allées de Greyfriars kirkyard
De New Town à Dean Village
Redescendre vers la gare de Waverley depuis le Royal Mile
Pour changer de quartier et descendre du Royal Mile vers Princes Street, plusieurs possibilités s’offrent à vous. Il est possible de s’aventurer dans les closes et leurs escaliers. Mais il est également possible d’emprunter Cockburn Street. Cette rue commerçante descend doucement vers les quartiers plus récents. Elle a d’ailleurs été percée au XIXe siècle pour rejoindre la gare de Waverley (un cas unique de gare nommée à partir d’un personnage de roman, signe de la passion d’Edimbourg pour Walter Scott, l’auteur qui a redoré le blason de l’Ecosse dans l’imaginaire collectif). Si en journée il y a beaucoup de monde, j’ai beaucoup aimé l’ambiance qui s’en dégage à la tombée de la nuit.
Cockburn Street
Flâner sur Princes Street et ses jardins
Au pied de Cockburn Street, après avoir traversé le pont de Waverley, on arrive au pied du Scott Monument, immense flèche de style gothique érigée à la mémoire de l’écrivain romantique. C’est aussi le début des jardins de Princes Street, une artère très commerçante et bordée de boutiques comme on en trouve dans toutes les villes. Nous avions fait un tour dans les jardins de Princes Street le soir de notre arrivée après avoir diné au pub. C’est la vue sur le château qui nous avait attirées. Dans les jardins, la splendide fontaine Ross permet une jolie perspective. Un peu plus loin, le cimetière de l’église St Cuthbert offre une balade au milieu des croix anciennes, toujours sous le château.
Dans les jardins de Princes StreetBalade entre les tombes anciennes de St Cuthbert Kirkyard, au pied du château
La ville au carré
L’appellation New Town peut prêter à confusion. En effet, c’est une partie de la ville qui était nouvelle… au XVIIIe siècle, en opposition avec la ville médiévale. Conçue selon un plan très géométrique, le quartier offre une architecture homogène d’immeubles bordant de larges rues pavées. Cela rappelle l’architecture des beaux quartiers londoniens, qui datent de la même époque.
Symétries et perspectives dans New Town
La promenade de Water of Leith
Nous avons traversé New Town pour nous rendre le long de la rivière Water of Leith. Là, une promenade bucolique longe l’eau : le Water of Leith walkway. Nous avons commencé notre balade le long de la rivière à Stockbrigde, vers l’aval avant de faire demi-tour pour aller en direction de Dean Village. Nous avons trouvé un peu de fraîcheur ainsi que quelques jolis points de vue. Ainsi, alors que j’attendais Melle 3e au passage piéton sur le pont de Stockbridge, une habitante m’a gentiment interpelée « have you seen the sculpture in the river ? » (avez-vous vu la sculpture dans la rivière ?), puis m’a expliqué comment la voir. En effet, une sculpture d’un homme taille réelle se dresse les pieds dans l’eau, et il faut un peu la deviner à travers le feuillage des arbres. Sans cette dame, nul doute que je serais passée à côté. Ce que je n’ai pas manqué de repérer par contre, c’est le héron qui était posé sur une branche juste au dessus de la rivière.
Rencontres au bord de la Water of Leith : une sculpture et un héron
En continuant vers Dean Village, nous avons croisé St Bernard’s Well. Le monument du XVIIIe siècle abrite une source qui était réputée pour avoir des vertus médicinales. Puis, nous sommes arrivées à Dean Village. Là, un petit pont et quelques bâtiments forment un ensemble plein de charme. C’est depuis quelques temps l’un des lieux édimbourgeois les plus vus sur Instagram. Certes c’est mignon, mais il n’y a finalement pas énormément de possibilité de photos différentes et cela attire beaucoup de monde. Nous avons donc vite continué notre balade le long de la Water of Leith, avant de prendre une longe volée de marches afin de gagner un arrêt de bus pour rentrer à l’hôtel.
Le long de la Water of LeithDean Village : la photo Instagram !Dean Village Un peu partout sur les habitations anciennes à Edimbourg, les canalisations d’évacuation des eaux usées sont à l’extérieur. En effet, à l’origine, les eaux usées étaient jetées par la fenêtre, après avoir crié « gardyloo » (déformation de notre « garde à l’eau »). Puis l’évacuation des eaux usées a évolué et le plus simple a été d’installer les canalisations à l’extérieur
L’énergie du Fringe
Si vous ne connaissez pas le Fringe, rassurez-vous : c’était aussi mon cas quelques semaines avant de partir. C’est Melle 3e qui m’en a parlé en premier, et me l’a présenté comme le festival d’Avignon écossais. En échangeant avec les conseillères de l’agence de voyage, j’ai compris que c’était bien plus. Mais lors de notre première journée à Edimbourg, alors que le festival commençait à peine, j’ai compris que c’était bien plus que ça. Effectivement, le Fringe, c’est le plus grand festival de spectacle vivant au monde ! Et pourtant à l’origine, en 1947, c’est le off du Festival International d’Edimbourg qui présente du théâtre classique, existe toujours et a lieu en même temps que le Fringe (ou l’inverse). Et dans une belle mise en abyme, il y a aujourd’hui un Fringe off.
Le Royal Mile se transforme en aires de spectacles pendant le Fringe Festival
Des spectacles à chaque coin de rue
Pendant trois semaines, de très nombreuses scènes officielles sont installées dans les rues. Les artistes, venus du monde entier, sont tirés au sort chaque matin pour choisir leur horaire et leur emplacement. Chaque heure, le performeur change et avec lui le type de spectacle. Nous avons ainsi pu voir des artistes coréens en habits traditionnels dansant de la K-pop, des humoristes, des magiciens, de la techno, de la musique folk, des acrobates. Rien que sur le Royal Mile, il y a pas loin d’une dizaine d’aires de spectacles. Il suffit de se balader et de jeter un œil là où vous voyez un attroupement. Et puis, il y a ceux qui font la promotion de leur spectacle et distribuent des flyers, parfois de façon très originale. Ainsi, Melle 3e s’est vu offrir une banane à condition que la jeune femme, déguisée en banane, puisse récupérer la peau pour le spectacle de sa compagnie qui avait lieu peu après. Nous avons aussi vu des jeunes scotcher une carotte sur un poteau pour la prendre en photo et faire leur promotion sur les réseaux sociaux. C’est vivant et bon enfant. On ne se sent pas oppressé comme dans certains festivals en France.
Nous sommes restées regarder ce danseur/jongleur de feu péruvien tout au long de sa performance sur une version acoustique de « Nothing else matters » – un moment très poétique Je n’ai malheureusement pas réussi à avoir son nom…
Des centaines de propositions chaque jour
En 3 semaines, ce sont plus de 2500 spectacles officiels différents qui sont proposés lors du Fringe (et l’on parle bien de spectacle, pas de représentations : certains sont joués quotidiennement sur la durée du festival). Le programme ressemble à un vieil annuaire téléphonique. Il y a en a pour tous les goûts, tous les âges : des spectacles pour enfants, de la musique, du théâtre, de la danse, du cabaret, du stand up, du cirque, etc. Croiser les affiches et les distributeurs de flyers lors de notre première journée à Edimbourg nous a donc donné envie d’assister à un spectacle dans une salle lors de notre second passage dans la capitale écossaise. Nous avons fait notre choix sur le site du Fringe en utilisant les filtres de recherche. N’ayant pas confiance dans nos compétences en anglais, nous avons visé les spectacles les plus visuels : musique, danse, cirque.
Let’s talk about art… maybe
C’est comme cela que nous sommes tombées sur la proposition du New York Circus Project : une version d’Hamlet alliant le cirque contemporain au texte de Shakespeare. Le soir, nous sommes arrivées environ 45 minutes avant la représentation et avons profité du bar extérieur sur le site (une ancienne église) où cela avait lieu avant de faire la queue avec les autres spectateurs. A l’ouverture des portes, nous avons été surprises de pouvoir garder nos verres avec nous. De même il n’a pas été demandé de couper les portables au début du spectacle. Quant au spectacle, il est génial : un mélange de cirque et de théâtre, des artistes talentueux, une mise en scène dynamique, des références à la pop culture et une bande son ébouriffante. Nous avons passé un excellent moment
(*) Au cours de ce voyage, j’évoque à plusieurs reprises la consommation d’alcool (cidre, bière, whisky…). Il est important de noter que l’abus d’alcool est dangereux pour la santé et donc à consommer avec modération.
Peinture Fraîche est un festival lyonnais de street art. J’avais assisté l’an dernier à la 5e édition qui s’était tenue aux anciennes usines Fagor. L’édition 2024 est sous-titrée Secret Spot : l’art urbain digital. Elle se tient dans un lieu inédit, et éphémère. De ce que j’ai lu, le festival a eu du mal à trouver un lieu adéquat cette année : il semblerait que Lyon ne disposait pas d’une friche industrielle pouvant les accueillir. C’est assez tardivement que l’ancien collège de la place de Serin a été en partie mis à disposition via un de leurs partenaires (un groupe d’immobilier qui a lui-même sollicité un de ses partenaires). Le lieu est atypique pour ce type d’évènement car il est déjà en cours de réhabilitation et de transformation en résidence pour étudiants. D’ailleurs, les ouvriers s’y affairent dans les étages et l’extérieur a déjà été complètement ravalé.
Derrière les installations du festival Peinture Fraiche, le chantier de rénovation du bâtiment est en cours.
C’est donc un espace restreint qui a pu être mis à disposition : seulement une partie du rez-de-chaussée et du sous-sol. De plus, c’est très tardivement que le festival a pu avoir confirmation de pouvoir utiliser ce lieu. La programmation est donc moins grandiose que l’an dernier, plus intimiste. Une grande part a aussi été fait au digital, entre installations vidéos et réalité augmentée (ce dernier aspect avait d’ailleurs déjà été exploré l’an dernier). Si j’ai bien aimé les fresques et installations « physiques » présentées, je n’ai pas vraiment accroché aux propositions artistiques digitales (Il aurait peut-être fallu que j’y passe plus de temps, mais je ne disposais que d’une heure entre un déménagement et la nécessité de reprendre la route avant l’heure de sortie des bureaux à la veille d’un grand week-end).
Parmi les artistes muralistes présentés, je connaissais déjà le travail de certains. Ainsi, le lyonnais PEC avait couvert un mur entier et quelques piliers de ses fameux Knars que l’on peut voir un peu partout dans l’espace public de la métropole. Le nantais Ador avait investi un espace faisant face à celui de PEC avec son univers aux personnages doux et facétieux. Le contraste entre les couleurs vives de PEC et les teintes claires d’Ador était très sympathique. A eux deux, ils occupaient les deux tiers du rez-de-chaussée. L’espace était complété par des écrans diffusant des créations digitales, une fresque de lettrage de PandorOner et une ville de Maxime Ivanez.
Maxime IvanezAdorPECAdorAdorPEC
Le suite de l’évènement se tenait dans le sous-sol du bâtiment, avec un chouette mood urbex. Là, les espaces avaient été totalement investi par successivement trois artistes déployant chacun leur univers. Le lyonnais 1Port avait en particulier créé une anamorphose, qui m’a fait penser à Méliès. Le muraliste Cobalt déployait « Capitaine Custo », une succession de fonds marins entre poissons et épaves. Puis, c’est Zeso qui avait complètement transformé l’espace entre fresque et installation artistique en trois dimensions (des installations très différentes des travaux de cet artiste que j’avais pu voir à Street Art City) .
CobaltZesoCobalt1Port
Peinture Fraiche Festival – Lyon – octobre 2024
(*) La 6e édition de Peinture Fraiche Festival se tient jusqu’à dimanche 3 novembre 2024. Le lieu est situé cette année place de Serin dans le 4e arrondissement de Lyon. Il faut compter une heure sur place, voir un peu plus si on s’attarde sur toutes les installations digitales. Attention : compte tenu du lieu, la jauge est limitée et les billets sont vendus uniquement en ligne.
Ce week-end, je me suis rendue à deux festivals, très différents l’un de l’autre mais tous les deux sur le territoire de Valence Romans. Ce sont tous les deux des rendez-vous annuels où j’ai l’habitude faire un tour. Je vous en propose un petit aperçu rapide, même si les éditions 2024 de ces évènements sont maintenant terminées.
Les Rencontres de la Photo de Chabeuil
Sur un grand week-end, entre 20 et 30 expositions de photos sont proposées dans divers lieu du village, et du hameau de Parlanges, dans le cadre des Rencontres de la Photo de Chabeuil. Toutes les expositions sont gratuites et en entrée libre. En ce qui me concerne, c’est le vendredi que j’ai profité d’une grande partie des expositions (je n’ai pas eu le temps d’aller voir celles aux serres de Parlanges). Les artistes exposés font des propositions très différentes les unes des autres. J’ai comme chaque fois été plus sensibles à certaines. Mon coup de coeur a été pour les photographies polaires de Pierre Alexandre Chevallier, suivi du travail entre l’image et le support de Guillaume Holzer, des personnages surgissant des paysages d’Eric Ribot et du grain des photos de Maya Paulès.
Devant la mairie, le drapeau des Rencontres de la Photo
Françoise Huguier est l’invitée d’honneur de cette édition
Backstage
Jeux de texture avec les supports des photos de Guillaume Holzer
Détail d’une photo de Maya Paulès – Le grain dans la série Solastalgia
Détail d’une photo de Maya Paulès
Chabeuil – Drôme – 13 septembre 2024
Valence en Gastronomie Festival
Valence en Gastronomie est un autre festival que j’aime beaucoup et auquel je me rends chaque année. Sur un week-end, de nombreuses animations autour de la gastronomie et de ses matières premières sont proposées. Cette fois, j’ai passé une matinée complète sur le marché des pagodes Goutatou. Les pagodes sont des stands qui réunissent à la fois des producteurs et des restaurateurs et pâtissiers. Grâce à un système de tickets (les fameux Goutatou qu’il faut acheter en arrivant sur place), il est possible de déguster des mini portions de produits locaux, de plats de grands chefs, de pâtisseries mais aussi de vin, bière ou jus de fruits. J’y suis allée avec Mr 1er le samedi matin à l’ouverture et avec 2 planches de Goutatou, nous avons pu varier les dégustations mais aussi faire l’équivalent d’un repas chacun. Nous n’avions en effet plus faim pour déjeuner ensuite.
Le festival Valence en Gastronomie a lieu sur le champ de Mars, autour du kiosque Peynet
Comme nous sommes dans la Drôme, il y a forcément des ravioles. Ici celles de la Mère Maury avec une crème parmesan-citron de Aix&Terra
Apprendre à casser les noix avec la Confrérie de la Noix de Grenoble
Les cookies aussi bons que beaux du pâtissierAurélien Fournier (un ardéchois qui reste un de mes coups de cœur année après année )
Valence en Gastronomie – Drôme – 14 septembre 2024
Et si vous voulez vous rafraichir la mémoire, je vous ai déjà parlé de :
Je l’ai déjà évoqué à de multiples reprises mais la Drôme (et ses environs) offre de nombreuses possibilités de sorties culturelles. Bien sûr, il y en a toute l’année mais en été, celles-ci se multiplient avec les festivals et autres concert s et représentations en plein air. De même, de nombreux lieux accueillent des expositions temporaires à cette période de l’année. Je vous propose donc de venir avec moi découvrir ce à quoi j’ai déjà assisté (ainsi que quelques idées pour la suite de l’été).
En sortant d’un concert au Prieuré de Charrière dans la Drôme des Collines
Le Festival Mozart, une approche décontractée de la musique classique
J’avais assisté l’an dernier à deux concerts estivaux du Festival Mozart(qui s’appelait encore Saoû chante Mozart). Depuis, j’avais écouté avec plaisir deux autres concerts, de chant choral, organisés par eux à Valence, un en plein hiver avec un programme de saison et un autre début mai au moment de la conférence de presse du festival. C’était chaque fois un très bon moment. Aussi quand l’organisation du festival m’a proposé d’assister de nouveau cet été à des concerts, j’ai bien sûr accepté.
Un coucher de soleil au prieuré de Charrière
Si l’année dernière, j’avais vraiment trouvé le concert au lever du soleil absolument magique, j’ai choisi cette année de vivre une autre expérience, en fin de journée cette fois. Le festival a cette année commencé sa programmation par des concerts en Drôme des collines. J’ai donc pris la route un soir après le travail direction le prieuré de Charrière à Chateauneuf de Galaure. J’ai commencé ma soirée par pique-niquer dans un champ (j’avais trouvé de bons produits locaux à l’épicerie du village de Claveyson sur le trajet). Comme je disposais d’encore un peu de temps, je suis descendue jusqu’au bord de la Galaure et j’ai un tour dans le hameau de Charrière.
Dans la cour du prieuré de Charrière
L’heure du concert approchant, je me suis dirigée vers la chapelle du prieuré de Charrière où celui-ci avait lieu. Le prieuré est encore en cours de restauration, menée par une équipe de bénévoles. Il y a quelques années, la chapelle n’avait par exemple plus de toiture. Aujourd’hui, à l’abri de l’air et de l’eau, elle accueille des expositions et des concerts. En effet, l’acoustique de cette petite chapelle un peu rustique (le sol est encore en terre battue et les chaises sont celles en plastique du comité des fêtes local) est excellente et se prête parfaitement à l’accueil de petites formations.
La chapelle du prieuré de Charrière en fin de journée.
C’est parti !
Ce soir-là, c’est le quatuor Hélios qui joue. Face à nous, une flûtiste, une violoniste, une altiste et un violoncelliste nous régalent pendant plus d’une heure de la musique de Mozart (avec une jolie transcription d’un concerto pour piano faite à l’époque et avec l’aval de Mozart lui-même), mais aussi de celle de Haydn (qui entretenait une amitié forte avec Mozart) et de Ries (qui fût un disciple de Beethoven et un concertiste renommé). La représentation se termine par un tango contemporain, preuve que la musique (dite) classique continue à vivre. Nous ressortons alors que le soleil commence à se cacher sous l’horizon. J’en profite pour visiter le prieuré, exceptionnellement ouvert, avant de prendre un verre au bar tenu par une association locale. Finalement, musique classique ou pas, un festival reste un festival !
Le quatuor Hélios
Le quatuor Hélios
Switched-on Mozart, variation contemporaine sur une œuvre classique
Samedi après-midi, j’ai pris la direction de Saoû pour assister à un concert très original. Switched-on Mozart se veut dans la lignée du Switched-on Bach de Wendy Carlos. Le postulat de départ, rappelé en début de concert par Philippe Bernold, directeur du festival, est que « à l’époque de Mozart, on n’écoutait que de la musique contemporaine », et que Mozart a toujours été intéressé par les nouveaux instruments de son époque, comme la clarinette ou le piano-forte. Le festival Mozart s’est donc associé avec Inventer pour Apprendre, une autre association de Saoû qui propose une résidence estivale pour apprendre la composition à de jeunes musiciens. Arnaud Petit et Yannick Chapuis ont donc pris des partitions de Mozart et les ont adaptées à des instruments d’aujourd’hui : synthétiseurs, batterie, basse et guitare électrique.
La musique de Mozart au Gasoline Palace
C’est le résultat de ce travail qui était présenté samedi lors du concert. Afin d’être en phase avec le côté rock de cette version de Mozart, c’est au Gasoline Palace, un bar, que la prestation avait lieu. Il y avait même une boisson incluse dans le billet d’entrée. Si on m’avait dit qu’un jour, j’irai écouter Mozart aux instruments électriques dans un bar avec un verre à la main, je pense que j’aurais pris mon interlocuteur pour un fou. Et pourtant, c’est ce qu’il s’est passé samedi dernier ! Pendant une heure, la soprano Eleonore Lemaire et les solistes de l’orchestre de chambre de la Drôme ont fait vibrer la musique de Mozart comme on ne l’avait jamais entendue. Une nouvelle fois, le festival Mozart a montré que la musique classique n’est pas forcément poussiéreuse (ou en tous cas, qu’elle peut sans souci être dépoussiérée).
Mettre Mozart à l’électrique, c’est osé et comme l’a précisé Arnaud Petit en préambule du concert « Concernant le bon goût, nous sommes toujours resté à la lisière, sans jamais tomber dedans ».Une interprétation de Mozart entre rock et punk, particulièrement réjouissante !
(*) Le festival Mozart continue jusqu’au 21 juin avec une programmation éclectique et variée. J’ai d’ailleurs déjà mon billet pour le concert Bach Contemplation en fin de semaine. Le concert de clotûre Bach Mirror en plein air m’aurait aussi bien plu mais je ne suis pas disponible..
(*) J’ai assisté à ces deux concerts en étant invitée par le Festival Mozart dans le cadre d’une collaboration commerciale non rémunérée, et je les en remercie. J’ai choisi moi-même les concerts auxquels j’ai assisté dans leur programmation, compte tenu de mes envies et de mes disponibilités. Mon avis est par ailleurs totalement libre.
Histoire d’un Cid, la nouvelle production des Fêtes Nocturnes de Grignan
Les Fêtes Nocturnes de Grignan font partie des évènements estivaux que j’attend chaque année. Cela commence déjà par la découverte quelques mois avant du spectacle qui sera joué et par qui, puis par la réservation des billets sans tarder car les gradins se remplissent vite. Il faut dire que chaque fois la pièce de théâtre, jouée dans le décor somptueux de la cour d’honneur du château de Grignan, est vraiment réussi. J’ai ainsi les années précédentes eu le plaisir d’assister aux représentations de Fracasse en 2021, Les Fâcheux en 2022 et L’Avare en 2023. Si les autres fois, j’y étais allée plutôt en fin de saison, cette année, notre organisation familiale (et les dates des épreuves du bac de Melle 3e) m’a permis d’y aller dès la première semaine de représentations.
En attendant le lever de rideau
Il faut dire que j’avais encore plus hâte d’y aller cette année en raison de la programmation. En effet, le spectacle Histoire d’un Cid est une relecture de la pièce Le Cid de Corneille. J’avais (comme beaucoup) étudié Le Cid en troisième, et après n’avoir auparavant lu en classe que quelques rares pièces de Molière avec des professeurs peu motivants, l’étude de celle-ci avec un enseignant intéressant m’avait fait apprécier le théâtre, classique ou plus contemporain. La proposition de Jean Bellorini, du TNP de Villeurbanne, est une revisite moderne de la pièce de Corneille. Elle fait rimer les alexandrins d’origine avec les mots contemporains. Elle emmène la pièce classique dans un registre de culture populaire, sans perdre l’esprit de la tragi-comédie. Elle nous gratifie de répliques qui pourraient devenir cultes, mention spéciale pour « Rodrigue, ton père, c’est Dom Diègue, pas Mick Jagger ». Elle met en lumière les punchlines de Corneille. Elle flirte même parfois avec la comédie musicale. Bref, c’est une version réjouissante d’un classique qui s’affranchit des codes, que vous l’aurez compris, j’ai beaucoup appréciée.
4 acteurs et 2 musiciens, le salut final
(*) Histoire d’un Cid est joué dans la cour d’honneur du château de Grignan jusqu’à la fin de l’été dans le cadre des Fêtes Nocturnes 2024, organisées par le département de la Drôme. La pièce a fait l’objet d’une captation intégrale le 28 juin 2024 lors de la représentation à laquelle nous avons assisté avec Melle 3e. Elle sera diffusée le 8 août 2024 sur France 3 Auvergne-Rhône-Alpes et à la rentrée sur Culture Box.
D’autres idées pour cet été, ou après
Comme l’été ne fait que commencer, j’ai quelques autres idées à vous suggérer pour les prochaines semaines :
Le Festival Sur le Champ à Valence, du 17 au 20 juillet est gratuit et propose une programmation éclectique.
A Crest, le centre d’art propose jusqu’au 6 octobre une nouvelle exposition autour du street art avec le collectif Sorry Graffiti.
Le musée de la chaussure de Romans présente une exposition temporaire Jean-Paul Gaultier pour Stéphane Kélian jusqu’au 3 novembre.
Le musée d’art contemporain de Montélimar expose les photos de William Klein jusqu’au 6 janvier 2025
Je ne sais pas si j’aurais le temps de voir toutes ces expos durant l’été, mais je les ai notées pour l’automne.
Cette semaine, je vous ai proposé « Couleur claire » comme thème du projet 52. Le choix du sujet est donc très vaste, puisqu’il faut s’attacher à la couleur et non à l’objet de la photographie choisie.
Pour ma part, l’inspiration est venue comme une évidence alors que je visitais l’exposition du festival A(i)rt de Famille à Lyon. Parmi les univers des artistes qui ont chacun pris possession d’une ancienne boutique de la Galerie des Terreaux, celui de Trepid a forcément résonné avec le thème de la semaine.
Vivant par nature – nature morte par Trepid – Festival A(i)rt de Famille 2024
Pour découvrir les couleurs claires chez les autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.
NB : je passe la journée avec des copains, et ne serai donc pas sur mon ordinateur. Ne vous inquiétez pas si votre commentaire n’apparait pas immédiatement (il semblerait que WP soit d’ailleurs un peu taquin en ce moment) : je le validerai dès que possible et au plus tard demain dimanche.
Nous avons de la chance dans la Drôme car nous avons beaucoup de nombreux producteurs et artisans qui font un travail de qualité. Il est ainsi relativement facile de se régaler à base de produits locaux que l’on trouve au marché ou dans les magasins de producteurs. Mais nous avons aussi beaucoup de bons restaurants, qu’il s’agisse d’établissements proposant une cuisine simple mais de qualité, de bistronomie ou de restaurants étoilés. J’ai d’ailleurs déjà eu plusieurs fois l’occasion de dîner dans certains de ces derniers (La Cachette et Flaveurs à Valence, et le Carré d’Alethius à Charmes sur Rhône), ainsi que dans leurs adresses bistronomiques (en particulier, le Bac à Traille et André). Il faut dire que nos chefs étoilés ont à cœur de faire découvrir leur cuisine et proposent différents rendez-vous plus abordables que leurs grandes tables.
En arrivant chez Anne-Sophie Pic
Un quatre-heures chez Anne-Sophie Pic
Ainsi, Anne-Sophie Pic, cheffe triplement étoilée pour son restaurant valentinois (et cumulant 10 étoiles sur l’ensemble de ses restaurants), propose à certaines périodes de l’année un quatre-heures. Je l’avais bien repéré depuis un moment sur les réseaux sociaux de la Maison Pic, mais n’avait pas trouvé d’occasion pour y aller. Celle-ci est venue par hasard un samedi après-midi où j’ai croisé ma copine Laeticia en ville. Elle venait d’appeler pour réserver afin d’y aller le lendemain avec quelques autres de mes connaissances. Il n’a pas fallu bien longtemps pour qu’elle réussisse à me convaincre que c’était une bonne idée de me joindre à eux et a aussitôt rappelé le restaurant pour ajouter une personne.
Nous nous sommes donc retrouvés à 6 le dimanche un peu avant 16.00. Dès l’entrée dans l’établissement, c’est un cocon à la fois doux et chaleureux. Une fois à notre table, nous devons choisir une boisson sur la carte dédiée au quatre-heures. Nous aurons ensuite quatre services de bouchées sucrées, apportées par les pâtissiers qui nous expliquent ce que nous allons déguster et dans quel ordre il est préférable de le faire. Les prémices, les viennoiseries, les pâtisseries et les desserts à l’assiette se succèdent, tout en délicatesse et subtilité. L’expérience se termine par un cocktail sans alcool très floral.
La carte du bar Rose
Cocktail floral
Prémices sucrées
Caviar de chocolat et bouchée chocolat-menthe
Matcha comme un tiramisu
La fraise et la rhubarbe
Nous avons avons vraiment passé un excellent moment, dans l’ambiance feutrée des salons de la Maison Pic. Pendant presque 2 heures et demie, les bouchées se sont succédées, tranquillement. Nous y étions le dernier jour de service de la version de l’été 2023. Et j’ai maintenant très envie de découvrir la nouvelle proposition pour l’hiver.
(*) Le quatre-heures n’est pas servi tous les jours et est obligatoirement sur réservation au moins la veille. Il était à 49 € par personne lorsque nous y sommes allés.
Des découvertes au Valence en Gastronomie Festival
Le Valence en Gastronomie Festival est un rendez-vous annuel qui se tient au moment de la rentrée. Pendant un week-end, différentes activités sont proposées autour de la gastronomie (ainsi, en 2019, j’avais participé à un speed-tasting). Restaurateurs, artisans et producteurs font découvrir leurs spécialités sur un marché où les dégustations se paient en Goutatou, des tickets que l’on peut acheter sur place. C’est une très bonne occasion pour goûter la cuisine de grands chefs ou des produits originaux. J’avais beaucoup apprécié l’expérience l’an dernier et j’avais hâte de la réitérer cette année.
Fin de journée sur le champ de Mars où se passe le festival
Goutatou en main, je suis prête à me régaler !
J’avais également la chance d’être conviée à la soirée donnée par Drôme c’est ma nature, l’agence d’attractivité départementale dont je suis ambassadrice. C’est donc en fin de journée du samedi que je suis allée sur le site du festival. Cette année, tout avait été regroupé sur le Champ de Mars à Valence. Je pensais avoir le temps de faire le tour avant le début de la soirée, mais j’ai passé un peu trop de temps à échanger sur le stand de l’Ardèche avec une personne de l’agence départementale de tourisme autour de futurs rendez-vous. Aussi, j’ai ensuite filé rapidement pour assister au cocktail sur le stand de la Drôme.
Tartes fines aux légumes d’été et mini-caillettes
Macarons salés chèvre/poivron
Comme il me restait plein de Goutatou, je suis revenue le dimanche en fin de matinée. J’ai ainsi pu me composer un brunch entre sucré et salé : de la pogne, des glaces, des bouchées salées et sucrées… J’ai également fait quelques achats, en particulier du miel de l’Ain (qui était un des départements invités de cette édition du festival), du vinaigre balsamique produit en Ardèche, des sablés fourrés fabriqués à Tain l’Hermitage, des compotes, de quoi préparer du thé glacé et des chouchous à base de noix de Grenoble.
Bouchée salée de la Maison Pic, tomate & romarin
Mes achats…
(*) Les deux planches de Goutatou que j’ai « dépensées » sur le festival m’ont été offertes par Drôme c’est ma nature (collaboration commerciale / invitation). J’étais totalement libre sur la façon de les utiliser, et sur mes choix de dégustations.
Au cours de l’été, j’ai pu profiter de plusieurs spectacles et expositions autour de chez moi. Je vous avais déjà parlé en juillet de l’exposition temporaire au Musée de Valence et d’un concert de musique classique à Crest. Dans cet article, j’évoquais d’autres propositions issues de la programmation culturelle de l’été dont j’espérais bien profiter. J’ai effectivement pu assister à certains spectacles et découvrir certaines expositions. Je vous propose un petit retour sur ces expériences.
Fresque de Quentin Caillat à Cap Vaise -Lyon 9e
Magonia, exposition de street-art à Lyon
Juste avant de partir en vacances d’été en dehors de la région, j’ai découvert qu’il y avait une exposition de street-art à deux pas du bureau, dans le 9e arrondissement de Lyon. Le collectif lyonnais Blast Art a investi les locaux de Cap Vaise destiné à être détruits pour un nouveau projet immobilier. Il y ont installé leurs ateliers depuis quelques années et pour encore quelques mois. Ils en ont profité pour monter une exposition éphémère : Magonia, voyage en Apesanterre. Celle-ci se terminant avant mon retour de congés et n’étant ouverte qu’en fin de semaine, j’ai vite pris des billets pour le samedi matin suivant, où je suis dont allée exprès à Lyon.
Le superbe dragon d’Ardif au fond et sur le côté une fresque de Lorraine MottiSinge par KaloufFresque par Raffu
Je n’ai pas regretté un instant d’avoir pris le train ce samedi matin, même s’il avait fallu se dépêcher un peu. En effet, arrivée à Cap Vaise, j’ai vite été emportée pour le lointain univers de Magonia. Après quelques explications sur l’origine de Magonia, et ses liens avec la ville de Lyon, j’ai pu déambuler librement dans l’exposition. Entre fresques et installations monumentales et petits objets et dessins, l’exposition entrainait le visiteur à la découverte du peuple magonien dans un dédale coloré et ludique. Cette exposition était une véritable ode à la rêverie et à l’imaginaire, et je me suis laissée emporter…
Le retour à la réalité d’un matin lyonnais a été un peu difficile. Heureusement, des fresques se déploient sur les murs extérieurs, dont certaines de Kalouf ou encore Ardif. Puis, je suis allée faire un tour dans l’atelier, histoire de prolonger la magie et de voir les coulisses de la création de ces œuvres. J’ai en particulier pu y admirer le travail de Romain Larchandet, qui créé des êtres entre steampunk et transformers, à partir d’objet de la vie quotidienne. Je crois que dorénavant, je ne regarderai plus vraiment pareil un grille-pain ou un aspirateur !
Ajax, le guerrier en pièces de scooterCeci était un aspirateur !
Magonia, voyage en Apesanterre – exposition à Cap Vaise -Lyon 9e Juillet 2023
Lever de soleil, concert magique à Saoû
En juillet, je vous disais que je souhaitais assister à un concert au lever du soleil dans le cadre du festival Saoû chante Mozart. L’idée d’un concert de musique classique au petit matin me plaisait beaucoup, avec une façon légère de casser les codes. Écouter Mozart et Schubert en plein air et en veste polaire, je trouvais la perspective réjouissante. J’y suis effectivement allée, et c’était un moment absolument magique. J’avais mis mon réveil à sonner très tôt afin d’avoir le temps de me faire un café avant de prendre la route sur Saoû, et je ne l’ai pas regretté un instant. En stationnant ma voiture à l’entrée du village, j’ai entendu quelques notes de piano qui s’élevaient dans les airs. Le soleil était encore caché derrière les montagnes de la forêt de Saoû. J’ai traversé doucement le village qui s’éveillait à peine pour gagner le château d’Eurre.
Traverser Saoû au petit matinLe long de la rivièreArrivée au château d’EurreEn place pour le concert
J’ai pris place sur une chaise face au piano, un champ de lavandes et les montagnes à ma droite. A 7.00 du matin, Emmanuel Strosser a pris place devant le clavier. Les notes de Mozart puis de Schubert se sont mêlées au chant des oiseaux et au murmure de la rivière. Le temps n’existait plus tandis que les premiers rayons du soleil venaient réchauffer l’atmosphère un peu fraîche. Le moment était suspendu aux touches du piano. Le bavardage de Mozart a cédé à la pureté de Schubert. C’était tout simplement magique….
Quand la nature et la musique se combinent…Emmanuel Strosser nous parle du morceau qu’il va interpréter
Terminer le concert par un café/croissant dans les lavandes…
Château d’Eurre (privé, non ouvert à la visite) – Saoû – Drôme – juillet 2023
L’Avare, les fêtes nocturnes à Grignan
Chaque été, les fêtes nocturnes au château de Grignan proposent une nouvelle pièce de théâtre, montée ou adaptée spécialement pour ce lieu hors du commun. Dans la cour Renaissance, au pied de la superbe façade, la scène est installée pour deux mois. J’y étais déjà allée deux fois, pour Fracasse en 2021 et pour Les Fâcheux l’année dernière.
Dans les ruelles de Grignan
Derniers rayons du soleil sur la terrasse du château de Grignan
Cette année, c’est encore Molière qui est à l’honneur, avec un pièce que l’on connait tous, au moins de nom. L’Avare est ici joué par Jérôme Deschamps et sa troupe, dans une adaptation de la mise en scène qu’il avait imaginée pour le TNP. Si l’acte 1 semble un peu plat dans sa mise en scène très académique, la facétie de Jérôme Deschamps se révèle pleinement dans les actes suivants. Entouré d’une dizaine d’acteurs, il nous entraine dans cette comédie dont je redécouvre le texte avec plaisir, m’apercevant qu’il est beaucoup moins simpliste que le souvenir que j’en avais gardé. Les 2 heures et quart de spectacle passent rapidement, tant la troupe nous emporte dans son délire…
Avant le lever de rideau
Le salut final
Château de Grigan – Drôme – août 2023
Andarta, légende gauloise à Upie
Cette année, l’équipe d’Upidum a monté le 3e volet des aventures d’Andarta, la déesse Voconce. Les deux premiers épisodes avaient été joués en 2015/2016 et 2018 respectivement. Si j’habitais déjà dans la Drôme, je n’avais pas eu l’occasion de les voir car j’étais en vacances aux dates du spectacle. Cette année, par contre, j’étais bien présente et je n’ai pas laissé passer l’occasion d’y aller. En plus, cela se passe à coté de chez moi, sur le site de Valsoyo à Upie.
L’entrée du village gaulois
J’ai eu un coup de cœur pour le dessin d’Andarta sur les gobelets !
Le site ouvrait à 18.30 pour un spectacle à 21.30. Avec Melle 3e, nous sommes arrivées dès l’ouverture afin de profiter un maximum des lieux. Et c’était une très bonne idée. Sur place, un village gaulois exposait plusieurs artisans : savonnier, potier, forgeron, fabriquant de tambours, créatrices de bijoux en pierres et métal… Je n’ai d’ailleurs pas pu résister à une jolie paire de boucles d’oreilles. Il y avait également des jeux pour petits et grands, à la fois simples et amusants. Un peu plus loin, un petit musée retraçait les moments marquants des deux premiers épisodes, tandis qu’un coin conte accueillait proposait une séance de rappel des évènements de ceux-ci. Ajoutez à cela une taverne proposant restauration et boissons, tout était réuni pour ne pas voir le temps passer !
Le coin des contes
En place pour le spectacle
Ensuite, place au spectacle. Installées sur les gradins du théâtre de verdure de Valsoyo, nous découvrons le fabuleux décor du village des Voconces. Pendant 1h15, une quarantaine de comédiens vont faire vivre Andarta, Ogmi et leurs amis pour nous raconter leur histoire. Le spectacle est grandiose avec effets spéciaux, feux d’artifices, jeux d’eau et animaux. L’humour du texte fait penser aux aventures d’Astérix. Les références sont nombreuses. Le spectacle s’achève par un flash mob entrainant les spectateurs sur la scène pour danser la chanson de la déesse Andarta. Nous n’avons pas vu le temps passer !
La légende d’Andarta – domaine de Valsoyo – Upie – Drôme – aout 2023
Il me reste encore plusieurs expositions à voir autour de chez moi, comme je le disais en juillet. Elles durent au delà de la période estivale, et je profiterai sans doute de l’automne pour y aller :
A Crest, le centre d’art propose une exposition autour d’André du Bouchet et de Pierre Tal Coat jusqu’au 8 octobre 2023.
A Valence, le Centre du Patrimoine Arménien présente une exposition sur les photographes arméniens dans l’Empire Ottoman. Elle se tient jusqu’à Noël.
A Montélimar, le Musée d’Art Contemporain propose une exposition « L’art et la matière » avec essentiellement des tapisseries et des céramiques. Elle est visible jusqu’à fin décembre 2023.
(*) Afin d’être totalement transparente, je vous signale que les places pour le Festival Saoû chante Mozart et celles pour La Légende d’Andarta sont des invitations qui m’ont été offertes dans le cadre d’une collaboration commerciale non rémunérée (et je remercie les organisateurs de ces deux évènements). J’ai par contre payé les billets pour les autres spectacles et expositions dont je parle dans cet article. Dans tous les cas, mon avis est libre et reflète l’expérience que j’ai vécue.