Cette semaine, le projet 52 nous invite à regarder par terre. J’ai eu envie de partir sur une idée automnale. Après tout, nous sommes à la saison où les feuilles des arbres ont tendance à se retrouver par terre. Mais, à cette saison, il y a d’autres choses que l’on retrouve par terre : c’est le moment où certains fruits tombent des arbres. Certains, tels les glands et les faines, se retrouvent au pied des arbres en forêt. Mais d’autres sont aussi cultivés. C’est le cas autour de chez moi des noix, du côté de la vallée de l’Isère et du Royans, et des châtaignes, du côté de l’Ardèche. Et c’est actuellement le moment de la récolte.
A la toute fin du mois de septembre, j’ai participé à une journée de découvertes en Ardèche autour des produits locaux automnaux. J’ai en particulier visité une ferme qui produit des châtaignes. Nous étions juste avant la période de la récolte, et les castanéiculteurs avaient commencé à disposer sous les arbres les filets qui permettront de récupérer les châtaignes.
A noter : Si vous souhaitez vous-même ramasser des châtaignes en Ardèche, il faut savoir que c’est très réglementé. Déjà, la plupart des châtaigneraies sont privées, y compris les vieux châtaigniers que l’on croise en se baladant dans les bois. Il ne faut donc y pénétrer qu’avec l’accord explicite du propriétaire. De plus, sur certaines zones propriétés des communes, le ramassage peut être interdit : renseignez-vous au préalable sur les réglementations locales. Et dans tous les cas, il ne faut emporter qu’une petite quantité destinée à une consommation personnelle. Il existe d’ailleurs une charte du ramasseur de châtaignes sur certains territoires ardéchois. Les conseils qui y sont donnés sont d’ailleurs pertinents quel que soit l’endroit où vous voulez ramasser des châtaignes (sauf si vous êtes sur votre propre terrain !).
Edimbourg était notre ville d’arrivée et de départ. Nous y avons passé un peu plus de deux jours, et sommes loin d’avoir exploré toutes les possibilités de cette ville. J’ai été frappée par le dynamisme et l’énergie qui en émane, sans doute accentué par le fait que nous étions en pleine période des festivals. Nous y avons flâné, de jour comme de nuit. Nous avons arpenté les rues et ruelles, essentiellement dans Old Town, la vieille ville. Nous avons essayé de capter l’âme d’Edimbourg. Et nous nous sommes dit qu’il faudrait revenir tant il y a de choses à y faire. En attendant, voici quelques idées pour découvrir Edimbourg, de façon plus ou moins classique.
Le château, construit sur un ancien volcan, domine la ville.
Dans Old Town, la vieille ville
Pour découvrir Old Town, nous avions rendez-vous avec Sarah de Wee Ecosse(une société qui propose des visites guidées francophones à Edimbourg, Glasgow et Inverness). Pendant 2 heures, nous avons parcouru la vieille ville à pied pour en découvrir quelques secrets. Nous en avons profité pour noter les suggestions de découvertes de Sarah, qu’il s’agisse de boutiques, ou de visites à faire.
Le Royal Mile
Les Closes
Le Royal Mile, c’est un peu la colonne vertébrale de la vieille ville d’Edimbourg. Allant du château au palais de Holyrood, ce mile relie deux résidences royales par une large avenue. Forcément, c’est hyper touristique et les boutiques tout au long de la rue se chargent bien de nous le rappeler. Mais pour peu que l’on y prête attention, les façades nous racontent des histoires. Et puis, il y a les closes : d’étroites ruelles se glissant entre les maisons hautes de 7 ou 8 étages, perpendiculairement à l’axe principal. Les closes, souvent en escaliers, partent à l’assaut des 2 côtés de la pente. Car Edimbourg n’est pas une ville plate et on a vite fait d’y pratiquer involontairement des exercices de step. Les closes permettaient de traverser la ville sans avoir à en faire le tour. Ils m’ont rappelé les traboules lyonnaises. Et comme leurs consœurs, les closes abritent aussi des petits trésors comme des cours bordées de bâtiments médiévaux, mais surtout ils offrent des points de vue uniques sur la ville.
De jour comme de nuit, les closes sont pittoresques
Le château d’Edimbourg
A l’extrémité du Royal Mile, on trouve le château d’Edimbourg (Edinburgh Castle). C’est un incontournable quand on visite Edimbourg, surtout pour la première fois. Mais c’est aussi un lieu extrêmement fréquenté (comme peut l’être le château de Versailles par exemple). Nous avions déjà nos billets et y sommes allées à l’heure indiquée. Le château est immense et tout ne s’y visite pas (il est encore actuellement utilisé comme résidence royale). Plusieurs musées y sont installés, certains consacrés à des régiments ou à l’histoire militaire. Ayant un temps limité et face à la foule, nous avons choisi d’aller voir en priorité les lieux que Sarah nous avait conseillé. Nous avons ainsi vu les prisons avec les reconstitutions de la façon dont les pièces étaient occupées, la petite chapelle Sainte Margaret plus ancien bâtiment de la ville et les joyaux de la couronne d’Ecosse, très impressionnants dans leur chambre coffre-fort.
Le château domine la ville et offre de beaux points de vue sur celle-ci. Ici l’on voit le Scott Monument, la gare de Waverley, Calton Hill et le portPlusieurs manteaux de cheminée dans le château reprennent les armoiries de l’union de l’Ecosse (la licorne) et l’Angleterre (le lion)
Nous sommes aussi allées voir le mémorial aux soldats écossais morts pendant la première guerre mondiale. Le bâtiment en forme de chapelle liste les batailles et les régiments engagés. Des registres permettent de consulter la liste des soldats morts au front. Puis, nous sommes passées dans la résidence royale, la grande galerie et avons jeté un œil aux broderies (ou plutôt leurs répliques) faites par Mary Queen of Scots, qu’en France nous connaissons plus sous le nom de Marie Stuart.
Nous avons croisé un roi d’Angleterre mais je ne sais pas lequelLa petite chapelle Sainte Marguerite, plus vieux bâtiment d’Edimbourg. (et un aperçu de la foule au château !)
(*) Les conditions de visite sont détaillées sur le site internet du château d’Edimbourg. ATTENTION : Le lieu est très prisé des touristes, et il n’est pas rare que l’ensemble des billets d’une journée soit vendu bien avant la fin de celle-ci. Il convient donc de prendre ses billets à l’avance par internet si on veut s’assurer de pouvoir entrer dans le château.
La cathédrale Saint Giles
En descendant le Royal Mile depuis le château, on croise la cathédrale Saint Giles. Elle est consacrée au culte presbytérien, dont elle est considérée comme l’église d’origine. C’est en effet là que John Knox était prêtre. Construite en plusieurs étapes, l’église est un petit bijou d’architecture gothique. La nef accueille largement la lumière par des grands vitraux. Mais le plus impressionnant est la chapelle de l’ordre du chardon, de style gothique flamboyant et au plafond finement sculpté.
dans la nef de la cathédrale St Gilesle plafond de la chapelle de l’ordre du chardon
(*) L’entrée à la cathédrale St Giles est gratuite. Le visiteur est cependant invité très explicitement à faire un don du montant de son choix en entrant, soit en espèces, soit par carte bancaire. Il ne faut pas avoir peur de la petite queue à l’entrée : elle avance vite !
Victoria Street, Grassmarket et le Greyfriars kirkyard
Depuis le Royal Mile, entre le château et la cathédrale, des escaliers permettent d’accéder à Victoria Street. Cette rue, courbée, est connue pour ses devantures colorées et photogéniques. Sa vraie particularité reste cependant d’être sur deux niveaux, épousant la pente, avec des commerces à chacun des niveaux. Elle est aussi réputée pour avoir été une source d’inspiration pour l’autrice d’Harry Potter quand elle a imaginé Diagon Alley (le chemin de traverse). D’ailleurs, le pub où elle a écrit le premier roman est aussi dans cette rue. Forcément, Victoria Street est devenue un haut lieu de visite pour les Potter Heads du monde entier. Si vous voulez profiter tranquillement des lieux, il faut donc y aller tôt le matin ou en soirée.
Victoria Street
En bas de Victoria Street, on trouve Grassmarket, une petite place bordée de pubs. Certains sont plus remarquables que d’autres. Ainsi The White Hart Inn est le plus ancien pub d’Edimbourg, installé en 1516. Un peu plus loin The Last Drop rappelle qu’autrefois la place servait aux exécutions publiques. Quoiqu’il en soit, si vous cherchez un endroit pour prendre un verre en fin de journée ou pour diner, il y a de quoi trouver son bonheur ici (et c’est moins touristique que sur le Royal Mile).
Le plus ancien pub d’EdimbourgDepuis Grassmarket et les rues environnantes, on a de jolis points de vue sur le château. D’ailleurs la fameuse venelle (The Vennel) soit disant spot secret qui fait actuellement les beaux jours d’Instagram part de Grassmarket.
Enfin, c’est aussi à proximité de Grassmarket que se trouve le Greyfriars kirkyard. Ce cimetière est connu pour être particulièrement hanté. Il faut dire qu’il a servi de lieu de détention des covenanters au XVIIe siècle et la tombe de celui qui les y a enfermés est située ici. Il n’en fallait pas beaucoup plus pour que le fantôme de Bloodie MacKenzie vienne s’y balader à la nuit tombée. Mais c’est aussi ici que l’on peut croiser le fantôme de Bobby. Ce Skye terrier est venu chaque jour attendre sur la tombe de son maître décédé pendant 14 ans. Devenu un symbole de fidélité, une statue le représentant se trouve à proximité du cimetière. Une pierre tombale lui a été érigée à l’entrée du cimetière. Entretenue par la ville, les visiteurs y déposent des bâtons avec lesquels le fantôme de Bobby joue la nuit. Par ailleurs, c’est sur les tombes de Greyfriars kirkyard que l’autrice de Harry Potter a trouvé l’inspiration pour les noms de certains de ses personnages, en particulier Tom Riddle (Tom Jédusor). Le cimetière est donc devenu très fréquenté par les fans du petit sorcier et les lieux commencent à faire les frais de cette popularité.
dans les allées de Greyfriars kirkyard
De New Town à Dean Village
Redescendre vers la gare de Waverley depuis le Royal Mile
Pour changer de quartier et descendre du Royal Mile vers Princes Street, plusieurs possibilités s’offrent à vous. Il est possible de s’aventurer dans les closes et leurs escaliers. Mais il est également possible d’emprunter Cockburn Street. Cette rue commerçante descend doucement vers les quartiers plus récents. Elle a d’ailleurs été percée au XIXe siècle pour rejoindre la gare de Waverley (un cas unique de gare nommée à partir d’un personnage de roman, signe de la passion d’Edimbourg pour Walter Scott, l’auteur qui a redoré le blason de l’Ecosse dans l’imaginaire collectif). Si en journée il y a beaucoup de monde, j’ai beaucoup aimé l’ambiance qui s’en dégage à la tombée de la nuit.
Cockburn Street
Flâner sur Princes Street et ses jardins
Au pied de Cockburn Street, après avoir traversé le pont de Waverley, on arrive au pied du Scott Monument, immense flèche de style gothique érigée à la mémoire de l’écrivain romantique. C’est aussi le début des jardins de Princes Street, une artère très commerçante et bordée de boutiques comme on en trouve dans toutes les villes. Nous avions fait un tour dans les jardins de Princes Street le soir de notre arrivée après avoir diné au pub. C’est la vue sur le château qui nous avait attirées. Dans les jardins, la splendide fontaine Ross permet une jolie perspective. Un peu plus loin, le cimetière de l’église St Cuthbert offre une balade au milieu des croix anciennes, toujours sous le château.
Dans les jardins de Princes StreetBalade entre les tombes anciennes de St Cuthbert Kirkyard, au pied du château
La ville au carré
L’appellation New Town peut prêter à confusion. En effet, c’est une partie de la ville qui était nouvelle… au XVIIIe siècle, en opposition avec la ville médiévale. Conçue selon un plan très géométrique, le quartier offre une architecture homogène d’immeubles bordant de larges rues pavées. Cela rappelle l’architecture des beaux quartiers londoniens, qui datent de la même époque.
Symétries et perspectives dans New Town
La promenade de Water of Leith
Nous avons traversé New Town pour nous rendre le long de la rivière Water of Leith. Là, une promenade bucolique longe l’eau : le Water of Leith walkway. Nous avons commencé notre balade le long de la rivière à Stockbrigde, vers l’aval avant de faire demi-tour pour aller en direction de Dean Village. Nous avons trouvé un peu de fraîcheur ainsi que quelques jolis points de vue. Ainsi, alors que j’attendais Melle 3e au passage piéton sur le pont de Stockbridge, une habitante m’a gentiment interpelée « have you seen the sculpture in the river ? » (avez-vous vu la sculpture dans la rivière ?), puis m’a expliqué comment la voir. En effet, une sculpture d’un homme taille réelle se dresse les pieds dans l’eau, et il faut un peu la deviner à travers le feuillage des arbres. Sans cette dame, nul doute que je serais passée à côté. Ce que je n’ai pas manqué de repérer par contre, c’est le héron qui était posé sur une branche juste au dessus de la rivière.
Rencontres au bord de la Water of Leith : une sculpture et un héron
En continuant vers Dean Village, nous avons croisé St Bernard’s Well. Le monument du XVIIIe siècle abrite une source qui était réputée pour avoir des vertus médicinales. Puis, nous sommes arrivées à Dean Village. Là, un petit pont et quelques bâtiments forment un ensemble plein de charme. C’est depuis quelques temps l’un des lieux édimbourgeois les plus vus sur Instagram. Certes c’est mignon, mais il n’y a finalement pas énormément de possibilité de photos différentes et cela attire beaucoup de monde. Nous avons donc vite continué notre balade le long de la Water of Leith, avant de prendre une longe volée de marches afin de gagner un arrêt de bus pour rentrer à l’hôtel.
Le long de la Water of LeithDean Village : la photo Instagram !Dean Village Un peu partout sur les habitations anciennes à Edimbourg, les canalisations d’évacuation des eaux usées sont à l’extérieur. En effet, à l’origine, les eaux usées étaient jetées par la fenêtre, après avoir crié « gardyloo » (déformation de notre « garde à l’eau »). Puis l’évacuation des eaux usées a évolué et le plus simple a été d’installer les canalisations à l’extérieur
L’énergie du Fringe
Si vous ne connaissez pas le Fringe, rassurez-vous : c’était aussi mon cas quelques semaines avant de partir. C’est Melle 3e qui m’en a parlé en premier, et me l’a présenté comme le festival d’Avignon écossais. En échangeant avec les conseillères de l’agence de voyage, j’ai compris que c’était bien plus. Mais lors de notre première journée à Edimbourg, alors que le festival commençait à peine, j’ai compris que c’était bien plus que ça. Effectivement, le Fringe, c’est le plus grand festival de spectacle vivant au monde ! Et pourtant à l’origine, en 1947, c’est le off du Festival International d’Edimbourg qui présente du théâtre classique, existe toujours et a lieu en même temps que le Fringe (ou l’inverse). Et dans une belle mise en abyme, il y a aujourd’hui un Fringe off.
Le Royal Mile se transforme en aires de spectacles pendant le Fringe Festival
Des spectacles à chaque coin de rue
Pendant trois semaines, de très nombreuses scènes officielles sont installées dans les rues. Les artistes, venus du monde entier, sont tirés au sort chaque matin pour choisir leur horaire et leur emplacement. Chaque heure, le performeur change et avec lui le type de spectacle. Nous avons ainsi pu voir des artistes coréens en habits traditionnels dansant de la K-pop, des humoristes, des magiciens, de la techno, de la musique folk, des acrobates. Rien que sur le Royal Mile, il y a pas loin d’une dizaine d’aires de spectacles. Il suffit de se balader et de jeter un œil là où vous voyez un attroupement. Et puis, il y a ceux qui font la promotion de leur spectacle et distribuent des flyers, parfois de façon très originale. Ainsi, Melle 3e s’est vu offrir une banane à condition que la jeune femme, déguisée en banane, puisse récupérer la peau pour le spectacle de sa compagnie qui avait lieu peu après. Nous avons aussi vu des jeunes scotcher une carotte sur un poteau pour la prendre en photo et faire leur promotion sur les réseaux sociaux. C’est vivant et bon enfant. On ne se sent pas oppressé comme dans certains festivals en France.
Nous sommes restées regarder ce danseur/jongleur de feu péruvien tout au long de sa performance sur une version acoustique de « Nothing else matters » – un moment très poétique Je n’ai malheureusement pas réussi à avoir son nom…
Des centaines de propositions chaque jour
En 3 semaines, ce sont plus de 2500 spectacles officiels différents qui sont proposés lors du Fringe (et l’on parle bien de spectacle, pas de représentations : certains sont joués quotidiennement sur la durée du festival). Le programme ressemble à un vieil annuaire téléphonique. Il y a en a pour tous les goûts, tous les âges : des spectacles pour enfants, de la musique, du théâtre, de la danse, du cabaret, du stand up, du cirque, etc. Croiser les affiches et les distributeurs de flyers lors de notre première journée à Edimbourg nous a donc donné envie d’assister à un spectacle dans une salle lors de notre second passage dans la capitale écossaise. Nous avons fait notre choix sur le site du Fringe en utilisant les filtres de recherche. N’ayant pas confiance dans nos compétences en anglais, nous avons visé les spectacles les plus visuels : musique, danse, cirque.
Let’s talk about art… maybe
C’est comme cela que nous sommes tombées sur la proposition du New York Circus Project : une version d’Hamlet alliant le cirque contemporain au texte de Shakespeare. Le soir, nous sommes arrivées environ 45 minutes avant la représentation et avons profité du bar extérieur sur le site (une ancienne église) où cela avait lieu avant de faire la queue avec les autres spectateurs. A l’ouverture des portes, nous avons été surprises de pouvoir garder nos verres avec nous. De même il n’a pas été demandé de couper les portables au début du spectacle. Quant au spectacle, il est génial : un mélange de cirque et de théâtre, des artistes talentueux, une mise en scène dynamique, des références à la pop culture et une bande son ébouriffante. Nous avons passé un excellent moment
(*) Au cours de ce voyage, j’évoque à plusieurs reprises la consommation d’alcool (cidre, bière, whisky…). Il est important de noter que l’abus d’alcool est dangereux pour la santé et donc à consommer avec modération.
Cet été, j’ai effectué un voyage dont je rêvais depuis longtemps (depuis le collège, je pense) : je suis allée en Ecosse. J’étais accompagnée de Melle 3e car les garçons travaillaient et ne pouvaient pas prendre de congés. Nous avons passé une semaine complète sur place, et nous avons profité de chaque instant. Je vais bien sûr faire des articles pour raconter en détail chacune de nos découvertes. Mais, comme il y a 2 ans pour le Canada, je vais commencer par un article sur l’organisation de ce voyage et un certain nombre de questions générales.
Randonnée à Spean Bridge
L’organisation du voyage
Avant le départ
La première étape a été de décider nos dates de voyage. Il fallait que cela soit compatible avec mes contraintes professionnelles et avec les disponibilités de Melle 3e (qui avait un été bien rempli en prévision). Nous avons pu fixer nos dates dès le début du mois d’avril. J’ai alors contacté Voyageurs du Monde, dont j’avais été très contente de l’accompagnement lors de mon voyage au Canada. A ce stade, j’hésitais entre l’Ecosse et l’Irlande. J’étais donc ravie de pouvoir échanger par téléphone avec une conseillère qui connaissait bien les deux pays pour me présenter les différences entre eux. L’Ecosse a vite eu le dessus, avec la promesse de paysages très bruts.
La conseillère m’a demandé ce que je souhaitais pour ce voyage comme type de découvertes (des paysages et des châteaux) et ce que je voulais absolument voir (les Kelpies et des petites vaches écossaises). Elle m’a alors fait rapidement une première proposition d’itinéraire avec des hôtels de même standing que ceux que j’avais lors de mon voyage au Canada, et quelques activités. J’ai fait apporter quelques modifications. Très vite, la proposition m’a convenue et j’ai validé le devis. L’agence s’est ensuite chargée des réservations, tout en m’indiquant les démarches à faire de mon côté. Il faut en effet depuis ce printemps, en plus du passeport, un ETA (une autorisation électronique liée au passeport, comme un visa). Celui-ci s’obtient en soumettant une demande via une application sur smartphone qui lit la puce NFC du passeport et nécessite de prendre une photo de la personne.
Nous sommes parties de Rennes. En effet, avant et après, nous devions être en Bretagne pour des raisons familiales. C’est aussi à Rennes, à l’agence Voyageurs du Monde, que j’ai récupéré mes documents de voyage. J’avais échangé par téléphone avec ma conseillère (basée à Rouen) quelques jours avant mais j’ai eu la chance de tomber sur une autre spécialiste de l’Ecosse à Rennes. Elle m’a redonné quelques informations, ainsi que des suggestions d’activités sur place.
Nous nous sommes rendues à l’aéroport de Rennes en voiture et l’y avons laissée sur le parking. Notre vol n’était pas direct mais ce n’était pas très grave car nous n’avions pas l’intention d’enregistrer de bagage. Nous avions une correspondance à Amsterdam. Le contraste de taille entre le minuscule aéroport de Rennes et l’immensité de celui d’Amsterdam est d’ailleurs assez saisissant. Nous avons juste eu un souci au départ d’Amsterdam vers Edimbourg : suite à un problème dans l’espace aérien londonien, nous sommes restés plus d’une heure en attente sur le taxiway avant d’avoir de nouveau l’autorisation de décoller. Le pilote nous ayant autorisé à rallumer les données sur nos téléphones, j’ai pu contacter la conciergerie de Voyageurs du Monde pour qu’ils s’assurent auprès de l’hôtel que nous n’aurions pas de souci pour récupérer la chambre quelle que soit notre heure d’arrivée.
Le réseau de transports en commun à Edimbourg est très performant. En sortant de l’aéroport, on tombe immédiatement sur les arrêts de départ du tramway et de la navette bus Airlink. Le choix se fait surtout par rapport au quartier où l’on veut se rendre. Nous allions en centre-ville. Le bus Airlink est très pratique pour cela. Il met environ une demie heure pour rejoindre le centre d’Edimbourg, et passe toutes les 10 minutes 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.
Nous avons aussi pris une autre fois le bus car nous nous avions marché en nous éloignant beaucoup et étions un peu fatiguées. Google Maps est très optimisé à Edimbourg sur le calcul des trajets, et l’information du temps avant le prochain bus.
(*) Le billet pour l’aéroport est vendu soit par un agent à l’arrêt, soit par le conducteur (6 £ en trajet simple, 10 £ en aller/retour quand nous y étions). Il est possible de payer par carte bancaire sans contact. Sinon, il faut prévoir l’appoint. Le ticket de bus standard à l’unité est payable par sans contact à la montée dans le bus et coûte 2 £.
La vieille ville d’Edimbourg vue depuis Waverley Bridge
Sur la route, la conduite à gauche
Comme nous avons fait un road-trip, nous avons loué une voiture. J’étais la seule conductrice. J’ai récupéré le véhicule à l’agence du loueur située en ville mais un peu excentré. Une fois les formalités effectuées, le loueur m’a tendu les clés et bien rappelé de conduire à gauche (il y avait même des stickers sur le parebrise pour le rappeler…). Je dois avouer que cela me faisait un peu peur mais j’ai très vite été rassurée. Déjà, j’avais une voiture automatique, donc le souci du passage des vitesses en moins. Ensuite, il faut savoir que les pédales d’accélérateur et de frein, ainsi que les commodos sont dans le même sens que sur nos voitures continentales. Le plus dur c’est finalement de se lancer !
Le loueur de voiture donnait des bracelets aide-mémoire aux conducteurs francophones
J’ai cependant apprécié avoir une voiture locale car :
En tant que conducteur, on reste positionné au centre de la route avec le volant à droite. La visibilité reste ainsi optimale.
Le compteur est en mph (miles per hour) tout comme les panneaux au bord de la route, pas besoin de convertir en km/h
Une autre particularité au Royaume-Uni, ce sont les One Track Lane : des routes, en campagne, ne permettant pas à 2 véhicules de se croiser partout mais à double sens quand même. J’avoue que je m’attendais à des routes du style de celles que l’on a dans le Vercors ou en Ardèche. J’ai été plutôt agréablement surprise. Sur toutes celles que j’ai empruntées, les Passing Places, zones élargies pour se croiser sans souci, étaient nombreuses et la visibilité telle que je n’ai quasiment jamais eu à reculer. Il suffit d’anticiper les voitures que l’on voit arriver en face et d’être patient.
La plupart des stationnements sont payants et peuvent vite représenter un budget.
Dans la campagne écossaise
Les repas en Ecosse
Le petit déjeuner
Nous prenions notre petit déjeuner à l’hôtel. Le Scottish Breakfast est une institution. Il nous a été proposé chaque matin, et se compose de haggis (essayez, c’est bon, et ça existe aussi en version végétarienne), de black pudding (un genre de boudin noir aux céréales, j’ai beaucoup aimé la version de Stornaway avec du seigle), d’une demie tomate et d’un champignon rôtis, d’une tatties scone(une galette de pommes de terre), d’œufs dont on peut choisir le mode de cuisson (ou demander à enlever dans mon cas), de saucisse et parfois de baked beans(des haricots rouges dans une sauce tomate sucrée). A cela viennent s’ajouter des jus de fruits, du pain, des laitages et céréales, des fruits frais…
Généralement, l’assiette chaude est à commander : un menu précise les différentes options. Le Scottish breakfast peut être ainsi remplacé par des œufs Benedict, des pancakes ou des œufs avec du saumon fumé (on a même eu la possibilité de prendre œufs et guacamole sur toast une fois). Le reste est en libre service sur un buffet. Côté boisson chaude, on vous apporte une théière ou une cafetière à table selon votre souhait.
Les pancakes aux myrtilles de Braw Brunch à Edimbourg et le petit déjeuner avec vue du Bracken Hide Hotel à Portree
Le midi et le soir
Le repas du midi est plutôt léger, coincé entre un petit déjeuner copieux et un diner qui se prend assez tôt. J’ai apprécié trouver partout de la soupe maison, toujours servie avec pain et beurre. Nous avons aussi pris un fish & chips traditionnel, servi à la fenêtre dans du papier journal (vierge) avec quelques tables de pique-nique où l’on peut s’installer à proximité. Il y a également beaucoup de cafés un peu partout. Ils servent des boissons chaudes et froides et des gâteaux et souvent une restauration légère le midi (salades, pies, …). Les cafés sont aussi parfaits pour une pause que ce soit le matin ou l’après-midi.
Par la fenêtre d’un café, pendant la tempête Floris
Le soir, nous dinions au restaurant. Nous avons plusieurs fois demandé à la conciergerie de Voyageurs du Monde de faire pour nous une réservation au restaurant de l’hôtel ou dans un restaurant proche. L’été est une période touristique et certaines zones sont peu pourvues en restaurants. Sans réservation, cela peut être compliqué de trouver une table.
Et on boit quoi ?
En dehors de l’eau (celle du robinet est très bonne en Ecosse), on trouve pas mal de sodas. La ginger beer est présente sur presque toutes les cartes, de même qu’une sélection de limonades aromatisées. Le soda national, c’est le Irn Bru. Sa couleur orange peut donner l’impression que ce n’est pas bon mais en réalité, la recette est centenaire, et c’est peu sucré au goût. Et le goût est nettement moins chimique que ce que l’on imagine. A noter que dans les pubs, le coca est généralement servi à la pression.
Dans les pubs, il y a souvent un choix de bières et de cidres à la pression. J’ai goûté deux bières écossaises. La première, une porter très légère, ne m’a pas convaincue. La seconde était une lager Innis & Gunn, plutôt agréable. Mais, je dois dire que ce que je préfère au pub, c’est le cidre à la pression. J’ai donc largement commandé du cidre écossais.
Cidres et Irn Bru
Bien entendu, impossible de parler de boisson en Ecosse sans évoquer le whisky. Nous n’avons pas eu l’occasion de visiter une distillerie. Par contre, nous avons à plusieurs reprises pris un whisky le soir au bar de l’hôtel. Nous en avons essayé plusieurs différents, pour comprendre aussi les subtilités entre eux. La première fois, nous avons choisi un Dalwhennie car nous étions passé à côté de la distillerie et que des bouteilles servaient de pied de lampe au diner où nous avions mangé le midi. La seconde fois, le choix était tellement énorme que nous avons demandé au barman de choisir pour nous. Il nous a demandé de sélectionner un mot parmi smokey / peaty / smooth / sweet (fumé / tourbé / lisse / doux ). Le Dalwhennie est classé parmi les whiskies smooth. Nous en avons essayé un autre du même style. Ils ont en commun un goût prononcé de fruits mûrs. Pour ma part, j’ai choisi smokey sans hésiter, à la surprise du barman. Il semblerait que ce soit un choix plutôt masculin. Il m’a proposé un Bunnahabhain 12 ans que j’ai beaucoup aimé. Le lendemain, dans un autre hôtel, la personne au bar était moins experte et nous a proposé de les sentir pour choisir. Le Jura 12, très légèrement fumé, était aussi très bien.
Une bière dans le plus vieux pub d’Edimbourg le White Hart Inn à Grassmarket et un verre de whisky dans le jardin d’hiver d’une vieille maison
(*) L’abus d’alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération. En Ecosse, il est interdit de commander de l’alcool si on a moins de 18 ans ou pour une personne de moins de 18 ans. Comme au Canada, le contrôle de la pièce d’identité est systématique s’il y a un doute sur l’âge. Et la politique écossaise clairement affichée est « si tu as l’air d’avoir moins de 25 ans, on va s’assurer que tu as plus de 18 ans ». Melle 3e a donc à plusieurs reprises dû sortir son passeport.
Quelques autres informations
Prises électriques
Il faut un adaptateur pour brancher nos appareils électriques en Ecosse. Il faut acheter un adaptateur pour le Royaume Uni, de préférence avant le départ (sur internet) : ils sont moins chers qu’à l’aéroport. Dans plusieurs hôtels, il y avait des prises USB permettant de recharger les téléphones.
La licorne est l’animal national de l’Ecosse
Météo
La météo en Ecosse est très changeante. Il peut faire très beau et pleuvoir beaucoup dans la même journée. Vous verrez d’ailleurs sur mes photos que la couleur du ciel est très variable. Côté température, début août, c’est généralement entre 16 et 19°C l’après-midi. L’idéal est de prévoir des couches de vêtements que l’on peut enlever ou remettre, et un ciré. Le parapluie est peu utile car il y a souvent du vent.
Pour notre part, nous avons vécu un évènement météorologique assez exceptionnel avec la tempête Floris. Son intensité était celle d’une tempête d’hiver avec des vents jusqu’à 130/140 km/h. Nous étions bien entendu dans le secteur où elle a été très violente, en alerte de niveau ambre avec la mention « threat to life« . J’ai déjà à plusieurs reprises vécu des tempêtes un peu fortes en Bretagne (Enol l’hiver dernier, mais aussi plus loin dans le temps celles qui ont marqué les esprits : Xynthia en 2010 et Lothar à Noël 1999), aussi je savais comment adapter ma conduite aux conditions météo. J’avoue cependant que zigzaguer entre les arbres tombés sur la route n’est pas très rassurant et j’ai été soulagée d’arriver dans un secteur non arboré. Ce genre de tempête en été est rare (mais pas en hiver). La précédente remontait à 2011.
Loch Cluanie pendant la tempête Floris
Midges
On m’avait prévenue qu’en été, les midges sont très présents. Ces moustiques de petite taille attaquent en nuage et leur piqûre est paraît-il douloureuse. Afin de se protéger, il faut se munir un filet moustiquaire pour la tête, bien se couvrir et utiliser des répulsifs spéciaux. Il semblerait aussi que le suc des feuilles de bog myrtle soit efficace pour les éloigner. Quoi qu’il en soit, je ne peux pas vous le certifier car les midges détestent le vent qui les empêche de voler. Aussi, nous n’en avons pas du tout croisé. Il est facile de trouver les moustiquaires et les répulsifs dans les magasins des secteurs concernés par les midges.
Devises
L’Ecosse fait partie du Royaume Uni et utilise donc la livre sterling. Les pièces et billets du Royaume Uni y sont donc valides. Par ailleurs, certaines banques écossaises sont autorisées à battre monnaie. Vous pouvez donc vous retrouver avec des billets écossais. Ceux-ci sont complètement valides dans les commerces. Il semblerait qu’on ne puisse pas les utiliser en dehors de l’Ecosse, mais je n’ai pas eu l’occasion de vérifier.
Le paiement par carte bancaire est très développé et le sans contact fonctionne très bien. Par défaut, la plupart des commerçants sortent la machine de paiement par carte. Sinon, ils demandent « card or cash« .
Se balader sur des chemins féériques
Que rapporter d’Ecosse ?
Je n’ai pas de réponse absolue à cette question. Je ne peux que vous indiquer ce que nous avons choisi de ramener de ce voyage, et où nous les avons trouvés.
des magnets : il faut bien que je continue à garnir mon réfrigérateur.
des illustrations de créateurs écossais : nous avons trouvé notre bonheur à la Red Door Gallery sur Victoria Street à Edimbourg.
des bougies : celles de l’Isle of Skye Candle Co. Certaines senteurs me ramèneront directement en Ecosse quand je les allumerai cet automne/hiver. Il y a une boutique sur l’île de Skye, à l’entrée de Portree, et une sur Victoria Street à Edimbourg.
des savons : ceux de la Highland Soap Co., basée à Fort Williams. C’est la tempête Floris qui nous y a conduites, histoire de s’occuper un peu. Nous avons découvert une gamme de parfums originaux et très écossais : bruyère, whisky, algues des Hébrides, bog myrtle, etc.
des livres : c’est toujours une bonne idée !
des vêtements : les tartans et les tweeds sont des spécialités écossaises. Nous avons pour notre part choisi des tartans en laine d’agneau (écharpe) et cachemire (châle). Nous avons aussi flâné dans les friperies d’Edimbourg, en particulier Armstrong & Son Vintage sur Grassmarket sans trouver notre bonheur même s’il y avait de jolies pièces. J’ai hésité à chercher un cardigan à motifs en laine mais j’ai toujours celui que j’ai acheté en Norvège (même si au bout de 25 ans, il commence à s’user). Ce sera pour une prochaine fois !
Le tartan se retrouve partout
Nous n’avons ramené ni biscuits ni whisky car il est possible de facilement les trouver en France sans grande différence de prix, et cela aurait beaucoup chargé notre valise.
(*) Au cours de ce voyage, j’évoque à plusieurs reprises la consommation d’alcool (cidre, bière, whisky…). Il est important de noter que l’abus d’alcool est dangereux pour la santé et donc à consommer avec modération.
Cette semaine, avec le projet 52, nous devons évoquer un bon moment. Sans même y réfléchir, j’ai plein d’idées qui me viennent à l’esprit : des balades en famille, des découvertes plus ou moins insolites, des sorties entre amis… Ce ne sont pas les bons moments qui manquent ! La difficulté vient quand il faut l’illustrer en photo, et qu’en prime, je souhaite vous proposer une photo que je n’ai pas encore publiée ici. Comme j’écris des articles sur beaucoup des activités et visites que je fais, cela limite les possibilités.
Mon choix s’est donc porté sur un bon moment que j’ai partagé avec Mr 1er à Aix en Provence à la fin de l’été. J’étais venue le voir à l’occasion de son anniversaire. Nous avions passé la journée ensemble, étions allés (re)voir l’exposition Cezanne au Jas de Bouffan, et avions fini par un diner dans un restaurant étoilé exceptionnel. Ce repas chez Etude est l’un des plus beaux que j’ai dégusté (je crois qu’il est ex-aequo avec le repas au Carré d’Aléthius qui était jusqu’à présent mon coup de cœur ultime). Nous avons en outre eu de très intéressants échanges avec le chef sur ses choix, ses inspirations et la construction de son menu. Cependant, ce n’est pas ce repas qui viendra illustrer un bon moment car… je n’ai pris aucune photo ! J’étais bien trop occupée à profiter pleinement de l’instant.
Ma photo pour ce thème « Un bon moment » sera donc une que j’ai prise un peu plus tôt durant cette journée. Nous avions fait une pause en terrasse pour prendre un café dans les rues piétonnes du centre d’Aix.
La Maryse, 14 rue des tanneurs, 13100 Aix en Provence
Pour découvrir les bons moments chez les autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.
L’Automnal Gourmand est un ensemble de manifestations et d’évènements à travers les territoires du Pays de Lamastre, d’Ardèche Hautes Vallées et du Haut Pays du Velay, entre Ardèche et Haute-Loire. Cette année marque la 5e édition de ce festival qui fédère des fêtes gourmandes à travers les trois territoires dont les Castagnades et la Fête de la Courge de Saint Agrève. En début de semaine, j’étais invité à la journée de lancement de l’édition 2025 de l’Automnal Gourmand. Si l’an dernier, cette journée avait eu lieu entre le lac de Devesset et les Maisons Marcon à Saint Bonnet le Froid, nous avions cette fois rendez vous dans le Pays de Lamastre.
Lancement de l’Automnal Gourmand à la Ferme du Châtaignier
Une matinée à la Ferme du Châtaignier
L’accueil
La journée a commencé à la Ferme du Châtaignier où nous avons été accueillis par un café et des petits moelleux maison à la châtaigne. Après un temps de découverte de la boutique et de ses produits, et le mot d’accueil des élus et du chef Jacques Marcon (qui est le parrain de l’Automnal Gourmand), nous avons constitué des groupes pour visiter la ferme. Nous étions en effet une centaine d’ambassadeurs présents, entre les producteurs, restaurateurs, prestataires de service, les offices de tourisme, la presse et les créateurs de contenu. J’ai d’ailleurs eu le plaisir de retrouver Léa Dugreen (que vous pouvez suivre sur Instagram) et Gaëlle des Petits Drômois.
Petit déjeuner ardéchoisDans la boutique de la Ferme du ChâtaignierLa prise de parole des élus et du chef Jacques Marcon, parrain de l’Automnal Gourmand
La visite de la ferme
La Ferme du Châtaignier est une exploitation castanéicole depuis 7 générations. C’est aujourd’hui Michel, le père, qui nous emmène découvrir ses châtaigniers. Au milieu des arbres, il nous explique comment le châtaignier est devenu si emblématique de l’Ardèche, comment l’AOP Châtaigne d’Ardèche a redynamisé la filière, mais aussi quelles sont les différentes variétés ou encore les menaces auxquelles il faut faire face : champignons, insectes, réchauffement climatique. Il nous parle aussi de la récolte qui va bientôt débuter et pour laquelle les filets commencent à être placés sous les arbres. Chaque année, la ferme produit environ 60 tonnes de châtaignes.
Dans la châtaigneraie de la famille Grange à Lamastre
Aurélien, le fils (et responsable de la production) nous emmène ensuite voir les ateliers de transformation. En effet, l’intégralité de la production est transformée sur place. Les ateliers servent aussi à la transformation des autres productions fruitières de la ferme, ainsi qu’à d’autres agriculteurs qui louent les infrastructures pour transformer leurs châtaignes. La récolte n’ayant pas commencé, la production le jour de notre visite est limitée à la pâtisserie et à la fabrication de crème de marrons. Malgré tout, les machines de décorticage et de tri des châtaignes sont très impressionnantes.
Dans l’atelier, les machines à éplucher les châtaignes peuvent traiter plusieurs centaines de kg par heure.Dans l’atelier, les pots de crème de châtaignes attendent de refroidir
Enfin, nous terminons notre découverte de la châtaigne par une balade nature où nous apprenons comment les plantes se sont développées jusqu’à devenir des arbres et donner des fruits, protégeant leurs graines.
Balade naturaliste dans la châtaigneraieVue sur Lamastre depuis la châtaigneraie
Un déjeuner partagé convivial
Pour le déjeuner, nous étions attendu sur la terrasse de Cathy qui tient la ferme auberge de Jameysse à Désaignes. Là, l’ensemble des producteurs et restaurateurs participant à cette journée des ambassadeurs de l’Automnal Gourmand avait apporté un aperçu de son savoir faire. C’est donc sous forme de buffet que le repas a été généreusement servi. C’était l’occasion de découvrir des produits de grande qualité, parmi lesquels j’ai particulièrement apprécié :
les fromages de la ferme de l’Oppidum, à Saint Andéol de Fourchades (Ardèche)
les picodons de la chèvrerie de Bouchet Ravaux, à Jaunac (Ardèche)
les planches gourmandes des délices du Mézenc, au Fay sur Lignon (Haute Loire)
les bouchées végétales de l’Ane Têtu, un restaurant végétalien de Désaignes (Ardèche)
les confitures (et les pancakes) d’Un brun gourmand, de Saint Romain Lachalm (Haute Loire)
les macarons de Thico, de Saint Agrève (Ardèche)
le café de Saba, torréfié à Saint Bonnet le Froid (Haute Loire)
Assortiments de délices locaux, d’Ardèche et de Haute Loire, sucrés et salés
Informations pratiques
Les partenaires chez qui nous avons passé un bon moment
Nous avons été accueillis à la Ferme du Châtaignier, située 700 chemin du Roux à Lamastre. Sur place, on trouve une boutique de produits préparés sur place. Il est aussi possible d’y prendre un goûter. Des visites de la ferme sont organisées, mais il y a aussi un sentier d’interprétation à travers la châtaigneraie. En particulier, durant l’Automnal Gourmand, la ferme du châtaignier organise des visites guides les mercredis et samedis.
Nous avons déjeuné sur la terrasse de la ferme auberge de la Jameysse, à Désaignes. Cathy y propose une cuisine de saison à base des produits de la ferme. En hiver, le feu crépite dans la cheminée de la grande salle aux longues tables conviviales.
Les évènements de l’Automnal Gourmand
La 5e édition de l’Automnal Gourmand a lieu du 27 septembre au 9 novembre 2025. Elle se décline entre rendez vous découvertes, temps forts et menus gourmands. L’an dernier, je n’avais pas eu l’occasion de participer aux différentes évènements en dehors de la journée de lancement, et je le regrette un peu. Cette année, mon mois d’octobre s’annonce bien rempli mais je vais essayer de garder un week-end pour l’Automnal Gourmand, même si je ne sais pas encore lequel.
Parmi les temps forts, j’ai particulièrement noté :
les Castagnades, par exemple celles de Désaignes le 19 octobre
la fête de la Courge de Saint Agrève et son concours de pâtisserie, qui aura lieu les 25 et 26 octobre
l’iconique foire aux champignons de Saint Bonnet le Froid, qui viendra clore cette édition de l’Automnal Gourmand les 8 et 9 novembre
Côté animations, je me laisserai bien tenter par une balade gourmande à Lamastre (les 11 / 14 / 21 / 28 octobre) ou à Désaignes (le 18 octobre) pour mêler découverte patrimoniale et dégustations (réservation via l’office de tourisme du Pays de Lamastre). Il y a aussi plein d’animations adaptées aux enfants durant les vacances de la Toussaint, dont des visites de chèvreries.
Star ardéchoise !
Lamastre & Désaignes Ardèche – 29 septembre 2025
(*) Cette journée était une invitation (collaboration commerciale non rémunérée) de la part des offices de tourisme des territoires organisant l’Automnal Gourmand, et en particulier de celui du Pays de Lamastre où se déroulait la journée. Comme l’année dernière, j’ai été ravie de vivre ces moments de partage avec les producteurs et prestataires de ces territoires aux paysages magnifiques, et j’ai découvert des produits exceptionnels.
Cette année, je n’ai fait qu’une seule visite lors des journées du patrimoine (pour cause de migraine…). Mais je dois dire que je suis plutôt contente du choix que j’ai fait. Je suis en effet allée au château de Roche Faucon à Chateaubourg en Ardèche. L’année dernière, déjà, j’avais voulu le visiter. Mais la file d’attente beaucoup trop longue alors que le monument venait à peine d’ouvrir ses portes m’avait dissuadée. Cette année, les propriétaires avaient choisi de ne proposer les visites que sur réservation afin de limiter la file d’attente d’une part et d’éviter les visiteurs frustrés d’autre part. J’avais réservé une place pour la première visite du samedi matin. C’est avec une quinzaine d’autres visiteurs que j’ai découvert le site.
Lors de cette ouverture exceptionnelle, on pouvait découvrir 3 salons ainsi que des parties communes de cet édifice dont les fondations remontent au XIe siècle. Situé sur un éperon rocheux, le château domine le village mais surtout la vallée du Rhône; à quelques dizaines de mètres du fleuve. On a donc depuis le château une vue panoramique sur les environs. A la fois habité et en cours de rénovation, le lieu était animé par la Maisnie du Chevalier Bragon. Nous avons commencé par découvrir le maître d’armes qui nous a présenté quelques équipements médiévaux. Puis, nous avons croisé le géographe et son apprenti qui prenaient des mesures par la fenêtre et les reportaient sur une carte à l’aide d’instruments anciens. Ensuite, ce sont les dames qui jouaient dans le salon. Enfin, dans une pièce en partie souterraine où le rocher affleurait, c’est le bourreau qui nous a parlé de son travail et ses outils.
La visite était animée par la Maisnie du Chevalier BragonLe plus mignon des habitants du châteauA l’intérieur du château
J’ai vraiment apprécié cette visite à la fois ludique et instructive. Le château est magnifique, même si cette découverte n’était qu’un bref aperçu de cet immense bâtiment. J’espère avoir une prochaine fois l’occasion d’en voir plus !
Le château de Roche Faucon domine le village de Chateaubourg
Cette semaine, le projet 52 nous invite à la gourmandise avec le sucré. Je dois avouer que je ne sais pas si je suis plus bec salé ou bec sucré. Par contre, je sais que je refuse rarement de déguster une douceur. Il y a deux semaines, c’était le Festival Valence en Gastronomie. Comme chaque année, je suis allée y faire un tour. J’aime beaucoup le principe des Goutatous. On achète un carnet de tickets (qui revient à 2 € le ticket), et on les échange ensuite pour déguster des petites portions chez les différents acteurs de la gastronomie locale présents. On y trouve des producteurs, des vignerons, des caves coopératives, des boulangers, des pâtissiers, des traiteurs, des fromagers, des restaurateurs. Ils viennent essentiellement de Drôme et d’Ardèche, parfois d’un peu plus loin. A chaque fois, ce sont de vrais moments de régalade. Dans l’édition de cette année, j’ai particulièrement apprécié :
le mocktail de la maison Jaillance de Die
les cookies et le sablé myrtilles de la pâtisserie Fournier de La Voulte sur Rhône, qui est une valeur sûre
les thés des Jardins de l’Hermitage, que j’aime aussi bien froids que chauds
les pognes et suisses de la maison Pascalis de Bourg de Péage
l’extrait de gingembre d’Alain Milliat, que j’ai hâte d’utiliser cet hiver dans les tisanes et desserts
les choux montés minute de la Pâtisserie Intense, et qui m’ont donné envie de laisser une nouvelle chance à leurs gâteaux après les déceptions des dernières fois
le cappuccino de champignons de la Maison Chabran de Pont de l’Isère, un délice de saison avec son espuma de parmesan et ses noisettes toréfiées
le financier pistache framboise de la Maison Pic à Valence, où je retournerai bien prendre un quatre heures cet hiver
Et pour le thème de cette semaine, c’est justement ce financier pistache framboise de chez Pic que j’ai choisi !
Financier pistache framboise de la Maison Pic – lors du Festival Valence en Gastronomie 2025
Pour découvrir à quoi pensent les autres participants quand on leur parle de sucré, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.
A noter : j’ai un programme très rempli tout le week-end, entre nouvelle exposition du musée, présence de Mr 1er, marché artisanal, et découvertes gourmandes. Je viendrai donc valider les commentaires qui seraient à modérer entre deux activités mais je ne sais pas dire à quels moments cela sera.
C’est un peu par hasard que je me suis retrouvée à mettre mon réveil un samedi matin pour aller faire une rando-wine en nord Ardèche. J’ai découvert le concept par un reel posté sur Instagram par l’office de tourisme Ardèche Grand Air. Pour vous situer, le territoire Ardèche Grand Air se situe autour d’Annonay. C’est un secteur d’Ardèche que je ne connais quasiment pas. Au printemps, je m’étais donc abonnée à leurs réseaux sociaux pour me souvenir d’aller y faire un tour. Début septembre, en milieu de semaine, j’ai vu passer leur publication sur la rando-wine : un concept qui allie une balade dans les vignes et une dégustation de vin. Un coup d’œil à la météo plus tard, je prenais ma place.
au pied du coteau de Rochevine
La randonnée
Dans les vignes sur le coteau de Rochevine
Le rendez-vous était donné à la cave de Saint Désirat. Là, j’ai retrouvé Sandrine, la guide qui allait nous accompagner et les 8 autres personnes inscrites ce jour-là. Début septembre, la saison touristique touche à sa fin mais en pleine saison, le groupe peut aller jusqu’à une trentaine de personnes. Très vite, nous prenons le chemin qui passe derrière la cave. Nous sommes au pied du coteau de Rochevine que la balade va nous emmener découvrir. Rapidement, le sentier devient abrupt. Ici les vignes sont plantées en échalas, sans terrasses.
Vignes au dessus du village de Saint Désirat
La randonnée concoctée par Sandrine nous emmène au cœur du vignoble. En montant, nous découvrons de superbes points de vue sur la vallée du Rhône, le massif du Vercors et le village de Saint Désirat. Sandrine en profite pour nous raconter un peu la vie de ce village. On y trouve en particulier une distillerie d’eaux de vie de fruits, née de la reconversion d’une famille d’arboriculteurs. On échange, on discute, on rigole. Cela me change de mes randos solos habituelles !
dans les vignesVue sur le village de Saint Désirat depuis le coteau de Rochevine
La saison des vendanges
Tout au long de la balade, Sandrine nous explique la façon dont viticulteurs et vignerons cultivent ici la vigne. Nous sommes sur l’appellation Saint Joseph. Située entre celles de Condrieu au nord et Cornas au sud, l’AOP s’étend sur une soixantaine de kilomètres le long de la rive droite du Rhône. En ce début du mois de septembre, après un été précoce, chaud et ensoleillé, les vendanges sont (déjà) bien avancées. Plusieurs parcelles sont vendangées, et pour notre plus grand bonheur, nous picorons quelques grains sur les grappes restantes. Un peu plus loin, les vendangeurs sont au travail. C’est pour nous l’occasion de voir comment ils s’organisent dans cette zone escarpée aux rangées sinueuses et courtes. Un vendangeur passe avec une hotte et récupère le contenu des seaux des cueilleurs pour ramener le raisin au tracteur.
grappes de raisin, de variété Syrahles vendangeurs au travail
Une salle dans un tunnel ferroviaire
En redescendant vers la cave de Saint Désirat, Sandrine nous fait découvrir une salle atypique. Ici, il y avait autrefois une voie de chemin de fer. Une galerie avait été construite pour protéger la voie ferrée des chutes de pierres du coteau de Rochevine, très friable. Située juste au dessus de la cave coopérative, la galerie a été rachetée par celle-ci. Fermée de chaque côté, elle est devenu une immense salle de réception d’une centaine de mètres de long. Des panneaux anti-bruit ont été installés au niveau de la voute pour limiter les échos et résonnances mais les parois sont restées brutes et suintent des récentes pluies. L’expérience est surprenante.
dans la galerie de la ClauxSur le tracé de l’ancienne voie ferrée
La dégustation de vins
La randonnée se termine là où elle a commencé : à la cave de Saint Désirat. C’est là que nous allons faire la dégustation de vins. Nous sommes ici en plein milieu de l’appellation Saint Joseph. Moins connue que ses voisines d’en face, les AOP Crozes-Hermitage et Hermitage, l’AOP Saint Joseph devient de plus en plus qualitative, avec des vignerons impliqués. Assez logiquement, c’est donc des vins de Saint Joseph que nous allons découvrir. Nous avons commencé par les blancs, mélange de cépages roussanne et marsanne. Puis nous avons découvert les rouges, issus exclusivement du cépage Syrah (qui historiquement serait une hybridation ancienne entre la roussanne de Savoie et la mondeuse d’Ardèche). Cette dégustation marque la fin de la rando-wine, une très chouette expérience pour découvrir un terroir et ses produits.
Dégustation du Saint Joseph blanc
Saint Désirat / Champagne – Ardèche – septembre 2025
Informations pratiques
Généralités
Les rando wines dans la vallée du Rhône Nord sont organisées par une association de guides en œnotourisme. On peut retrouver leurs différentes propositions via les offices de tourisme du secteur : Ardèche Grand Air, Porte de Drôme Ardèche, Ardèche Hermitage, Rhône Crussol, Vienne Condrieu.
Dans cet article, j’évoque la pratique du glanage(ou grappillage). Il s’agit de la possibilité de récupérer des restes de productions agricoles pour un usage familial après la récolte par l’agriculteur ou le propriétaire, uniquement du lever au coucher du soleil et sur un terrain non clôturé. Seule la jurisprudence reconnaît le glanage qui peut sinon être assimilé à du vol. Si vous vous promenez dans les vignes, il est impératif de ne pas piquer quelques grains sur les grappes des parcelles non récoltées. Si vous avez un doute sur le fait que la parcelle a été vendangée, ne touchez pas aux raisins.
Nous avons aussi croisé des figuiers sauvages au bord des vignes
Compte-rendu de dégustation
Pour les curieux, dans l’ordre, nous avons dégusté :
Saint Joseph blanc Amendine – un vin très frais, très léger, qui pourrait aller pour un apéritif estival ou un poisson grillé. Ca n’a pas vraiment été un coup de cœur.
Saint Joseph blanc Cuvée Côte Diane – un vin avec plus de présence que le précédent, qui pourrait s’accorder d’un fromage ou d’un plat léger. J’en ai pris une bouteille pour ramener à la maison.
Saint Joseph rouge Les Mariniers du Fleuve – un vin rouge avec une petite note poivrée. Celui que nous avons dégusté était encore jeune et restait très vert en fin de bouche. De ce fait, je ne l’ai pas spécialement apprécié et j’aurais aimé pouvoir découvrir une année antérieure.
Saint Joseph rouge Cuvée Côte Diane – vieilli partiellement en fût de chêne, il a une note très légèrement boisée. Je l’ai trouvé nettement plus intéressant que le précédent. J’en ai d’ailleurs aussi acheté une bouteille, pour essayer avec une viande en sauce cet hiver.
Saint Joseph rouge Cœur de Rochevine – la cuvée haut de gamme de la cave Saint Désirat, parcellaire et vieillie en fût de chêne. A la dégustation, il est nettement plus complexe que les précédents tout en gardant le caractère du Saint Joseph.
(*) L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération.
Cette semaine, le projet 52 nous demande ce qui est vert. Cette année, autour de chez moi, les arbres ont changé de couleur bien trop tôt. Dès le mois d’août, avec les vagues de chaleur et les canicules, les arbres ont bloqué l’évaporation par les feuilles pour tenir le coup. Les feuilles ont pris des teintes automnales alors que l’été était encore bien présent, privant aussi les arbres d’une partie de leurs ressources et de la fabrication de réserves via la photosynthèse. Bref, cela fait longtemps qu’ils ne sont plus complètement verts. Alors, je suis retournée là où j’étais cet été, en Ecosse. Là bas, le climat (même s’il se réchauffe) est bien différent d’en France, certainement plus frais et plus humide. Dès que l’on se retrouve dans la nature, la couleur dominante devient nettement le vert (avec une touche de violet en été, lorsque les bruyères sont en fleurs sur les landes). Pour ce thème, j’ai choisi une photo prise en aval du barrage hydroélectrique de Dundreggan dans les Highlands. Nous étions sur la route et l’arrêt était complètement improvisé, mais ce sera l’objet d’une autre histoire que je vous raconterai dans un prochain article !
Le long de la rivière Moriston
Pour découvrir ce qui est vert chez les autres candidats, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.
A noter : ce week-end, ce sont les journées du Patrimoine et je compte bien faire quelques visites de lieux rarement ouverts. Je ne sais donc pas quand j’aurai l’occasion de venir valider les commentaires qui seraient à modérer, mais je le ferai dès que possible.
Cet été, j’ai passé deux fois 3 jours en Bretagne dans ma famille comme chaque année. La météo n’a pas toujours été au beau fixe. Nous avons aussi voulu trouver des sorties que nous n’avions pas fait depuis longtemps, même si la traditionnelle promenade à Cancale s’est imposée. Cette année, je me rends compte que nos balades se sont concentrées autour de Saint Malo, sans pour autant être toujours en bord de mer. Si vous cherchez des idées dans ce secteur, celles-ci sont faisables par tous les temps (ou presque).
Bataille pour un bout de pain
Découvrir un exemple d’art brut aux Rochers Sculptés de Rothéneuf
Je n’étais allée qu’une seule fois sur le site des Rochers Sculptés, malgré de très nombreux séjours à Saint Malo depuis mon enfance (mes grands-parents y habitaient). C’était il y a une dizaine d’années. Les enfants étaient encore petits et je n’avais sans doute pas vraiment pu profiter des lieux. Nous étions ce jour-là avec Melle 3e sur Saint Malo, et passions par Rothéneuf pour rentrer. Sur un coup de tête, nous avons bifurqué vers le site des Rochers Sculptés. Situé dans une impasse au bout d’un dédale de petites rues étroites, il s’agit de ne pas tourner au mauvais endroit.
Le point de vue en arrivant sur le site des Rochers Sculptés
Le site en lui-même n’est pas très grand. Sur la pente de granit descendant vers la mer, l’abbé Fouré a passé environ treize ans, de 1894 à 1907, à sculpter personnages et créatures. Atteint de surdité, il avait été contraint de se retirer du service paroissial et avait été installé à Rothéneuf, à quelques kilomètres de Saint Malo. Là, il se met à sculpter le bois d’une part et les rochers d’autre part. Son art est rattaché à l’art brut (comme par exemple le Palais Idéal du Facteur Cheval). En effet, l’abbé Fouré n’avait aucune formation artistique préalable. Sous son marteau et son burin, ce sont 300 statues qui vont prendre forme dans les rochers.
Les Rochers Sculptés de Rothéneuf
On a longtemps voulu voir dans les rochers sculptés l’illustration des légendes locales et d’histoires de contrebandiers mythiques. Mais, de récentes recherches mettent à mal cette hypothèse. S’appuyant sur un petit ouvrage rédigé par l’abbé Fouré ainsi que sur des articles parus de son vivant, il semblerait que ce soit plutôt les thèmes d’actualité qui l’ont inspiré, comme par exemple la guerre du Transvaal ou les colonies. Le mieux pour découvrir l’œuvre colossale de l’abbé Fouré est de venir à marée basse. Il est alors possible de descendre sur la plage en contrebas pour avoir une vision complète des sculptures. Bien entendu, un petit sentier sinuant entre les sculptures permet de mieux en apprécier les détails.
Marée basse au pied des rochers sculptés
(*) Le site des Rochers Sculptés est privé. L’accès est payant (5 € pour les adultes, 3 € pour les enfants lors de notre visite), mais le parking est gratuit. Les horaires sont plutôt larges. Nous y avons passé entre 30 et 45 minutes. ATTENTION : le site est très escarpé, dans un terrain rocheux. Il n’est pas accessible aux poussettes ou aux fauteuils roulants, en dehors d’un belvédère en haut du site mais qui ne permet pas de voir les sculptures. S’il pleut, le terrain peut devenir très glissant. Il convient aussi d’être particulièrement vigilant avec les enfants en raison du risque de chute.
Flâner de librairie en librairie à Bécherel, village du livre
Il y a quelques mois, Melle 3e m’avait demandé si Bécherel était loin de la maison familiale en Bretagne. Je lui avais répondu que non et que nous y étions même déjà allés, il y a une petite dizaine d’années. Au début de notre séjour breton cet été, une journée s’annonçait très grise et ne permettait pas d’envisager une sortie en pleine nature sereinement. J’ai donc proposé à Melle 3e d’aller faire un tour à Bécherel. Si vous ne connaissez pas, Bécherel est une petite cité de caractère, mais c’est surtout un village du livre. C’est en 1987 qu’un groupe de libraires décide d’investir les commerces désertés du village sur le modèle de Hay-on-Wye au Pays de Galles ou de Redu en Belgique. Bécherel est ainsi le 3e village du livre à avoir été créé en Europe.
Après les anciens commerces, ce sont des maisons qui sont devenues librairies
Connaissant notre passion partagée pour les livres, il aurait été irréaliste de penser que le tour allait être rapide. Effectivement, nous aurons passé plus de 4 heures à aller de librairie en librairie. Nous ne cherchions pas d’ouvrage en particulier, ni de thématique précise. La plupart des librairies proposent essentiellement des ouvrages d’occasion, qu’ils soient anciens ou récents. Nous avons littéralement flâné d’une boutique à l’autre, feuilletant les livres qui nous faisaient de l’œil (y compris des ouvrages rares qui étaient carrément en dehors de notre budget). Bien entendu, nous ne sommes pas reparties les mains vides. A nous deux, nous avons acheté une vingtaine de livres, souvent un peu anciens ou peu faciles à trouver.
« Les pensées sortent des livres »
Nous n’avons pas fait que trainer dans les librairies. Nous avons aussi pris un rafraichissement dans une libraire salon de thé, qui installe une petite terrasse sur la place du village. Et nous avons repris des forces dans le joli salon de thé qui propose une carte de boissons assez chouette et de bonnes pâtisseries maison (et en clin d’oeil, le sucrier qui était sur notre table provenait de la poterie des grottes à Dieulefit, devenu depuis un café galerie d’art).
Bécherel – cité du livre
(*) Chaque librairie gère ses jours et horaires d’ouverture de façon indépendante, mais elles sont généralement ouvertes le dimanche. Chacune a sa thématique ou sa spécialité de prédilection, mais plusieurs sont très généralistes ou possèdent des rayons sur différentes thématiques. La plupart des librairies acceptent maintenant la carte bancaire mais avec un montant minimum. Le seul distributeur de billets du village est à l’intérieur de la supérette et donc soumis aux horaires d’ouverture de celle-ci. Si vous n’avez pas prévu avant de venir, il faudra aller à Tinténiac à dizaine de kilomètres pour trouver une banque. A noter : C’est plutôt une activité pour ceux qui sont passionnés de livres et de librairies… Les autres risquent de trouver cela un peu pénible !
Changer de point de vue sur Saint Servan
La dernière fois que nous étions allés à Saint Servan, nous avions fait le tour de la cité d’Aleth. Cette fois, nous sommes restés au niveau du port Solidor en profitant de la marée basse. La balade est simple : on descend sur la plage Solidor et on traverse le mouillage jusqu’au bord de l’eau, puis on contourne la Tour Solidor par son côté « mer ». Il n’y a pas vraiment de difficulté, si ce n’est qu’il faut faire attention aux chaînes des bouées de mouillage et à là où on pose les pieds sur les rochers. Ce n’est cependant pas de l’escalade si on reste au pied du rocher de la tour. (Melle 3e a par contre testé pour nous l’escalade du rocher jusqu’au pied de la Tour d’un côté et jusqu’à l’entrée des jardins de l’autre : c’est faisable). La récompense, ce sont des vues inhabituelles sur Saint Servan, le barrage de la Rance et ses environs et la Tour Solidor (que l’on peut compléter par une crêpe dans l’une des crêperies du port).
au pied de la Tour Solidorbalade à Saint Servan, autour du port Solidor
Se balader à Cancale
Cancale, c’est LA promenade type des vacances, quelle que soit la saison, quelle que soit la météo. L’itinéraire varie essentiellement en fonction de la marée et nous fait emprunter soit le GR34 si la mer est haute, soit passer sur la plage et la grève si c’est dégagé. Cette fois, j’y suis allée avec Melle 3e et une de mes nièces. La mer était basse, et nous avons pu profiter de la plage et des rochers. Nous avons ramassé quelques coquillages, regardé les ostréiculteurs s’affairant dans les parcs à huitres, aperçu le Mont Saint Michel. Nous avions aussi quelques achats à faire sur le port (cartes postales, conserves de poisson… ). Enfin, nous avons pris un goûter à emporter (glaces pour les unes, crêpe pour l’autre) afin de le déguster face à la mer en regardant les goélands se chamailler pour de la nourriture.
Prendre son temps dans les rochers, profiter du soleilMarée basse sur le port de Cancale et sur les parcs à huitres.
Ille-et-Vilaine – juillet/août 2025
Si vous cherchez d’autres idées de sorties autour de Saint Malo, je peux aussi vous proposer :