[Drôme] un week-end nature à Chatillon en Diois en 5 étapes

Je n’étais allée qu’une seule fois à Chatillon en Diois. Ce jour là, je partais avec Mr 2e pour Mirmande, on avait aperçu de la neige sur les sommets du Glandasse et décidé d’opter pour un autre « plus beau village de France » : Chatillon en Diois. Notre découverte avait été rapide, entre le jour qui déclinait tôt et une entorse de la cheville qui m’empêchait de forcer, mais j’avais envie d’y revenir. L’occasion est venue d’une invitation à venir découvrir Valterra Lodges, des hébergements qui viennent d’ouvrir. J’ai choisi de venir le jour de la fête de la transhumance, un évènement qui me tentait depuis longtemps. Pour compléter le week-end, je suis allée randonner dans les magnifiques paysages du Diois.

Les vignes de Chatillon en Diois au pied des montagnes
Dans les vignes de Chatillon en Diois

Comprendre le pastoralisme à la fête de la transhumance

Les fêtes des transhumances sont nombreuses dans les massifs autour de chez moi. Le pastoralisme fait en effet partie des traditions de l’élevage, en particulier ovin (mais il y a aussi souvent des chèvres qui montent à l’estive en même temps). Au début de l’été, les troupeaux prennent la direction des alpages, guidés par les bergers à pied depuis les vallées où ils ont passé l’hiver dans les fermes. Cela donne lieu à des évènements festifs. Dans le Diois, la fête de la transhumance est jumelée à une fête de la Clairette, production viticole emblématique de la région.

défilé des brebis à la fête de la transhumance
Le moment fort de la transhumance, c’est le passage du troupeau dans les ruelles du village

Le temps fort de la fête de la transhumance est le passage des brebis dans les ruelles du village. C’est celui qui marque le début de la fête et il a lieu dès le matin. A Chatillon en Diois, ce sont presque 700 brebis et chèvres qui ont ainsi traversé le village vers 10.30 du matin en trottinant. Le spectacle ne dure pas longtemps mais il est impressionnant. Le reste de la journée, le troupeau se repose dans un pré en lisière du village, sous l’œil attentif des patous. Et justement durant la fête, des ateliers sont organisés pour mieux comprendre le rôle des patous, le comportement à avoir quand on croise un troupeau en montagne l’été, le travail des berges et de leurs chiens, mais aussi les enjeux du pastoralisme tant dans la dimension économique et agricole que dans la préservation des paysages.

troupeau de brebis se reposant à l'ombre
Le troupeau profite de l’ombre des arbres sous la surveillance du patou

Participer à une visite guidée du village

J’étais arrivée tôt afin de participer à la visite guidée du village prévue à 9.00 (afin qu’elle se déroule avant le lancement de la fête et que les ruelles ne deviennent trop encombrées). Découvrir un village avec une guide qui le connait par cœur, c’est l’occasion de prêter attention à des détails qui nous auraient échappé, de passer dans des endroits qu’on devine parfois à peine et surtout d’entendre plein d’anecdotes. La visite de Chatillon en Diois ne m’a pas déçue de ce point de vue. C’est toujours intéressant d’apprendre comment le village s’est construit et développé ou quels sont les enjeux géopolitiques auxquels il a fait face.

(Re)Découvrir la Clairette de Die à travers une randonnée dans les vignes

En même temps que la fête de la transhumance, dans le Diois, c’est la fête de la Clairette. Une grande partie des producteurs de Clairette étaient ainsi présents, proposant des dégustations, accessible avec un pass acheté au préalable. D’autres animations étaient incluses dans le pass, dont une randonnée dans les vignes accompagnés par des viticulteurs. A l’heure dite, nous sommes donc partis avec un groupe d’une quarantaine de personnes à pied du centre du village en direction des vignes. Nous avons ainsi pu découvrir les différents cépages qui entrent dans la composition de la Clairette (qui est une AOP), mais aussi des deux autres appellations locales : les coteaux du Diois et l’appellation Chatillon en Diois (qui produit des vins blanc, rouge et rosé). J’ai beaucoup aimé cette balade au cours de laquelle les viticulteurs nous ont montré les actions qu’ils réalisent à chaque saison sur la vigne, évoquant les techniques, le temps à y passer et l’éventuelle mécanisation ou pas, ainsi que l’histoire des vignes sur le territoire.

La randonnée, assez courte, nous a conduit au Serre de Poêt, une petite butte à environ 3 km du village. Là, à l’ombre des arbres, entourés par les vignes, nous avons dégusté une coupe de Clairette. En dehors de l’expérience de dégustation dans les vignes, j’ai beaucoup aimé les discussions qui sont nées spontanément avec les viticulteurs mais aussi entre les participants. J’ai ainsi eu l’occasion de beaux échanges avec Etienne, qui vit en itinérance avec sa compagne dans un van, et travaille à la saison dans l’hôtellerie restauration un peu partout en Europe depuis plusieurs années.

coupe de clairette
Déguster un verre de Clairette bien fraîche au milieu des vignes : une très belle expérience.
(*) L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération.

Se ressourcer à Valterra Lodges

Le point de départ de ce week-end dans le Diois, c’était d’aller découvrir Valterra Lodges. Ce sont des lodges hyper cosy qui ont ouvert il y a quelques semaines à Chatillon en Diois. J’ai été très agréablement surprise par la qualité de la prestation. En effet, le lodge dans lequel je logeais, prévu pour 4 personnes était plus grand que ce à quoi je m’attendais. La pièce de vie est toute en baie vitrée, donc hyper lumineuse et ouverte vers l’extérieur. J’ai bien aimé le petit coin salon indépendant de la pièce principale, qui offre un espace de détente confortable à l’intérieur. Pensé pour les jours où il fait moins beau, il est aussi idéal pour se mettre à l’ombre si le soleil est un peu trop fort. La terrasse extérieure aussi était plus grande que ce que j’ai pu avoir dans d’autres hébergements de type bungalow. Là encore, en plus de l’espace repas avec une grande table, il y a un coin salon hyper agréable. C’est l’endroit où j’ai passé le plus de temps : dans l’après-midi avec un livre et en fin de journée avec ma tisane pour regarder le jour décliner et le soleil disparaitre.

Côté confort, vous l’aurez compris, j’ai été charmée. En plus, c’est calme et j’ai hyper bien dormi. Et si la cuisine du lodge est très bien équipée et permet de se préparer un repas, on est aussi à une dizaine de minutes à pied du centre du village, mais surtout juste à côté du restaurant Le Caveau. Bref, l’endroit est vraiment top pour un week-end orienté nature et déconnexion que ce soit en famille, entre amis ou en solo. On peut y passer du temps en mode chill, mais c’est aussi un excellent camp de base pour découvrir le Diois : randonnées, baignades, circuits à vélo mais aussi découvertes culturelles et producteurs locaux.

vue depuis la terrasse du lodge à Valterra
Ca, c’était la vue depuis la terrasse du lodge. J’ai pu prendre mon petit déjeuner face aux montagnes.

salade avec des ravioles
J’ai diné au restaurant Le Caveau. J’avais choisi le menu spécial transhumance avec une salade dioise, de l’agneau et des légumes au brasero et une tarte aux abricots. La cuisine est à base de produits de saison, et les saveurs sont là. J’ai particulièrement apprécié la cuisson de l’agneau, ce qui pour ceux qui me connaissent est un vrai point positif tant je peux être compliquée sur ce sujet.

Se rafraichir dans la rivière

Parmi les activités à faire dans le Diois (et plus globalement dans la Drôme) et qui ne demandent pas beaucoup d’engagement sportif, il y a aller se baigner à la rivière. Dès que le mercure grimpe sur le thermomètre, c’est le retour des pique-nique au bord de l’eau et des baignades. La rivière qui passe à Chatillon en Diois, c’est le Bez et il offre plein de jolis spots de baignade. L’un d’eux se situe à quelques centaines de mètres de Valterra Lodges (ils vont indiqueront comment y aller si vous leur demandez), mais il y en a plein d’autres tout au long de la rivière (un sentier la longe depuis le village). Je m’y suis rendue avec plaisir en fin d’après-midi. Après avoir bien marché toute la journée (entre la randonnée dans les vignes et le reste de la fête de la transhumance, j’avais déjà fait plus de 15 km à 16.00 !), j’avais envie de plonger dans l’eau fraîche. Enfin, plonger, le mot est peut être un peu exagéré : la rivière est plutôt un torrent et on ne peut pas vraiment y nager. Par contre, l’eau y est fraîche car elle arrive de la montagne (et il était encore tôt dans la saison), et elle était entre 15 et 16°C début juin. Pour les frileux, c’est sans doute encore un peu tôt pour se baigner, mais pour moi, c’était parfait !

passage sous les arbres menant à une rivière
Au bord de la rivière
(Note pour moi-même : penser plus souvent à aller se baigner dans les rivières)

S’émerveiller au Vallon de Combeau

Un secteur de randonnée mythique

Après une bonne nuit de sommeil, et un copieux petit déjeuner, j’ai rendu les clés du lodge et j’ai pris la direction du vallon de Combeau. J’entends parler de cet endroit depuis que je vis dans la Drôme ou presque. Sur les bords orientaux du Vercors, à plus de 1500 mètres, ce vallon au cœur des montagnes est un petit paradis pour la faune et la flore sauvages. L’accès se situe au delà de Chatillon en Diois quand on arrive de la vallée de la Drôme, le mettant à presque 2 heures de route de chez moi. Quand le séjour à Valterra Lodges s’est organisé, j’ai tout de suite su que j’irai à Combeau.

des personnes randonnent au cœur des montagnes du Vercors
La taille des randonneurs donnent une idée de l’immensité du paysage

Des paysages grandioses

Depuis le parking, on ne devine pas le vallon de Combeau. Il faut encore monter un peu à pied pour y accéder. Sitôt que je suis entrée dans le vallon, j’ai été subjuguée par la beauté du paysage dominé par la Montagnette. J’ai commencé à marcher en direction de la bergerie de Combeau. On suit une piste assez large, tout en étant entouré de montagne. A la bergerie, j’ai continué vers la cabane puis le Pas de l’Essaure. Au fur et à mesure, le paysage devient de plus en plus impressionnant, jusqu’à arriver au Pas de l’Essaure d’où l’on domine toute la vallée du Drac. En face, les sommets de l’Oisans et des Ecrins sont encore enneigés, tandis que la silhouette du Mont Aiguille se dresse à ma gauche. J’ai poursuivi jusqu’à la Tête Chevalière (1951 mètres) pour encore plus de points de vue sur les environs et une vue très impressionnante sur le Mont Aiguille.

La joie de pouvoir observer la faune et la flore sauvages

Ce qui fait la réputation du vallon de Combeau, en dehors de ses paysages exceptionnels, c’est la richesse de sa faune et de sa flore. Lors de ma randonnée, j’ai ainsi pu observer de très nombreuses fleurs : narcisses des poètes, trolles, myosotis, centaurées, gentianes, orchidées (j’ai repéré des orchis sureau, des orchis mâles, et des orchis fragans), etc. Mais surtout, il y avait des tulipes australes. Cette variété de tulipe sauvage est un des emblèmes du Parc Naturel Régional du Vercors. Assez petite, très élancée, élégante, elle se fait discrète tant qu’elle n’est pas ouverte.

Ce que je savais moins, c’est que le vallon de Combeau est aussi connu pour sa faune. Tout au long de la sortie, j’ai été survolée par les chocards à becs jaunes mais aussi par quelques vautours. Mais ce que j’ai préféré, c’est voir plein de marmottes. Moi qui avais vu ma première marmotte seulement en avril dernier, là, j’en ai vu des dizaines, plus ou moins discrètes. Puis, il y a eu cette rencontre improbable avec un bouquetin à quelques mètres du sentier seulement. Je n’y allais pas pour la faune, mais je suis revenue émerveillée !

marmotte sur l'alpage
Cette marmotte a surgi de « nulle part » juste devant moi sur le sentier. J’ai pu la regarder assez longuement avant qu’elle ne continue son chemin.
bouquetin sous un arbre
Ce bouquetin était tranquillement en train de paître sous un arbre, à quelques mètres du sentier, imperturbable.


Informations pratiques

  • Hébergement : Valterra Lodges, 115 Route de Die, 26140 Chatillon en Diois.
  • Restaurant : Le Caveau, 115 route de Die, 26140 Chatillon en Diois
  • Visite guidée du village de Chatillon en Diois : des visites sont régulièrement organisées, les renseignements sont à prendre à l’office de tourisme
  • Producteurs de Clairette (et autres vins des appellations locales) : quelques vignerons indépendants sont installés sur Chatillon en Diois mais beaucoup travaillent en coopérative avec Jaillance, dont le caveau se situe 335 avenue de la Clairette à Die (à la sortie de la ville en direction de Crest / Valence)
    (*) L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération.
vue du vallon de Combeau
Randonnée au vallon de Combeau

A propos des randonnées

Dans les vignes à Chatillon en Diois : la randonnée jusqu’au Serre du Poêt est facile. En aller/retour depuis le village, il faut compter 6 km. Elle se fait sur une petite route au milieu des vignes.

Dans le vallon de Combeau :

  • La route d’accès au parking du vallon de Combeau est une route étroite de montagne, longeant parfois le précipice.
  • Le vallon de Combeau est très populaire. Il peut donc être compliqué de s’y stationner, même s’il y a un parking au niveau du panneau de départ des randonnées. J’ai du redescendre pour me stationner plus bas le long de la route à environ 600 mètres du parking. Quand je suis partie, il y avait des voitures jusqu’à plus de 1 km et demi du parking.
  • Il existe de nombreux tracés de randonnée dans le vallon de Combeau, plus ou moins techniques, plus ou moins difficiles. Vous en trouverez sans souci sur les différents sites type VisoRando ou AllTrails. Globalement, tant qu’on reste dans le fond du vallon, c’est assez facile. Dès qu’on approche des crêtes, cela devient plus difficile. La montée vers Tête Chevalière passe par exemple par un sentier qui tire droit dans la pente sur 500 à 600 mètres pour quasiment 120 mètres de D+ (j’ai fait le calcul pour vous, la pente est entre 20 et 25%).
  • Entre le Pas de l’Essaure et Tête Chevalière, on est facilement en bordure de précipice (falaises de plusieurs centaines de mètres de haut). Il convient donc d’être prudent.
  • Il n’y a pas de réseau dans le vallon de Combeau. Il faut donc prévoir une carte papier ou au moins avoir téléchargé la carte au préalable sur son téléphone.
  • Le balisage dans le vallon est réduit à sa plus simple expression : à peine quelques poteaux indicateurs. L’essentiel du balisage repose donc sur des cairns, technique traditionnelle pour indiquer les chemins. En l’absence de balisage et de cairns, il faudra utiliser son sens de l’orientation, sa carte et sa boussole.
  • A titre d’information, j’ai fait un circuit qui m’a emmenée de l’entrée du vallon de Combeau jusqu’à Tête Chevalière et retour. J’ai parcouru un peu plus de 10 km, avec 500 m D+. Le tracé était indiqué pour 4 à 5 heures, j’ai mis 3h15.
  • Le vallon de Combeau est un milieu naturel exceptionnel, et protégé. On n’y fait aucune cueillette. Et on ramène tous ses déchets (même les moins glamour, dont papier toilette et compagnie).
dans le vallon de Combeau
Au premier plan, un cairn de balisage : il suffit d’aller en direction du cairn suivant pour suivre le chemin.


Chatillon en Diois – Drôme – juin 2026


(*) J’étais invitée à séjourner à Chatillon en Diois par Valterra Lodges, ainsi que pour le diner au restaurant Le Caveau (collaboration commerciale non rémunérée). Mon avis est basé sur l’expérience que j’ai vécue. Les activités n’étaient pas organisées dans le cadre de cette collaboration. J’ai également choisi moi-même la date pour la faire correspondre à la fête de la transhumance.

[Ardèche] une rando-wine dans les vignes de Saint Joseph

C’est un peu par hasard que je me suis retrouvée à mettre mon réveil un samedi matin pour aller faire une rando-wine en nord Ardèche. J’ai découvert le concept par un reel posté sur Instagram par l’office de tourisme Ardèche Grand Air. Pour vous situer, le territoire Ardèche Grand Air se situe autour d’Annonay. C’est un secteur d’Ardèche que je ne connais quasiment pas. Au printemps, je m’étais donc abonnée à leurs réseaux sociaux pour me souvenir d’aller y faire un tour. Début septembre, en milieu de semaine, j’ai vu passer leur publication sur la rando-wine : un concept qui allie une balade dans les vignes et une dégustation de vin. Un coup d’œil à la météo plus tard, je prenais ma place.

un coteau planté de vignes
au pied du coteau de Rochevine

La randonnée

Dans les vignes sur le coteau de Rochevine

Le rendez-vous était donné à la cave de Saint Désirat. Là, j’ai retrouvé Sandrine, la guide qui allait nous accompagner et les 8 autres personnes inscrites ce jour-là. Début septembre, la saison touristique touche à sa fin mais en pleine saison, le groupe peut aller jusqu’à une trentaine de personnes. Très vite, nous prenons le chemin qui passe derrière la cave. Nous sommes au pied du coteau de Rochevine que la balade va nous emmener découvrir. Rapidement, le sentier devient abrupt. Ici les vignes sont plantées en échalas, sans terrasses.

pieds de vigne plantés en échalas
Vignes au dessus du village de Saint Désirat

La randonnée concoctée par Sandrine nous emmène au cœur du vignoble. En montant, nous découvrons de superbes points de vue sur la vallée du Rhône, le massif du Vercors et le village de Saint Désirat. Sandrine en profite pour nous raconter un peu la vie de ce village. On y trouve en particulier une distillerie d’eaux de vie de fruits, née de la reconversion d’une famille d’arboriculteurs. On échange, on discute, on rigole. Cela me change de mes randos solos habituelles !

vignes plantées sur un coteau
dans les vignes
Vue sur le village de Saint Désirat depuis le coteau de Rochevine
Vue sur le village de Saint Désirat depuis le coteau de Rochevine

La saison des vendanges

Tout au long de la balade, Sandrine nous explique la façon dont viticulteurs et vignerons cultivent ici la vigne. Nous sommes sur l’appellation Saint Joseph. Située entre celles de Condrieu au nord et Cornas au sud, l’AOP s’étend sur une soixantaine de kilomètres le long de la rive droite du Rhône. En ce début du mois de septembre, après un été précoce, chaud et ensoleillé, les vendanges sont (déjà) bien avancées. Plusieurs parcelles sont vendangées, et pour notre plus grand bonheur, nous picorons quelques grains sur les grappes restantes. Un peu plus loin, les vendangeurs sont au travail. C’est pour nous l’occasion de voir comment ils s’organisent dans cette zone escarpée aux rangées sinueuses et courtes. Un vendangeur passe avec une hotte et récupère le contenu des seaux des cueilleurs pour ramener le raisin au tracteur.

dans les vignes pendant les vendanges
les vendangeurs au travail

Une salle dans un tunnel ferroviaire

En redescendant vers la cave de Saint Désirat, Sandrine nous fait découvrir une salle atypique. Ici, il y avait autrefois une voie de chemin de fer. Une galerie avait été construite pour protéger la voie ferrée des chutes de pierres du coteau de Rochevine, très friable. Située juste au dessus de la cave coopérative, la galerie a été rachetée par celle-ci. Fermée de chaque côté, elle est devenu une immense salle de réception d’une centaine de mètres de long. Des panneaux anti-bruit ont été installés au niveau de la voute pour limiter les échos et résonnances mais les parois sont restées brutes et suintent des récentes pluies. L’expérience est surprenante.

un ancien tunnel ferroviaire transformé en salle de réception
dans la galerie de la Claux
une ancienne voie ferrée déclassée  au cœur des vignes
Sur le tracé de l’ancienne voie ferrée

La dégustation de vins

La randonnée se termine là où elle a commencé : à la cave de Saint Désirat. C’est là que nous allons faire la dégustation de vins. Nous sommes ici en plein milieu de l’appellation Saint Joseph. Moins connue que ses voisines d’en face, les AOP Crozes-Hermitage et Hermitage, l’AOP Saint Joseph devient de plus en plus qualitative, avec des vignerons impliqués. Assez logiquement, c’est donc des vins de Saint Joseph que nous allons découvrir. Nous avons commencé par les blancs, mélange de cépages roussanne et marsanne. Puis nous avons découvert les rouges, issus exclusivement du cépage Syrah (qui historiquement serait une hybridation ancienne entre la roussanne de Savoie et la mondeuse d’Ardèche). Cette dégustation marque la fin de la rando-wine, une très chouette expérience pour découvrir un terroir et ses produits.

verre de vin "cave Saint Désirat"
Dégustation du Saint Joseph blanc


Saint Désirat / Champagne – Ardèche – septembre 2025


Informations pratiques

Généralités

Les rando wines dans la vallée du Rhône Nord sont organisées par une association de guides en œnotourisme. On peut retrouver leurs différentes propositions via les offices de tourisme du secteur : Ardèche Grand Air, Porte de Drôme Ardèche, Ardèche Hermitage, Rhône Crussol, Vienne Condrieu.

Dans cet article, j’évoque la pratique du glanage (ou grappillage). Il s’agit de la possibilité de récupérer des restes de productions agricoles pour un usage familial après la récolte par l’agriculteur ou le propriétaire, uniquement du lever au coucher du soleil et sur un terrain non clôturé. Seule la jurisprudence reconnaît le glanage qui peut sinon être assimilé à du vol. Si vous vous promenez dans les vignes, il est impératif de ne pas piquer quelques grains sur les grappes des parcelles non récoltées. Si vous avez un doute sur le fait que la parcelle a été vendangée, ne touchez pas aux raisins.

figues dans l'arbre
Nous avons aussi croisé des figuiers sauvages au bord des vignes

Compte-rendu de dégustation

Pour les curieux, dans l’ordre, nous avons dégusté :

  • Saint Joseph blanc Amendine – un vin très frais, très léger, qui pourrait aller pour un apéritif estival ou un poisson grillé. Ca n’a pas vraiment été un coup de cœur.
  • Saint Joseph blanc Cuvée Côte Diane – un vin avec plus de présence que le précédent, qui pourrait s’accorder d’un fromage ou d’un plat léger. J’en ai pris une bouteille pour ramener à la maison.
  • Saint Joseph rouge Les Mariniers du Fleuve – un vin rouge avec une petite note poivrée. Celui que nous avons dégusté était encore jeune et restait très vert en fin de bouche. De ce fait, je ne l’ai pas spécialement apprécié et j’aurais aimé pouvoir découvrir une année antérieure.
  • Saint Joseph rouge Cuvée Côte Diane – vieilli partiellement en fût de chêne, il a une note très légèrement boisée. Je l’ai trouvé nettement plus intéressant que le précédent. J’en ai d’ailleurs aussi acheté une bouteille, pour essayer avec une viande en sauce cet hiver.
  • Saint Joseph rouge Cœur de Rochevine – la cuvée haut de gamme de la cave Saint Désirat, parcellaire et vieillie en fût de chêne. A la dégustation, il est nettement plus complexe que les précédents tout en gardant le caractère du Saint Joseph.

(*) L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération.

[petits moments] avril 2022 en vrac

Après une fin du mois de mars aux allures de début d’été, l’hiver a décidé de revenir un peu sur le devant de la scène au tout début du mois d’avril. Une drôle de surprise qui fait que plus jamais je ne croirais ceux qui me disent « il a neigé » en guise de poisson d’avril (cela a longtemps été la blague préférée de ma mère lorsqu’elle venait me réveiller enfant le matin du 1er avril…).

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Il y a encore eu des concours d’équitation depuis l’article des petits moments de mars 2022. Il y a d’abord eu un CSO au pied du synclinal de Saoû, sous le soleil.

Melle 3e montait exceptionnellement la jument d’une amie
Depuis le bord de la carrière du Poney Club du Val de Drôme – Aouste-sur-Sye – Drôme

Il y a ensuite eu un concours de dressage (une première pour Melle 3e qui montait son poney favori). Là aussi, le soleil était de la partie pour cette journée dans la campagne d’Allex.

J’ai pris cette photo très rapidement pour capturer un petit moment de préparation de la cavalière… sur l’instant, je n’avais pas fait attention à mon ombre et je le regrette un peu !
A l’entrée de la carrière de dressage

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Pour me remercier de les avoir autorisés à publier une de mes photos dans leur magazine municipal au printemps dernier, la mairie de Bourg-lès-Valence m’a invitée au spectacle. Parmi la liste des propositions, j’ai choisi That’s life, le one-man-show d’Arnaud Ducret. C’était un spectacle très drôle, et un peu émouvant aussi. La performance d’acteur d’Arnaud Ducret est vraiment impressionnante !

Arnaud Ducret – Théâtre Le Rhône de Bourg-lès-Valence – Drôme
5 avril 2022

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A Valence, les traditions de Pâques débutent le Dimanche des Rameaux avec le partage du Suisse, un biscuit sablé et moelleux, parfumé à la fleur d’oranger.

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Les champs de colza ont fleuri et parsèment les paysages de jaune vif. Que ce soit depuis le train lorsque je vais à Lyon, ou sur le bord des routes de campagne, ils apportent une touche de bonne humeur.

Montvendre – Drôme

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Dans les vignes également, le printemps a fait son apparition.

Beaumont-Monteux – Drôme

[Drôme] profiter de la vue depuis le belvédère des Méjeans

Dans les vignes de Larnage

C’est le hasard, ou plutôt la pluie, qui m’a conduit au belvédère des Méjeans ! J’étais en effet partie pour faire une balade sur la colline de l’Hermitage au dessus de Tain quand une averse est arrivée. J’ai alors décidé de continuer un peu plus loin en voiture, espérant une éclaircie.

Cela faisait plusieurs fois que les panneaux indiquant la route des belvédères avaient attiré mon attention. J’ai donc suivi la direction du belvédère des Méjeans, sans vraiment savoir où celui-ci se situe.

Après avoir dépassé Larnage et les ruines de son château (il pleuvait encore beaucoup trop pour songer s’y promener !), j’ai continué mon chemin sur les routes étroites se faufilant entre les vignobles, espérant plus d’une fois ne pas avoir à croiser de voiture (la mienne, pourtant pas si imposante, me semblait prendre toute la largeur…).

Je suis finalement arrivée au panneau indiquant le belvédère des Méjeans alors que la pluie avait cessé depuis peu. J’ai donc laissé ma voiture pour une brève balade (la pluie a repris peu après…) qui m’a menée jusqu’au bout de la route !

Du belvédère, je surplombe la vallée du Rhône, juste au nord de Tain. A mes pieds, le fleuve déploie son ruban, longé par la Nationale 7 et la voie ferrée. De là où je me trouve, je domine le village de Crozes-Hermitage et son vignoble. J’ai aussi une vue panoramique sur l’arrière de la colline de l’Hermitage et du belvédère de Pierre-Aiguille où j’avais déjà eu l’occasion de me rendre. Et de l’autre côté du promontoire qui me fait face, je peux apercevoir le Rhône qui poursuit sa route en un méandre le menant vers le massif de Crussol.

Bien que courte, la balade m’aura permis de prendre un peu l’air en cette journée pluvieuse. Il me reste alors à redescendre jusqu’à Tain, pour faire quelques achats à la cave coopérative…

Dominer le belvédère de Pierre-Aiguille
Jusqu’au bout de la route !
Dans les vignes, au dessus de Crozes-Hermitage
Vue sur la montagne ardéchoise
Le Rhône, la Nationale 7 et la voie ferrée, au pied du belvédère de Pierre-Aiguille
Coin de ciel bleu au dessus de l’Ardèche
Couleurs d’automne à l’arrière de Pierre-Aiguille et de la colline de l’Hermitage
Éclaircie !

Belvédère des Méjeans – Crozes-Hermitage – Drôme – novembre 2021

[Drôme] coup de sirocco sur le vignoble de Tain

Samedi dernier, j’avais une course à faire à Tain et j’avais donc décidé de monter sur la colline de l’Hermitage pour une balade au milieu des vignes. La surprise est venue du ciel : depuis la fin de la nuit, un vent de sirocco balayait la région et apportait une lumière orangée sur les paysages.

Quand je me suis réveillée samedi matin, la lumière extérieure était très nettement orange, dans une nuance assez vive. J’ai mis un moment à réaliser que ce n’était pas juste l’effet du lever du soleil. Après m’être demandée ce qui pouvait en être la cause, j’ai bien vite trouvé sur les réseaux sociaux des explications. Le sirocco avait pris possession des airs et les particules de sable saharien qu’il transportait filtraient la lumière du soleil produisant ce ciel atypique.

Je n’ai donc pas changé mes plans et suis partie sur la colline de l’Hermitage. Après avoir laissé ma voiture au parking situé au pied du belvédère de Pierre-Aiguille, j’ai pris la direction de la chapelle. La couleur du ciel s’était adoucie mais restait légèrement sépia.

Après un arrêt « contemplation du paysage » au pied de la chapelle, je suis partie sur les petits chemins serpentant entre les parcelles de vignes sur la colline. Les cultures en terrasse épousant les formes irrégulières des lieux ont un côté très graphique qui me plait beaucoup. Il me faut en plus avouer que jusqu’à présent je m’étais contentée des abords immédiats de la chapelle. Je découvre donc d’autres aspects de la colline et des chemins moins formatés.

De temps à autre, une petite construction apparait : abris pour les viticulteurs, édicules surmontés de croix, anciens abreuvoirs… Le patrimoine bâti de la colline ne se résume pas à la seule chapelle !

Progressivement, je me rapproche du pied de la colline, repérant au passage d’autres chemins que j’aimerais explorer (et je me dis qu’une prochaine fois, il faudrait que je parte d’en bas pour changer). Il est temps de faire demi-tour, avec plusieurs idées de futures balades en tête !

Depuis le haut de la colline, un figuier de Barbarie avec vue sur les vignes étagées
Vue plongeante sur Tain et Tournon
En direction de la chapelle…vue sur Tournon de l’autre côté du Rhône
La chapelle de l’Hermitage
Le côté graphique du vignoble est souligné par l’absence des feuilles à cette saison
Les courbes de la colline de l’Hermitage

Colline de l’Hermitage – Tain l’Hermitage – Drôme – 6 février 2021

(*) Le parking est situé entre les accès aux belvédères de la chapelle et de Pierre-Aiguille. Il est fléché depuis Tain, en prenant la route de Larnage. L’accès à la chapelle depuis le parking est facile et peut être pratiqué avec une poussette (pour un fauteuil roulant, la pente reste assez importante et le chemin est en partie en terre et en partie en pavés grossiers, ce qui risque de rendre les choses assez délicates).