Quand j’ai ajouté ce thème Géographie au projet 52, j’avais clairement en tête de vieilles cartes murales comme celles que l’on avait à l’école ou au collège, des atlas aux pages usées, des couleurs un peu passées dessinant des pays qui n’existent plus. Mais je n’avais rien de tout cela sous la main cette semaine (et rien de tel dans mes archives).
Alors, j’ai eu envie de vous proposer une lecture de paysage. C’est un exercice que nous réalisons assez régulièrement lorsque nos randonnées ou balades nous amènent sur un point haut, permettant une vue d’ensemble d’un paysage qu’il soit naturel, agricole ou plus urbain. C’est une façon assez amusante de comprendre un territoire.
J’étais donc partie pour aller sur une petite butte et vous faire un jolie photo de paysage… quand je suis passée sous une allée d’arbres aux branches tortueuses, que de jeunes feuilles commençaient à peine à habiller. Et j’y ai vu les cours d’eau d’une géographie imaginaire !
**********************
Si vous voulez découvrir ce que la géographie a inspiré aux autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.
C’est via Le Caillou aux Hiboux que j’ai découvert cette balade sur le Mont Miéry, via une story Instagram si j’ai bonne mémoire.
Situé au dessus du village d’Upie, le Mont Miéry est dominé par une statue de la Vierge. Le but de la balade est donc d’attendre le sommet du Mont, et de grimper dans la petite tour qui supporte la statue.
Ayant une cheville pas encore tout à fait remise d’une grosse entorse le jour où j’ai fait la balade, je ne suis pas partie du village d’Upie mais je me suis stationnée au bord de la route vers le hameau de Coucourdon. J’ai alors avisé un sentier qui s’enfonçait dans la forêt et l’ai emprunté.
Lorsque j’ai croisé le balisage jaune, je l’ai suivi…. Si le chemin était d’abord très agréable avec un léger dénivelé, assez vite il se met à grimper de façon plus sèche, jusqu’à devenir vraiment très abrupt. Je me suis même demandé si je n’avais pas manqué une bifurcation, mais non, des marquages m’ont confirmé que je suivais le bon tracé. Les derniers mètres pour accéder au sommet sont vraiment raides et la nature sableuse du sol ne facilite pas les choses (et je ne regrette pas d’avoir décidé de porter mon attelle cet après-midi là !). Heureusement que quelques racines et branches me permettent de m’aider de mes mains.
Mais une fois en haut, la récompense est une vue à 360° sur les environs. Un escalier permet de monter jusqu’au pied de la statue sur une petite plateforme. De là, je m’amuse à reconnaître les villages des environs et j’admire assez longuement le paysage.
Au moment de repartir, j’avise un chemin beaucoup plus large que celui que j’ai emprunté à l’aller et qui va globalement dans la direction où je souhaite aller. Je décide donc de le suivre, espérant qu’il sera plus commode que celui de la montée.
Et en effet, ce chemin s’avère être un choix judicieux : pente plus douce et régulière, jolis points de vue sur la Raye et les Trois Becs, … Je redescend doucement vers Coucourdon. De là, je récupère le sentier balisé en jaune pour retrouver mon point de départ.
Tout au long de la balade, j’ai profité du printemps qui s’éveille : chants des oiseaux, fleurs au bord du chemin et dans les pruneliers, bourgeons…. Et je me dis qu’en automne quand les arbres se parent de teintes mordorées, cela doit aussi être très beau.
Hellébore en fleursFleurs de prunier sauvageNotre Dame du Mont MiéryVue sur Upie et la plaine de ValenceVue sur la montagne de la Raye
Mont Miéry – Upie – Drôme – mars 2021
(*) Le chemin qui monte doucement jusqu’à la Vierge du Mont Miéry part de Coucourdon, au niveau d’un poteau téléphonique et n’est pas balisé en jaune ! Pour le stationnement, il y a un petit parking au niveau d’une table de pique nique au bord de la route, sur la droite en venant d’Upie, avant d’arriver à Coucourdon. Il est possible de gagner le chemin « facile » en prenant le sentier qui file dans la forêt face à la table de pique-nique, puis en suivant le balisage jaune vers la gauche quand on le croise (« à plat »). Quand le sentier balisé rejoint la route, le chemin pour monter est le premier à droite.
La médiathèque de Valence a pris ses quartiers en début d’année dans l’ancienne caserne Latour-Maubourg. C’est l’architecte Rudy Ricciotti (celui du MUCEM) qui a su mettre en valeur l’ancien bâtiment tout en le modernisant et s’assurant de son adéquation à sa nouvelle utilisation.
Les escaliers en particulier sont extrêmement photogéniques… et les espaces intérieurs proposent de nombreux coins de lecture, façon petit salon stylé.
Vue sur les anciennes écuries (qui abritent des services pour les étudiants) et la place d’ArmesL’escalier principalLignes graphiquesComme à la maison…
Médiathèque Latour-Maubourg – Valence – Drôme – mars 2021
J’ai eu un peu de mal au cours de cette semaine extrêmement chargée (côté boulot surtout !) à réfléchir à comment illustrer ce thème. J’ai clairement manqué d’idées… Comment mettre en photo la notion de poésie ?
J’ai relu pas mal de poésie, en particulier le si hétéroclite Alcools d’Apollinaire dont plusieurs vers m’ont marquée, mais aussi Lamartine, Musset, Vigny, Chateaubriand, Baudelaire… C’était une expérience assez sympa de se replonger dans tous ces poèmes, mais ça n’a pas
Finalement, en allant faire quelques courses, je suis passée sous les arbres qui bordent quelques places de stationnement…. Et ceux-ci étaient en fleurs. Ils m’ont fait penser au Japon et au hanami….
Je suis alors souvenue de quelques haïkus, petites pépites poétiques en peu de mots.
Mon préféré est sans doute celui-ci, de Bashō :
Un vieil étang une grenouille plonge bruit de l’eau
Mais celui-ci, de Kito Akiyoshi, va mieux avec la photo :
Regarder en l’air les fleurs voler pour être heureux
**********************
Pour voir comment les autres participants ont choisi d’illustrer leur poésie, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.
PS : avec les occupations du week-end, je ne sais pas quand j’aurai un moment pour venir valider les commentaires qui iraient en modération. Donc, si vous ne voyez pas votre commentaire immédiatement, ne paniquez pas : je le validerai dès que possible !
La météo était plutôt clémente et si le ciel était un peu couvert au début de ma balade, le soleil s’est montré généreusement assez rapidement. En partant du barrage, j’ai longé le fleuve vers l’amont, en direction de la Roche de Glun.
Le printemps commençait à prendre ses quartiers sur les berges du Rhône. Comme l’an dernier, j’y ai trouvé des orchidées, mais aussi des jonquilles, et des léontodons. Les arbustes au bord du chemin étaient pour la plupart en fleurs également.
De l’autre côté du fleuve, les vignobles de Cornas et Saint Joseph s’étalent sur le coteau. Tandis qu’un peu plus au sud, la silhouette du massif de Crussol se distingue nettement.
Je prends mon temps pour admirer les paysages, et regarder le fleuve s’écouler, paisible.
Arbre en fleurs….Le jaune soleil des léontodons…Orchis géantOphrys (de mars ?)Face aux vignobles de CornasVue sur la montagne de CrussolAu bord du fleuve paisible
Bourg-lès-Valence – Drôme – mars 2021
(*) Au niveau du barrage de Bourg-lès-Valence, il y a un parking de la Via Rhôna. Il suffit ensuite de s’engager sur la Via Rhôna en remontant le cours du fleuve. Au moment où la Via Rhôna tourne sur la droite, il est possible de continuer tout droit en longeant le bassin du barrage. Le chemin le long du fleuve rejoint la Via Rhôna environ 1.5 km plus loin.
Vous avez, je suppose, tous compris que si le thème Oeuf tombe cette semaine dans le projet 52, c’est parce que nous sommes le week-end de Pâques.
J’avais envisagé de trouver des oeufs de caille et de faire une jolie composition avec de branchages ramassés au cours de mes balades, mais il n’y avait pas d’oeufs de caille à l’épicerie et je manquais de temps pour courir les magasins afin d’en trouver. J’ai bien essayé d’utiliser des oeufs de poule, mais ils sont trop unis pour ce que j’avais en tête…
J’ai un temps pensé prendre en photo des oeufs cassés, soit les blancs avec le jaune en suspension, soit les coquilles brisées, mais je n’ai pas trouvé comment avoir un joli rendu… J’ai donc mis cette idée aussi de côté pour une autre fois.
Je me suis donc rabattue sur les classiques oeufs en chocolat…. avec un petit shooting rapide ce vendredi midi !
*********************
Pour voir les oeufs des autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.
PS : Je risque de ne pas avoir beaucoup de temps au cours de ce week-end pascal, et je ne sais pas quand j’aurai un moment pour venir valider les commentaires qui iraient en modération. Donc, si vous ne voyez pas votre commentaire immédiatement, ne paniquez pas : je le validerai dès que possible !
Cela faisait très longtemps que je n’étais pas allée au marché à Crest. En effet, avec Mr 1er à régulièrement récupérer à Valence, je fais souvent d’une pierre deux coups en allant aussi au marché de Valence. Mais pendant les dernières vacances, j’en ai profité pour aller acheter fruits, légumes, fromages et autres denrées à Crest (avec en prime un petit arrêt dans la jolie petite brocante de la Grande Rue où je trouve régulièrement quelques « trésors »).
Après avoir fait mes achats, la météo vraiment printanière m’a incitée à faire une balade dans les petites ruelles de la ville. Alors je suis partie un peu au hasard, bien décidée tout de même à prendre de la hauteur.
Au fil des rues, je suis tombée sur de charmantes placettes mais aussi sur un lavoir alimenté par l’une des nombreuses sources jaillissant dans le coteau. J’ai emprunté de petits escaliers et des calades. J’ai fini par arriver au pied de la Tour.
Par endroits, la vue s’offrait par dessus les toits de tuile, découvrant le panorama sur les Trois Becs et Roche Colombe. J’ai pris la direction de la chapelle des Cordeliers pour redescendre, en admirant la vue au dessus de l’église au passage.
Il était temps de rentrer… après avoir jeté un oeil à la si jolie couleur qu’avait la rivière Drôme ce jour-là !
C’est parti pour un tour dans les ruelles anciennesRuelles coloréesLavoir de la rue de la NativitéPlacette aux airs de printempsPar dessus les toits, vue sur Roche ColombeLes habitants annexent placettes et ruelles pour les beaux joursVue sur les Trois BecsLa couleur turquoise de la Drôme à la fin de l’hiver…
Crest – Drôme – février 2021
(*) Le marché de Crest a lieu le samedi matin dans le centre ancien. Il est possible de se stationner au Champ de Mars, de l’autre côté de la rivière : ce n’est vraiment pas loin à pied.
Je trouvais que la lumière du jour où j’ai fait les photos ainsi que les couleurs pâles des fleurs se prêtaient bien à un traitement en noir et blanc (et je m’aperçois que je travaille de plus en plus le noir et blanc)…
Alors, j’ai longuement hésité entre des petits chemins mystérieux, des rivières cristallines, des plateaux montagneux…
Et finalement, j’ai choisi un grand château fort… ou plutôt un (très) haut donjon, que je verrais bien comme décor d’un récit d’heroic fantasy….
(*) La Tour de Crest est le plus haut donjon de France.
***************************
Pour savoir dans quelle histoire les autres participants nous emmènent, il suffit de suivre les liens dans les commentaires…
PS : Encore un week-end bien rempli qui s’annonce, où je ne sais pas du tout quand je pourrai grappiller un moment pour venir valider les commentaires qui iraient en modération. Si vous ne voyez pas votre commentaire immédiatement, ne paniquez pas : je le validerai dès que possible !