[Haute-Savoie] 6 activités pour profiter d’Annecy et ses environs

Après plusieurs années dans la vallée de l’Arve, Mr 2e a emménagé il y a quelques mois à Annecy. Nous avons eu un peu de mal à caler nos agendas respectifs pour trouver un week-end où ni l’un ni l’autre n’avions quelque chose de prévu. C’est finalement fin février que je suis allée lui rendre visite. Il en a profité pour me faire découvrir ses endroits favoris : boutiques, points de vue, balades. A mon tour, je vous propose quelques idées pour passer un week-end agréable à Annecy.

vue sur le lac d'Annecy
Vue sur le lac d’Annecy

Une promenade en ville

J’avais déjà plusieurs fois eu l’occasion de me balader dans les rues d’Annecy. C’était cependant la première fois que je le faisais en hiver. Force est de constater qu’il y a moins de monde qu’aux beaux jours (et pourtant, nous étions en pleine période de vacances scolaires et de chassé-croisé vers les stations de ski des Alpes). Nous avons zig-zagué dans les petites rues, nous laissant guider par le hasard et les petits coins que Mr 2e voulait me montrer (tous ne sont pas touristiquement intéressants, mais c’était en lien avec des anecdotes personnelles qu’il m’avait racontées).

Annecy est parcourue de canaux et comme il faisait beau ce jour-là, c’était très agréable. Nous avons ainsi profité d’une terrasse de café juste au bord du Thiou pour une pause en milieu d’après-midi. Après un hiver riche en pluie et alors que la douceur des températures faisait fondre la neige des sommets, le courant était fort dans la petite rivière.

la rivière Thiou dans le centre d'Annecy
Faire une pause au soleil au bord du Thiou

Une balade au bord du lac

Le premier jour, j’étais arrivée un peu plus tard que ce que j’avais prévu en raison de bouchons sur la route (initialement, je devais venir en train mais un éboulement bloquait la circulation des TER entre Valence et Grenoble). Aussi, nous avions directement commencé par une très bonne fondue savoyarde dans une brasserie. Après cela, une balade digestive était de mise. Nous sommes donc partis le long du lac, en passant par le jardin de l’Europe, le pont des Amours, et le Pâquier. Nous avons continué jusqu’au niveau du port, profitant des vues sur les montagnes environnantes tout en discutant.

ponton au bord du lac d'Annecy avec des goélands posés dessus
Tout au long du lac d’Annecy, les points de vue sur les montagnes sont fantastiques
vue sur les montagnes depuis le bord du lac d'Annecy
Face à l’Impérial Palace, point d’arrivée de notre balade
vue sur les montagnes depuis le bord du lac d'Annecy
Le Pâquier, le lac et les montagnes, une vue typique d’Annecy

Une visite au château

Après avoir de nouveau flâné dans les petites rues du centre ville, nous sommes montés jusqu’au château. Comme il était ouvert, nous avons décidé d’y faire un tour. Le château d’Annecy a été construit par phases successives entre le XIIIe et le XVIIe siècle. Au XIXe siècle, c’est une caserne et il s’en faut de peu que des travaux d’aménagements ne viennent détruire les plafonds anciens. Devenu propriété de la ville, il a été progressivement transformé en musée à partir des années 1950. Actuellement, il est de nouveau en travaux pour un réagencement complet du parcours muséographiques. Certaines salles sont donc inaccessibles et nous n’avons pu en voir qu’une partie. Les salles que nous avons vues s’articulaient autour de la représentation des paysages alpins et de la nature, avec une bonne part d’art contemporain.

cour du château d'Annecy
Dans la cour du château d’Annecy

Une randonnée sur les pentes du Semnoz

Le dimanche matin, nous voulions aller au sommet du Semnoz, encore enneigé pour y faire une balade. Le soleil brillait et nous n’étions clairement pas les seuls à avoir eu cette idée. Les bouchons dans la montée laissaient présager un parking complet en haut, aussi nous avons décidé de faire demi-tour et de nous arrêter pour une petite randonnée dans la forêt. Mr 2e connait assez bien maintenant le secteur, où il va assez souvent. Aussi, je l’ai suivi sans vraiment prêter attention à l’itinéraire. En fin d’hiver, la forêt est encore très lumineuse et c’est à peine si on devinait l’approche du printemps. Nous avons suivi des sentiers jusqu’à arriver à un point de vue sur le lac que l’on devinait à travers les arbres. J’ai vraiment apprécié cette parenthèse forestière à deux pas de la ville.

route forestière
Au départ, nous avons suivi une route forestière
sentier dans la forêt
Depuis la forêt des pentes du Semnoz, on devine les sommets de l’autre côté du lac d’Annecy à travers les arbres encore dépourvus de feuilles.

Un tour dans les montagnes

Difficile de venir à Annecy et de faire l’impasse sur les montagnes. Elles entourent la ville et le lac. Et en fin d’hiver, les sommets enneigés donnent envie d’aller y faire un tour. Comme nous n’avions pas pu monter au Semnoz le dimanche matin, nous sommes partis du côté des Aravis le dimanche après-midi. Nous avons emprunté la route qui monte de Veyrier du Lac vers Alex puis Thônes. Tout au long du trajet, j’ai été subjuguée par les paysages (et pour une fois que je ne conduisais pas, je pouvais encore plus en profiter). Nous avons fait un premier arrêt dans le petit village d’Alex, puis nous avons repris la route vers Thônes où nous avons fait une belle promenade en montant jusqu’au château.

falaises calcaires dans les Aravis
vue sur les montagnes depuis le village d’Alex
le village de Thônes entouré de montagnes
Les pentes du massif des Aravis sont encore bien enneigées
le village de Thônes entouré de montagnes
Balade dans le village de Thônes

Une soirée à la patinoire

Je dois avouer que le choix de la date de mon week-end à Annecy, en plus de nos contraintes d’agendas respectifs, avait été choisie parce que le samedi soir, le match de hockey opposait les Chevaliers du Lac d’Annecy aux Lynx de Valence. Comme Mr 2e et moi-même souhaitions retourner voir un match ensemble, l’occasion était trop belle pour la manquer. Nous avons donc passé la soirée à la patinoire dans les gradins à encourager les Lynx (et je peux vous dire qu’il y avait assez peu de spectateurs pour les valentinois). La patinoire d’Annecy est beaucoup plus grande que celle de Valence (environ 1500 places à Annecy contre – de mémoire – environ 400 à Valence). Par contre, nous y avons trouvé l’ambiance dans les gradins plus « molle ». Mais aller voir un match de hockey reste une chouette activité à partager !

Sur la glace, les chevaliers du lac vs les Lynx


Annecy – Haute-Savoie – février 2026


Informations pratiques

  • Pour manger des spécialités savoyardes, direction la Brasserie Savoyarde, quai Perrière à Annecy. Le service y est continu et efficace, les tarifs corrects, et la fondue était vraiment bonne et généreuse.
  • Le lac est bordé de voies douces, il est donc facile de s’y promener à pied (ou à vélo). La balade que nous avons faite du quai Perrière à l’Impérial Palace en passant par les jardins fait environ 2 km aller.
  • Le château-musée d’Annecy reste ouvert pendant les travaux actuellement en cours avec un parcours de visite restreint (et un tarif réduit). Les informations pratiques sont à retrouver sur le site internet des musées d’Annecy.
  • Sur le Semnoz et tout autour du lac, vous pourrez trouver de nombreux sentiers de randonnée, parfois même aux portes de la ville. Le site de l’office de tourisme référence beaucoup de balades plus ou moins engagées.
  • Thônes est la capitale du reblochon fermier. Il était donc impensable de repartir sans avoir fait quelques emplettes. La coopérative de producteurs Le Farto est très réputée. Nous y avons acheté des reblochons excellents et à un prix plus que raisonnable. J’avais aussi pris un morceau de tomme de Savoie, qui ne m’a pas déçue non plus.
  • Le programme des matchs des Chevaliers du Lac, l’équipe de hockey d’Annecy, est disponible sur leurs réseaux sociaux.

Pour d’autres idées à Annecy et dans les environs, vous pouvez aller voir les articles que j’avais écrit suite à un précédent séjour :

[Haute-Savoie] des Gorges du Fier au château de Montrottier

Après une journée passée au bord du lac et une très longue promenade dans le centre-ville d’Annecy, nous avons pris la direction de la montagne pour partir découvrir d’autres curiosités naturelles et historiques.


Une curiosité naturelle

Notre premier arrêt a été pour aller découvrir les Gorges du Fier. J’y étais déjà venue il y a quelques 25 ans en arrière, lorsque j’étais étudiante et que je faisais un stage à Lyon (comme je ne connaissais pas du tout la région, j’avais alors largement profité de mes week-ends pour la parcourir). J’en gardais un souvenir impressionnant, et j’avoue que j’avais un peu peur d’être déçue. Cela n’a pas été le cas !

Le Fier est une petite rivière qui prend sa source au pied du Mont Charvin avant de finir sa course dans le Rhône. Sur son parcours, il a creusé d’impressionnantes gorges. Le site a été aménagé pour la découverte touristique à la fin du XIXe siècle par l’installation de passerelles, accrochées à la paroi plus de 20 mètres au dessus du cours d’eau, sur plus de 250 mètres de long.

Les passerelles existent toujours (rassurez-vous, elles ont été plus fois rénovées au fil des décennies et ne présentent aucun souci de sécurité). Ce sont elles qui font la particularité du site : elles permettent à tout un chacun d’accéder au cœur des gorges sans nécessiter de compétences techniques !

Après avoir laissé la voiture sur le parking aménagé en amont des gorges, nous avons traversé le Fier par le pont des Liasses, dans un paysage bucolique, dominé par le château de Montrottier (que nous avions croisé sur la route et que nous irons voir ensuite). Un petit chemin se faufilant dans le sous-bois nous conduit au pavillon d’accueil. Nous voilà parties pour une balade en aller/retour d’un peu plus d’un kilomètre à la découverte des gorges et de leur environnement.

Sitôt le pavillon d’accueil dépassé, nous entrons sur les passerelles qui nous conduisent à la porte d’entrée des gorges. Nous pénétrons alors dans un autre monde, mi aérien mi souterrain, un entre-deux impressionnant. Les passerelles courent le long de la paroi, épousant les formes de celle-ci. Une vingtaine de mètres sous nos pieds, la rivière s’écoule. Au dessus de nous, le soleil perce à travers la roche et la végétation, et fait miroiter l’eau par moments (j’ai volontairement choisi l’heure de notre visite alors que le soleil est au zénith en espérant cet effet…). Nous sommes dans un monde féérique, et je ne serais guère surprise de croiser quelques elfes…

Toutefois, un panneau marquant les hauteurs de crues nous ramène à la réalité. Celles-ci peuvent en effet complètement envahir les gorges, faisant monter le niveau de l’eau de plusieurs dizaines de mètres ! Cela me rappelle une fois de plus à quel point nous devons rester humbles face à la nature.

A la sortie des gorges, la promenade continue. Quelques panneaux explicatifs détaillent les différentes formations géologiques que l’on peut croiser sur le site : marmites de géants, lapiaz… Un peu plus loin, d’autres panneaux reprennent les légendes liées au site.

La rivière continue sa route après sa sortie des gorges. Se glissant dans la Mer de Rochers, vaste lapiaz, elle cascade et se faufile, avant de s’étaler alors que l’espace s’élargit.

Il est temps pour nous de faire demi-tour pour regagner l’entrée du site en parcourant à nouveau les impressionnantes passerelles. Avant de quitter les lieux, nous profitons de la terrasse pour prendre un rafraichissement sous la sentinelle vigilante du château de Montrottier : il est temps pour nous d’aller lui rendre visite !

En passant le pont des Liasses, on aperçoit les tours du château de Montrottier
Juste avant de se précipiter dans les gorges, le Fier cascade
S’aventurer au cœur des gorges
Les passerelles sont accrochées à une vingtaine de mètres au-dessus du niveau normal de la rivière
La voie ferrée passe au dessus des gorges depuis la fin du XIXe siècle et la mise en service de la ligne Annecy/Aix les Bains
Se faufiler dans un monde minéral
Au dessus des gorges, une voûte de végétation donne l’impression d’un monde féérique
Dans la Mer de Rochers
Après les gorges, le Fier reprend son cours tranquillement
Nous repartons en sens inverse sur les passerelles
Par effet de paréidolie, on voit des visage dans les rochers

Gorges du Fier – Haute-Savoie – avril 2022

(*) Le site des gorges du Fier est ouvert de mi-mars à mi-octobre. Vous pouvez retrouver l’ensemble des informations pratiques sur leur site internet.


Une petit tour en sous-bois

Nous décidons de rejoindre le château de Montrottier à pied depuis les gorges. C’est une petite marche, bien indiquée, essentiellement en sous-bois, mais avec un joli dénivelé. Nous profitons de la fraicheur de quelques sources d’où partent des ruisseaux que nous traversons à gué (et dans lesquels, forcément, je plonge les pieds… Je suis en sandales, autant en profiter !). Sous les arbres, l’ail des ours est en pleine floraison, créant des tapis de fleurs blanches et dégageant une odeur bien reconnaissable.

Le sous-bois est tapissé des fleurs blanches de l’ail des ours
Délicatesse des fleurs d’ail des ours

Lovagny – Haute-Savoie – avril 2022


Un château surprenant

Nous avions repéré de loin les hautes tours du château de Montrottier. En nous approchant, je lui trouve un air de château de conte de fées, seul au sommet de sa butte, sans aucun bâtiment à proximité. Dans les prés qu’il surplombe, des vaches paissent tranquillement, complétant un tableau très bucolique.

Nous commençons notre visite par le pré et les jardins, profitant de la vue sur les montagnes et la campagne. Puis, nous gagnons la cour du château où nous devons retrouver le guide pour découvrir certaines salles non librement accessibles. C’est en entrant dans la cour que le décor me frappe : j’ai déjà visité ce château, avec son gros donjon central et sa belle galerie Renaissance.

Si le château en lui-même est superbe, ce qui fait sa vraie particularité, ce sont ses collections. Au début du XXe siècle, Léon Marès reçoit le château en héritage, s’y installe mais surtout y installe ses collections. Durant 10 ans, il va imaginer et mettre en place un véritable musée privé, cabinet de curiosité s’étalant dans de nombreuses pièces du château. Les deux salles de la tour des religieuses abritent ainsi ses collections exotiques, témoins de l’attrait de l’époque pour les objets en provenance des colonies et issues des achats de Léon Marès (qui n’a jamais voyagé), et ses collections militaires, qui font sans doute suite au passé d’officier de Léon Marès. Il organise déjà des visites de celles-ci de son vivant.

A sa mort, en 1916, Léon Marès, sans héritiers, lègue le domaine de Montrottier et son contenu à l’Académie Florimontane, une société savante basée à Annecy, en précisant qu’il doit être enterré sur le domaine (sa tombe se situe dans le pré à l’arrière du château, on en aperçoit la croix sur la photo en tête de cet article), que ses collections ne doivent pas bouger et qu’elles doivent être ouvertes au public. Depuis 1919, le château et ses collections sont donc accessibles à tous, présentant un témoignage assez unique de demeure de collectionneur du début du XXe siècle.

La diversité et la variété des sujets collectionnés, ainsi que leur richesse, frappe le visiteur. Il y a tant de détails à admirer qu’une seule visite n’y suffit pas, surtout que la découverte des deux salles de la tour se font avec un guide, en groupe et que le temps et l’espace sont comptés (D’ailleurs, j’ai n’ai quasiment pas pris de photos des collections). J’avoue que j’aurais aimé pouvoir y passer plus de temps, et seule ou presque, afin de bien prendre la mesure de l’ampleur de ce que je contemplais !

Les autres salles du château (en visite libre) présentent également de très nombreux objets : faïences, vaisselles, objets décoratifs ou utilitaires, tapisseries… Il est parfois difficile de savoir où nos yeux doivent se poser !

Nous terminons notre visite par un tour dans la galerie et sur le rempart qui a été abaissé jusqu’au niveau du premier étage afin de donner de la lumière dans le château et de pouvoir profiter de la vue.

Le château de Montrottier côté pré
Dans les jardins
La cour du château avec son donjon et sa galerie
Le fascinant escalier de la tour des religieuses, à vis sans pivot central, forme une spirale hypnotique.
De la galerie, vue sur les montagnes au delà du mur d’entrée
Profiter du doux parfum de la glycine sur le rempart
Le château de Montrottier se dresse au sommet d’une butte tel un château de contes de fées
Carte postale

Château de Montrottier – Haute-Savoie – avril 2022

(*) Les conditions de visite, jours et horaires, sont disponibles sur le site internet du château de Montrottier.


Après ces découvertes, nous avions encore envie de profiter du grand soleil de ce jour-là avant de reprendre la route vers la maison…

(à suivre…)

[Haute-Savoie] à la découverte de la vieille ville d’Annecy

Après nos balades à Bout-du-Lac et à Duingt, nous avons pris largement le temps de découvrir Annecy, et en particulier la vieille ville. Nous avons laissé la voiture sur un parking à côté de la préfecture pour partir à pied dans les rues du centre.


Flânerie dans le centre ancien

Nous avons commencé notre découverte par le bord du lac en traversant le Pâquier pour rejoindre le Pont des Amours. En longeant le canal du Vassé qui permet aux eaux du lac de se déverser dans les canaux de la ville, la vue sur le pont est charmante, et fait partie des nombreuses « vues de carte postale » de la ville d’Annecy.

Après avoir traversé le pont, nous avons longé l’autre rive du canal, puis rejoint le bord du Thiou, rivière issue du lac. Nous entrons alors dans la vieille ville, en longeant le cours d’eau. Face à nous, le Palais de l’Île se dresse, autre « vue de carte postale » de la ville. Construit au XIIe siècle, il a été un palais pour le châtelain local puis d’une utilisation à l’autre, a terminé comme prison avant de devenir un musée local. (Nous nous sommes promenées en ville un mardi après-midi, et il était donc fermé, aussi nous n’avons pas pu nous rendre dans la cour.)

A partir de là, nous avons flâné de rues en ruelles, de ponts en parcs, sans suivre d’itinéraire précis. Nous sommes bien sûr passées dans la si touristique rue Sainte Claire, bordée d’arcades (dont nous découvrirons finalement le vrai charme le lendemain matin de bonne heure, avant l’affluence…). Nous sommes montées au pied du château (également fermé le mardi, jour où nous étions à Annecy). Et nous en sommes redescendues par de toutes petites ruelles aux maisons fleuries. Nous avons quitté les axes touristiques pour traverser des parcs ou marcher le long de canaux ombragés. Nous avons aperçu des petits ponts entre des bâtiments qui nous ont fait penser aux images de Venise. Nous avons découvert des rues commerçantes bordées d’immeubles anciens aux façades splendides. Nous avons tourné, viré, sommes parfois revenues sur nos pas, puis reparties dans une autre direction.

Le canal du Vassé et le Pont des Amours
Le Palais de l’Île sur le Thiou
Balade au bord du Thiou
En s’éloignant des rues les plus touristiques…
… on découvre des endroits pleins de charme
Façades anciennes dans les rues commerçantes
Tomber par hasard sur de charmantes ruelles, au calme et pourtant à quelques pas de l’agitation touristique
Au cœur de la ville ancienne
Prêter attention aux façades dans les rues moins touristiques
Annecy mérite son surnom de « Venise des Alpes »

Douceur d’une fin de journée

Au bout de quelques heures à ce rythme, nos pieds ont demandé à faire une pause. Alors, nous sommes allées (toujours à pied) poser nos valises à l’hôtel. Puis, en fin d’après-midi, nous sommes reparties pour une promenade le long du lac, sur le Pâquier et dans les jardins de l’Europe, baignés d’une douce lumière. Le ciel s’était complètement dégagé et la vue sur les montagnes de l’autre côté du lac était magique. Nous avons profité de cette ambiance très printanière pour refaire un tour le long du Thiou. Le flot des touristes avait quitté la ville qui semblait avoir été reprise en mains par ses habitants. Nous avons pris le temps de savourer la douceur du soir…

Au bord du lac, vue sur l’île des Cygnes
Le canal du Vassé vu depuis le Pont des Amours
Promenade au bord du lac
Façades sur rivière
Hôtel particulier et maisons colorées
Annecy, côté carte postale
douceur d’une fin de journée au bord du Thiou
Après la départ du flot des touristes


Le Musée du Film d’Animation, un musée original

Il était annoncé de la pluie pour notre séjour à Annecy. Aussi, je m’étais renseignée sur les différents musées de la ville. Outre le Palais de l’Île et le château, j’avais repéré le Musée du Film d’Animation. Si finalement la pluie ne s’est pas (trop) invitée, nous sommes allées voir le Musée du Film d’Animation dont la thématique originale nous plaisait. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, le musée n’est pas une cinémathèque dédiée au dessin animé. Il s’agit d’une structure qui raconte l’histoire de l’image animée, depuis les lanternes magiques jusqu’à l’animation numérique. On découvre ainsi les débuts de l’histoire des studios de dessins animés, tant en Europe qu’aux Etats-Unis, ainsi que les différentes techniques d’animation : dessin image par image, stop motion avec des marionnettes ou de la pâte à modeler, papiers découpés, écrans d’aiguilles… Si le musée n’est pas très vaste, il est cependant très intéressant et didactique et permet d’en apprendre plus sur la production d’une œuvre en images animées.

Dessins préparatoires pour la série animée « Les Shadocks »

(*) Le Musée du Film d’Animation est situé dans les locaux du Conservatoire Départemental d’Art et d’Histoire, au 18 rue de Trésum. Il est facilement accessible à pied depuis le centre ancien de la ville. Il est, comme le Palais de l’Île et le Château-Musée fermé le mardi. Aussi, nous y sommes allées le mercredi matin avant de repartir d’Annecy.


Annecy – Haute-Savoie – avril 2022

(*) Pour préparer notre balade à Annecy, et afin de m’assurer de ne pas passer à côté d’un must-see, j’avais consulté le site de l’office de tourisme du lac d’Annecy.

[Haute-Savoie] une journée au bord du lac d’Annecy

Pendant les vacances scolaires, nous sommes parties, Melle 3e et moi, passer deux jours sur les bords du lac d’Annecy. Nous sommes arrivées sous un ciel couvert, et des averses passagères ont tenté de nous faire renoncer à nos plans de balades… Mais il en faut bien plus pour nous arrêter !


Bout-du-Lac, panorama sur le lac

Notre premier arrêt a été à Bout-du-Lac. C’est ce nom, tout droit sorti d’une géographie de la Comté (pour ceux qui n’auraient pas la référence, la Comté est le pays des Hobbits dans Le Seigneur des Anneaux de Tolkien), qui nous a donné envie de nous y promener. Laissant la voiture au niveau du port, nous sommes parties à pied vers la rive du lac. Après une exploration du petit port, et être tombées sous le charme de l’embarcadère de la compagnie des bateaux du lac d’Annecy, nous avons traversé un cours d’eau pour rejoindre un espace de verdure servant de piste d’atterrissage aux très nombreux parapentistes survolant le lac après s’être élancés des montagnes environnantes.

Nous nous sommes éloignées de cette agitation et avons gagné le marais et la réserve naturelle du bout du lac. Des pontons nous invitent à nous balader au cœur de la ripisylve en direction des roselières. Nos pas sont bercés par le chant des oiseaux. Nous parvenons d’ailleurs à en observer certains, peu farouches si l’on reste discrets. Nous apercevons également un écureuil se faufilant à travers les arbres.

Nous trouvons l’endroit parfait pour pique-niquer : un banc avec vue sur le lac et les montagnes. Nous en profitons pour sortir notre repas du sac (et nous faisons bien attention à ne rien laisser comme déchet sur place, même pas de déchets alimentaires qui pourraient provoquer des troubles à un animal sauvage qui les mangeraient).

Nous repartons en direction de la plage et de la voiture : nous avons repéré d’autres endroits que nous souhaitons explorer sur le bord du lac !

Au port de Doussard
Panorama sur le lac d’Annecy et les montagnes
Le village de Doussard au pied de la montagne
Le charme un peu désuet de l’embarcadère de la compagnie des bateaux du lac d’Annecy
Reflets dans la rivière
Au bord de la roselière

Bout-du-Lac – Doussard – Haute-Savoie – avril 2022


Duingt, paysage de conte de fées

Notre étape suivante est le village de Duingt. Il faut dire qu’il a beaucoup d’atouts pour nous séduire…. et que le soleil a décidé de percer les nuages et d’apporter une vue plus dégagées sur les montagnes !

Nous laissons la voiture sur le parking de l’église, et partons à pied en direction du lac. Là, nous avons un joli point de vue sur le château de Duingt posé au bord de l’eau, avec la montagne en toile de fond. Nous continuons en longeant le lac au plus près et arrivons au débarcadère de Duingt, à deux pas du château. Depuis le ponton, la vue sur le château a des allures d’architecture de conte de fées.

Entre deux passages de nuages, nous apercevons de la neige persistante sur le sommet qui nous fait face. Aussi, nous décidons de profiter du soleil pour faire une petite pause, assises sur le ponton, en attendant que la vue se dégage. Notre patience n’est que moyennement récompensée mais il est tellement agréable de prendre le soleil au bord de l’eau que ce n’est pas bien grave.

Pour retourner vers l’église, nous choisissons de passer par le centre du vieux village de Duingt. Les rues étroites sont bordées de maisons anciennes et nous conduisent jusqu’au vieux cimetière. De là, le point de vue sur le lac est magnifique.

Nous hésitons à nous engager sur le chemin de la montagne du Taillefer pour aller voir le point de vue depuis la grotte de Notre Dame du Lac, mais nous n’avons pas repéré l’itinéraire, ne sommes pas spécialement chaussées pour randonner et surtout le ciel s’obscurcit de nouveau.

Le château, le lac et la montagne… paysage de carte postale
Le château, posé au bord du lac
En regardant vers Bout-du-Lac
Face à la montagne
Le charme du vieux village de Duingt

Duingt – Haute-Savoie – avril 2022


L’ancienne voie ferrée, transformée en voie verte

Si nous sommes à pied (et en voiture), nous avons noté que le tour du lac est faisable à vélo. En particulier, l’ancienne voie ferrée a été reconvertie en voie verte. Et au niveau du village de Duingt, celle-ci passe dans un tunnel. Notre curiosité nous a donc poussées à aller explorer ce tunnel (et faire une petite séance de photos…).

Ambiance mystérieuse dans le tunnel…

Ancienne voie ferrée – au niveau du village de Duingt – Haute-Savoie – avril 2022


Nous n’explorerons pas l’autre rive du lac au cours de ce séjour car nous avons préféré profiter de nos balades plutôt que nous presser pour cocher un maximum de lieux sur une liste. Après ces deux arrêts, il est temps pour nous de partir en direction d’Annecy, afin d’aller découvrir la vieille ville….

(à suivre)


(*) Pour trouver des idées de balades et de lieux à découvrir, j’avais consulté avant le départ le site de l’office de tourisme du lac d’Annecy qui est très fourni. Il propose entre autres des suggestions pour des séjours de quelques jours autour du lac.

[projet 52-2022] semaine 17 – raconter

Je dois avouer un certain manque d’inspiration pour le thème Raconter de cette 17e semaine du projet 52… Je ne sais pas si c’est l’effet des vacances, du beau temps qui donne envie de passer les journées dehors ou des multiples choses « de la vraie vie » auxquelles il me faut penser, mais j’ai eu du mal à trouver une idée (à peu près) correcte.

Mon choix s’est finalement porté sur une photo prise cette semaine au Musée du Film d’Animation d’Annecy. C’est un petit musée, qui retrace l’histoire de l’image animée et des différentes techniques. Ce n’est pas vraiment un musée pour les enfants car on n’y voit pas de dessin animé mais pour qui s’intéresse un peu à l’image animée et à l’illustration, c’est une petite pépite. D’ailleurs, nous y avons passé 1 heure alors qu’il se compose d’une unique salle !

Une exposition temporaire sur le thème des animaux dans l’animation clôturait la visite. C’est là que j’ai pris cette photo d’un décor et des personnages du film Même les souris vont au paradis, en partie tourné en stop motion. Sorti en 2021, ce film a eu le César du meilleur film d’animation cette année. Il raconte l’histoire d’une petite souris et d’un renardeau qui se font écraser et se retrouvent au paradis des animaux. C’est le début pour eux deux d’une grande aventure et d’une belle amitié.

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Pour découvrir ce que les autres participants ont à raconter, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.

NB : pour des raisons familiales, j’aurai très peu de disponibilité et d’accès à internet durant ce week-end. Aussi, si vos commentaires n’apparaissent pas, je les validerai dès que possible… mais je ne peux pas vous garantir à quel moment !