[Drôme] paysages champêtres

Parmi mes petits plaisirs quotidiens retrouvés, il y a celui de traverser la campagne pour aller ou revenir de la gare, pour aller faire les courses, et bien sûr pour aller me promener…

Extraits photographiques….

Rayures drômoises (Chabeuil)

Champ de coquelicots (Chabeuil)

Au pied des roches de la Pangée (La Baume Cornillane)

dans les blés mûrs (Etoile sur Rhône)

Drôme – juin 2020

[Drôme] chercher les orchidées sauvages autour du col Jérôme Cavalli

Orchis tridenté (?)

Les environs du col Jérôme Cavalli, au-dessus du Combovin, font partie de ces endroits où j’ai plaisir à aller chaque année pour pister les orchidées au mois de mai. On y trouve en effet de nombreuses variétés, dans un paysage assez brut, entre pelouses sèches, buissons et pierriers.

Assez logiquement, je m’y suis rendue juste après la fin du confinement. La floraison était déjà bien avancée et certaines orchidées commençaient à montrer des signes de fin de floraison. J’ai malgré cela pu faire une jolie récolte photographique, riche de diversité.

Le soleil ne brillait guère mais le vent n’était pas trop présent dans le secteur où je me suis promenée. Cela m’a (enfin !) permis de prendre une photo correcte de l’orchis de Provence à la douce couleur jaune.

Il est intéressant de voir que d’une année à l’autre, les individus ne semblent pas forcément avoir la même répartition entre les espèces. J’ai noté cette année beaucoup d’orchis hommes pendus, et peu d’orchis brûlés. Je n’ai pas vu d’orchis singes ni d’orchis bouffons. C’est peut-être parce que je n’y vais pas chaque fois pile au même stade de floraison, mais je ne sais pas dans quelle mesure cela pourrait être lié aux conditions climatiques ou autres variations annuelles.

Quoi qu’il en soit, il est possible que je ne puisse pas faire beaucoup d’autres sorties « orchidées » ce printemps… qui est déjà bien avancé ! J’étais donc ravie de pouvoir malgré tout profiter de ces fleurs délicates et colorées…

Orchis tridenté (?)
Orchis mâle
Orchis de Provence
Orchis tridenté (?)
Orchis militaires
Orchis militaires
Orchis homme pendu
Orchis brûlé

environs du col Jérôme Cavalli – Combovin – Vercors – Drôme – mai 2020

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Photo bonus : une vue d’ensemble des lieux.

Ce paysage donne une impression d’immensité, de liberté. La rudesse globale est contre-balancée par les détails : les fleurs, le chant des oiseaux, le son des insectes….

entre Combovin et Lozeron – Vercors – Drôme – mai 2020

[Isère] une journée à Grenoble

Ceci est une sortie d’avant confinement…

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Un samedi au milieu des congés scolaires des différentes zones… L’obligation d’aller à Grenoble pour ramener Mr 1er et aucune envie de me retrouver dans les bouchons ! La solution : arriver assez tôt le matin et repartir en milieu d’après-midi…. C’est donc comme cela que j’ai eu une journée à passer dans la capitale des Alpes.

Arrivée vers 9.00 au péage, je passe déposer Mr 1er à son appartement d’étudiant, puis nous prenons le tramway pour aller dans le centre. Nous commençons par un petit tour au marché et aux halles Sainte Claire afin qu’il s’achète de quoi manger pour les quelques jours à venir. Puis, nous faisons une pause café au Neko Café, histoire d’attendre tranquillement qu’il soit l’heure d’aller déjeuner. Nous mangeons rapidement et prenons notre dessert à la Fabrique Givrée (oui, nous avons nos incontournables lorsque nous passons à Grenoble ! ).

Après cela, lui rentre chez lui travailler ses cours, tandis que je profite d’être à Grenoble pour visiter l’exposition de photographies de Vivian Maier au Musée de l’Ancien Évêché. Même si je prends mon temps, il est encore trop tôt pour repartir…

Je décide donc de traverser l’Isère pour rejoindre le quartier Saint Laurent que je connais peu en dehors du quai. Je découvre une rue aux façades colorées qui me mène jusqu’au bord des fortifications de la Bastille.

Sous la porte Saint Laurent, des abats-jours sont suspendus, donnant une dimension un peu surréaliste. De ce que j’ai pu trouver, ils sont liés à des installations lumineuses réalisées avec les habitants du quartier. La porte en elle-même est un vestige de l’époque où la ville était entièrement ceinte de murs et a ensuite été intégrée dans le dispositif casematé installé par le général Haxo sur la Bastille. Ses lourdes portes nous rappellent qu’autrefois la ville était fermée une fois la nuit venue et jusqu’au petit matin. La pluie menaçant, je me hâte vers le musée archéologique situé dans l’ancienne église Saint Laurent.

Lorsque j’en sors, il est temps pour moi de retraverser l’Isère pour reprendre le tramway jusqu’au domaine universitaire où j’ai laissé ma voiture… et de rentrer chez moi…

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Vue sur la Bastille depuis le jardin de l’Ancien Évêché
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Façades colorées de la rue Saint Laurent
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Porte Saint Laurent
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Vue sur la chaîne de Belledonne depuis le domaine universitaire

Grenoble – Isère – février 2020

[Drôme] début de journée à la Combe d’Oyans

Ce samedi matin, c’était un peu « le jour d’avant »… celui d’avant le confinement. Les derniers éléments de l’actualité laissaient penser que ce confinement ne tarderait pas à arriver, alors j’ai eu envie de faire une grande balade, loin des gens, loin du monde.

Je suis retournée à la Combe d’Oyans. Mais cette fois, au lieu d’aller au fond des gorges, j’ai décidé de les contourner. J’ai laissé la voiture sur le parking du site d’escalade. A cette heure matinale, il n’y avait personne d’autre.

J’ai suivi le chemin balisé jaune en direction du château d’eau puis du col Saint Genis. La vue sur la plaine et l’agglomération de Romans est superbe.
Au bord du chemin, le printemps est en route : coucous, violettes, primevères et aubépines font les belles.

Après le col, j’ai eu un temps d’hésitation entre continuer à monter vers le château ou m’approcher de l’entrée amont des gorges. Finalement, la montée au château sera pour une autre fois. Les gorges que le soleil effleure sont trop attirantes.

Je suis la route jusqu’au niveau du ruisseau, puis je m’engage sur le chemin qui permet d’accéder aux voies d’escalade situées de ce côté du site. Par dessus les crêtes du Vercors, le soleil lance ses rayons et dissipe la rosée du matin dans les prés.

Seuls les oiseaux viennent briser le silence. L’herbe humide est souple. Je traverse les champs en direction du ruisseau. En m’approchant, je commence à l’entendre cascader doucement. L’entrée amont des gorges de la combe d’Oyans est devant moi. De ce côté aussi, elles sont impressionnantes et me font me sentir minuscule.

Je reste un long moment au bord du ruisseau. Son murmure est apaisant, bien loin du tumulte et des questionnements de l’actualité. Je profite de cette parenthèse. Je pressens déjà que ce ne sera bientôt temporairement plus possible, alors je fais le plein de sensations.

Enfin, je rebrousse chemin. Le parking s’est rempli depuis mon départ. J’aperçois un trailer qui s’élance vers les gorges. Mais ce qui happe mon regard, c’est le vol circulaire d’un milan royal, hypnotique…

Fleurs de coucou
Vue sur le fond de la combe depuis le col de Saint Genis
Fleurs d’aubépine
Se sentir minuscule
Primevères au bord du ruisseau
Soleil matinal
Entrée amont des gorges de la Combe d’Oyans
Au pied des falaises
Col de Saint Genis

Combe d’Oyans – Rochefort-Samson – Drôme – mars 2020

[Drôme] prendre un (petit) peu de hauteur à Montvendre

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Vue sur le village de Montvendre depuis le pied de la Croix

Je suis souvent allée à Montvendre, j’y ai même habité quelques années, et pourtant, je n’étais jamais montée sur le coteau…. un manque maintenant comblé !

La balade jusqu’au point de vue est rapide. A la sortie du village, il suffit de suivre le panneau indiquant le coteau. Le sentier monte directement dans la pente, aidé de quelques marches.

Alors que le chemin se fraye un passage au coeur de la butte de molasse, le soleil vient jouer avec les monnaies du pape.

En haut, la première vue qui s’offre est celle sur le Vercors où l’on distingue la tour de Barcelonne. Puis, en montant encore un peu, on arrive au pied de la croix qui domine le village. La vue est alors plongeante sur l’église et la rue principale.

A peine plus loin, et nettement plus accessible, on se retrouve sur le belvédère de la Vierge. De là aussi, on devine les Trois Becs au fond du paysage.

J’ai prolongé la balade par un aller-retour jusqu’au Bois de la Cour, histoire de continuer à profiter du soleil hivernal et la douceur de l’après-midi, histoire de profiter encore plus de la vue sur le Vercors…. et d’imaginer quelques nouvelles sorties à prévoir.

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Impossible de se tromper de chemin !

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Quand le soleil joue avec les monnaies du pape…

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Vue sur le Vercors et le Tour de Barcelonne

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Au belvédère de la Vierge

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Direction le Bois de la Cour

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Au pied du Vercors

 

(*) La montée au pied de la croix se fait sur un sentier à flanc de coteau, étroit, et partiellement abîmé suite aux chutes d’arbre lors de l’épisode de neige du mois de novembre 2019. Il est déconseillé de le pratiquer lorsque le sol est glissant. Au printemps, les lilas qui ont envahi la butte doivent être en fleurs et cacher en partie la vue.
L’accès au belvédère de la Vierge se fait par un chemin carrossable.

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Il ne faut pas oublier de faire un petit tour dans le vieux village de Montvendre. Si l’on ne peut manquer de remarquer la porte monumentale, vestige d’une enceinte fortifiée, la rue située à l’abri des anciens remparts est pleine de charme. Juste en face de la porte fortifiée, on découvre le chœur de l’ancienne église du village, aujourd’hui habitation privée. Et un peu plus loin, on arrive au pied de l’ancien château des évêques de Valence, qui faisait partie intégrante de l’enceinte du village.

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Sous la porte monumentale

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A l’intérieur des murs du village

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Autour des murs du village

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La tour de l’ancien château des évêques de Valence

Montvendre – Drôme – février 2020

[Drôme] au coeur de la Combe d’Oyans

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Chaque fois que je passais sur la route entre Rochefort-Samson et Beauregard-Baret, je me disais qu’il faudrait que j’aille faire un tour dans la combe d’Oyans dont on aperçoit l’entrée des gorges, telle un coup de couteau dans la montagne.

C’est presque par hasard que je me suis décidée à m’y arrêter ce matin-là de janvier. J’avais initialement envisagé d’aller vers La Baume d’Hostun (ce n’est que partie remise !) mais en passant au droit de la combe, je me suis dit que ce ne serait pas une mauvaise idée d’aller y jeter un oeil.

J’ai laissé ma voiture au niveau du camping de la Combe d’Oyans. A cet endroit, nous sommes à l’extrémité de la combe qui se déploie ensuite dans la vallée. J’ai commencé à remonter la combe, espérant trouver un chemin qui longerait le lit du ruisseau qui l’a creusée.

Arrivée aux Marelles, la route semblait partir en impasse vers une ferme et j’ai alors suivi le chemin (balisé) qui monte dans le bois en direction du parking d’escalade des Ducs. En effet, les gorges forment un site d’escalade géré par le CAF de Romans.

Une fois le hameau des Ducs passé, l’ouverture des gorges semble prendre tout le paysage ! Suivant le chemin en direction du site d’escalade, je suis entrée dans un pré où paissait un troupeau de chevaux. Parmi eux, j’ai vite remarqué plusieurs poulains et s’ils étaient loin de moi à l’aller, je savais qu’il faudrait que je sois prudente au retour afin de ne pas les effrayer s’ils venaient à se rapprocher du sentier.

J’ai vite progressé jusqu’à l’entrée des gorges desquelles le ruisseau s’écoulait, coupant le chemin. Plusieurs panneaux mettent en garde à l’entrée du site d’escalade, en particulier sur les risques de chutes de pierres, et recommandent le port d’un casque. Vu comment les rochers sont « griffés », effectivement, cela doit régulièrement parpiner !

En l’absence de grimpeurs sur les parois et compte-tenu que nous n’étions pas en période de dégel, j’ai estimé le risque assez limité pour m’aventurer dans le canyon.

Au fond de celui-ci, on se sent vraiment tout petit, avec les falaises nous dominant de quelques centaines de mètres !

Plus loin, le ruisseau a creusé la roche profondément. Je repère quelques anciennes amorces de marmites maintenant situées un peu trop haut pour être régulièrement remplies.

Des chaînes fixes permettent de s’aider dans les passages un peu plus difficiles qui permettent de gagner les départs de certaines voies d’escalade. Le chemin se transforme en mini via ferrata… Etant seule ce jour-là, sans équipement et le téléphone ne captant pas dans le fond des gorges, je ne m’aventurerai pas plus loin par prudence !

Je retourne donc sur mes pas… Je fais un petit crochet sur l’autre versant du pré, situé sous la montagne de Motteret. Puis je remonte en direction du parking d’escalade.

Juments et poulains sont maintenant sur le chemin. Je m’approche doucement, leur parlant pour qu’ils m’entendent arriver tant qu’ils sont de dos. Je passe tranquillement, fixant les mères du regard et ne jetant qu’un oeil furtif aux poulains afin de n’inquiéter ni les unes, ni les autres. J’essaie également de ne pas me retrouver entre la mère et son petit. Je ne veux pas qu’ils me considèrent comme une menace (soyons clairs : ils me battent tous allègrement à la course et je ne fais absolument pas le poids ! ). Les oreilles des juments me rassurent sur la façon dont elles me perçoivent mais je continue toutefois sans m’arrêter jusqu’à avoir passé la barrière en haut du pré.

Je jette un dernier coup d’oeil à la montagne.. et aux chevaux, puis je retourne jusqu’au camping où j’ai laissé ma voiture.

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Vue sur le Vercors depuis les Marelles

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L’entrée des gorges se dessine…

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A l’entrée du site d’escalade

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Être dominé par les falaises

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Progresser dans le fond des gorges

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Au coeur de la combe d’Oyans

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Le ruisseau a creusé la montagne pour se faire un passage

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Quand la Drôme a de faux airs d’Écosse…

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Le plus vieux des poulains se fait rassurer par sa mère

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Le jeune poulain est inquiet de ma présence et commence à paniquer

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Minéral et végétal…

Combe d’Oyans – Rochefort-Samson – Vercors – Drôme – janvier 2020

 

(*) Le site d’escalade présente pas mal de dangers. Il est important d’en tenir compte et de ne pas s’y aventurer sans précautions. Le port d’un casque en particulier est fortement conseillé compte-tenu des forts risques de chutes de cailloux.
Plusieurs randonnées permettent de voir les gorges « d’en haut » : grotte des Ussets, Pas du Loup, Col de Saint Genis, etc… Les ruines du château de Rochefort Samson dominent également la combe d’Oyans (je crois que ce sera le but d’une prochaine sortie…)

[projet 52-2020] semaine 7 – porte

Il va de soi qu’en choisissant le thème Porte pour le projet 52, je pensais aux jolies portes de maisons ou d’immeubles que j’aime beaucoup photographier….

Il va de soi que j’ai des dizaines de photos qui auraient pu correspondre dans mes archives….

Il va de soi (bon peut-être un peu moins mais quand même un peu) que j’ai encore photographié des portes dans la semaine qui vient de s’écouler….

Mais finalement, j’ai trouvé que ce serait un peu trop simple alors j’ai choisi une toute autre porte…

Voici la Porte d’Urle, une entaille dans la falaise qui borde le plateau de la Gagère, aussi appelés alpages de Font d’Urle, et permet d’y accéder depuis le Val de Quint.

52-2020_S07_porte

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Pour voir les portes des autres candidats, il suffit de suivre les liens dans les commentaires….

 

 

[Drôme] promenade vers le centre de la Pangée

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Ce samedi-là, il y avait beaucoup de vent vers chez moi (une alerte orange pour vents violents courait d’ailleurs… ). Mais je crois qu’il en faut quand même un peu plus pour m’empêcher de sortir quand j’en ai envie ! Forte d’une certaine expérience des vents tempétueux (une enfance et une adolescence en Bretagne, ça laisse des réflexes ! ), j’ai décidé de choisir mon itinéraire selon le principe « là où il n’y a pas d’arbres, ils ne risquent pas de te tomber dessus »…. C’est en effet en cas de fort vent l’un des principaux dangers, surtout que les branches avaient déjà été fragilisées par les importantes chutes de neige de la semaine précédente.

Me voilà donc partie pour le centre de la Pangée et le château des Cornillans à La Baume Cornillane. Outre le fait que la promenade peut se faire loin des arbres, elle n’est pas trop loin de chez moi et ne m’obligeait pas à un long trajet avec le risque de ne pas pouvoir beaucoup me balader à l’arrivée en raison de la pluie et du vent.

J’ai d’ailleurs bien failli renoncer au moment où je me stationnais dans le village, à proximité du temple, car une grosse averse est arrivée. Comme elle a été de courte durée, je me suis risquée en dehors de la voiture. Les couleurs éclatantes de l’automne sur le piémont du Vercors étaient beaucoup trop tentantes. Et puis, le vent ne semblait pas si fort que cela….

J’ai donc commencé à monter en direction des ruines du château et du village médiéval. Plus je m’approchais du donjon, plus je me rendais compte que j’avais sous-estimé le vent, que j’avais été jusqu’alors plutôt abritée !

Une fois en haut, le vent était vraiment très présent, et rendait la progression plus difficile : je devais en effet avancer face au vent. Quand, en plus, de petites averses aux grosses gouttes cinglantes se sont ajoutées, j’ai du m’arrêter et me retourner pour me mettre dos au vent !

J’ai quand même pris le temps de quelques photos de la Raye aux couleurs automnales tout en avançant vers le centre de la Pangée en contournant le château par la droite (le côté sans arbres ! ). Sur la crête, il n’y avait plus rien pour m’abriter… et une autre grosse averse se profilait. J’ai filé me mettre à l’abri dans le donjon le temps qu’elle soit passée. L’épais mur coupait le vent et je pouvait contempler le paysage qui se déroulait à mes pieds.

J’ai ensuite reprise le chemin de la descente, marquant la fin de cette balade, courte mais vivifiante…

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Le temple de La Baume Cornillane (il n’y a pas d’église dans le village)

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Au début de la montée, un petit coup d’œil sur la plaine de Valence et les Monts d’Ardèche au fond

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Au pied du Vercors, en direction d’Ourches

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Vue sur la Raye en arrivant dans les ruines de l’ancien château des Cornillans

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Murs médiévaux et roches de la Pangée

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Couleurs d’automne sur la Raye

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Le centre de la Pangée… dans le vent !

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Crêtes automnales

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Aller se mettre à l’abri dans les ruines du donjon du château des Cornillans

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Vue sur la plaine depuis le donjon

La Baume Cornillane – Drôme – novembre 2019

(*) Le départ de la balade vers le château des Cornillans et le centre de la Pangée se fait depuis le village de la Baume Cornillane (plusieurs parkings disponibles). Le début du sentier se situe le long de l’école. Il y a environ 500 mètres entre l’école et le site médiéval.

[Drôme] aller admirer la vue depuis la chapelle Sainte Marguerite

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Alors que l’automne est bien installé (mais que quelques fleurs continuent à faire de la résistance au bord du chemin), j’ai eu envie de retourner à la chapelle Sainte Marguerite de Combovin.

Au départ du village, le but est simple : monter en haut du coteau Saint Georges que vous voyez sur la photo du haut.

Comme d’habitude quand je vais randonner sur Combovin, je stationne ma voiture au parking du cimetière (fléché « parking randonneurs » depuis le centre du village). Le départ de la montée vers Sainte Marguerite se fait au niveau du gué de la Véore : un panneau face au lavoir indique le chemin depuis le village, mais je préfère longer la rivière par sa rive gauche au pied des prairies.

Le chemin vers la chapelle est balisé vert/jaune et part droit à l’assaut du coteau, se faufilant entre deux murets de pierres sèches. La montée est abrupte, le sentier caillouteux. Sans difficulté particulière, il convient tout de même d’y être prudent (surtout qu’il est partiellement effondré par endroits). Rapidement, on prend de la hauteur et l’on surplombe le village ainsi que les différents vallons qui s’ouvrent à cet endroit dans les piémonts du Vercors.

Arrivé au carrefour du Gros Chêne, on aperçoit la tour de Barcelonne légèrement sur la gauche à travers une trouée dans les bois (c’est d’ailleurs un des accès possibles à la tour). Pour se rendre à la chapelle, il faut prendre un sentier sur la droite, toujours balisé vert/jaune en suivant la direction marquée sur le poteau indicateur.

Le sentier se fait piste et s’élargit mais il continue à monter avec peu ou prou la même régularité. Sur le bord du chemin, les buis ont fait quelques jeunes pousses après avoir été dévorés par les pyrales il y a quelques étés.

Puis la croix marquant le sommet du coteau apparait. Derrière elle, la chapelle Sainte Marguerite, toute en simplicité, se profile.

Je m’arrête un long moment au sommet, admirant la vue sur la plaine de Valence et la montagne de Crussol, devinant la vallée de l’Isère qui s’enfonce le long du Vercors, regardant le village de Combovin lové au pied du coteau et le vallon de la Véore qui file vers la montagne…

Le temps s’écoule doucement… mais la fraîcheur de ce matin d’automne me rappelle qu’il va falloir rentrer. J’amorce la descente non sans un dernier coup d’œil aux alentours.

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Dernières campanules….

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Entre le carrefour du Gros Chêne et la chapelle Sainte Marguerite

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L’arrivée au sommet

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Vue plongeante sur le village et la route vers Gigors

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Vue sur la plaine de Valence (et la montagne de Crussol au fond à gauche, dans un rayon de soleil)

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La chapelle Sainte Marguerite

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Le sommet du coteau Saint Georges

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Vue sur le vallon de la Véore

Combovin – Vercors – Drôme – novembre 2019

 

(*) L’accès à la chapelle prend 30 à 40 minutes depuis le village (j’ai mis autour de 30 min depuis le cimetière). Il m’a fallu une quinzaine de minutes pour faire la descente. L’aller- retour depuis le parking du cimetière fait environ 5 km dont 4 en montée/descente, avec un D+ de 200 mètres.
La promenade est accessible en famille avec des enfants qui marchent bien. J’ai vu une famille le tenter avec une poussette : je le déconseille fortement car le chemin est étroit, raide par endroits et surtout le sol est très inégal (rochers..). Ils ont d’ailleurs fait demi-tour à peine au quart de la montée. Pour accéder à la chapelle avec une poussette, il faut passer par les Terres Blanches pour rejoindre le carrefour du Gros Chêne : c’est plus long mais la randonnée se fait essentiellement sur une piste carrossable.

 

 

[projet 52-2019] semaine 46 – ville / village

Pour cette semaine où je vous ai proposé le thème ville / village, j’ai hésité sur l’angle à adopter : une vue globale ? un détail ? une mairie ? une église ? une fontaine ? une vue d’en-haut ? une vue immersive ? une ville ? un village ? un endroit à forte identité ? un lieu tout simple qui pourrait presque être n’importe où ?

Les questions se sont bousculées longtemps dans ma tête…. alors, j’ai fait un tour dans mes archives photos récentes en quête d’inspiration.

Et je suis tombée sur cette photo qui m’a semblé adaptée : un village dont je ne connais pas le nom, situé en Haute-Loire, dans l’agglomération du Puy-en-Velay et vu depuis la forteresse de Polignac.

52-2019_S46_ville-village

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Pour savoir dans quelle ville ou quel village les autres participants nous emmènent, il suffit de suivre les liens dans les commentaires…