[Drôme] Le Poët Célard, entre Drôme Provençale et vallée de la Drôme

Initialement, j’avais prévu une randonnée en forêt de Saoû mais la météo était très incertaine, et les averses avaient tendance à se succéder. Comme j’étais déjà dans le secteur de Saoû, j’ai cherché une alternative… C’est ainsi que je me suis retrouvée sur les petites routes entre Drôme Provençale et vallée de la Drôme, et que j’ai fait un arrêt pour visiter le village du Poët Célard.

Le Poët Célard est un village perché, dominé par son château médiéval. Celui-ci après avoir failli disparaître a été racheté par un groupe d’habitants du village qui y ont installé un hôtel restaurant. Une bonne partie des espaces extérieurs est restée libre d’accès et permet d’avoir un panorama impressionnant d’où l’on découvre par delà la vallée du Roubion le bord méridional du synclinal de Saoû.

Pour y accéder, il suffit de monter par les calades et escaliers qui jalonnent le vieux village. Cette courte balade permet de s’imprégner de l’ambiance mi-médiévale mi-provençale du village. Une fois la porte du château passée, il est possible de se rendre dans différents jardins suspendus, petits havres de calme invitant au repos et à la contemplation. Je fais également le tour du bâtiment pour profiter de la terrasse panoramique (et je me dis que j’y aurais bien pris un café si la situation avait permis que le bar soit ouvert… )

Après avoir largement profité des différents points de vue, il me faut me résoudre à redescendre. Je passe alors par une des anciennes portes fortifiées du village, et je remarque deux vieilles plaques de cocher situées là. Un plan de la ville indique un lavoir-fontaine un peu plus loin. Effectivement à quelques dizaines de mètres de là, je découvre un charmant petit lavoir, bordé d’un talus fleuri et dont la fontaine coule activement.

Si le village du Poët Célard n’est pas très grand, il mérite à coup sûr un arrêt !

Dans le vieux village
L’ancienne église du village
Prendre le temps au cœur des jardins suspendus
Vue depuis la terrasse panoramique du château
En redescendant du château
La fontaine-lavoir
Plaques de cocher
Point de situation géographique

Le Poët Célard – Drôme – mai 2021

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Lors de mon petit road-trip, j’ai également fait un arrêt au bord du Roubion à Bourdeaux… (et l’on y constate bien le côté menaçant de certains nuages…)

Bourdeaux – Drôme – mai 2021

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Je voulais aussi passer par Rochebaudin que j’avais aperçu lors d’un précédent passage dans le secteur, mais des travaux sur la route m’auraient contraint à un gros détour… alors j’ai fait demi-tour à Félines-sur-Rimandoule (dont j’aime beaucoup le nom) pour retourner vers Crest.

Félines-sur-Rimandoule – Drôme – mai 2021

[Drôme] le long des canaux de Châteauvert

A Valence, les canaux sont un véritable trésor. Conçus dès l’époque médiévale pour canaliser les différentes sources de la ville et les utiliser pour les activités humaines (maraîchage, moulins, tanneries…. ), ils sont aujourd’hui un havre de biodiversité au cœur de la ville. Il y a une quarantaine de kilomètres de canaux à Valence, en particulier dans le quartier de Châteauvert où beaucoup sont encore à ciel ouvert (certains ont été recouverts au fil du temps pour permettre l’expansion urbaine).

Profitant d’avoir une course à faire en ville et d’une belle journée de printemps, je suis allée me promener le long de ces petits cours d’eau. Je suis partie du parc de Châteauvert où j’espérais pouvoir faire un tour dans la zone humide. Malheureusement, suite à des dégradations, elle était fermée lorsque je suis passée. J’ai du coup rejoint le canal de la Grande Marquise que j’ai remonté en suivant une cane et ses petits.

J’ai ensuite pris le chemin de Robinson pour gagner la fontaine des Malcontents. Ce terme de fontaine est à prendre ici au sens premier : il s’agit en fait d’une source. Un bassin a été aménagé duquel part le canal des Malcontents. De là, j’ai gagné la zone humide de Laprat.

C’est un concert de grenouilles qui m’a accueillie. Il n’a pas été très difficile de les trouver et les observer. J’ai également passé un bon moment à admirer le ballet des libellules et à regarder les têtards. Après avoir longé les jardins ouvriers, c’est une allée de verdure avec un petit canal bordé de vieux osiers et d’iris des marais que j’ai empruntée. Alors que le soleil était haut, c’était un véritable écrin de verdure et de fraîcheur. S’il n’y avait eu les parkings d’immeuble de part et d’autre, il aurait été difficile de croire que j’étais toujours en pleine ville !

Après avoir contourné le stade des Baumes, j’ai retrouvé le canal de la Grande Marquise qui m’a ramenée au Parc de Châteauvert.

Le canal de la Grande Marquise dans le parc de Châteauvert
La fontaine des Malcontents
Dans la zone humide de Laprat
Dans la zone humide de Laprat
Prendre le temps d’écouter l’écoulement de l’eau…
Iris des marais
Canal de la Petite Marquise
Canal de la Grande Marquise
En passant devant les maisons, admirer les vieilles glycines en fleurs..

Valence – Drôme – avril 2021

(*) Valence Romans Tourisme propose un plan des canaux avec plusieurs circuits : canaux de Châteauvert (la balade que j’ai faite correspond grosso modo à ce circuit en enlevant la boucle canal des Moulins/canal des Malcontents Nord), canaux du Grand Charran (où je retournerai une prochaine fois), canaux de l’Epervière (au départ du Parc Jouvet). Le plan est téléchargeable dans la partie Brochures du site internet de Valence Romans Tourisme.

[Drôme] chercher les orchidées sauvages dans les prairies

Le mois d’avril a été froid et j’ai l’impression que les orchidées sauvages ont fleuri un peu plus tard que les autres années. Habituellement, dès mi-avril, j’en vois en grand nombre autour de chez moi. Mais cette année, il m’a fallu attendre fin avril pour voir les premiers individus.

J’ai trouvé des orchis pourpres (orchis purpura) un peu par hasard en me promenant sur les contreforts du Vercors un vendredi soir.

Orchis pourpre (orchis purpura)

Aussi, j’ai décidé d’aller faire un tour le dimanche suivant à Combovin (où mi-avril, il n’y avait encore aucune orchidée sortie…). J’ai effectivement trouvé de nombreux orchis singes (orchis simia) dans la prairie où je vais chaque année, mais la plupart sortaient à peine et portaient encore peu de fleurs développées.

Orchis singe (orchis simia)
Orchis singe (orchis simia)
Orchis singe (orchis simia)

Puis, j’ai fait un tour à Châteaudouble à un endroit où il y a habituellement beaucoup d’orchidées (merci encore Florence pour m’avoir confié ce coin à orchidées il y a quelques années). Je n’ai croisé que quelques orchis pourpres : il était sans doute un peu trop tôt encore pour les autres espèces.

Orchis pourpre (orchis purpura)
Orchis pourpre (orchis purpura)

Montvendre / Combovin / Châteaudouble – Drôme – avril 2021

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Et, comme j’étais à Châteaudouble, j’ai fait un petit crochet pour jeter un oeil au château, et aux narcisses qui envahissent les prés alentours à cette période de l’année.

Vue sur le château depuis la route
L’entrée du parc du château
Narcisses des poètes

Châteaudouble – Drôme – avril 2021

[petits moments] iris et orchidées

Un soir après ma journée de travail, alors qu’il avait plu quasiment toute la journée, la pluie a cessé et cela m’a donné envie d’aller faire un tour dehors. Avec le couvre-feu, il me restait une heure pour prendre l’air.

Aussi, je suis retournée au Jardin des Sables. Là, les iris avaient tout juste commencé leur floraison et je me suis fait la réflexion qu’en peu de temps, le jardin avait encore beaucoup changé.

En revenant, je me suis aussi arrêtée un instant au bord de la route car j’y avais repéré quelques orchidées singes (orchis simia)… Je suis toujours surprise de voir les différences dans les coloris d’un individu à l’autre. Cette fois, deux d’entre eux étaient quasiment blancs !

Montvendre – Drôme – avril 2021

[Drôme] fleurs et feuilles au Jardin des Sables

Une semaine après ma précédente visite au Jardin des Sables, j’y suis retournée. En effet, la météo annonçait de la pluie en milieu d’après-midi et je cherchais donc une petite sortie proche de chez moi afin de simplement prendre l’air avec les enfants.

Je ne pensais pas prendre énormément de photos lors de ce passage, en ayant déjà pris beaucoup la semaine précédente. Mais, c’était sans compter sur le printemps et les changements rapides qu’il induit. En effet, la physionomie du jardin avait complètement changé !

De nombreuses espèces avaient commencé à fleurir et les arbustes arboraient de jeunes feuilles aux jolie couleurs…

Je vous propose donc un petit tour photographique entre fleurs et feuilles…

Les fuchsias me rappellent le jardin de ma grand-mère où il y en avait plusieurs variétés.
Les fleurs délicates des cerisiers du Japon
Je suis tombée sous le charme de la forme des fleurs de cornouiller, toute en simplicité.
J’aime le charme champêtre des prairies de pâquerettes.

Jardin des Sables – Montvendre – avril 2021

(*) Le Jardin des Sables est situé chemin des Sables, à Montvendre. Il s’agit d’un jardin privé dont les propriétaires ont la gentillesse de l’accès libre. Il convient donc de s’y comporter correctement (et de ne pas y pique-niquer ! ) afin de respecter leur travail…

[projet 52-2021] semaine 17 – lever les yeux

(Je ne sais pas si vous avez vu mais je crois que j’ai mal regardé le calendrier en choisissant les thèmes ! Nous sommes le 1er mai et le thème Porte Bonheur est la semaine prochaine….Ça aurait pourtant bien collé avec le muguet du jour ! )

Cette semaine dans le projet 52, nous allons donc lever les yeux. Et en levant les yeux, ce que je vois, c’est le ciel (qui n’a pas vraiment été aussi bleu toute cette semaine… la photo date de la fin de la semaine dernière). Et quand je regarde le ciel, j’aime bien me mettre sous un arbre pour que le soleil ne vienne pas trop m’éblouir !

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Pour découvrir ce que voient les autres participants en levant les yeux au ciel, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.

[Drôme] un château de contes de fées

Un vendredi soir après le travail, j’ai eu envie de prendre un peu l’air. Le ciel n’était pas très engageant mais j’avais besoin d’une respiration ! C’est alors que j’ai repensé à ce château dont j’avais vu passer des photos sur les réseaux sociaux et qui se situe à quelques kilomètres de chez moi. Direction donc Montélier, et le château de Monteynard.

Ce château est une propriété privée, non accessible au public, mais surtout tant que les arbres ont encore peu de feuilles, on le voit très bien depuis la petite route qui longe la propriété.

Le lieu est vraiment digne d’un conte de fées : des douves alimentées par un ruisseau qui se déverse ensuite à travers champs, une petite chapelle au bord de l’eau, un pont fermé par une porte, et un joli bâtiment aux formes arrondies. Les volets clos ajoutent encore une touche de mystère complémentaire.

Appartenant depuis le XIXe siècle à la famille de Monteynard, le château avait été édifié par la famille de Sassenage à la fin du XVe siècle sur les bases d’une ancienne forteresse médiévale. Le château du XVe siècle a fait l’objet d’aménagements et de remaniements dans le courant du XIXe siècle. La légende faisant descendre les Sassenage de Mélusine, la femme-serpent, les sources proches du château ont pris le nom de Sources de Mélusine. Ce sont elles qui alimentent les douves.

J’ai longuement admiré, et photographié, l’ensemble… au charme très romantique. J’ai cherché des détails, et j’ai un peu rêvé aussi… Quelques gouttes de pluie m’ont ramenée dans la réalité, et incitée à faire demi-tour pour me mettre à l’abri, après avoir attrapé quelques narcisses des poètes dans une friche au bord du ruisseau.

Le pont et la porte d’accès au château
Le chapelle au bord de l’eau
Vue d’ensemble
Les douves
La chapelle du château et l’église Saint Prix
Narcisse des poètes
La grille du château

Montélier – Drôme – avril 2021

(*) Le château est une propriété privée, visible depuis la route. Pour cela, il faut prendre l’allée de la Bâtie, qui longe le mur de la propriété au niveau des terrains de tennis

[Drôme] une fin d’après-midi au Jardin des Sables

La semaine dernière, après une grosse journée de travail, j’ai eu envie de profiter du ciel bleu et du soleil de la fin d’après-midi. Je suis allée au Jardin des Sables à Montvendre où je ne m’étais pas rendue depuis plusieurs années.

J’avais découvert ce jardin alors que j’habitais à Montvendre, lors de la fête des jardins (un week-end où des animations et visites sont proposées dans des jardins publics et privés remarquables ou intéressants). Le Jardin des Sables a été installé dans un ancien champ. Il n’est adjacent à aucune habitation. Ses propriétaires ont planté de nombreuses espèces de plantes, dont beaucoup sont exotiques et originales. Il en résulte un petit havre de paix, où se promener est un véritable plaisir.

J’ai passé une bonne heure, bercée par le son du mistral et le chant des oiseaux, à profiter du calme des lieux. J’ai aussi fait de nombreuses photos de plantes plus ou moins familières, plus ou moins étonnantes. J’ai consulté leurs noms (et n’en ai rien retenu quasiment ! ) sur les petites étiquettes qui sont présentes sur chacune des espèces et j’ai apprécié y lire également de quelle région du monde elles sont originaires.

Bien entendu, j’ai fait plein de photos… mais je me suis aussi souvenue que le jardin doit être beau en toutes saisons et qu’il pourrait être sympa de retourner y faire des photos à différentes saisons !

Jardin des Sables – Montvendre – Drôme – avril 2021

(*) Le Jardin des Sables est situé chemin des Sables, à Montvendre. Il s’agit d’un jardin privé dont les propriétaires ont la gentillesse de l’accès libre. Il convient donc de s’y comporter correctement (et de ne pas y pique-niquer ! ) afin de respecter leur travail…

[Drôme] admirer le printemps au Parc Jouvet

Profitant d’avoir un peu de temps à attendre en ville un matin ensoleillé, je suis allée faire un tour au Parc Jouvet. Y étant assez tôt, les allées et pelouses n’étaient pas encore remplies de monde, et j’ai pu prendre le temps de photographier le printemps.

Chaque saison apporte son lot de jolies images dans le parc. Au printemps, c’est tout d’abord la floraison des jonquilles qui marque la sortie de l’hiver. Fin mars, il était un peu tard pour la plupart qui avaient déjà fané. Mais les tulipes étaient en train de prendre le relais. Au hasard d’un coin d’herbe, j’ai aussi remarqué quelques jacinthes des bois.

Mais ce qui fait le plus le charme du parc au printemps, c’est la floraison des magnolias. Comme il avait plu la veille, certains pétales étaient un peu abimés mais les couleurs différentes de chaque arbre sont un vrai plaisir. Blanc, rose, jaune : il y en a pour tous les goûts. Si on trouve plusieurs arbres un peu partout dans le parc, c’est auprès de la maison du gardien qu’il y en a la plus forte concentration. Difficile de ne pas tomber sous le charme !

J’ai alors continué mon tour en direction de la mini-ferme où les moutons se reposaient à l’ombre, puis j’ai fait le tour de la mare aux canards. C’est en regagnant la grande pelouse que j’ai croisé une cane avec ses petits qui traversaient tranquillement en direction d’un des canaux qui traversent le parc.

Un dernier coup d’oeil aux massifs colorés et aux jets d’eau, il est temps de monter l’escalier qui me ramène au Champ de Mars.

Jacinthes des bois
Sans doute un de mes endroits préférés dans le parc… comme une salle de bal sous les platanes.
Les magnolias sont en fleurs
La famille Canard (il y avait bien une dizaine de canetons, mais c’était compliqué d’avoir tout le monde dans le champ !)
Les pavots aux pétales froissés
Jeux d’eau

Parc Jouvet – Valence – Drôme – mars 2021

[Drôme] faire un tour au bord du Rhône

Avec mon entorse à la cheville début mars, j’ai été contrainte à des sorties plus courtes et surtout plus plates que ce que j’ai coutume de faire. C’est ainsi que je suis retournée me promener sur les bords du Rhône en amont du barrage de Bourg-lès-Valence.

La météo était plutôt clémente et si le ciel était un peu couvert au début de ma balade, le soleil s’est montré généreusement assez rapidement. En partant du barrage, j’ai longé le fleuve vers l’amont, en direction de la Roche de Glun.

Le printemps commençait à prendre ses quartiers sur les berges du Rhône. Comme l’an dernier, j’y ai trouvé des orchidées, mais aussi des jonquilles, et des léontodons. Les arbustes au bord du chemin étaient pour la plupart en fleurs également.

De l’autre côté du fleuve, les vignobles de Cornas et Saint Joseph s’étalent sur le coteau. Tandis qu’un peu plus au sud, la silhouette du massif de Crussol se distingue nettement.

Je prends mon temps pour admirer les paysages, et regarder le fleuve s’écouler, paisible.

Arbre en fleurs….
Le jaune soleil des léontodons…
Orchis géant
Ophrys (de mars ?)
Face aux vignobles de Cornas
Vue sur la montagne de Crussol
Au bord du fleuve paisible

Bourg-lès-Valence – Drôme – mars 2021

(*) Au niveau du barrage de Bourg-lès-Valence, il y a un parking de la Via Rhôna. Il suffit ensuite de s’engager sur la Via Rhôna en remontant le cours du fleuve. Au moment où la Via Rhôna tourne sur la droite, il est possible de continuer tout droit en longeant le bassin du barrage. Le chemin le long du fleuve rejoint la Via Rhôna environ 1.5 km plus loin.