[Drôme] dépaysement le long des canaux du Charran

Cela faisait plusieurs années que je n’étais pas allée me promener le long des canaux du Charran. A une époque, j’y allais assez régulièrement car ils sont situés non loin de l’ancienne école des enfants et je m’y baladais quand j’avais un peu d’avance pour aller les chercher. Début septembre, La Valentinoise a posté sur son compte Instagram une photo très exotique qui m’a donné envie de retourner y faire un tour !

Me voici donc partie un dimanche après-midi aux allures estivales à la redécouverte des canaux du Charran. Je décide de suivre approximativement l’itinéraire du plan des canaux disponible à l’office de tourisme. Je commence ma balade sur la rue Jean Jaurès, remontant jusqu’à la rue Faventines le long du canal. L’eau s’y écoule paisiblement, à l’ombre des arbres. Quelques canards font une sieste dans un rayon de soleil sur la rive opposée au chemin.

Arrivée à l’angle de la rue Faventines, je reviens sur mes pas, plutôt que de longer la rue (souvent passante). Je traverse la rue Jean Jaurès… et me retrouve plongée dans un des plus jolis et exotiques secteurs des canaux de la ville de Valence. Un charmant petit pont enjambe le canal (au bout de l’allée Justina) tandis que le cours d’eau longe un jardin peuplé de bananiers. Une intuition me fait lever les yeux à la recherche de bananes dans le feuillage… et je découvre un régime de bananes en cours de croissance autour de la fleur du bananier.

Je reste un bon moment à admirer cela, à tel point que je ne remarque même pas tout de suite les chats qui m’observent ! Il faut dire que l’un, tigré de gris, est totalement immobile sur un muret quasiment de la même couleur que son pelage.

Continuant ma promenade, je longe des secteurs où les rives sont plus sauvages, tout en étant à quelques pas des immeubles. Puis, j’arrive au Jardin des Sources du Charran. Là, des jardins partagés bordent une zone humide. C’est un lieu de promenade et de vie, fréquenté par les habitants du quartier. J’y flâne un petit moment, échangeant quelques mots avec des personnes promenant leurs chiens.

Je rejoins la rue Thiers, et me glisse sur le petit chemin à l’arrière des maisons. La végétation y est dense, et les libellules très nombreuses. Je suis leur vol du regard, attendant le moment où elles vont se poser. J’arrive à en photographier une sur une feuille de ronces. Puis, j’en avise une sur un brin d’herbe. Je m’approche doucement, craignant qu’elle ne prenne son envol, mais elle aura la délicatesse de rester jusqu’à ce que j’ai pu prendre ma photo.

La balade, annoncée pour 30 minutes sur le site de l’office de tourisme, aura finalement duré quasiment 1 heure avec le temps que j’ai pris à observer la nature et la biodiversité qui peuple les rives des canaux du Charran.

Petit pont de bois et jardin exotique
Bienvenue dans la Jungle
Fleur de bananier et régime de bananes
Brigade féline de surveillance du voisinage
A deux pas des immeubles, le canal version sauvage
Au jardin des sources du Charran
Jardin partagé du Charran
Dans la zone humide du Charran
Gracile demoiselle

Le long du canal du Charran – Valence – Drôme – septembre 2021

[Drôme] Mirmande, en fin d’été

Si j’étais déjà allée à Mirmande au printemps ou en plein été, je n’y étais jamais allée en arrière-saison. C’était sans doute une erreur car cela permet de se promener dans le village avec le beau temps mais sans la forte affluence du début ou de la pleine saison.

Arrivés en début d’après-midi, c’est sans aucune difficulté que nous avons trouvé un stationnement. Nous avons alors commencé à arpenter les ruelles, profitant des nombreux points de vue sur les alentours. Nous avons jeté un œil aux boutiques de charme et aux productions artisanales. Nous avons croisé quelques chats, maîtres des lieux. Nous avons pris un rafraichissement à l’ombre d’une terrasse tout en admirant le paysage. Mirmande nous a offert une jolie promenade, calme et agréable.

Toutefois, le choix d’aller à Mirmande avait été motivé par la rétrospective sur l’œuvre de Cathelin qui se tenait à l’église Sainte Foix. Arrivés en haut du village, après avoir pris le temps de regarder les toits du village et le paysage, nous sommes entrés dans l’ancienne église, devenue centre d’exposition. Nous ne savions pas trop à quoi nous attendre et n’avions aucune idée des œuvres exposées. Et nous sommes de nouveau tombés sous le charme des tableaux, qu’il s’agisse des paysages drômois, des lavandes, des scènes de vie au Mexique ou au Japon, ou bien encore des natures mortes avec leurs couleurs éclatantes et leurs traits minimalistes. Quelques dessins ainsi que des tapisseries dont les cartons avaient été dessinés par Cathelin complétaient l’ensemble de cette exposition très riche.

Après cela, il était temps de reprendre le chemin du retour, non sans avoir noté de revenir à Mirmande… et de guetter les prochaines expositions autour de l’œuvre de Cathelin !

Il doit s’agir de l’une des portes les plus photographiées du village !
Vue sur les alentours
Fleur de fin d’été
L’église Sainte Foix, où se tenait l’exposition (dont il n’était pas possible de faire des photos)
Charmantes ruelles…

Mirmande – Drôme – septembre 2021

(*) Bernard Cathelin est un artiste contemporain drômois (1919 – 2004). Je l’ai découvert en arrivant dans la Drôme il y a 10 ans et je suis tombée sous le charme de son style, remarquable. Je regrette d’avoir manqué l’ouverture au public de son atelier il y a 2 ans et j’espère avoir l’occasion de m’y rendre une prochaine fois. En 2014, le Musée de Valence lui avait consacré une monographie que j’avais alors visitée. A la sortie de l’exposition à Mirmande, j’ai acheté quelques reproductions… en attendant de trouver raisonnable de craquer pour une lithographie !

[petits moments] dans les ruelles de Beaufort sur Gervanne

Alors que j’étais en vadrouille dans le Vercors, c’est la nécessité d’acheter du pain qui m’a fait m’arrêter à Beaufort-sur-Gervanne. J’en ai profité pour refaire un petit tour dans le vieux village… et quelques photos !

Le village a été construit sur un éperon rocheux qui domine la vallée de la Gervanne. La construction des remparts, dont une partie est toujours visible, remonte au XIVe siècle. Majoritairement protestant, le village sera ruiné par les guerres de religion qui conduiront au démantèlement du château, puis retrouvera la prospérité au cours des XVIIIe et XIXe siècle. Lors de la 2e guerre mondiale, de nombreux habitants ayant rallié le maquis, le village sera pillé et bombardé.

Le tour du village est rapide mais il est vraiment difficile de ne pas tomber sous le charme de ses ruelles, et des maisons fleuries et décorées qui les bordent. Et, pour couronner le tout, deux belles fontaines coulent dans le village : l’une sur le mur de l’église et l’autre sur la place centrale.

Ce chat, c’est Blacky… et il était très affectueux. J’ai cru qu’il ne me laisserait pas repartir tant il était câlin ! Il a été trouvé avec sa sœur dans un arbre alors qu’il était tout jeune chaton et a été recueilli par une famille du village.
L’endroit parfait pour prendre le café !
Le long du mur de l’église
Sur la place du village
Vue sur la vallée de la Gervanne et l’entrée des gorges d’Omblèze

Beaufort sur Gervanne – Drôme – septembre 2021

[Bretagne] dans les pas de Madame de Sévigné au château des Rochers

Lorsque nous avions visité le château de Grignan à l’automne dernier, nous avions noté de continuer à marcher dans les pas de la Marquise de Sévigné en allant voir le château des Rochers-Sévigné à Vitré.

J’étais déjà allée visiter ce château alors que j’étais adolescente, et je n’en gardais à vrai dire que le souvenir de l’effet wahou provoqué par le mur en ellipse et où il est possible de se parler à distance en chuchotant à condition de se placer sur les foyers de l’ellipse.

Le château des Rochers était le propriété de la famille du Marquis de Sévigné, et à la mort de celui-ci, Madame de Sévigné demande à conserver le domaine des Rochers pour son douaire. Éduquée, rompue à la gestion d’un domaine, elle le fera fructifier et lui permettra une bonne rentabilité. Elle fera également dessiner des jardins à la française par André Le Nôtre et construire une jolie chapelle octogonale sous l’impulsion de son oncle l’abbé de Coulanges. Une orangerie sera également ajoutée au domaine, afin de conserver les arbres desquels la marquise fera extraire l’eau de fleur d’orangers dont elle se parfume.

Si je suis tombée sous le charme de la discrète orangerie, le manoir breton en granit a également beaucoup d’allure, surtout dans l’écrin formé par les jardins où nous aurions bien passé un peu plus de temps si la pluie n’avait pas décidé de pointer ses gouttes !

Flâner dans les jardins
Marcher sur l’herbe à l’ombre des charmilles, pour ne pas prendre trop le soleil… comme au Grand Siècle
Le château domine le jardin à la française
La charmante orangerie du XVIIe siècle
Dans la tour se trouve depuis le XIXe siècle un musée consacrée à Mme de Sévigné
Dans la cour du château
Détail de la grille dans l’enfilade de l’allée centrale du jardin à la française
Le château et la chapelle depuis l’allée centrale du jardin à la française

Château des Rochers-Sévigné – Vitré – Ille-et-Vilaine – juillet 2021

(*)De nos jours, le château est une propriété privée, toujours habitée. Toutefois, il est possible de le visiter lors de visites guidées organisées par le service patrimoine de la ville de Vitré. Notre guide était absolument passionnant, et nous a abreuvé de nombreuses anecdotes sur la vie de Madame de Sévigné au château des Rochers et d’informations sur les us et coutumes du Grand Siècle.

[Bretagne] Dinan, ville ancienne et vallée de la Rance

Cela faisait quelques temps que j’avais envie de retourner faire un tour à Dinan, pour profiter des bords de la Rance et des jolies maisons médiévales du centre ancien de la ville.

Si Dinan est très fréquentée en été, nous avons eu la chance de trouver assez facilement un stationnement à proximité immédiate du centre ville. Nous sommes donc partis à pied pour arpenter rues et ruelles bordées de maisons à pans de bois.

Très vite, nous avons gagné le haut de la montée du Jerzual pour aller en direction du port sur la Rance. Cette rue, très pittoresque, descend à flanc de coteau, presque en ligne droite. Pavée, elle est bordée de maisons anciennes et donne l’impression d’une véritable plongée dans le passé.

Une fois au port, la foule nous a dissuadés de nous balader le long de celui-ci. Nous avons donc passé le petit pont et pris la direction du chemin de halage vers l’amont. Bien nous en a pris, car rapidement, nous nous sommes retrouvés au cœur d’une nature verdoyante, loin du tumulte du port. Plusieurs points de vue sur le viaduc et sur les remparts de la ville se succèdent. Les lieux sont vraiment agréables. Cependant, nous ferons demi-tour après avoir marché un peu moins de 2 km sur le sentier. Nous n’avons en effet pas terminé de visiter le centre ville, et nous ne souhaitons pas non plus rentrer trop tard.

Nous empruntons de nouveau le Jerzual pour remonter mais nous bifurquons au niveau des remparts pour rester un peu au calme avant de nous rendre vers les rues et places animées bordées de maisons à pans de bois (il y en a plus de 130 à Dinan). Après avoir flâné un moment, nous décidons de prendre de la hauteur, et de monter au sommet du beffroi.

La tour a été édifiée à la fin du XVe siècle par les bourgeois de Dinan. Elle est alors destinée à servir de salle de réunion et de point de surveillance des départs d’incendies. Au tout début du XVIe siècle toutefois, la Duchesse Anne autorise Dinan à installer une horloge dans sa tour. La ville devient ainsi la 3e ville de Bretagne à posséder un beffroi, après Rennes et Fougères. Le mécanisme est toujours visible dans la tour. En montant l’escalier à vis de la tourelle, on accède à deux salles qui permettaient à la municipalité de se rassembler. C’est ensuite un escalier en bois (partiellement en échelle de meunier) qui conduit dans le faitage de la tour, et permet l’accès à la plateforme située autour des cloches (qui sonnent tous les quarts d’heure…bien que prévenus, nous avons été surpris par le tintement bruyant !). Là, à plus de 30 mètres de haut, nous découvrons le panorama à 360°. La ville s’étale à nos pieds, et la vallée de la Rance prolonge l’ensemble. Nous jouons à retrouver les endroits où nous sommes passés plus tôt dans la journée. L’endroit n’étant pas bien grand, nous laissons la place aux visiteurs suivants après en avoir bien profité et redescendons au niveau du sol.

Il est temps pour nous de prendre le chemin du retour… En revenant à la maison, j’ai vérifié et cela faisait plus de cinq ans que nous n’étions pas allés à Dinan. Ce délai est clairement bien trop long, et je vais essayer de ne pas laisser passer autant de temps avant notre prochaine visite, surtout que j’ai repéré de jolies balades à faire le long de la Rance. Je crois que la prochaine fois, nous partirons depuis le port de Dinan pour aller jusqu’à Léhon et son abbaye.

Maisons à pans de bois
Depuis le haut de la rue du Jerzual
L’imposante tour du Jerzual, limite entre la ville et ses faubourgs
Dans la rue du Petit Fort
La célèbre montée du Jerzual
Le viaduc depuis le port
Le port sur la Rance
Le charme du petit pont sur la Rance
Sur le chemin de halage
La rue et la tour de l’horloge
La ville et la vallée de la Rance à nos pieds depuis la Tour de l’Horloge

Dinan – Côtes d’Armor – juillet 2021

(*) L’accès à la Tour de l’Horloge est possible en été. Les conditions de visite sont à retrouver sur le site internet de la ville de Dinan.
L’office de tourisme propose un parcours de découverte de la ville à pied. Nous avons pour notre part construit notre visite nous-même car j’étais déjà venue de nombreuses fois à Dinan.

[petits moments] le long de l’Isère, sur le chemin des Bœufs

Cela faisait un moment que j’avais envie d’aller découvrir le bord de l’Isère en amont du Pont Neuf à Romans. Disposant d’une demie-heure un matin avant un impératif en centre-ville, j’en ai profité pour aller faire un tour sur le chemin des Bœufs, ancien chemin de halage pour la remontée des bateaux sur la rivière.

Romans – Drôme – août 2021

[Drôme] un soir d’été en Drôme Provençale

Depuis plusieurs années, j’avais envie d’aller à Grignan profiter d’une représentation théâtrale lors des Fêtes Nocturnes dans la cour du château. Mais jusqu’à présent, celles-ci se déroulaient soit pendant que j’étais en vacances en dehors de la région, soit alors que je travaillais. Cette année, la chronologie de mon été m’a permis d’y aller. C’était l’occasion d’une soirée en Drôme Provençale.

Arrivés assez tôt pour avoir le temps de nous promener un peu avant l’ouverture de la billetterie où nous devions récupérer nos billets et du Bar du Bosquet où nous avions réservé pour un diner léger, nous avons fait un crochet par Chamaret.

Le village est blotti au pied de sa tour en un dédale de calades médiévales, et se poursuit autour de la butte avec les constructions du XIXe siècle, dont un charmant lavoir communal. Le jour où nous y étions, le mistral soufflait très fort et s’engouffrait dans les ouvertures des ruines de l’ancien château. De l’esplanade au pied de la tour de Chamaret, la vue sur les alentours est grandiose. Nous repérons assez facilement Grignan d’un coté et le Mont Ventoux de l’autre. Avec le vent, nous n’avons toutefois pas très envie de nous attarder sur place, aussi, nous repartons en direction de Grignan.

Après avoir laissé la voiture sur l’un des grands parkings (en herbe) aux abords du centre, nous remontons la rue (piétonnisée) vers le cœur du village. Nous repérons de charmantes façades, et arrivons rapidement à la place où une statue de Madame de Sévigné, décédée et inhumée à Grignan, a été installée au XIXe siècle.

Connaissant déjà le village de Grignan, nous profitons de la terrasse abritée du vent du café des Vignerons pour déguster un verre de vin de l’appellation Grignan-les-Adhémar (et faisons également quelques emplettes). Puis, nous prenons la direction du château pour notre soirée.

Après un diner léger sur la terrasse du Bar du Bosquet, installé dans les jardins du château, nous allons admirer le coucher du soleil depuis les terrasses. La lumière déclinante dore les murs du château. Nous profitons de la douceur de l’instant.

L’heure de rejoindre nos places dans les gradins sonne. Nous assistons à la représentation de Fracasse, d’après le roman de Théophile Gautier, mis en scène par Jean-Christophe Hembert (Karadoc dans Kaamelott) avec Thomas Cousseau (Lancelot dans Kaamelott) dans le rôle du baron de Sigognac/Fracasse. Deux heures de spectacle que nous ne voyons pas passer, embarqués par la mise en scène vive et moderne et le jeu magistral des acteurs.

Après avoir longuement applaudi, nous retournons sur les terrasses jeter un dernier coup d’œil à la majestueuse façade Renaissance du château… et découvrir d’étranges colorations sur le parvis de la collégiale tandis que les calages des futures projections monumentales sont en cours.

Minuit approche. Nous avons encore une heure de route pour rentrer. Il est temps de repartir !

La tour de Chamaret depuis la place du village
Dans le vieux village de Chamaret
Grignan depuis Chamaret
Au pied de la tour de Chamaret
Vue sur les Baronnies depuis la tour de Chamaret
Du village médiéval au village moderne

Chamaret

Hôtel particulier « Grand Siècle »
La statue de Madame de Sévigné installée au XIXe siècle
Coucher de soleil depuis les terrasses du château
Fin de journée sur les terrasses du château
Coucher de soleil depuis les terrasses du château
Coucher de soleil sur les terrasses du château
La façade Renaissance de nuit
Calage des futures projections monumentales sur le parvis de la collégiale
Calage des futures projections monumentales sur le parvis de la collégiale

Grignan
Drôme – août 2021

(*) Les Fêtes Nocturnes de Grignan sont des spectacles de théâtre joués dans la cour du château qui sert de décor. Elles y sont organisées chaque été (la pièce change chaque année) par le Conseil Départemental de la Drôme.

[Normandie] balade au dessus du port de Granville

Parmi les endroits où nous aimons aller nous promener, il y a Granville. Nous nous stationnons généralement sur le parking de l’aquarium du Roc d’où la vue sur le port est splendide.

Souvent, nous partons alors faire le tour de la pointe du Roc. Mais cette fois, nous avons choisi de longer la falaise au dessus du port pour nous rendre d’abord dans la Haute Ville puis descendre vers les rues commerçantes où nous avions quelques achats à faire….

Nous n’avons finalement pas l’habitude de voir la ville sous cet angle. Au delà des installations portuaires, le quartier Saint Paul est dominé par son église. Les vues sur la Baie du Mont Saint Michel, que la pointe du Roc ferme, sont superbes. Avec le soleil, la mer se pare d’une couleur féérique.

Nous entrons dans la Haute Ville par une petite porte ouverte dans les remparts au XIXe siècle en contrebas de la maison du guêt. Puis nous longeons les remparts, profitant encore des vues sur le port, avant de rejoindre l’agitation des rues du centre ville….

Les installations portuaires, le bâtiment de la criée et en arrière plan, les tours de Saint Paul
Granville était, comme Saint Malo, une ville de corsaires !
Le Goéland qui se croyait sur un tapis rouge….
Entrer dans la Haute Ville, abritée par ses remparts
Un dernier coup d’œil à l’avant-port….

Granville – Manche – juillet 2021

[exposition] Thalassa, les peuples de la mer – photographies de Nikos Aliagas

J’avais repéré que la ville de Saint Lô proposait une exposition en plein air de photographies de Nikos Aliagas, et j’ai profité d’une sortie vers le secteur de Utah Beach pour m’y arrêter.

On connait surtout Nikos en tant que journaliste et encore plus en tant qu’animateur d’émissions télévisées (Star Academy, The Voice, … ). Mais il a aussi un talent de photographe, raison pour laquelle je le suis depuis pas mal de temps sur Instagram. J’aime en particulier sa façon de photographier les gens, de jouer avec la lumière et les détails, de travailler ses compositions.

Thalassa, les peuples de la mer est une exposition qui avait été présentée à Cannes, en extérieur déjà, l’an dernier. Les clichés ont été pris en bord de mer : Normandie, Côte d’Azur, Portugal et Grèce essentiellement. Tous racontent un lien à la mer, qu’il soit pour les loisirs ou pour le travail. Marins-pêcheurs y côtoient ainsi des élégantes promenant leurs chiens ou des enfants s’amusant. Ils racontent une histoire commune en dépit des différences de lieux et de cultures. La mer crée un lien entre ceux qui y vivent, qui en vivent.

J’ai apprécié cette exposition, qui propose une cinquantaine de photos en noir et blanc, au pied des remparts de l’ancienne cité fortifiée, où chaque image raconte une histoire, et devient vecteur d’une émotion.

(*) L’exposition se tient jusqu’au 13 septembre 2021 au pied des remparts de la ville de Saint Lô, rue Torteron. Elle est librement accessible.

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Lors de cet arrêt à Saint Lô, j’ai pris peu de photos : la ville a subi d’important dégâts au moment du débarquement de juin 1944 et de la bataille de Normandie qui a suivi. Elle a donc été reconstruite quasi intégralement ensuite. Il y a dans ces bâtiments un témoignage architectural important, mais ce n’était pas le but de notre passage, et nous ne nous sommes pas attardés. Je note toutefois ces deux photos, où l’ancien et le nouveau se conjuguent…

Parapet de la promenade des remparts et alignement des cheminées de la Reconstruction
Vestiges de l’église Notre-Dame et architecture de la Reconstruction

Saint Lô – Manche – juillet 2021

[Bretagne] Antrain à la tombée de la nuit

Après une journée de route depuis la Drôme, nous sommes arrivés en Bretagne. Afin de ne pas avoir l’impression de n’avoir fait que voyager sur l’autoroute ce jour-là, nous avons profité de la soirée pour aller promener le chien et faire un tour dans le village.

Un peu déroutés par le décalage de l’heure de tombée de la nuit, mais ravis de prendre l’air, nous avons pris le temps de (re)découvrir ces lieux que nous connaissons si bien… et depuis toujours !

Le lavoir et le pont sur la Loysance
Juste avant les moissons
La fontaine de l’An II, qui abrite une source, a en fait été construite en l’an 11
La République, buste allégorique

Antrain – Val-Couesnon – Ille-et-Vilaine – juillet 2021