[Drôme] au pied de la cascade blanche

Fin août, alors que le week-end était pluvieux, j’ai profité d’une accalmie entre deux averses pour aller (enfin !) découvrir la cascade blanche.

Située à Sainte Eulalie en Royans, elle tire son nom du rideau d’eau qui la compose. Depuis le village, elle est très facile d’accès, ce qui en fait un coin de pique-nique et de baignade particulièrement apprécié en été.

Avec la pluie des jours précédents, la Vernaison avait un débit assez important, et la cascade était bien formée. J’ai passé un bon moment à l’admirer et la photographier (les pieds dans l’eau). La météo incertaine m’a permis de profiter du site quasi vide, donnant à l’ensemble une impression de bout du monde

Cascade blanche – Sainte Eulalie en Royans – Vercors
Drôme – août 2020

(*) L’accès à la cascade blanche se fait depuis le village de Sainte Eulalie. Elle est bien fléchée depuis la sortie du village en direction des Petits (et Grands) Goulets.

(**) J’avais initialement envisagé d’aller aussi voir la cascade verte située un peu en amont sur la Vernaison, mais la météo très changeante et l’arrivé de la pluie m’en ont dissuadée. Ce sera pour une prochaine fois !

[Isère] émerveillement souterrain à la grotte de Choranche

les falaises de Presles

Ma dernière visite de la grotte de Choranche remontait à 2013…. J’avais pourtant depuis régulièrement envisagé d’y retourner mais sans jamais vraiment trouver le moment. En juillet, alors qu’il faisait chaud et que le soleil brillait, j’ai demandé aux enfants quels étaient leurs souhaits en vue d’une balade le jour même. Les éléments de réponse qui sont arrivés étaient : Vercors, de la fraîcheur et pas trop de soleil…. Et la première idée qui m’est venue à l’esprit en retour est « la grotte de Choranche ». Ni une, ni deux, un tour sur internet pour vérifier horaires et conditions de visite, et nous étions partis.

Sur le trajet déjà, il est difficile de ne pas se laisser impressionner par les paysages du Vercors. Après avoir traversé Pont en Royans (où il faut vous arrêter si vous ne connaissez pas afin d’admirer les maisons suspendues), on remonte le cours de la Bourne jusqu’à l’entrée des gorges. Là, les majestueuses falaises de Presles surplombent le cirque de Choranche.

Une fois arrivés sur le parking des grottes, et le bâtiment d’accueil passé, un sentier monte jusqu’au porche de Coufin où l’on pénètre dans le monde souterrain de la grotte.

La grotte a été explorée pour la première fois en 1897 par Oscar Decombaz. Il a mené son exploration jusqu’à ce que le niveau de l’eau l’empêche de progresser dans chacune des deux cavités Coufin et Chevaline, qui en fait se rejoignent et ne sont que des développements d’un même réseau souterrain, aujourd’hui exploré sur un peu plus de 33 kilomètres.

La grotte de Choranche a été façonnée par le travail de l’eau, entre creusement par une rivière souterraine et modelage par le ruissellement des eaux infiltrées sur le plateau des Coulmes, environ 300 mètres plus haut. La visite se fait en longeant la rivière souterraine et permet d’admirer les fistuleuses, fines stalactites de faible diamètre et dont la plus longue mesure plus de 3 mètres…. Si des stalactites de ce type sont présentes dans toutes les grottes karstiques, celles de Choranche présentent la particularité d’être extrêmement nombreuses (et longues…) créant des plafonds entiers de fistuleuses dans plusieurs salles.

Dans la salle dite de la Cathédrale en raison de son volume et sa hauteur, un spectacle son et lumière anime les concrétions. La grotte abrite également un conservatoire de protées, ces salamandres cavernicoles slovènes actuellement en voie d’extinction.

Après une heure sous terre (où l’on perd toute notion du temps...), c’est le moment de retourner à la surface. La sortie s’effectue par l’entrée naturelle de la grotte, là où la rivière s’écoule.

En redescendant, nous profitons encore largement du paysage alentour… et nous prenons un rafraîchissement au bar du site, dont la terrasse offre une vue magnifique sur les falaises voisines.

Paysages grandioses du Vercors, à l’entrée des gorges de la Bourne
Sous le porche de Coufin
les premières concrétions de la visite
la grande salle, son lac souterrain et l’ouverture naturelle de la grotte au fond
Plafond de fistuleuses
son et lumières souterrain
fistuleuses en pagaille….
terrasse avec vue !

Grotte de Choranche – Isère – juillet 2020

(*) La grotte de Choranche est normalement ouverte toute l’année, mais les conditions météorologiques en particulier peuvent imposer des limitations. Il convient donc de se renseigner au préalable. De même, surtout dans le contexte sanitaire actuel, il est conseillé de réserver sa visite sur internet avant de venir…. et de ne pas oublier de se présenter à l’accueil une vingtaine de minutes avant l’horaire de la visite, pour avoir le temps de monter tranquillement jusqu’à l’entrée de la grotte.

[projet 52-2020] semaine 29 – vers le haut

Il y a des hasards amusants : alors que j’ai choisi de mettre ce thème « vers le haut » cette semaine dans le projet 52 depuis décembre dernier, c’était également le thème choisi pour le flash challenge de IgersFrance sur Instagram dimanche dernier ! La photo que je vous propose est la même que celle que j’ai publiée dimanche sur mon compte Instagram donc.

En effet, samedi, en balade dans le Vercors, j’avais pris (entre autres photos de paysages) celle-ci depuis le porche de Coufin. C’est un angle sous lequel j’aime bien photographier les porches et autres entrées de grottes, en me positionnant au bord et en prenant la photo en direction du ciel, de façon à avoir un aperçu de la masse rocheuse au-dessus de nos têtes.

Pour les plus curieux, le porche de Coufin est facilement accessible car il se situe à l’entrée de la grotte de Choranche (dont je vous reparlerai) et le chemin d’accès est très bien aménagé.

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Pour jeter un oeil à ce que les autres participants voient vers le haut, il suffit de suivre les liens dans les commentaires…

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PS : ce samedi, je ne sais pas si j’aurai l’occasion de me connecter. Donc, si par hasard votre commentaire ne s’affichait pas, ne paniquez pas : il est très certainement parti en modération et je le validerai dès que possible….

[petits moments] entre le 27 juin et le 3 juillet 2020

SAMEDI 27 JUIN. J’ai eu besoin d’aller en ville (une semaine que la pile de ma montre était arrêtée, cela devenait pénible de ne pas avoir l’heure au poignet !). J’en ai profité pour acheter deux bricoles en plus… et comme il faisait chaud, je suis allée prendre un bubble-tea chez Tamper & Yummy !

Bubble tea sapin/perles à la cerise

(*) Tamper & Yummy, rue Dauphine, 26000 Valence (entre le théâtre et la mairie)

En fin de journée, alors que les températures baissaient tout doucement, j’ai pu profiter du point de vue sur la Raye depuis Montvendre….

Point de vue sur la Raye depuis Montvendre – Drôme

DIMANCHE 28 JUIN. Il continue à faire très chaud : c’est donc le temps idéal pour déguster une excellente glace. Pour cela, direction la Fabrique Givrée à Tournon….

Sorbets Fraise Mara des Bois et Basilic-Menthe fraîche

(*) La Fabrique Givrée, 55 Impasse Burgunder, ZAE Champagne, 07300 Tournon-sur-Rhône (terrasse éphémère sur le parking de l’unité de production)

MERCREDI 1er JUILLET. Le challenge de la fin de journée était de réussir à passer entre les gouttes pour aller prendre le train. Mission réussie : j’étais sur le quai (à l’abri du auvent) quelques minutes à peine avant les premières gouttes d’un orage plutôt violent !

VENDREDI 3 JUILLET. J’ai choisi des tournesols pour mettre un peu de couleur dans la maison.

[Drôme] paysages champêtres

Parmi mes petits plaisirs quotidiens retrouvés, il y a celui de traverser la campagne pour aller ou revenir de la gare, pour aller faire les courses, et bien sûr pour aller me promener…

Extraits photographiques….

Rayures drômoises (Chabeuil)

Champ de coquelicots (Chabeuil)

Au pied des roches de la Pangée (La Baume Cornillane)

dans les blés mûrs (Etoile sur Rhône)

Drôme – juin 2020

[petits moments] du 23 au 29 mai 2020

Comme je l’ai évoqué, les semaines reprennent des cours moins confinés. Je n’ai donc plus envie de continuer mon Journal de Confinement. Toutefois, je n’ai pas non plus envie de reprendre le fourre-tout tel qu’il était avant… Je crois que ce qui me convient dorénavant est un mix entre les deux, quelque part entre le journal de bord et le fourre-tout de photos. Voici donc les « petits moments », des photos prises au fil de la semaine qui n’ont pas de place dans un billet sur un sujet précis, quelques éléments contextuels…. et quelques réflexions plus personnelles parfois.

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bouquet champêtre

SAMEDI 23 MAI. Un petit bouquet champêtre de reines-marguerites est venu mettre un peu de couleur dans un jour d’orages où la pluie est tombée à plusieurs reprises….

par la fenêtre….

LUNDI 25 MAI. Tomber en panne de voiture, et devoir rentrer à pied (plus rapide que d’accompagner la voiture chez le dépanneur et d’y attendre le taxi payé par l’assistance pour rentrer…) tout en admirant le paysage…. et après avoir acheté un kilo d’abricots à la baraque à fruits (puisque c’est juste devant que la voiture s’est arrêtée !)

Vue sur le Vercors depuis Montélier – Drôme

[Drôme] chercher les orchidées sauvages autour du col Jérôme Cavalli

Orchis tridenté (?)

Les environs du col Jérôme Cavalli, au-dessus du Combovin, font partie de ces endroits où j’ai plaisir à aller chaque année pour pister les orchidées au mois de mai. On y trouve en effet de nombreuses variétés, dans un paysage assez brut, entre pelouses sèches, buissons et pierriers.

Assez logiquement, je m’y suis rendue juste après la fin du confinement. La floraison était déjà bien avancée et certaines orchidées commençaient à montrer des signes de fin de floraison. J’ai malgré cela pu faire une jolie récolte photographique, riche de diversité.

Le soleil ne brillait guère mais le vent n’était pas trop présent dans le secteur où je me suis promenée. Cela m’a (enfin !) permis de prendre une photo correcte de l’orchis de Provence à la douce couleur jaune.

Il est intéressant de voir que d’une année à l’autre, les individus ne semblent pas forcément avoir la même répartition entre les espèces. J’ai noté cette année beaucoup d’orchis hommes pendus, et peu d’orchis brûlés. Je n’ai pas vu d’orchis singes ni d’orchis bouffons. C’est peut-être parce que je n’y vais pas chaque fois pile au même stade de floraison, mais je ne sais pas dans quelle mesure cela pourrait être lié aux conditions climatiques ou autres variations annuelles.

Quoi qu’il en soit, il est possible que je ne puisse pas faire beaucoup d’autres sorties « orchidées » ce printemps… qui est déjà bien avancé ! J’étais donc ravie de pouvoir malgré tout profiter de ces fleurs délicates et colorées…

Orchis tridenté (?)
Orchis mâle
Orchis de Provence
Orchis tridenté (?)
Orchis militaires
Orchis militaires
Orchis homme pendu
Orchis brûlé

environs du col Jérôme Cavalli – Combovin – Vercors – Drôme – mai 2020

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Photo bonus : une vue d’ensemble des lieux.

Ce paysage donne une impression d’immensité, de liberté. La rudesse globale est contre-balancée par les détails : les fleurs, le chant des oiseaux, le son des insectes….

entre Combovin et Lozeron – Vercors – Drôme – mai 2020

[Drôme] début de journée à la Combe d’Oyans

Ce samedi matin, c’était un peu « le jour d’avant »… celui d’avant le confinement. Les derniers éléments de l’actualité laissaient penser que ce confinement ne tarderait pas à arriver, alors j’ai eu envie de faire une grande balade, loin des gens, loin du monde.

Je suis retournée à la Combe d’Oyans. Mais cette fois, au lieu d’aller au fond des gorges, j’ai décidé de les contourner. J’ai laissé la voiture sur le parking du site d’escalade. A cette heure matinale, il n’y avait personne d’autre.

J’ai suivi le chemin balisé jaune en direction du château d’eau puis du col Saint Genis. La vue sur la plaine et l’agglomération de Romans est superbe.
Au bord du chemin, le printemps est en route : coucous, violettes, primevères et aubépines font les belles.

Après le col, j’ai eu un temps d’hésitation entre continuer à monter vers le château ou m’approcher de l’entrée amont des gorges. Finalement, la montée au château sera pour une autre fois. Les gorges que le soleil effleure sont trop attirantes.

Je suis la route jusqu’au niveau du ruisseau, puis je m’engage sur le chemin qui permet d’accéder aux voies d’escalade situées de ce côté du site. Par dessus les crêtes du Vercors, le soleil lance ses rayons et dissipe la rosée du matin dans les prés.

Seuls les oiseaux viennent briser le silence. L’herbe humide est souple. Je traverse les champs en direction du ruisseau. En m’approchant, je commence à l’entendre cascader doucement. L’entrée amont des gorges de la combe d’Oyans est devant moi. De ce côté aussi, elles sont impressionnantes et me font me sentir minuscule.

Je reste un long moment au bord du ruisseau. Son murmure est apaisant, bien loin du tumulte et des questionnements de l’actualité. Je profite de cette parenthèse. Je pressens déjà que ce ne sera bientôt temporairement plus possible, alors je fais le plein de sensations.

Enfin, je rebrousse chemin. Le parking s’est rempli depuis mon départ. J’aperçois un trailer qui s’élance vers les gorges. Mais ce qui happe mon regard, c’est le vol circulaire d’un milan royal, hypnotique…

Fleurs de coucou
Vue sur le fond de la combe depuis le col de Saint Genis
Fleurs d’aubépine
Se sentir minuscule
Primevères au bord du ruisseau
Soleil matinal
Entrée amont des gorges de la Combe d’Oyans
Au pied des falaises
Col de Saint Genis

Combe d’Oyans – Rochefort-Samson – Drôme – mars 2020

[Drôme] prendre un (petit) peu de hauteur à Montvendre

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Vue sur le village de Montvendre depuis le pied de la Croix

Je suis souvent allée à Montvendre, j’y ai même habité quelques années, et pourtant, je n’étais jamais montée sur le coteau…. un manque maintenant comblé !

La balade jusqu’au point de vue est rapide. A la sortie du village, il suffit de suivre le panneau indiquant le coteau. Le sentier monte directement dans la pente, aidé de quelques marches.

Alors que le chemin se fraye un passage au coeur de la butte de molasse, le soleil vient jouer avec les monnaies du pape.

En haut, la première vue qui s’offre est celle sur le Vercors où l’on distingue la tour de Barcelonne. Puis, en montant encore un peu, on arrive au pied de la croix qui domine le village. La vue est alors plongeante sur l’église et la rue principale.

A peine plus loin, et nettement plus accessible, on se retrouve sur le belvédère de la Vierge. De là aussi, on devine les Trois Becs au fond du paysage.

J’ai prolongé la balade par un aller-retour jusqu’au Bois de la Cour, histoire de continuer à profiter du soleil hivernal et la douceur de l’après-midi, histoire de profiter encore plus de la vue sur le Vercors…. et d’imaginer quelques nouvelles sorties à prévoir.

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Impossible de se tromper de chemin !

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Quand le soleil joue avec les monnaies du pape…

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Vue sur le Vercors et le Tour de Barcelonne

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Au belvédère de la Vierge

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Direction le Bois de la Cour

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Au pied du Vercors

 

(*) La montée au pied de la croix se fait sur un sentier à flanc de coteau, étroit, et partiellement abîmé suite aux chutes d’arbre lors de l’épisode de neige du mois de novembre 2019. Il est déconseillé de le pratiquer lorsque le sol est glissant. Au printemps, les lilas qui ont envahi la butte doivent être en fleurs et cacher en partie la vue.
L’accès au belvédère de la Vierge se fait par un chemin carrossable.

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Il ne faut pas oublier de faire un petit tour dans le vieux village de Montvendre. Si l’on ne peut manquer de remarquer la porte monumentale, vestige d’une enceinte fortifiée, la rue située à l’abri des anciens remparts est pleine de charme. Juste en face de la porte fortifiée, on découvre le chœur de l’ancienne église du village, aujourd’hui habitation privée. Et un peu plus loin, on arrive au pied de l’ancien château des évêques de Valence, qui faisait partie intégrante de l’enceinte du village.

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Sous la porte monumentale

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A l’intérieur des murs du village

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Autour des murs du village

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La tour de l’ancien château des évêques de Valence

Montvendre – Drôme – février 2020

[Drôme] au coeur de la Combe d’Oyans

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Chaque fois que je passais sur la route entre Rochefort-Samson et Beauregard-Baret, je me disais qu’il faudrait que j’aille faire un tour dans la combe d’Oyans dont on aperçoit l’entrée des gorges, telle un coup de couteau dans la montagne.

C’est presque par hasard que je me suis décidée à m’y arrêter ce matin-là de janvier. J’avais initialement envisagé d’aller vers La Baume d’Hostun (ce n’est que partie remise !) mais en passant au droit de la combe, je me suis dit que ce ne serait pas une mauvaise idée d’aller y jeter un oeil.

J’ai laissé ma voiture au niveau du camping de la Combe d’Oyans. A cet endroit, nous sommes à l’extrémité de la combe qui se déploie ensuite dans la vallée. J’ai commencé à remonter la combe, espérant trouver un chemin qui longerait le lit du ruisseau qui l’a creusée.

Arrivée aux Marelles, la route semblait partir en impasse vers une ferme et j’ai alors suivi le chemin (balisé) qui monte dans le bois en direction du parking d’escalade des Ducs. En effet, les gorges forment un site d’escalade géré par le CAF de Romans.

Une fois le hameau des Ducs passé, l’ouverture des gorges semble prendre tout le paysage ! Suivant le chemin en direction du site d’escalade, je suis entrée dans un pré où paissait un troupeau de chevaux. Parmi eux, j’ai vite remarqué plusieurs poulains et s’ils étaient loin de moi à l’aller, je savais qu’il faudrait que je sois prudente au retour afin de ne pas les effrayer s’ils venaient à se rapprocher du sentier.

J’ai vite progressé jusqu’à l’entrée des gorges desquelles le ruisseau s’écoulait, coupant le chemin. Plusieurs panneaux mettent en garde à l’entrée du site d’escalade, en particulier sur les risques de chutes de pierres, et recommandent le port d’un casque. Vu comment les rochers sont « griffés », effectivement, cela doit régulièrement parpiner !

En l’absence de grimpeurs sur les parois et compte-tenu que nous n’étions pas en période de dégel, j’ai estimé le risque assez limité pour m’aventurer dans le canyon.

Au fond de celui-ci, on se sent vraiment tout petit, avec les falaises nous dominant de quelques centaines de mètres !

Plus loin, le ruisseau a creusé la roche profondément. Je repère quelques anciennes amorces de marmites maintenant situées un peu trop haut pour être régulièrement remplies.

Des chaînes fixes permettent de s’aider dans les passages un peu plus difficiles qui permettent de gagner les départs de certaines voies d’escalade. Le chemin se transforme en mini via ferrata… Etant seule ce jour-là, sans équipement et le téléphone ne captant pas dans le fond des gorges, je ne m’aventurerai pas plus loin par prudence !

Je retourne donc sur mes pas… Je fais un petit crochet sur l’autre versant du pré, situé sous la montagne de Motteret. Puis je remonte en direction du parking d’escalade.

Juments et poulains sont maintenant sur le chemin. Je m’approche doucement, leur parlant pour qu’ils m’entendent arriver tant qu’ils sont de dos. Je passe tranquillement, fixant les mères du regard et ne jetant qu’un oeil furtif aux poulains afin de n’inquiéter ni les unes, ni les autres. J’essaie également de ne pas me retrouver entre la mère et son petit. Je ne veux pas qu’ils me considèrent comme une menace (soyons clairs : ils me battent tous allègrement à la course et je ne fais absolument pas le poids ! ). Les oreilles des juments me rassurent sur la façon dont elles me perçoivent mais je continue toutefois sans m’arrêter jusqu’à avoir passé la barrière en haut du pré.

Je jette un dernier coup d’oeil à la montagne.. et aux chevaux, puis je retourne jusqu’au camping où j’ai laissé ma voiture.

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Vue sur le Vercors depuis les Marelles

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L’entrée des gorges se dessine…

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A l’entrée du site d’escalade

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Être dominé par les falaises

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Progresser dans le fond des gorges

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Au coeur de la combe d’Oyans

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Le ruisseau a creusé la montagne pour se faire un passage

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Quand la Drôme a de faux airs d’Écosse…

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Le plus vieux des poulains se fait rassurer par sa mère

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Le jeune poulain est inquiet de ma présence et commence à paniquer

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Minéral et végétal…

Combe d’Oyans – Rochefort-Samson – Vercors – Drôme – janvier 2020

 

(*) Le site d’escalade présente pas mal de dangers. Il est important d’en tenir compte et de ne pas s’y aventurer sans précautions. Le port d’un casque en particulier est fortement conseillé compte-tenu des forts risques de chutes de cailloux.
Plusieurs randonnées permettent de voir les gorges « d’en haut » : grotte des Ussets, Pas du Loup, Col de Saint Genis, etc… Les ruines du château de Rochefort Samson dominent également la combe d’Oyans (je crois que ce sera le but d’une prochaine sortie…)