Les environs du col Jérôme Cavalli, au-dessus du Combovin, font partie de ces endroits où j’ai plaisir à aller chaque année pour pister les orchidées au mois de mai. On y trouve en effet de nombreuses variétés, dans un paysage assez brut, entre pelouses sèches, buissons et pierriers.
Assez logiquement, je m’y suis rendue juste après la fin du confinement. La floraison était déjà bien avancée et certaines orchidées commençaient à montrer des signes de fin de floraison. J’ai malgré cela pu faire une jolie récolte photographique, riche de diversité.
Le soleil ne brillait guère mais le vent n’était pas trop présent dans le secteur où je me suis promenée. Cela m’a (enfin !) permis de prendre une photo correcte de l’orchis de Provence à la douce couleur jaune.
Il est intéressant de voir que d’une année à l’autre, les individus ne semblent pas forcément avoir la même répartition entre les espèces. J’ai noté cette année beaucoup d’orchis hommes pendus, et peu d’orchis brûlés. Je n’ai pas vu d’orchis singes ni d’orchis bouffons. C’est peut-être parce que je n’y vais pas chaque fois pile au même stade de floraison, mais je ne sais pas dans quelle mesure cela pourrait être lié aux conditions climatiques ou autres variations annuelles.
Quoi qu’il en soit, il est possible que je ne puisse pas faire beaucoup d’autres sorties « orchidées » ce printemps… qui est déjà bien avancé ! J’étais donc ravie de pouvoir malgré tout profiter de ces fleurs délicates et colorées…
Orchis tridenté (?)Orchis mâleOrchis de ProvenceOrchis tridenté (?)Orchis militairesOrchis militairesOrchis homme penduOrchis brûlé
environs du col Jérôme Cavalli – Combovin – Vercors – Drôme – mai 2020
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Photo bonus : une vue d’ensemble des lieux.
Ce paysage donne une impression d’immensité, de liberté. La rudesse globale est contre-balancée par les détails : les fleurs, le chant des oiseaux, le son des insectes….
entre Combovin et Lozeron – Vercors – Drôme – mai 2020
Ce samedi matin, c’était un peu « le jour d’avant »… celui d’avant le confinement. Les derniers éléments de l’actualité laissaient penser que ce confinement ne tarderait pas à arriver, alors j’ai eu envie de faire une grande balade, loin des gens, loin du monde.
Je suis retournée à la Combe d’Oyans. Mais cette fois, au lieu d’aller au fond des gorges, j’ai décidé de les contourner. J’ai laissé la voiture sur le parking du site d’escalade. A cette heure matinale, il n’y avait personne d’autre.
J’ai suivi le chemin balisé jaune en direction du château d’eau puis du col Saint Genis. La vue sur la plaine et l’agglomération de Romans est superbe. Au bord du chemin, le printemps est en route : coucous, violettes, primevères et aubépines font les belles.
Après le col, j’ai eu un temps d’hésitation entre continuer à monter vers le château ou m’approcher de l’entrée amont des gorges. Finalement, la montée au château sera pour une autre fois. Les gorges que le soleil effleure sont trop attirantes.
Je suis la route jusqu’au niveau du ruisseau, puis je m’engage sur le chemin qui permet d’accéder aux voies d’escalade situées de ce côté du site. Par dessus les crêtes du Vercors, le soleil lance ses rayons et dissipe la rosée du matin dans les prés.
Seuls les oiseaux viennent briser le silence. L’herbe humide est souple. Je traverse les champs en direction du ruisseau. En m’approchant, je commence à l’entendre cascader doucement. L’entrée amont des gorges de la combe d’Oyans est devant moi. De ce côté aussi, elles sont impressionnantes et me font me sentir minuscule.
Je reste un long moment au bord du ruisseau. Son murmure est apaisant, bien loin du tumulte et des questionnements de l’actualité. Je profite de cette parenthèse. Je pressens déjà que ce ne sera bientôt temporairement plus possible, alors je fais le plein de sensations.
Enfin, je rebrousse chemin. Le parking s’est rempli depuis mon départ. J’aperçois un trailer qui s’élance vers les gorges. Mais ce qui happe mon regard, c’est le vol circulaire d’un milan royal, hypnotique…
Fleurs de coucouVue sur le fond de la combe depuis le col de Saint GenisFleurs d’aubépineSe sentir minusculePrimevères au bord du ruisseauSoleil matinalEntrée amont des gorges de la Combe d’OyansAu pied des falaisesCol de Saint Genis
Combe d’Oyans – Rochefort-Samson – Drôme – mars 2020
Vue sur le village de Montvendre depuis le pied de la Croix
Je suis souvent allée à Montvendre, j’y ai même habité quelques années, et pourtant, je n’étais jamais montée sur le coteau…. un manque maintenant comblé !
La balade jusqu’au point de vue est rapide. A la sortie du village, il suffit de suivre le panneau indiquant le coteau. Le sentier monte directement dans la pente, aidé de quelques marches.
Alors que le chemin se fraye un passage au coeur de la butte de molasse, le soleil vient jouer avec les monnaies du pape.
En haut, la première vue qui s’offre est celle sur le Vercors où l’on distingue la tour de Barcelonne. Puis, en montant encore un peu, on arrive au pied de la croix qui domine le village. La vue est alors plongeante sur l’église et la rue principale.
A peine plus loin, et nettement plus accessible, on se retrouve sur le belvédère de la Vierge. De là aussi, on devine les Trois Becs au fond du paysage.
J’ai prolongé la balade par un aller-retour jusqu’au Bois de la Cour, histoire de continuer à profiter du soleil hivernal et la douceur de l’après-midi, histoire de profiter encore plus de la vue sur le Vercors…. et d’imaginer quelques nouvelles sorties à prévoir.
Impossible de se tromper de chemin !
Quand le soleil joue avec les monnaies du pape…
Vue sur le Vercors et le Tour de Barcelonne
Au belvédère de la Vierge
Direction le Bois de la Cour
Au pied du Vercors
(*) La montée au pied de la croix se fait sur un sentier à flanc de coteau, étroit, et partiellement abîmé suite aux chutes d’arbre lors de l’épisode de neige du mois de novembre 2019. Il est déconseillé de le pratiquer lorsque le sol est glissant. Au printemps, les lilas qui ont envahi la butte doivent être en fleurs et cacher en partie la vue. L’accès au belvédère de la Vierge se fait par un chemin carrossable.
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Il ne faut pas oublier de faire un petit tour dans le vieux village de Montvendre. Si l’on ne peut manquer de remarquer la porte monumentale, vestige d’une enceinte fortifiée, la rue située à l’abri des anciens remparts est pleine de charme. Juste en face de la porte fortifiée, on découvre le chœur de l’ancienne église du village, aujourd’hui habitation privée. Et un peu plus loin, on arrive au pied de l’ancien château des évêques de Valence, qui faisait partie intégrante de l’enceinte du village.
Sous la porte monumentale
A l’intérieur des murs du village
Autour des murs du village
La tour de l’ancien château des évêques de Valence
Chaque fois que je passais sur la route entre Rochefort-Samson et Beauregard-Baret, je me disais qu’il faudrait que j’aille faire un tour dans la combe d’Oyans dont on aperçoit l’entrée des gorges, telle un coup de couteau dans la montagne.
C’est presque par hasard que je me suis décidée à m’y arrêter ce matin-là de janvier. J’avais initialement envisagé d’aller vers La Baume d’Hostun (ce n’est que partie remise !) mais en passant au droit de la combe, je me suis dit que ce ne serait pas une mauvaise idée d’aller y jeter un oeil.
J’ai laissé ma voiture au niveau du camping de la Combe d’Oyans. A cet endroit, nous sommes à l’extrémité de la combe qui se déploie ensuite dans la vallée. J’ai commencé à remonter la combe, espérant trouver un chemin qui longerait le lit du ruisseau qui l’a creusée.
Arrivée aux Marelles, la route semblait partir en impasse vers une ferme et j’ai alors suivi le chemin (balisé) qui monte dans le bois en direction du parking d’escalade des Ducs. En effet, les gorges forment un site d’escalade géré par le CAF de Romans.
Une fois le hameau des Ducs passé, l’ouverture des gorges semble prendre tout le paysage ! Suivant le chemin en direction du site d’escalade, je suis entrée dans un pré où paissait un troupeau de chevaux. Parmi eux, j’ai vite remarqué plusieurs poulains et s’ils étaient loin de moi à l’aller, je savais qu’il faudrait que je sois prudente au retour afin de ne pas les effrayer s’ils venaient à se rapprocher du sentier.
J’ai vite progressé jusqu’à l’entrée des gorges desquelles le ruisseau s’écoulait, coupant le chemin. Plusieurs panneaux mettent en garde à l’entrée du site d’escalade, en particulier sur les risques de chutes de pierres, et recommandent le port d’un casque. Vu comment les rochers sont « griffés », effectivement, cela doit régulièrement parpiner !
En l’absence de grimpeurs sur les parois et compte-tenu que nous n’étions pas en période de dégel, j’ai estimé le risque assez limité pour m’aventurer dans le canyon.
Au fond de celui-ci, on se sent vraiment tout petit, avec les falaises nous dominant de quelques centaines de mètres !
Plus loin, le ruisseau a creusé la roche profondément. Je repère quelques anciennes amorces de marmites maintenant situées un peu trop haut pour être régulièrement remplies.
Des chaînes fixes permettent de s’aider dans les passages un peu plus difficiles qui permettent de gagner les départs de certaines voies d’escalade. Le chemin se transforme en mini via ferrata… Etant seule ce jour-là, sans équipement et le téléphone ne captant pas dans le fond des gorges, je ne m’aventurerai pas plus loin par prudence !
Je retourne donc sur mes pas… Je fais un petit crochet sur l’autre versant du pré, situé sous la montagne de Motteret. Puis je remonte en direction du parking d’escalade.
Juments et poulains sont maintenant sur le chemin. Je m’approche doucement, leur parlant pour qu’ils m’entendent arriver tant qu’ils sont de dos. Je passe tranquillement, fixant les mères du regard et ne jetant qu’un oeil furtif aux poulains afin de n’inquiéter ni les unes, ni les autres. J’essaie également de ne pas me retrouver entre la mère et son petit. Je ne veux pas qu’ils me considèrent comme une menace (soyons clairs : ils me battent tous allègrement à la course et je ne fais absolument pas le poids ! ). Les oreilles des juments me rassurent sur la façon dont elles me perçoivent mais je continue toutefois sans m’arrêter jusqu’à avoir passé la barrière en haut du pré.
Je jette un dernier coup d’oeil à la montagne.. et aux chevaux, puis je retourne jusqu’au camping où j’ai laissé ma voiture.
Vue sur le Vercors depuis les Marelles
L’entrée des gorges se dessine…
A l’entrée du site d’escalade
Être dominé par les falaises
Progresser dans le fond des gorges
Au coeur de la combe d’Oyans
Le ruisseau a creusé la montagne pour se faire un passage
Quand la Drôme a de faux airs d’Écosse…
Le plus vieux des poulains se fait rassurer par sa mère
Le jeune poulain est inquiet de ma présence et commence à paniquer
(*) Le site d’escalade présente pas mal de dangers. Il est important d’en tenir compte et de ne pas s’y aventurer sans précautions. Le port d’un casque en particulier est fortement conseillé compte-tenu des forts risques de chutes de cailloux. Plusieurs randonnées permettent de voir les gorges « d’en haut » : grotte des Ussets, Pas du Loup, Col de Saint Genis, etc… Les ruines du château de Rochefort Samson dominent également la combe d’Oyans (je crois que ce sera le but d’une prochaine sortie…)
Il va de soi qu’en choisissant le thème Porte pour le projet 52, je pensais aux jolies portes de maisons ou d’immeubles que j’aime beaucoup photographier….
Il va de soi que j’ai des dizaines de photos qui auraient pu correspondre dans mes archives….
Il va de soi (bon peut-être un peu moins mais quand même un peu) que j’ai encore photographié des portes dans la semaine qui vient de s’écouler….
Mais finalement, j’ai trouvé que ce serait un peu trop simple alors j’ai choisi une toute autre porte…
Voici la Porte d’Urle, une entaille dans la falaise qui borde le plateau de la Gagère, aussi appelés alpages de Font d’Urle, et permet d’y accéder depuis le Val de Quint.
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Pour voir les portes des autres candidats, il suffit de suivre les liens dans les commentaires….
Alors que l’automne est bien installé (mais que quelques fleurs continuent à faire de la résistance au bord du chemin), j’ai eu envie de retourner à la chapelle Sainte Marguerite de Combovin.
Au départ du village, le but est simple : monter en haut du coteau Saint Georges que vous voyez sur la photo du haut.
Comme d’habitude quand je vais randonner sur Combovin, je stationne ma voiture au parking du cimetière (fléché « parking randonneurs » depuis le centre du village). Le départ de la montée vers Sainte Marguerite se fait au niveau du gué de la Véore : un panneau face au lavoir indique le chemin depuis le village, mais je préfère longer la rivière par sa rive gauche au pied des prairies.
Le chemin vers la chapelle est balisé vert/jaune et part droit à l’assaut du coteau, se faufilant entre deux murets de pierres sèches. La montée est abrupte, le sentier caillouteux. Sans difficulté particulière, il convient tout de même d’y être prudent (surtout qu’il est partiellement effondré par endroits). Rapidement, on prend de la hauteur et l’on surplombe le village ainsi que les différents vallons qui s’ouvrent à cet endroit dans les piémonts du Vercors.
Arrivé au carrefour du Gros Chêne, on aperçoit la tour de Barcelonne légèrement sur la gauche à travers une trouée dans les bois (c’est d’ailleurs un des accès possibles à la tour). Pour se rendre à la chapelle, il faut prendre un sentier sur la droite, toujours balisé vert/jaune en suivant la direction marquée sur le poteau indicateur.
Le sentier se fait piste et s’élargit mais il continue à monter avec peu ou prou la même régularité. Sur le bord du chemin, les buis ont fait quelques jeunes pousses après avoir été dévorés par les pyrales il y a quelques étés.
Puis la croix marquant le sommet du coteau apparait. Derrière elle, la chapelle Sainte Marguerite, toute en simplicité, se profile.
Je m’arrête un long moment au sommet, admirant la vue sur la plaine de Valence et la montagne de Crussol, devinant la vallée de l’Isère qui s’enfonce le long du Vercors, regardant le village de Combovin lové au pied du coteau et le vallon de la Véore qui file vers la montagne…
Le temps s’écoule doucement… mais la fraîcheur de ce matin d’automne me rappelle qu’il va falloir rentrer. J’amorce la descente non sans un dernier coup d’œil aux alentours.
Dernières campanules….
Entre le carrefour du Gros Chêne et la chapelle Sainte Marguerite
L’arrivée au sommet
Vue plongeante sur le village et la route vers Gigors
Vue sur la plaine de Valence (et la montagne de Crussol au fond à gauche, dans un rayon de soleil)
La chapelle Sainte Marguerite
Le sommet du coteau Saint Georges
Vue sur le vallon de la Véore
Combovin – Vercors – Drôme – novembre 2019
(*) L’accès à la chapelle prend 30 à 40 minutes depuis le village (j’ai mis autour de 30 min depuis le cimetière). Il m’a fallu une quinzaine de minutes pour faire la descente. L’aller- retour depuis le parking du cimetière fait environ 5 km dont 4 en montée/descente, avec un D+ de 200 mètres. La promenade est accessible en famille avec des enfants qui marchent bien. J’ai vu une famille le tenter avec une poussette : je le déconseille fortement car le chemin est étroit, raide par endroits et surtout le sol est très inégal (rochers..). Ils ont d’ailleurs fait demi-tour à peine au quart de la montée. Pour accéder à la chapelle avec une poussette, il faut passer par les Terres Blanches pour rejoindre le carrefour du Gros Chêne : c’est plus long mais la randonnée se fait essentiellement sur une piste carrossable.
Alors que l’été s’attardait fin septembre, je suis allée faire un tour à Saint Nazaire en Royans.
Peu après être arrivée au bord du lac de la Bourne, j’ai eu le plaisir de voir le bateau à roue appareiller. C’est toujours un moment assez pittoresque !
Après un très long moment à regarder les canards, je me suis décidée à monter sur l’aqueduc. L’ascenseur panoramique est impressionnant. Il faut dire que l’ouvrage culmine à 35 mètres de haut.
Long de 235 mètres, il surplombe le village et permet d’acheminer les eaux de la Bourne jusqu’à la plaine de Valence pour l’irrigation agricole. Envisagé dès le XVIIIe siècle, les travaux sont lancés en 1874 et achevés en 1878, mais la mise en eau du canal de la Bourne ne se fera qu’en 1882.
Actuellement, l’aqueduc continue à remplir sa fonction et permet aux eaux de la Bourne de venir irriguer les cultures de la plaine de Valence. Mais des grilles ont été aménagées au dessus des eaux sur l’aqueduc afin de permettre la circulation piétonne.
D’en haut, la vue sur les environs est panoramique… et l’on peut en particulier découvrir à l’horizon les impressionnantes falaises de Combe Laval.
La sortie peut s’effectuer à l’extrémité de l’aqueduc se situant dans le village. De là, on voit le canal s’enfoncer dans un tunnel, et on peut redescendre doucement vers le bord du plan d’eau à travers les ruelles aux noms évocateurs.
Au cours de ma petite promenade dans le village, j’ai croisé plusieurs chats… Certains se sont approchés pour se faire caresser, tandis que d’autres étaient plus méfiants… et l’un a même eu la gentillesse de prendre la pause !
Le week-end dernier s’est passé entre (grosses) averses et vent constant…. pas vraiment les conditions idéales pour une balade automnale ! J’ai tout de même fait un arrêt en passant devant la source de Barcelonne, au pied du Vercors.
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J’ai passé quelques jours pour le travail à Paris : l’occasion de traverser les passages couverts tôt le matin !
Après une entorse au genou l’hiver dernier, j’ai privilégié les sorties « à plat » au cours des derniers mois. L’été se finissant, j’ai eu envie de recommencer à me balader dans des paysages un peu plus escarpés. Pour mon retour à la randonnée « de montagne », j’avais choisi de me rendre à la Croix d’Ambel, où (honte à moi) je n’étais encore jamais allée !
L’itinéraire le plus courant part du Col de la Bataille et longe le Roc de Toulau. Mais en cette très belle journée de fin d’été, tous les parkings à proximité du col de la Bataille étaient pleins… J’ai donc poursuivi la route en basculant de l’autre côté du col, pour me stationner sur le parking moins fréquenté du refuge de Gardiole. De là, la montée vers la Croix d’Ambel présente un profil moins régulier que depuis le Col de la Bataille : la première partie est quasi plate sur le plateau, puis une jolie montée conduit à la ligne de crêtes.
Me voilà donc partie à l’assaut du plateau, sur lequel paissent des troupeaux de bovins dont on entend les cloches et les meuglements dans le lointain. La piste est large et caillouteuse. De part et d’autre du chemin, des lapiaz affleurent dans l’herbe. Le paysage est imposant, surplombé par l’arrière du Roc de Toulau. A l’approche du refuge d’Ambel, la prairie est parsemée de dolines.
Le refuge d’Ambel, comme celui de Gardiole, est en libre-accès. Une réserve de bois est disponible, ainsi que des lits en dortoirs. Celui d’Ambel a des airs de petite maison dans la prairie et on s’attendrait presque à voir la famille Ingalls sortir dans l’herbe jaunie de la fin d’été….
L’été a été très sec et la source d’Ambel coule faiblement à proximité du refuge, peinant à alimenter deux abreuvoirs pour les animaux.
A partir de là, le chemin s’enfonce dans la hêtraie (il parait qu’au printemps, il y a plein d’ail des ours à cet endroit) pour une belle montée. Le couvert des arbres offre une ombre bienvenue car la chaleur est au rendez-vous !
Au débouché de la forêt, il ne reste que quelques dizaines de mètres pour atteindre la ligne de crête. Je suis au Pas de Gouillat et à ma droite le Roc de Toulau me surplombe de toute sa majesté.
Je prends à gauche sur la ligne de crête pour rejoindre la Croix d’Ambel qui domine la vallée d’Omblèze dont on devine l’entrée des gorges. Je m’assoie un instant sur le banc, tourné vers les falaises du plateau de Font d’Urle. J’écoute le vrombissement des gros insectes. Je suis du regard le vol hasardeux des papillons. Dans le ciel, quelques parapentes survolent les lieux.
J’hésite à pousser jusqu’à la Tête de la Dame, mais pour cette reprise, ce ne serait pas raisonnable : mon genou me rappelle qu’il reste fragile. Ce sera une bonne occasion pour revenir plus tard dans la saison (et puis si le temps est moins estival, il pourrait même y avoir de la place au col de la Bataille pour laisser la voiture !).
Je prends donc le chemin de la descente. J’admire les paysages. Je me sens, comme chaque fois dans le Vercors, à la fois puissante et minuscule !
De retour au refuge de Gardiole, je m’arrête à la fontaine d’où jailli une source. Un panneau officiel m’avertit que l’eau est considérée comme non potable car elle n’est pas contrôlée, sous-entendant très largement qu’on peut la boire sans souci (elle est d’ailleurs indiquée comme point d’eau dans de nombreux itinéraires de randonnée, ainsi que pour le refuge) . Je plonge mes mains dans l’eau fraîche puis je pose mes mains en coupe sous le flot pour boire quelques gorgées. Un rafraichissement bienvenu avant de prendre la route du retour à maison.
Lapiaz sur le plateau d’Ambel
Doline à l’approche du refuge d’Ambel
Refuge d’Ambel
source d’Ambel
Roc de Toulau
Vers la Tête de la Dame
vue sur les falaises de Font d’Urle
la Croix d’Ambel
Vue sur le Roc de Toulau
Vallée d’Omblèze
Roc de Toulau
Traversée du plateau d’Ambel
Fontaine de Gardiole
Plateau d’Ambel – Vercors – Drôme – septembre 2019
(*) Le plateau d’Ambel est un espace naturel sensible appartenant au département de la Drôme. Il est utilisé comme pâturage d’estive. Par conséquent, les chiens y sont interdits même tenus en laisse du 1er mai au 31 octobre. Les troupeaux sont gardés par des patous, il convient donc de garder ses distances avec les animaux à l’estive. Si l’un d’entre eux vient vers vous, il faut rester calme, s’arrêter, lui parler doucement puis partir en s’éloignant du troupeau. Le patou arrêtera de vous suivre quand vous serez à une distance où vous ne représentez plus une menace potentielle pour le troupeau. Des panneaux rappellent les règles de conduite à tenir à l’entrée de la zone concernée. Il est important pour la protection des troupeaux de bien refermer les barrières que vous pourriez trouver sur votre passage.
(**) Le trajet aller du refuge de Gardiole à la Croix d’Ambel fait environ 2.7 km (D+ 214 m). J’ai mis environ 45 minutes pour la montée. C’est un peu moins que le temps affiché sur les poteaux qui tourne plus autour de 1heure, mais j’ai tendance à marcher d’un (très) bon pas ! Le retour m’a pris moins de temps : j’ai fait moins d’arrêts photos… et ça descend !
Sur le chemin de ma randonnée du week-end dernier, je suis passée au dessus de la vallée de Bouvante. Les paysages du Vercors m’époustouflent toujours autant !
Je me suis d’ailleurs dit qu’il faudrait que je revienne dans ce secteur pour une sortie au fond de la combe…