[Bretagne x Normandie] 4 idées pour un été culturel

Je reviens régulièrement dans ma région d’origine, à cheval entre Bretagne et Normandie, pour des vacances en famille. Si nous faisons beaucoup de sorties nature pour profiter des beaux jours, nous ne limitons pas les sorties culturelles aux jours de pluie. Donc, cet été, même si nous n’avons pas vu une seule goutte tomber du ciel, nous avons aussi fait quelques visites de châteaux et musées. Nous avons également fait notre désormais traditionnelle sortie en soirée au Mont Saint Michel pour y profiter de la visite nocturne. Petit tour d’horizon de nos redécouvertes estivales.

Le Mont Saint Michel
Une visite au Mont Saint Michel

Colorama, pour passer une soirée magique au Mont Saint Michel

L’un de nos plaisirs estivaux consiste à découvrir le Mont Saint Michel autrement, lors d’une visite nocturne. Le parcours et les installations changent presque chaque année, et c’est donc une toute nouvelle scénographie à laquelle nous avons eu droit. Après l’onirique Rêves de Lune l’an dernier, place à la couleur avec Colorama cette année. Au fil d’une déambulation dans les différents espaces de l’abbaye, nous découvrons des installations lumineuses et colorées. Certaines sont interactives et invitent le public à se mouvoir pour déclencher des jeux de lumière. D’autres sont contemplatives et offrent des pauses bienvenues. Enfin, le clou du spectacle se joue dans l’abbatiale qui se pare de mille feux dans une mise en scène extravagante et complètement immersive.

Colorama au Mont Saint Michel
Dès l’entrée, le ton est donné !
coucher de soleil dans la baie du Mont Saint Michel
Pendant que nous attendions la tombée de la nuit dans le cloître, le ciel nous a aussi offert un magnifique spectacle dans la Baie

(*) Colorama s’est terminé le 31 août 2026. Il faudra maintenant attendre l’été prochain pour découvrir si cette version est prolongée ou si de nouvelles installations sont proposées.

Le musée des Beaux-Arts de Rennes, pour revoir des tableaux exceptionnels

J’avais découvert le musée des Beaux Arts de Rennes lorsque j’étais étudiante, à l’occasion d’une visite guidée organisée par notre prof de français (notre thème de l’année était « L’œuvre d’art » avec comme livres à étudier : Lettres à un jeune poète de Rilke, Gambara de Balzac et A l’ombre des jeunes filles en fleurs de Proust). A cette époque, le musée partageait les locaux avec le musée de Bretagne. Ce dernier ayant déménagé aux Champs Libres en 2006, le musée des Beaux Arts a pu investir plus d’espaces dans le bâtiment historique du quai Emile Zola. Nous y étions allés en famille il y a une dizaine d’années. Cette année, Melle 3e souhaitait y retourner. Je gardais de ma dernière visite une impression de fatigue visuelle que j’avais alors attribuée aux murs assez sombres (gris et rouge). Je pense maintenant que c’est plutôt lié à l’éclairage qu’à la couleur des murs.

Le musée possède une belle collection d’art contemporain. Nous avons cependant centré notre visite sur les salles dites d’art ancien, qui couvrent la période de la fin du Moyen-Âge au XIXe siècle. C’était en particulier pour moi l’occasion de revoir deux tableaux que j’apprécie particulièrement : La Chasse au Tigre de Rubens et le Nouveau-Né de Georges de la Tour. Je suis sous le charme à chaque fois que je les vois (même quand les conditions de visite ne sont pas bonnes comme c’était le cas lors de l’exposition George de la Tour au Musée Jacquemart André à Paris). L’ensemble de la collection ne se résume cependant pas à ces deux œuvres majeures et l’on peut « croiser » beaucoup d’artistes connus au fil des salles : Maurice Denis, Sisley, Caillebotte…

Tableau Le Nouveau Né de Georges de la Tour
Le Nouveau-Né de Georges de la Tour
œuvre d'orfèvrerie au musée des beaux arts de Rennes
Orfèvrerie et tableaux dans les salles du musée des Beaux Arts de Rennes

(*) Les conditions de visite du musée des Beaux Arts de Rennes sont à retrouver sur leur site internet. L’accès aux collections permanentes est gratuit pour tous. Le bâtiment du quai Emile Zola n’est pas climatisé et le jour de notre passage, il y faisait extrêmement chaud.

palais Saint Georges à Rennes
En sortant du musée, nous avons traversé la Vilaine pour aller faire quelques achats dans une librairie. Nous en avons profité pour passer par le jardin du palais Saint Georges.

Le château des Rochers, pour retrouver Madame de Sévigné

Cette année marque les 400 ans de la naissance de la Marquise de Sévigné (je vous en avais parlé à l’occasion d’une journée passée à Grignan). Il se trouve que la famille des Sévigné est une famille bretonne, et que c’est uniquement suite au mariage de la fille de Madame de Sévigné avec François Adhémar Monteil de Grignan que le destin de la Marquise se retrouve lié à la Provence. Le château familial des Sévigné est situé à côté de Vitré. Suite son veuvage, mère de deux jeunes enfants, Madame de Sévigné s’occupera de la gestion du domaine des Rochers. Elle participera au dessin des jardins et du parc, nommant les allées de façon parfois poétique, parfois très cynique. Elle fera ériger une nouvelle chapelle. Et surtout elle y passera beaucoup de temps, plus même qu’à Grignan où elle finira ses jours chez sa fille. Aujourd’hui, le château des Rochers est toujours une propriété privée, habitée. Cependant, quelques espaces dédiés à la Marquise de Sévigné se visitent. Si la visite est intéressante, elle reste assez superficielle et ne permet pas vraiment de plonger dans le quotidien de Madame de Sévigné. De plus, j’ai été assez surprise que cet anniversaire des 400 ans ne soient pas plus utilisés par Vitré pour la mise en valeur de son histoire.

La chaleur nous a un peu dissuadées de prolonger notre visite à Vitré par le château des Barons, au cœur de la ville. Nous avons cependant un peu flâné dans les rues bordées de maisons à pans de bois.

(*) Le château des Rochers se découvre uniquement en visites guidées, organisées par l’office de tourisme.

La vieille ville de Fougères, pour faire le tour du château

Nous avions une course à faire à Fougères et nous en avons profité pour refaire la balade que je faisais régulièrement avec mes copains le midi quand j’étais au lycée. Pour des raisons pratiques, nous ne sommes pas parties depuis le lycée mais depuis le parking du château. Nous avons donc commencé par longer le château avant de nous faufiler dans les ruelles de la basse ville. De là, nous avons gagné le jardin public où nous avons profité de l’une des plus belles vues sur le château, et de l’une des montées les plus raides vers la haute ville. La chaleur était bien présente mais avec l’ombre des arbres, cela rendait les choses un peu moins pénibles (une variante consiste à passer par la rue qui borde le jardin public : la pente y est – un peu – moins raide, mais l’ombre absente).

Une fois dans le haut du jardin public, nous ne sommes cependant pas redescendues vers le lycée mais avons opté pour un tour dans la haute ville (et un rafraichissement bien mérité dans un bar). Nous avons terminé la boucle en descendant vers le château par la rue de la Pinterie, une des plus verticales de la ville. Cette fois, nous n’avons pas visité le château mais si vous ne le connaissez pas encore, il vaut vraiment la peine de s’y attarder.


Mont Saint Michel – Manche
Rennes / Vitré / Fougères – Ille et Vilaine
Août 2026

[projet 52-2026] semaine 37 – artisanat

Cette semaine, le projet 52 s’intéresse à l’artisanat. J’aime les objets artisanaux. Je leur trouve une âme et un charme supplémentaire par rapport aux productions de masse. J’ai, par exemple, de très nombreuses tasses réalisées par des céramistes et que j’utilise au quotidien, ou encore des bijoux créés par des artisans talentueux. J’ai tendance à facilement craquer sur de beaux objets (surtout des petites pièces pour des questions budgétaires). J’aurais donc pu sans souci photographier ma tasse au petit déjeuner ou mes boucles d’oreille. Mais il y a un autre domaine dans lequel j’apprécie l’artisanat : c’est la gastronomie. J’aime découvrir un peu partout où je passe des artisans qui régalent mes papilles. Durant l’été, j’ai une attirance particulière pour les glaciers et au fil de mes balades, il m’arrivé régulièrement de me laisser tenter par quelques délices glacés.

un cornet de glace avec deux boules


Pour découvrir quels artisans ont les faveurs des autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.

A noter : ce week-end, il fait beau et je le passe avec des copains. Nous allons donc passer un maximum de temps dehors. Je ne me connecterai donc sans doute pas avant dimanche soir (voire même lundi soir après le travail selon l’heure à laquelle tout le monde repartira dimanche). Je validerai à ce moment-là les commentaires qui seraient à modérer.

[Bouches du Rhône] une journée à Arles pour les Rencontres de la Photographie

Cela faisait plusieurs années que je souhaitais me rendre à Arles pour les Rencontres de la Photographie. Jusqu’à présent, je n’avais pas réussi à caser cette découverte dans mon planning. Alors, cette année, j’ai posé une journée de congés exprès fin août et j’ai noté dans mon agenda que j’irai à Arles ce jour-là. J’ai fait l’aller-retour dans la journée en train : depuis Valence, Arles n’est qu’à 1h30 de trajet. Sur place, j’ai marché (beaucoup). J’ai donc limité mon rayon de visite aux lieux situés dans le centre d’Arles, et même comme cela, je n’ai pas tout vu. Petite rétrospective de mes découvertes arlésiennes.

vue aérienne du centre d'Arles
Arles vue depuis la terrasse panoramique de la tour LUMA

Arles, une ville pleine de charme

Dans les petites rues

Première surprise en arrivant à Arles : la ville est vraiment très jolie. Je n’avais pas d’idée préconçue car je n’ai pas l’impression que j’avais vu passer beaucoup d’images de la ville. Or, en passant la porte dans les remparts, et en avançant vers les Arènes par les petites rues, je suis immédiatement tombée sous le charme. Les rues sont colorées. La végétation grimpe à l’assaut des murs. Les hôtels particuliers se succèdent. Et tout semble converger vers les arènes, immenses, au cœur même de la ville fortifiée, et toujours en activité.

Le cloître Saint Trophime, joyau roman

Arles a longtemps été le siège d’un évêché, avant d’être rattaché au diocèse d’Aix en Provence. Arles garde de cette époque une cathédrale et tout son ensemble épiscopal. Le portail de l’église est caractéristique de l’art roman provençal. Quant au cloître, il a été édifié en deux temps : deux galeries au XIIe siècle de style roman et les deux autres au XIVe siècle de style gothique. Le cloître possède une série de chapiteaux historiés et de piliers sculptés très bien conservés. L’iconographie reprend en particulier le thème de la Résurrection du Christ et les histoires de Saint Trophime et Saint Etienne, tous les deux patrons de la ville. Il est également possible de se rendre sur les toits du cloître, pour une autre vue sur le cloître et l’église voisine.

Le parc des ateliers, réhabilitation d’un ancien site industriel

Situé sur une ancienne nécropole romaine, le parc des ateliers, c’est avant tout un ancien site industriel, né de la révolution industrielle pour construire et réparer les locomotives de la ligne Paris-Lyon-Méditerranée. Principal employeur de la ville au début du XXe siècle, il fermera ses portes en 1984. L’ancienne nécropole devient alors une friche industrielle. Le lieu est régulièrement investi par les Rencontres de la Photographie, mais il faut attendre le début des années 2010 pour qu’un vrai projet voit le jour. En 2013, LUMA Arles voit le jour. Il s’agit d’un campus créatif interdisciplinaire qui propose des expositions et des évènements culturels. Le site offre aussi un beau parc paysager, plusieurs restaurants et un hôtel. Aux 8 bâtiments historiques réhabilités vient s’ajouter la Tour, une réalisation de Frank Gehry qui marque le paysage arlésien depuis son édification entre 2014 et 2020.

jeu d'ombres au pied de la tour LUMA
Jeux d’ombres
la tour LUMA au parc des ateliers à Arles
La tour LUMA – architecte Frank Gehry
Krauses Gekröse – Franz West (dont je ne sais que penser..)
"Fear eats the soul", inscription sur un mur des Forges au parc des Ateliers à Arles
Dans la cour des Forges au parc des Ateliers

Les Rencontres de la Photographie, édition 2026

J’ai visité une vingtaine d’expositions dans le cadre des Rencontres de la Photographie, réparties sur une douzaine de lieux. Comme dans tout évènement de ce type, certaines propositions m’ont plu, d’autres m’ont laissée perplexe ou indifférente. Parfois, la photographie est juste un prétexte à une utilisation dans une installation plastique. Parfois, l’exposition nous emmène à travers l’histoire de la photo et les photographes qui l’ont façonnée. Parfois, l’image sert de témoignage d’une société en mutation ou d’un combat politique. Mais, une nouvelle fois, je crois que ce qui m’a le plus touchée, c’est la relation entre le lieu et ce qui y est exposé, la façon dont l’accrochage utilise le lieu pour l’habiter complètement.

Croisière, à Arles
Croisière, un des lieux phare des Rencontres de la Photographie

Sélection d’œuvres et d’expositions

Je vous propose ma sélection d’œuvres et d’expositions parmi celles que j’ai visitées. Ce choix est bien sûr totalement subjectif !

  • Nous ne sommes pas seuls – Images extraterrestres (à Croisière) : un fantastique travail de curation autour de la représentation des interférences extraterrestres dans notre monde, qu’il s’agisse des « observations » ou de mises en scène. Sans doute mon plus gros coup de cœur !

  • Olivier Metzger – Somewhere and somehow (à Croisière) : je ne connaissais pas le travail d’Olivier Metzger. C’est pour moi une belle découverte. Des images propres, léchées avec un travail impressionnant sur la lumière artificielle.

  • Stan Douglas – Bodies never lie (à la Mécanique Générale dans le Parc des Ateliers) : de très grands formats pour raconter l’histoire, entre mise en scène et travail sur des images anciennes.
Stan Douglas - Bodies never lie : exposition à Arles 2026
Stan Douglas – Bodies never lie

  • La nature d’Edward Steichen (à la Mécanique Générale dans le parc des Ateliers) : une rétrospective sur le travail d’Edward Steichen, photographe naturaliste au fil du XXe siècle, mais aussi botaniste.
exposition La nature d'Edward Steichen à la Mécanique Générale à Arles 2026
La nature d’Edward Steichen

  • Modèle animal – 200 ans de photographie (à la Mécanique Générale au parc des Ateliers) : l’exposition raconte la façon dont les animaux ont été photographiés depuis l’invention du médium et ce que ce regard dit de la société et de son évolution. On y retrouve des photos de grands noms (Martin Parr, Elliot Erwitt, ..) mais aussi d’anonymes.
Expo Modèle animal - 200 ans de photographie à la Mécanique Générale  dans le cadre d'Arles 2026
Modèle animal – 200 ans de photographie

  • R comme Regarder – le livre photo jeunesse (à l’espace Van Gogh) : une exposition qui retrace l’utilisation de la photographie dans l’édition jeunesse, depuis les abécédaires jusqu’à l’illustration de récits imagés au cours du XXe siècle. J’ai aimé ce regard sur un genre « grand public » et la façon dont il explore la vision de la société en abordant les thèmes de l’écologie ou de la différence depuis longtemps (même si on n’échappe bien sûr pas à certains clichés).
expo R comme Regarder - le livre photo jeunesse à Arles 2026
R comme Regarder – le livre photo jeunesse

  • Vigilance – le travail sous tension (à Ground Control) : une exposition qui s’intéresse à la photographie d’entreprise et à son utilisation à des fins pédagogiques, à travers une sélection d’images réalisées pour le magazine de prévention d’EDF.
Vigilance - le travail sous tension à Ground Control pour Arles 2026
Vigilance – le travail sous tension

  • Lara Tabet & Yasmine Chemali – Le Corps Vitré (au cloître Saint Trophime) : une présentation très graphique sous forme de vitraux d’images de micro-organismes d’eaux portuaires et littorales. La présentation dans la pénombre d’une salle du cloître Saint Trophime donne une dimension particulière à l’exposition.
Lara Tabet & Yasmine Chemali - Le Corps Vitré (au cloître Saint Trophime) - Arles 2026
Lara Tabet & Yasmine Chemali – Le Corps Vitré

  • Come Together / House of Love par Shelby Duncan (à la Fondation Manuel Rivera-Ortez) : Come Together est un ensemble d’expositions autour des liens humains. Parmi celles-ci, j’ai particulièrement remarqué House of Love qui documente la vie dans une maison partagée où vit une communauté artistique dans le Los Angeles du début des années 2010.

  • L’image cannibale (à la chapelle de la Charité) : je dois dire que je n’ai pas vraiment apprécié cette exposition collective, mais j’ai eu un coup de cœur pour cette installation (et bien sûr, j’ai oublié de noter le nom de l’artiste… si vous avez l’information, n’hésitez pas !)
L'image cannibale (à la chapelle de la Charité) - Arles 2026

Résonnances

En mode portfolio, je laisse ici pour mémoire quelques images des lieux et de la façon dont ils intègrent les Rencontres de la Photographie, les expositions…

Informations pratiques

  • Aller à Arles : depuis Valence, c’est vraiment facile par le train. Il y a des liaisons directes en 1h30. Cela laisse largement la possibilité de faire un aller / retour sur une journée. Il y a aussi des trains depuis Lyon, Marseille et Montpellier et des TGV depuis Paris qui desservent la gare d’Arles.
  • Se déplacer à Arles : j’ai choisi l’option piétonne ! Pour se rendre sur les lieux un peu plus éloignés (abbaye de Montmajour, Musée départemental Arles Antique..), il y a des possibilités de liaisons en bus depuis la gare.
  • Visiter les expositions des Rencontres de la Photographie :
    • L’édition 2026 se tient jusqu’au 6 octobre.
    • Les billets sont en vente en ligne sur le site des Rencontres de la Photographie ou aux billetteries situées à plusieurs endroits de la ville.
    • Il existe un billet journée, permettant d’entrer une fois dans chaque exposition sur une même journée, plus intéressant financièrement que le billet standard (une entrée dans chaque exposition sur toute la durée du festival) si on ne vient qu’une seule journée.
    • Certains lieux sont accessibles sans billet des Rencontres, mais il faut alors payer un droit d’accès. Compte tenu des tarifs, le billet journée est vite rentabilisé.
  • Manger à Arles : la ville est très touristique ! Il y a donc plein de restaurants un peu partout avec de belles terrasses. Certains m’ont donné l’air un peu « attrape touristes » avec des prix relativement élevés et des serveurs qui alpaguent les passants. Je les ai consciencieusement évités. J’ai déjeuné au Bar à Thym (62 rue de la République), un petit établissement à l’angle de deux ruelles qui propose une cuisine du jour à l’ardoise avec des prix raisonnables et des assiettes très correctes.
    Pour le goûter, j’ai pris une glace artisanale au Glacier des Remparts (55 rue Amédée Pichot), délicieuse et généreusement servie.
jardin de l'espace Van Gogh à Arles
Dans le jardin de l’ancien Hôtel Dieu où Van Gogh avait été interné et qu’il a peint
chat noir et blanc allongé
La rencontre inattendue : un chat endormi sur les toits du cloître Saint Trophime, complètement indifférent à sa popularité et aux touristes qui le prennent en photo !


Arles – Bouches du Rhône – août 2026

[projet 52-2026] semaine 36 – fruit(s)

Alors que les fruits du plein été laissent progressivement la place aux fruits de l’automne, c’est ce thème que le projet 52 nous invite à explorer. A la maison, il y a souvent des fruits à disposition. En ce moment, ce sont les dernières pêches et nectarines, les pastèques, mais aussi le raisin et les poires qui sont les stars des étals sur le marché. J’avais d’ailleurs envisagé de faire quelques photos samedi dernier en y faisant mes achats, mais j’ai carrément oublié. Par contre, quand je vais au marché du samedi à Valence, j’aime bien faire une pause petit déjeuner gourmand. Je vais généralement chez Tamper & Yummy (rue Dauphine à Valence). Je n’ai jamais été déçue, ni par l’accueil, ni par les gourmandises. Le samedi, ils proposent des pancakes maison en version hyper gourmande avec plein de fruits dessus et un peu de sirop d’érable. Ce sont donc ces fruits là que j’ai finalement photographiés.

assiette de pancakes avec des fruits dessus
nectarines, framboises, mûres, myrtilles, noix… un bel assortiment de fruits !


Pour découvrir les fruits des autres participations, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.

A noter : du beau temps est annoncé ce week-end et je compte en profiter. Je ne serai donc pas beaucoup devant mon ordinateur, et je validerai les commentaires qui seraient à modérer dès que j’en aurais la possibilité.

[Drôme x Isère] 2 balades estivales dans le Vercors

Avec les fortes chaleurs que nous avons cet été, on a envie de balades qui rafraichissent. Pour cela, je vous propose deux idées dans le Vercors : une en altitude où il ne faut pas craindre le soleil et une souterraine qui nécessite même d’avoir pris un pull. Dans les deux cas, on perd quelques degrés par rapport à la plaine, et on est émerveillés. Pour ma part, j’ai testé chacune de ces suggestions en pleine canicule. Elles sont largement approuvées.

Paysage du Vercors
Vue sur le Vercors depuis les hauteurs du col de Rousset

Sur les hauteurs de la station du col de Rousset

J’ai fait cette sortie sur les hauteurs du col de Rousset un matin caniculaire. En partant de chez moi, je n’avais pas d’idée précise : je voulais juste prendre de la hauteur pour perdre quelques degrés. Je suis finalement arrivée assez tard au Col de Rousset. Le temps de prendre encore un peu d’altitude pour arriver au parking de Beure, il était déjà plus de 10.00 du matin. J’avais repéré un circuit sur le plateau qui en fait le tour. Il est possible de partir du haut du télésiège (dont le départ est au cœur de la station). Pour ma part, je suis donc partie depuis le parking de Beure où je suis entrée sur l’alpage. Un peu plus haut, un troupeau de vaches à l’estive paissait tranquillement. J’ai contourné le troupeau pour gagner le point de vue des Econduts d’où on domine une bonne partie du Diois.

troupeau de vaches en montagne
Vaches à l’estive

J’ai ensuite longé la crête jusqu’au But de Sapiau. Le paysage qui se déploie en contrebas est majestueux. Les falaises tombent à pic et dominent des vallées verdoyantes. Seule ombre au tableau, un panache de fumée se distinguait un peu plus loin. Le massif de la montagne de Justin, au dessus de Die, brûlait depuis plusieurs semaines et le feu était encore actif dans le secteur de Barsac. Je suis allée jusqu’à la table d’orientation pour jouer à reconnaître les sommets environnants. Puis, je suis passée à côté du haut du télésiège avant d’entamer la descente vers le chalet de Beure. Quand je suis arrivée au chalet, il était juste un peu après midi. J’ai donc décidé de m’y arrêter pour une pause déjeuner bien méritée avant de redescendre dans la vallée.

Informations pratiques :

  • Le sentier de l’Ours du Vercors fait un peu moins de 7 km / 320 m D+. Il est donné pour 3 heures (parfois un peu plus) sur les différents sites que j’ai pu consulter. Je l’ai fait en 2 heures (rappel : j’ai l’habitude de marcher en montagne). Il ne présente pas de difficulté technique particulière.
  • Depuis le haut du télésiège, il est aussi possible de suivre le sentier du Bois du Loup, plus familial. Il fait 2.8 km / 120 m D+ et est indiqué pour environ 1 heure de marche.
  • La table d’orientation est facilement accessible depuis le haut du télésiège par un chemin stabilisé d’environ 500 m.
  • Il n’y a pas de point d’eau sur le parcours. Il faut donc être prévoyant avant de partir. Au chalet de Beure, il est possible d’acheter à boire (pas de raccordement au réseau d’eau).
  • Le plateau ne présente pas d’ombre. Crème solaire et casquette sont donc largement conseillés.
œillet sauvage
Œillet sauvage sur le plateau de Beure

Sous terre, dans les Cuves de Sassenage

Ma deuxième suggestion est encore plus rafraichissante qu’une balade en altitude. En effet, cette fois, je vous emmène sous terre, direction les Cuves de Sassenage. Là, la température est constante toute l’année, à 12°C. Déjà en montant le long du Furon vers l’entrée de la grotte, l’ambiance est rafraichissante avec l’effet combiné du torrent et de la forêt. Une fois sous le porche d’entrée de la grotte, la fraîcheur qui émane du Germe, la rivière souterraine, est indéniable. D’ailleurs, assez vite, on a envie de mettre un pull. C’est alors parti pour 1 heure de balade souterraine.

Ici, pas de concrétions extraordinaires : la grotte est toujours régulièrement submergée par les montées des eaux du Germe. L’autre particularité est l’aménagement minimal. On passe là où l’eau a creusé son chemin. Les passages n’ont pas été élargis, tout juste des escaliers et passerelles métalliques ont été ajoutés pour permettre de parcourir les galeries situées à des niveaux différents. Une fois au bout de la grotte accessible sans équipements (il est possible de continuer en spéléologie), on fait demi-tour. En cas de croisement avec un autre groupe, ce n’est pas possible partout et il faut bien se coller à l’un des murs pour permettre à chacun de passer. Plus qu’une visite traditionnelle, c’est une véritable expérience souterraine dans un environnement encore très brut que l’on vit aux Cuves de Sassenage.

dans les grottes des Cuves de Sassenage
L’entrée dans la grotte des Cuves de Sassenage est déjà impressionnante
dans les grottes des Cuves de Sassenage
Il faut souvent se faufiler entre les parois
dans les grottes des Cuves de Sassenage
A certains endroits, il est aussi nécessaire de se plier en deux pour pouvoir passer

Informations pratiques :

  • Les Cuves de Sassenage sont ouvertes de juin à octobre mais leur ouverture dépend beaucoup des conditions météo. Il faut donc bien se renseigner juste avant de venir.
  • En période de sécheresse, le massif forestier autour des Cuves peut être interdit d’accès. Les grottes peuvent alors mettre en place des conditions spécifiques d’accès, en particulier la réservation obligatoire et l’accompagnement depuis le village par un guide.
  • L’accès à l’entrée de la grotte depuis le village de Sassenage se fait via un sentier qui longe le Furon. Il fait environ 500 m pour 100 m D+. Il ne faut donc pas négliger le temps d’accès : le site des grottes indique une vingtaine de minutes pour le parcourir (beaucoup moins si vous avez l’habitude de marcher en montagne).
  • La visite de la grotte est à caractère un peu sportif : on se faufile, on se baisse beaucoup, on progresse accroupi… (le lendemain, j’avais l’impression d’avoir fait une bonne séance de travail des quadriceps et des ischio-jambiers !)


Plateau de Beure – Saint Agnan en Vercors – Drôme
Sassenage – Isère
Vercors – juillet 2026


Si vous voulez vous mettre au frais dans une grotte dans le Vercors, vous pouvez aussi visiter :