En regardant le thème de cette semaine du projet 52, je me suis demandé ce qui avait bien pu me passer par la tête quand j’ai listé les thèmes. Ce genre de réflexion ne m’était encore jamais arrivée aussi tôt dans l’année. Autant dire que le thème Sombre ne m’a pas vraiment inspirée. J’ai cherché ce qui est sombre autour de moi, sans rien trouver de probant. Je me suis dit que j’allais faire une photo dehors une fois la nuit tombée ou avant le lever du jour, mais j’ai été prise de court et n’en ai pas eu l’opportunité. Alors, j’ai repensé au ciel du dimanche matin il y a deux semaines. Le plafond nuageux était très bas et je n’avais pas eu le courage d’affronter les conditions de circulation annoncées difficiles pour rejoindre les hauteurs et tenter de passer au dessus des nuages. J’avais donc opté pour une balade au pied du Vercors, et selon vers où je regardais, ciel et montagnes apparaissaient bien sombres.
Peyrus – Drôme – janvier 2026
Pour découvrir ce qui est sombre chez les autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.
J’avais repéré l’exposition Etretat, par-delà les falaises au Musée des Beaux Arts de Lyon avant même son ouverture fin novembre. Il était hors de question que je ne la visite pas tant l’affiche était alléchante, promettant Courbet, Monet et Matisse. Décembre étant toujours un mois très occupée, je l’avais notée dans mon agenda pour début janvier. C’est donc il y a une dizaine de jours que j’y suis allée, montant exprès à Lyon. Et je n’ai pas été déçue !
Une exploration chronologique
Les précurseurs
L’exposition propose un parcours chronologique du XVIIIème au XXème siècle afin de montrer la représentation d’Etretat dans l’art. La toute première représentation est datée de la fin du XVIIIème siècle et semble avoir été créé à des fins publicitaires. Etretat est un village de pêcheurs, difficile d’accès, et il met longtemps à attirer les artistes. Une première vague de peintres s’installe à Etretat à la suite d’Eugène Isabey, un peintre de marines qui réalise là des aquarelles « sur le motif » (c’est à dire, en posant réalisant ses dessins et peintures face au paysage à représenter). Nous sommes dans les années 1820 et progressivement, d’autres artistes viennent à Etretat. Ils sont issus des courants classiques et romantiques, comme les peintres Johann Wilhelm Schirmer et Eugène Delacroix mais aussi l’écrivain Victor Hugo qui fait quelques croquis des falaises dans un carnet de voyages en Normandie. Un peu plus tard, c’est Camille Corot qui fait un séjour à Etretat. Il y peint des scènes plutôt campagnardes.
Aquarelles d’Eugène IsabeyTableaux de Camille Corot
Un village prisé par les intellectuels
En parallèle, le village de pêcheurs se transforme sous l’influence de la mode des bains de mer. Et à partir des années 1850, Etretat devient un lieu de villégiature. Moins mondaine que d’autres stations balnéaires de la côte normande comme Deauville, Etretat se dote d’un caractère beaucoup plus artistique et intellectuel. Le village va bientôt attirer les peintres stars de l’époque : Gustave Courbet et Claude Monet. Dans leur sillage de nombreux autres artistes viendront peindre les paysages d’Etretat. Parmi eux, on note Eugène Boudin, Gustave Caillebotte, Félix Vallotton, Georges Braque, et Henri Matisse.
Eugène Le Poittevin prend comme inspiration la mode des bains de mer, mais aussi la vie des pêcheurs.Gustave Caillebotte / Félix Vallotton / Georges Braque
Les grands maîtres à Etretat
Gustave Courbet, les falaises et les vagues
C’est à la fin de l’été 1869 que Gustave Courbet séjourne pour la première fois à Etretat. Il est déjà connu, en particulier pour ses paysages de bord de mer, et à cette période, il a besoin d’argent. La célébrité du site lui assure de pouvoir vendre facilement les tableaux qu’il réalisera. Il s’intéresse d’abord aux falaises et en particulier à la falaise d’Aval qu’il voit depuis l’atelier qu’il loue. Il prépare en particulier un grand format représentant la Porte d’Aval. Mais la météo va venir l’inspirer encore plus, sous la forme d’une tempête violente. Il restitue les vagues, leur façon de rouler, et leurs couleurs sombres dans le tableau La Vague qui sera présenté au Salon de Paris en 1870. Avec La falaise d’Etretat, après l’orage, son autre tableau présenté au même salon, ce sera l’un des plus grands succès de sa carrière. Il réalisera d’ailleurs plusieurs tableaux sur le même sujet que La Vague jusqu’à la fin de sa vie.
La Vague – Gustave CourbetLa Falaise d’Etretat, près l’orage – Gustave Courbet
Claude Monet, les impressions
Entre 1869 et 1869, Claude Monet loue une maison à Etretat avec sa famille. C’est là qu’il réalise un tableau ambitieux, au format « portrait », rompant avec les conventions de représentation des scènes de vie. Le Déjeuner montre sa compagne à table avec leur fils Jean, tandis qu’une domestique en arrière plan s’assure du bon déroulé du repas et qu’une visiteuse avec une voilette s’appuie contre la fenêtre. Mais c’est dans les années 1880 que Monet viendra séjourner à plusieurs reprises à Etretat, essentiellement en automne ou en hiver. Là, il peint et dessine les falaises, dans les lumières changeantes, posant les bases du mouvement de l’impressionnisme. Chaque œuvre est commencée en plein air. Maupassant décrit alors Monet comme un chasseur d’impressions, menant de front plusieurs tableaux selon les effets de la météo et du moment de la journée sur la lumière. En tout, ce seront presque 80 toiles que Monet créera dans les paysages d’Etretat.
Le Déjeuner – Claude MonetAu premier plan : Etretat, l’Aiguille et la Porte d’Aval – Claude Monet En arrière plan : Chaumière normande – Claude Monet, sans doute mon tableau préféré de l’exposition avec ce beau jeu de reflets dans la mare (et dont je m’aperçois en rédigeant cet article qu’il n’est pas sans rappeler la palette de couleurs de la représentation du Jas de Bouffan par Cezanne qui avait été mon coup de cœur de l’exposition de l’été dernier à Aix en Provence)
Henri Matisse, au début du XXème siècle
C’est en 1920 qu’Henri Matisse séjourne à deux reprises à Etretat au cours de l’été. Il y accompagne sa fille Marguerite, convalescente. Les tableaux de son séjour avec Marguerite sont essentiellement des scènes d’intérieur où le paysage se voit à travers une fenêtre. Un peu plus tard, il s’intéresse au motif des falaises. Son travail se distingue de celui de ses illustres prédécesseurs par l’utilisation d’aplats de couleurs. Le trait est simplifié, les formes sans détails. Il créera aussi plusieurs natures mortes de poissons fraichement pêchés et peints sur la plage.
Intérieur, Etretat – Henri MatisseDessin à l’encre de chine – Henri Matisse
La photographie
En complément des représentations dessinées, ou peintes, l’exposition propose aussi une brève approche de la façon dont Etretat a été photographié. On découvre ainsi de nombreuses vues prises par Alphonse Davanne dans deux séries, l’une datée de 1852/1853 et l’autre de 1862. La photographie est alors un loisir réservé aux familles aisées qui en explorent les possibilités. Les clichés sont un mélange entre témoignage des paysages et photos de famille. Avec l’essor du tourisme à Etretat, on voit apparaître les cartes postales, reproduction mécanique de photographies. Enfin, l’exposition s’achève sur de grands formats contemporains, de Balthazar Burkhand, venu en 1995 sur les pas de Courbet saisir les vagues, et de Elger Esser qui, en 2000, suit les traces de Maupassant à Etretat.
L’effet visuel de l’escalier avec juste l’accroche des explications sur la salle au dessus était très théâtralA gauche : photographies d’Alphonse Davanne A droite : album photo présentant des vues d’Etretat
Exposition Etretat, par-delà les falaises Musée des Beaux Arts de Lyon Janvier 2026
Avis et informations pratiques
Ce que j’ai pensé de l’exposition
L’exposition est très agréable à parcourir. J’y étais un samedi matin à l’ouverture, et il y avait relativement peu de monde. Je suppose qu’en milieu de journée, la densité de visiteurs doit être plus élevée. Je vous conseille donc de choisir avec soin le moment où vous y allez. Les salles sont assez grandes pour bien voir les œuvres présentées, et prendre le recul nécessaire.
Les cartels sont très intéressants et apportent un très bon niveau d’information, sans être compliqués ou pédants. N’hésitez pas à les lire, ils permettent vraiment de comprendre la façon dont Etretat est devenu iconique. Il y a aussi à disposition un parcours de visite ludique pour les enfants.
L’exposition tient les promesses de son affiche. Les trois grands maîtres annoncés (Courbet, Monet, Matisse) sont bien présents, avec chacun leur salle et de nombreuses œuvres présentées. Ils sont par ailleurs, vous l’aurez compris, très bien accompagnés d’autres artistes.
Il m’a fallu environ 1h15 pour parcourir cette exposition.
Quelle que soit la saison, le jardin du Musée des Beaux Arts de Lyon est un havre de paix
Informations pratiques
L’exposition Etretat, par-delà les falaises se tient au musée des Beaux Arts de Lyon jusqu’au 1er mars 2026. Les informations pratiques sont disponibles sur le site internet du musée. Il est conseillé de prendre son billet en ligne avant de venir. Cela permet d’éviter la file d’attente à la caisse, et de s’assurer de pouvoir rentrer.
L’exposition sera ensuite présentée du 19 mars au 5 juillet 2026 au Städel Museum de Francfort-sur-le-Main (Frankfurt am Main), sous le titre Monets Küste. Die Endeckung von Etretat (La côte de Monet. La découverte d’Etretat).
Pour cette 3e semaine de l’année, le projet 52 nous demande de montrer un tableau. Cela peut bien entendu être un tableau dans une salle de classe ou bien celui qui sert à noter les sujets à ne pas oublier sur un mur de la cuisine. Mais on peut aussi choisir d’aller regarder du côté des œuvres d’art. Je sais que certain(e)s des participants dessinent ou peignent. Ce n’est pas mon cas. J’ai donc fait appel à un peintre célèbre, une valeur sûre parmi les artistes des siècles passés. Samedi dernier, j’étais à Lyon pour visiter l’exposition Etretat, par-delà les falaises au musée des Beaux Arts (je vous en reparle très vite tant l’exposition est chouette). L’exposition met en particulier à l’honneur Monet(dont on célèbre cette année le centenaire de la mort), Courbet et Matisse. Mais, j’ai choisi un tableau de Camille Corot cette vue d’Etretat ne représente pas les falaises mais la campagne, ce qui tranche avec une majorité des représentations que l’on a de ce village.
Pierrefiques, près d’Etretat – Camille Corot
Pour découvrir à quoi ressemblent les tableaux chez les autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.
Cette année encore, je suis allée en Bretagne dans ma famille passer quelques jours pour les fêtes de fin d’année. C’est l’occasion de faire des balades différentes de celles que j’y fais l’été. Cela permet aussi de découvrir les paysages d’une autre façon, avec des teintes différentes. J’ai donc profité de ce séjour pour retourner dans des lieux où je n’étais pas allée depuis longtemps mais aussi pour refaire quelques unes de mes balades favorites. Entre soleil et brouillard, je vous emmène avec moi autour de cinq lieux emblématiques.
Le froid s’est invité et les matins ont souvent été givrés
A Rennes, flâner au Thabor
J’avais besoin d’aller à Rennes pour faire quelques achats. J’en ai profité pour flâner dans le centre ville, en jetant un œil aux maisons à pans de bois des places du Champ Jacquet et Sainte Anne. C’était aussi l’occasion de me rappeler de bons souvenirs de ma vie d’étudiante car j’avais des amis qui habitaient dans ce quartier, et puis c’était celui de nos sorties du jeudi soir. J’ai d’ailleurs été manger une crêpe à la crêperie Sainte Anne où j’allais déjà à l’époque.
Maisons à pans de bois dans les rues de RennesUne crêpe, du caramel et quelques morceaux de pomme, un goût de bonheur
Comme j’étais dans un mood nostalgique, j’ai décidé d’aller faire un tour au Thabor où je n’avais pas mis les pieds depuis quasiment 10 ans. Ce grand jardin public, situé à proximité immédiate du centre ville, faisait partie des endroits où nous allions nous promener étudiants, puis avec les enfants petits lors de nos passages à Rennes. C’est amusant car je l’ai trouvé plus petit que dans mon souvenir. Pourtant, avec sa dizaine d’hectares, il est plus grand que le parc Jouvet de Valence. De l’entrée situé à côté de l’église Saint Melaine, j’ai gagné le jardin à la française après avoir dépassé le kiosque à musique. Puis, j’ai longé les serres et l’orangerie avant de rejoindre le jardin anglais. La cascade n’était pas en eau (et je ne sais pas si c’est à cause de la saison ou si elle n’est plus active du tout). Cela reste malgré tout ma partie préférée du jardin, avec la roseraie au printemps.
Balade dans le parc du Thabor
A Saint Suliac, se balader en bord de Rance
Cela faisait aussi très longtemps que je n’étais pas allée à Saint Suliac. Ce charmant petit village est situé sur les bords de la Rance maritime. Le fleuve y est en effet soumis aux effets de la marée à cet endroit de l’estuaire. C’était autrefois un village de pêcheurs et les marins partaient jusqu’à Terre Neuve pour la pêche à la morue. Aujourd’hui, il est classé parmi les plus beaux villages de France. Niché autour de son église, il est tourné vers le port et de nombreuses ruettes (la version locale des ruelles) y mènent. Nous nous promenés dans le village, avons visité l’église et son enclos paroissial (ce que l’on ne trouve plus beaucoup en Haute Bretagne), puis sommes descendus sur le port et avons fait un tour sur la grève et la cale. La météo, peu encourageante, nous a poussés à chercher un endroit où prendre le goûter. Et nous sommes ainsi tombés sur un sympathique café librairie où nous nous sommes régalés d’un gâteau maison et d’un thé réconfortant.
Autour de l’église de Saint SuliacAu bord de la Rance(*) Café Librairie La Renverse, Tiers Lieu le Grand Banc, rue Besnier, 35430 Saint Suliac
A Cancale, admirer le paysage
Cancale fait par contre partie de mes sorties habituelles. Que ce soit en été ou en hiver, il y a forcément une balade à Cancale au programme. Il faut dire que cette petite ville a pas mal d’atouts. Entre le port, les parcs à huitres, la grève, les rochers, le GR34 qui passe sur la falaise et les commerces, il y a de quoi s’occuper sans jamais vraiment refaire la même promenade. Cette fois encore, nous y étions un 24 décembre (il y a plusieurs endroits où je passe des commandes en prévision du réveillon de Noël). Si le soleil brillait, le vent soufflait très fort et était « piquant ». Nous n’avons donc pas trainé plus que de raison dehors. Mais nous avons pu profiter des jolis points de vue sur le port de la Houle, les parcs à huitres et les rochers des Rimains depuis le belvédère.
Points de vue sur Cancale, son port et ses parcs à huitresQuand j’étais enfant, le monument aux morts de Cancale me faisait penser au Christ du Corcovaldo à Rio dans une version plus modeste
A la Pointe du Grouin, prendre un bol d’air
Nous étions allés l’hiver dernier à la Pointe du Grouin en pleine tempête Enol. Cette année, s’il y avait du vent, au moins nous pouvions avancer. Le paysage était moins épique mais la promenade plus agréable. Nous avons donc profité pendant plus d’une heure de la pointe et de ses points de vue sur la côte. La lumière d’hiver, rasante, donne une dimension particulière aux échancrures rocheuses. La marée était basse, découvrant des morceaux de plage au pied des 40 mètres de falaises. Le courant entre la pointe et l’île des Landes était marqué, et de petits rochers affleuraient aux abords du chenal. La balade, entre landes et mer, offre une diversité de paysages intéressante. Et les récents aménagements la rende facile et très agréable.
J’ai beaucoup aimé le nom du chemin balisé sur la pointe du GrouinPoints de vue côté Cancale depuis la Pointe du GrouinPoints de vue sur la côte vers Saint Malo depuis la pointe du Grouin
Rappel important : la pointe du Grouin est un milieu naturel fragile qui revit grâce à un laborieux programme de restauration mené depuis plusieurs dizaines d’années. Il est impératif de rester sur les sentiers balisés et de ne pas passer de l’autre côté des petites barrières destinées à protéger le site du piétinement.
A côté du Mont Saint Michel, aller voir les moutons
Note préliminaire : Si je sais que le Mont Saint Michel n’est pas en Bretagne, je sais aussi qu’il n’est qu’à moins d’une vingtaine de kilomètres de la maison de mon enfance, qui elle est bien en Bretagne. Il a toujours fait partie de mon paysage quotidien (on l’aperçoit depuis de nombreux endroits à côté de chez mes parents), et était un lieu de prédilection pour les promenades dominicales (j’ai même appris avec l’auto-école à faire demi-tour sur l’ancienne digue route !). Il a donc pour moi toute sa place dans un article avec des idées de balade dans mon secteur de la Bretagne. Inutile donc de venir en commentaire m’expliquer que le Mont n’est pas breton.
Cette fois, nous n’avons pas eu le temps d’aller dans le Mont Saint Michel. Mais nous sommes allés faire un tour vers l’herbu après avoir fait quelques courses à Pontorson un matin. Nous pensions aller marcher sur la digue du côté du Rivage à Huisnes. En effet, l’endroit est facile d’accès avec un grand parking qui borde une aire de pique-nique et l’on y a une très belle vue sur le Mont Saint Michel. Mais en arrivant, nous avons repéré un champ le long de la route dans lequel il y avait des agneaux. Nous sommes donc revenus à pied sur la voie verte jusqu’au niveau du champ. Et nous avons finalement passé 40 minutes (dans le froid glacial de ce matin d’hiver) à regarder les agneaux sautiller, courir, jouer. Entre amusement et mignonitude, cela va rester un joyeux souvenir de notre fin d’année.
Regarder les agneaux sautiller et interagir… avec le Mont Saint Michel en toile de fondDe loin, nous avons aperçu les agneaux dans le champ : une raison suffisante de s’arrêter !
Rennes / Saint Suliac / Cancale – Ille et Vilaine Huisnes sur Mer – baie du Mont Saint Michel – Manche Décembre 2025
Pour cette 2e semaine du projet 52, le thème est de saison puisqu’il s’agit d’hiver. Ce début de janvier chez moi a été carrément froid, ne laissant aucun doute possible sur la saison actuelle. Le vent a aussi été de la partie, augmentant encore la sensation de froid et piquant les visages et les mains quand nous étions dehors. Malgré tout, j’ai profité du ciel bleu et du soleil pour aller me promener. Cela avait par exemple été le cas le 1er janvier où je suis allée faire une jolie balade sur les sentiers autour de Combovin, dans les piémonts du Vercors. Comme nous étions encore le matin, le givre restait bien présent malgré le soleil, recouvrant les paysages d’une fine couche blanche typiquement hivernale.
Quelque part sur les hauteurs de Combovin Drôme – 1er janvier 2026
Pour découvrir à quoi ressemble l’hiver chez les autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.
A noter : J’ai quelques engagements personnels et familiaux ce week-end et je ne sais pas exactement quand je serai disponible pour me connecter par ici. Si votre commentaire n’apparait pas immédiatement, ne vous inquiétez pas : il est sans doute parti en modération et je viendrai le valider le plus vite possible. Cela ne sert à rien de tenter de le poster plusieurs fois car WordPress risque alors de l’interpréter comme un spam et de bloquer encore plus vos futurs commentaires.
Sur les derniers jours de l’année, j’ai eu l’occasion de faire quelques promenades entre douceur et ambiance festive autour de chez moi. J’étais en Bretagne pour Noël (et je vous en reparle bientôt), aussi j’ai manqué le joli manteau neigeux qui est venu recouvrir les paysages drômois au matin de Noël. J’ai surtout eu des jours gris quand je ne travaillais pas, mais cela ne m’a pas empêché de sortir et profiter du calme de la nature en hiver, ou de décors festifs dans les villages et châteaux de la Drôme.
Après la pluie au jardin des Sables
C’est un samedi matin, juste avant Noël, que je suis allée au Jardin des Sables. Situé à quelques kilomètres de la maison, j’y avais passé beaucoup de temps en 2020 et 2021 car il me permettait de me balader facilement après des journées de télétravail (même lorsque nous avions des restrictions de distance et de temps de sortie). Depuis j’y étais retournée quelques fois, par exemple en automne ou au printemps. En hiver, le jardin est plus calme. On n’y entend que quelques rares oiseaux et le bruit du vent dans les feuillages persistants. Quand je me suis promenée dans le jardin, il avait plu quelques heures avant, et tous les végétaux étaient couverts de gouttes d’eau. Avec la lumière du matin, cela miroitait comme autant de petits diamants, créant une atmosphère un peu magique.
Gouttes de pluie sur les fleurs et feuilles du Jardin des Sables
(*) Le jardin des Sables est situé chemin des Sables à Montvendre (Drôme). C’est un jardin privé ouvert à la balade dans le respect des lieux et du travail des jardiniers.
Encore un peu Noël à Suze-la-Rousse
La visite du château
Je n’avais pas particulièrement prévu d’aller voir les décors de Noël au château de Suze-la-Rousse. Ils me semblaient en effet moins extraordinaires que ceux de Grignan dont je vous ai déjà parlé, et Suze est assez loin de Valence. Mais le hasard a fait que j’ai gagné un lot lors d’un concours organisé par le château. Aussi, l’après-midi du 31 décembre, comme je ne travaillais pas, j’en ai profité pour descendre jusqu’au sud du département de la Drôme, à la limite du Vaucluse, pour récupérer mon gain. Comme j’étais sur place et que j’avais dans mon lot une entrée pour le château, j’ai fait la visite. J’étais déjà venue à Suze-la-Rousse il y a 2 ans et demi, sur la route vers les Baronnies.
Le soleil brillait dans les différentes pièces du château. Dans la chambre, le décor disparu a été reconstitué en dessin – et j’ai trouvé que c’était une très bonne idée pour aider à se le représenter.
Concernant les décors de Noël, ils étaient effectivement plus simples qu’à Grignan. J’ai bien aimé toutefois l’idée d’avoir mis des chiffres façon calendrier de l’Avent sur les fenêtres dans la grande cour d’honneur Renaissance. Pour l’intérieur du château, les différentes salles avaient été redécorées sur le thème « les animaux de la garenne chantent Noël« . C’était mignon mais ça n’a clairement pas été un coup de cœur. Si l’intention était bonne (amener des familles à venir découvrir le château), la mise en œuvre m’a laissée perplexe : je n’ai pas compris le choix de ce thème dont le lien avec le château m’a semblé très artificiel. J’ai toutefois beaucoup aimé le grand sapin au centre de l’escalier, les contes dans le petit salon aux gypseries vertes et le décor des cuisines, exceptionnellement ouvertes.
décors de Noël au château de Suze la Rousse
Une balade sur la Garenne
Autour du château de Suze la Rousse, on trouve un espace naturel d’une vingtaine d’hectares, autrefois réserve de gibier seigneuriale. En parcourant les allées qui se faufilent entre les chênes verts, on peut faire un jolie promenade. J’ai fait le tour du site, profitant du soleil qui brillait, et même si un fort mistral rendait les températures ressenties très fraîches (mon téléphone annonçait un ressenti à -7°C). Je suis passée voir la salle de jeu de paume. Construite au XVIe siècle, elle est l’une des rares encore visibles en France. Puis, j’ai continué en direction de la petite chapelle Saint Michel, érigée en 1620 et réservée à l’usage privé des seigneurs de Suze. Elle se trouve à proximité d’un carrefour, marqué par une croix.
Sur la Garenne du château de Suze la RousseLa chapelle Saint Michel et la croix de carrefour
(*) Les horaires et conditions de visite du château de Suze la Rousse sont détaillés sur le site internet des châteaux de la Drôme. L’espace naturel de la Garenne est en accès libre. On y trouve également un parcours de course d’orientation.
Montvendre / Suze la Rousse Drôme – décembre 2025
Vue sur le village de Suze la Rousse depuis le château. Dans le fond, sur la gauche, on devine la silhouette du Mont Ventoux, tandis que sur la droite, c’est celle de la montagne Sainte Victoire qui se dessine.
Nous voila repartis pour une nouvelle année sur le projet 52. Je vous souhaite de vous y amuser à trouver LA bonne photo pour chaque thème. On commence justement avec le thème « nouveau », qui m’a semblé plutôt adapté à ce début de nouvelle année. C’est en effet la période de l’année où traditionnellement, on prend des résolutions pour un nouveau départ et celle où l’on inaugure un nouvel agenda. Cependant, j’ai eu un peu de mal à trouver une photo qui illustrerait le thème car je ne voulais justement pas montrer mon agenda ou un calendrier… et que je ne fais pas vraiment de résolutions ! Mais, on m’a offert dans les moments de Noël un nouveau coffret d’infusions. C’est une nouvelle marque de thés et infusions d’une entreprise située en Ardèche pas très loin de chez moi. J’avais déjà eu l’occasion de vous parler de Soïo lors du lancement officiel de la marque. J’aime beaucoup leurs mélanges et j’étais donc ravie de découvrir ce nouvel assortiment.
Pour découvrir ce qui est nouveau chez les autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.
A noter : ce week-end marque la fin des vacances et je risque donc d’être bien occupée « dans la vraie vie ». Je viendrai valider les commentaires qui ne s’affichent pas immédiatement car ils sont partis dans le circuit de modération dès que possible.
Ca y est, l’année 2026 a débutée. Avec elle, j’ai décidé de repartir pour une nouvelle année de projet 52. Je ne me fais pas d’illusion, et je sais que, tout comme en 2025, il y a aura des semaines où je ne pourrai passer voir vos participations que bien après la fin du week-end. Mais, je sais aussi que j’apprécie de vous retrouver au fil des samedis (et je vous remercie d’ailleurs d’être toujours aussi motivés ! ), et que j’ai envie de continuer dans cette belle dynamique qui vient rythmer les fins de semaine. Donc, je suis ravie de vous présenter les thèmes pour l’année 2026 du projet 52 du côté de chez Ma’ !
J’attends donc les fidèles participants mais aussi tous ceux qui auraient envie de nous rejoindre, même ponctuellement dans cette aventure à compter de demain, puisque nous serons le premier samedi de l’année !
Les règles du projet 52 Du côté de chez Ma’
Côté règles du jeu, il n’y aura toujours pas de modifications cette année…
un thème par semaine, sachant que la 1ère semaine est cette semaine (ma photo sera donc en ligne demain samedi 3 janvier 2026)
une photo prise par vous(je rappelle que l’essence même de l’exercice est de faire des photos ! )
une publication chacun sur son blog ou sur Instagram (dans ce cas, idéalement en taguant mon compte Instagram @ducotedechezma)
un commentaire à mettre avec le lien vers votre billet (ou vers la photo sur Instagram) sous mon propre billet du projet 52 pour la semaine (que je continuerai à publier le samedi)
aucune obligation : chacun publie quand il veut, quand il peut… (et ça reste l’une des règles les plus importantes ! )
N’oubliez pas que l’essentiel reste de s’amuser en faisant un petit exercice hebdomadaire de mise en image !
Au plaisir de vous retrouver au fil des samedis pour le projet 52-2026 donc !
L’année 2025 est sur le point de s’achever. Et comme les années précédentes, je vais lui dire au revoir avec un petit bilan de ce qui s’y est passé. Ce résumé est personnel et concerne donc uniquement ce que j’ai moi-même vécu, en dehors de toute actualité d’ordre général. C’est avant tout ma façon de me rendre compte à la fois du chemin parcouru et de tout ce qui a rempli cette année qui s’achève. Je vais utiliser une trame similaire à celle que j’ai suivie les années précédentes (pour mémoire, vous pouvez retrouver sur le blog les bilans des années 2019, 2020, 2021 , 2022 , 2023 et 2024 ).
Côté photo
Le projet 52 a une nouvelle fois été très suivi cette année. Je vous remercie de toutes vos participations au cours des cinquante-deux semaines qui viennent de s’écouler. C’est chaque semaine avec plaisir que j’ai découvert vos différentes participations. Et c’est votre implication qui me motive à continuer. Rendez-vous donc pour le projet 52-2026 ! Les thèmes du projet 52-2026 seront diffusés le 2 janvier 2026, et la première participation est attendue le lendemain samedi 3 janvier sur le thème « Nouveau ».
Côté professionnel
L’année 2025, dans la continuité de la précédente, m’a permis de prendre plus de responsabilités dans le poste que j’avais pris en 2024. Cela a confirmé que ne plus avoir à faire les trajets à Lyon contribue largement à mieux équilibrer ma vie pro vs ma vie perso. Je profite de plus de temps pour moi, pour faire ce que j’ai envie de faire. Je ne passe plus mes fins de journées de travail à regarder ma montre pour être sûre de ne pas manquer le dernier train. J’ai gagné en sérénité, et j’ai continué à redécouvrir le bonheur de disposer librement de ses fins de journées.
Je peux même dorénavant profiter de mes pauses déjeuner pour aller faire des photos dans la nature !
En ce qui concerne les vacances, je suis partie en escapades plusieurs week-ends. Mais, c’est surtout l’été dernier que je suis vraiment partie en vacances. Il y a eu comme chaque année quelques jours en Bretagne dans ma famille. Puis, il y a eu ce fabuleux road trip en Ecosse dont je rêvais depuis très (très) longtemps. Pendant 8 jours, avec Melle 3e, nous avons profité sillonné le pays, essentiellement dans la région des Highlands, en passant par l’île de Skye, avant de revenir par le Loch Lomond et les Trossachs. Forcément, en si peu de temps, cela n’a pu être qu’un aperçu de ce pays aux paysages époustouflants et à la culture et l’histoire riches. Forcément, je rêve déjà d’y retourner…
Loch Cluanie – Ecosse
Je suis aussi retournée pour quelques jours en Bretagne à Noël, mais je n’ai pas encore eu le temps d’écrire les articles sur ce séjour très récent (mais vous pouvez toujours jeter un œil à l’article sur le séjour breton de fin 2024) !
Côté culture
Cette année 2025 a été très riche en évènements culturels. Si je ne suis pas allée beaucoup plus au cinéma que les autres années, j’ai par contre assisté à de nombreux spectacles. Entre ceux que je suis allée voir presque sur un coup de tête, ceux en mode « pourquoi pas », ceux programmés longtemps à l’avance, et ceux où j’ai été invitée, la liste 2025 est carrément chouette !
Depuis que je ne prends plus le TGV, je suis quand même restée en contact avec mes anciens camarades de galères SNCFesques. Nous nous retrouvons régulièrement pour une soirée et ce sont toujours de bons moments.
J’ai aussi participé à plusieurs rencontres entre passionnés de la région, qu’il s’agisse d’instagrameurs ou d’éclaireurs pour partir-ici.fr . J’ai ainsi entre autres eu le plaisir de retrouver les copains pour :
J’ai continué à poster et échanger avec vous sur Facebook, Instagram et TikTok, en complément d’ici, dans des formats souvent plus allégés. Vous pouvez m’y retrouver toujours avec le même pseudo ducotedechezma. Je me rends compte que progressivement le contenu TikTok s’est orienté vers la gourmandise, tandis qu’Instagram est plus dans le même esprit que le blog. Cette année, je n’ai pas fait le buzz contrairement à l’année dernière, mais j’ai pu toucher une audience fidèle et engagée.
une forêt jardin au pied du Vercors
Et pour 2026 ?
Le blog va continuer à vivre au fil de mes balades et escapades. Le programme n’est absolument pas défini à ce jour. Mais je pense pouvoir affirmer que la dimension culturelle de mes partages va rester importante. En effet, je m’aperçois que c’est ce mélange entre sorties nature et activités culturelles qui aujourd’hui domine mes soirées/week-ends/vacances. Il est donc logique que mon blog en soit le reflet.
Je vous souhaite en tous cas à tous une très belle fin d’année 2025 et une excellente nouvelle année 2026. Et n’oubliez pas : l’aventure commence au bout de la rue !
Pas besoin d’aller loin pour découvrir de jolies choses… Ce cerisier du Japon en fleurs était sur l’un de mes trajets quotidiens.