[Haute-Savoie] dépaysement garanti aux Jardins Secrets

Après avoir découvert les gorges du Fier et visité le château de Montrottier, le beau temps ne nous donnait pas envie de prendre la route du retour. Aussi, nous avons rapidement regardé ce que nous pourrions faire pour profiter de la fin d’après-midi sans trop nous éloigner de notre trajet pour rentrer à la maison. Au château de Montrottier, nous avions reçu un flyer (et une réduction) pour les Jardins Secrets. Un coup d’œil à la localisation avait fini de nous convaincre !

Comme la journée était déjà bien avancée, nous sommes arrivées peu de temps avant la fermeture de l’accueil des jardins, mais ceux-ci restent ensuite ouverts assez longtemps pour pouvoir les visiter tranquillement.

Dès l’arrivée, le lieu est surprenant et on est immédiatement plongés dans un ailleurs, à la fois proche et lointain. Au fil de la promenade, les espaces se succèdent et la magie opère. L’intérêt des Jardins Secrets ne réside pas dans la botanique : les plantes sont finalement assez courantes et l’exotisme ne vient pas d’elles. Par contre, les décors sont fabuleux. Chaque « jardin » est un petit espace où il fait on s’arrêter, souvent arrangé autour d’une fontaine ou d’un arbre majestueux. Chacun nous emmène dans un voyage aux influences nord-africaines, moyen-orientales ou indiennes… Et alors, que nous nous imaginons bien loin de la Haute-Savoie, la ferme d’origine et sa cour ombragée par un arbre centenaire sont devant nous, rappelant le point de départ de ces jardins secrets.

En 1980, Alain et Nicole Moumen ont acheté cette vieille ferme pour y installer leur activité de fabrication de meubles peints. Avec leurs trois filles, ils commencent à rénover la ferme puis à créer un jardin pour leur agrément. Progressivement, le jardin en fait naître d’autres aux décors empreints d’exotisme. Chaque membre de la famille apporte sa pierre à l’édifice, imaginant, sculptant, structurant les espaces. Les Jardins Secrets le sont alors vraiment : ils n’ouvriront au public qu’en 1994. Depuis 1980, les jardins sont en perpétuelle évolution. 4000 m² ont déjà été aménagés et sont visitables, mais d’autres espaces sont en cours de création. C’est un travail de longue haleine et de passion qui nous permet aujourd’hui de découvrir ces lieux absolument magiques.

Je crois que tout au long de notre visite, nos yeux n’ont eu de cesse de s’écarquiller. Chaque fois que nous pensions ne plus pouvoir être surprise par la suite, nous avons eu tort. Ce qui m’a frappée également, c’est que contrairement à nombre de jardins remarquables que j’ai déjà pu visiter, une impression de vie se dégage de celui-ci. Il n’est pas figé et construit pour le visiteur. Ce n’est pas une collection botanique, ni un jardin paysagé conçu par un professionnel, ni un jardin historique. Les Jardins Secrets sont un lieu de vie, imaginés par une famille, avec leurs goûts, leurs souvenirs et leurs envies. C’est ce genre de jardin où l’on se verrait bien passer du temps avec des amis, refaire le monde en sirotant un rafraichissement bien installés à l’ombre d’un patio, s’attarder à la tombée du jour, lire sous une tonnelle… En résumé, un jardin où il est simple de s’imaginer vivre !

Après avoir pleinement profité de notre visite, nous avons pris le temps de déguster un verre de thé à la menthe, préparé par Alain, le maître de lieux, bien installées à l’ombre d’une glycine en fleurs.

Puis, nous avons quitté les Jardins Secrets, émerveillées…. et ravies que le hasard nous y ait conduites : il aurait vraiment été dommage de passer à côté de ce lieu si singulier !

Dès l’entrée, on est immergé dans un univers singulier…
Devant la ferme d’origine
Les décors de bois, métal et maçonneries sont très travaillés
Profiter du beau temps autour des fontaines
D’un patio à l’autre
Les Jardins Secrets se poursuivent à l’intérieur
La piscine familiale a été installée à l’intérieur des Jardins Secrets
Les lieux sont une invitation à passer du temps ensemble
Les fleurs abondantes ajoutent de la poésie aux lieux
Comme un palais des Mille et Une Nuits…
Terminer la visite en s’installant autour d’une table dans un des patios
…. à l’ombre d’une glycine en fleurs embaumant l’air de son parfum suave…
… pour déguster un thé à la menthe maison

Jardins Secrets – Vaulx – Haute-Savoie – avril 2022

(*) Situés à Vaulx, entre Rumilly et Annecy, les Jardins Secrets sont ouverts à la visite du printemps à l’automne. Les conditions et horaires de visite sont détaillés sur le site internet des Jardins Secrets.

[petits moments] sous le Tropical Sky de Romans

Après les rubans colorés de la Color Rain en 2020 et les ballons multicolores du Bubble Sky l’année dernière, les rues de Romans se sont parées d’une multitude de feuilles aux couleurs exotiques pour cet été 2022. Comme l’an dernier, c’est la Côte Jacquemart et la rue Mathieu de la Drôme qui bénéficient de ce décor éphémère.

La curiosité m’a poussée à aller le découvrir assez rapidement après sa mise en place début mai. Si les couleurs acidulées des bulles de l’année dernière permettaient de jouer avec les ombres colorées, cette année, les feuilles opaques n’offrent pas ce terrain de jeu photographique. Mais la variété de leurs formes est très sympathique, et leur densité permet également de s’amuser.

En descendant la Côte Jacquemart, j’ai ainsi eu l’impression d’une véritable vague de feuilles colorées s’engouffrant entre les maisons qui la bordent. Mais c’est finalement dans la rue Mathieu de la Drôme, plus large, que l’installation révèle son plein potentiel visuel.

De plus, elle apporte une ombre agréable sous le plein soleil du début d’après-midi. Et quand en prime, un léger vent se met à faire danser les feuilles, le charme opère complètement.

Et cet été, à défaut d’être sous les sunlights des tropiques, je pourrai toujours aller m’amuser sous le Tropical Sky de Romans !

Sous le regard de Jacquemart…
Vague tropicale
Danser au gré du vent..
Mettre des couleurs dans les rues
Côte Jacquemart
rue Mathieu de la Drôme

Côte Jacquemart & rue Mathieu de la Drôme – Romans – Drôme – mai 2022

(*) L’installation Tropical Sky va rester jusqu’à la fin de l’été. Si vous allez la voir, n’hésitez pas à jeter un œil aux boutiques et ateliers d’artisans qui bordent ces rues !

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Au passage, j’en ai profité pour aller voir la Tour Jacquemart, récemment rénovée. Sous le ciel bleu, elle est majestueuse !

Tour Jacquemart – Romans – Drôme – mai 2022

[projet 52-2022] semaine 22 – à l’heure du petit déjeuner

Ma première idée pour le thème de cette 22e semaine du projet 52, « à l’heure du petit déjeuner », a été de vous montrer une photo de… petit déjeuner ! Le hic, c’est que ce j’en avais pas de jolie que je n’avais pas déjà utilisée, et que je n’avais pas le temps/les circonstances adéquates pour en faire une.

J’ai alors pensé à tout ce que je fais à l’heure du petit déjeuner. Parmi celles-ci, il y a l’ouverture des volets du rez-de-chaussée. En effet, je les ouvre généralement pendant que la machine à café est en train de chauffer.

Et, du printemps à l’automne, chaque fois que j’ouvre mes volets, je jette un œil aux feuilles des lianes qui se sont échappées d’un jardin voisin et ont colonisé les fils qui traversent la rue à côté de chez moi.

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Pour voir ce qu’il se passe chez les autres participants à l’heure du petit déjeuner, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.

NB : Je passe tout ce week-end sur une compétition sportive en extérieur où j’accompagne Melle 3e. Je n’aurai ni connexion internet fiable, ni temps disponible. Et en plus, je n’emporte pas mon ordinateur (qu’irait-il faire de toutes façons dehors dans la poussière au soleil sans connexion internet ? ). Ce sera donc un week-end de déconnexion pour moi aussi ! Par conséquent, je n’aurai pas l’opportunité de venir valider les commentaires et liens qui seraient partis en modération avant lundi soir, voire mardi selon l’heure à laquelle nous rentrerons (et ce ne sera sans doute pas tôt).

[Haute-Savoie] des Gorges du Fier au château de Montrottier

Après une journée passée au bord du lac et une très longue promenade dans le centre-ville d’Annecy, nous avons pris la direction de la montagne pour partir découvrir d’autres curiosités naturelles et historiques.


Une curiosité naturelle

Notre premier arrêt a été pour aller découvrir les Gorges du Fier. J’y étais déjà venue il y a quelques 25 ans en arrière, lorsque j’étais étudiante et que je faisais un stage à Lyon (comme je ne connaissais pas du tout la région, j’avais alors largement profité de mes week-ends pour la parcourir). J’en gardais un souvenir impressionnant, et j’avoue que j’avais un peu peur d’être déçue. Cela n’a pas été le cas !

Le Fier est une petite rivière qui prend sa source au pied du Mont Charvin avant de finir sa course dans le Rhône. Sur son parcours, il a creusé d’impressionnantes gorges. Le site a été aménagé pour la découverte touristique à la fin du XIXe siècle par l’installation de passerelles, accrochées à la paroi plus de 20 mètres au dessus du cours d’eau, sur plus de 250 mètres de long.

Les passerelles existent toujours (rassurez-vous, elles ont été plus fois rénovées au fil des décennies et ne présentent aucun souci de sécurité). Ce sont elles qui font la particularité du site : elles permettent à tout un chacun d’accéder au cœur des gorges sans nécessiter de compétences techniques !

Après avoir laissé la voiture sur le parking aménagé en amont des gorges, nous avons traversé le Fier par le pont des Liasses, dans un paysage bucolique, dominé par le château de Montrottier (que nous avions croisé sur la route et que nous irons voir ensuite). Un petit chemin se faufilant dans le sous-bois nous conduit au pavillon d’accueil. Nous voilà parties pour une balade en aller/retour d’un peu plus d’un kilomètre à la découverte des gorges et de leur environnement.

Sitôt le pavillon d’accueil dépassé, nous entrons sur les passerelles qui nous conduisent à la porte d’entrée des gorges. Nous pénétrons alors dans un autre monde, mi aérien mi souterrain, un entre-deux impressionnant. Les passerelles courent le long de la paroi, épousant les formes de celle-ci. Une vingtaine de mètres sous nos pieds, la rivière s’écoule. Au dessus de nous, le soleil perce à travers la roche et la végétation, et fait miroiter l’eau par moments (j’ai volontairement choisi l’heure de notre visite alors que le soleil est au zénith en espérant cet effet…). Nous sommes dans un monde féérique, et je ne serais guère surprise de croiser quelques elfes…

Toutefois, un panneau marquant les hauteurs de crues nous ramène à la réalité. Celles-ci peuvent en effet complètement envahir les gorges, faisant monter le niveau de l’eau de plusieurs dizaines de mètres ! Cela me rappelle une fois de plus à quel point nous devons rester humbles face à la nature.

A la sortie des gorges, la promenade continue. Quelques panneaux explicatifs détaillent les différentes formations géologiques que l’on peut croiser sur le site : marmites de géants, lapiaz… Un peu plus loin, d’autres panneaux reprennent les légendes liées au site.

La rivière continue sa route après sa sortie des gorges. Se glissant dans la Mer de Rochers, vaste lapiaz, elle cascade et se faufile, avant de s’étaler alors que l’espace s’élargit.

Il est temps pour nous de faire demi-tour pour regagner l’entrée du site en parcourant à nouveau les impressionnantes passerelles. Avant de quitter les lieux, nous profitons de la terrasse pour prendre un rafraichissement sous la sentinelle vigilante du château de Montrottier : il est temps pour nous d’aller lui rendre visite !

En passant le pont des Liasses, on aperçoit les tours du château de Montrottier
Juste avant de se précipiter dans les gorges, le Fier cascade
S’aventurer au cœur des gorges
Les passerelles sont accrochées à une vingtaine de mètres au-dessus du niveau normal de la rivière
La voie ferrée passe au dessus des gorges depuis la fin du XIXe siècle et la mise en service de la ligne Annecy/Aix les Bains
Se faufiler dans un monde minéral
Au dessus des gorges, une voûte de végétation donne l’impression d’un monde féérique
Dans la Mer de Rochers
Après les gorges, le Fier reprend son cours tranquillement
Nous repartons en sens inverse sur les passerelles
Par effet de paréidolie, on voit des visage dans les rochers

Gorges du Fier – Haute-Savoie – avril 2022

(*) Le site des gorges du Fier est ouvert de mi-mars à mi-octobre. Vous pouvez retrouver l’ensemble des informations pratiques sur leur site internet.


Une petit tour en sous-bois

Nous décidons de rejoindre le château de Montrottier à pied depuis les gorges. C’est une petite marche, bien indiquée, essentiellement en sous-bois, mais avec un joli dénivelé. Nous profitons de la fraicheur de quelques sources d’où partent des ruisseaux que nous traversons à gué (et dans lesquels, forcément, je plonge les pieds… Je suis en sandales, autant en profiter !). Sous les arbres, l’ail des ours est en pleine floraison, créant des tapis de fleurs blanches et dégageant une odeur bien reconnaissable.

Le sous-bois est tapissé des fleurs blanches de l’ail des ours
Délicatesse des fleurs d’ail des ours

Lovagny – Haute-Savoie – avril 2022


Un château surprenant

Nous avions repéré de loin les hautes tours du château de Montrottier. En nous approchant, je lui trouve un air de château de conte de fées, seul au sommet de sa butte, sans aucun bâtiment à proximité. Dans les prés qu’il surplombe, des vaches paissent tranquillement, complétant un tableau très bucolique.

Nous commençons notre visite par le pré et les jardins, profitant de la vue sur les montagnes et la campagne. Puis, nous gagnons la cour du château où nous devons retrouver le guide pour découvrir certaines salles non librement accessibles. C’est en entrant dans la cour que le décor me frappe : j’ai déjà visité ce château, avec son gros donjon central et sa belle galerie Renaissance.

Si le château en lui-même est superbe, ce qui fait sa vraie particularité, ce sont ses collections. Au début du XXe siècle, Léon Marès reçoit le château en héritage, s’y installe mais surtout y installe ses collections. Durant 10 ans, il va imaginer et mettre en place un véritable musée privé, cabinet de curiosité s’étalant dans de nombreuses pièces du château. Les deux salles de la tour des religieuses abritent ainsi ses collections exotiques, témoins de l’attrait de l’époque pour les objets en provenance des colonies et issues des achats de Léon Marès (qui n’a jamais voyagé), et ses collections militaires, qui font sans doute suite au passé d’officier de Léon Marès. Il organise déjà des visites de celles-ci de son vivant.

A sa mort, en 1916, Léon Marès, sans héritiers, lègue le domaine de Montrottier et son contenu à l’Académie Florimontane, une société savante basée à Annecy, en précisant qu’il doit être enterré sur le domaine (sa tombe se situe dans le pré à l’arrière du château, on en aperçoit la croix sur la photo en tête de cet article), que ses collections ne doivent pas bouger et qu’elles doivent être ouvertes au public. Depuis 1919, le château et ses collections sont donc accessibles à tous, présentant un témoignage assez unique de demeure de collectionneur du début du XXe siècle.

La diversité et la variété des sujets collectionnés, ainsi que leur richesse, frappe le visiteur. Il y a tant de détails à admirer qu’une seule visite n’y suffit pas, surtout que la découverte des deux salles de la tour se font avec un guide, en groupe et que le temps et l’espace sont comptés (D’ailleurs, j’ai n’ai quasiment pas pris de photos des collections). J’avoue que j’aurais aimé pouvoir y passer plus de temps, et seule ou presque, afin de bien prendre la mesure de l’ampleur de ce que je contemplais !

Les autres salles du château (en visite libre) présentent également de très nombreux objets : faïences, vaisselles, objets décoratifs ou utilitaires, tapisseries… Il est parfois difficile de savoir où nos yeux doivent se poser !

Nous terminons notre visite par un tour dans la galerie et sur le rempart qui a été abaissé jusqu’au niveau du premier étage afin de donner de la lumière dans le château et de pouvoir profiter de la vue.

Le château de Montrottier côté pré
Dans les jardins
La cour du château avec son donjon et sa galerie
Le fascinant escalier de la tour des religieuses, à vis sans pivot central, forme une spirale hypnotique.
De la galerie, vue sur les montagnes au delà du mur d’entrée
Profiter du doux parfum de la glycine sur le rempart
Le château de Montrottier se dresse au sommet d’une butte tel un château de contes de fées
Carte postale

Château de Montrottier – Haute-Savoie – avril 2022

(*) Les conditions de visite, jours et horaires, sont disponibles sur le site internet du château de Montrottier.


Après ces découvertes, nous avions encore envie de profiter du grand soleil de ce jour-là avant de reprendre la route vers la maison…

(à suivre…)

[petits moments] mai 2022 en vrac

Ce mois de mai a été chiche en jours fériés permettant de rallonger des week-ends ! Mais cela n’a pas empêché de profiter de bons moments…

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Il y a de nouveau eu de l’équitation depuis l’article des petits moments d’avril. Melle 3e a participé à un CSO en Drôme Provençale. Même si le soleil n’était pas complètement de la partie et que les fortes pluies de la veille avaient transformé les lieux en pataugeoire boueuse, nous avons réussi à éviter les gouttes durant toute la journée… (et à ne pas nous embourber dans le champ servant de parking !)

Vue sur la vallée du Rhône… et les nuages accrochés sur l’Ardèche

Savasse – Drôme Provençale

Elle a également participé à un autre CSO, dans le même centre équestre où elle avait fait un concours de dressage en avril. Le soleil était bien présent… tout comme la chaleur !

Allex – Drôme

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Lorsque je suis allée visiter le jardin de pivoines Rivière, j’ai rencontré un charmant jeune chat noir, très affectueux…

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Mai est la pleine saison des pivoines. J’en ai profité pour m’acheter des bouquets de fleurs produites localement.

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Je ne vais pas systématiquement au marché de Valence le samedi. Mais lorsque je m’y rends, c’est un plaisir que de déambuler entre les étals, véritables invitations à la gourmandise locale et de saison. Ce mois-ci, les fraises sont au maximum de leur période, tandis que les cerises ont commencé à arriver !

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Les beaux jours ont fait leur retour, et c’est agréable de profiter à nouveau des terrasses des cafés et restaurants. Alors que je faisais une pause caféinée chez Tamper & Yummy, j’ai bien aimé la façon dont le soleil projetait l’ombre des fils des fauteuils sur le trottoir…

(*)Tamper & Yummy, rue Dauphine, 26000 Valence

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Les coquelicots ont fait leur retour au bord des routes et dans les champs….

Montvendre – Drôme

[projet 52-2022] semaine 21 – animal

J’aurais sans problème pu vous montrer une photo de Vador pour ce thème Animal du projet 52. (Pour ceux qui ne connaissent pas encore Vador, il s’agit de mon félin domestique… qui est régulièrement l’objet d’une séance photo, surtout lorsqu’il fait la sieste, par exemple ici ou encore là)

Mais, actuellement, mes dimanches sont souvent consacrés aux concours d’équitation où j’accompagne ma fille. C’était encore le cas dimanche dernier. Et entre deux épreuves, alors que nous cherchions (vainement..) un peu d’ombre à côté du camion, son poney et celui d’une amie se sont faits un câlin !

Ma photo était donc toute trouvée pour le thème de cette semaine !

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Pour découvrir les animaux chez les autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.

NB : ce week-end est un « long week-end » pour moi, mais également pour Mr 2e qui sera de passage à la maison pour 48 heures après 4 semaines d’absence. Je compte donc bien en profiter… Aussi, je n’aurais pas beaucoup de temps disponible pour passer valider les commentaires qui se trouveraient en modération, mais je le ferai le plus vite possible !

[Drôme] à la recherche des orchidées sauvages

Chaque année depuis que je vis dans la Drôme, je pars à la recherche des orchidées sauvages sur les talus, sur les bas-côtés et dans les prairies. J’ai découvert leur existence un peu par hasard : une petite anacamptis pyramidale avait poussé au milieu de ma pelouse lors de mon premier printemps ici ! En voulant l’identifier, j’ai appris que les orchidées sauvages étaient nombreuses autour de chez moi et très variées. Cela a été le début d’une passion saisonnière !

J’ai depuis identifié plusieurs endroits où elles ont leurs habitudes et que je vais visiter au fil du printemps. En effet, toutes les orchidées ne fleurissent pas au même moment. Grosso modo, la floraison s’étale de fin février/début mars à courant juin selon les variétés et l’emplacement. De même, toutes les orchidées sauvages que l’on peut trouver dans les environs ne poussent pas partout. Enfin, chaque année, c’est un peu la surprise car la floraison est aussi fortement impactée par les conditions météo, mais aussi par ce qu’il s’est passé sur le terrain où elles sont depuis l’année précédente.

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Les premières à fleurir sont les orchis géants. Avec leur grande taille, elles sont assez faciles à repérer. Et, comme on peut en trouver sur pas mal de talus et champs en friche, elles me permettent de facilement savoir que la saison est lancée. Il me suffit d’ouvrir l’œil lorsque je roule sur des routes de campagne, en allant au centre équestre par exemple.

Cette année, c’est au cours d’une balade dans le sud de l’Ardèche que j’ai vu la première, mi-février. Dans les semaines suivantes, j’en ai repéré au bord des routes. Il était temps d’aller faire un tour là où les deux dernières années j’avais trouvé des orchis géants mais aussi des ophrys début mars : sur les bords du Rhône à Bourg-lès-Valence.

C’est avec Melle 3e que nous sommes parties en exploration un dimanche matin. Bien sûr, nous avons d’abord repéré les orchis géants. Mais, maintenant que nous savons où les trouver, nous n’avons pas mis trop longtemps à apercevoir les ophrys de mars. Pourtant, ils étaient encore en tout début de floraison, et avec leur toute petite taille (les plus grands individus font à peine 10 centimètres de haut) et leurs couleurs, ils ont tendance à se faire discret dans l’herbe. A partir de ce moment-là, il était inutile de me chercher ailleurs qu’au ras du sol, multipliant les photos….

Orchis géant

Oprhys de mars
Bourg-lès-Valence – Drôme – 6 mars 2022

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La neige qui est tombée tout début avril a conduit à un télescopage entre printemps et hiver. En me promenant sur les hauteurs de Montvendre, je n’ai pu que remarquer quelques orchis géants pris dans la neige….

Orchis géant
Montvendre – Drôme – 2 avril 2022

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Mi-avril, le printemps a fait son retour. En passant sur une route de campagne, mon oeil a été attiré par des « tâches » roses sur le bas côté (les orchidées aux couleurs vives sont plus faciles à repérer que les ophrys qui sont champions du camouflage !). Comme il y a souvent des orchidées dans ce secteur, je me suis arrêtée afin d’aller vérifier. Et effectivement, il y avait de nombreux orchis singes en début de floraison. J’aime bien la façon dont les fleurs se tortillent. Elles me font penser au jeu SOS Ouistiti auquel les enfants jouaient quand ils étaient petits !

Orchis singes
Montvendre – Drôme – avril 2022

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Courant mai, je suis retournée à des endroits où j’avais l’habitude de trouver des orchidées les années précédentes. Mais j’étais un peu trop tôt, et les orchidées n’y étaient pas encore en fleurs… J’essaierai donc d’y repasser dans les jours qui viennent.

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Rappel : les orchidées sauvages sont fragiles, et pour la plupart d’entre elles, protégées. Il ne faut en aucun cas les cueillir. Il convient également de faire attention à ne pas piétiner les jeunes pousses et donc d’être très prudent de là où on pose les pieds quand on se trouve dans un lieu où les orchidées poussent.

[petits moments] aux Iris du Grand Barbu

Aller se promener au Jardin des Iris du Grand Barbu est un plaisir chaque année renouvelé ! Nous nous y rendons même souvent plusieurs fois chaque printemps, car chaque fois, le spectacle des iris en fleurs est différent : lumière du midi ou du soir, évolution de la floraison au fil du temps… Cela se joue sur des détails mais ce sont eux qui rendent chaque promenade unique.

Cette année, nous n’avons pas dérogé à notre désormais tradition printanière. J’y suis ainsi allée deux fois : seule un samedi après-midi et accompagnée de Melle 3e un soir de semaine après une journée de travail (et de lycée pour elle). Les deux sorties ont été de doux moments, véritables parenthèses de douceur au cœur de semaines au rythme effréné.

Le samedi, il y avait foule pour venir (re)découvrir ce jardin merveilleux. Comme chaque année, j’ai été accueillie par Daniel, le jardinier qui cultive et créé ces fabuleuses fleurs, et n’est pas avare lorsqu’il s’agit de partager sa passion. J’avais été un peu peinée lorsque j’avais vu dans son mail annuel d’annonce de la floraison que 2022 serait la dernière saison du jardin… Mais entre temps, un nouvel évènement est survenu et Daniel a trouvé un autre passionné pour reprendre le flambeau : il y aura bien de nouvelles saisons aux Iris du Grand Barbu.

Cette information importante en poche, je suis partie appareil photo en bandoulière au fil des chemins tracés autour des iris, en suivant les flèches pour ne louper aucune variété. Et comme chaque fois, cela a été un émerveillement d’où je suis revenue avec plus de 150 photos (vous devez donc comprendre par là qu’il va y avoir beaucoup de photos dans cet article !).

Comme Melle 3e n’avait pas pu m’accompagner le samedi, nous y sommes allées ensemble un soir de la semaine suivante. Le soleil commençait à baisser sur l’horizon, et baignait le jardin d’une lumière dorée. La chaleur de la journée avait diffusé les parfums des iris et c’était un ravissement pour l’odorat. J’avais de nouveau sorti mon appareil photo, essentiellement pour essayer de capter la si jolie lumière de la fin de journée (vous devez donc comprendre par là qu’il va y avoir vraiment beaucoup de photos dans cet article !).

Je ne sais pas si j’en aurai le temps, mais je ne peux pas exclure de retourner une fois de plus profiter des iris du Grand Barbu avant la fin de la saison !

Iris du Grand Barbu – Chabeuil – Drôme – mai 2022

(*) Le jardin des iris du Grand Barbu est un jardin privé, ouvert au public durant le mois de mai. Il est possible d’acheter des iris : il suffit de les commander lors de la visite et ils seront à récupérer durant l’été. Bien entendu, il est indispensable de respecter le travail des jardiniers en faisant attention à ne pas abîmer les iris lors de la visite.

(*) Si vous voulez voir les floraisons des années précédentes:

[projet 52-2022] semaine 20 – en toute transparence

La toute première idée qui m’est venue à l’esprit pour le thème En toute transparence de cette vingtième semaine du projet 52, c’est la rivière qui traverse mon village.

Pour aller faire mes courses, je dois passer au-dessus de cette rivière. Et chaque fois, je ne peux pas m’empêcher de marquer un temps d’arrêt au milieu du pont ou de la passerelle pour jeter un œil à l’eau si claire et m’amuser à chercher du regard les poissons qui nagent dans le cours d’eau ! J’avais donc envie de vous montrer ces petits poissons. Mais, mes essais photographiques ont pour le moment été plutôt infructueux. En effet, les poissons sont à peu près de la même couleur que le fond de la rivière, et on ne les voit pas sur les photos (en réalité, je crois que ce qui aide à les repérer, ce sont leurs mouvements tandis qu’ils nagent pour se maintenir à une position ou remonter le courant, ou lorsqu’ils se laissent dériver dans le flot…). Je vais donc continuer mes essais et vous ferai part de leur avancée si j’arrive à un résultat concluant.

Je me suis rabattue sur une photo prise il y a quelques semaines, lors de ma balade dans la vieille ville d’Annecy. Je reste dans la thématique « rivière » puisqu’il s’agit du Thiou, ce petit cours d’eau qui débute à la sortie du lac d’Annecy pour aller se jeter un peu plus loin dans le Fier. Les eaux du Thiou sont tellement transparentes que l’on voit le fond de la rivière même là où le courant un peu fort créé de légers remous.

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Pour découvrir ce que les autres participants au projet 52 vont partager en toute transparence cette semaine, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.

NB : la combinaison beau temps et activités à partager en famille prévue pour ce week-end me laissera peu de temps libre. J’essaierai de passer valider les commentaires qui iraient en modération à plusieurs reprises mais je ne peux pas garantir de délai pour cela…

[coin lecture] le petit drôle

Le petit drôle– Sylvie JUCOBIN

Le jeune Henri vit dans un quartier populaire de Bordeaux à la fin des années 1920. Sa vie quotidienne se partage entre l’école, les copains, le patronage et sa famille. Deuxième d’une fratrie de trois, il admire son grand frère et trouve sa petite sœur insupportable. Du haut de ses neuf ans, il nous raconte sa vie à travers des dizaines d’anecdotes et ses questionnements sur la vie des grands. Il s’interroge également sur son futur de grand explorateur.

Pour écrire Le petit drôle, Sylvie Jucobin est partie sur les traces de son grand-père. Au début du confinement, Sylvie a récupéré via sa maman des souvenirs de son grand-père et a trouvé là une opportunité de recréer des liens avec sa famille après plus de 20 ans d’expatriation. Cela a été le point de départ de ce roman. Après des recherches sur le Bordeaux de l’entre-deux-guerres et les évènements locaux de cette période, elle s’est très librement inspirée de ces souvenirs pour donner vie au jeune Henri, sa famille et ses copains. Cela rend ce personnage extrêmement attachant, car on sent que le lien qui existe entre lui et sa créatrice est très fort.

Ce court roman (un peu moins de 150 pages), narré à la première personne par Henri, se lit sans difficulté. J’ai souvent souri durant ma lecture. Henri est vraiment un personnage très attendrissant, et il est impossible de ne pas se retrouver dans certains aspects de ses relations avec famille et amis… ou de ses questionnements.

Je ne connais pas vraiment Bordeaux et j’ai pourtant eu l’impression de me balader dans des lieux connus : Henri (ou est-ce Sylvie ?) a cette capacité à nous faire sentir chez nous autour de la place Gavinies. Je l’ai savouré un dimanche après-midi ensoleillé comme j’aurais dégusté un bonbon à la fois doux et piquant, au goût d’enfance.