En restant à la maison, j’ai plus de temps pour prendre des photos de Vador… J’ai ainsi fait une série de portraits en noir et blanc du félin endormi.




novembre 2020
Le temps apporte aux objets qui nous entourent une usure, une patine qui leur confère un nouveau charme. Si je n’ai pas songé à une autre interprétation, j’ai assez longuement hésité sur le choix de l’objet en question !
J’ai d’ailleurs fait un petit inventaire dans la maison afin d’avoir un choix plus large : rambarde d’escalier à la peinture décapée par le passage des mains (et des bagues !), bord de fenêtre à la peinture écaillée par le soleil, casserole au fond marqué, chaussures aux talons éculés, livres aux pages abîmées d’avoir été trop parcourues, ….
Parmi ces objets, plusieurs ont fait l’objet d’une photo, mais c’est finalement un torchon dont les fils de trame commencent à saillir que j’ai choisi pour illustrer ce thème.

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Pour voir les traces de l’usure chez les autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires….

Profitant d’une journée de vacances, nous sommes allés marcher dans le Vercors, du côté du Col de la Bataille. Aux confins de deux vallées, celle d’Omblèze et celle de Bouvante, le col donne l’impression d’être sur un pont de pierre permettant de passer d’une montagne à l’autre. La vue y est magnifique quelle que soit la direction dans laquelle le regard se porte.
Ayant pour une fois trouvé à laisser la voiture après le tunnel en arrivant du Grand Echaillon, et après avoir observé les prémices de l’hiver sur les crêtes de Font d’Urle, nous sommes partis au pied du roc de Toulau en direction de la Croix d’Ambel.
A nos pieds, la hêtraie se déployait en des couleurs chatoyantes. De l’autre côté de la vallée d’Omblèze, les rochers de la Sausse dominaient le paysage automnal.
Nous avons profité des couleurs d’automne tout en marchant, et discutant mais sans trop nous éloigner (Mr 2e avait une entorse à un gros orteil qui l’empêchait de trop forcer…). Peu importe la distance, nous en prenons plein les yeux et apprécions le calme. En effet, arrivés tôt en début d’après-midi, nous n’avons croisé personne avant de revenir au parking.









Col de la Bataille – Vercors – Drôme – octobre 2020
(*) L’accès à la croix d’Ambel (où nous ne sommes pas allés cette fois) se fait en longeant le pied du Roc de Toulau, par un chemin assez large et facile sur lequel passe le GR. C’est ce chemin que nous avons emprunté. Il permet d’avoir de jolies vues sur la montagne de la Sausse en face et sur la vallée d’Omblèze en contrebas.
Confinement ou pas, j’ai sorti mes photophores d’Halloween, quelques bonbons et un film avec des sorcières samedi soir !

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Comme je ne savais pas si mon fleuriste proposerait un système de click&collect (mais a priori ce sera bien le cas), je me suis offert quelques fleurs en sortant faire mes courses.

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Mais j’ai aussi passé 3 commandes à ma librairie (3 parce que bien sûr, les enfants m’ont fait part de leurs besoins au compte-goutte) et j’ai recommencé à pâtisser en semaine (gâteau au yaourt et bread pudding se sont donc invités au petit déjeuner)….
La pluie, thème pour cette semaine du projet 52, offre de multiples possibilités photographiques : reflets dans les flaques, gouttes d’eau en guise de mini-miroir, miroitement de l’eau sur les feuilles, traits de la pluie battante, éclairs de l’orage, ou même nuages menaçants annonciateurs de la pluie….
Cette fois, c’est tout simplement les gouttes d’eau sur le carreau de la fenêtre qui ont attiré mon oeil lors d’une récente averse…. et c’était alors une évidence que ce serait ma photo pour ce thème !

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Pour voir les effets de la pluie chez les autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires…

Fausse piste – James CRUMLEY
Milo Milodragovitch est le dernier rejeton d’une famille qui a participé à la construction de la petite ville de Meriwether dans le Montana. Il est aussi vétéran de la guerre de Corée, ex-adjoint du shérif de son comté, détective privé sur le retour et ivrogne invétéré. Cette dernière caractéristique lui permet entre autres d’oublier ses déboires professionnels, ses mariages ratés et de tromper l’attente de l’héritage de son père qu’il ne touchera qu’à son cinquante-troisième anniversaire, soit encore une douzaine d’années de patience à avoir.
Dans ce début des années 1970, sa principale activité qui consistait à trouver des preuves d’adultère pour permettre à ses clients de divorcer ne lui permet plus de gagner sa vie depuis que l’état a décidé de permettre le divorce par consentement mutuel. Quand Helen Duffy pousse la porte de son bureau afin de l’engager pour retrouver son petit frère disparu, Milo tombe sous le charme de la jeune femme et prend l’affaire. Débute alors pour lui une sérieuse désescalade, et la résolution de l’affaire sera surtout une source de problèmes et désillusions.
J’ai eu un peu de mal à entrer dans le roman. Je pense que cela tient à la construction un peu datée de la narration. Mais une fois lancée dans le livre, j’ai eu du mal à le lâcher ! James Crumley rend poétique la déchéance, l’ivrognerie, la décadence. Il dépeint un monde en pleine bascule, coincé entre l’après-guerre et les hippies. Il nous entraine dans les bas fonds de Meriwether, avec ses flics corrompus, ses dealers, ses piliers de bar sans apitoiement, dressant des portraits à la fois tendres et sans complaisance. Il évoque avec lucidité les fêlures de chacun. Il raconte les bons et les mauvais, mais surtout ceux qui sont un peu des deux.
Dans l’enquête de Milo, les pièces se mettent peu à peu en place et même si tous les rebonds ne sont pas des surprises, James Crumley envoie son héros sur assez de fausses pistes pour que je n’aie pas vu venir le dénouement !

Lors d’un récent passage dans le quartier de la Comète, je m’étais dit qu’il faudrait que je retourne au Parc des Trinitaires. Courant octobre, après un saut aux locaux rock, j’ai profité d’un beau dimanche matin pour y aller.
Situé dans Valence, le Parc des Trinitaires s’étend sur 4 hectares aux portes de la ville. Autrefois propriété de l’ordre des Trinitaires, il a été racheté par la ville à l’aube des années 1980. Laissé sans entretien pendant plusieurs décennies, la nature a repris ses droits dans le parc et une petite forêt urbaine couvre maintenant une partie de l’emprise.
Bordé par le ruisseau de l’Epervière, qui prolonge le canal du même nom traversant le Parc Jouvet voisin, il est également traversé de multiples petits canaux ayant servi à l’irrigation lorsque les lieux étaient occupés par la congrégation religieuse. Les soeurs y faisaient en effet du maraîchage et vendaient leurs légumes.
Aujourd’hui, le parc est un lieu de promenade bucolique et agréable, un havre de paix à quelques pas du centre ville (et de l’autoroute…). Joggers, familles et promeneurs de chiens s’y croisent le dimanche matin.
Avec l’arrivée de l’automne, les arbres commencent à se parer de leurs couleurs mordorées…. Au sol, des cyclamens discrets jouent à cache cache entre ombre et lumières sous le couvert de branches basses.
Le temps s’écoule paisiblement. Soumis à une pression immobilière constante, il apparait que ce lieu doit continuer à être préservé et défendu pour le plaisir de tous, pour que même en ville il soit possible de trouver un bout de nature préservée.







Parc des Trinitaires – Valence – Drôme – octobre 2020
(*) Plusieurs accès sont possibles pour le Parc des Trinitaires : depuis le quartier de la Comète via la 2e impasse de la Comète, depuis le parking de l’avenue Maurice Faure situé en surplomb du parc, depuis les locaux rock, depuis le quartier de Valensolles par l’allée de l’Epervière…
Le tour complet du parc fait environ 1.5 km
Vendredi, j’évoquais la possibilité d’une deuxième saison du Journal de Confinement, ce journal de bord que j’avais tenu durant 10 semaines au printemps.
Puis au moment de l’écrire (ou plutôt pendant que je l’écrivais), je me suis rendue compte que je n’avais pas grand chose à y raconter. Ou du moins, que je n’avais pas grand chose d’original à y raconter.
En effet, globalement, je vais retourner dans la routine qui avait rythmé le premier confinement : télétravail (normalement..), courses (il va bien falloir, même si ce ne sera certainement pas ma partie préférée), enfants en classe ou en cours à distance selon les niveaux, gâteaux maison, soirées bouquins et vidéos…. et quelques courtes sorties à moins d’1 km de la maison pour s’aérer en cas de besoin. Bref, rien qui ne soit pas aussi le quotidien de beaucoup, rien qui n’amènera des billets bien intéressants…
Alors au moins par ici, je vais essayer d’aborder autrement ce nouveau confinement, même si je ne sais pas encore vraiment comment… peut-être des « petits moments de confinement », tout simplement ?
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Jeudi dernier, pour le dernier jour avant le confinement, alors que je rentrais de Lyon, le ciel m’a réservé de jolies surprises à la descente du train et sur le trajet de retour…



J’avoue que j’avais mis ce thème un peu comme un défi…. et que j’ai été bien embêtée pour trouver sous quel angle le traiter !
Un peu de moi…. Je ne suis pas douée pour les selfies et j’ai très peu de photos sur lesquelles j’apparais puisque c’est essentiellement moi qui les prend (même si je soupçonne les enfants d’en faire de moi en douce et de les garder pour eux !).
Avec ma manie de me retrouver les pieds dans l’eau, j’ai bien quelques selfeets mais j’en ai déjà partagé plusieurs ces derniers mois. Mais en y pensant, je me suis rappelée que je ne suis pas la seule dans la famille à régulièrement me retrouver ainsi les pieds dans l’eau : Mr 2e est ainsi du genre à immanquablement chercher à passer au plus près du bord de la rivière, jouer dans les fontaines, s’avancer au plus près de là où les vagues finissent leur vie sur la plage….
Cet été alors que nous randonnions en Chartreuse et découvrions la cascade de la Pisserotte, il n’a ainsi pas manqué d’aller voir de plus près la mare créée par la chute d’eau….
Et même si j’ai déjà partagé cette photo, elle m’a semblé idéale pour ce thème parce que, tout comme son frère et sa soeur, il tient… un peu de moi !

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Depuis fin septembre, le musée de Valence propose une nouvelle exposition temporaire. Cette fois, c’est l’artiste contemporain Philippe Favier qui a été invité à prendre possession de l’ensemble des salles du musée.
L’artiste a installé des oeuvres dans tout le musée, dialoguant régulièrement avec les oeuvres habituellement exposées. Philippe Favier est un artiste inclassable, alternant oeuvres de petit format et installations plus spacieuses.
On découvre ainsi de nombreuses boîtes où l’artiste a installé de petits mondes, des collections, … mais aussi des dessins méticuleux. Philippe Favier semble avoir une fascination pour le noir, les accumulations et les écorchés, qu’ils soient animaliers ou mécaniques.
Parmi les oeuvres moins intimistes, on remarque le service du millénaire. Cet ensemble de vaisselle dessiné par Philippe Favier et réalisé par la manufacture de Sèvres est une commande présidentielle, destinée à pourvoir la Présidence de la République d’un nouveau service de table. Prêt exceptionnel de l’Elysée, le couvert est dressé pour une vingtaine de convives au milieu d’un ensemble de tableaux du XVIIe siècle représentant des scènes de la vie du Christ ayant toute une relation avec la table: la multiplication des pains, la Samaritaine, la pêche miraculeuse et Jésus tenté par les démons et servis par les anges.
Il faut également noter le petit cabinet entièrement repeint de rouge éclatant et sur lequel flottent des îles de papier, découpées sur des cartes marines et épinglées sur les murs. C’est une totale immersion dans l’oeuvre, hypnotique, envoûtante. Et c’est sans doute mon morceau préféré de cette exposition.
J’ai mis un moment avant de me lancer à écrire ce billet car je n’arrivais pas à déterminer si j’avais aimé ou pas cette exposition. Je crois que je n’ai toujours pas réellement statué sur ce point : il y a des choses que j’ai aimées, d’autres pas. Mais finalement, peu d’oeuvres m’ont laissée totalement indifférente. Et le plus gros bémol reste pour moi la densité de l’exposition : les oeuvres présentées sont réellement très nombreuses, et souvent pleines de détails qui donnent envie de s’y attarder. Et le temps m’a manqué pour apprécier les salles dédiées à l’exposition temporaire qui arrivent en fin de parcours…. Il n’est donc pas impossible que j’y retourne avant qu’elle ne soit plus présentée.








Exposition Philippe Favier – ALL OVER – Musée de Valence
Drôme – octobre 2020
(*) L’exposition Philippe Favier – ALL OVER se tient au Musée de Valence jusqu’au 31 janvier 2021
Edit du 31/12/2020 : l’exposition est prolongée jusqu’au 29 août 2021
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En passant sur la terrasse du musée, quelques feuilles mortes ont attiré mon regard sur un reflet froissé par le vent….
