[Drôme] entre automne et hiver sur les hauteurs de Peyrus

Samedi matin au réveil, en regardant par la fenêtre, je découvre que la neige est tombée sur les montagnes voisines. Difficile d’où je suis de savoir jusqu’à quelle altitude elle est tombée, mais je décide d’essayer de profiter de ma sortie du jour pour essayer de m’en approcher.

Je pars donc en direction de Peyrus, sans savoir exactement de quel côté je vais aller marcher. Assez vite, je me rends compte que la limite inférieure de la neige est trop haute pour que je puisse aller en profiter compte-tenu des contraintes de temps actuelles. Mais je peux profiter malgré tout de jolies vues sur les montagnes enneigées.

Je choisis alors de partir sur le Chemin des Moines. Je n’irai pas jusqu’au Pas du Touet : la balade serait trop longue. Mais le début de la montée me permettra de continuer ma (nouvelle) reprise de la randonnée avec un petit effort à fournir et surtout, j’aurai de jolis points de vue sur le fond du cirque de Peyrus, avec les rancs du Touet et les roches de Treillaras.

Depuis le bout de la route des Chichats, je commence doucement à monter, en suivant le balisage rouge/blanc du GR93 sur la route. Je longe avec plaisir la rivière dont le bruit accompagne celui de mes pas. Les pluies de la veille ont gonflé ses eaux et les petites cascades bruissent joliment.

Après avoir longé le ravin des Chichats, je continue la montée en direction de Drogue. Le chemin file tout droit sur la pente. Les feuilles mortes mouillées qui recouvrent pierres et racines demandent un peu d’attention (et je note qu’il me faudra être prudente à la descente à cet endroit). Des trouées dans les arbres, sur le bord des prairies, me permettent de voir les sommets enneigés et je profite largement du spectacle.

Une piste carrossable me conduit alors jusqu’à l’intersection des chemins de Drogue et des Vachères. Les points de vue sont splendides de tous côtés : face à moi les montagnes saupoudrées de neige et derrière moi, une mer de nuages qui monte peu à peu sur la plaine de Valence, visible entre les collines de Peyrus. Je fais un crochet vers Drogue avant de repartir vers les Vachères.

Le temps disponible ne me permet pas d’aller plus loin… Il faut que je fasse demi-tour, en espérant la prochaine fois avoir la possibilité de m’aventurer un peu plus loin !

Sur le chemin des Moines – Vercors
Peyrus – Drôme – décembre 2020

(*) Le GR93 débute dans le centre du village de Peyrus. Après avoir traversé la route de contournement du village, il monte vers le Pas du Touet en passant par le chemin des Moines. Il est possible de se stationner au bord du contournement au début de la Route des Chichats, au niveau des containers à tri sélectif. Afin d’éviter la partie du trajet sur le bitume à pied, il est possible de continuer sur la route des Chichats en voiture. Plusieurs places de stationnement sont disponibles le long du ruisseau juste avant d’arriver au petit pont (attention à laisser libre l’aire de retournement).

[Drôme] fin de journée sur Chabeuil

Fin de journée sur le village et l’église de Chabeuil

Quand la lumière dore les murs des maisons du vieux village, il est l’heure de se diriger vers la colline de la Gontarde pour admirer la fin de journée.

Avant la nuit, il est encore temps de traverser la petite forêt qui surplombe la colline, véritable havre de vie sauvage préservée, à deux pas du cœur du village.

Au loin, au delà de la plaine de Valence et du fleuve, la silhouette de la montagne de Crussol et des monts d’Ardèche se dessine légèrement tandis que le ciel s’obscurcit au dessus des toits de tuile.

Doucement, le soleil descend vers l’horizon. Le ciel prend des teintes orangées juste avant que l’astre ne se cache derrière les montagnes. Un dernier coup d’oeil à la Vierge du Voeu et il est temps de redescendre.

Sur le chemin du retour, je croise seulement un chat… qui me toise du haut de son muret !

Dans le bois de la Gontarde

Par dessus les toits du village…

Doucement, le soleil se couche…

Coucher de soleil au pied de la Vierge du Voeu

Chabeuil – Drôme – novembre 2020

[petits moments] installer le sapin de Noël

Comme chaque premier week-end de décembre, j’ai installé le sapin et les décorations de Noël dans la maison. Après l’achat de l’arbre hier après-midi (où le challenge est d’en choisir un qui a le meilleur rapport hauteur/volume dans une gamme de taille donnée…), il a fallu le laisser sécher un peu dans le garage car il était encore trempé des très fortes pluies de vendredi. Ce matin, j’ai (enfin !) pu le mettre à sa place dans le salon (et le sécuriser de façon à ce qu’il ne bascule pas même si Vador se prenait d’idée de grimper dedans… ce qu’il n’a encore jamais fait !) afin de le laisser se déployer. Puis, en début d’après-midi, j’ai sorti le carton des décorations de Noël, choisi celles que j’utiliserai cette année et ajouté les petites nouvelles achetées cet automne. Il ne me restait plus qu’à répartir tout cela sur les branches de l’arbre….

[projet 52-2020] semaine 49 – boîte aux lettres

Il faut être honnête : en mettant un thème boîte aux lettres en décembre, j’avais pensé aux lettres au Père Noël et aux jolies boîtes colorées qui fleurissent un peu partout en cette saison.

Mais, entre les restrictions de déplacement, les illuminations de Noël qui n’ont pas encore été lancées partout autour de chez moi, et la météo qui n’est pas toujours très coopérative en ce moment, je n’ai pas encore eu l’occasion d’aller voir les décorations mises en place dans les villes et villages des environs cette année. Je compte bien me rattraper d’ici la fin du mois de décembre mais cela ne me servira pas pour le thème de cette semaine.

J’ai donc décidé d’aller voir dans mes archives en pensant à une photo bien précise prise un été lors d’une petite randonnée autour de chez mes parents : une des boîtes aux lettres du village était littéralement engoncée dans un gros massif d’hortensias fleuris. Mais en allant chercher cette photo, je suis retombée sur une autre photo de boîte aux lettres en Bretagne, prise le même été à la gare de Rennes.

Ar Fulikin sème des radis un peu partout dans la ville de Rennes depuis plusieurs années maintenant. En 2013, il avait ainsi emballé plusieurs boîtes aux lettres dans divers lieux de la ville. Et lorsqu’en arrivant au milieu de la nuit à la gare, j’ai croisé celle-ci, j’ai (forcément) souri !

Gare de Rennes – Ille-et-Vilaine – juillet 2013

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Pour voir à quoi ressemblent les boîtes aux lettres des autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires…

[Drôme] le château de Grignan

Le château vu depuis la cour d’honneur

Le château de Grignan est fortement associé à la Marquise de Sévigné. En effet, c’est à Grignan que vivait sa fille, destinataire des fameuses lettre, et c’est à Grignan que Madame de Sévigné a terminé sa vie et est enterrée.

L’emplacement du château est occupé par un oppidum romain avant de devenir un petit château fort à partir du Xe siècle. Au XIIe siècle, un bourg castral s’installe au pied du château, puis dans le courant du XIIIe siècle, les Adhémar de Monteil s’emparent progressivement de la seigneurie de Grignan. Le château et la ville prennent alors de l’ampleur. A la Renaissance, les crénelages sont arasés, la superficie de la grande salle est doublée, les façades sont remaniées. Au XVIe siècle, c’est la construction de la collégiale, au pied du château et l’aménagement de la grande terrasse du château qui sert de toit à l’église. Les Adhémar de Monteil sont alors une famille très puissante de la région.

Au XVIIe siècle, François Adhémar de Monteil épouse Françoise de Sévigné, fille de la marquise et qualifiée alors de « plus belle fille de France ». Suite à la nomination de François Adhémar au poste de lieutenant-général de Provence, le couple s’installe à Grignan. Le comte procède alors à de multiples aménagements et extensions du château, y dépensant une fortune colossale. Après son décès, la famille est ruinée et doit vendre l’ensemble de ses biens.

Suite à la Révolution, le château est démantelé et les matériaux ainsi que le mobilier sont vendus et dispersés. La grande façade est partiellement détruite à cette période. Le château reste en ruines jusqu’à début du XXe siècle où il est racheté par Marie Fontaine qui le fait reconstruire à l’identique (ou tout du moins, le plus exactement possible en tenant compte des croquis et dessins d’époque qui avaient alors été retrouvés). En 1979, le château est vendu au département de la Drôme qui y fait transférer des collections de mobilier.

Lors de notre passage, le circuit de visite avait été adapté pour répondre aux contraintes sanitaires. Ainsi la circulation se fait à sens unique et certaines pièces ne sont donc pas visitables (comme par exemple, celles habitées par Marie Fontaine). Cela n’empêche pas d’avoir un aperçu très complet du château : cour d’honneur, façade François Ier, escalier d’honneur, appartements à la française, grand salon, entrée d’origine (donnant sur la cour du puits) avec son escalier à la voûte en ogives, galerie… Chaque pièce nous emmène en voyage dans l’histoire et le temps.

La visite se termine par un tour dans les jardins et sur la terrasse afin d’admirer le panorama (par beau temps, le Mont Ventoux se détache à l’horizon, ce qui n’était pas le cas le jour de notre passage) ainsi que la vue sur la campagne environnante avec ses champs de lavandes et le village blotti au pied du château.

L’escalier d’honneur
Vue sur la campagne depuis le petit salon
La chambre des appartements à la française
Pousser les portes…
Vue sur la cour du puits et la terrasse depuis la galerie
La galerie et ses boiseries
Vue sur le village depuis la terrasse

Château de Grignan – Drôme – octobre 2020

(*) Les conditions de visite du château de Grignan sont disponibles sur le site internet des châteaux de la Drôme.

[petits moments] en allant faire les courses

Ces derniers temps, l’essentiel de mes sorties était pour aller faire les courses, récupérer une commande passée par téléphone ou aller déposer des choses aux bacs de tri pour le recyclage !

Mais chaque fois, j’ai essayé d’en profiter pour regarder autour de moi ces endroits où je vais habituellement machinalement… Qu’il s’agisse de vraiment voir les feuilles mortes sur le sol, ou encore d’observer le soleil jouer avec celles encore présentes sur les arbres…

Et bien sûr, je ne pouvais pas manquer d’admirer le kiosque Peynet en allant chercher le gâteau commandé à la pâtisserie

kiosque Peynet – Champ de Mars – Valence – Drôme

Depuis hier, le périmètre et la durée des sorties pour se promener sont élargis, et je dois dire que c’est drôlement agréable de pouvoir de nouveau aller en montagne !

[projet 52-2020] semaine 48 – partager

Partager… le thème de la semaine n’est pas arrivé par hasard quand j’ai établi la liste. En effet, fin novembre, on commence doucement à préparer les fêtes de fin d’année. D’ailleurs le premier dimanche de l’Avent est demain cette année. Et si les fêtes s’annoncent différentes de ce que nous avons pu connaître d’autres années, il ne tient qu’à nous d’en faire de jolies fêtes. Différent n’est pas nécessairement synonyme de moins bien, et regarder ce que l’on a plutôt que ce que l’on n’a pas est aussi une façon de revenir à l’essentiel dans la simplicité du cocon familial et de faire en sorte d’en tirer le meilleur.

Quoi qu’il en soit, la photo que j’ai choisie n’a aucun rapport avec Noël ! Et oui, fin novembre, c’est aussi l’anniversaire Mr 2e… Et hors de question de passer à côté et de ne pas partager un bon gâteau pour fêter cela !

(*) Pour les curieux, ce gâteau s’appelle Tango et comporte une mousse framboise, un crémeux fruits de la passion, un biscuit léger au chocolat et un croustillant au cacao. C’est une des nouveautés de cet hiver de la Maison Guillet et c’est un délice !

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Pour voir ce que les autres participants ont à partager, il suffit de suivre les liens dans les commentaires..

[Drôme] dans les rues de Grignan

Profitant d’une journée de congé en octobre, nous sommes allés faire un tour en Drôme Provençale. Si le but principal de la sortie était le château de Grignan (dont je vous reparlerai), nous en avons aussi profité pour une balade dans les rues du village.

La météo n’était pas forcément idéale et c’est entre deux averses que nous avons pu flâner un peu dans le village, classé parmi les Plus Beaux Villages de France (comme Mirmande par exemple aussi). En partant du château, nous sommes descendus vers la collégiale, dont le toit est la terrasse du château et offre un joli point de vue sur les environs. Cela permet aussi de surplomber le parvis de l’église au joli pavage noir et blanc, et l’escalier qui permet d’y accéder depuis la rue du village en contrebas.

Nous n’avons pas non plus manqué de passer par le lavoir monumental. De forme ronde, il a été construit au bout de la promenade du Mail. Il reste une des curiosités du village.

Par ailleurs, de nombreux rosiers sont installés un peu partout dans Grignan qui a le statut de village botanique de la Drôme. Courant octobre, les fleurs étaient rares mais au printemps, cela doit être splendide. Il faudra que j’y retourne à cette saison !

Le lavoir depuis la promenade du Mail
Sous la colonnade du lavoir
Vue sur les toits et les environs de Grignan depuis le toit de la collégiale / terrasse du château
La collégiale Saint Sauveur et son parvis
L’accès au parvis de la collégiale se fait par un escalier monumental depuis la rue en contrebas et par quelques marches depuis la rue venant du château
Le portail d’accès à l’escalier de la collégiale depuis la rue

Grignan – Drôme – octobre 2020

[en cuisine] la tarte fine aux pommes

Jusqu’à présent, lorsque je faisais une tarte, j’optais soit pour la version tarte rustique en utilisant une pâte sablée, soit j’utilisais un moule à tarte avec une pâte feuilletée (ou sablée d’ailleurs parfois également).

Je m’étais déjà plusieurs dit qu’il faudrait que je tente de faire une tarte fine, dans le style de celles que j’aimais acheter enfant à la boulangerie, découpée en parts rectangulaires. Mais je craignais que ce ne soit un peu technique…

En suivant Christophe Michalak sur les réseaux sociaux, j’ai plusieurs fois lorgné sur ses recettes de tartes fines et à force de regarder ses photos et vidéos pleines de petites astuces, j’ai décidé de me lancer !

Au final, c’était très simple à réaliser et délicieux à déguster !

Si vous aussi vous souhaitez essayer, voici les quelques petites astuces qui m’ont été utiles :
– je suis partie d’un disque de pâte feuilletée achetée dans le commerce (il est bien sûr possible de faire soi-même sa pâte feuilletée, mais ça demande plus de temps et de s’y prendre plus à l’avance…)
– j’ai saupoudré le dessous de la pâte feuilletée avec de la cassonade (cela rend l’ensemble encore plus croustillant puisque le sucre caramélise)
– j’ai fait une toute petite bordure en pinçant le bord de la pâte feuilletée
– j’ai étalé un tout petit peu de compote de pommes sur la pâte feuilletée
– j’ai ensuite disposé les pommes coupées en fines lamelles
– j’ai saupoudré l’ensemble d’un peu de cassonade
– j’ai fait cuire la tarte en utilisant une plaque à pâtisserie à petits trous