[coin lecture] Par le feu

Par le feu – Will HILL

Ce roman est à la fois un coup de coeur d’un de mes libraires (celui qui est le plus spécialisé en littérature jeunesse) et de Mademoiselle Troisième. Cela faisait au moins un an qu’il trainait dans ma pile à lire, mais une fois plongée dedans, je n’ai pas mis très longtemps à le finir !

Moonbeam a grandi dans la Légion du Seigneur, une secte messianique installée dans le désert texan et contrôlée par le Père John. L’histoire commence par la fin apocalyptique de la Base, incendiée au cours d’une intervention des forces de l’ordre. Rescapée, Moonbeam se retrouve, avec d’autres enfants issus de la Légion, dans un hôpital psychiatrique pédiatrique. Suivie par le Dr Hernandez, interrogée par l’agent Carlyle, elle recompose progressivement le puzzle de sa vie, dévoile les éléments de la vie à l’intérieur de la Base, retrace comment l’inévitable est arrivé.

Le sujet, assez librement inspiré de l’histoire de la secte des davidiens et du siège de Waco, est tout sauf léger. Cependant, tout en dénonçant très clairement les dérives de la secte, l’auteur s’applique aussi à faire comprendre comment les membres ont pu être aveuglés par un personnage charismatique élevé au rang de quasi divinité, comment ils ont pu se retrouver endoctrinés mais aussi pris au piège pour peu qu’ils aient commencé à apercevoir la vérité, comment ils ont pu abdiquer toute volonté individuelle au profit d’un dessein qui leur était présenté comme plus grand.

Le choix narratif de suivre Moonbeam, adolescente résiliente, dans son parcours psychiatrique permet d’aborder ces différents points de façon non linéaire, de se détacher de la chronologie réelle des évènements pour les remettre dans la perspective de la reconstruction de ceux-ci par l’adolescente, par sa prise de conscience progressive au fur et à mesure que son esprit intègre l’anormalité des pratiques qui régissaient la vie à la Base.

Ce roman (abordable dès la quatrième pour un bon lecteur) permet d’appréhender les techniques d’endoctrinement au nom d’un idéal, un thème qui résonne très fortement dans l’actualité récente.

[Drôme] se croire en Terre du Milieu

Quand je vais marcher au dessus de la Baume Cornillane en automne, j’ai vite fait de me sentir transportée dans un autre monde, et je ne serais guère surprise d’y croiser quelque créature légendaire. Je m’attends presque à voir surgir hobbits, elfes ou nains lancés dans une quête aux confins de cette Terre du Milieu.

Il faut dire qu’entre les chemins tracés à travers les bois, les ruines du château des Cornillans et les roches de la Pangée, le site a quelque chose de magique. Situé sur les contreforts du Vercors, il domine la plaine de Valence d’un côté et se fait surplomber par les crêtes de la Raye de l’autre. Au loin, la montagne ardéchoise dessine sa silhouette. Tandis qu’à nos pieds, les ruisseaux ont creusé quelques cluses dans la roche dure.

J’aime aller marcher sur la crête au pied des roches verticales. Le chemin est souvent battu par le vent. Les points de vue sont superbes de chaque côté, entre paysages agricoles et forestiers.

Je ne manque pas non plus de pousser jusqu’aux ruines du château qui dominent le village. Quelques pans de murs, un reste de donjon…. et l’imagination fait le reste ! Que d’histoires à inventer à partir de ces lieux !

Proche de chez moi, c’est un secteur où je vais régulièrement randonner et dont je ne me lasse pas. C’est également un bel endroit pour venir admirer le coucher du soleil au dessus de l’horizon ardéchois….

Paysages agricoles
Sous le vent…
Contreforts du Vercors
Sur la crête, se faufiler entre les arbres…
Couleurs d’automne sur la Raye
Entre roches dures et tendres…
Les roches verticales « de la Pangée »
Au pied de la Raye
En arrivant au château…
Le donjon des Cornillans

La Baume Cornillane – Drôme – octobre 2020

(*) Partant des roches de la Pangée, j’ai suivi la crête jusqu’à retrouver le route départementale à peu de distance du Pas du Pont. J’ai ensuite rebroussé chemin pour revenir vers le château. Je suis descendue en direction du Pont d’Ourches avant de retourner en longeant la route là où j’avais laissé ma voiture. La sortie devait faire entre 3 et 4 km.

(**) Si vous ne connaissez pas les lieux, il existe un sentier de découverte qui permet de faire le tour du site de la Pangée et du château. Balisé par de petits panneaux directionnels et agrémenté de panneaux explicatifs, il permet de voir l’ensemble des éléments remarquables.

Sur le sentier de découverte du site de la Baume Cornillane

[projet 52-2020] semaine 46 – usé

Le temps apporte aux objets qui nous entourent une usure, une patine qui leur confère un nouveau charme. Si je n’ai pas songé à une autre interprétation, j’ai assez longuement hésité sur le choix de l’objet en question !

J’ai d’ailleurs fait un petit inventaire dans la maison afin d’avoir un choix plus large : rambarde d’escalier à la peinture décapée par le passage des mains (et des bagues !), bord de fenêtre à la peinture écaillée par le soleil, casserole au fond marqué, chaussures aux talons éculés, livres aux pages abîmées d’avoir été trop parcourues, ….

Parmi ces objets, plusieurs ont fait l’objet d’une photo, mais c’est finalement un torchon dont les fils de trame commencent à saillir que j’ai choisi pour illustrer ce thème.

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Pour voir les traces de l’usure chez les autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires….

[Drôme] couleurs d’automne au Col de la Bataille

Profitant d’une journée de vacances, nous sommes allés marcher dans le Vercors, du côté du Col de la Bataille. Aux confins de deux vallées, celle d’Omblèze et celle de Bouvante, le col donne l’impression d’être sur un pont de pierre permettant de passer d’une montagne à l’autre. La vue y est magnifique quelle que soit la direction dans laquelle le regard se porte.

Ayant pour une fois trouvé à laisser la voiture après le tunnel en arrivant du Grand Echaillon, et après avoir observé les prémices de l’hiver sur les crêtes de Font d’Urle, nous sommes partis au pied du roc de Toulau en direction de la Croix d’Ambel.

A nos pieds, la hêtraie se déployait en des couleurs chatoyantes. De l’autre côté de la vallée d’Omblèze, les rochers de la Sausse dominaient le paysage automnal.

Nous avons profité des couleurs d’automne tout en marchant, et discutant mais sans trop nous éloigner (Mr 2e avait une entorse à un gros orteil qui l’empêchait de trop forcer…). Peu importe la distance, nous en prenons plein les yeux et apprécions le calme. En effet, arrivés tôt en début d’après-midi, nous n’avons croisé personne avant de revenir au parking.

Prémices d’hiver…
Vue sur la Combe de Bouvante
Au coeur de la hêtraie
Vue sur les rochers de Sausse
Dominer la vallée d’Omblèze
Marcher au coeur de l’automne
Couleurs chatoyantes de l’automne
Dernières baies
Au col de la Bataille, dominé par le Roc de Toulau

Col de la Bataille – Vercors – Drôme – octobre 2020

(*) L’accès à la croix d’Ambel (où nous ne sommes pas allés cette fois) se fait en longeant le pied du Roc de Toulau, par un chemin assez large et facile sur lequel passe le GR. C’est ce chemin que nous avons emprunté. Il permet d’avoir de jolies vues sur la montagne de la Sausse en face et sur la vallée d’Omblèze en contrebas.

[petits moments] début de (re)confinement

Confinement ou pas, j’ai sorti mes photophores d’Halloween, quelques bonbons et un film avec des sorcières samedi soir !

This is Halloween !

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Comme je ne savais pas si mon fleuriste proposerait un système de click&collect (mais a priori ce sera bien le cas), je me suis offert quelques fleurs en sortant faire mes courses.

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Bouquet aux couleurs d’automne

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Mais j’ai aussi passé 3 commandes à ma librairie (3 parce que bien sûr, les enfants m’ont fait part de leurs besoins au compte-goutte) et j’ai recommencé à pâtisser en semaine (gâteau au yaourt et bread pudding se sont donc invités au petit déjeuner)….

[projet 52-2020] semaine 45 – pluie

La pluie, thème pour cette semaine du projet 52, offre de multiples possibilités photographiques : reflets dans les flaques, gouttes d’eau en guise de mini-miroir, miroitement de l’eau sur les feuilles, traits de la pluie battante, éclairs de l’orage, ou même nuages menaçants annonciateurs de la pluie….

Cette fois, c’est tout simplement les gouttes d’eau sur le carreau de la fenêtre qui ont attiré mon oeil lors d’une récente averse…. et c’était alors une évidence que ce serait ma photo pour ce thème !

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Pour voir les effets de la pluie chez les autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires…

[coin lecture] Fausse piste

Fausse piste – James CRUMLEY

Milo Milodragovitch est le dernier rejeton d’une famille qui a participé à la construction de la petite ville de Meriwether dans le Montana. Il est aussi vétéran de la guerre de Corée, ex-adjoint du shérif de son comté, détective privé sur le retour et ivrogne invétéré. Cette dernière caractéristique lui permet entre autres d’oublier ses déboires professionnels, ses mariages ratés et de tromper l’attente de l’héritage de son père qu’il ne touchera qu’à son cinquante-troisième anniversaire, soit encore une douzaine d’années de patience à avoir.

Dans ce début des années 1970, sa principale activité qui consistait à trouver des preuves d’adultère pour permettre à ses clients de divorcer ne lui permet plus de gagner sa vie depuis que l’état a décidé de permettre le divorce par consentement mutuel. Quand Helen Duffy pousse la porte de son bureau afin de l’engager pour retrouver son petit frère disparu, Milo tombe sous le charme de la jeune femme et prend l’affaire. Débute alors pour lui une sérieuse désescalade, et la résolution de l’affaire sera surtout une source de problèmes et désillusions.

J’ai eu un peu de mal à entrer dans le roman. Je pense que cela tient à la construction un peu datée de la narration. Mais une fois lancée dans le livre, j’ai eu du mal à le lâcher ! James Crumley rend poétique la déchéance, l’ivrognerie, la décadence. Il dépeint un monde en pleine bascule, coincé entre l’après-guerre et les hippies. Il nous entraine dans les bas fonds de Meriwether, avec ses flics corrompus, ses dealers, ses piliers de bar sans apitoiement, dressant des portraits à la fois tendres et sans complaisance. Il évoque avec lucidité les fêlures de chacun. Il raconte les bons et les mauvais, mais surtout ceux qui sont un peu des deux.

Dans l’enquête de Milo, les pièces se mettent peu à peu en place et même si tous les rebonds ne sont pas des surprises, James Crumley envoie son héros sur assez de fausses pistes pour que je n’aie pas vu venir le dénouement !

[Drôme] début d’automne au Parc des Trinitaires

Lors d’un récent passage dans le quartier de la Comète, je m’étais dit qu’il faudrait que je retourne au Parc des Trinitaires. Courant octobre, après un saut aux locaux rock, j’ai profité d’un beau dimanche matin pour y aller.

Situé dans Valence, le Parc des Trinitaires s’étend sur 4 hectares aux portes de la ville. Autrefois propriété de l’ordre des Trinitaires, il a été racheté par la ville à l’aube des années 1980. Laissé sans entretien pendant plusieurs décennies, la nature a repris ses droits dans le parc et une petite forêt urbaine couvre maintenant une partie de l’emprise.

Bordé par le ruisseau de l’Epervière, qui prolonge le canal du même nom traversant le Parc Jouvet voisin, il est également traversé de multiples petits canaux ayant servi à l’irrigation lorsque les lieux étaient occupés par la congrégation religieuse. Les soeurs y faisaient en effet du maraîchage et vendaient leurs légumes.

Aujourd’hui, le parc est un lieu de promenade bucolique et agréable, un havre de paix à quelques pas du centre ville (et de l’autoroute…). Joggers, familles et promeneurs de chiens s’y croisent le dimanche matin.

Avec l’arrivée de l’automne, les arbres commencent à se parer de leurs couleurs mordorées…. Au sol, des cyclamens discrets jouent à cache cache entre ombre et lumières sous le couvert de branches basses.

Le temps s’écoule paisiblement. Soumis à une pression immobilière constante, il apparait que ce lieu doit continuer à être préservé et défendu pour le plaisir de tous, pour que même en ville il soit possible de trouver un bout de nature préservée.

Canal d’irrigation au coeur du parc
Les eaux claires du ruisseau de l’Epervière
Couleurs d’automne
Cache-cache sous les feuilles du lierre
Délicats cyclamens
Entre ombre et lumière
Le charme des petits canaux….

Parc des Trinitaires – Valence – Drôme – octobre 2020

(*) Plusieurs accès sont possibles pour le Parc des Trinitaires : depuis le quartier de la Comète via la 2e impasse de la Comète, depuis le parking de l’avenue Maurice Faure situé en surplomb du parc, depuis les locaux rock, depuis le quartier de Valensolles par l’allée de l’Epervière…
Le tour complet du parc fait environ 1.5 km

[petits moments] en rentrant du bureau

J’avais envisagé la possibilité d’une deuxième saison du Journal de Confinement, ce journal de bord que j’avais tenu durant 10 semaines au printemps.

Puis au moment de l’écrire (ou plutôt pendant que je l’écrivais), je me suis rendue compte que je n’avais pas grand chose à y raconter. Ou du moins, que je n’avais pas grand chose d’original à y raconter.

En effet, globalement, je vais retourner dans la routine qui avait rythmé le premier confinement : télétravail (normalement..), courses (il va bien falloir, même si ce ne sera certainement pas ma partie préférée), enfants en classe ou en cours à distance selon les niveaux, gâteaux maison, soirées bouquins et vidéos…. et quelques courtes sorties à moins d’1 km de la maison pour s’aérer en cas de besoin. Bref, rien qui ne soit pas aussi le quotidien de beaucoup, rien qui n’amènera des billets bien intéressants…

Alors au moins par ici, je vais essayer d’aborder autrement ce nouveau confinement, même si je ne sais pas encore vraiment comment… peut-être des « petits moments de confinement », tout simplement ?

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Jeudi dernier, pour le dernier jour avant le confinement, alors que je rentrais de Lyon, le ciel m’a réservé de jolies surprises à la descente du train et sur le trajet de retour…

Dernier retour de Lyon avant ????

Flamboyant coucher de soleil sur la plaine valentinoise

Fin de journée dans la plaine de Valence