[projet 52-2020] semaine 28 – souvenir d’enfance

Pour le thème Souvenir d’enfance du projet 52, j’ai commencé par ne pas avoir d’idées…

Puis, j’ai repensé à mon doudou mais j’avoue avoir eu un peu la flemme d’aller le rechercher. J’ai eu quelques autres idées qui nécessitaient des objets qui sont restés chez mes parents ou des lieux trop éloignés de chez moi…

Ensuite, je me suis dit que je pourrais vous reparler des pommes au four. Mais vous avez déjà pu voir plusieurs des photos que j’avais faites la dernière fois que j’en ai préparé.

Enfin, j’ai repensé à cette sucette de guimauve au chocolat que j’avais acheté en passant chercher du pain à la boulangerie et que j’avais photographiée… sans jamais rien faire des photos prises ce jour-là.

Finalement, une sucette achetée en passant à la boulangerie, ça ressemble bien à un souvenir d’enfance, non ?

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Pour découvrir les souvenirs d’enfance des autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.

[Auvergne] les couturiers de la danse au Centre National du Costume de Scène

Si j’avais choisi de faire un arrêt à Moulins, c’est pour pouvoir aller voir le Centre National du Costume de Scène. Cela faisait en effet un moment que j’avais envie de découvrir ce musée mais sans avoir eu l’occasion de passer à proximité. J’ai donc décidé de provoquer l’occasion !

Situé dans une ancienne caserne majestueuse, le musée héberge une collection permanente dédiée à Rudolf Noureev et accueille une exposition temporaire dédiée aux couturiers de la danse lors de mon passage. Le centre est également un conservatoire des costumes de scène des grands opéras et théâtres nationaux.

La collection Noureev permet de découvrir comment le danseur a fait évoluer le vestiaire masculin de danse classique pour mettre en valeur le travail des jambes en particulier. Elle permet également d’approcher le goût qu’il avait pour les riches tissus exotiques, et sa passion pour le costume ancien.

L’exposition Les couturiers de la danse s’intéresse à la façon dont les grands couturiers du XXe siècle ont travaillé en symbiose avec les chorégraphes pour de grandes créations scéniques. Au fil des salles, les noms prestigieux se succèdent : Chanel, Versace, Dior, Balmain, Christian Lacroix, Jean-Paul Gaultier, Hedi Slimane, Yves Saint-Laurent, Karl Lagerfeld, Viktor & Rolf…. Tous ont crée des costumes pour des ballets chorégraphiés et dansés par les compagnies les plus connues (on retrouve ainsi les noms de Béjart, Forsythe, Millepied, Sylvie Guillem, Roland Petit…. ).

Dans chaque costume, on retrouve le style du couturier qui l’a dessiné et on devine les multiples contraintes dont il a fallu tenir compte. Un costume de ballet doit avant tout laisser le danseur libre de ses mouvements, ne pas l’entraver dans ses gestes mais permettre de mettre ceux ci en valeur.

Même si, coronavirus oblige, un certain nombre d’outils de médiation ne sont dorénavant plus accessibles et que la visite ne peut s’effectuer qu’en sens unique, elle reste néanmoins très intéressante et m’a donné envie de retourner voir un ballet !

Hervé L. Leroux pour « Rythme de Valse » chorégraphié par Roland Petit à l’Opéra de Paris
Olivier Rousteing – Maison Balmain pour « Renaissance » chorégraphié par Sébastien Bertaud à l’Opéra de Paris
Olivier Rousteing – Maison Balmain pour « Renaissance » chorégraphié par Sébastien Bertaud à l’Opéra de Paris
Jean-Paul Gaultier et ses iconiques marinières / Yves Saint-Laurent pour sa part reprend les motifs de sa collection Mondrian dans ses costumes pour « Notre Dame de Paris »
Karl Lagerfeld pour une chorégraphie de George Balanchine à l’Opéra de Paris en 2016
Christian Lacroix pour « Les Anges ternis » en 1987
Gianni Versace pour différentes chorégraphies de Maurice Béjart

Centre National du Costume de Scène – Moulins – Allier – juin 2020

(*) L’exposition Les Couturiers de la Danse est prolongée jusqu’au 1er novembre 2020. L’ensemble des informations pratiques est à retrouver sur le site internet du CNCS.

[Auvergne] une étape à Moulins

Je suis rentrée en voiture de mon dernier passage en Bretagne. La route est trop longue pour être faite d’une seule traite et dans ce cas, je m’arrête en Auvergne. Cette fois, c’est à Moulins que j’ai décidé de faire étape.

Après 5 heures de route, je n’avais qu’une seule envie : me dégourdir les jambes ! J’ai donc posé ma valise à l’hôtel, jeté un oeil par la fenêtre à l’église du Sacré Coeur… et je suis partie à pied me balader dans les rues moulinoises.

Assez logiquement, j’ai commencé par l’église du Sacré Coeur puisqu’elle était toute proche. De là, je suis partie sur la place d’Allier, coeur de la ville avec ses cafés, ses restaurants et ses boutiques. J’ai jeté un oeil au Grand Café, classé monument historique, mais il y avait foule et je n’y suis pas entrée. J’ai remarqué aussi la façade des anciennes Nouvelles Galeries et quelques autres enseignes en mosaïque 1900.

Puis, j’ai déambulé dans le quartier historique. J’ai aimé me perdre dans les ruelles, entre les maisons à pans de bois. J’ai regardé la Tour Jacquemart (et je l’ai mentalement comparée avec celle de Romans). J’ai traversé l’Hôtel de Ville et sa cour où coule une fontaine. Et doucement, je me suis approchée de la cathédrale, faisant des tours et des détours dans les petites rues charmantes.

Je n’ai pas pu voir le fameux tryptique car il n’est accessible qu’à certains horaires, mais j’ai admiré les vitraux et l’architecture de la cathédrale. Celle-ci, ancienne église collégiale du XVIe siècle, fut agrandi au XIXe siècle lorsque Moulins fut érigée en évêché, ce qui lui donne un style assez particulier.

De la cathédrale, je suis redescendue vers la place d’Allier, puis vers la rivière. Le pont Régemortes est l’unique pont routier et piéton de la ville à ce jour. Construit au XVIIIe siècle, il a depuis résisté à de multiples et violentes crues de l’Allier. Il est en effet placé sur un radier, et offre un large passage aux eaux, ce qui lui assure une forte stabilité dans un terrain fortement sabloneux. En aval du pont, sur les îles qui se forment dans le lit de la rivière au fil des saisons, se trouve une importante zone de nidification. M’arrêtant quelques instants au pied du pont, j’ai pu apercevoir des hérons cendrés, des aigrettes garzettes, des gravelots…. de quoi terminer joliment une balade fort agréable en ville !

Façade 1900 des Nouvelles Galeries
Fronton 1900 au dessus de l’entrée d’une boutique
Tour Jacquemart
Cour de l’hôtel de ville
Se perdre dans le dédale des ruelles….
Au fil des matériaux et des époques…
Pont Régemortes, côté amont
Pont Régemortes, côté aval
Vue sur les flèches de la cathédrale et le château des ducs de Bourbon depuis la chambre d’hôtel
Lever de soleil sur les flèches de la cathédrale et le château des ducs de Bourbon

Moulins – Allier – juin 2020

[petits moments] entre le 27 juin et le 3 juillet 2020

SAMEDI 27 JUIN. J’ai eu besoin d’aller en ville (une semaine que la pile de ma montre était arrêtée, cela devenait pénible de ne pas avoir l’heure au poignet !). J’en ai profité pour acheter deux bricoles en plus… et comme il faisait chaud, je suis allée prendre un bubble-tea chez Tamper & Yummy !

Bubble tea sapin/perles à la cerise

(*) Tamper & Yummy, rue Dauphine, 26000 Valence (entre le théâtre et la mairie)

En fin de journée, alors que les températures baissaient tout doucement, j’ai pu profiter du point de vue sur la Raye depuis Montvendre….

Point de vue sur la Raye depuis Montvendre – Drôme

DIMANCHE 28 JUIN. Il continue à faire très chaud : c’est donc le temps idéal pour déguster une excellente glace. Pour cela, direction la Fabrique Givrée à Tournon….

Sorbets Fraise Mara des Bois et Basilic-Menthe fraîche

(*) La Fabrique Givrée, 55 Impasse Burgunder, ZAE Champagne, 07300 Tournon-sur-Rhône (terrasse éphémère sur le parking de l’unité de production)

MERCREDI 1er JUILLET. Le challenge de la fin de journée était de réussir à passer entre les gouttes pour aller prendre le train. Mission réussie : j’étais sur le quai (à l’abri du auvent) quelques minutes à peine avant les premières gouttes d’un orage plutôt violent !

VENDREDI 3 JUILLET. J’ai choisi des tournesols pour mettre un peu de couleur dans la maison.

[projet 52-2020] semaine 27 – apaisant

Le thème de la semaine du projet 52 est apaisant…

Parmi les odeurs que je trouve apaisantes, il y a celle de la fleur d’oranger et celle de la lavande. Or actuellement, les lavandes sont en pleines fleurs un peu partout. Je tenais donc mon sujet….

Restait à choisir une photo, parmi celles de cette année et en évitant celles déjà publiées…. Finalement, c’est une photo parisienne que je vous propose, prise au Jardin Atlantique alors que j’attendais mon TGV à Paris pour Rennes.

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Pour faire un tour apaisant dans les commentaires, il suffit de suivre les liens dans les commentaires….

[Paris] attendre le train au jardin Atlantique

A deux pas de la Tour Montparnasse

Mon dernier voyage en Bretagne a été un peu épique…. Je devais avoir une correspondance courte à Marne-la-Vallée mais une panne au nord de Lyon m’a fait la rater, et après avoir refusé le trajet de report proposé par la SNCF (deux heures d’attente à Marne puis deux heures d’attente à Massy….. des gares où il n’y a rien ni sur place ni à proximité), j’ai réussi à obtenir un trajet de substitution par Paris Montparnasse (et outre qu’il y a plus de choses à faire autour de Montparnasse, cela me faisait aussi arriver 1h15 plus vite à Rennes !). Après avoir rejoint la gare de Montparnasse, il me restait toutefois presque deux heures encore avant le départ du premier TGV qui n’était pas complet.

Alors, j’ai acheté un café à emporter et je suis allée faire un tour au jardin Atlantique. Peu connu des voyageurs, c’est un petit îlot de verdure situé pile au dessus de la gare Montparnasse. Il a été conçu en 1994 sur la dalle protégeant les quais et les voies, construite au moment de l’aménagement de la gare Montparnasse pour le TGV Atlantique. De nombreuses trémies disséminées dans le jardin permettent de ventiler les espaces de la gare et du parking adjacent.

Le jardin est entièrement entouré des immeubles de l’ensemble Maine-Montparnasse et déjà, dans le projet initial des années 1960, il avait été envisagé d’installer un espace vert à cet endroit.

Le jardin se compose d’un grand espace de pelouse central et d’allées s’enfonçant dans la verdure, au milieu d’aménagements paysagers formant autant de sous-jardins dont certains sont des aires de jeux pour enfants. Une passerelle en bois permet de longer le jardin en le surplombant légèrement.

Les végétaux rappellent les espèces de la façade atlantique : agapanthes, hortensias, fougères,… et même digitales ! Quelques bandes de lavandes font le bonheur des butineurs à cette période de l’année.

Dans un coin de la dalle, on trouve même un petit potager/jardin partagé que des habitantes du quartier étaient en train de désherber lorsque je suis passée.

Fleurs d’hibiscus au pied de l’immeuble Mouchotte
Ambiance sous-bois
La passerelle s’enfonçant dans la verdure
Digitale pourpre
hortensias
Jardin partagé au cœur des immeubles
Dans les lavandes…

Jardin Atlantique – Paris – juin 2020

(*) L’accès au jardin Atlantique peut se faire depuis la gare Montparnasse par un escalier au niveau de la voie n°1, depuis la rue du Commandant Mouchotte à l’aide d’un ascenseur situé presque en face l’accès à la gare par ce côté ou depuis la place des Cinq Martyrs du Lycée Buffon en passant sous les immeubles.

[Normandie] avec les moutons sur l’herbu du Mont Saint Michel

Il y a peu, j’ai fait un passage éclair pour des raisons familiales en Bretagne. Ceux qui me connaissent savent que « ma » Bretagne n’est qu’à quelques kilomètres de la Normandie et en particulier du Mont Saint Michel.

Entre deux averses, j’ai donc pris un peu de temps pour aller prendre l’air. Et comme souvent, ma première idée a été d’aller sur l’herbu pour voir les moutons.

J’ai choisi d’aller à un endroit où je sais qu’ils sont très souvent, et où surtout il est aussi possible de marcher sur la digue du polder. En effet, après plusieurs jours de pluie, l’herbu était gorgé d’eau… et je n’avais que des sandales de ville ! La digue drainant l’eau, elle reste rarement mouillée très longtemps. Et effectivement, il n’y avait que quelques flaques éparses quand j’y suis allée.

De là, la vue sur le Mont Saint Michel est superbe. A l’horizon, on voit également nettement le rocher de Tombelaine et plus loin, on devine la pointe du Grouin du Sud et Avranches.

J’ai fait une promenade assez courte, de l’ordre d’une heure, sur la digue (où passe le GR223 d’ailleurs). La pluie des jours précédents avait fait sortir les escargots qui s’agglutinaient au bout des branches d’asperges sauvages. Ces empilements m’ont toujours amusée : ils sont capables de s’installer à une dizaine d’individus sur une frêle branche ! Quant aux moutons, ils étaient bien au rendez-vous.

Vue sur le Mont Saint Michel depuis le polder, protégé par la digue
Après les pluies, le polder est drainé et l’eau évacué vers l’herbu
Escargots sur une branche d’asperge sauvage
Les plus jeunes agneaux ne s’éloignent guère de leurs mères

Huisnes – Baie du Mont Saint Michel – Manche – juin 2020

(*) Je suis allée au lieu-dit Le Rivage sur la commune d’Huisnes. Les moutons y sont très souvent. Pour vous y rendre, il faut emprunter la D275 en direction d’Avranches depuis le Mont Saint Michel. L’endroit est facile à repérer car il y a un parking assez grand et une aire de pique-nique en bordure de l’herbu (côté gauche de la route en direction d’Avranches). A une extrémité du parking, un grand portail permet d’accéder soit à un autre grand portail donnant sur la digue (balisage rouge et blanc du GR) soit à un portail plus petit donnant sur l’herbu. Compte-tenu de la présence des troupeaux, il est impératif de bien refermer les portails après les avoir franchis.

[petits moments] du 20 au 26 juin 2020

SAMEDI 20 JUIN. Arrêt à Moulins sur le retour de Bretagne. C’est l’occasion de découvrir la ville et ses jolis bâtiments. Au détour d’une rue, sur une boîte aux lettres, j’ai repéré un pochoir de Christian Guémy / C215.

place d’Allier – Moulins – Allier

La météo était parfaitement adaptée pour prendre la première glace de l’année à emporter…

Citron jaune / cassis noir

Le hasard a mis sur mon chemin une boutique des Bougies de Charroux… Impossible de ne pas craquer !

Myrtille, Cèdre du Liban, Herbe coupée

Et pour finir la journée, profiter des derniers rayons du soleil en terrasse, sur la place d’Allier…

Place d’Allier – Moulins – Allier

DIMANCHE 21 JUIN. Prendre le petit déjeuner au lit, voilà qui ne m’était pas arrivé depuis des années !

Toujours à Moulins, à côté du pont Régemortes, sur la rive gauche, il y avait une exposition de vaches décorées…. avec la vue sur les flèches de l’église du Sacré Coeur et de la cathédrale, au delà de la rivière Allier.

Moulins – Allier

[projet 52-2020] semaine 26 – caché

Cette semaine, le thème du projet 52 nous invite à regarder ce qui est caché… et à le montrer : drôle de paradoxe, non ?

Je n’ai pas beaucoup réfléchi pour la photo que j’allais proposer. En effet, alors que le week-end dernier, je me promenais sur le GR223 en bordure de la baie du Mont Saint Michel, j’ai eu un peu de mal à repérer ce poteau de balisage, bien caché dans la végétation ! (J’avoue toutefois que je ne le cherchais pas vraiment car c’est une portion que je connais bien, et qui de plus ne présente pas beaucoup de risques de se tromper de chemin…. )

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Pour découvrir ce que cachent les autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires….

[coin lecture] Evasion

Evasion – Benjamin WHITMER

J’ai pris ce livre à la librairie, attirée par la couverture et la qualité de la maison d’édition Gallmeister. De plus, un bandeau annonçait que c’était selon Pierre Lemaître, « la quintessence du noir dans la plus magnifique tradition américaine ». Un coup d’œil à la quatrième de couverture qui en disait assez mais pas trop, et le livre était acheté !

En 1968, lors de la soirée du Nouvel An, une douzaine de détenus s’évadent de la prison d’Old Lonesome dans le Colorado. L’alerte est lancée et la chasse à l’homme commence.

L’intrigue se passe intégralement dans la nuit quisuit et dans la petite ville qui jouxte la prison. Les évadés se séparent. Le blizzard fait rage. Les pistes se croisent, tout comme les personnages, que l’on suit les uns après les autres. Le passé des protagonistes vient interférer avec le moment qu’ils vivent. La cavale monte en violence. Les évadés sont dépassés par les évènements, les gardiens et les journalistes aussi, dans ce huis clos en terrain ouvert.

Benjamin Whitmer m’a complètement embarquée dans cette petite communauté, dans cette traque à la fin inéluctable (ce qui n’empêche pas quelques surprises bien amenées dans la narration). L’écriture est en phase avec le récit. Même les personnages les plus excessifs restent réalistes, et beaucoup sont finalement attachants.