[petits moments] une journée de CSO au bord du lac

Dimanche dernier, avec Melle 3e, nous étions à Montélimar pour une journée de CSO. Il s’agissait d’un gros concours et la reconnaissance du parcours pour la matinée avait lieu à 7.30. Aussi, après un départ de nuit (le rendez-vous était fixé à 5.30 aux écuries…), j’ai pu profiter d’un joli lever de soleil sur le lac de la base de loisirs de Montélimar, à deux pas du centre équestre où avait lieu le concours.

Petit matin au bord du lac
En regardant vers l’Ardèche et le pont du Teil
Lever de soleil…
Couleurs du matin sur la base de loisirs

La journée s’est ensuite enchainée au rythme des parcours pour Melle 3e (qui fera deux jolis tours sur deux chevaux différents en club 3 et club 2) et ses camarades. Finalement, nous repartirons après la tombée de la nuit, bien fatiguées de cette grosse journée dehors durant laquelle nous avons beaucoup marché !

Prêtes à y aller…
Concentration..
Où l’on se rend compte que les cours de mise en selle ne sont pas inutiles… Melle 3e a « perdu » son étrier deux obstacles plus tôt !
L’attente…

Base de loisirs & centre équestre de Montélimar – Drôme – février 2022

(*) Il est possible de faire intégralement le tour du lac à pied. La promenade fait environ 2.5 km. Je l’aurais bien faite mais une fois que Melle 3e a eu terminé ses tours, la météo s’était largement couverte et la pluie menaçait. J’ai donc préféré ne pas prendre le risque de me retrouver loin de tout abri au moment où l’averse s’abattrait…

[projet 52-2022] semaine 7 – un coin de ciel bleu

Ces dernières semaines, la météo nous a gratifiés de plusieurs jours très ensoleillés, de quoi faire le plein de vitamine D au cours de promenades ou de moments de détente au parc.

Vous avez d’ailleurs pu le constater dans mes derniers billets : le ciel était souvent bleu, que ce soit à la Tour de Barcelonne, en montagne ou en campagne….

J’avoue qu’en conséquence, j’ai eu un peu de mal à choisir la photo pour illustrer le thème. Finalement, je vous emmène au Parc de l’Île Girodet, à Bourg-les-Valence où je suis allée me promener récemment. Le soleil brillait et s’il y avait bien quelques nuages épars, il y avait un joli coin de ciel bleu au dessus du bassin de joutes, le long du Rhône !

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Pour voir le ciel bleu chez les autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.

NB : ce week-end sera les seuls jours de vacances que j’ai en commun avec tous mes enfants alors nous comptons bien en profiter en famille. Je ne sais donc pas exactement quand je pourrai valider les commentaires qui se trouveraient en modération, ni quand je ferai un tour sur vos blogs…

[Drôme] monter au sommet de la Croix de Chabreille

Alors qu’au début de l’hiver, je n’avais pas eu le temps d’aller profiter de la neige en montagne avant qu’elle ne fonde, j’ai pu y aller mi-janvier après de nouvelles chutes. Je n’ai pas eu besoin d’aller très loin et je me suis arrêtée avant le Col des Limouches en montant dans le Vercors depuis la plaine de Valence.

J’avais repéré il y a quelques années une petite randonnée en direction de la croix de Chabreille, mais n’avais alors pas pu la faire en raison d’une entorse au genou encore trop récente. Cette fois, aucune blessure ne viendrait m’en empêcher !

Un peu avant le Col des Limouches (quand on y monte depuis Valence donc), on trouve sur la gauche de la route un petit parking faisant face à un grand champ. Lorsqu’il a neigé, il est impossible de louper l’endroit, surtout les jours sans école, car le champ se transforme alors en immense piste de luge pour le plaisir des petits et des grands… et le parking est vite complet (J’ai eu de la chance car une place venait de se libérer quand je suis arrivée). Le sommet portant la Croix de Chabreille est sur la droite du champ, et ses pentes servent aux glissades.

Toutefois, pour gagner la Croix, il faut faire le tour de la butte. Pour cela, j’ai commencé par traverser tout le champ de glisse en laissant la butte sur ma droite. Une fois arrivée au bout du champ (littéralement), un chemin sur la droite monte doucement vers un autre pré qu’il faut également traverser.

Au bout de ce pré, toujours sur la droite, on devine un sentier qui monte à flanc de colline. C’est par là qu’il faut passer. La pente est raide (et c’est ce qui m’avait fait rebrousser chemin la fois précédente). Mais à l’approche du sommet, on voit se profiler la croix.

Une fois en haut, le panorama est grandiose avec d’un côté la plaine de Valence (hélas un peu cachée par la pollution ce jour-là) bordée par les falaises du Vercors et de l’autre les sommets du Vercors et les flancs du plateau de Font d’Urle. La présence de la neige ajoute un peu de magie supplémentaire au tableau.

Je décide de continuer un peu à travers les buis, pour prolonger le plaisir de marcher dans la neige en admirant le paysage de tous les côtés. J’hésite à continuer sur le chemin afin de rejoindre la route en contre-bas, mais je choisis finalement de faire demi-tour afin d’éviter d’avoir à marcher au bord de la route trop longtemps.

De retour dans le grand champ, je constate que le soleil a décliné et plongé une grande partie des lieux dans l’ombre. Il fait plus frais et les familles commencent aussi à prendre le chemin du départ.

La neige est suffisamment glacée pour rendre l’utilisation des raquettes superflue
Au bord de la forêt
Il y a beaucoup de familles venues faire de la luge
En direction du petit pré
C’est parti pour l’ascension vers la Croix de Chabreille
Au sommet, profiter de la vue
Au sommet, profiter de la vue (bis)
La Croix de Chabreille (qu’on ne voit d’ailleurs pas depuis le bas de la butte !)
Marcher dans la neige…

Croix de Chabreille – Châteaudouble – Drôme – janvier 2022


Mise à jour du 09/02/2023 : mes explications n’ont pas permis à une lectrice de trouver la croix (je ne suis donc pas encore tout à fait prête à rédiger des topos de randonnées…). Aussi, j’ai tenté de lui proposer un tracé sur carte que voici. La trace à suivre est en bleu.

fond de carte IGN via geoportail (ce site est d’ailleurs parfait pour préparer une randonnée)

[Drôme] dans les ruines du château de Rochefort-Samson

J’avais repéré les ruines du château de Rochefort Samson lors de précédentes sorties dans la combe d’Oyans. Depuis, les circonstances ne m’avaient pas permis d’y aller. Ce début d’après-midi, j’étais initialement partie pour faire un tour dans les ruines du château de Pellafol à Barbières. Puis, j’ai aperçu l’éperon rocheux de Rochefort Samson et j’ai trouvé que c’était la journée idéale pour ajouter son château ruiné à ceux que j’ai déjà exploré sur les contreforts du Vercors !

J’ai laissé ma voiture sur le parking du site d’escalade et j’ai suivi les balisages indiquant la direction du château. Après une première montée le long du pré conduisant aux gorges, j’ai rejoint la route sur quelques dizaines de mètres. Puis, le chemin est parti à l’assaut de la montée vers le château. Bien raide (j’ai calculé ensuite que la pente moyenne était au-delà de 20%), très humide des neiges et des pluies des jours précédents, souvent à flanc de coteau, le sentier met à l’épreuve les genoux et le cardio ! Heureusement la montée n’est pas trop longue (environ 1 km entre mon point de départ et l’esplanade au pied de la butte sur laquelle se trouve le château). Et le paysage d’un côté sur la plaine de Valence, de l’autre sur le vallon de Saint Genis et le Vercors vaut largement l’effort !

Je continue mon ascension vers les ruines en passant à côté des deux petits dômes de l’observatoire du club d’astronomie Alpha-Centaure. Du château à proprement parler, il ne reste qu’un pan de mur percé de quelques fenêtres par lesquelles on peut apercevoir les montagnes de Musan et de l’Epenet parées d’une fine couche de neige. Il faut toutefois continuer un peu au-delà des ruines pour arriver jusqu’à une table d’orientation sur un paysage à 360°, située juste au-dessus du col de Saint Genis. Le ciel bien dégagé me permet de m’amuser un long moment à retrouver les points remarquables indiqués sur la plaque émaillée. Toutefois, le vent souffle sur le promontoire et m’incite finalement à redescendre.

Pour regagner ma voiture, je décide de faire le tour par le col de Saint Genis. Si le trajet est un (tout petit) peu plus long par là, il est aussi en pente plus douce… et il me permet de voir le château sous un autre angle.

Vue sur la plaine de Valence
Dans la montée vers le château depuis les Ducs
On aperçoit l’observatoire astronomique sur la gauche
Les montagnes de Musan et de l’Epenet sont légèrement enneigées
Vue le vallon Saint Genis (qui a la réputation d’être un excellent spot à orchidées au printemps)
Dans les ruines du château
Entre les montagnes, les gorges de la Combe d’Oyans
Sur le chemin du col Saint Genis depuis le château
Un coup d’oeil à la « Momie » du Vercors
Un dernier regard au château

Rochefort Samson – Drôme – janvier 2022

[Drôme] débuter l’année à la Tour de Barcelonne

1er janvier 2022 – réveillé assez tôt, je constate que le soleil brille malgré la fraicheur laissée par la nuit. Alors, après avoir terminé 2021 par une randonnée, je décide de commencer 2022 de la même façon. Et pour cela, direction la Tour de Barcelonne.

Je choisis d’y accéder en partant de Combovin. L’heure est encore matinale quand je pars. L’herbe et la terre sont couvertes de givre que les rayons du soleil viennent évaporer dans un phénomène de sublimation si photogénique !

Après un moment d’émerveillement, je me lance dans la montée vers la Tour. Je suis seule sur le chemin. La nature environnante est calme, apaisante. Arrivée sur la crête aux Terres Blanches, j’aperçois des bandes de nuages qui se faufilent entre les sommets des collines environnantes. Encore lointaine, j’aperçois la Tour avant de la perdre de vue, cachée par la végétation persistante.

J’approche du but de ma randonnée entourée par le seul bruit des arbres bruissant dans le vent léger. Le soleil, bien présent, a maintenant réchauffé l’atmosphère. A un détour du chemin, je me retrouve juste sous la Tour, dressée sur sa colline.

Je passé à côté de quelques pans de murs ébranlés. Puis, je traverse le pont qui permet d’accéder au pied de la Tour, dans les ruines de l’ancien château. Le paysage de la plaine de Valence se déploie à mes pieds. En me retournant, je peux contempler les piémonts du Vercors dominés par la Raye. Je reste un long moment à profiter de l’endroit que j’ai pour moi toute seule.

Mais le temps passe, et il va falloir songer à redescendre. Je fais donc demi-tour et je croise d’autres randonneurs avec lesquels j’échange sourires et bons vœux… Ces premières heures en 2022 sont plutôt sympathiques !

Sublimation du givre
En montant vers les Terres Blanches
A l’approche de la Tour de Barcelonne
Au pied de la Tour
Au delà des ruines de l’ancien château fort, les piémonts du Vercors, dominés par la Raye
Profiter d’être seule au pied de la Tour…

Tour de Barcelonne – Drôme – 1er janvier 2022

(*) L’accès à la Tour de Barcelonne depuis Combovin se fait au départ du cimetière, en passant par les Terres Blanches. Le chemin est large et facile, ne présentant aucune difficulté particulière et est donc accessible même avec des enfants.

[Drôme] entre Montéléger et Beauvallon, le long de la Véore et du Pétochin

La grande prairie du Parc de Lorient

Pour terminer l’année 2021, je suis allée faire une courte randonnée juste après ma journée de travail du 31 décembre. Je suis retournée faire une petite boucle que j’avais déjà eu l’occasion de parcourir plusieurs fois afin de profiter du beau temps de ce dernier jour de l’année….

D’ailleurs, il y avait du monde à profiter du soleil et de la douceur de la température extérieure ce jour-là dans le Parc de Lorient d’où je suis partie. Après avoir traversé les espaces de jeux et la grande prairie, je me suis dirigée vers la berge de la Véore.

J’ai suivi la rivière en direction de Beauvallon, admirant les paysages et écoutant le son de l’eau vive. Le débit était en effet gonflé par la fonte précoce des neiges sur les hauteurs avec le redoux inhabituel pour cette période de l’année.

Arrivée à Beauvallon, j’ai choisi de traverser le pont pour gagner l’autre rive de la Véore. Assez vite, on arrive à la confluence du Pétochin et de la Véore, et l’on se retrouve alors à longer le Pétochin.

La vue s’ouvre alors sur les contreforts du Vercors et le synclinal de Saoû. Avec le soleil qui déclinait, la lumière s’est faite plus douce et les ombres se sont étirées. Les silhouettes des promeneurs se hâtant de rentrer à travers champs pour préparer les réveillons se détachaient dans le paysage.

J’ai profité d’un petit pont sur le Pétochin pour retrouver le bord de la Véore que j’ai retraversée à l’entrée du Parc de Lorient. J’avais fini ma boucle et il était temps pour moi aussi de rentrer préparer le passage à l’année nouvelle !

Regarder le soleil jouer dans les herbes sauvages…
Le long du Pétochin
A travers champs…
Fin de journée sur la Véore

Montéléger/Beauvallon – Drôme – 31 décembre 2021

(*) Un grand parking est disponible au niveau du Parc de Lorient. De là, on peut choisir de soit profiter simplement du parc et ses installations, soit rejoindre les chemins bordant les deux rivières pour de jolies promenades dans la campagne.

[petits moments] janvier 2022 en vrac

Ce mois de janvier a filé à toute vitesse, entre de très longues journées de (télé)travail au rythme de gros projets aux délais hyper courts que je dois faire avancer à marche forcée et vie personnelle bien remplie également. Au milieu de tout cela, j’ai fait quelques randonnées pour m’aérer durant les week-ends et quelques découvertes gourmandes également. Parmi ce qui ne se prête pas à un long article, il y a quelques petites choses dont j’ai quand même envie de vous parler. Alors, voici quelques instantanés de janvier en vrac (ce qui finalement reprend un peu la forme de mes anciens « fourre-tout »… à voir si je continue ce format les prochains mois ou pas).

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Tout d’abord, il y a eu le joli bouquet en blanc et or qui m’a accompagnée lors de la bascule de 2021 à 2022.

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Avec Mr 2e, nous avons passé un excellent moment très instructif en visitant la Brasserie de la Pleine Lune. Je ne dirais pas que la bière n’a plus de secrets pour nous, mais j’en sais maintenant un peu plus sur la complexité des opérations menant à une bonne bière !

A l’issue de la visite, nous avons pu déguster au pied des cuves quelques-une des bières brassées sur place.

Ces bières n’étaient toutefois pas une découverte pour nous car j’ai pour habitude de me fournir dans la boutique de la brasserie. Nous nous y arrêtons également parfois à l’occasion pour y boire une bière sur place (en été, la terrasse, spacieuse, est très agréable, et des animations sont très régulièrement organisées sur place).

(*) Brasserie de la Pleine Lune, ZA La Grue, 26120 Chabeuil.
L’abus d’alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération

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En passant à Montélier pour une course, je n’ai pas pu m’empêcher de faire un petit crochet par le poétique Jardin des Rêves…

Le bien nommé Jardin des Rêves de Montélier (Drôme)

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Depuis le début de l’année, je suis également « Eclaireuse » pour Partir-Ici.fr.
Partir Ici est un guide 100% digital pour la promotion d’un tourisme de proximité et respectueux des territoires, de la nature et des gens dans la région Auvergne-Rhône-Alpes. Nous sommes ainsi toute une communauté d’éclaireurs à partager nos expériences, sorties et balades pour faire découvrir l’ensemble des facettes de notre belle région.

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[Drôme] à la découverte de la truffe

L’hiver, c’est la saison de la truffe… et il se trouve que la Drôme est le premier département producteur de truffes en France. En janvier, un week-end dédié à la truffe est organisé à Valence (cette année, il avait lieu hier et avant-hier). Mais certains évènements se tenaient déjà le week-end précédent. C’était le cas des visites à la découverte des truffières.

Curieuse d’en apprendre un peu plus sur la culture de Tuber Melanosporum, je me suis inscrite pour la visite de la Baume Saint Antoine, une truffière située à Romans. Le rendez-vous était donné en début d’après-midi à l’entrée de l’exploitation agricole de Karine et Franck Boissieux, où nous sommes accueillis par Karine.

Une baume est une grotte. On retrouve ce terme dans certains toponymes, comme La Baume Cornillane ou La Baume d’Hostun dans la même région. On trouve aussi parfois le mot balme qui a la même signification. Or, nous sommes ce jour-là dans le village des Balmes, ainsi nommé car situé sur le flanc d’un coteau percé de nombreuses cavités.

Nous commençons donc notre visite par la découverte de la grotte qui a donné son nom à l’exploitation. Une immense galerie, partiellement naturelle, partiellement agrandie à main d’homme pour la vente de blocs de molasse aux maçons romanais au cours des siècles passées, traverse ainsi la colline au pied de laquelle nous sommes. La température, constante, a également permis d’y cultiver à une époque les champignons de Paris.

Mais, nous sommes là pour parler d’un autre champignon, dont on ne peut que deviner la présence. La truffe grandit en effet sous la surface du sol. Et c’est via un petit film que nous en découvrons certains secrets. J’apprends ainsi que ce que nous consommons est en fait la partie contenant les spores du champignon, et que la plus grande partie de celui-ci est en fait un mycélium vivant en symbiose avec un arbre. Je pensais d’ailleurs que seuls les chênes pouvaient « porter » des truffes, car ce sont eux que l’on retrouve dans les champs, mais en fait d’autres essences peuvent aussi être truffières : les noisetiers, les pins noirs d’Autriche, les charmes… Et chaque essence apportera une nuance différente à la truffe qui a poussé à son pied ! De même, les truffes ne poussent pas partout : il leur faut un sol calcaire et bien drainé (le sable de la Drôme des Collines est donc parfaitement adapté), de la chaleur et de la lumière, ce qui nécessite de nombreux travaux chaque année autour des arbres (ratissage des feuilles mortes, taille des branches pour ne pas que l’arbre prenne trop d’ampleur, débroussaillage…).

Il est temps maintenant de passer à la démonstration pratique, en compagnie de la chienne Lou. Nous partons en direction de la truffière pour un exercice de cavage. Très vite, Lou gratte le sol. Karine l’arrête pour ne pas qu’elle risque d’abimer la truffe, et creuse le sol léger pour dégager la petite pépite odorante. Nous progressons dans la truffière au fur et à mesure que Lou indique une nouvelle truffe. C’est vraiment impressionnant à voir !

Le soleil commence à baisser sur l’horizon et nous remontons vers la baume pour déguster un beurre truffé maison, et boire un café pour se réchauffer. Avant de repartir, j’achète une petite truffe afin de tenter à mon tour de faire un beurre truffé.

Je jette un dernier coup d’œil sur les truffières et le Vercors dans la lumière du soleil couchant… La passion de Karine pour la truffe et sa culture a fait passer cet après-midi à toute vitesse !

Du cavage à l’assiette (ou presque !)
Fin de journée
Les truffières et le Vercors
Les truffières dans les lumières du couchant

La Baume Saint Antoine – Romans – Drôme – 15 janvier 2022

(*) L’exploitation de Franck et Karine « La Baume Saint Antoine » est située 2922 Route des Balmes à Romans. Ils organisent des activités autour de la truffe tout au long de la saison.

[petits moments] pause déjeuner à Peyrus

Quand la journée de télétravail a déjà un peu trop duré à l’approche de l’heure du déjeuner (j’ai tendance à commencer à travailler très tôt quand je le fais depuis chez moi), et que j’ai besoin d’une vraie pause, il est fréquent que je me rende à Peyrus.

En effet, ce n’est pas très loin de chez moi, le stationnement y est facile (au niveau du cimetière, il y a un très grand parking) et plusieurs chemins de randonnée partent de là pour des balades qui n’ont pas nécessairement à être très longues.

Ce jour-là, le ciel était plutôt couvert et les sentiers boueux mais la température était clémente. Alors après avoir mangé mon sandwich, j’ai marché un bon moment avec la vue sur les montagnes…. De quoi recharger les batteries et revenir en pleine forme pour un après-midi de travail !

Peyrus – Drôme – décembre 2021

[Drôme] sur la butte du Châtelard à Chateauneuf sur Isère

Sur les chemins de sable

Cela faisait un moment que j’avais repéré la balade sur la colline du Châtelard à Chateauneuf-sur-Isère sans jamais avoir pris le temps d’aller la faire. Mi-décembre, j’ai profité de devoir me rendre dans ce secteur pour enfin aller découvrir les lieux.

Située au cœur du village la butte du Châtelard est un espace naturel protégé. Un sentier en fait le tour. Suite à un incendie qui avait bien endommagé les bois ceignant la colline, il n’est plus possible d’aller partout et il convient de rester sur le chemin balisé (pour des raisons de sécurité d’une part et pour permettre à la nature de reprendre sa place dans les zones brûlées d’autre part).

Le sentier nous emmène sur les chemins de sable en direction des carrières de molasse. En effet, le Châtelard est une butte de molasse qui a été exploitée depuis l’Antiquité jusqu’à la fin du XIXe siècle pour fournir des pierres de construction pour les villes alentours. Sous l’effet de l’érosion, la molasse devient sable et les couches supérieures, pas assez « tassées », ne sont pas utilisables pour la construction. C’est pour cela que les carrières de molasse ont été creusées dans les couches inférieures de la roche. Sur le Châtelard, on repère aisément deux fronts d’extraction, de part et d’autre de la butte.

Depuis les anciennes carrières, le chemin s’enfonce dans les bois en direction du sommet de la butte. Des escaliers ont été aménagés au milieu des chênes pour permettre de grimper plus aisément la pente, assez forte.

En haut, à 80 mètres au dessus de la rivière, une Vierge du Voeu domine le village et la vallée de l’Isère. Juste au-dessus, une table d’orientation permet de découvrir les environs. De là, on peut admirer une vue panoramique sur la montagne ardéchoise, la vallée du Rhône avec le défilé de Tain-Tournon et la colline de l’Hermitage, la plaine de Valence, et l’Isère avec le barrage amont de l’usine hydroélectrique de Beaumont-Monteux.

L’endroit invite clairement à la contemplation… Mais l’heure tourne et j’ai un rendez-vous à honorer. Je prends donc le chemin de la descente, en continuant à faire le tour de la colline pour revenir à mon point de départ.

Faire le tour des carrières de molasse
Au cœur des carrières de molasse
Quelques chênes ont encore leurs parures automnales
Ça grimpe !
Vue sur la montagne ardéchoise
Le barrage sur l’Isère et l’amorce du canal de dérivation vers la centrale hydroélectrique
Front d’extraction de la molasse

Chateauneuf-sur-Isère – Drôme – décembre 2021

(*) La butte du Châtelard se trouve en face de l’église de Chateauneuf sur Isère. L’accès au chemin de randonnée faisant le tour de la colline est situé un peu plus haut. Il est également possible de se stationner au niveau d’une école au pied de la butte, en prenant la direction du cimetière