Au printemps dernier, alors que confinement, restrictions de distance et couvre-feu étaient de mise, je suis plusieurs fois allée au Jardin des Sables. Ce petit havre de paix et de verdure, à peu de kilomètres de chez moi, était une respiration bienvenue après les longues journées de télétravail. Il y a une quinzaine de jours, j’ai eu envie d’y retourner, pour découvrir ce jardin à un autre moment de l’année, quand la saison bascule de l’été à l’automne.
Doucement, les feuillages des arbres commencent à virer de couleur. Quelques fleurs sont encore présentes mais les hydrangeas sont pris leurs teintes automnales. Les écorces des bouleaux changent, donnant un intéressant jeu de texture sur les troncs. Et au bord des chemins, des colonies de champignons nous rappellent que l’automne s’installe.
Fin de floraison pour les rosiersLe charme des fleurs fanées des hydrangeasQuand le bouleau change de peau…Glisser vers l’automneTeintes passées des hortensiasColonie de champignons…
Jardin des Sables – Montvendre – Drôme – octobre 2021
(*) Le Jardin des Sables est situé chemin des Sables, à Montvendre. Il s’agit d’un jardin privé dont les propriétaires ont la gentillesse de laisser l’accès libre. Il convient donc de s’y comporter correctement afin de respecter leur travail…
Les semaines se suivent… et se ressemblent ! Elles sont extrêmement chargées en ce moment, et je manque un peu de temps pour le blog. Aussi, pour le thème de cette semaine du projet 52, pour savoir là où commence l’aventure, j’ai fait dans la simplicité.
J’ai pour habitude de dire que l’aventure commence au bout de la rue. En effet, en sortant de chez soi et en prêtant (vraiment) attention à son environnement, on fait souvent plein de (petites) découvertes, comme autant de surprises. Et c’est déjà le début d’une aventure, d’une histoire, d’un récit…
Je vais quand même être honnête, la photo n’est pas le bout de ma rue, mais ça aurait pu. Je n’ai juste pas eu le temps d’aller la photographier. Alors, j’ai sorti de mes archives récentes ce bout de la rue pris en photo en août dernier à Valence, le jour où j’ai prêté attention à ces façades devant lesquelles je suis pourtant souvent passée et me suis rendue compte que les volets étaient dans un camaïeu de verts.
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Pour découvrir où commence l’aventure pour les autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.
NB : vous l’avez peut-être remarqué mais je ne cours pas après le temps seulement en semaine et les week-ends sont bien remplis également. Je viens de plus en plus tardivement jeter un oeil à vos participations. Quoi qu’il en soit, si vos commentaires partaient en modération, j’essaie de passer plusieurs fois rapidement dans la journée du samedi pour les valider.
Trois semaines après être allée en famille visiter la Tour de Crest, j’ai été invitée à m’y rendre de nouveau par Terres de Drôme, un collectif sur Instagram qui met en avant les jolis lieux de notre beau département. Sur place, j’ai retrouvé une quinzaine d’autres instagrameurs et blogueurs pour une visite en fin de journée. (Et cette fois, je n’avais pas oublié mon appareil photo !)
Guidés par Pierre-Paul-Alexandre de Montrond, Major de la Tour de Crest au XVIIIe siècle, nous sommes partis à la découverte des histoires qui se cachent dans les cellules du donjon. En effet, si au départ la Tour est bel et bien le vestige d’une ancienne place forte médiévale, elle est devenue Prison d’Etat au XVIe siècle. Les prisonniers par lettre de cachet y seront nombreux et cela vaudra à la tour le surnom de Bastille du Sud. Au fil des siècles, la tour accueillera des populations carcérales diverses. Huguenots, canuts ou encore opposants à Napoléon III seront parmi les plus nombreux et leurs conditions de détention varieront selon les époques et les motifs de leur emprisonnement.
Quelques tentatives d’évasion auront également lieu. La plus accrobatique sera celle de Philippe Rivoire dont je vous ai déjà parlé. Mais certains tenteront aussi de soudoyer les gardiens et de passer par l’unique point d’accès à la Tour : la grosse porte d’entrée (par laquelle on passe toujours aujourd’hui).
Petit à petit, nous arrivons vers le sommet de la Tour. Sur la terrasse couverte, la lumière dorée du soir nous accueille. Nous nous émerveillons de la vue. Puis nous continuons notre ascension jusqu’à la plus haute terrasse. Nous avons monté 257 marches, nous sommes à 300 mètres d’altitude au sommet d’un donjon de 52 mètres de haut… et le spectacle du soleil couchant se déploie sous nos regards.
C’est l’appel du chocolat qui nous fera redescendre. En effet, la chocolaterie Frigoulette de Beaufort sur Gervanne s’est associée à la cave Jaillance de Die pour nous proposer une dégustation. Nous en apprenons un peu plus sur la philosophie de la chocolaterie Frigoulette et ses engagements : bio, vegan, utilisation d’un maximum de matières premières localement sourcées, et du chocolat équitable issu de plantations de Sao Tomé sélectionnées. Le chocolat est vraiment excellent (et je note donc d’aller faire un tour à la chocolaterie début décembre…) et l’on sent toute la passion des chocolatiers quand ils parlent de leurs produits. Une coupe de clairette Cuvée Impériale nous permet de trinquer au bon moment que nous avons passé (je note d’ailleurs également qu’il faudrait que je fasse un saut à Die en prévision des fêtes de fin d’année).
La nuit est tombée. Il est temps de redescendre dans la tour déserte et silencieuse pour gagner la sortie…
Le Major Pierre-Paul-Alexandre de Montrond nous guide dans la Tour de CrestAu fil de l’ascension, le paysage se dévoileProfiter de la vue…Le soleil se couche sur la vallée de la DrômeHeure dorée sur le synclinal de SaoûLa lumière dorée du couchant passe à travers les fenêtres.Du haut de la Tour, on aperçoit les Trois Croix de CrestCoucher de soleilSur la terrasse couverte (qui était à l’origine un toit-terrasse permettant la récupération des eaux pluviales, mais manquait d’étanchéité. Une toiture en tuiles lui a été ajouté, tout en gardant un principe de récupération de l’eau de pluie)Dégustation de chocolats et de clairette
Tour de Crest – Drôme – septembre 2021
(*) La clairette est toujours à consommer avec modération !
J’avais fait au printemps un rapide passage en forêt de Saoû, notant d’y retourner. En fin d’été, nous avions envie d’une petite randonnée en forêt. C’est donc vers Saoû que nous nous sommes dirigés.
Cette fois, je suis allée directement au parking du silo (où j’ai en plus eu la chance de trouver une place à l’ombre !). Nous avons ensuite longé l’allée bordée de sapins en direction de l’auberge des Dauphins. Les travaux ont avancé et le salon doré est maintenant accessible. Nous décidons de nous y arrêter au retour.
Nous continuons donc sur le chemin de la Grande Combe, et rapidement, nous arrivons au bout de l’allée carrossable. Nous commençons alors à avancer sur un chemin plus caillouteux. Une rivière (à sec à cette saison) le borde. Par endroits, les mousses dessinent des paysages fantasmagoriques. De l’autre côté, quelques prairies sont dominées par les crêtes du synclinal.
Le chemin progresse en grimpant, toujours dans la forêt. Peu à peu, la température se rafraichit : nous sommes bientôt entourés de falaises, au coeur de la combe. Les lumières filtrent doucement entre les arbres. L’ambiance se teinte d’une pointe de magie.
Nous croisons d’anciennes maisons à moitié blotties sous un creux de la falaise. Nous traversons la rivière sur un gué, pavé au XIXe siècle quand la forêt de Saoû était une destination de villégiature pour quelques privilégiés. La pente du chemin s’accentue, toujours sous le couvert des arbres.
Nous faisons finalement demi-tour. En effet, nous sommes arrivés tard et n’avons pas prévu de bivouaquer. Nous n’avons donc pas le temps de gagner le sommet et de rentrer avant que la luminosité ne soit trop faible dans la combe.
En redescendant, nous prenons le temps d’aller admirer la hauteur des pins Douglas (panneau à suivre depuis le poteau Douglas sur le chemin de la Grande Combe). Puis, nous faisons une brève halte à l’auberge des Dauphins, le temps d’admirer la rénovation du salon doré, et de prendre un rafraichissement.
Hors de la forêt, le vent s’est levé. Nous nous en rendons compte en quittant l’abri formé par les murailles du synclinal. Nous ne l’avions pas perçu durant notre balade.
Les prairies sont fleuries au pied des montagnesExplorer les ruines sur le bord du cheminAu cœur de la forêtLonger le lit de la rivièreAmbiance mystérieuse….Sous les pins DouglasOn retrouve régulièrement des aménagements mis en place au XIXe siècle pour les débuts du tourisme en forêt de Saoû.Retour dans les présLe salon doré de l’Auberge des DauphinsLe salon doré de l’Auberge des DauphinsL’Auberge des Dauphins, maison de site en devenir
Jeudi soir, mon train a eu un peu de retard (seulement une vingtaine de minutes, soit le plus petit retard de la semaine écoulée… ). Jeudi soir également, le spectacle dans le ciel était absolument fabuleux.
L’avantage du retard de mon train, c’est que j’ai pu profiter pleinement de la splendeur de ce coucher de soleil…
Cela faisait un moment que nous avions noté de retourner visiter la Tour de Crest. Nous avons profité d’un rendez-vous tôt le matin dans la ville pour y aller ensuite. Mais, même si j’avais bien prévu la visite, j’ai par contre complètement oublié d’emporter mon appareil photo, focalisée que j’étais sur le rendez-vous. Aussi, je n’avais que mon téléphone pour prendre des photos, et le rendu reste moins bon… Tant pis, je vous emmène quand même avec nous jusqu’au sommet de la tour ! (Et je vous y amènerai de nouveau très bientôt, avec mon appareil photo, cette fois !)
La Tour de Crest est le reste de l’ancien donjon (ou plutôt des anciens donjons puisqu’il y a en effet trois tours imbriquées) du château médiéval de Crest. La forteresse a été démantelée au XVIIe siècle en même temps que nombre de châteaux forts ne servant plus à la défense du royaume de France. Le but de Richelieu dans cette action est de limiter le pouvoir des nobles mais aussi de supprimer de possibles bases arrières à des rebellions. Toutefois, le donjon de Crest est épargné et transformé dès lors en prison. Il est aujourd’hui le plus haut donjon médiéval de France.
Prison d’état, la tour de Crest devient un symbole du pouvoir absolu du roi. On peut y être enfermé par simple lettre de cachet signée du roi. Elle sera ainsi parfois nommée « la Bastille du Sud ». A la révocation de l’édit de Nantes, de nombreux protestants (hommes, femmes et enfants) sont également enfermés dans la tour de Crest. Elle restera prison après la Révolution et on retrouvera parmi les prisonniers des Canuts révoltés de Lyon ou encore des opposants au coup d’état de Napoléon III au XIXe siècle.
C’est sur la période où la tour était prison que se focalise la visite. Avec un audio-guide, on parcourt les salles et les cellules reconstituées selon les époques. De nombreux détails et anecdotes sont donnés (un peu trop peut-être… dans certaines cellules, l’audio-guide est très long et un peu lassant). La muséographie est moderne et nettement plus intéressante que l’ancienne présentation statique.
Enfin, on arrive sur l’ancien toit-récupérateur d’eau, ingénieux système du Moyen-Âge pour subvenir aux besoins en eau de la forteresse (bien que des sources existent également au pied du donjon). Toutefois, sujet à des infiltrations, il sera assez vite recouvert d’un toit de tuiles (permettant lui aussi la récupération de l’eau pour remplir la citerne située sous l’édifice). De là, la vue depuis les fenêtres est déjà splendide.
Des escaliers abrupts permettent ensuite de rejoindre le toit-terrasse d’une seconde tour pour une vue à 360° sur les environs. Par beau temps, ce sont ainsi les contours du Diois, le synclinal de Saoû, les contreforts du Vercors ou encore l’échancrure de la vallée de l’Eyrieux et plus loin les sucs de l’Ardèche qui se dévoilent pour finir en beauté la visite.
Au XIXe siècleLa tentative d’évasion de Philippe RivoireLe système de récupération des eaux du toit d’origineAdmirer la vueAu pied de la tour, le village de Crest
Tour de Crest – Drôme – août 2021
(*) Les horaires et conditions de visite de la Tour de Crest sont à retrouver sur le site internet dédié.
Alors que j’étais en vadrouille dans le Vercors, c’est la nécessité d’acheter du pain qui m’a fait m’arrêter à Beaufort-sur-Gervanne. J’en ai profité pour refaire un petit tour dans le vieux village… et quelques photos !
Le village a été construit sur un éperon rocheux qui domine la vallée de la Gervanne. La construction des remparts, dont une partie est toujours visible, remonte au XIVe siècle. Majoritairement protestant, le village sera ruiné par les guerres de religion qui conduiront au démantèlement du château, puis retrouvera la prospérité au cours des XVIIIe et XIXe siècle. Lors de la 2e guerre mondiale, de nombreux habitants ayant rallié le maquis, le village sera pillé et bombardé.
Le tour du village est rapide mais il est vraiment difficile de ne pas tomber sous le charme de ses ruelles, et des maisons fleuries et décorées qui les bordent. Et, pour couronner le tout, deux belles fontaines coulent dans le village : l’une sur le mur de l’église et l’autre sur la place centrale.
Ce chat, c’est Blacky… et il était très affectueux. J’ai cru qu’il ne me laisserait pas repartir tant il était câlin ! Il a été trouvé avec sa sœur dans un arbre alors qu’il était tout jeune chaton et a été recueilli par une famille du village.L’endroit parfait pour prendre le café !Le long du mur de l’égliseSur la place du villageVue sur la vallée de la Gervanne et l’entrée des gorges d’Omblèze
Les objets métalliques ne manquent pas dans nos quotidiens : pièces de monnaie, casseroles, couverts, voitures, rambardes, poignées, clés…. La liste pourrait s’étirer à l’infini ou presque.
Mais, quand en fin de semaine dernière, j’ai vu le thème métallique pour le projet 52, j’ai tout de suite eu une idée bien précise en tête. J’allais monter photographier la Croix du Vellan dans le Vercors !
Je suis donc partie samedi matin sur les chemins, et si la météo était très ensoleillée au départ, le ciel s’est rapidement couvert au fil de la montée (de gros orages étaient annoncés pour la soirée, et les nuages commençaient à s’accumuler). Une fois en haut, l’ambiance était vraiment particulière, indescriptible… (mais cela ne m’a pas empêchée de m’asseoir et prendre un café face à la vue fabuleuse de là-haut. Je vous en reparlerai !)
Cette croix était au XIXe siècle en bois et symbolisait la réconciliation entre catholiques et protestants dans la région. Elle a été remplacée par celle-ci, métallique, en 1932.
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Pour voir les choix métalliques des autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires…
Après une longue période où je suis moins souvent allée au bureau, entre congés et télétravail à plus ou moins plein temps, me voilà de nouveau 4 fois par semaine à Lyon. Mais l’avantage à la fin de l’été/début de l’automne, c’est que mes horaires correspondent aussi à ceux du lever et du coucher du soleil. Je peux ainsi profiter de belles couleurs dans le ciel et d’heures dorées magiques sur la campagne.
Et parfois, le destin ajoute un petit plus pour que le trajet soit encore plus exceptionnel. Cela a été le cas un soir où en rentrant, il y avait des paons qui picoraient tranquillement au bord de la route accompagnés de quelques poules.
Lever de soleil au-dessus du Vercors depuis ChabeuilPetit matin à la gare de Valence TGVCroiser des paons au bord de la route dans la campagne de la plaine de ValencePoule à l’heure dorée dans la campagne de la plaine de Valence
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J’ai également retrouvé le métro lyonnais au quotidien… L’occasion de faire quelques photos plus graphiques.
Fin de la semaine de reprise au travail. Le soleil brille et l’été n’est pas encore parti. C’était l’occasion parfaite pour filer passer la fin de la journée au centre équestre, profiter du beau temps, prendre une leçon d’équitation pour Mr 1er et Melle 3e, regarder le soleil décliner au dessus de la mare, prendre une dose de zénitude en observant les chats, caresser les chevaux…. En résumé : passer un très bon moment en famille pour prolonger l’impression d’être en vacances.
Leçon d’équitation avec vue…Fin de journée sur la mareQuand le calme est revenu, les félins se dirigent vers le point d’eau..Sieste au soleilL’heure de la toilettePassion hortensias…