[Drôme] dans les ruelles de Mirmande

Cela faisait plusieurs années que je n’étais pas allée à Mirmande. Classé parmi Les Plus Beaux Villages de France, sélectionné en 2018 pour le village préféré des français, on ne peut pas dire que les lieux manquent de charme !

Installé sur un promontoire rocheux depuis le XIIe siècle, Mirmande s’est développée autour de celui-ci au cours du Moyen-Âge, puis a connu une forte activité liée à la sériciculture (l’élevage des vers à soie). Lorsque cette activité a décliné, le village aussi.

Dans les années 1920, le peintre cubiste André Lhote découvre Mirmande, y installe son académie d’été, et fait renaître le village. De nombreux artistes viendront depuis lors séjourner à Mirmande. De façon plus récente, le volcanologue Haroun Tazieff, maire du village dans les années 1980, oeuvrera pour la préservation du patrimoine et le classement de celui-ci.

Mirmande est un village qui se mérite ! Déjà, il est très fréquenté et la situation géographique ne permet pas d’avoir de grands parkings. Il ne faut donc pas avoir peur de devoir chercher un peu un stationnement, et de devoir marcher pour rejoindre le village. Ensuite, puisqu’il est perché, Mirmande est un village escarpé, aux ruelles pavées de galets ou aux sentiers de terre battue.

Mais cela vaut la peine de rejoindre le haut du village et le parvis de l’ancienne église Sainte Foy (devenue centre d’art). De là-haut, le panorama sur l’Ardèche et la vallée du Rhône est splendide. Plusieurs chemins sont possibles pour monter jusques là.

Comme à mon habitude, je n’ai pas suivi de plan, mais j’ai déambulé au fil des ruelles et des escaliers, j’ai fait des tours et des détours… et surtout, je n’ai pas pris le même chemin pour monter et pour redescendre ! Cela permet de découvrir divers points de vue sur le village et ses alentours, de prêter attention aux détails des vieilles maisons, de croiser quelques chats..

Le village comporte plusieurs boutiques de créateurs et ateliers d’artistes auxquels il peut être intéressant de jeter un oeil. Enfin, j’ai terminé par un café en terrasse, pour le plaisir de profiter de l’instant….. et quelques achats au petit marché présent sur la place de l’église en bas du village le samedi matin !

L’ancienne crémerie du village a conservé son enseigne (et abrite maintenant un magasin de souvenirs/salon de thé)

Passer la porte de la deuxième enceinte et commencer à monter dans le village

Vieille porte et ruelle escarpée

Faire attention aux détails

Ambiance provençale

Vue sur la vallée du Rhône et l’Ardèche

rencontre timide du jour…

Mirmande – Drôme – juillet 2020

(*) Mirmande étant très fréquentée, je vous conseille d’y aller assez tôt le matin : il sera plus facile de se stationner, il y aura moins de monde dans les ruelles… et en été, il y fera beaucoup moins chaud que plus tard dans la journée. Par exemple, cette fois, j’y suis allée vers 9.00 du matin un samedi, et j’ai croisé peu de monde jusques vers 10.30/11.00.
La plupart des bars et restaurants sont situés dans le bas du village. Il est sans doute recommandé de réserver si vous souhaitez déjeuner (lors d’une précédente visite, je n’avais pas trouvé de place à l’heure du déjeuner..)

(**) Pour les cinéphiles, vous retrouverez à Mirmande les lieux de tournage du film L’Incroyable Histoire du Facteur Cheval de Nils Tavernier avec Jacques Gamblin et Laetitia Casta. D’ailleurs, souvenez-vous, cela m’avait perturbé de ne pas retrouver l’architecture de la Drôme des Collines et ses maisons de galets en arêtes de poisson lorsque j’avais regardé le film !

[petits moments] entre le 4 et le 10 juillet 2020

SAMEDI 4 JUILLET. Je suis allée de bonne heure me promener à Mirmande où je n’étais pas allée depuis plusieurs années (et je vous prépare un billet très vite).
Les cigales donnaient un concert et j’ai eu la chance de voir celle-ci !

dans les ruelles de Mirmande – Drôme

J’ai terminé la matinée par un café en terrasse avant de faire un tour au petit marché du village.

Sur la terrasse de la Dinette à Mirmande – Drôme

DIMANCHE 5 JUILLET. En passant à Romans, j’ai fait un crochet par la côte Jacquemart pour voir le ciel de rubans qui y a été installé il y a peu. Avec le vent qui agite les rubans, le rendu est sympa…

Côte Jacquemart – Romans
Côte Jacquemart – Romans
Côte Jacquemart – Romans

MERCREDI 8 JUILLET. De temps en temps, je dis bonjour à mes collègues avec une photo de(puis) la gare, surtout quand la lumière est jolie…

Gare de Valence TGV en allant prendre le train…

JEUDI 9 JUILLET. La semaine approche de la fin : dernier retour de Lyon avant le week-end et les vacances (j’ai la chance d’être en télétravail le vendredi).

Départ de Lyon Part-Dieu vers Valence

[petits moments] entre le 27 juin et le 3 juillet 2020

SAMEDI 27 JUIN. J’ai eu besoin d’aller en ville (une semaine que la pile de ma montre était arrêtée, cela devenait pénible de ne pas avoir l’heure au poignet !). J’en ai profité pour acheter deux bricoles en plus… et comme il faisait chaud, je suis allée prendre un bubble-tea chez Tamper & Yummy !

Bubble tea sapin/perles à la cerise

(*) Tamper & Yummy, rue Dauphine, 26000 Valence (entre le théâtre et la mairie)

En fin de journée, alors que les températures baissaient tout doucement, j’ai pu profiter du point de vue sur la Raye depuis Montvendre….

Point de vue sur la Raye depuis Montvendre – Drôme

DIMANCHE 28 JUIN. Il continue à faire très chaud : c’est donc le temps idéal pour déguster une excellente glace. Pour cela, direction la Fabrique Givrée à Tournon….

Sorbets Fraise Mara des Bois et Basilic-Menthe fraîche

(*) La Fabrique Givrée, 55 Impasse Burgunder, ZAE Champagne, 07300 Tournon-sur-Rhône (terrasse éphémère sur le parking de l’unité de production)

MERCREDI 1er JUILLET. Le challenge de la fin de journée était de réussir à passer entre les gouttes pour aller prendre le train. Mission réussie : j’étais sur le quai (à l’abri du auvent) quelques minutes à peine avant les premières gouttes d’un orage plutôt violent !

VENDREDI 3 JUILLET. J’ai choisi des tournesols pour mettre un peu de couleur dans la maison.

[Drôme] paysages champêtres

Parmi mes petits plaisirs quotidiens retrouvés, il y a celui de traverser la campagne pour aller ou revenir de la gare, pour aller faire les courses, et bien sûr pour aller me promener…

Extraits photographiques….

Rayures drômoises (Chabeuil)

Champ de coquelicots (Chabeuil)

Au pied des roches de la Pangée (La Baume Cornillane)

dans les blés mûrs (Etoile sur Rhône)

Drôme – juin 2020

[petits moments] du 13 au 19 juin 2020

SAMEDI 13 JUIN. Nous avions prévu d’aller bruncher chez Tamper & Yummy le samedi qui a suivi le confinement…. Nous avions donc dû reporter à après la réouverture. Ce samedi, nous étions tous à la maison et pouvions donc (enfin !) aller en profiter. Nous avons vraiment passé un agréable moment, autour d’assiettes bien servies et délicieuses. Et puis, il y a le café à volonté, ce qui est bien plus qu’un détail pour moi quand on parle de brunch !

(*) Tamper & Yummy, 16 rue Dauphine, 26000 Valence

J’avais depuis longtemps promis à Melle 3e qu’elle aurait un Saint Honoré comme gâteau d’anniversaire. Comme son anniversaire tombait en plein confinement, il n’avait pas été possible de satisfaire cette promesse sur le moment. Ce week-end, j’ai enfin pu réparer cela….

(*) Maison Guillet, place du Champ de Mars, 26000 Valence

DIMANCHE 14 JUIN. Quel plaisir que de déjeuner en terrasse à l’ombre du grand cèdre de l’Improviste….
(Edit du 07/09/2025 – Le restaurant L’Improviste est définitivement fermé)

(*) L’improviste, rue Georges Abel, 26120 Chabeuil

MERCREDI 17 JUIN. Direction Lyon… les semaines pleines de jours de télétravail se terminent.

Gare de Valence TGV – 7.30 du matin

Mais il y a les délicieux cookies pour se réconforter !

(*) Maison Deschamps, rue Sergent Berthet, 69009 Lyon

[Drôme] Barbières, dans les pas des Pellafols

Barbières est un village situé au pied du Vercors, établi au débouché de la cluse creusée par la Barberolle. De là, la route mène vers le col de Tourniol puis Léoncel.

La rue principale du village ne donne pas particulièrement envie de s’y arrêter mais j’avais repéré il y a longtemps l’existence d’un sentier de découvertes au départ du centre du village. Un dimanche après-midi, avec Melle 3e, nous sommes donc parties dans les pas des Pellafols !

Rapidement, le parcours nous fait quitter l’axe principal et descendre derrière l’église…. où nous découvrons un charmant sentier qui longe un petit canal. En contrebas, nous entendons la Barberolle. Nous venons de trouver la face cachée de Barbières et nous ne nous attendions pas à quelque chose d’aussi joli !

Nous avançons le long du canal, à l’arrière des maisons du village. Et le paysage de la cluse s’offre à nous, majestueux. Il est alors aisé de comprendre que les maisons se sont retrouvées coincées entre la montagne et le ravin creusé par la rivière. Le détournement d’une partie des eaux de celle-ci par un canal a permis le développement d’une industrie, l’installation d’un lavoir et l’irrigation des jardins qui se déploient entre les maisons (enfin, plutôt le chemin) et la rivière. Nous remarquons d’ailleurs que des échelles sont installées entre le chemin et les cours de maisons, pour permettre un accès direct aux jardins de celles-ci.

L’un de ces jardins est maintenant un jardin public. Nous nous y engageons avec plaisir : les rosiers sont en fleurs et les arbres apportent une ombre bienfaisante. En bas du jardin, nous trouvons la Barberolle et la chaleur nous incite à y tremper nos pieds. Un peu plus loin, une passerelle permet de rejoindre l’autre rive.

Après cette pause rafraîchissante, nous repartons dans les pas des Pellafols. La suite du circuit est moins agréable car le parcours rejoint la rue principale (et donc la route vers le Vercors) pour nous mener jusqu’au Pertuis, là où la rivière a creusé son passage dans la montagne. De chaque côté, on peut remarquer une grotte. Celle au niveau de la route a été aménagée en grotte de Lourdes et plusieurs ex-voto témoignent d’une intense piété. De l’autre côté de la rivière, la grotte sert de point de rendez-vous pour les grimpeurs et plusieurs voies d’escalade sont visibles sur la paroi rocheuse.

Au delà du Pertuis, le sentier de découvertes nous emmène en direction des ruines du château des Pellafols. Notre temps étant limité, nous décidons de ne pas poursuivre cette fois. Nous irons une prochaine fois, et nous en profiterons également pour découvrir la vue depuis le cimetière qui, parait-il, est plutôt jolie….

La face cachée de Barbières
Vue sur la cluse de la Barberolle
Le lavoir du XIXe siècle sur le canal
Depuis les cours des maisons, des échelles permettent d’accéder au canal et aux jardins
Passerelle sur la Barberolle
Dans le jardin public
Piémonts du Vercors
En direction de l’ancien château fort….

Barbières – Drôme – juin 2020

(*) Un petit livret-jeu à destination des enfants est disponible à l’office de tourisme de Valence et de Romans et permet de suivre le sentier de découvertes.

[Drôme] balade dans les lavandes

Vous le savez maintenant, j’aime beaucoup les fleurs… alors chaque année, je suis avec attention les floraisons dans les environs de chez moi.

Après les iris, les orchidées, les coquelicots (que j’ai peu pris en photo cette année pour cause de confinement… mais je n’ai pas dit mon dernier mot), et avant les tournesols, c’est la saison des lavandes !

Il y a une dizaine de jours, j’avais vu que les champs autour de Barbières commençaient à doucement bleuir. Le week-end dernier, je suis donc partie auprès de La Baume Cornillane. J’y avais en effet repéré plusieurs champs cet hiver d’où il serait possible d’avoir de jolis points de vue.

Les champs auxquels je pensais n’en étaient encore qu’au début de la floraison. Malgré tout, leur teinte bleutée associée au vert des sillons offre déjà un joli paysage. Avec le mistral, les brins oscillent doucement en un mouvement hypnotique.

De la route, j’avais cependant aperçu des tâches violettes dans le paysage, ne laissant aucun doute sur ce qui était cultivé là…. Au pied de la Raye et face aux reliefs de l’Ardèche, les rangées de lavandes en fleurs se déployaient en un feu d’artifice végétal.

J’ai donc laissé ma voiture à proximité du village pour revenir voir de plus près et à pied cela. J’ai commencé par les champs les moins avancés afin de terminer par ceux en pleine floraison.

Les couleurs sont explosives. Je prends énormément de photos : chaque angle me semble plus beau que le précédent. Je regarde les abeilles butiner. Je profite du soleil. Tout cela a un petit goût de vacances….

Champs de lavandes et montagnes d’Ardèche
Le ballet des lavandes dans le mistral
Conjugaison du vert et du bleu….
Au pied du Vercors
Abeilles au travail
Champ de lavandes au pied de la Raye et du château des Cornillans
On dirait le Sud…
En rang !
Comme un tableau de Cathelin….

La Baume Cornillane – Drôme – juin 2020

(*) Si les lavandes sont plus nombreuses en Drôme Provençale, dans le Diois ou dans le Vaucluse, on trouve des champs également dans les environs de Valence. Outre à La Baume Cornillane, j’en ai vu à Barbières, Peyrus, Divajeu (Crest)… Il suffit d’ouvrir l’oeil quand on traverse la campagne par les petites routes : à cette saison, ils sont faciles à repérer !

[Drôme] autour du lac de Beauvallon

Un samedi midi, brainstorming familial pour décider où nous irons nous promener. Cela donne : un lac, des arbres, avec pas trop de monde. Sachant que Melle 3e doit être au centre équestre à 17.00, il n’est pas possible d’aller loin. Je repense donc au lac de Beauvallon, auprès duquel nous sommes parfois passés en voiture sans nous y arrêter. De plus, j’ai découvert de façon récente qu’il y aurait un système hydraulique ancien à proximité. Nous voilà donc partis !

La grande place à proximité du lac nous permet de nous stationner à l’ombre, et compte-tenu du grand soleil, c’est appréciable.

Après avoir découvert un charmant lavoir public (alimenté par une source), nous traversons le parc paysager qui entoure le canal arrivant du lac et se déversant dans le lavoir, puis nous commençons à faire le tour du lac.

L’endroit est charmant, très calme. Quelques pêcheurs sont en train de s’installer. Nous longeons le lac jusqu’à son extrémité où un petit pont permet de traverser le ruisseau qui s’y écoule.

C’est à cet endroit que nous repérons les premières traces du système hydraulique : une canalisation ouverte descend du coteau. Nous la longeons en remontant la colline sous le couvert des arbres. La canalisation serpente puis se perd dans la végétation (peut-être devient-elle souterraine ? peut-être a-t-elle complètement disparu ? je n’ai pas vérifié).

Nous retrouvons le système hydraulique un peu plus haut sous la forme de trois immenses bassins de rétention se déversant les uns dans les autres et fermés par une vanne. A ce jour, on ne sait pas exactement à quoi servaient ces bassins ni quand ils ont été construits. Parmi les hypothèses, ils auraient pu servir à alimenter par pression gravitationnelle un parterre d’eau dans les jardins du château qui se trouvait là au XVIIIe siècle et dont une gravure a conservé la trace.

Une fois arrivés au bout des bassins, nous faisons demi-tour et revenons à notre point de départ en longeant l’autre rive du lac. Nous prenons le temps d’observer un groupe de canards peu farouches et quelques ragondins avant d’arriver au petit lavoir qui dépendait de la ferme du château.

Avant de repartir, nous prenons le temps de monter dans le village pour découvrir l’église et le château (aujourd’hui transformé en appartements).

Le parc de Beauvallon et le canal issu du lac
Le canal issu des bassins et descendant le long de la colline
Déversoir entre deux bassins consécutifs
Le long des bassins
chemin de sous-bois
L’ancien lavoir privé de la ferme du château
Devant l’église du village
Vue sur le château

Beauvallon – Drôme – mai 2020

(*) Les bassins sont profonds et selon la saison, leur bord peut être en partie caché par la végétation. Il convient donc d’être prudent et de se méfier.

[projet 52-2020] semaine 23 – spécialité locale

Pour ce thème Spécialité Locale, j’avais d’abord pensé vous parler de spécialités culinaires.

J’avais envisagé de refaire un Suisse, ou d’aller acheter une Pogne. Je m’étais dit que je pouvais aussi aller chez le charcutier chercher une caillette ou chez le fromager pour un picodon. J’avais pensé aussi aux nougats, et à leurs amandes généreuses. Bref, j’avais plein d’idées toutes plus alléchantes les unes que les autres…

Mais j’ai changé d’option, et je suis repartie dans les fleurs ! En effet, à Crest, à quelques kilomètres de chez moi, on cultive la pivoine. Et c’est même un des principaux lieux de production en France. De grands groupes de parfumerie se fournissent d’ailleurs en matière première dans la vallée de la Drôme quand il s’agit de pivoines.

Chaque printemps, la collection de pivoines est ouverte au public et peut se découvrir librement. Cette année, avec le confinement, je n’ai pas pu y aller : c’est donc une photo de l’an dernier que je vous propose.

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Pour voir les spécialités locales des autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires….

[Drôme] balade au bord de la rivière

C’est le genre de balade qui s’improvise, comme une envie soudaine de prendre l’air, de profiter du soleil.

C’est le genre de balade qu’on peut débuter ou terminer par une course à faire, comme un détour qui serait juste pour le plaisir.

C’est le genre de balade où l’on n’a pas besoin de prendre la voiture pour profiter de la nature.

Un après-midi, après une course, je suis donc partie (panier encore à la main) faire un tour au bord de la rivière. Après m’être arrêtée pour admirer les roses qui dépassent des haies et des jardins, j’ai traversé la passerelle.

Les herbes sont hautes autour du chemin. La végétation a aussi envahi le lit de la rivière. Mais sous le couvert des arbres, un petit vent apporte agréablement un peu de fraîcheur.

C’était pile la petite dose de vert qu’il me fallait pour terminer la journée !

Chabeuil – Drôme – mai 2020