[projet 52-2020] semaine 8 – sauvage

Sauvage…. J’aurais pu vous montrer des fleurs sauvages, ce n’est pas ce qui manque dans les photos que je prends…

Mais quand j’entends sauvage, je pense plus faune que flore. Le souci, c’est que la faune sauvage est un peu plus difficile à photographier que la flore sauvage !

Alors bien souvent, ce sont surtout les traces des animaux sauvages que je croise : des empreintes dans la neige (celles des cervidés, des lièvres mais aussi quelquefois des loups par exemple), traces dans la boue (celles des bauges de sanglier peuvent être impressionnantes), déjections (et là forcément, je pense à ce moment où visitant une grotte ayant été utilisée par l’homme de Néandertal avec les enfants encore petits, quand la guide a montré un caillou en demandant ce que c’était tout en précisant que c’était d’origine animale, que beaucoup de gens ont ri doucement quand Mr 2e a proposé « un caca ».. et que la guide était toute contente qu’il ait trouvé : il s’agissait effectivement d’une  crotte de hyène fossilisée…. )…. ou encore les traces de dents du castor sur les rivages des rivières, comme sur cette photo que je vous propose cette semaine.

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Jeune tronc taillé par un castor – réserve naturelle des Ramières de la Drôme

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Pour voir ce qu’il y a de sauvage chez les autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires…

 

 

 

PS : fort occupée pour des raisons familiales, je ne sais pas quand je pourrai venir valider les commentaires qui passeraient en modération. Je vous remercie donc par avance pour votre patience si votre commentaire n’apparaissait pas rapidement….

[exposition] Philolaos, dans l’atelier du sculpteur

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L’exposition temporaire de cet hiver au Musée de Valence est consacrée au sculpteur Philolaos. Ce dernier est en effet connu ici pour être le concepteur des deux châteaux d’eaux qui dressent leurs silhouettes courbes et élancées dans le ciel valentinois et dont on célèbrera bientôt les 50 ans.

Philolaos est un sculpteur grec, formé à l’école classique des Beaux-Arts d’Athènes juste après la deuxième guerre mondiale et qui s’est installé à Paris au début des années 1950. Il poursuit alors son apprentissage de la sculpture et s’affranchit progressivement des lignes classiques pour aller vers une abstraction de plus en plus nette.

Au début des années 1960, il rencontre l’architecte André Gomis avec qui il collaborera à de nombreuses reprises, en particulier donc sur les châteaux d’eaux de Valence réalisés dans le cadre de l’aménagement de la ZUP de Fontbarlettes. Il travaille à partir de là avec de nombreux architectes et paysagistes, intégrant ses sculptures monumentales dans les espaces nouvellement créés : villes nouvelles, quartiers à urbanisation massive, ou encore quartiers d’affaires. Il crée ainsi trois oeuvres pour le quartier de la Défense dont la fontaine des Nymphéas et l’Oiseau Mécanique.

L’exposition présentée à Valence s’attache à nous présenter un côté moins monumental et plus intime de l’artiste. Quelques croquis issus de ses années de formation athéniennes donnent à voir la rigueur de l’apprentissage classique. Quelques bustes, plus ou moins abstraits, permettent d’appréhender le travail sur la matière (céramique, plomb, bronze..), et la façon pour Philolaos de l’utiliser, d’en tirer parti.

L’exposition présente aussi de nombreux « bois-reliefs », tableaux en trois dimensions de bois tournés et de bois flottés, réalisés lorsque Philolaos retourne en vacances en Grèce et utile ce dont il dispose sur place pour exprimer sa créativité : le bois déposé par la mer sur plage, les outils de menuiserie et de tournage sur bois de son père…. Ses petits tableaux, tellement éloignés de l’image que l’on peut se faire des oeuvres de Philolaos, ont été un véritable coup de coeur. Qu’ils soient figuratifs ou abstraits, ils dégagent une jolie poésie, une invitation au voyage, à la contemplation, à la méditation.

Puis, il est question de la découverte de l’acier inoxydable : un matériau rigide qui vrille pourtant naturellement, un matériau à dompter, un formidable terrain d’expression pour l’artiste. Il en fera son matériau de prédilection, multipliant les usages, tant en oeuvres monumentales qu’en mobilier et objets pour sa maison.

En effet, Philolaos concevra sa maison, la construira et fabriquera lui-même une grande partie du mobilier et des aménagements de celle-ci. On peut ainsi qualifier la maison de l’artiste d’oeuvre totale où tout devient prétexte à création : les meubles, la vaisselle, les objets…. On découvre ainsi les meubles de la salle à manger, des couverts, des fauteuils, le coffre pour cacher la télévision, des bouteilles, … Leurs lignes sont à la fois d’une sobriété très moderne et d’une esthétique futuriste très marquée dans les années 70.

Enfin, on découvre de nombreuses maquettes pour des réalisations monumentales : les châteaux d’eau de Valence (forcément !), des fontaines, des sculptures pour des parcs, des statues magistrales…. Parfois, plusieurs versions sont présentées, témoins du cheminement de la pensée créative de Philolaos.

Je suis ressortie de l’exposition sous le charme des bois-reliefs et des créations en arts décoratifs, en particulier la vaisselle et les bouteilles en inox. J’ai pu découvrir la facette plus intime de cet artiste dont je connaissais déjà quelques oeuvres monumentales et c’est cette facette qui m’a le plus touchée.

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Oeuvres de Philolaos en béton avec ruban d’acier (au 1er plan) et en acier (au 2nd plan) dans la cour du musée
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Les Jumelles, sculpures en plomb
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Buste en bronze
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Vers l’abstration…
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Les « bois-reliefs »
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Les « bois-reliefs » – détail
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Les « bois-reliefs » – détail
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La découverte de l’inox
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Etude pour un portail pour le Technocentre Renault de Guyancourt (78) / maquettes de statues : Christophe Colomb, Georges Pompidou, Pierre de Coubertin, Antoine de Saint-Exupéry
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La salle à manger, mobilier et vaisselle de la maison de Philolaos
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Etude pour un animal imaginaire en béton et ruban d’acier

Exposition « Philolaos, dans l’atelier du sculpteur » – Musée de Valence – Drôme – février 2020

 

(*) L’exposition se tient au Musée de Valence jusqu’au 8 mars 2020. Il s’agit de la première exposition retraçant l’ensemble de la carrière de Philolaos présentée dans un musée français.

 

[Drôme] au coeur de la Combe d’Oyans

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Chaque fois que je passais sur la route entre Rochefort-Samson et Beauregard-Baret, je me disais qu’il faudrait que j’aille faire un tour dans la combe d’Oyans dont on aperçoit l’entrée des gorges, telle un coup de couteau dans la montagne.

C’est presque par hasard que je me suis décidée à m’y arrêter ce matin-là de janvier. J’avais initialement envisagé d’aller vers La Baume d’Hostun (ce n’est que partie remise !) mais en passant au droit de la combe, je me suis dit que ce ne serait pas une mauvaise idée d’aller y jeter un oeil.

J’ai laissé ma voiture au niveau du camping de la Combe d’Oyans. A cet endroit, nous sommes à l’extrémité de la combe qui se déploie ensuite dans la vallée. J’ai commencé à remonter la combe, espérant trouver un chemin qui longerait le lit du ruisseau qui l’a creusée.

Arrivée aux Marelles, la route semblait partir en impasse vers une ferme et j’ai alors suivi le chemin (balisé) qui monte dans le bois en direction du parking d’escalade des Ducs. En effet, les gorges forment un site d’escalade géré par le CAF de Romans.

Une fois le hameau des Ducs passé, l’ouverture des gorges semble prendre tout le paysage ! Suivant le chemin en direction du site d’escalade, je suis entrée dans un pré où paissait un troupeau de chevaux. Parmi eux, j’ai vite remarqué plusieurs poulains et s’ils étaient loin de moi à l’aller, je savais qu’il faudrait que je sois prudente au retour afin de ne pas les effrayer s’ils venaient à se rapprocher du sentier.

J’ai vite progressé jusqu’à l’entrée des gorges desquelles le ruisseau s’écoulait, coupant le chemin. Plusieurs panneaux mettent en garde à l’entrée du site d’escalade, en particulier sur les risques de chutes de pierres, et recommandent le port d’un casque. Vu comment les rochers sont « griffés », effectivement, cela doit régulièrement parpiner !

En l’absence de grimpeurs sur les parois et compte-tenu que nous n’étions pas en période de dégel, j’ai estimé le risque assez limité pour m’aventurer dans le canyon.

Au fond de celui-ci, on se sent vraiment tout petit, avec les falaises nous dominant de quelques centaines de mètres !

Plus loin, le ruisseau a creusé la roche profondément. Je repère quelques anciennes amorces de marmites maintenant situées un peu trop haut pour être régulièrement remplies.

Des chaînes fixes permettent de s’aider dans les passages un peu plus difficiles qui permettent de gagner les départs de certaines voies d’escalade. Le chemin se transforme en mini via ferrata… Etant seule ce jour-là, sans équipement et le téléphone ne captant pas dans le fond des gorges, je ne m’aventurerai pas plus loin par prudence !

Je retourne donc sur mes pas… Je fais un petit crochet sur l’autre versant du pré, situé sous la montagne de Motteret. Puis je remonte en direction du parking d’escalade.

Juments et poulains sont maintenant sur le chemin. Je m’approche doucement, leur parlant pour qu’ils m’entendent arriver tant qu’ils sont de dos. Je passe tranquillement, fixant les mères du regard et ne jetant qu’un oeil furtif aux poulains afin de n’inquiéter ni les unes, ni les autres. J’essaie également de ne pas me retrouver entre la mère et son petit. Je ne veux pas qu’ils me considèrent comme une menace (soyons clairs : ils me battent tous allègrement à la course et je ne fais absolument pas le poids ! ). Les oreilles des juments me rassurent sur la façon dont elles me perçoivent mais je continue toutefois sans m’arrêter jusqu’à avoir passé la barrière en haut du pré.

Je jette un dernier coup d’oeil à la montagne.. et aux chevaux, puis je retourne jusqu’au camping où j’ai laissé ma voiture.

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Vue sur le Vercors depuis les Marelles
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L’entrée des gorges se dessine…
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A l’entrée du site d’escalade
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Être dominé par les falaises
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Progresser dans le fond des gorges
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Au coeur de la combe d’Oyans
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Le ruisseau a creusé la montagne pour se faire un passage
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Quand la Drôme a de faux airs d’Écosse…
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Le plus vieux des poulains se fait rassurer par sa mère
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Le jeune poulain est inquiet de ma présence et commence à paniquer
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Minéral et végétal…

Combe d’Oyans – Rochefort-Samson – Vercors – Drôme – janvier 2020

 

(*) Le site d’escalade présente pas mal de dangers. Il est important d’en tenir compte et de ne pas s’y aventurer sans précautions. Le port d’un casque en particulier est fortement conseillé compte-tenu des forts risques de chutes de cailloux.
Plusieurs randonnées permettent de voir les gorges « d’en haut » : grotte des Ussets, Pas du Loup, Col de Saint Genis, etc… Les ruines du château de Rochefort Samson dominent également la combe d’Oyans (je crois que ce sera le but d’une prochaine sortie…)

[fourre-tout de la semaine] 16 février 2020

Cela faisait un moment que nos samedis matins ne nous avaient pas conduits à Crest (à cause d’obligations variées en ville j’avais du coup fait mon marché à Valence ces samedis-là). Samedi dernier, tout était réuni pour se diriger vers Crest : du temps, pas de contrainte (en dehors de déposer Melle 3e en début d’après-midi au centre équestre… mais sans avoir un timing trop serré : elle montait à 17.00 !), et du soleil ! Nous en avons donc profité pour également retourner déjeuner chez Soie… qui nous plait toujours autant : accueil sympathique, lieu agréable, assiettes délicieuses et généreuses….

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Velouté de chou-fleur et croûtons à l’ail – réconfortant et délicieux !
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Brioche végé à la crème de lentilles corail, carottes et betteraves rapées, pousses d’épinard et graines de tournesol, accompagnée de sa salade de saison (et d’un bol de potatoes)
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Le meilleur bannofee que j’ai goûté (et en arrière plan le bol de yaourt/granola de Mr 1er)

(*) Soie, 17 rue Archinard, 26400 Crest

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Au détour d’une rue de village, faire une jolie rencontre !

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On a partagé (avec une semaine de décalage sur la vraie date) un magnifique millefeuilles de la Maison Guillet pour mon anniversaire.

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(*) Maison Guillet, place du Champ de Mars à Valence / place Jean Jaurès à Romans (26)

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[projet 52-2020] semaine 7 – porte

Il va de soi qu’en choisissant le thème Porte pour le projet 52, je pensais aux jolies portes de maisons ou d’immeubles que j’aime beaucoup photographier….

Il va de soi que j’ai des dizaines de photos qui auraient pu correspondre dans mes archives….

Il va de soi (bon peut-être un peu moins mais quand même un peu) que j’ai encore photographié des portes dans la semaine qui vient de s’écouler….

Mais finalement, j’ai trouvé que ce serait un peu trop simple alors j’ai choisi une toute autre porte…

Voici la Porte d’Urle, une entaille dans la falaise qui borde le plateau de la Gagère, aussi appelés alpages de Font d’Urle, et permet d’y accéder depuis le Val de Quint.

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Pour voir les portes des autres candidats, il suffit de suivre les liens dans les commentaires….

 

 

[exposition] La guerre après la guerre – la France au Proche Orient, 1918 – 1923

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La guerre après la guerre – la France au Proche Orient, 1918 – 1923 est la troisième grande exposition du Centre du Patrimoine Arménien depuis sa réouverture en septembre 2018.

Elle nous emmène sur les vestiges de l’empire Ottoman, entré dans la Première Guerre Mondiale aux côtés des empires centraux (dont l’empire Allemand et l’empire Austro-Hongrois), en première ligne du front du Levant et qui a signé un armistice fin octobre 1918 avec les pays de l’Entente.

Partagé entre les grandes nations coloniales, essentiellement la France et l’empire Britannique, l’empire Ottoman apparaît alors comme un gros gâteau dont il faut exploiter les ressources. Le traité de Sèvres, élaboré en 1920, confirmera le démantèlement de l’empire Ottoman : détachement des régions à majorité arabe de l’empire et mise sous tutelle de la Société des Nations de la quasi totalité des autres régions selon les accords Sykes-Picot.

Territoire composite, l’ancien empire Ottoman voit rapidement la montée de nationalismes turcs tandis que les minorités cherchent un foyer où leurs droits seront garantis pour s’installer.

Ainsi, au cours des cinq années qui suivront l’armistice de 1918, l’armée française sera encore engagée dans plusieurs guerres au Proche Orient. Au côté des soldats français et coloniaux, on trouvera aussi de nombreux arméniens, engagés dès 1916 dans la légion d’Orient.

Ces guerres seront à l’origine de plusieurs déplacements de population, ainsi que de l’errance de nombreux orphelins ou de l’enlèvement de jeunes femmes.

L’exposition revient donc sur les aspects géopolitiques d’alors qui ne peuvent qu’être éclairants des conflits actuels dans cette région du monde, mais aussi sur les aspects humanitaires : création et gestion d’orphelinats pour recueillir les enfants et leur apprendre un métier, camps de réfugiés… Finalement, 100 ans après, tout ceci semble encore terriblement d’actualité !

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Exposition « La guerre après la guerre » – Valence – Drôme – janvier 2019

(*) L’exposition se tient au Centre du Patrimoine Arménien jusqu’au 15 mars 2020. Les informations pratiques sont disponibles sur le site internet du CPA.

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Après la visite de l’exposition temporaire, nous avons fait un tour dans l’exposition permanente qui traite du génocide et de l’exode arméniens.

Et comme à chacun de mes passages, j’ai été happée par l’oeuvre de Michka Anceau et ses 220 petits personnages qui accueillent les visiteurs : exode, marche vers un avenir meilleur, migrations…. Elle est porteuse de multiples sens et ne me laisse pas insensible.

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Centre du Patrimoine Arménien – Valence – Drôme – janvier 2019

 

(*) Centre du Patrimoine Arménien, 14 rue Louis Gallet, 26000 Valence

 

 

[fourre-tout de la semaine] 9 février 2020

J’ai reçu un joli bouquet pour mon anniversaire… (par contre, pour des questions d’organisation, on n’a pas encore mangé le gâteau : ce sera pour ce midi !).

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L’avantage de partir en concours d’équitation alors qu’il fait encore nuit, c’est qu’on ne rate pas le lever du soleil !

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Ecurie des Cercols – Livron – Drôme
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Ecurie des Cercols – Livron – Drôme

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La Maison Deschamps propose une nouvelle tartine, sucrée cette fois. L’association poire/chocolat qui est toujours fructueuse est sublimée par la noisette !

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(*) Maison Deschamps, 26 rue du Sergent Berthet, 69009 Lyon

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[Drôme] sur les bords de la Véore

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Après avoir plusieurs fois exploré les rives de la Véore en amont de Chabeuil, je me suis décidée à aller voir à quoi elles ressemblaient en aval….

Au départ, je pensais faire la boucle du sentier des deux renards, une petite randonnée dont le circuit a été inauguré l’été dernier.

Je me suis donc rendue au point de départ et j’ai traversé la rivière par la passerelle… Après celle-ci, je n’ai pas vu le balisage du sentier. Heureusement, je suis vite arrivée à une route passante et me suis rendue compte que je m’étais (déjà) trompée de chemin !
En fait, il faut prendre à gauche le long de la rivière juste après l’avoir traversée… je n’ai pas vu d’indication directionnelle mais elle a pu être détruite suite à l’épisode de neige que nous avons connu en novembre.

Le sentier longe la rivière et permet quelques points de vue sur celle-ci, surtout en cette période hivernale où les arbres sont nus. On arrive assez rapidement au niveau de la LGV sous laquelle le chemin passe, toujours en longeant la rivière.

C’est dans ce secteur que j’ai vu le plus d’oiseaux : rouge-gorges, bergeronnettes, petits rapaces… Il faut dire que nous nous trouvons alors dans une zone humide et que nous nous approchons alors des mares de Bachassier, un espace naturel sensible créé en 2001 lors de la construction de la ligne ferroviaire à grande vitesse en compensation des travaux de celle-ci. Aujourd’hui, le site accueille de nombreux oiseaux et est un site d’observation hivernal de nombreuses espèces.

Je ne suis toutefois pas allée jusqu’aux mares. En effet, peu après la LGV, un panneau sur le chemin indiquait « chasse en cours » et je n’ai pas voulu prendre de risques. J’ai donc préféré revenir sur mes pas pour retraverser la rivière là où je l’avais franchie au départ.

J’ai ensuite prolongé ma promenade sur l’autre rive, jusqu’à rejoindre le sentier des deux renards au bord de la LGV, derrière le château de Saint Pierre. J’ai alors terminé la promenade en suivant le sentier pour revenir à mon point de départ.

Une prochaine fois, je pousserai jusqu’aux mares de Bachassier…

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Passerelle sur la Véore
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Observer les oiseaux
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Vue sur le Vercors depuis la campagne chabeuilloise
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L’allée d’arbres du château Saint Pierre

Chabeuil – Drôme – janvier 2019

 

(*) Le dépliant du sentier des deux renards est disponible en ligne sur le site de la mairie de Chabeuil. Le livret du sentier peut être trouvé à l’accueil de la mairie de Chabeuil ou au bureau chabeuillois de l’office de tourisme.

 

 

[fourre-tout de la semaine] 26 janvier 2020

Le week-end dernier, j’ai fait un crochet par le Pont aux Étoiles pour chercher des fossiles. J’avais entendu parler de ce site chez Le Caillou aux Hiboux. Sur une cinquantaine de mètres, entre Rompon et La Voulte en Ardèche, la construction d’un pont a mis à jour un gisement fossilifère de grande importance. On y trouve en particulier des lys de mer (ce sont eux qui ont une forme d’étoile) et des rhynchonelles. On m’avait dit qu’il suffisait de se baisser pour trouver des fossiles et c’est entièrement vrai. Les marnes s’érodent en libèrant des fossiles en quantité impressionnante, juste au bord de la route !

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Lys de mer et rhynchonelles

(*) – Le Pont aux Etoiles est situé sur la D365, entre La Voulte sur Rhône et le hameau Celle-les-Bains de Rompon. La falaise fossilifère se trouve au niveau… du pont ! Un petit parking est aménagé près du pont, côté Rompon. Des panneaux explicatifs (lecture de paysage, fossiles) sont disponibles à proximité du site.
– La récolte des fossiles est autorisée sur le site du Pont aux Etoiles à condition de se faire sans outil dans les marnes déjà érodées et de se limiter à de petites quantités.

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Samedi matin, jour de marché à Valence, jour de latte au Good Bean Coffee….

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(*) Good Bean Coffee, Rue Emile Augier, 26000 Valence

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[Drôme] dans la réserve naturelle des Ramières

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Pour profiter d’un bel après-midi hivernal, je suis allée me promener dans la Réserve Naturelle des Ramières de la Drôme.

Au départ de la gare des Ramières, j’ai pris le sentier qui longe la rivière en la remontant. Avec les pluies des jours précédents, le débit est relativement important et le bruit de l’eau m’accompagnera tout au long de la balade. En dehors de quelques oiseaux, je n’entendrai d’ailleurs pas grand chose d’autre….

Au bord du chemin, quelques arbustes portent encore quelques fruits qui apportent une petite touche de couleur dans un paysage qui a largement subi les dégâts occasionnés par les chutes de neige de novembre. En effet, de nombreuses branches et quelques troncs fragiles ont cédé sous le poids de la neige. C’est surtout net dans le lit de la rivière, là où les arbres, soumis aux crues, ont rarement le temps de devenir robustes….

Un passage dans la végétation me permet de descendre dans le lit de la Drôme, sur une petite île de galets. C’est l’occasion pour moi d’avoir un autre point de vue sur le paysage, avec les Trois Becs en ligne de mire à l’horizon.

Je vais jusqu’au coude de la rivière, là où elle est bien large et où l’on voit nettement son dessin en tresses. Un rayon de soleil un peu plus vif fait son apparition, faisant ressortir les couleurs douces des jeunes branches. Je m’arrête là un long moment à contempler la nature tranquille. J’ai l’impression d’être ailleurs, dans un lointain paysage….

Puis, le jour commençant à décliner, il faut se résoudre à faire demi-tour. Quelques coups d’oeil encore au fil du trajet de retour avant de repartir… jusqu’à la prochaine fois !

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Réserve naturelle des Ramières – Drôme – décembre 2019

 

 

(*) Un parking est disponible au niveau de la gare des Ramières sur la commune d’Allex. De là, le départ du chemin longeant la rivière est bien indiqué. Il y a environ 2.5 km depuis la gare jusqu’au point de vue sur le coude de la rivière, sur un sentier nettement marqué et sans difficulté.