Les semaines passent vite et les week-ends encore plus. Depuis le début du mois de décembre, j’ai fait pas mal de balades autour de la maison. A chaque fois, c’étaient des lieux où j’étais déjà allée et même certains où je me rends très régulièrement. Et même si j’en ai déjà parlé par ici, j’avais envie de partager avec vous quelques images de ces sorties sans forcément de longs discours.
Au pied du Vercors La Baume Cornillane – Drôme – décembre 2024
Monter à Château Rompu sous le soleil
C’est un dimanche matin de décembre que j’ai eu envie d’aller refaire un tour dans les ruines de Château Rompu à Châteaudouble. Cette balade a l’avantage d’être assez courte et donc de pouvoir entrer dans un planning un peu chargé assez facilement. Chez moi, nous étions dans les nuages (de pollution…) mais j’ai trouvé le soleil en m’approchant du village. Je suis montée assez vite le long du chemin baigné de lumière avant de sortir de la forêt au niveau des ruines. De là, il n’y a plus très loin pour arriver à la table d’orientation (un peu abîmée par le temps) et découvrir le panorama sur la plaine de Valence où une mer de nuages avait pris place.
au pied du Vercorsmer de nuagesau dessus du villageapercevoir le châteaumer de nuagesmer de nuagesdans les ruinesmer de nuage sur la plaine de Valencesur la place du village
La Tour de Barcelonne, je l’ai déjà dit, fait vraiment partie de nos promenades classiques. Cette fois, c’est avec Melle 3e que j’y suis allée, en tout début d’année. La météo n’était pas exceptionnelle, mais il y avait moins de vent que lors de ma dernière ascension à la tour de Barcelonne avec Mr 1er. Par contre, je sortais d’un épisode viral assez violent dans les moments de Noël, et j’avoue avoir un peu souffert dans la montée. Je peinais à trouver mon souffle, et j’ai mis certainement le double de temps qu’à l’accoutumée pour arriver au sommet. Malgré tout, la vue d’en haut, comme chaque fois, valait largement la peine.
admirer le paysageapercevoir la tourruines avec vueadmirer la Raye givréeen chemin pour la tour de Barcelonne
Barcelonne – Drôme – janvier 2025
Quelques autres balades autour de Barcelonne et Combovin :
C’est le 1er janvier que j’ai profité d’un rayon de soleil bienvenu pour faire le tour du lac de Beauvallon. C’était sur ma route entre deux déposes/récupérations d’enfants, et après plusieurs jours de grisaille, j’avais vraiment envie de prendre un peu l’air. L’endroit est assez agréable et il est possible de continuer la balade le long des anciens bassins du système hydraulique du parc du château voisin. D’ailleurs, les abords des bassins avaient été débroussaillés, permettant de vraiment bien les découvrir.
Rêver dans le brouillard à Saint Vincent la Commanderie
Le jour où j’étais allée à Saint Vincent la Commanderie pour voir les décorations de Noël, il y avait beaucoup de brouillard. Il nimbait tout le village d’un épais cocon et rendait onirique les scènes de la vie quotidienne. J’ai profité d’avoir avec moi mon appareil photo pour prendre quelques clichés.
Dans le brouillard
Saint Vincent la Commanderie – Drôme – décembre 2024
Admirer une œuvre d’art à Valence
Je l’avais déjà vue plusieurs fois de jour, mais c’est de nuit que j’ai trouvé la sculpture Le Messager de Jaume Plensa la plus belle. Son éclairage est vraiment très réussi et le met parfaitement en valeur. Ce n’est pas vraiment une balade, mais j’aime tellement cette installation que je ne pouvais pas garder ces photos seulement pour moi !
Le Messager par Jaume Plensa – Valence – Drôme – décembre 2024
Chaque mois de décembre, alors que Noël approche, villes et villages se parent de lumières et de décorations de fêtes. Au cœur de l’hiver, les ambiances joyeuses viennent réchauffer l’atmosphère. Chaque mois de décembre, je parcours les villes et villages autour de chez moi pour aller capturer un peu de cette magie qui affleure sous les lumières et les papiers brillants. Venez, je vous emmène découvrir l’édition 2024 avec mes grands classiques : Valence, Romans et Saint Vincent la Commanderie.
Place des Clercs à Valence
La magie moderne à Valence
Les illuminations de la ville de Valence sont toujours résolument contemporaines. Année après année, les installations se renouvellent même si on en revoit de temps à autre. Leur point commun est d’être pleines d’originalité et il n’est pas rare d’en avoir certaines dans de très grandes villes les années suivantes. Par exemple, j’ai repéré sur les réseaux sociaux que les lustres qui étaient posés sur la place du Champ de Mars en 2021 sont cette année à Montréal. Je dois cependant avouer que si je les trouve sympas (et très photogéniques), certaines de ces installations ne me projettent pas vraiment dans la magie de Noël. Heureusement, les rues se parent de guirlandes et boules lumineuses.
Mon Cœur Valence est éclairé par quelques lampes de bureau géantes (il y a quelques années, ces lampes étaient sur la place Aristide Briand)Des installations d’inspiration végétale au pied du kiosque PeynetSi je trouve ces clochettes jolies, j’y vois des brins de muguet qui ne me semblent pas réellement de saisonJ’aime beaucoup ces fleurs que je trouve très poétique. Installées devant la gare, elle s’associent bien avec la jolie façade.
En complément, il y a comme chaque année le village de Noël qui longe les boulevards. Les chalets permettent de faire quelques achats de Noël, mais aussi de manger sur le pouce dans une ambiance conviviale. On peut également prendre un vin chaud (avec modération) ou un jus de pommes épicé chaud, pour se réchauffer. Et, il y a aussi la désormais traditionnelle grande roue qui a pris place à côté de la fontaine monumentale. Je vais généralement y faire un tour (en essayant d’éviter les jours de mistral..) en famille ou avec les copains. D’en haut, la vue sur la ville est magnifique.
Prêt à prendre de la hauteur avec la grande roue !
(*) Le village de Noël est ouvert jusqu’au 24 décembre 2024. Les illuminations de Valence sont visibles au fil des rues jusqu’au 8 janvier 2025. Elles sont éclairées chaque soir à la tombée de la nuit. La grande roue tourne jusqu’au 12 janvier 2025, à côté de la Fontaine Monumentale. Edit du 31/12/2024 : suite à un problème technique, la grande roue de Valence est à l’arrêt jusqu’à la fin de sa présence valentinoise pour cette saison.
La magie traditionnelle dans les rues de Romans
A Romans, par contre, les décorations lumineuses de Noël reprennent des motifs beaucoup plus traditionnels, à base de lutins, de Pères Noël, de bonhommes en pain d’épice et d’animaux polaires. La place Jean Jaurès est transformée en une esplanade de rêve pour les enfants (et les plus grands aussi). Au son de musiques de Noël, il est possible de courir d’une structure lumineuse à l’autre. Clairement, la magie brille dans les yeux des enfants.
L’orchestre du Père Noël, prêt à rocker…
Un peu partout dans la ville, on retrouve aussi des structures lumineuses, que ce soit vers la tour Jacquemart ou la collégiale. Les rues sont parées de guirlandes. Et sur la place Jules Nadi, les arbres accueillent de grandes boules colorées.
Place Jules Nadi, les arbres sont illuminés
Mais, ce qui m’amuse le plus, ce sont les jeux de reflets dans les boules qui ornent les sapins. Avec toutes les lumières autour, c’est un terrain de jeu photographique est fantastique. Je peux y passer des heures pour tenter d’attraper le reflet parfait… sans y arriver !
Reflets dans les arbres lumineux de la place Jules NadiReflet d’un des lutins du Père NoëlUn ourson dans un sapin..Selfie de Noël
(*) Les décors de Noël à Romans sont allumés tous les matins à partir de 6.30 jusqu’à 8.00 et tous les soirs entre 17.30 et minuit, jusqu’au 12 janvier 2025
La magie du fait maison à Saint Vincent la Commanderie
Cette année, j’ai quelque peu bravé la météo pour aller voir les décorations à Saint Vincent la Commanderie. En effet, le jour de l’inauguration, et seul jour où j’avais assez de temps pour y faire un saut, il y avait un brouillard à couper au couteau. Tout le village semblait emmitouflé dans un voile cotonneux, apportant une touche de mystère à la magie de Noël.
Un village dans le brouillard
Ce qui fait la particularité des décorations de Noël à Saint Vincent la Commanderie, c’est que ce sont les habitants qui décorent. Chacun est invité à installer une saynète ou un sapin devant sa maison ou sur le rebord de sa fenêtre, ou encore à suspendre des boules dans les arbres de son jardin. La part belle est faite à la récupération ainsi qu’au réemploi de matériaux et d’objets. Le résultat est donc forcément hétéroclite, mais il a le charme du temps investi par les bénévoles qui organisent le projet et l’ensemble des habitants. A Saint Vincent la Commanderie, on retrouve une forme de simplicité dans la magie de Noël.
famille de rondinsmini crècheexposition de jouetsupcyclingbonhomme de neigefamille de rondinstrio de sapinshérissonPôle Expressjeu de damesfamille de bonhommes de neigeLui ne fait pas partie des décors de Noël, mais je le croise quand même chaque année sur le même muret!
(*) Cette année, les crèches et sapins sont installés dans le village de Saint Vincent la Commanderie jusqu’au 12 janvier 2025. Un jeu de piste a été créé pour les enfants. Il est accessible via un QR Code affiché sur la place du village.
Valence, Romans, Saint Vincent la Commanderie – Drôme décembre 2024
Il y a bien entendu plein d’autres endroits où la magie des fêtes est visible dans la Drôme. Je pense par exemple :
à la charmante saynète qui prend vie devant la mairie de Chabeuil et est sublimée lorsque les lumières s’allument à la tombée de la nuit
aux soirées de Noël sur le domaine de Valsoyo avec des animations et des spectacles aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur (j’y étais allée l’an dernier)
à tous les marchés de Noël qui se succèdent tout au long du mois de décembre
aux illuminations à Montélimar, où je n’ai pas eu le temps d’aller mais qui ont l’air très chouettes
dans les châteaux de Grignan et de Suze la Rousse, il va y avoir des animations durant les vacances de Noël qui s’annoncent très amusantes
ce n’est pas vraiment dans la Drôme, mais c’est juste à côté : au safari de Peaugres, tout l’hiver est installé un parcours de structures lumineuses de type lanternes chinoises, et j’espère bien avoir l’occasion d’y aller dans les prochaines semaine.
Domaine de Valsoyo – Upie – Drôme – décembre 2023
Et pour ceux qui bougeraient un peu vers d’autres régions lors de ces fêtes de fin d’année, j’ai quelques suggestions de décors de Noël magiques à vous faire. Elles correspondent à des expériences que j’ai testées ou que j’aimerais découvrir. La liste est bien entendu très loin d’être exhaustive et il y a très certainement des propositions magiques à côté de là où vous serez.
dans le Val de Loire, plusieurs châteaux se parent de décors splendides dans le cadre de l’opération Noël au pays des châteaux. J’ai eu l’occasion de découvrir Azay le Rideau il y a 2 ans et Villandry l’année dernière. J’aimerais bien en visiter un autre cette année, pourquoi pas revoir Chambord, Amboise ou Langeais…
en région parisienne, les décors féériques de Noël du château de Vaux le Vicomte me font de l’œil depuis quelques années maintenant
Alors que nous abordons la dernière quinzaine du mois de décembre, et que le compte à rebours pour Noël a déjà commencé, le projet 52 nous propose cette semaine de montrer nos lumières festives. J’ai eu un temps d’hésitation au moment de choisir mon sujet. En effet, je me suis demandé si j’allais plutôt vous montrer un petit bout des lumières à la maison ou un morceau des illuminations dans les villes alentour. Mais après avoir parcouru les rues de Valence et de Romans (je vous prépare un article complet dans les prochains jours), j’ai choisi de vous montrer le parvis de la gare de Valence Ville. Les fleurs lumineuses qui y sont installées sont un de mes coups de cœur de longue date : il me semble que je les ai vues pour la première fois en 2015 à Valence, elles sont déjà revenues au moins une fois, et je les ai également aperçues dans des magazines installées dans d’autres villes dont Lyon et Londres. Cette année, elles s’accordent particulièrement bien à la façade de la gare dont l’éclairage a été repensé.
Gare de Valence Ville – décembre 2024
Pour découvrir les lumières festives chez les autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.
L’exposition Play Play Play de photos de William Klein au Musée d’Art Contemporain de Montélimar est proposée depuis déjà plusieurs mois. Plusieurs personnes m’en avaient parlé et j’avais très envie d’aller la voir. Mais je voyais aussi les semaines défiler sans y aller. Alors, j’ai profité d’un changement de plan un dimanche après-midi pour m’y rendre avec Mr 2e. Nous connaissions déjà le MAC de Montélimar pour y avoir déjà vu quelques expositions mais cela remontait déjà à plusieurs années.
« Donnez lui rendez vous au musée » – Ben Souvenir d’une exposition passée
Dès l’entrée, nous avons été frappés par la façon dont les lieux ont été utilisés, dont les perspectives ont été mises en scène pour servir le propos de l’exposition. C’est une rétrospective complète du travail photographique de William Klein qui est proposée : de ses premiers photogrammes non figuratifs, jusqu’à ses photographies parisiennes des années 1990/2000 en passant par ses livres sur New York, Tokyo, Rome ou la Russie, les photos de mode et de sport mais aussi abordant sa période de cinéaste. Nous avons vraiment apprécie cette exposition, tant le choix des œuvres présentées que la façon dont elles étaient mises en scène.
Play Play PlayPhotogrammes de William Klein Le photogramme est une technique où l’on vient directement projeter un objet sur une plaque sensibleQuand la mise en scène répond parfaitement aux œuvresA la lisière de la photo et du graphisme, William Klein a collaboré plusieurs années avec le magazine italien DomusTravail sur le minimalisme photographiqueExhale – New YorkA New York, le photographe expérimente, force le grain, recadre encore et encore…J’ai particulièrement aimé comment William Klein a su retranscrire l’effervescence des rues de TokyoRéférence à Un barbare en Asie d’Henri Michaux, un vieux souvenir de lecture scolaire… (C’est d’ailleurs assez amusant comment les lectures de mes années de prépa reviennent me faire des clins d’œil ces derniers temps…. )Les photos de mode et les contacts peints, œuvre hybride entre la photographie et la peinture mais aussi le cinéma
William Klein – Play Play Play Musée d’Art Contemporain – Montélimar – novembre 2024
(*) L’exposition William Klein – Play Play Play est visible jusqu’au 6 janvier 2025 au Musée d’Art Contemporain de Montélimar. Les informations sur les jours et horaires d’ouverture sont à retrouver sur le site internet de Montélimar Agglo. L’entrée est gratuite pour tous.
J’ai eu l’occasion de passer une nuit dans un hébergement insolite et charmant à Romans. Outre le fait de « prendre un week-end » sans avoir de route à faire, j’ai apprécié l’originalité du logement, tant d’un point de vue esthétique que sociétal. Bref, j’ai dormi dans un ancien café transformé en Bed In Shop.
Ceci n’est plus un café mais un hébergement insolite
Bed In Shop, c’est quoi ?
Un concept original
Bed In Shop est un concept d’hébergement insolite qui a été développé à Romans par François-Xavier Chambost. Je l’ai rencontré lors des derniers sommets du tourisme de la Région Auvergne Rhône-Alpes où il a gagné un trophée spécial pour son concept original, et où j’ai été séduite par son pitch. Le constat de départ, c’est que dans les centres villes des petites et moyennes villes, il y a de nombreux locaux commerciaux vacants, y compris dans des rues qui ne sont pas passantes. Face au développement anarchique des locations de tourisme de courte durée dans les villes et aux problèmes que cela induit dans l’accès au logement des habitants, l’idée a donc été de transformer ces locaux commerciaux vides en hébergements insolites.
L’idée est de ramener une certaine activité dans le centre des petites villes sans nuire à la qualité de vie des habitants. Les locaux sont réhabilités et décorés. Les vitrines sont agrémentées d’objets dans un parti pris esthétique. Les visiteurs sont invités à se rendre dans les commerces locaux, qu’il s’agisse des restaurants, des cafés ou des commerces alimentaires à l’aide d’une petite liste laissée à disposition dans le logement. Afin d’aller encore plus loin dans la responsabilité sociale et écologique, la décoration est essentiellement chinée et upcyclée, et des chantiers d’insertion ont été mis en place lors des phases de travaux. Des jeunes ont également été formés pour devenir des guides touristiques, une prestation complémentaire qu’il est possible de réserver en même temps que l’hébergement.
Derrière cette porte se cachent 2 Bed In Shop : l’apothicaire à gauche et le tailleur à droite
Les différents univers
François-Xavier a eu la gentillesse de me faire découvrir tous les univers Bed In Shop. Chacun est nommé selon une thématique liée à un métier ou un type de commerce un peu désuet. Cela sert ensuite de fil conducteur à la décoration tant intérieure qu’extérieure. Celle-ci est chinée ou récupérée et régulièrement chargée de souvenirs personnels. Il y a autant d’ambiances très différentes que de Bed In Shop à Romans. Au fil des rues du centre historique, il est ainsi possible de croiser :
Le Grand Café des Cordeliers, un authentique ancien café qui a conservé son nom, anciennement tenu par 3 générations de femmes de la famille Longueville et qui a fermé en 1985
Le Bouquiniste, et son ambiance cosy à souhait
La Lavandière, avec son baldaquin créée à partir d’un panier de basket et son vieux fourneau transformé en meuble de cuisine
La Tannerie, une industrie fortement lié à l’histoire de Romans, ville du cuir et de la chaussure
L’Apothicaire, en hommage à l’arrière-grand-père de François-Xavier qui était pharmacien à Romans
Le Tailleur, avec ses anciennes machines à coudre
La Chaumière, le seul Bed In Shop qui n’a pas pignon sur rue mais est située en fond de cour d’un immeuble XVIIe siècle, et a vraiment des allures de trou de hobbit urbain.
L’ApothicaireLe BouquinisteLe BouquinisteLa LavandièreLa LavandièreLa TannerieLa ChaumièreLa ChaumièreAperçu des différents univers Bed In Shop de Romans
Une nuit au Grand Café des Cordeliers
Comme je le disais en introduction, j’ai dormi au Grand Café des Cordeliers. Et l’expérience a été très sympathique. Le check-in se fait en toute autonomie : j’avais reçu la veille de mon séjour toutes les informations nécessaires pour récupérer la clé et m’installer dans le logement. Il est toutefois possible de joindre directement François-Xavier en cas de question ou de souci. J’ai choisi d’arriver un peu tard pour des raisons personnelles mais il est possible de venir à partir de 15.00 (ce qui est plus tôt que beaucoup d’hôtels). Dès que je suis entrée dans le Grand Café, je suis tombée sous le charme. L’ancien bar a été conservé et l’ambiance rappelle vraiment celle d’un café d’antan.
L’ancien bar du Grand Café a été conservé et ajoute un cachet incomparable au logement insoliteLa décoration a été pensée dans les moindres détailsL’arrière du comptoir de bar a été transformé en cuisine et les anciens frigos sont devenus des placards.
Le logement est prévu pour 4 personnes et comporte deux chambres, très confortables. Il y a tout ce qu’il faut pour se préparer à manger si on le souhaite (pour ma part, j’ai choisi l’option flemme en allant chercher un plat à emporter). Et si l’on veut manger au restaurant, il y en a plusieurs à quelques minutes à pied (je pense par exemple au Jakadi sur la place Maurice Faure, un lieu super chouette où l’on mange des burgers et salades copieux et délicieux). Pour le petit déjeuner, il y a du café et du thé dans le logement, tandis que les boulangeries sont à 3 minutes à pied (personnellement, ma préférée, c’est Bédouin) : l’occasion parfaite pour goûter une bonne pogne de Romans.
Impossible de passer à côté de la pogne de Romans pour le petit déjeuner !
J’avais un peu peur de ne pas dormir correctement car forcément, le logement est en rez-de-chaussée sur la rue. Je craignais que cela soit un peu bruyant. Cela n’a pas du tout été le cas et j’ai vraiment très bien dormi. La literie très confortable a aussi été un gros plus. Après cette expérience très réussie au Grand Café, j’avoue avoir envie de tester les autres BedInShop romanais, juste pour le plaisir de profiter de chacune des ambiances.
La chambre, chaleureuse et confortableLa banquette faisait partie du décor d’origine du Grand Café
(*) Si vous aussi vous souhaitez expérimenter les Bed In Shop de Romans, les réservations sont possibles via le site internet.
Romans – Drôme – novembre 2024
Le plaisir d’un café accoudé au bar…
Et si vous ne connaissez pas Romans et souhaitez profiter d’un séjour chez Bed In Shop pour découvrir la ville et les environs, je peux vous conseiller :
Et en parlant de gourmandise, n’oubliez pas de déguster les spécialités locales de Romans : la pogne et la raviole….
balade de fin de journée le long de l’Isère à Romans
(*) J’ai été invitée (collaboration commerciale) à venir découvrir dans les conditions réelles l’hébergement BedInShop Le Grand Café des Cordeliers. J’ai sincèrement été convaincue à la fois par le concept (sinon je n’aurais pas accepté l’invitation) et par l’hébergement que je n’hésiterai pas à réserver pour mes proches quand ils viennent dans la région.
Le week-end dernier, avec Mr 2e, nous avons eu envie d’aller voir dans le Vercors s’il faisait un peu moins gris que dans la plaine de Valence. Nous avons donc pris la direction du col de la Bataille. Comme nous étions après le 1er novembre, elle était fermée à partir du Grand Echaillon. Alors, nous sommes partis à pied. Et là, surprise, il restait un peu de la neige tombée quelques jours auparavant. J’avais vu qu’il y avait eu des flocons mais je pensais qu’ils seraient déjà tous fondus compte tenu du beau temps.
Pour l’itinéraire, nous avons refait la balade que nous avions faite, vers le Col du Lion, au printemps (alors que la route du Col de la Bataille était encore fermée). Nous l’avons juste prolongé en allant un peu plus loin sur le chemin avant de faire demi-tour. A chaque fois, je redécouvre les paysages car ils changent au fil des saisons, rendant la promenade unique. Et avec la jolie surprise des premières neiges, c’est encore mieux !
Le Grand Echaillon – Vercors – Drôme – novembre 2024
(*) Pour aller vers le col du Lion depuis le Grand Echaillon, il faut suivre la route forestière de Gampaloux.
Le musée de Valence consacre une exposition temporaire à l’artiste catalan Jaume Plensa, sous-titrée Être là . Cela coïncide avec la mise en place d’une sculpture dans l’espace public, sur la place des Ormeaux, juste devant le musée. Ce choix fait suite à l’invitation qui avait été faite à l’artiste en 1994 par la ville de Valence d’être à l’affiche de la troisième édition de la Biennale « Un sculpteur, une ville ». Jaume Plensa commençait à se faire un nom sur la scène internationale. Il avait alors disséminé 21 portes en fonte dans la ville, ainsi que 21 sculptures dans des vitrines de commerçants du centre-ville. Trente ans après, il revient donc à Valence.
Le Messager de Jaume Plensa est installé entre la cathédrale et le musée.
Le Messager, une œuvre dans l’espace public valentinois
Le Messager s’inscrit dans la lignée des œuvres de Jaume Plensa utilisant les symboles typographiques du monde entier. Accroupi, prenant appui sur le sol grâce à des robustes filaments, il présente une allure aux formes rondes et accueillantes. Il est d’ailleurs possible de se glisser à l’intérieur de l’œuvre. Cette sculpture a été pensé par Jaume Plensa pour être installée à cet endroit, et ses proportions, plus modestes que d’autres œuvres similaires de l’artiste situées en extérieur, adaptées à la physionomie de la place des Ormeaux (lieu choisi par l’artiste lui-même) et des bâtiments environnants. Mêlant des lettres issues des alphabets latin, grec, cyrillique, hébreu, chinois, japonais, hindi et arménien, il symbolise une certaine forme d’universalité du langage. Ouvert, aérien, il ne bloque pas la vue et, la nuit, il éclaire le monde depuis l’intérieur.
Le Messager par Jaume Plensa lors de l’inauguration le 9 novembre 2024
Être là, une exposition en 5 actes
Au cœur du musée, c’est une soixantaine d’œuvres de Jaume Plensa qui attendent le visiteur. Réparties en plusieurs salles, comme autant d’actes, on les retrouve dans les salles d’exposition temporaires mais aussi sur le plateau d’art contemporain, complètement investi par l’artiste. J’ai eu le privilège de pouvoir découvrir l’exposition deux heures avant son ouverture au public et de la parcourir presque seule. J’aimais déjà beaucoup le travail de Jaume Plensa mais le voir ainsi, de près, dans ces conditions exceptionnelles, a été un choc poétique.
Dès la première salle de l’exposition, on entre dans l’univers de Jaume Plensa entre sculptures de lettres et visages doux
Des lettres et des visages
En entrant dans la première salle, on fait face à une autre sculpture de lettres. Au sol, les lettres s’éparpillent comme si elles diffusaient un message. Le métal, brillant, est presque éblouissant. La sculpture est hypnotisante, presque magnétique. Sur les murs, des réalisations issues de la série Shadow (Study). On y retrouve un composition en tressage de lettres, comme autant de tatouages sur les silhouettes dessinées. Face à l’immense sculpture métallique, 3 visages sont taillés dans l’albâtre. La blancheur du matériau fait écho à la douceur des traits juvéniles des visages aux paupières baissées. Cette série, Nest, a un lien de parenté avec Le Sommeil de Rodin ou encore celui de Brancusi.
Jaume PlensaShadow (Study) – Jaume PlensaNest– Jaume PlensaMétal vs pierreJaume Plensa« La sculpture, c’est la meilleure manière de poser une question. » Sculpture de la série Nest– Jaume Plensa
Une évocation des installations de la Biennale de 1994
Plus loin, c’est un retour en arrière sur la Biennale de 1994. Dans de petites vitrines, quelques unes des 21 œuvres qui avaient été disséminées dans les commerces du centre-ville valentinois sont exposées. On y trouve déjà des jeux de lettres, de perspectives et d’ombres. Sur le mur d’en face, quelques portes en bronze de l’installation créée pour la Biennale, et sobrement intitulée Valence, sont alignées. Je n’ai pas réussi à les photographier correctement (j’essaierai de faire mieux lors d’une prochaine visite), mais j’ai aimé l’effet accumulatif et la fausse perspective que cela créait sur le mur.
Plensa in Kreuzberg– Jaume Plensa
De la poésie pure
En montant à l’étage, je découvre White Forest. Cinq visages monumentaux, dont le bronze a été coulé à partir d’un moule issu d’une sculpture sur bois. L’ensemble présente visuellement les défauts, aspérités et éclatements du bois. Recouvert d’une patine blanche, il s’en dégage une impression de pureté extrêmement poétique. De toute l’exposition, c’est sans aucun doute l’œuvre qui m’a le plus touchée. Je n’ai aucune explication rationnelle : je me suis juste laissée entrainer dans la beauté de l’œuvre de Jaume Plensa, qui m’a enveloppée de sa douceur.
White Forest– Jaume PlensaWhite Forest– Jaume Plensa
Ces visages jouent avec l’anamorphose et selon l’angle sous lequel on les regarde changent de volumes. J’étais tellement captivée que j’ai seulement rapidement regardé la série Slumberland accrochée sur les murs. Les traits de cette série à la mine graphite jouent aussi sur l’anamorphose et font écho à ceux de White Forest.
Une déclaration
Sur le plateau d’art contemporain, dépourvu de ses œuvres habituelles, c’est la série Face qui occupe les murs. Des phrases issues de la version anglaise de la déclaration des droits de l’homme des Nations Unies de 1948 encadrent des photos de visages, issues d’anciens manuels de géographie ou d’anthropologie. Le travail de l’artiste prend là une dimension presque politique. Au centre de la pièce, un assemblage de lettres et de symboles en acier brut et sombre semble entrer en résonnance avec les mots imprimés.
Sur le mur du fond, un des tableaux de la série Face– Jaume PlensaDes œuvres d’art contemporain habituellement présentées, seul le grand tableau de Joan Mitchell est resté accroché au dessus de l’escalier.
Une pluie de mots
Silent Rain est ma deuxième œuvre préférée de l’exposition. Des lettres en suspension dans l’air forment des rideaux de mots issus de William Blake, Shakespeare, Goethe ou Baudelaire. Le passage des visiteurs les fait tinter tels des carillons de poésie. Le son est cristallin, parfois à peine audible. Visuellement, les mots volent, s’entrechoquent, se télescopent en créant une nouvelle poésie vibratoire. La lumière crée des reflets mouvants. Les lettres forment un cocon sensoriel apaisant. Le temps n’existe plus complètement.
D’autres œuvres sont présentées dans l’exposition, en particulier des travaux sur papier de Jaume Plensa.
(*) L’exposition Jaume Plensa. Être là. se tient jusqu’au 13 avril 2025 au Musée de Valence. De nombreuses propositions de médiation et d’activités autour de l’exposition sont proposées. Elles sont à découvrir, tout comme les informations pratiques, sur le site internet du musée.
Edit du 01/02/2025 : l’exposition Jaume Plensa. Être là. au Musée de Valence est prolongée jusqu’au 4 mai 2025.
Ailleurs, d’autres œuvres de Jaume Plensa
Ce n’était pas la première fois que je « croisais » le travail de Jaume Plensa. J’avais découvert cet artiste par hasard en 2014. Lors d’un déplacement professionnel à Bordeaux, j’étais tombée sur Sanna, un visage en anamorphose de bronze. Installé dans le cadre d’une exposition temporaire, la sculpture avait ensuite fait l’objet d’une prolongation puis d’une tentative d’achat par souscription qui n’avait pas aboutie. Achetée par un collectionneur privé anonyme, le propriétaire a donné l’autorisation à la ville de la conserver dans l’espace public jusqu’en 2027.
Sanna – Jaume Plensa Bordeaux – Gironde – janvier 2014Nomade – Jaume Plensa Antibes – Alpes Maritimes – mars 2014
Quelques mois plus tard, c’est Nomade, la sculpture monumentale en lettres installée au bout du bastion Saint Jaume à Antibes que j’ai découvert. Installé en 2010, c’est en allant visiter la vieille ville et le Musée Picasso que je l’ai aperçu avant d’aller le voir de plus près. Il faut dire que ses presque 10 mètres de haut, on le voit de loin. A l’époque, accompagnée des enfants, j’avais aussi apprécié le côté ludique de cette œuvre dans laquelle on peut entrer.
Et plus récemment, c’est au Canada que j’ai eu l’occasion de voir deux sculptures monumentales de Jaume Plensa. La première, c’était dans le quartier des affaires de Toronto, lors de notre visite guidée (privée). Notre guide ne connaissait pas l’auteur de cette œuvre, installée au Richmond Adelaide Center trois ans auparavant. Pour ma part, j’ai reconnu au premier coup d’oeil le travail de Jaume Plensa sur les visages et les anamorphoses, et j’ai pu frimer (un peu) en l’annonçant. La seconde, c’était en visitant le Musée des Beaux Arts de Montréal. Dans l’allée qui s’étire entre deux bâtiments du musée, plusieurs œuvres d’art contemporain ont été installées, dont une sculpture de lettres de Jaume Plensa. (Il y a une autre sculpture de Jaume Plensa à Montréal mais je ne l’ai pas vue)
Dreaming – Jaume Plensa Toronto – Canada – août 2023
(*) Concernant l’exposition Jaume Plensa. Être là. au Musée de Valence, j’ai été invitée au vernissage le 9 novembre 2024. C’était un évènement public, gratuit et ouvert à tous, tout comme l’inauguration de la sculpture Le Messsager . Cependant, j’ai aussi pu entrer dans l’exposition avant son ouverture au public, bénéficiant donc d’une invitation un peu particulière de la part de l’équipe du Musée (collaboration commerciale non rémunérée). Je les en remercie vivement, car j’ai eu le privilège de parcourir des salles d’exposition désertes et ai ainsi pu profiter des œuvres de Jaume Plensa dans des conditions exceptionnelles.
Cette semaine, pour le projet 52, nous restons à l’intérieur. Avec l’hiver qui se rapproche, on a parfois plus envie de passer des moments bien au chaud que de vadrouiller (encore que j’apprécie beaucoup me balader quand il fait beau et froid avant de revenir me lover sous un plaid à la maison). J’aurais donc pu vous montrer une photo prise chez moi. Mais, il y a une quinzaine de jours, j’ai eu l’occasion de profiter d’un court séjour pas très loin de la maison.
En effet, au printemps, lors de la fête de la pogne et de la raviole, j’avais gagné une nuit en chambre d’hôtes et un repas au restaurant à Romans. Vous avez déjà pu remarquer que je vais souvent à Romans, que ce soit pour m’y balader, pour y diner ou pour y faire des achats. Ce n’est qu’à une vingtaine de minutes de la maison. Inutile de dire que jamais je n’aurais eu l’idée d’y réserver une nuit à l’hôtel ou en chambre d’hôtes. Mais il aurait aussi été dommage de ne pas en profiter. C’est donc un vendredi soir, après le travail, que j’ai choisi d’y aller. L’avantage, c’est que je n’avais pas beaucoup de route à faire. Et, aussi surprenant que cela puisse paraître, j’ai beaucoup apprécié cette parenthèse. Le fait de ne pas dormir à la maison m’a donné l’impression d’être vraiment partie en week-end !
Et c’est donc une photo de la chambre très chaleureuse que j’ai occupé cette nuit-là qui me permet d’illustrer le thème « à l’intérieur » de cette semaine. Située dans une tour du XVIIe siècle, et agréablement aménagée, elle était hyper cosy. J’ai passé une excellente nuit. Et le matin, par la fenêtre, j’ai pu regarder le soleil se lever doucement au dessus du Vercors, des toits romanais et de la collégiale Saint Barnard. Une vraie pause dans le quotidien…
Chambre le Dandy – La Tour Yveline Romans – Drôme – octobre 2024
Pour découvrir ce qu’il se passe dans les intérieurs des autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.
A chaque changement de saison, c’est un peu la même question : quels sont les meilleurs endroits autour de la maison pour en profiter ? Et je dois avouer que si j’aime découvrir de nouveaux lieux, j’ai une tendance certaine à retourner encore et encore me balader dans certains endroits que je connais pourtant par cœur ou presque. Ils ont en commun d’être vraiment proches de chez moi et de changer complètement d’allure au fil des saisons, et c’est encore plus net lors du passage à l’automne. Si vous me suivez depuis quelques temps, vous reconnaitrez forcément ces lieux, tous proches de Valence, et que j’affectionne particulièrement.
au pied du Vercors, au début de l’automne
Monter à la Tour de Barcelonne
La courte randonnée qui permet d’accéder au pied de la Tour de Barcelonne est devenue une des mes préférées autour de Valence. En effet, elle est à la fois assez courte pour je puisse la faire n’importe quand et assez longue pour avoir l’impression de mériter le paysage à l’arrivée. Je l’apprécie en toutes saisons mais j’ai réellement une préférence pour la faire en hiver ou à l’automne. Elle est alors souvent moins fréquentée qu’au printemps ou en été. Et je dois dire que j’aime beaucoup l’ambiance à l’arrivée quand le ciel est un peu couvert et l’ambiance légèrement mystérieuse.
J’aime particulièrement les ambiances automnales
C’est avec Mr 1er que nous avons décidé d’aller à la Tour de Barcelonne, un samedi après-midi. Le ciel était couvert et nous n’avions pas vraiment prêté attention au vent quand nous sommes partis. Celui-ci soufflait du sud dans la vallée du Rhône et nous en étions protégés une bonne partie de la montée. Arrivés sur la crête, par contre, nous ne pouvions pas le manquer. Il faisait bouger les frondaisons des arbres et nous décoiffait. Une fois au pied de la Tour, l’ambiance était fantastique. J’avais l’impression d’être dans une aventure d’heroic fantasy, quand les protagonistes arrivent au pied d’un château habité par un mage pas très sympathique.
La Tour ne se dévoile qu’au tout dernier moment, quand on sort de la forêtAu pied de la Tour de BarcelonneEn avançant vers le pied de la tourFaire face au paysage
Nous ne sommes pas restés très longtemps car le vent, très fort, ne donnait pas envie de prolonger le moment outre mesure. Mais nous avons quand même pris le temps d’admirer le paysage de tous les côtés, que ce soit la vue sur la plaine de Valence ou celle sur les piémonts du Vercors dominés par le sommet de la Raye. Ces montagnes sont devenues les miennes et je ne me lasse pas de les regarder !
Les piémonts du Vercors, dominés par la RayeAu dessus des ruines de l’ancien château médiéval, les premières crêtes du VercorsLa plaine de Valence se déploie entre champs et espaces boisésUn dernier coup d’œil à la Raye avant de redescendre.
Je vais assez souvent marcher du côté de la Tour de Barcelonne, par exemple en hiver ou au printemps. Je pars habituellement de Combovin. De là, il est aussi possible d’aller à la Chapelle Sainte Marguerite, qui est également facile d’accès pour un très joli panorama au sommet. La randonnée pour monter à la tour de Barcelonne depuis le parking du cimetière de Combovin prend une grosse demi-heure en montée et un peu moins pour redescendre. Il est aisément possible de coupler avec la montée à la chapelle.
Admirer les couleurs de saison au Jardin des Sables
Au jardin des Sables aussi, j’aime aller en toutes saisons. J’y ai passé beaucoup de temps lors des différentes périodes de confinement en 2020/2021 car il était dans les distances autorisées. Depuis, j’y vais moins souvent mais je continue de m’y arrêter régulièrement. Les nombreux arbres changent de couleur tout au long de l’automne et le spectacle y est chaque fois différent. L’an dernier, j’y étais allée assez tard et j’avais eu le droit à un festival de couleurs éclatantes. Cette année, c’était encore un peu discret lors de mon passage. Mais la balade était néanmoins, comme chaque fois, très agréable.
Les olives sont presque mûresCertains arbustes se sont parés d’un feuillage doréLes pommiers d’ornement sont en fruitsPetit à petit, les feuilles des arbres changent de couleurProfiter d’un rayon de soleil à travers les arbres
Si vous cherchez sur le blog, vous trouverez de nombreuses balades au Jardin des Sables, que ce soit en hiver, au printemps ou en été. Il s’agit d’un jardin privé librement ouvert à la visite, situé route des sables à Montvendre. Il est indispensable de respecter le lieu et de ne pas y faire de jeux de ballons ni d’y pique-niquer.
Faire une pause zen au pied de la cascade du Rif
La cascade du Rif également fait partie de ces petites sorties de proximité que j’apprécie. Il m’est en effet possible d’y aller à la fin d’une journée de travail tout autant que le week-end. Ce que j’aime particulièrement quand je vais à la cascade, c’est le calme qu’il y règne. Je trouve l’endroit vraiment apaisant, et j’y passe de longs moments, juste à écouter le son de l’eau. Selon les moments, elle coule plus ou moins. Quand on y va juste après la pluie, son débit s’accélère, mais il ne faut pas tarder car il a vite fait de se régulariser. J’y suis passée cette fois quelques jours après les pluies et elle coulait doucement, en un rythme hypnotisant.
L’approche de la cascade du Rif se fait via une courte promenade en sous-bois. L’endroit bruisse doucement du ruisseau voisin et du chant des oiseaux, à peine perturbé par le son des glands qui tombent des grands chênes.La cascade coule doucement, et le soleil joue avec l’eauUn filet d’eau tombe dans la mare au pied de la cascade
Lors de ma précédente visite à la cascade du Rif, les dernières pluies avaient été abondantes et très récentes. Le débit était donc nettement plus important. Je l’ai également déjà vue complètement à sec en plein été, ou gelée en hiver. Facile d’accès, elle est fléchée (il faut suivre les panneaux indiquant la grotte de la Dame) et le site a fait l’objet d’aménagements. Toutefois, quand il a plu, le sol est assez glissant et il faut se méfier. Il est possible de prolonger un peu la balade en allant jusqu’à la Grotte de la Dame.
Barcelonne / Montvendre / La Baume Cornillane – Drôme – octobre 2024
Pour d’autres balades automnales dans les environs de Valence, je vous propose d’aller :
Alors que le mois d’août était déjà bien avancé, j’ai eu deux fois l’occasion d’aller parcourir la route du Col de la Bataille dans le Vercors. J’avais déjà plusieurs fois eu l’occasion d’aller me promener dans ce secteur en mode randonnée, que ce soit vers les Rochers de Sausse, sur le plateau d’Ambel, en venant du Grand Echaillon ou en allant vers Bouvante. Au début de l’été, de nouveaux aménagements panoramiques ont été installés le long de la route dans le cadre du programme départemental des Sublimes Routes du Vercors.
Au col de la Bataille
Faire le tour des belvédères
Alors que la région subissait une période de canicule, je suis partie tôt le matin pour faire un tour des nouveaux aménagements et en particulier des belvédères avant qu’il ne fasse trop chaud.
Passer par le sentier pédestre
J’ai laissé la voiture avant le tunnel du Col de la Bataille pour emprunter le sentier qui passe au dessus. Ce chemin a lui aussi fait l’objet d’un nouvel aménagement, en complément du belvédère situé sur le passage du col surplombant les combes de Bouvante et d’Omblèze. Une signalisation a été mise en place, à la façon d’une grande table d’orientation prenant la forme d’un anneau de pierre. Elle permet de repérer les différents sommets et points exceptionnels du paysage environnant.
L’anneau de pierre, hybride entre un cairn et une table d’orientation, par l’artiste Christophe GonnetChaque plaque reprend le nom de l’élément de paysage ainsi que sa silhouette telle qu’on peut la voir depuis cet endroitvue sur la combe de Bouvante depuis le Col de la Bataillevue sur les Rochers de Sausse depuis le Col de la Bataille
S’arrêter sur les belvédères intermédiaires
Les aménagement de la Route Sublime du Col de la Bataille s’étendent du col lui-même jusqu’au Pas de l’Aubasse. Deux belvédères intermédiaires ont été créés : celui des Lames et celui de l’Arche. Disposant de quelques places de stationnement à proximité, ils sont en particulier accessibles aux fauteuils roulants afin de permettre au plus grand nombre de profiter de la vue exceptionnelle sur la combe de Bouvante. Au belvédère des Lames, on peut même s’avancer au dessus du vide pour encore mieux admirer le panorama.
vue sur la combe de Bouvante depuis le belvédère des Lames
S’émerveiller au Pas de l’Aubasse
Le dernier aménagement sur la route sublime du col de la Bataille est celui du Pas de l’Aubasse. A cet endroit, il y a sans doute l’un des plus beaux points de vue sur la combe de Bouvante. Auparavant, l’endroit était un genre de parking sauvage à flanc de falaise. J’avais déjà pour habitude de m’y arrêter quand je passais par cette route afin d’admirer le paysage. Mais il faut bien avouer que l’endroit n’était guère sécurisé et que le stationnement anarchique avait pour conséquence de dégrader l’espace naturel en empêchant la végétation de pousser. Maintenant, des emplacements de parking ont été clairement délimités et l’essentiel du site a fait l’objet de la mise en place d’un belvédère métallique ajouré qui permet une re-végétalisation du site.
Les aménagements du pas de l’Aubasse
Je trouve que les aménagements au Pas de l’Aubasse sont particulièrement réussis, et sont sans doute mes préférés sur cette route. Déjà, le belvédère en lui-même permet d’aller surplomber la petite combe de l’Aubasse et d’admirer la vallée de Bouvante. On y est par ailleurs en sécurité avec la rambarde (alors qu’avant, il fallait s’approcher « sans filet » du bord du précipice). Mais surtout, des tables ont été installées pour les pique-niques et leur design est particulièrement réussi. Ce sont des blocs massifs de pierre calcaire qui donnent très envie de s’y installer pour prendre un café par exemple.
Les falaises bordant la combe de l’AubasseLa combe de Bouvante, et la cluse creusée par la Lierne
Retourner au Pas de l’Aubasse
Oublier de vérifier la météo
Une semaine après cette belle découverte, je suis retournée sur la route du col de la Bataille avec mes copains Greg et Laetitia. Il faut dire que la table en pierre du pas de l’Aubasse et ma suggestion d’y prendre un café leur avait bien plu. Dans la vallée du Rhône, il faisait beau et doux et, contrairement à mes habitudes, j’ai omis de vérifier la météo en haut. Après tout, nous étions encore en août, pas de raison de s’inquiéter (spoiler alert : j’aurais mieux fait de vérifier la météo avant de partir ! ). Cependant, après avoir dépassé Léoncel et au fur et à mesure que nous prenions de l’altitude, nous pouvions constater que le thermomètre de la voiture chutait de plus en plus. Nous avons fini par entrer dans les nuages avant de les traverser. Arrivés au Pas de l’Aubasse, il faisait 8°C au thermomètre, il y avait un vent si fort que nous peinions à rester immobile et que cela faisait chuter la température ressentie autour de 3°C. Nous avons tout de même pris un moment pour admirer le paysage car l’ambiance était fabuleuse. Mais nous n’avons pas sorti nos pique-niques !
Cette vue sur la combe de Bouvante et celle de l’Aubasse est vraiment exceptionnelleLe vent poussait les nuages tout autour de nousL’ambiance était exceptionnelle, entre soleil et nuages
Prendre malgré tout un café en plein air
L’une des raisons pour lesquelles nous voulions aller au Pas de l’Aubasse avec Greg et Laetitia était de prendre des photos et vidéos d’un système de préparation de café nomade. En effet, mes copains possèdent Tamper & Yummy, un chouette coffee shop et salon de thé à Valence où je vais régulièrement, et où ils vendent aussi des accessoires autour du café. Aussi, après le loupé autour du Col de la Bataille, nous sommes redescendus à Combovin pour pique-niquer puis nous préparer un café. Greg a donc sorti d’une part un moulin à café manuel et d’autre part une cafetière nomade AeroPress pour nous préparer un bon café. En moins d’une minute pour peu qu’on ait de l’eau chaude sous la main, le café est prêt. J’ai vraiment beaucoup aimé ce système que je découvrais.
Se préparer un bon café en pleine nature
Route sublime du Col de la Bataille – Vercors – Drôme – août 2024
(*) La route du col de la Bataille et ses aménagements sont librement accessibles. Attention, chaque hiver, du 1er novembre au 30 avril, la route est fermée à la circulation automobile. Elle reste toutefois accessible à pied (ou en raquettes / ski de fond selon l’enneigement).
(**) Je le rappelle ici : on ne s’aventure pas dans un milieu naturel sans se renseigner sur les conditions météo avant de partir. Je ne l’ai pas fait avant de monter au pas de l’Aubasse avec mes amis car de toutes façons, il n’était pas prévu de nous éloigner de la route et de la voiture. L’impact d’une météo défavorable était donc moindre. S’il y a une chance que j’aille randonner, je vérifie par contre systématiquement les conditions météo.