Chaque printemps, ma chasse aux orchidées sauvages reprend. Ces fleurs, que j’ai découvertes presque par hasard en arrivant dans la Drôme il y a une douzaine d’années, me fascinent. Au fil des semaines (et de l’altitude), leur floraison s’échelonne en une multitude de formes et de couleurs. Chaque printemps donc, je repars sur les chemins dans l’espoir de les apercevoir, et de réussir à en trouver de nouvelles. Il n’est bien entendu pas question de la cueillir (la plupart de ces variétés sont protégées d’ailleurs). Il s’agit « simplement » de les photographier. Voici donc un résumé du butin de ce printemps 2023.
Sur les bords du Rhône en mars
J’ai aperçu les toutes premières orchidées, des orchis géants, de cette année en mars le long de la voie douce de la Payre. Puis quelques jours après, j’en ai également vu sur les bords de la route dans la campagne autour de chez moi. C’est en général le signal qu’il est temps d’aller faire un tour sur les bords du Rhône pour débuter la quête annuelle !
J’ai découvert ce spot, situé à proximité du barrage de Bourg-lès-Valence, il y a quelques années. Depuis, j’y vais chaque mois de mars, généralement vers le début du mois. J’y trouve alors de nombreux orchis géants et quelques discrets ophrys de mars. Cette année, je n’ai pas eu le temps d’y aller début mars, et de toutes façons toutes les floraisons m’ont semblé plus tardives ce printemps. J’ai finalement tenté ma chance le 1er avril. J’ai d’abord cherché du regard les orchis géants, mais je devais être un peu trop tard car j’en ai trouvé que quelques feuilles et hampes défleuries. Par contre, il y avait des ophrys littéralement partout !
Quand je dis qu’il y en avait énormément et qu’on ne pouvait pas les manquer…
Les autres années, j’avais eu du mal à repérer les premiers individus, aux tiges courtes. Cette fois, ils étaient plus grands et il y en avait tellement que c’est impossible de ne pas les voir au premier coup d’œil. J’ai donc passé un très (très) long moment au ras du sol à les photographier sous tous les angles…
Je n’ai pas eu beaucoup d’occasions d’aller chercher les orchidées durant le mois d’avril. Toutefois, à l’occasion d’une promenade au château de Crussol, j’ai repéré quelques spécimens à proximité du chemin. En effet, la montagne de Crussol est réputée pour accueillir une grande population d’orchidées sauvages (la zone est classée Natura 2000). Cette fois, ce sont des orchis, et ils apportent une touche de rose plutôt visible dans les pelouses. Ce sont d’abord les orchis singe, plus colorés et plus nombreux que j’ai vus.
orchis singe
Mais, un peu plus loin, j’ai aussi avisé ce qui me semble être un orchis militaire. Sa couleur plus pâle le rendait un peu moins repérable, et je ne l’ai pas vu immédiatement.
orchis militaire ?
Château de Crussol – Saint Péray – Ardèche – avril 2023
Sur la montagne de Soyons en mai
J’avais envisagé de retourner sur la montagne de Crussol courant mai afin d’aller chercher les orchidées sauvages. J’étais d’ailleurs partie un samedi après-midi de chez moi dans cette optique. Mais les conditions météo (douces et grises) m’ont fait craindre qu’il y ait foule dans les environs du château de Crussol. J’ai donc bifurqué vers Soyons et les environs de la Tour Penchée. Géologiquement, les montagnes de Soyons et de Crussol sont très similaires et toutes deux appartiennent au même massif calcaire. On trouve donc aussi des orchidées sur les pelouses sèches de Soyons.
Je me suis stationnée au parking des grottes pour monter en direction de la Tour Penchée (je vous reparlerai de cette petite randonnée). Dans les pelouses à proximité de la tour, j’ai trouvé 2 ophrys : un ophrys bourdon, que j’avais déjà observé sur d’autres sites, et ce qui me semble être un ophrys de la Drôme. J’avais envisagé de poursuivre jusqu’au Serre de Guercy, à environ 1 kilomètre de la tour et où se trouve une jolie pelouse sèche (avec en outre une très belle vue sur le site de la Tour Penchée). Mais quelques gouttes de pluie et une météo à tendance orageuse m’en ont dissuadée cette fois.
A noter : les orchidées sauvages sont des espèces fragiles. Il en existe une grande variété sur l’ensemble du territoire français. La plupart font l’objet de mesures de protection locales ou nationales. Il est important pour la pérennité de ces espèces de ne surtout pas les cueillir, mais aussi de faire attention à ne pas les piétiner ou les casser quand on veut les prendre en photo. Si je dois choisir entre faire une jolie photo et m’assurer de ne pas abîmer les orchidées autour de celle que je veux photographier, ma décision est vite prise : tant pis pour la jolie photo ! Par ailleurs, de nombreux guides naturalistes proposent des balades à la découverte des orchidées sauvages. Je n’ai pas encore eu l’occasion de participer à une, mais cela me tente beaucoup. Vous pouvez vous renseigner dans les offices de tourisme locaux afin de connaître les possibilités.
Edit du 15/06/23 : apport de précisions et de liens sur les identifications
Pour ce thème, comme au cinéma, j’avais d’abord pensé à une séance à la maison, en DVD ou en streaming, pour regarder un film bien installée dans le canapé. Mais je ne savais pas trop comment la mettre en scène pour en faire une photographie réussie. J’ai rapidement envisagé aussi de montrer une vraie séance de cinéma mais je n’avais pas pensé à prendre une jolie photo lorsque j’y suis allée les dernières fois.
Puis, j’ai pensé aux décors que l’on peut découvrir dans les films, à ces lieux que l’on connait et que l’on aperçoit sur l’écran, à ces lieux que parfois aussi on va découvrir après les avoir vus à l’écran. Il y en a pas mal autour de chez moi, par exemple Mirmande et Hauterives que l’on a pu voir dans L’incroyable histoire du Facteur Cheval avec Jacques Gamblin et Laetitia Casta ou le château de Montélimar aperçu dans Kaamelott : Premier Volet d’Alexandre Astier. Il y a aussi les lieux où je suis passée lors de vacances, comme Fort La Latte que l’on peut découvrir dans Vikings avec Kirk Douglas et Tony Curtis ou dans Chouans ! de Philippe de Broca. Mais finalement, mon choix s’est porté sur un lieu que j’ai retrouvé dans un des derniers films que j’ai vus au cinéma. En effet, la Place des Vosges à Paris est utilisée comme décor dans Les Trois Mousquetaires : D’Artagnan, sorti ce printemps en salles.
Pour voir comment cela se passe comme au cinéma chez les autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.
NB : je ne serai pas disponible ce week-end car j’ai des activités avec des copains de prévues. Je ne sais donc pas du tout à quel moment j’aurai le temps de venir valider les commentaires qui seraient en modération, mais j’essaierai de le faire au plus tard dimanche soir quand tout le monde sera rentré chez soi !
J’habite à côté de Valence dans la Drôme (je pense que ce n’est plus un secret depuis longtemps !). Je ne suis donc pas partie en week-end à Valence. Mais, ma collègue parisienne Daphnée est venue passer un week-end valentinois début mai. J’avais donc concocté un petit programme de découverte de la ville et de ses environs. Je vais donc partager avec vous ce que nous avons fait : cela pourrait vous donner des idées si vous aussi, vous souhaitez venir découvrir Valence et ses environs le temps d’un week-end.
A Crest, les pivoines étaient en fleurs
Vendredi soir : Valence by night
Daphnée est arrivée de Paris le vendredi soir. Je l’ai retrouvée en début de soirée à la gare routière de Valence Ville où elle venait d’arriver. Notre première mission a été de trouver un restaurant pour le diner. Pour cela, direction les places de l’Université et des Clercs. Là, nous avons assez facilement trouvé une place en terrasse au restaurant Les Bons Vivants. Après le repas, et comme il faisait très bon ce soir-là, j’ai décidé de lui montrer un peu la ville de nuit. Ce petit tour à pied nous a menées vers les principaux lieux du centre ancien de Valence : la cathédrale, le pendentif, la maison des têtes, la place Saint Jean… Nous avons poussé la balade jusqu’en basse ville, pour un autre point de vue sur le clocher de la cathédrale mais aussi pour jeter un œil à la côte Sylvante avec sa porte dans les anciens murs de la ville.
Place des Clercs // Côte Sylvante – Valence
Samedi matin : balade sur la montagne de Crussol
Après une bonne nuit de sommeil, nous étions prêtes pour partir à l’assaut de la montagne de Crussol. Le ciel était un peu couvert mais cela ne nous a pas empêchées de monter jusqu’au château. Le long du chemin, j’en ai profité pour lui montrer quelques orchidées sauvages (je vous en reparle bientôt!). Bien entendu, Daphnée a apprécié la vue sur la plaine de Valence (on ne distinguait malheureusement pas bien le Vercors ni les Trois Becs ce matin-là), ainsi que l’ensemble du site médiéval, si impressionnant. Pour ma part, après ne pas y être allée pendant plusieurs années, c’était la 2e fois que j’y retournais en moins de 10 jours et j’en étais ravie ! Avant d’amorcer la descente, nous avons eu la chance d’apercevoir de grands rapaces tournoyer dans le ciel au-dessus de nos têtes.
Le château de Crussol, vu depuis le théâtre de verdureLe site médiéval de Crussol s’étend sur environ 3 hectares
Samedi début d’après-midi : pause culture au Musée de Valence
Nous sommes revenues dans Valence pour déjeuner. Le soleil étant revenu, nous avons de nouveau fait le choix d’un restaurant en terrasse, derrière le théâtre cette fois, pour une salade à base de produits locaux (charcuteries ardéchoises et Saint Marcellin). Une fois rassasiées, nous avons pris la direction du Musée de Valence.
Même si, en raison de l’exposition temporaire qui était en cours d’installation, nous n’avons pas pu accéder aux espaces d’art contemporain, j’ai pu montrer à Daphnée la richesse des collections de ce musée. Entre les collections d’archéologie nous plongeant dans le passé de la cité valentinoise, les œuvres d’Hubert Robert, les nombreux artistes drômois exposés (parmi lesquels André Lhote, Vanber ou encore Etienne Noël), les collections de peinture et sculpture, il y en a pour tous les goûts. Nous sommes bien entendu allées saluer la Nymphe Endormie, qui fait vraiment partie de mes œuvres favorites au musée.
Petit à petit, nous sommes arrivées tout en haut du musée au niveau du belvédère. L’occasion de regarder le paysage d’un point de vue différent de celui du matin, puisque nous faisions alors face à la montagne de Crussol.
Dans les couloirs du musée de ValenceDepuis le belvédère du musée de Valence, lecture de paysage
Samedi fin d’après-midi : promenade bucolique le long des canaux de Châteauvert
En sortant du musée, il était l’heure du goûter. C’était donc le moment idéal pour faire découvrir à Daphnée mon salon de café préféré à Valence. Nous avons donc profité de la terrasse de Tamper & Yummy pour prendre un bon jus frais et un café avant de repartir vers la découverte suivante. Pour cela, je l’ai emmenée dans le quartier de Châteauvert pour une balade le long des canaux.
A Valence, les canaux sont alimentés par des sources et ont permis au fil des siècles le développement d’une petite industrie (moulins, travail du cuir…) et du maraîchage dans différents secteurs des faubourgs de la ville. Aujourd’hui, ils sont une réserve de biodiversité très importante. S’il y a une quarantaine de kilomètres de canaux à Valence, seuls 17 km sont à ciel ouvert. On les retrouve essentiellement dans les quartiers du Grand Charran et de Châteauvert, ainsi que du coté du parc Jouvet et du parc des Trinitaires. Il existe un circuit dans chacun de ces secteurs permettant de découvrir les tronçons de canaux à ciel ouvert (vous pouvez les retrouver sur le site de l’office de tourisme).
Partant du parc de la Grande Marquise, nous avons longé les canaux du parc avant de suivre le parcours des canaux de Châteauvert. Je n’avais encore jamais réussi à ne pas me perdre à un moment ou l’autre. Cette fois ne fera pas exception : j’ai bel et bien loupé une bifurcation sur le parcours. Mais ce n’est pas très grave car nous avons tout de même fait une agréable promenade au cours de laquelle nous avons pu profiter de ce petit coin de nature au cœur de la ville.
Le long des canaux de Châteauvert à ValenceDans le parc de la Grande Marquise à ValenceC’était la saison des amours pour les grenouilles que l’on entendait chanter et qui étaient bien en vue à la surface des canaux
Nous avons ensuite profité d’une pause dans le parc de la Grande Marquise, assises à une des tables de pique-nique qui y sont disponibles. Nous sommes revenues dans le centre de Valence pour la soirée. Nous avons partagé des planches en prenant un verre de vin dans la douceur de cette soirée de printemps, installées dans une ambiance conviviale à la terrasse du Marché sur la place des Clercs.
Dimanche matin : leçon d’histoire à la Tour de Crest
Après une journée très valentinoise le samedi, j’ai choisi d’emmener Daphnée dans la vallée de la Drôme pour le deuxième jour de ce week-end. Nous avons commencé par aller visiter la Tour de Crest. Dominant la vieille ville de Crest avec ses 52 mètres, ce donjon médiéval est le plus haut de France et fait partie des incontournables de la région. Si on le voit de loin, il mérite qu’on aille le visiter à plus d’un titre. Déjà, et c’est sans doute le plus évident, la vue qu’on a depuis le sommet de la tour est impressionnante. Ensuite, la tour de Crest est riche d’une histoire longue, débutée au Moyen-Âge en tant que château-fort et continuée comme prison d’état après son démantèlement en tant que forteresse, et ce jusqu’à la fin du XIXe siècle.
L’entrée de la Tour de Crest nous plonge dans son passé de prison sous l’Ancien Régime
La visite se fait avec un audio-guide (qui a d’ailleurs été revu par rapport à ma précédente expérience, et dont la durée des explications m’a semblé plus pertinente). Elle nous emmène à travers l’histoire de la tour avant de nous conduire aux terrasses qui dominent le donjon. Là, la vue panoramique à 360° permet normalement de voir du Diois aux sucs d’Ardèche et du Vercors au synclinal de Saoû et jusqu’à la Drôme Provençale. Mais, comme la veille à Crussol, le ciel n’est pas en notre faveur et les paysages sont un peu (trop) voilés. Malgré tout, Daphnée est impressionnée, tant par le bâtiment que par la vue. Et, nous avons eu la chance de croiser un visiteur pas comme autres : un charmant petit chat noir qui semblait connaître les lieux sur le bout des pattes.
La terrasse couverte est en fait le toit primitif de la Tour de Crest. Servant de récupérateur d’eau, il présentait des défauts d’étanchéité, conduisant à la construction d’un toit permettant également de récupérer l’eau de pluie. Celle-ci se déverse via des canalisations plongeant de toute la hauteur de la tour vers une citerne située sous le rez-de-chaussée.Crest vue depuis le toit de la tour
Nous sommes ensuite descendues à pied dans Crest, où nous avons cherché un lieu pour déjeuner. Peu de restaurants sont ouverts le dimanche midi, et ils sont souvent vite pris d’assaut. Nous avons eu la chance de trouver une table au restaurant Sur les quais. De tous les endroits où nous avons mangé au cours du week-end, c’est certainement celui que j’ai le plus apprécié avec sa cuisine inventive tout en finesse. J’aurai plaisir à y retourner quand l’occasion se présentera (en pensant à réserver préalablement cette fois).
Dimanche début d’après-midi : découverte de villages perchés de la vallée de la Drôme
En arrivant, Daphnée m’avait parlé de son envie de voir de jolis villages au cours du week-end. Et de ce côté là, il y a largement de quoi faire dans la vallée de la Drôme. Je l’ai d’abord emmenée à Autichamp, où j’étais repassée peu avant. Entre la vue sur la campagne et le synclinal de Saoû, les jolies calades fleuries et les lavoirs-fontaines, j’ai chaque fois que j’y vais l’impression d’entrer dans un conte de fées !
A Autichamp, les points d’intérêt sont fléchés… j’ai néanmoins souri en voyant ce panonceau car finalement, de là où il était posé, on voyait exactement ce qu’il y a sur la photo du dessousMême par temps couvert, la vue depuis Autichamp est magique !Iris et valérianes en fleurs le long d’une calade à Autichamp
Nous avons ensuite pris la direction de Chabrillan. Là, la vue mérite le crochet depuis la route départementale, tout comme le petit jardin botanique et les ruelles du village dominé par les ruines du château. Nous avons profité du café-bibliothèque pour prendre un rafraîchissement avant de repartir.
Vue sur le village de Chabrillan, dominé par son château
Dimanche fin d’après-midi : visite dans le vignoble de Brézème
Pour terminer cette journée, et parce que Daphnée avait été surprise de la quantité de vignobles aux environs de Valence depuis le début de ce week-end, j’ai décidé de l’emmener faire une dégustation de vins. Comme nous étions dans la vallée de la Drôme, j’ai eu envie de lui faire découvrir le petit vignoble de Brézème à Livron. Coup de chance, c’était le week-end De Ferme en Ferme et le château La Rolière était ouvert. J’avais eu l’occasion de découvrir ce domaine familial il y a 2 ans et demi lors d’une précédente édition De Ferme en Ferme, et j’étais tombée sous le charme à la fois du lieu et de leurs vins. La visite est conduite par des membres de la famille propriétaire, dont on sent l’attachement aux lieux. Après avoir vu les vignes, et le chai, on passe à la dégustation des différentes productions du domaine : blanc, rosé (un des meilleurs que j’ai goûtés) et rouge. Inutile de dire que ni l’une ni l’autre ne sommes reparties les mains vides !
Vignes de BrézèmeAu château la Rolière, entre les rangées de vignes, des plantes assurent la biodiversité d’une part et la régénérescence du sol d’autre part.Vignes avec vue…
(*) L’abus d’alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération
La journée du dimanche touche à sa fin. Nous profitons encore de la soirée pour un diner en terrasse, sous la halle de la place de Saint Jean à Valence. Après les ravioles le midi à Crest, c’est l’occasion de lui faire goûter une autre spécialité locale : la pogne, servie façon pain perdue au dessert. Cette note sucrée marque la fin du weekend de Daphnée à Valence. Elle repart en effet pour Paris tôt le lundi matin, avec de jolis souvenirs de ma belle région (pour preuve, j’ai la façon dont elle en parlé à tout le monde au bureau le jour suivant). J’étais pour ma part ravie de faire découvrir Valence et ses environs… Et si vous ne connaissez pas encore la Drôme, venez donc changer d’air à Valence en vous inspirant du déroulé que j’avais proposé à ma collègue !
Cette semaine, le thème du projet 52 nous incite à mettre le nez dehors pour aller prendre l’air. Il y a de nombreuses façons de prendre l’air justement, selon ce que l’on aime, le temps dont on dispose et le lieu où l’on se trouve.
En ce qui me concerne, j’ai un besoin très fort de « prendre l’air » régulièrement et pour cela, j’ai plusieurs techniques. Il y a bien entendu les balades et randonnées des week-ends et jours de vacances. Mais cela peut également faire un tour dans le bois derrière chez moi à l’heure du déjeuner quand je suis en télétravail, prendre un verre ou manger en terrasse (ou tout simplement dans ma cour), m’asseoir sur un banc au parc pour lire ou juste profiter du soleil. Bref, prendre l’air, c’est avant tout mettre le nez dehors (et même sous la pluie ou avec la neige selon la saison !).
Vous imaginez donc très bien que j’ai des dizaines de photos qui pourraient coller au thème de cette semaine. Toutefois, j’avais envie de vous montrer une photo qui n’illustrerait pas un article sur une balade ou une destination. J’ai donc repensé à tous ces dimanches passés au bord des terrains de cross et des carrières de CSO et de dressage, avec Mr 1er il y a quelques années et avec Melle 3e un peu plus de 3 ans maintenant. Des dimanches où je prends l’air toute la journée, quelle que soit la météo. Des dimanches où je marche beaucoup sans aller nulle part, ni varier les paysages. Des dimanches dans la bonne humeur, où j’arrive quelquefois à m’arrêter un instant de trotter à droite et à gauche, comme c’est le cas sur cette photo, rare instant de pause sans pluie dans une journée où nous avons essuyé plein de grosses averses.
Pour voir où et comment les autres participants prennent l’air, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.
L’Ardèche est un territoire à l’histoire très riche. On y trouve donc de nombreux sites datant de l’Antiquité jusqu’à l’époque contemporaine. Parmi ceux-ci, plusieurs nous plongent au cœur du Moyen-Âge pour un véritable voyage dans le temps. Si les sites médiévaux en Ardèche sont bien trop nombreux pour être listés, je vous en ai sélectionné quatre, situés dans la Vallée du Rhône ou à proximité immédiate. Je vous invite donc à me suivre à Crussol, Saint Vincent de Barrès, Cruas et Rochemaure, direction le Moyen-Âge !
Dans le château de Crussol
Impressionnant château de Crussol
Notre première étape au cours de ce voyage au Moyen-Âge se fait à Crussol. Sur la montagne du même nom, face à la ville de Valence, dominant la vallée du Rhône, le site de Crussol se dresse, imposant. Entre le XII et le XIVe siècle, le château de Crussol compte plus de 600 habitants intra-muros. Il faut dire que les murs longs de 800 mètres entourent une vaste surface : environ 3 hectares étaient ainsi abrités, accueillant une véritable ville au Moyen-Âge.
Vue d’ensemble du château de Crussol
Si le haut du logis seigneurial, perché sur une falaise dominant la vallée du Rhône de plus de 250 mètres, est visible de loin, il faut s’approcher par le côté opposé pour se rendre compte de l’immensité du château de Crussol. Après avoir monté la montagne de Crussol, on se retrouve au pied de l’impressionnante forteresse et des vestiges du village fortifié.
Début de l’ascension vers les ruines du château de Crussol
Du parking, situé en contrebas du site, part un chemin piéton qui mène au château de Crussol. Après avoir dépassé le bâtiment d’accueil (où l’on peut en saison prendre un rafraichissement, visiter une petite exposition et en apprendre plus sur le site historique mais aussi naturel de Crussol), et le théâtre de verdure (cadre, entre autres, d’un festival chaque été), on commence à monter doucement en direction des ruines. Le sentier zigzague le long du coteau avant d’arriver à la porte fortifiée. De chaque côté, la vue est splendide, et le sera d’autant plus que l’on montera : d’un côté la plaine de Valence, de l’autre les vignes de Cornas et Saint Péray, à nos pieds le Rhône…
Au dessus de la porte fortifiéeVue sur Saint Péray et ses coteaux
Une fois la porte passée, nous sommes au cœur de l’ancien village dont on devine les rues et les maisons. Crussol est un fantastique terrain de jeu pour les enfants qui ont vite fait de s’y imaginer des aventures à base de chevaliers. Plus grands, ce sont les aspects sportifs qui intéresseront les aventuriers : courir sur les sentiers, grimper sur les rochers, essayer de trouver de nouveaux passages entre les habitations… Ce jour-là, j’étais accompagnée de Mr 2e et il n’a pas manqué de mener quelques explorations un peu intrépides.
Dans les ruines de Crussol, c’est parti pour l’aventure !
En arrivant tout en haut du site, on pénètre dans l’ancien logis seigneurial dont les fenêtres à meneaux se devinent depuis le Champ de Mars de Valence, sur l’autre rive du Rhône. C’est de là que la vue est la plus impressionnante. Si le temps est dégagé (comme le jour où nous y étions), on peut entre autres voir le synclinal de Saoû, le Vercors, la colline de l’Hermitage à Tain, la tour penchée de Soyons et bien sûr Valence. C’est l’endroit rêvé pour faire une lecture de paysage, ce dont nous ne nous privons pas.
Dans le logis seigneurialFenêtre avec vueLa montagne de Crussol domine Saint PérayVue sur Valence
C’est le moment de faire demi-tour et de redescendre pour nous. Toutefois, il est tout à fait possible de continuer la balade en sortant du château par la poterne haute, et de gagner par exemple la Tour de Soyons en longeant les crêtes de la montagne de Crussol.
Vue sur les crêtes de la montagne de Crussol
(*) La visite du château de Crussol est complètement libre, et l’accès au site n’est pas soumis à des horaires. L’accueil du site propose cependant des visites guidées, que ce soit autour du patrimoine historique ou du patrimoine naturel (la montagne de Crussol est par exemple très réputée pour ses orchidées sauvages, et ses fossiles). Il est également possible de randonner autour du château de Crussol, sur les nombreux sentiers balisés du secteur. Lors d’un précédent passage à Crussol, nous avions par exemple fait une jolie boucle dans la forêt de chênes verts. Enfin, il y a un site d’escalade accessible à pied depuis le parking du château de Crussol, et s’il est bien fléché, son nom m’amuse beaucoup : il s’agit du site « Top Secret » !
Saint Vincent de Barrès, village de caractère
Pour atteindre le village de Saint Vincent de Barrès, il faut s’éloigner un peu de la vallée du Rhône. Situé au pied du plateau du Coiron, dans la plaine du Barrès, Saint Vincent a été édifié au Moyen-Âge sur un ancien site gallo-romain, à la limite des diocèses de Viviers et de Valence. Aujourd’hui, Saint Vincent de Barrès est labellisé Village de Caractère de l’Ardèche. C’est avec Melle 3e que nous sommes parties l’explorer.
L’entrée dans le village par la porte des notables nous fait passer par un passage couvert et nous emmène directement au Moyen-Âge
Arrivées à l’heure du déjeuner, nous avons emporté un pique-nique et nous nous sommes installées sur une petite place du village, devant la vue sur le plateau de Coiron. Le paysage qui nous fait face est contrasté, entre plaine et petites montagnes. Nous sommes là entre volcans et sédiments, entre la plaine alluviale de l’ancien Rhône et les jeunes volcans d’Ardèche.
Paysages contrastés
Une fois notre repas avec vue terminé, nous partons explorer le village. Les habitations sont construites avec à la fois des pierres noires volcaniques et des pierres blanches en calcaire, témoins des matériaux que l’on pouvait trouver sur place. Un passage sous les maisons nous conduit à une rue pleine de charme, bordée de maisons anciennes. Des panneaux explicatifs nous renseignent sur les spécificités de celles-ci. Nous sommes sous le charme.
Une jolie placette au cœur du vieux village de Saint Vincent de BarrèsRuelle médiévaleCourant le long des remparts, une ancienne rue commerçante du village
Nous arrivons à la porte des chevaliers, située au pied de l’ancien château. En la passant, nous tombons sur une fontaine qui alimente aussi un lavoir. Si les lavandières ont disparu, la vannière continue à utiliser les grands bacs du lavoir pour faire tremper ses joncs avant de pouvoir les travailler. Nous terminons notre tour du village par l’esplanade du château, ravies de la découverte de ce joli village.
La fontaine du village, au pied de l’ancien château et de la porte des chevaliers
(*) L’office de tourisme Porte Sud Ardèche édite un joli livret-jeu de visite pour découvrir le village de Saint Vincent de Barrès. Il est possible de se le procurer dans leurs bureaux à Cruas, au Teil ou à Alba-la-Romaine ou bien de le télécharger sur leur site internet.
Surprenant site médiéval de Cruas
Après Saint Vincent de Barrès, nous avons rejoint la vallée du Rhône dans l’idée de nous rendre à Rochemaure. Mais auparavant, nous avons fait une halte à Cruas. Si de nos jours, Cruas évoque plus une centrale nucléaire visible de loin, c’est avant tout une petite cité qui était très puissante. Une abbaye y était en effet établie depuis le VIIIe siècle. L’abbatiale Sainte Marie est toujours visible, au centre du village, le long de la route. Malheureusement, l’abbatiale était fermée lorsque nous sommes passées (nous y retournerons !).
Le château des moines domine Cruas
Toutefois, nous en profitons pour aller découvrir le château des moines. Etabli sur le haut de la colline au dessus du village, le château servait de refuge aux moines de l’abbaye en cas de troubles ou d’inondations. A ses pieds, un village s’était établi, protégé par des remparts. Propriété de la commune, le site fait l’objet de restaurations importantes depuis une douzaine d’années, et qui sont encore loin d’être achevées. Toutefois, le site est maintenant accessible pour se promener dans le dédale de ruelles escarpées, entre les maisons médiévales.
Dans le village médiéval de CruasVue sur la vallée du Rhône depuis le village médiéval de CruasRuelles escarpées et escaliers médiévaux permettent de découvrir le siteA l’entrée du village fortifié
Je n’attendais pas grand chose de Cruas, en dehors de son abbatiale, et j’ai été complètement séduite par ce site médiéval, bien restauré et proposant une jolie escapade dans le temps.
Un bond dans le temps au château de Rochemaure
Du village bas au château, une randonnée dans le temps
Après Saint Vincent de Barrès et Cruas, nous avons pris la direction avec Melle 3e d’un troisième village médiéval. Rochemaure a la particularité d’être bati à la fois sur et au pied de la colline, surplombé par son château construit par la puissante famille des Adhémar (qui possédaient aussi la seigneurie de Montélimar, sur l’autre rive du Rhône) autour du XIIe siècle. Initialement, il y avait le château, d’abord simple tour de guet puis prenant de plus en plus en d’importance au fil du Moyen-Âge. Construit sur un dyke volcanique, le donjon de basalte est plus tard agrandi par un logis seigneurial en même matériau. Autour du château, un village se développe. Mais l’axe commercial de la vallée du Rhône et la présence de sources conduit à l’installation d’un village bas, lui aussi fortifié, au pied de la colline du château.
Le logis seigneurial, construit sur une coulée de basalteLe village médiéval haut : tombé en ruines, il a été restaurés par une poignée de passionnés et est maintenant un lieu d’habitation prisé.Dans les rues du village médiéval bas
Nous étant stationnées dans le bas du village, nous avons décidé de monter au château à pied. Si la balade est courte (environ 500 mètres), elle est aussi un peu physique puisque le château se trouve à un peu plus de 200 mètres d’altitude, tandis que le village, dans la vallée du Rhône est à environ 65 mètres d’altitude (soit un dénivelé d’un peu plus de 140 mètres, le pourcentage de pente est donc de l’ordre de 30%). Elle offre cependant l’avantage de traverser tout l’ancien village médiéval bas, dont les maisons en ruines ont progressivement été gagnées par la végétation, donnant aux lieux des airs de village fantastique. Nous passons aussi à proximité de la chapelle Notre Dame des Anges datant du XIIIe siècle, entourée de son cimetière ancien.
La montée vers le château de Rochemaure commence par des escaliersAmbiance fantastique dans l’ancien village médiévalNous arrivons en vue du donjon de Rochemaure
Au pied du donjon, la rencontre avec les chevaliers
Nous sommes arrivées au pied du donjon pile à l’heure où nous devions y être. En effet, nous avions rendez-vous avec des chevaliers pour une présentation de l’histoire du château et de l’évolution des armures et techniques de combat individuel. L’académie AMHE présentait en effet dans la cour du château des armements et démonstrations (non chorégraphiées) de combat médiéval en tenue pour les époques du Moyen-Âge (XIIIe et XIVe siècles), ainsi que de la Renaissance (XVIe siècle). C’était une très belle occasion de découvrir de près les méthodes de combat individuel des chevaliers, ainsi que leurs équipements.
Combat (tournoi, duel) entre chevaliers du XIIIe siècle : armures de mailles et épées à une mainCombat (tournoi) entre chevaliers du XIVe siècle : armures de plaques et hache de combat à 2 mainsDuels à la Renaissance : l’épée s’est affinée et l’armure a disparu
Les démonstrations, ponctuées d’intermèdes sur l’histoire du château et du village de Rochemaure, auront duré plus d’une heure et demie. Nous avons appris plein de choses sur les chevaliers, leurs équipements et leurs méthodes de combat, de façon très ludique. Nous prenons un petit goûter dans l’avant-cour du château avant de redescendre au village bas. Cette fois, nous longerons la route jusqu’en haut des escaliers du village abandonné : nous ne sommes pas (du tout) chaussées pour la marche et entre le pourcentage de la pente et les cailloux du chemin, ce serait un peu trop risqué !
(*) Pour visiter le village de Rochemaure, il existe comme pour Saint Vincent de Barrès un petit livret-jeu édité par l’office de tourisme Porte Sud Ardèche. Le château de Rochemaure n’est pas tout le temps ouvert. Il est possible de consulter les horaires et conditions de visite sur le site internet de l’office de tourisme. Les démonstrations de l’académie AMHE au château y sont également annoncées. Il existe une route menant au château et au village haut, avec un parking pour les visiteurs. Si, comme nous, vous décidez de monter à pied, notez que la première partie de la balade se fait via des escaliers mais qu’ensuite le chemin monte quasiment tout droit le long du piton volcanique sur un sentier caillouteux. De bonnes chaussures peuvent donc être une bonne idée (mais ça passe en sandales de ville si on est un peu joueur comme moi). Nous avons mis une douzaine de minutes depuis le panneau (balisage sentier de randonnée de pays vert et jaune) dans le village de Rochemaure indiquant le château à 500 mètres.
Thym sauvage sur le site du château de Rochemaure
Saint Péray – Saint Vincent de Barrès – Cruas – Rochemaure Ardèche – avril 2023
Cette semaine, il est question de rassembler dans le projet 52. Avec les nombreux jours fériés du mois de mai, et les ponts qui en découlent, cette période de l’année est souvent celle où l’on se retrouve pour des fêtes de famille, des moments partagés dans le cadre de l’école ou des activités sportives. C’est cette idée à laquelle j’avais pensé en mettant ce thème sur la liste pour 2023.
Toutefois, mon timing n’était sans doute pas très bon. En effet, les festivités et autres rencontres vont réellement commencer à partir de ce week-end pour moi. Ce sera donc un peu trop tard pour vous proposer une photo !
L’inspiration est venue d’elle-même le week-end dernier cependant. Melle 3e devait travailler sur un projet en Arts Plastiques. Et pour cela, il a fallu qu’elle rassemble son matériel et les matériaux dont elle allait se servir. Il s’en est suivi un joyeux bazar très photogénique sur son bureau…
Pour voir ce qui se rassemble chez les autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.
NB : Comme évoqué plus haut, je serai en « rassemblement » une grande partie du week-end (prolongé) sans accès à internet la plupart du temps. Il se peut donc que je ne puisse pas passer valider vos commentaires qui seraient bloqués en modération. Je le ferai le plus tôt possible quoi qu’il en soit.
Durant les vacances de printemps, nous sommes parties avec Melle 3e passer deux jours en mode road-trip dans les Baronnies, un secteur de la Drôme Provençale que nous ne connaissions pas. Après une première journée à vadrouiller, nous avions posé nos valises dans un hébergement « Gîte de France », à Saint Sauveur Gouvernet, dans la vallée de l’Ennuyé. Situé au calme, nous y avions passé une soirée tranquille au coin du poêle et une nuit reposante. Réveillée tôt, j’ai profité longuement de la terrasse et surtout de la vue depuis celle-ci en prenant un café (enfin plutôt deux d’ailleurs…). Nous avons ensuite rendu les clés du logement avant de reprendre la route pour la suite de nos découvertes.
La vue depuis la chambre // prendre son café sur la terrasse
Saint Auban sur l’Ouvèze, village perché
Nous avions mis la visite de Montbrun-les-Bains au programme de notre journée. Aussi, en partant de Saint Sauveur Gouvernet, nous sommes passées par Saint Auban sur l’Ouvèze. Le propriétaire du gîte nous avait indiqué que le village est mignon et méritait de s’y arrêter. Il faut dire qu’il est impressionnant, perché sur son éperon rocheux qui domine la vallée.
Vue depuis le village de Saint Auban sur l’Ouvèze
Le cœur du village est constitué de ruelles, calades et soustets (des passages publics couverts traversant les maisons). Nous montons jusqu’en haut du bourg, dominé par les vestiges du château dont certains sont devenus des habitations. La place est à l’ombre d’un tilleul (le tilleul est une production phare des Baronnies). Et les points de vue sur les vallées et montagnes environnantes sont superbes.
Dans les ruelles du villageSur la place en haut du villagePoint de vue sur la vallée
Les gorges d’Aulan, patrimoine naturel
En reprenant la route vers Montbrun depuis Saint Auban, nous avons passé le col d’Aulan, paysage de marnes et de lavandes. Puis nous avons emprunté les gorges d’Aulan. Au fond de celles-ci coule le Toulourenc (qui veut dire « tout ou rien » en provençal, allusion à son débit et à ses crues rapides). La route sinue entre les hautes falaises, creusées par le cours d’eau au fil des millénaires. Si l’ensemble des gorges est très beau, nous avons poussé une exclamation d’émerveillement lorsque nous avons aperçu le « Trou d’Eau » : il était alors impensable de ne pas nous y arrêter. Heureusement, peu après, nous avons pu trouver à stationner la voiture sans gêner la circulation.
Un escalier permet depuis la route d’atteindre le lit de la rivière. Là, elle se décompose en petites cascades s’écoulant entre des marmites de géants. C’est une de ces marmites qui constitue le Trou d’Eau. Celui-ci attire l’œil avec sa couleur vert émeraude intense. Nous avons remonté un peu le cours d’eau. Là, les paysages semblent presque irréels, sortis d’une légende lointaine. Cet endroit restera comme l’un des mes (gros) coups de cœur de ce séjour !
Au bord de la rivière ToulourencAu trou d’eau..Rivière sauvage
Montbrun les Bains, l’un des plus beaux villages de France
Après l’arrêt dans les gorges d’Aulan, nous avons continué notre route jusqu’à Montbrun les Bains, qui est labellisé « l’un des plus beaux villages de France ». En arrivant, nous nous sommes retrouvées face au village, accroché à son flanc de colline. La vision est impressionnante, et très photogénique.
Montbrun-les-Bains, l’un des plus beaux villages de Francee
Le village est réputé pour ses sources sulfureuses depuis l’antiquité, et la mode des « eaux » a conduit à l’édification de thermes au XIXe siècle. La première guerre mondiale marque un arrêt au thermalisme à Montbrun. De nouveaux thermes seront construits dans les années 1980 afin de relancer l’activité. Nous n’avons cependant pas pris le temps de faire une pause au spa (ce sera peut-être pour une autre fois). Nous avons pris directement la direction du village perché, qui comporte lui aussi de nombreuses sources puisqu’on en compte une quinzaine, assurant depuis toujours l’alimentation en eau des habitants et l’arrosage des jardins.
La fontaine de l’égliseIris en pleine floraisonLa fontaine du beffroi, un cliché provençal
Nous avons emprunté le lacis de calades qui montent jusqu’à l’esplanade de l’ancien château Renaissance, situé tout en haut de la colline. Les maisons du village sont construites en hauteur, accrochées au coteau. Disposées tout le long du village, elles constituaient un rempart. Montbrun était donc un village-forteresse. Nous avons marqué une courte pause dans l’église. L’intérieur de celle-ci contraste fortement avec sa simplicité extérieure. En particulier, son magnifique retable baroque, œuvre de Jacques Bernus, un sculpteur de Mazan (à côté de Carpentras), ne manque pas d’attirer l’œil.
Le haut du beffroi émerge de la végétationL’ancien château de Montbrun et la calade qui permet d’y accéderLe clocher de l’égliseLa porte du village, sous le beffroi
Nous terminons notre promenade dans les ruelles de Montbrun sur la place du beffroi, d’où nous admirons la vue. Nous faisons également connaissance avec un charmant habitant au doux pelage roux. Après avoir posé devant nos appareils photo, il a pris place spontanément sur les genoux de Melle 3e où il s’est longuement laissé caresser tout en ronronnant… Nous avons, je dois l’avouer, eu un peu de mal à nous décider de repartir face à cet accueil !
Petit rappel : un village de Provence sans chat n’est pas vraiment un village !Celui qui semble apprécier l’activité touristique de ce début de saison…
Brantes, face au Mont Ventoux
Avant de quitter Montbrun, nous avons acheté de quoi pique-niquer, mais comme il était encore un peu tôt, nous avons décidé de gagner notre prochain lieu de promenade. Je n’avais pas repéré Brantes lorsque j’avais préparé notre road-trip. En effet, j’avais limité mes repérages à la Drôme. Or, Brantes est situé dans le Vaucluse (il est à une dizaine de kilomètres de Montbrun). Mais, comme d’une part le propriétaire de notre gîte nous en avait parlé le matin et d’autre part, l’office de tourisme de Montbrun nous l’avait indiqué comme un des plus beaux villages de la région, nous n’avons pas souhaité risquer de passer à côté !
Un village en nid d’aigle, perché à 600 mètres d’altitudeFace au Mont Ventoux
Brantes est un village perché face au Mont Ventoux. Dès la montée vers le vieux village, nous avons pu constater à quel point il est effectivement mignon. Construit en nid d’aigle, c’est par une route sinueuse que l’on y accède depuis la vallée. Après avoir pique-niqué sur un banc avec vue sur la vallée, nous nous sommes dirigées vers l’entrée basse du village. Sitôt la porte passée, nous avons été accueillies par… un chat !
On aperçoit le chat en bas des marches à gauche
Nous avons ensuite parcouru les calades du village, allant de point de vue en point de vue. Plusieurs fontaines permettaient aux habitants d’avoir de l’eau avant l’installation de l’eau courante à la fin des années 1950. Reliées à une source, elles sont aujourd’hui toujours en service, apportant une touche de charme supplémentaire.
Les calades et escaliers sont bordés de végétationA flanc de montagneLe charme des fontainesSur la place de l’église, face à la chapelle des pénitents et à l’ancien bureau de posteFenêtre sur le Géant de ProvenceVue sur la vallée du Toulourenc et le Mont Ventoux
Nous avons fait le tour du village, puis nous sommes revenues à l’entrée de celui-ci. Nous avions en effet repéré la petite crêperie Suzette et sa terrasse bénéficiant d’une vue à couper le souffle. Comme nous n’avions pas pris de dessert, nous avons décidé de nous y arrêter. C’était une très bonne idée car nous avons été très bien accueillies, les crêpes étaient bonnes et le miel de Brantes qui garnissait les nôtres absolument délicieux.
Aulan, château (presque) médiéval et paysage de marnes grises
J’avais repéré le château d’Aulan en préparant notre road-trip. Mais, propriété privée habitée, il n’est ouvert à la visite qu’une seule fois dans la journée à la saison où nous y étions. Nous devions donc nous y trouver à 15.00. Aussi, après avoir visité Brantes, nous avons repris la direction des gorges d’Aulan que le château domine. Cela m’a donné l’occasion de m’arrêter pour prendre des photos dans un champ de lavandes où j’avais repéré de nombreuses tulipes sauvages en passant le matin. Je n’en avais jamais vu autant en un seul endroit !
Un champ de lavandes au pied de marnes grises, tous les points jaunes sont des tulipes sauvages !Tulipes sauvages dans un champ de lavandes
Bien entendu, nous sommes arrivées en avance à Aulan afin de nous assurer de ne pas louper l’unique horaire de visite du jour. Melle 3e a choisi de rester lire dans la voiture en attendant car le ciel s’était couvert et la température avait fraichi. Pour ma part, j’ai profité du temps que j’avais devant moi pour aller marcher un peu sur les sentiers entre le village et le col d’Aulan. Là, les marnes grises et les rayures des lavandes dessinent le paysage.
Les marnes grises donnent un aspect lunaire au paysageMarnes grises et champs de lavandes
Nous avons ensuite visité le château d’Aulan, propriété de la famille Suarez d’Aulan depuis le XVIIe siècle. Forteresse médiévale, le château a été pillé et ruiné après la Révolution. Mais au XIXe siècle, Arthur de Suarez marquis d’Aulan, écuyer de Napoléon III, réinvestit le site, achète des maisons du village inhabitées pour les intégrer à son bâti et reconstruit un château dans le style médiéval en vogue à l’époque. A la mort d’Arthur de Suarez, le château reste inhabité jusqu’en 1933 quand son petit-fils, le comte Charles de Suarez décide de continuer l’œuvre de son grand-père. Aujourd’hui, la famille continue à réhabiliter l’édifice. Lors de la visite guidée, nous découvrons les différents aspects du château, en particulier les anciennes maisons villageoises intégrées pour servir de lieu de vie familial aux petites pièces plus faciles à chauffer et les vastes pièces de réception imaginées par le marquis d’Aulan au XIXe siècle (qui ont depuis bien souffert et font l’objet de restaurations actuellement). La guide nous emmène aussi à l’extérieur du château découvrir la petite église paroissiale. Tout au long de la visite, l’histoire des lieux et de ses habitants est racontée, de façon très vivante avec de nombreuses anecdotes (et cela fait longtemps que nous n’avions pas eu un guide de visite aussi enthousiaste et impliqué !). On ne voit pas le temps passer et la visite annoncée pour durer 45 minutes aura finalement duré le double, pour notre plus grand plaisir.
L’entrée du châteauL’église paroissiale au pied du châteauAutour du château (on devine l’entrée des gorges d’Aulan en arrière-plan)
(*) Le château d’Aulan étant habité, il est ouvert uniquement en visite guidée, d’avril à octobre. Les horaires et conditions de visite sont détaillés sur le site internet du château.
Bonus – un coup d’œil aux vautours sur le chemin du retour
L’après-midi étant déjà bien entamée après la visite du château d’Aulan, il allait être temps pour nous de prendre la route du retour. Afin d’éviter la vallée du Rhône un jour de départ en vacances, nous avons décidé de revenir en coupant par la montagne. Nous sommes donc repassées par la vallée de l’Ennuyé, pas très loin d’où nous avions dormi la nuit précédente. De là, nous avons emprunté la route du col de Soubeyrand. Ce n’est pas le chemin le plus court mais nous avions envie de prolonger un peu les vacances en profitant de jolies vues… et nous n’avons pas été déçues.
Vue sur la vallée de l’Ennuyé depuis la montée vers le col de Soubeyrand. On remarque en particulier les marnes noires au premier plan.
A Rémuzat, nous avons marqué un arrêt pour apercevoir les vautours. Nous étions un peu tard et nos chances de les voir relativement faibles. Mais nous avons eu de la chance car une dizaine d’individus volaient encore autour de la falaise et nous avons pu les admirer.
La falaise aux vautours de Rémuzat
Nous avons ensuite repris la route en direction du défilé de Trente Pas, pour rejoindre Bourdeaux puis la vallée de la Drôme. Nous avons eu la jolie surprise de pouvoir observer d’autres vautours en vol au niveau de l’entrée du défilé de Trente pas. Nous étions alors beaucoup plus proches d’eux qu’à Rémuzat pour admirer leur ballet aérien.
A l’entrée du défilé de Trente Pas
Cette deuxième journée dans les Baronnies a largement tenu ses promesses, et nous sommes rentrées à la maison avec plein de jolis souvenirs. Nous avons aussi noté plein d’endroits que nous aurions aimé avoir le temps d’explorer, à commencer par la randonnée pour approcher du rocher du Caire à Saint May afin de voir les vautours encore mieux. Mais, comme j’ai constaté que cette région des Baronnies est beaucoup plus proche de chez moi que ce que je pensais (nous avons mis à peine 1h30 pour rentrer de Rémuzat), nul doute que j’y retournerai !
St Auban sur l’Ouvèze / Aulan / Montbrun les Bains – Drôme Brantes – Vaucluse avril 2023
(*) Ma réservation du gîte s’est effectuée dans le cadre d’un partenariat avec Partir-Ici.fr, le site d’Auvergne Rhône Alpes Tourisme pour un tourisme local et durable, à laquelle je collabore régulièrement. J’avais ainsi eu la possibilité de choisir un gîte parmi les Gîtes de France de la Drôme. Mon avis sur cet hébergement est bien entendu totalement libre : je suis littéralement tombée sous le charme et j’ai noté l’adresse bien précieusement pour y séjourner à nouveau si je retourne dans les Baronnies.
Cette semaine, le thème du projet 52 nous demande de regarder sur les murs. Pour être complètement honnête, j’avais pensé au street art quand j’ai mis ce thème sur la liste. J’aime en effet beaucoup les grandes fresques que l’on trouve de plus en plus sur les murs de nos villes. J’avais d’ailleurs visité l’été dernier Street Art City, un véritable paradis pour tous les amateurs de street art. J’ai également appris avec plaisir qu’un festival de street art se tiendra en août prochain à Valence et que plusieurs fresques y seront produites.
Mais, je n’ai pas eu le temps d’aller faire des photos de façon récente sur les spots de street art valentinois, que ce soit aux locaux rock ou au pont des Lônes(où il me semble avoir entendu qu’une fresque avait changé depuis mon dernier passage… il faut vraiment que j’y retourne). J’ai un bref instant envisagé de prendre en photo quelque chose qui serait accroché sur un mur à la maison, mais cela ne m’inspirait pas réellement.
J’ai alors repensé à l’un de mes derniers passages au château de Crussol, il y a moins d’un mois, avec Mr 2e. Il n’a pas arrêté de grimper partout où c’était possible, et en particulier sur les murs à moitié effondrés. Il est à noter que ce n’est pas interdit, seulement déconseillé. Il convient donc d’être très prudent quant à la stabilité de l’édifice (mais de nombreux murs ébranlés ont été consolidés) et au fait que la hauteur n’est pas forcément la même de chaque côté du pan de mur (le château est construit sur un éperon rocheux dominant une falaise, et les crêtes de la montagne de Crussol ont tendance à s’effriter) . Voici donc un ado sur les murs d’un château !
Pour découvrir ce qui se trouve sur les murs des autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.
Lors des dernières vacances scolaires, nous avions décidé Melle 3e et moi de partir 2 jours « hors de la maison ». Nous avons un moment hésité à aller du côté de la Savoie ou de la Haute Savoie, comme l’an dernier où nous étions parties à Annecy. Mais de fil en aiguille, ou plutôt de réflexion en idée, nous avons choisi d’aller faire un road-trip dans les Baronnies, ce secteur de la Drôme Provençale que nous ne connaissions absolument pas.
Dans les rues de Nyons, se laisser captiver par le parfum d’une glycine en fleurs
Pour ceux d’entre vous qui n’avaient jamais encore entendu parler des Baronnies, il s’agit d’un territoire au sud-est du département de la Drôme, à la limite du Vaucluse, des Alpes de Haute-Provence et des Hautes-Alpes. C’est le pays de la lavande, des oliviers, des tilleuls et des abricotiers. Même si en avril, nous savions que nous n’étions pas en période de floraison, nous avions hâte de découvrir les paysages et les villages des Baronnies.
Sur la route des Baronnies, un arrêt à Suze-la-Rousse
Nous sommes parties un matin, pas trop tard, de Valence, direction le sud. J’avais prévu un premier arrêt en Drôme Provençale, avant d’arriver dans les Baronnies. En effet, lorsque nous étions allés en famille à Vaison-la-Romaine, nous étions passés par Suze-la-Rousse mais n’avions pas eu l’occasion de nous arrêter pour visiter le château. Cette fois, pas question de passer à côté !
Le château de Suze-la-Rousse domine les environs
Le château de Suze-la-Rousse était à l’origine un château-fort. La forteresse médiévale du XIIe siècle a été réaménagée au XVe siècle. C’est à cette époque que la somptueuse cour Renaissance est édifiée. Puis, plus tard, au XVIIIe siècle, un escalier monumental est construit et les appartements mis au goût du jour avec des décors en gypseries. J’avoue que rien que pour pouvoir entrer dans la cour Renaissance, j’étais ravie d’avoir décidé de visiter le château de Suze-la-Rousse. Cette cour est un véritable joyau, présentant un décor uniforme sur ses quatre côtés. L’escalier vaut lui aussi le détour. Au cour de la visite, nous avons eu l’occasion d’essayer des jeux de société du XVIIIe siècle et j’ai apprécié cette façon interactive et amusante de découvrir les loisirs de cette époque.
L’entrée du château a été décalée au XVIIIe siècle pour s’aligner avec l’entrée de l’escalier de l’autre côté de la courFaçades sur cour RenaissanceCoin de ciel bleu…L’escalier monumentalGypseries dans les salons du château
Après la visite de l’intérieur du château, nous sommes parties sur la Garenne, un espace boisé de 23 hectares qui s’étend sur quasiment tout le plateau sur lequel est bâti le château. Là, les chênes verts dessinent des allées menant à plusieurs curiosités. Parmi celles-ci, on remarque la petite chapelle Saint Michel qui constitue le but d’une petite promenade très agréable. Mais surtout, nous nous sommes attardées sur le bâtiment du jeu de paume. En effet, Suze-la-Rousse possède un des jeux de paume les mieux conservés de France. Construit au XVIe siècle, ses quatre murs sont toujours d’aplomb et laissent deviner les emplacements des galeries qui étaient en bois. Une exposition dans le château nous avait préalablement permis de nous familiariser avec les règles de ce jeu de raquette, ancêtre du tennis.
Balade sur la GarenneLa croix de carrefour à côté de la chapelle Saint MichelLa petite chapelle Saint MichelL’entrée du jeu de paume
Nous avons profité de l’ombre des arbres de la garenne pour pique-niquer avant d’aller faire le tour du village, puis de reprendre la route pour la suite de notre road-trip.
Le château de Suze-la-Rousse depuis le village
(*) Le château de Suze-la-Rousse, comme ceux de Grignan et de Montélimar, appartient au département de la Drôme. Les conditions de visite sont détaillés sur le site internet des châteaux de la Drôme.
A la découverte de Nyons
Notre étape suivante était la ville de Nyons. Nous y étions un jour de marché et les commerçants n’avaient pas encore fini de remballer quand nous sommes arrivées. J’anticipais qu’il serait peut-être compliqué de trouver un stationnement, mais nous n’avons pas eu à chercher longtemps avant de trouver à laisser la voiture sur un parking au bord de la rivière et sous les arbres.
Dans les rues animées du centre de Nyons
Nous avons commencé par le centre de la ville (et par prendre un cornet de glace… à la lavande pour moi). Puis, nous nous sommes faufilées dans les ruelles et les calades pour progressivement monter vers un des symboles de Nyons : la tour Randonne. Sur une ancienne tour du XIIIe siècle, et suite à un voeu, le curé Francou a fait élever au XIXe siècle la chapelle Notre-Dame de Bon Secours. Celle-ci est surmontée d’un piédestal néogothique décoré de personnage et portant une statue de la Vierge Marie, tournée vers la ville.
Le clocher de l’église de NyonsDans le quartier des FortsAu bout des ruelles, la tour RandonneVue sur la Tour Randonne
L’autre curiosité de Nyons, c’est son pont roman. Construit à la fin du XIVe/ début du XVe siècle au dessus de l’Eygue, il se compose d’une arche unique, culminant à 18 mètres de haut et ayant une portée plus de 40 mètres. Depuis plus de 600 ans, il assure le passage d’une rive à l’autre de l’Eygue (il est toujours ouvert à la circulation automobile, même si un pont a été construit légèrement en aval en 1970). Après avoir fait un tour sur le pont, nous avons décidé de descendre dans le lit de la rivière afin de prendre toute la mesure de l’édifice. J’avoue en avoir profité pour mettre un peu les pieds dans l’eau…
L’Eygue vue depuis le pont roman de NyonsLe pont de Nyons depuis le lit de la rivièreLes pieds dans l’eau…
Nous avons profité de notre passage à Nyons pour faire quelques achats dans une distillerie de lavandes (il y en a plusieurs le long de la rivière). Puis, nous avons repris notre road-trip pour nous enfoncer dans les Baronnies.
Au bord de la route, la chapelle perchée de Pierrelongue
Notre arrêt suivant était prévu à Buis-les-Baronnies, à une trentaine de kilomètres de Nyons. Nous avons donc pris la route dans cette direction. Mais nous avons marqué une petite pause sur notre trajet après avoir aperçu, de loin, la chapelle Notre-Dame de Consolation. Celle-ci est en effet perché sur un piton rocheux de 25 mètres haut, qu’elle occupe intégralement. Malheureusement, la chapelle était fermée et nous n’avons pas pu la visiter. Mais l’ensemble reste curieux (et le village de Pierrelongue est mignon).
Au pied de la chapelle Notre Dame de Consolation de PierrelongueAu cœur d’un paysage pré-alpin
Un passage par Buis-les-Baronnies, avant l’orage
Buis-les-Baronnies restera un peu le rendez-vous manqué de ce road-trip. En effet, nous n’avons pas pu explorer la petite ville autant que nous l’aurions souhaité, ni surtout autant qu’elle le mérite. Le ciel, déjà bien chargé, a commencé à se noircir tandis qu’un vent frais se levait. L’orage était en approche. Nous avons tout de même pu profiter des arcades de la jolie place avec ses maisons colorées et sa fontaine chantante : une vraie carte postale !
Sur la place aux maisons colorées, la jolie fontaineSous les arcades du XVe siècle
C’est donc un peu trop rapidement que nous sommes reparties de Buis-les-Baronnies (mais cela nous donne une bonne raison d’y revenir), après avoir tout de même fait quelques emplettes en prévision de notre repas du soir dans un magasin de producteurs locaux : saucisson, pain rustique, petits fromages et jus de fruits.
Point de vue depuis le col d’Ey
Comme le temps n’était plus très beau et que l’après-midi touchait à sa fin, nous avons pris la direction du logement que nous avions réservé. Pour cela, la route nous a emmenée le long des gorges de l’Ubrieux (où nous ne nous sommes pas arrêtées car il pleuvait à verse… encore une raison de revenir par ici), puis nous a fait passer par le col d’Ey. Là, par contre, nous avons marqué un arrêt tant la vue était époustouflante (et parce qu’il ne pleuvait momentanément plus). A nos pieds,nous avions toute la vallée de l’Ennuyé !
De ce côté aussi, il pleut ! Le village de Sainte Jalle se dresse dans le rayon de soleil
Nous ne nous sommes cependant pas trop attardées car d’une part, l’orage grondait encore très fortement pas si loin, et d’autre part, la température avait nettement chuté. Ainsi après avoir eu presque 25°C à Nyons en début d’après-midi, il ne faisait plus que 9°C au col d’Ey suite à l’orage…
Où dormir : Fin de journée dans la vallée de l’Ennuyé
C’est justement dans la vallée de l’Ennuyé que j’avais réservé un hébergement pour la nuit. Notre gîte était situé à Saint Sauveur Gouvernet. Le propriétaire nous attendait sur place. Il nous a rapidement montré les lieux : un rez-de-chaussée avec un coin cuisine spacieux et correctement équipé et un coin salon hyper cosy avec un poêle à granulés qui réchauffait un peu l’atmosphère, et un étage avec une chambre spacieuse. Côté extérieur, le petit jardinet était clos avec une petite terrasse couverte, et surtout bien isolée visuellement du jardin du gîte voisin. J’ai réellement été emballée par le lieu, ainsi que par la vue fabuleuse que nous avions de la chambre, du salon et de la terrasse.
Le coin salon où nous avons passé une soirée tranquille // la vue depuis la chambre
(*) Ma réservation du gîte s’est effectuée dans le cadre d’un partenariat avec Partir-Ici.fr, le site d’Auvergne Rhône Alpes Tourisme pour un tourisme local et durable, à laquelle je collabore régulièrement. J’avais ainsi eu la possibilité de choisir un gîte parmi les Gîtes de France de la Drôme. Il va de soi que comme à chaque fois, mon avis est totalement libre… mais je pense que les images parlent d’elles-même quant à la qualité de cet hébergement !
Après la journée bien remplie que nous avions eue, nous avons profité d’une soirée tranquille au coin du poêle, entre papotage et lecture, puis d’une bonne nuit de sommeil. C’est que de nouvelles découvertes nous attendaient le lendemain !
Pour cette dix-neuvième semaine du projet 52, le mot à illustrer est « iconique ». Je le prendrai ici dans son sens anglo-saxon : un objet est iconique s’il est représentatif d’une époque, d’un lieu, d’une mode ou encore d’une maison. C’est en quelque sorte l’objet signature. On retrouvera ainsi parmi les iconiques en vrac : les macarons de Ladurée, le sac 2.55 de Chanel, les chaussures tressées de Kélian, le Birkin d’Hermès, la toile monogramme de Vuitton ou celle de Goyard, le siège pop-up Lafuma, le tabouret Tamtam, le téléphone 3310 de Nokia, l’Ispahan de Pierre Hermé, la soupe aux truffes VGE de Paul Bocuse, etc.
Les exemples ne manquent pas, que ce soit dans le monde du design, de la mode ou de la gourmandise. Pour ma part, je suis allée voir du côté du monde de la mode. A Romans, un parcours de chaussures géantes a été installé en ville depuis quelques années. Elles reprennent des modèles iconiques, issus des collections du Musée de la Chaussure. Voici par exemple l’escarpin étoilé créé en 1994 par Andrea Pfister.
Pour découvrir les iconiques des autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.