Cette année, la neige est arrivée un petit peu plus tôt que d’habitude mais surtout de façon nettement plus abondante. Les arbres avaient encore leurs feuillages d’automne.
Si cela a causé de nombreuses casses de branches et chutes d’arbres, la cohabitation de l’automne et de l’hiver nous a aussi permis d’admirer un intéressant contraste entre les doré des feuilles et le blanc de la neige.
Pour en profiter, je suis partie à pied de Chabeuil le long des rives de la Véore, en remontant la rivière. J’avais déjà fait cette promenade au printemps et en hiver, mais sans neige.
Avec les (parfois grosses) branches au milieu de chemin, la randonnée était assez acrobatique, et je ne suis pas allée aussi loin que les autres fois. Mais j’ai profité de paysages inhabituels…. et calmes.
En dehors du chant de la rivière au flot gonflé par la neige commençant à fondre, il n’y avait que quelques bruits de neige tombant des feuillages ou de branches se redressant subitement une fois allégées de leur fardeau blanc.
En sous-bois en milieu d’après-midi, la lumière n’était pas toujours au rendez-vous mais il y a eu quelques endroits où le soleil perçait entre les arbres, venant réchauffer la scène d’un rayon bienvenu.
Par terre, les feuilles et leurs vives couleurs automnales tranchaient sur le blanc de la neige. J’ai même trouvé quelques champignons qui semblaient avoir bien froid.
J’ai fait demi-tour quand le chemin est devenu vraiment impraticable tant les branches étaient nombreuses à le barrer. J’avais dû parcourir environ 1.5 km depuis le centre du village. Ce n’était pas la plus longue randonnée de l’année mais très certainement l’une des plus périlleuses !
feuilles d’automne sur neige d’hiverChampignons surpris de s’être faits surprendre par la neigeinstant de calme et de sérénitéun dernier rayon de soleil avant de rentrer
Ce samedi-là, il y avait beaucoup de vent vers chez moi (une alerte orange pour vents violents courait d’ailleurs… ). Mais je crois qu’il en faut quand même un peu plus pour m’empêcher de sortir quand j’en ai envie ! Forte d’une certaine expérience des vents tempétueux (une enfance et une adolescence en Bretagne, ça laisse des réflexes ! ), j’ai décidé de choisir mon itinéraire selon le principe « là où il n’y a pas d’arbres, ils ne risquent pas de te tomber dessus »…. C’est en effet en cas de fort vent l’un des principaux dangers, surtout que les branches avaient déjà été fragilisées par les importantes chutes de neige de la semaine précédente.
Me voilà donc partie pour le centre de la Pangée et le château des Cornillans à La Baume Cornillane. Outre le fait que la promenade peut se faire loin des arbres, elle n’est pas trop loin de chez moi et ne m’obligeait pas à un long trajet avec le risque de ne pas pouvoir beaucoup me balader à l’arrivée en raison de la pluie et du vent.
J’ai d’ailleurs bien failli renoncer au moment où je me stationnais dans le village, à proximité du temple, car une grosse averse est arrivée. Comme elle a été de courte durée, je me suis risquée en dehors de la voiture. Les couleurs éclatantes de l’automne sur le piémont du Vercors étaient beaucoup trop tentantes. Et puis, le vent ne semblait pas si fort que cela….
J’ai donc commencé à monter en direction des ruines du château et du village médiéval. Plus je m’approchais du donjon, plus je me rendais compte que j’avais sous-estimé le vent, que j’avais été jusqu’alors plutôt abritée !
Une fois en haut, le vent était vraiment très présent, et rendait la progression plus difficile : je devais en effet avancer face au vent. Quand, en plus, de petites averses aux grosses gouttes cinglantes se sont ajoutées, j’ai du m’arrêter et me retourner pour me mettre dos au vent !
J’ai quand même pris le temps de quelques photos de la Raye aux couleurs automnales tout en avançant vers le centre de la Pangée en contournant le château par la droite (le côté sans arbres ! ). Sur la crête, il n’y avait plus rien pour m’abriter… et une autre grosse averse se profilait. J’ai filé me mettre à l’abri dans le donjon le temps qu’elle soit passée. L’épais mur coupait le vent et je pouvait contempler le paysage qui se déroulait à mes pieds.
J’ai ensuite reprise le chemin de la descente, marquant la fin de cette balade, courte mais vivifiante…
Le temple de La Baume Cornillane (il n’y a pas d’église dans le village)Au début de la montée, un petit coup d’œil sur la plaine de Valence et les Monts d’Ardèche au fondAu pied du Vercors, en direction d’OurchesVue sur la Raye en arrivant dans les ruines de l’ancien château des CornillansMurs médiévaux et roches de la PangéeCouleurs d’automne sur la RayeLe centre de la Pangée… dans le vent !Crêtes automnalesAller se mettre à l’abri dans les ruines du donjon du château des CornillansVue sur la plaine depuis le donjon
La Baume Cornillane – Drôme – novembre 2019
(*) Le départ de la balade vers le château des Cornillans et le centre de la Pangée se fait depuis le village de la Baume Cornillane (plusieurs parkings disponibles). Le début du sentier se situe le long de l’école. Il y a environ 500 mètres entre l’école et le site médiéval.
Alors que l’automne est bien installé (mais que quelques fleurs continuent à faire de la résistance au bord du chemin), j’ai eu envie de retourner à la chapelle Sainte Marguerite de Combovin.
Au départ du village, le but est simple : monter en haut du coteau Saint Georges que vous voyez sur la photo du haut.
Comme d’habitude quand je vais randonner sur Combovin, je stationne ma voiture au parking du cimetière (fléché « parking randonneurs » depuis le centre du village). Le départ de la montée vers Sainte Marguerite se fait au niveau du gué de la Véore : un panneau face au lavoir indique le chemin depuis le village, mais je préfère longer la rivière par sa rive gauche au pied des prairies.
Le chemin vers la chapelle est balisé vert/jaune et part droit à l’assaut du coteau, se faufilant entre deux murets de pierres sèches. La montée est abrupte, le sentier caillouteux. Sans difficulté particulière, il convient tout de même d’y être prudent (surtout qu’il est partiellement effondré par endroits). Rapidement, on prend de la hauteur et l’on surplombe le village ainsi que les différents vallons qui s’ouvrent à cet endroit dans les piémonts du Vercors.
Arrivé au carrefour du Gros Chêne, on aperçoit la tour de Barcelonne légèrement sur la gauche à travers une trouée dans les bois (c’est d’ailleurs un des accès possibles à la tour). Pour se rendre à la chapelle, il faut prendre un sentier sur la droite, toujours balisé vert/jaune en suivant la direction marquée sur le poteau indicateur.
Le sentier se fait piste et s’élargit mais il continue à monter avec peu ou prou la même régularité. Sur le bord du chemin, les buis ont fait quelques jeunes pousses après avoir été dévorés par les pyrales il y a quelques étés.
Puis la croix marquant le sommet du coteau apparait. Derrière elle, la chapelle Sainte Marguerite, toute en simplicité, se profile.
Je m’arrête un long moment au sommet, admirant la vue sur la plaine de Valence et la montagne de Crussol, devinant la vallée de l’Isère qui s’enfonce le long du Vercors, regardant le village de Combovin lové au pied du coteau et le vallon de la Véore qui file vers la montagne…
Le temps s’écoule doucement… mais la fraîcheur de ce matin d’automne me rappelle qu’il va falloir rentrer. J’amorce la descente non sans un dernier coup d’œil aux alentours.
Dernières campanules….Entre le carrefour du Gros Chêne et la chapelle Sainte MargueriteL’arrivée au sommetVue plongeante sur le village et la route vers GigorsVue sur la plaine de Valence (et la montagne de Crussol au fond à gauche, dans un rayon de soleil)La chapelle Sainte MargueriteLe sommet du coteau Saint GeorgesVue sur le vallon de la Véore
Combovin – Vercors – Drôme – novembre 2019
(*) L’accès à la chapelle prend 30 à 40 minutes depuis le village (j’ai mis autour de 30 min depuis le cimetière). Il m’a fallu une quinzaine de minutes pour faire la descente. L’aller- retour depuis le parking du cimetière fait environ 5 km dont 4 en montée/descente, avec un D+ de 200 mètres. La promenade est accessible en famille avec des enfants qui marchent bien. J’ai vu une famille le tenter avec une poussette : je le déconseille fortement car le chemin est étroit, raide par endroits et surtout le sol est très inégal (rochers..). Ils ont d’ailleurs fait demi-tour à peine au quart de la montée. Pour accéder à la chapelle avec une poussette, il faut passer par les Terres Blanches pour rejoindre le carrefour du Gros Chêne : c’est plus long mais la randonnée se fait essentiellement sur une piste carrossable.
J’avais de nombreuses fois entendu parler et vu des photos du jardin zen d’Erik Borja sans jamais avoir eu l’occasion de m’y rendre. Au début du mois, j’avais repéré que ce jardin remarquable était ouvert pour les splendeurs automnales des érables du Japon : une belle occasion pour y aller.
Si la météo était moyennement au rendez-vous (on dira qu’il faisait presque beau..), le dépaysement par contre était total.
Dès l’entrée, les bassins et fontaines accueillent le visiteur, l’invitant à se laisser porter par la nature. Les arbustes sont sculptés en nuages. Des lanternes de pierre sont disséminées ici et là. Plus bas, de larges bassins accueillent carpes koï, nymphéas et lotus tandis que le vent fait vibrer la forêt de bambous. Les jardins de pierre et leurs vagues de graviers invitent à la méditation.
Quasiment seule dans le jardin (ou plutôt dans les jardins successifs), je peux profiter complètement de son calme. Seuls les bruits de l’eau et du vent viennent troubler le silence. Je parcours doucement les allées et descend jusqu’au bord de l’Herbasse, la rivière qui coule en bas du jardin et figure un dragon métaphorique indomptable.
Le temps s’étire doucement. Je rejoins le torii qui marque l’extrémité du jardin. Je m’assois quelques instants sur les bancs que je croise. Les érables déploient leurs couleurs d’automne. Tout autour de moi semble en équilibre subtil à l’image des quelques cairns posés par endroits.
En remontant vers le haut du jardin, je m’attarde de nouveau autour de bassins supérieurs. Je ne suis pas pressée de quitter les lieux….
Jardin zen d’Erik Borja – Drôme – novembre 2019
(*) Le jardin zen d’Erik Borja est situé à Beaumont-Monteux dans la Drôme. Horaires, conditions et tarifs de visite sont à retrouver sur le site internet du jardin. Il faut compter entre 1h30 et 2h00 pour visiter tranquillement l’ensemble du jardin.
Erik Borja est un artiste plasticien, devenu paysagiste et qui a créé de nombreux jardins d’inspiration japonaise depuis les années 1970 en France et en Europe. Le jardin zen de Beaumont-Monteux entoure sa propre maison et a été sa première réalisation.
Après avoir fait un tour au marché de Crest samedi dernier, nous n’avons pas pu manquer de remarquer que le niveau de la rivière Drôme avait monté avec les nombreuses pluies de la semaine précédente.
Après des mois de sécheresse, ce débit automnal retrouvé nous a donné envie d’aller voir la rivière de plus près.
Pour cela, direction la gare des Ramières à Allex !
Dans la réserve naturelle, la Drôme s’épanouit en tresses dont les contours varient selon les pluies et les passages des courants. En effet, la Drôme est la dernière grande rivière sauvage des Alpes occidentales : aucun barrage n’est présent sur son bassin versant. Et à cet endroit, la rivière nous démontre sa nature impétueuse et directement liée aux intempéries. Cet environnement préservé permet à de nombreuses espèces animales et végétales d’y trouver refuge. Parmi elles, on notera la présence avérée de castors et de loutres ainsi que de très nombreux oiseaux mais aussi de papillons et de libellules.
Les arbres bordant la rivière se sont pour leur part, parés des couleurs automnales.
Sous le pont, le débit est relativement important (même si nous sommes très loin des valeurs de crête de crues). Regarder l’écoulement de la rivière de près a quelque chose de totalement hypnotique et c’est un peu à regret que nous la quittons.
Crest / Allex – Drôme – novembre 2019
(*) L’accès à la réserve naturelle des Ramières de la Drôme se fait depuis la Gare des Ramières où un parking est disponible. Elle est librement accessible. Un sentier aisément praticable longe la rivière et plusieurs panneaux d’interprétation permettent de mieux comprendre le milieu naturel dans lequel on se promène. Des tables de pique-nique sont à disposition au niveau de la Gare. La Gare des Ramières propose un espace muséographique ainsi qu’un jardin pédagogique. Elle est ouverte d’avril à début octobre. Elle propose également des animations et visites autour de la réserve naturelle.
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Photo bonus : avant de quitter Crest, j’ai pris une photo de la Tour qui se détachait bien sur le ciel bleu.
Mi-octobre, début de matinée… J’ai une demie-heure à occuper alors que je suis dans le centre de Valence. Il est trop tôt pour faire les boutiques qui sont encore fermées, mais pas pour un tour dans le Parc Jouvet.
Je traverse donc le Champ de Mars quasi désert. Mon Coeur Valence déploie sa typographie dans le calme du matin. Il est trop tôt pour la plupart des flâneurs, et je ne croise que quelques lycéens passant le temps avant le début des cours, ainsi qu’un ou deux promeneurs de chiens.
Je descends les escaliers vers le parc. Les couleurs d’automne ont commencé à prendre leurs quartiers dans les arbres mais les fleurs font encore un peu de résistance.
J’en profite pour enfin découvrir les sculptures d’art contemporain qui ont été installées dans le parc (mais aussi sur le Champ de Mars et dans d’autres parcs de la ville) depuis le printemps. Sculptez vos balades, ce sont des oeuvres monumentales de quatre artistes déposées ici pour deux ans sous la houlette de leur galeriste.
Autour du bassin les érables du Japon ont pris de jolies teintes mordorées. Je m’attarde un moment pour regarder les canards puis les chèvres et moutons de la ménagerie.
Le temps passe vite, et tandis que je croise un groupe de collégiens en pleine séance de course d’orientation, je m’aperçois qu’il est temps pour moi de repartir.
Je remonte donc vers le haut du parc, puis le Champ de Mars. Je jette un dernier coup d’œil au kiosque Peynet , intemporel.
Je traverse les boulevards avant de filer dans les rues du centre, en direction de mon rendez-vous, après avoir apprécié cette petite parenthèse automnale matinale.
Parcours Sculptez-vous : Bibal de Jean-Patrice RozandErable du JaponVue sur le clocher de la cathédrale Saint ApollinaireKiosque Peynet
Champ de Mars & Parc Jouvet – Valence – Drôme – octobre 2019
(*) L’accès au parc Jouvet peut se faire par le haut depuis le Champ de Mars (escaliers ou plans inclinés en traversant l’avenue Maurice Faure) ou par le bas (depuis l’avenue de Provence ou depuis l’avenue de la Comète). Les sculptures monumentales sont exposées jusqu’en mars 2021.
Proche de chez moi, j’aime m’y rendre pour une petite sortie tranquille, seule ou en famille. Il faut dire que l’endroit est simple d’accès, dispose d’un grand parking et permet une jolie balade entre parc aménagé, forêt et bord de la rivière. Le lieu propose également un espace d’initiation à la course d’orientation avec de nombreuses balises fixes, utilisé en particulier par les collèges du secteur. C’est d’ailleurs comme cela que j’ai découvert le parc de Lorient : les enfants y étaient allés faire de la course d’orientation avec le collège et avaient souhaité me montrer l’endroit.
Je crois que lorsque j’y vais, je fais toujours le tour dans le même sens : d’abord la partie « parc », vestige de l’ancien château qui se trouvait là, en partant des anciennes écuries et leur fontaine-abreuvoir et en longeant l’allée cavalière, puis le bord de la Véore (où si l’on a de la chance il est possible d’apercevoir des castors… je n’ai pas encore de chance pour ma part mais Mr 2e en a souvent vu lorsqu’il venait avec le collège tôt le matin), et enfin, un petit tour dans la forêt avant de traverser l’arboretum….
C’est donc bien ainsi que j’ai une nouvelle fois articulé ma promenade ce matin-là. En passant, j’ai remarqué que les jeux installés l’an dernier sont toujours là : jeu de memory, toile d’araignée dont il ne faut pas faire sonner les clochettes….
Doucement les couleurs de l’automne ont commencé à s’installer dans les arbres… et les champignons se pressent sur les souches mortes. Mais, l’été fait encore un peu de résistance et quelques fleurs parsèment la prairie.
Le parc est calme ce samedi matin-là, effet combiné de l’heure matinale et d’une météo un peu terne. Mais, ne vous y trompez pas : le parc de Lorient attire de nombreux visiteurs chaque année (environ 200 000 !) et il n’est pas rare que les parkings soient pleins !
toute une forêt dans un grelot….couleurs d’automnequand la nature joue au tableau d’art contemporainfusain d’Europedébut d’automne dans la ripisylve de la Véorechampignon sur souchecentauréebord de la Véore
Espace naturel sensible du parc de Lorient – Montéléger – Drôme – octobre 2019