[Auvergne] découvrir Issoire et ses environs en 10 lieux

Je m’étais arrêtée à Issoire il y a un peu moins de dix ans en rentrant d’un séjour dans le massif du Sancy. J’en gardais un souvenir flou, celui d’un arrêt plutôt court en début d’après-midi d’une journée estivale. Je me souvenais avoir été impressionnée par l’abbatiale, avoir acheté une glace à emporter, et que nous avions finalement hâte de revenir à la maison. Début juin, j’ai eu une belle occasion de retourner découvrir Issoire. Et cette fois, je suis complètement tombée sous le charme. Je vous invite donc à découvrir Issoire et ses environs à travers 10 lieux.

Une place : la place de la République

Je suis arrivée à Issoire un samedi en fin de matinée. Le marché battait son plein sur la place de la République et dans les rues environnantes. Il faut dire que le marché d’Issoire est le deuxième plus grand du Puy-de-Dôme. Sur les étals : de la charcuterie, des fruits et légumes, et du fromage. J’avoue avoir regretté de ne pas avoir pensé à emporter la glacière car j’aurais bien craqué sur un superbe Saint Nectaire. Je me suis donc contentée d’acheter de quoi pique-niquer le midi.

La fontaine de la place de la République et la maison aux arcades

Je suis repassée plus tard dans la journée sur la place de la République. L’ambiance y était très différente, permettant d’admirer les maisons anciennes et les hôtels particuliers qui bordent les lieux et de profiter de la jolie fontaine en pierre de Volvic. Un peu plus loin, une batacuda se produisait, attirant l’oreille et l’oeil dans une déambulation pleine d’énergie !

Batacuda dans les rues d’Issoire

Une église : l’abbatiale Saint Austremoine

Forcément, passer à Issoire sans aller voir l’abbatiale Saint Austremoine aurait été une terrible erreur (et en même temps, il est compliqué de la louper avec son positionnement en bordure du centre ancien, le long des boulevards, à deux pas de la gare !). J’ai profité de la fin de matinée du samedi pour y entrer avant qu’elle ne soit occupée par une célébration de mariage. Je l’ai trouvée encore plus impressionnante que dans mon souvenir !

L’abbatiale Saint Austremoine fait partie des églises romanes majeures de Basse Auvergne. Avec ses 65 mètres de long pour 17 mètres de haut, elle est aussi l’une des plus grandes. A l’extérieur, son architecture est similaire à ses consoeurs de Saint Nectaire, Orcival, Saint Saturnin et de Notre-Dame-du-Port à Clermont. Témoins inchangés de l’apogée de l’art roman, leurs silhouettes sont caractéristiques avec un chevet en chapelles rayonnantes et des décors de frises polychromes.

Le chevet de l’abbatiale Saint Austremoine d’Issoire

Restaurée au XIXe siècle, l’abbatiale Saint Austremoine est entièrement peinte, nous entrainant dans une joyeuse polychromie. Sa forme est typique des églises de pèlerinage avec une chevet déambulatoire à chapelles rayonnantes. Tout autour du chœur, les chapiteaux des colonnes nous racontent l’histoire de la Passion et la Résurrection du Christ. On peut également découvrir sous le chœur la crypte qui accueille les reliques de Saint Austremoine.

Le choeur de l’abbatiale Saint Austremoine d’Issoire
Le chapiteau de la Cène
Les chapiteaux du choeur

Un parc : le parc René Cassin

Situé en face de l’abbatiale, sur laquelle on a une jolie vue, le parc René Cassin d’Issoire est traversé par la Couze Pavin. Des passerelles permettent de passer d’une rive à l’autre. De nombreux jeux pour enfants mais aussi plein d’endroits pour se prélasser (tables, chaises-longues, bancs..) jalonnent le parc. C’est là que j’ai choisi de m’arrêter pour pique-niquer, assise à une table à deux pas de la rivière.

Vue sur l’abbatiale Saint Austremoine depuis le parc René Cassin

Un belvédère : la tour de l’Horloge

En plein centre d’Issoire, à deux pas de la place de la République, on trouve la tour de l’Horloge. Ce beffroi initialement érigé vers 1480 était alors un symbole du pouvoir municipal. Reconstruit en 1840, sa façade est depuis en pierre de Volvic. Il est possible de monter au sommet de la tour de l’Horloge pour bénéficier d’un panorama à 360° sur les toits d’Issoire et les paysages environnants. Des tables d’orientation situées aux quatre angles de la plateforme permettent de se repérer.

La tour de l’Horloge vue depuis la place de la République
Toits de tuiles et paysages auvergnats depuis le belvédère
Du belvédère, on a en particulier une très belle vue sur l’abbatiale Saint Austremoine

Une exposition : « Vous avez un message »

Le belvédère n’est pas la seule attraction de la tour de l’Horloge. En effet, la tour et le bâtiment voisin ont été aménagés en espace culturel et accueillent des expositions temporaires. Celle qui est actuellement proposée s’intitule « Vous avez un message » et propose d’explorer les moyens et modes de communication au fil des époques et des lieux.

L’exposition est annoncée sur le devant de la tour de l’Horloge

La muséographie de l’exposition est très attrayante, ludique et propose de nombreuses manipulations et expériences à vivre. Les objets présentés sont nombreux et permettent soit de plonger dans l’histoire de la communication, soit de se remémorer de vieux souvenirs. Je partageais cette visite avec des copains et les discussions ont fusé devant l’ancienne cabine téléphonique à pièces ou encore le premier minitel. Nous avons également bien rigolé en jouant aux jeux de mime sur la petite scène comme proposé dans l’une des salles.

J’ai beaucoup aimé l’architecture du lieu et la façon dont il a été exploité pour l’exposition
Objets anciens et références à la culture populaire se cotoient
Cette référence cinématographique m’a beaucoup fait sourire !
(pour ceux qui ne l’ont pas, je donne la réponse en bas de l’article)
Séquence souvenir : j’avais le même téléphone pour jouer quand j’étais enfant
Cette scénographie m’a fait penser au MuPop de Montluçon !

(*) L’exposition « Vous avez un message » se tient jusqu’au 27 août 2023 à la Tour de l’Horloge. Elle est gratuite.

Un escape game : l’Abri

Après la visite de la Tour de l’Horloge, nous sommes partis avec les copains pour une activité ludique. Pour cela, direction l’escape game l’Abri. Nous avons testé la salle des « 5 défis de l’Odyssée ». Comme nous étions nombreux (une douzaine), c’était parfait. En effet, contrairement aux salles classiques d’escape game, les 5 défis de l’Odysée permettent de se répartir sur plusieurs activités : recherche de clés, chasse aux rats, « qui est ce » à travers les indices récupérés, … Pour une première expérience tous ensemble et alors que nous ne nous connaissions pas tous préalablement, nous avons su coopérer et mettre en commun nos compétences.

C’est parti pour un escape game // petit coup d’oeil à la déco de l’Odysée

EDIT du 07/09/2025 – L’escape game L’Abri à Issoire a fermé définitivement

Un coffee shop : le Wake Up Coffee

Après avoir résolu les énigmes, et nous être de nouveau baladés dans le centre ville d’Issoire, il était temps de reprendre des forces. Pour cela, direction le Wake Up Coffe, situé à côté de la gare et en face du parc René Cassin. Le goûter nous a été servi sur le toit-terrasse avec vue sur l’abbatiale Saint Austremoine. Nous avons pu échanger autour de nos impressions et de nos vécus tout en dégustant d’excellentes gâteaux maison (brownie, cookies, macarons, sablés, muffins..) et buvant des jus de fruits frais (avec mention spéciale pour le jus orange/fraise/concombre/basilic).

Wake Up Coffee, 13 bis avenue de la gare, 63500 Issoire

Un des plus beaux villages de France : Montpeyroux

Si l’on prend l’ordre chronologique de mon week-end, il aurait fallu que je commencer en vous parlant de Montpeyroux. Je m’y suis en effet arrêtée alors que j’étais sur la route vers Issoire. Il faut dire que Montpeyroux est littéralement situé à la sortie de l’autoroute. Comme j’avais besoin de faire une pause café, j’en ai profité pour découvrir ce village classé parmi les Plus Beaux Villages de France. J’ai laissé ma voiture à l’entrée du village, au bord d’une carrière d’arkose, cette pierre blonde d’origine volcanique qui a servi à construire les maisons et bâtiments du village.

Suivre les indications

J’ai suivi les panneaux indiquant la direction du fort villageois, le cœur du village ancien. Je suis ainsi montée jusqu’à une petite place sur laquelle se trouvent l’église et la porte d’entrée dans le vieux village. De là, la vue sur le Puy-de-Dôme et les environs est vraiment belle.

Vue sur les environs de Montpeyroux
L’église et l’entrée du fort villageois

Une fois la porte d’entrée du village passée, j’ai parcouru les petites rues encore assez vides à cette heure matinale. J’ai croisé un chat qui faisait une sieste au soleil dans un pot de fleurs en pierre et la scène m’a fait sourire. Je suis allée jusqu’au donjon, mais je n’y suis pas montée (après coup, je regrette un peu car la vue d’en haut doit être superbe). J’ai fini ma balade en prenant un café, confortablement installée sur la terrasse ensoleillée du bar-restaurant.

En passant la porte, entrer dans le village
Sieste féline matinale
Le charme des ruelles de Montpeyroux
Le donjon de Montpeyroux
Café en terrasse

Un château : le château de Parentignat

Après avoir aperçu le château de Parentignat, j’avais très envie de le visiter. J’y suis donc allée en fin de matinée le dimanche. Il faut dire que la bâtisse est impressionnante et qu’en traversant le village, on ne peut pas la manquer. Prolongeant une allée de tilleuls, son jardin à la française s’ouvre sur une vaste façade classique. Parentignat a en effet été construit dans son état actuel (ou presque) au XVIIIe siècle, sur les bases d’une ancienne maison forte médiévale. A cette période de l’année où il y a encore peu de touristes, j’ai eu le privilège de bénéficier d’une visite guidée privée puisque j’étais la seule visiteuse à l’horaire prévu.

La cour d’honneur du château de Parentignat

En environ une heure, j’ai ainsi pu découvrir l’histoire du château, son architecture mais aussi une partie des espaces intérieures et des collections d’art qu’il abrite. En effet, l’un des précédents propriétaires, Georges de Lastic était historien de l’art et collectionneur. Il a ainsi enrichi les collections historiques du domaine avec de nombreux tableaux des XVIIe et XVIIIe siècle, dont de nombreuses scènes de chasse et portraits. La visite se termine par la bibliothèque du XIXe siècle et son système de classification permettant de retrouver facilement l’ouvrage cherché parmi les centaines se trouvant dans les vitrines. J’ai ensuite pris le temps de flâner un peu sur la terrasse du château et dans le parc à l’anglaise.

Jouer avec les reflets
Des agrumes en pots viennent ponctuer le bord de la terrasse (ils sont conservés en orangerie durant l’hiver)

(*) Le château de Parentignat est une demeure privée ouverte à la visite, en visite guidée uniquement. Les horaires et conditions de visite sont détaillés sur le site internet du château.

Une randonnée : la Vallée des Saints à Boudes

Venir en Auvergne et ne pas faire de randonnée était impensable. Aussi, le dimanche matin, j’ai commencé ma journée par une petite boucle assez réputée dans le secteur : la vallée des saints à Boudes. Annoncée selon les sites entre 1h45 et 2h00 de marche (j’ai mis pour ma part plutôt 1h30), elle permet de découvrir plusieurs curiosités géologiques du secteur. Le départ se fait depuis le parking de randonnées à l’entrée du village de Boudes. Bien que vaste, on m’avait prévenue qu’aux beaux jours, il est assez rapidement plein. A 8.30 un dimanche matin de juin, il n’y avait pas encore foule, mais c’est vrai que lorsque je suis repartie, il était déjà bien rempli.

Les indications et le balisage sont très clairs tout au long du parcours

Après avoir traversé le village, une première montée m’emmène à travers les vignes (Boudes est réputé pour son petit vignoble) jusqu’à un croisement d’où l’on peut admirer les environs. Tout au long de la montée, je repère des orchidées sur les bords du chemins, essentiellement des anacamptis pyramidaux et des orchis boucs. Il est tôt mais le soleil bien présent se fait déjà sentir.

Au fil de la montée, découvrir des paysages
Anacamptis pyramidal
Vue sur le vignoble de Boudes

Le chemin me conduit ensuite en sous-bois, et c’est appréciable ! Assez vite, un petit panneau sur la droite m’indique un chemin en aller/retour pour me rendre au vallon des fosses. Le sentier devient plus étroit au fil de la descente, et le sol, trempé des orages de jours précédents, est un peu plus glissants (il faut aussi jouer un peu à éviter les grosses flaques). Le chemin arrive en cul-de-sac sur une plateforme avec un banc, permettant d’admirer ce « Colorado Auvergnat ». De retour sur le chemin principal, je fais un peu plus loin un autre petit aller/retour pour voir le cirque des mottes et ses cheminées de fées. Puis, une plateforme d’observation me permet de comprendre les couches géologiques que j’ai face à moi. Le sentier m’amène ensuite à traverser un pâturage (bien faire attention à refermer les portillons après être passé !). Là, un glougloutement attire mon oreille et je découvre la source romaine de Bard (nommée ainsi car on y a retrouvé des pièces de monnaie datant de l’époque romaine). A travers une petite vasque datant de plusieurs siècles, la source s’écoule en faisant des bulles.

Le vallon des fosses
Le cirque des mottes
Colorado Auvergnat
La source romaine de Bard

J’amorce ensuite la descente vers le village de Bard que je rejoins rapidement. Je fais un détour pour entrer dans le village afin de trouver le point d’eau annoncé. En effet, j’ai oublié ma gourde chez moi en partant en week-end et il fait bien chaud en marchant. Je l’ai un peu cherché : en bas de la rue de la fontaine (qui elle ne coule pas), il y a un robinet à poussoir le long du mur de l’ancien four à pain, à côté de la table de pique-nique. J’observe les hirondelles qui vont et viennent pour nourrir les petits dans les nids. Puis, je prend la direction de Boudes en montant le long des vignes. Le trajet de retour à Boudes me permet d’admirer les points de vues sur les volcans environnants. Avant de regagner le parking, je fais un crochet pour aller voir la jolie petite église romane de Boudes alors qu’un milan noir tourne dans le ciel au-dessus de moi.

A l’entrée de Bard
Vignoble et volcans
L’église de Boudes

(*) Vous pouvez trouve le descriptif du circuit de la vallée des saints de Boudes (ainsi que des variantes) sur les sites de randonnée. Elle est également décrite sur les panneaux dans la halle d’accueil du parking de randonnée. Le balisage est vraiment bien fait et facile à suivre (pour une fois, et ce n’est pas si fréquent, je n’ai manqué aucune bifurcation et n’ai jamais eu de doute sur le chemin à emprunter). Le circuit fait un peu moins de 6 km. Il est plutôt facile, la plus grosse difficulté étant la première montée et son pendant depuis Bard. C’est un circuit très fréquenté. Même tôt et en dehors de la pleine saison, j’y ai croisé pas mal de monde.


La référence cinématographique : La citation avec Eglantine et Mirabelle fait référence au film « Mais où est donc passée la 7e compagnie ? » de Robert Lamoureux, sorti en 1973.


Avec Krakotte, la mascotte d’Auvergne Rhône Alpes Tourisme

Le point de départ de mon séjour à Issoire était un instameet organisé par Pays d’Issoire et auquel je participais en tant qu’éclaireuse pour Partir-Ici.fr. Au cours de cet instameet, nous avons été invités à découvrir les activités suivantes (et j’en remercie l’office de tourisme Pays d’Issoire) :

  • Belvédère et exposition à la tour de l’Horloge
  • Escape Game à l’Abri
  • Goûter au Wake Up Coffee

Les 3 activités ci-dessus m’ayant été offertes, elles constituent donc une « collaboration commerciale » au regard de la loi.
Par ailleurs, j’ai fait seule toutes les autres expériences, visites, activités, payant les droits d’entrée quand il y en avait, ainsi que ma nuit d’hôtel. Mes avis, qu’il s’agisse d’activités où j’ai été invitée ou que j’ai moi même financées, restent toujours libres et sincères.


Pays d’Issoire – Puy-de-Dôme – juin 2023

[Drôme] les journées européennes des métiers d’art à Romans

Il y a quelques jours, j’ai été invitée par Valence Romans Tourisme afin de découvrir en avant première certains ateliers ouverts dans le cadre des Journées Européennes des Métiers d’Art (JEMA). Lancées en 2002, ces journées ont pour but de faire découvrir au grand public les professionnels des métiers d’art à côté de chez eux. Ouvertures d’ateliers, manifestations exceptionnelles, démonstrations de savoir-faire, les JEMA proposent une programmation variée et touchant des domaines d’activité souvent méconnus. Elles sont l’occasion de rencontres avec des personnes passionnées qui ont à cœur de partager. Lors de cette avant-première, nous avons pu visiter l’atelier d’une modiste-chapelière, celui d’une fabricante de bijoux et nous essayer à l’art du cyanotype.

Chapeau d’homme en feutre bicolore, fait sur mesure pour un client

Des chapeaux chez Blanche Abel

Nous avons débuté notre journée par l’atelier de Blanche Abel, installé dans une petite rue de la basse ville de Romans, à deux pas du musée de la Chaussure et des berges de l’Isère. Originaire de Romans, Blanche y est revenue après avoir créé sa marque à Paris et travaillé pour de grandes maisons de la mode ainsi que des productions pour le cinéma ou la télé. Elle créé des chapeaux sur mesure pour ses clientes et clients (ainsi que des petites séries pour des marques de luxe).

En attente d’emballage…

Dans l’atelier de Blanche, installé sur les 3 étages d’une maison de ville, on travaille la paille et le feutre de lapin. Nous commençons la visite par le show-room où la créatrice reçoit ses clients sur rendez-vous afin d’échanger avec eux sur la création du chapeau dont ils ont envie. Blanche nous y raconte son parcours (elle a débuté dans la cuisine avant une reconversion dans la mode, et a posé ses valises en divers lieux d’Europe avant de revenir à Romans). Elle nous explique ensuite les différents étapes de la réalisation d’un chapeau mais aussi les matières et leurs particularités. On sent toute la passion qu’elle a pour son métier à la façon dont elle en parle.

Blanche est passionnante à écouter quand elle parle de son métier, des chapeaux, des matières et de son engagement pour une relocalisation

Après cela, elle nous guide au premier étage où deux personnes sont en train de travailler. L’une coud le gros grain sur le bord de chapeaux en feutre, tandis que l’autre procède aux finitions sur un ensemble d’autres chapeaux. C’est l’occasion pour moi de me rendre compte de la dextérité des deux chapelières, de leurs gestes à la fois rapides et précis.

Couture du gros grain sur le bord d’un chapeau

Nous montons ensuite au deuxième étage. C’est là qu’a lieu le moulage des chapeaux sur les formes. Blanche possède de nombreuses formes de chapeaux, calottes et rebords, ce qui lui permet de multiplier les possibilités. Nous avons même le droit à la démonstration du démoulage d’un bibi, posé sur une forme à clés. Là encore, Blanche n’est pas avare d’explications sur les différents types de feutre, sur l’apprêt, sur les pailles (qui arrivent en ruban), sur la machine à coudre la paille qu’elle a acquis et dont elle apprendra bientôt à se servir pour être encore plus autonome et limiter encore plus les trajets de ses matières.

Chapeau de feutre sur la forme
Démoulage du bibi
En pleine explications sur la paille

J’ai l’impression que Blanche pourrait nous raconter pendant encore des heures ce qui fait la beauté de son métier mais aussi comment elle aimerait une économie plus locale (actuellement, certaines matières ne sont pas fabriquées en France… car il n’y a pas de producteur. C’est le cas de la paille par exemple) et réduire encore son impact sur la planète. Mais l’heure tourne et nous sommes attendus dans un autre atelier…

Dans le showroom
Boîte à chapeau
Blanche peut fabriquer toutes sortes de chapeaux
Bibis de cérémonie
Le feutre permet de nombreuses fantaisies, comme l’incrustation de cuir

(*) Blanche Abel, 26 rue Bistour, 26100 Romans

Des bijoux en cuir upcyclé et argent recyclé chez Janoé

EDIT du 07/09/2025 – Margaux a cessé son activité de bijoux en cuir upcyclé et en argent recyclé.

Notre deuxième arrêt de la matinée est prévu dans l’atelier Graines de Couleurs où nous rencontrons Margaux qui va nous parler de ses bijoux en cuir upcyclé et argent recyclé, qu’elle produit sous la marque Janoé. Là encore, il ne s’agit pas du premier métier de la créatrice. En effet, Margaux était auparavant animatrice pédagogique dans un parc animalier. Elle a découvert la matière première cuir un peu par hasard en tombant sur de jolies pièces dans une ressourcerie. Son côté créatif la pousse à essayer d’en faire quelque chose.

En se renseignant, elle se rend compte de l’énorme quantité de cuir qui est jetée chaque année par l’industrie maroquinière. C’est le point de départ de sa marque Janoé : utiliser les petits bouts de cuir qui sont normalement jetés. Margaux décide d’associer ce cuir à une matière précieuse recyclé : l’argent. Le reste, c’est son goût et sa sensibilité qui permettent la création de bijoux modernes, et écoresponsables.

Les bijoux Janoé en cuir upcyclé et argent recyclé

Après nous avoir parlé de ses valeurs, Margaux nous montre ses outils et ses sacs remplis de cuirs fabuleux (son fournisseur, situé à quelques kilomètres de Romans, récupère des cuirs des usines des grands noms de la mode, dont plusieurs sont installés dans les environs également). Elle nous permet même de nous essayer à la découpe du cuir, au couteau ou à l’emporte-pièce à l’aide d’une petite presse qui était à l’origine destinée à poser des rivets et a été modifiée pour être réemployée. C’est un vrai plaisir que d’échanger avec Margaux, dont on sent les convictions fortes et l’engagement dans le discours et dans les actes.

Margaux en pleine explication de l’utilisation de la presse pour découper à l’emporte-pièce

(*) Janoé Bijoux / Graines de couleurs, 22 rue Mathieu de la Drôme, 26100 Romans

Une pause déjeuner chez Magma Terra

EDIT du 07/09/2025 – Magma Terra a définitivement fermé

En sortant de Graines de Couleurs, nous avons traversé la place Maurice Faure pour nous rendre chez Magma Terra. J’avais déjà eu l’occasion d’y aller prendre un verre (leur terrasse est très agréable aux beaux jours). Cette fois, je découvre la salle de restaurant, lumineuse et chaleureuse. Il y a un menu du midi et un menu du soir, qui changent chaque semaine. L’accent est mis sur les produits locaux et de saison, avec une proposition végétarienne à chaque fois. Ce jour-là, j’ai choisi une salade de lentilles (avec pommes, patates douces, grenade, noisette et tomme de Léoncel) en entrée et un colombo de légumes en plat. Je n’ai pas pris de dessert mais ceux de mes camarades étaient très appétissants.

Une salle colorée et lumineuse

(*) Magma Terra, 10 & 12 place Maurice Faure, 26100 Romans

Du cyanotype avec l’atelier Les Mirettes

Une fois rassasié, il était temps pour nous de passer à l’action. Pour cela, direction l’Artisanoscope dans la côte Jacquemart. Là, nous avions rendez-vous avec Laure de l’atelier les Mirettes. Photographe, elle pratique aussi la technique du cyanotype à laquelle elle va nous initier. Le principe est simple : un produit photosensible est étalé sur une feuille de papier, on masque certaines parties de la feuille, on expose tout cela aux UV (naturels ou artificiels), puis on rince et on découvre une impression en négatif dans les tons de bleu.

J’aime beaucoup les résultats des cyanotypes, et j’avais envie depuis un moment d’essayer

Après nous avoir montré les possibilités à partir d’exemples qu’elle a pu réaliser, Laure nous a fait choisir une feuille sur laquelle le produit avait été étalé. Nous avons ensuite laissé libre cours à notre imagination à partir des éléments à notre disposition : feuilles, plumes, dessins et photos imprimés sur transparents, etc. C’était d’ailleurs assez amusant de repérer les caractères de chacun selon la composition qu’il a réalisée, plus ou moins méticuleuse.

Ma composition avant exposition

Après, nous avons embarqué nos « plaques » jusqu’à une petite place voisine afin de les exposer à la lumière du soleil. Le jour était plutôt couvert, et il a donc fallu un petit moment (passé à discuter gaiement) avant que la couleur ne vire, indiquant que les UV avaient fait leur part. Il ne restait plus qu’à rincer le produit dans un bain d’eau vinaigrée pour que la magie opère et qu’on récupère notre cyanotype.

Ma composition après exposition // nos cyanotypes

(*) L’Artisanoscope, boutique à Romans dans la côte Jacquemart, boutique à Valence dans la Grand Rue et tiers lieu le Chalutier à La Baume d’Hostun


Si vous aussi, vous souhaitez profiter des Journées Européennes des Métiers d’Art, cela se passe toute cette semaine jusqu’au week-end prochain. Vous pouvez retrouver le programme pour Valence Romans sur le site de l’office de tourisme.


Lors cet instameet, j’étais invitée par Valence Romans Tourisme (que je remercie pour cette belle opportunité et les jolies rencontres que j’y ai faites), en compagnie de Maxime pour Le Caillou aux Hiboux, Lionel pour De beaux lents demains, Jérôme, Léa, Jeane, Cécile de Terres de Drôme.
Et bien entendu, ce que j’ai écrit ne reflète que mon ressenti personnel (et enthousiaste) de ce que j’ai vécu et des échanges qui ont eu lieu ce jour-là.

[Ardèche] panoramas d’automne entre volcans et Tanargue

Mi-octobre, Ardèche Tourisme m’avait conviée avec d’autres éclaireurs Partir-Ici.fr à un instameet sur le territoire d’Ardèche Sources et Volcans. Il s’agissait de partir à la recherche de la magie des couleurs d’automne sur les flancs des volcans ardéchois et dans le massif du Tanargue. Le programme, alléchant, nous promettait donc de jolies découvertes et des paysages grandioses. Et, nous n’avons pas été déçus. Suivez-nous, je vous emmène passer une journée sur les sentiers au milieu des châtaigniers et en haut des rochers face à des panoramas à couper le souffle.

Au col de Meyrand

Préambule – une soirée à Aubenas

Le rendez-vous était donné un samedi matin à Jaujac. J’avais regardé la carte et il me fallait environ 1h30 de route pour m’y rendre. Afin de ne pas avoir à me lever trop tôt après une grosse semaine de travail, j’avais décidé de partir le vendredi soir. J’ai choisi de dormir à Aubenas qui présentait le double avantage d’être une ville et de se situer à une quinzaine de minutes de Jaujac. Cela me permettait donc de dormir un peu plus tard le samedi matin, tout en n’ayant pas à trop me soucier de trouver un endroit pour diner en arrivant en toute fin de journée le vendredi.

J’ai choisi d’emprunter la route du col de l’Escrinet pour me rendre à Aubenas depuis la plaine de Valence. En hiver, elle peut s’avérer compliquée car elle est souvent enneigée mais à cette saison, elle permet de profiter de jolis points de vue. D’ailleurs à peine le col passé, j’ai eu l’impression que la météo changeait, passant de couverte côté vallée du Rhône à un ciel plus dégagé de l’autre côté où le soleil perçant à travers les nuages baignait les montagnes d’une lumière féérique. L’Ardèche m’accueillait avec un paysage magique d’entrée de jeu !

Au col de l’Escrinet

Après avoir posé ma valise à l’hôtel, idéalement situé à une dizaine de minutes à pied du centre ville, je me suis dirigée vers la place du château. Il commençait à faire nuit et je n’ai eu qu’un aperçu rapide d’Aubenas. Mais ce que j’en ai vu était tout à fait charmant et m’a donné envie d’y revenir pour prendre le temps de me promener plus longuement dans les ruelles escarpées du centre ancien. J’ai eu beaucoup de chance avec la météo et j’ai pu profiter d’un diner en terrasse : l’été semblait vraiment se prolonger en Ardèche !

Sur la place du château à Aubenas
Ruelles d’Aubenas
le château d’Aubenas
Aubenas, Château avec vue

(*) Hôtel Villa Elisa M, rue Jean Beaussier, 07200 Aubenas

Rendez-vous à Jaujac

Le samedi matin, après une bonne nuit de sommeil et un copieux petit déjeuner plein de bons produits locaux, pris dans ma chambre face au soleil se levant au dessus des falaises de Jastres, j’ai pris la direction de Jaujac où j’avais rendez-vous à l’office de tourisme. Comme j’étais un peu en avance, j’en ai profité pour faire un petit tour de la place du Champ de Mars avec ses platanes et sa fontaine. J’ai aussi poussé un peu plus loin jusqu’à une autre fontaine, où je me suis souvenue que je n’avais pas rempli ma gourde…

Jaujac, un peu avant 9.0 du matin…

A l’office de tourisme, j’ai été accueillie par Magali, Anne-Laure et Arnaud pour Ardèche Tourisme, ainsi que par Angélique et Thomas d’Ardèche Sources et Volcans. J’ai retrouvé certains éclaireurs que je connaissais déjà et ai fait la connaissance des autres : Jérôme, Karen, Alexia, Kévin, Marie-Léa, Tony, Julie, Anaïs et Sandra. Après un café, nous étions tous prêts ! Il était temps de monter dans le mini-bus qui nous conduirait aux différents points de vue qui étaient au programme de notre journée.

Randonnée au Rocher d’Autureyre

Nous avons commencé par prendre la direction de Thueyts. Au cours du trajet, Angélique et Thomas nous indiquent différents lieux d’intérêt. Nous passons devant une carrière de pouzzolane ne laissant aucun doute sur la nature volcanique des sols. Le mini-bus emprunte une route qui monte doucement, puis nous dépose au bout d’un chemin qui s’enfonce dans la châtaigneraie. Un panneau indique la direction à emprunter pour gagner le rocher d’Autureyre.

Le sentier s’enfonce dans le sous-bois. Sous nos pieds, les châtaignes ont commencé à tomber. Nous nous mettons à échanger astuces et informations sur leur préparation et utilisation en cuisine. Progressivement, nous continuons notre ascension, et finissons par déboucher au dessus de la forêt. Là, des tapis de bruyères et d’ajoncs nous accueillent, ainsi qu’une statue de la Vierge et quelques autres signes religieux. L’endroit est réputé pour être un haut-lieu cosmo-tellurique et un lieu de pèlerinage. Mais il faut bien avouer que ce qui nous émerveille le plus, c’est le panorama qui se déploie à nos pieds, quasiment à 360° !

Nous nous avançons jusqu’au bout du rocher, admirant la vue, détaillant la végétation. Les couleurs d’automne pointent délicatement leurs teintes. Ce premier arrêt est déjà à la hauteur de mes attentes niveau paysages !

Sur le bord de la route déjà, les couleurs d’automne dorent les châtaigniers
Dans le sous-bois…
Vue sur la vallée
Au dessus des châtaigniers, la montagne..
La végétation a parfois des allures méditerranéennes
Paysage volcanique

A noter : la châtaigne d’Ardèche est un fruit AOP. A ce titre, il s’agit d’une culture et il n’est pas autorisé de le ramasser. La plupart des châtaigneraies sont d’ailleurs des propriétés privées. Il existe toutefois des possibilités d’aller ramasser soi-même les châtaignes chez certains castanéiculteurs. Vous pouvez vous renseigner à l’office de tourisme local pour avoir les bonnes adresses.

Point de vue de la tour-horloge de Burzet

Après la randonnée au rocher d’Autureyre, nous avons repris la route en direction de Burzet. Le changement d’ambiance est total puisque nous sommes cette fois au cœur d’un joli village aux ruelles escarpées. Celles-ci nous entrainent jusqu’au pied de la statue de la Vierge d’où nous dominons les environs. Juste en dessous, nous ne pouvons pas manquer la tour-horloge, construite en 1906 à l’emplacement de l’ancien château médiéval. Autour de nous, les couleurs de l’automne sont bien présentes. Nous profitons du point de vue, captivés par les paysages qui nous entourent.

Au pied de notre promontoire, la Bourges s’écoule paisiblement (le manque d’eau de cette année se fait encore cruellement sentir). En échangeant sur les lieux avec Angélique, nous apprenons la présence d’orgues basaltiques au niveau de la rivière et choisissons donc de redescendre par ce côté plutôt que par les ruelles du village. A plusieurs endroits, nous les apercevons, plus ou moins recouverts d’eau. Une petite cascade s’est même frayée un chemin à travers la coulée. Sous le pont, il y a un air de Chaussée des Géants miniature. Je suis fascinée par la capacité de la nature à créer des formes géométriques dans la roche et j’ai une attirance particulière pour les orgues basaltiques depuis que j’ai découvert leur existence lors d’un cours de SVT au collège.

Le chemin qui permet d’accéder au belvédère a des airs de conte de fées
Dominer le village !
la vallée de la Bourges
La tour-horloge de Burzet
Dans le lit de la Bourges, les orgues basaltiques donnent l’impression d’un pavage

Pause déjeuner au Point d’Orgues à Fabras

Il nous faut toutefois quitter Burzet : l’heure du déjeuner approche et nous sommes attendus dans un bistrot de pays à quelques kilomètres de là. Le Point d’Orgues est situé en bordure de la route, à l’écart du village de Fabras. Mais surtout, il domine le Lignon qui à cet endroit court au milieu d’orgues basaltiques. Comme il fait beau, nous avons la chance de déjeuner en terrasse avec une vue sur les orgues.

Le menu fait honneur aux produits locaux et de saison : velouté de châtaigne et butternut en entrée, burger traditionnel ou végétarien (avec une excellente galette de pois chiches, lentilles et châtaignes) en plat et une verrine à la crème de marrons pour le dessert. Dans le verre, le choix se fait entre des jus de fruits artisanaux, du vin ardéchois ou une bière brassée à Jaujac, à moins de dix kilomètres du restaurant. Nous nous régalons et profitons de ce moment pour échanger et mieux faire connaissance.

Vue sur les orgues basaltiques depuis la terrasse du restaurant

(*) Le Point d’Orgues, 495 route de l’échelette, 07380 Fabras

Panorama du Col de Meyrand

Après le déjeuner, nous avons repris le minibus pour une petite heure de route dans la montagne ardéchoise, direction le Col de Meyrand, dans le massif du Tanargue. Pas mal de virages au programme mais surtout des points de vue qui varient à chaque lacet de la route. Au fil de la montée, les couleurs mordorées de l’automne se font de plus en plus présentes, et sous le soleil, avec le ciel bleu, elles semblent encore plus éclatantes. Il faut dire que nous traversons des hêtraies dont les feuilles se teintent d’un joli jaune vif.

Nous nous arrêtons au niveau du col de Meyrand, qui culmine à 1370 m, et empruntons un sentier qui nous mène à travers les myrtilliers jusqu’au sommet. De là, le panorama sur la vallée de la Beaume est grandiose. Nous apercevons même le Mont Ventoux et sa silhouette caractéristique à l’horizon. Nous essayons d’ailleurs d’identifier les autres sommets et massifs que nous voyons dans le lointain.

Perchés sur le rocher, nous prenons un long moment de contemplation quand, soudain, un parapentiste s’élance au dessus de la vallée. Le ballet de la voile sur fond de montagne aux couleurs chaudes est hypnotisant. Nous regardons le parapente s’éloigner, presque à regret tant l’instant était beau. Cet après-midi là, à la porte des Cévennes ardéchoises, tout était réuni pour le plaisir de nos yeux !

Affleurement de granit dans le massif du Tanargue
Profiter des couleurs de l’automne…
Au sommet, le vent est un peu présent mais n’empêche pas de bénéficier de conditions météo quasi-estivales ce samedi d’octobre !
Photographes perchés !
Les paysages de l’Ardèche n’en finissent pas d’éblouir !
la vallée de la Beaume
le décollage du parapente

Couleurs lumineuses à Borne

L’après-midi est déjà bien entamée quand nous repartons du col de Meyrand. L’accès à notre destination suivante (la dernière au programme de la journée) nous entraine sur de toutes petites routes panoramiques. J’avoue être contente de ne pas être au volant entre l’étroitesse de la route et les lacets très serrés. Notre chauffeur semble aguerri à ce genre de passages, ce qui est plutôt rassurant, même s’il doit régulièrement faire des manœuvres pour passer un virage. Comme on ne peut pas rouler vite, on profite pleinement du paysage !

A un moment, nous quittons les prairies dénudées pour nous engager dans une forêt aux feuilles d’or. Nous approchons du village de Borne. D’ailleurs, nous traversons un petit pont de pierre dominé par un donjon médiéval qui surveille l’entrée des gorges de la Borne. C’est en face que nous ferons notre dernier arrêt : une pause goûter avec jus de fruits locaux et muffins à la farine de châtaigne.

Apercevez-vous le donjon (indice : il est sur la gauche) ? et le petit pont de pierre (indice : il est dans l’ombre avant l’entrée des gorges) ?
Vue sur la montagne
Le donjon, l’entrée des gorges de la Borne, le pont de pierre et les couleurs lumineuses de l’automne
Vieille maison en cours de restauration
« vue imprenable, calme, quelques travaux à prévoir »

Nous prendrons quand même le temps d’explorer un tout petit peu le village mais ne pourrons pas nous attarder assez pour visiter la petite église (on avait pourtant trouvé qui avait la clé !). Nous ne sommes pas en avance sur le planning et il faut que nous rentrions à Jaujac. Le trajet de retour nous permet encore de profiter des paysages ardéchois.

En arrivant à Jaujac, nous retrouvons la place du Champ de Mars beaucoup plus vivante qu’elle ne l’était tôt le matin. Les joueurs de pétanque ont investi le centre de la place tandis que les terrasses des bars sont pleines. Après avoir récupéré quelques produits ardéchois et beaucoup de documentation pour prévoir nos futures escapades dans le secteur, nous nous disons au revoir… Il est l’heure de repartir vers la Drôme, des souvenirs plein les yeux !

(*) La journée du samedi était une invitation (collaboration commerciale non rémunérée) d’Ardèche Tourisme (mais pas la soirée du vendredi ni la nuit à Aubenas). Quoi qu’il en soit, mon récit est complètement libre et ne reflète qu’un enthousiasme réel pour cette destination qui m’a enchantée et où je reviendrai !

[petits moments] s’initier au lightpainting

Lors de l’instameet organisé par Valence Romans Tourisme, nous avons eu le plaisir de nous initier au lightpainting dans les jardins du Musée de Valence. Cet atelier était encadré par Vincent Delesvaux, dont on peut également retrouver le travail de lightpainting sur Instagram.

Vincent avait installé son appareil photo en face de la fontaine du jardin. Le principe est finalement assez simple : dans un environnement sans lumière extérieure (ou avec peu de lumière extérieure), il s’agit de dessiner avec des lampes face à l’objectif qui va capter ces zones lumineuses dans une pause très longue (en l’occurrence, Vincent déclenche manuellement le début et la fin de la prise de vue). Après une rapide démonstration, c’est à nous de faire preuve de créativité !

Chacun à notre tour, nous dessinons avec la lumière, nous inspirant de la période de Noël. Regarder les images des autres prendre forme sur l’écran est vraiment chouette et a un petit côté magique ! L’expérience est toute différente quand il s’agit de soi-même créer une petite scénographie…

En effet, on avance alors un peu à l’aveugle, essayant de visualiser ce que l’on essaie de dessiner et où on a déjà tracé des lignes. Afin que nous puissions figurer sur la photo, Vincent vient nous éclairer une fois que nous avons fini de mettre en place notre décor lumineux. C’est intéressant de voir que les univers de chacun se devinent sur la mise en place d’une seule image.

Nous terminons l’atelier par la création d’une photo collective. Armés chacun d’une lampe, nous dessinons autour de nous, puis Vincent vient nous éclairer tour à tour. De notre côté de l’objectif, il est impossible de deviner ce que sera le résultat final, et cela rend l’expérience encore plus amusante et intéressante. Il s’agit en effet de faire confiance à chacun pour que tous se retrouvent sur la photo finale !

Enfin, Vincent a la gentillesse de faire de chacun d’entre nous un portrait… Avec son expérience du lightpainting, il a une maîtrise de la mise en lumière dans l’espace vraiment impressionnante !

Je repars de l’atelier réellement ravie de ce que j’ai pu découvrir grâce à Vincent qui a eu à cœur de partager avec nous cette technique photographique qui laisse une grande place à la créativité, et des bons moments passés avec les autres instagrameurs présents ce soir-là !

Quand je fais du lightpainting….
… vs quand Vincent Delesvaux fait du lightpainting !

Atelier lightpainting dans les jardins du Musée de Valence avec Vincent Delesvaux
4 décembre 2021

(*) Merci à Valence Romans Tourisme pour l’invitation (collaboration commerciale non rémunérée), au Musée de Valence pour le prêt de ce si joli lieu et à Vincent Delesvaux pour sa passion et son sens du partage !

[Drôme] une soirée féérique à Valence

Les Fééries de l’Hiver sont de retour à Valence… et c’est le samedi 4 décembre qu’avait lieu le feu d’artifice. A cette occasion, j’ai été conviée par Valence Romans Tourisme à vivre une soirée lumineuse et… féérique !

Le rendez-vous était donné devant le Musée de Valence à la tombée de la nuit. Après avoir retrouvé les autres instagrameurs, nous avons découvert la jolie surprise qui nous attendait : un atelier de lightpainting ! Bien encadrés, adéquatement guidés, nous nous sommes essayés à la création de photos lumineuses en solo ou en groupe dans le cadre magique des jardins du Musée…. (Cette expérience m’a tellement plu que je reviendrai spécialement dessus dans un prochain article)

Nous avons ensuite gagné la terrasse du musée et sa vue panoramique sur le Champ de Mars d’où était tiré le feu d’artifice. Ainsi placés, nous avons pu profiter de l’intégralité du spectacle avec un point de vue exceptionnel. Le dernier feu d’artifice tiré depuis le Champ de Mars remontait à 2 ans (ceux des deux derniers 14 juillet et celui de l’hiver dernier ayant été annulés à cause de la situation sanitaire). Aussi, cette fois, la ville a proposé plus de 20 minutes d’un spectacle pyrotechnique grandiose et éblouissant.

Après un dernier regard au musée (presque) endormi, nous sommes partis en direction du Village de Noël. Après la parade et le feu d’artifice, nous sommes loin d’être les seuls à vouloir faire un tour entre les chalets. L’ambiance est festive, et l’on devine les sourires sous les masques. Notre activité suivante nous fait face, imposante….

Nous nous dirigeons en effet vers la grande roue, située à l’angle des boulevards, à côté de la fontaine monumentale. Parée de son habit de lumière, elle attire le regard. Mais, surtout, elle permet de s’élever à 35 mètres de hauteur, et de dominer complètement la ville. Nous embarquons donc pour un voyage circulaire, et redécouvrons avec bonheur le plaisir enfantin d’un tour de manège tout en profitant de la vue.

Avant de nous séparer, nous nous arrêtons sous le ciel étoilé où les chalets proposent à manger et à boire. Si certains optent pour la limonade artisanale de la Brasserie des 3 Becs, je choisis pour ma part un vin chaud, petit plaisir des marchés de Noël (et ceux qui me suivaient il y a un an se rappellent peut-être que l’absence de vin chaud, faute de marchés de Noël, avait été une de mes frustrations de Noël 2020… je ne pouvais donc pas laisser passer cette occasion !). Quelques discussions plus tard, il est temps de rentrer, avec de jolis souvenirs et des étoiles plein les yeux !

Coup d’œil dans le musée désert à travers la fenêtre…
Aux premières loges pour voir le feu d’artifice depuis la terrasse du Musée de Valence
Avant de redescendre, un regard sur la place des Ormeaux et la cathédrale
Les musées de nuit ont un quelque chose qui m’attire et me fascine…
En arrivant au village de Noël !
Au pied de la grande roue, attendre avec impatience son tour !
Noël au cœur de la ville…

Fééries d’hiver – Valence – Drôme
4 décembre 2021

(*) Merci Valence Romans Tourisme pour l’organisation et l’invitation (collaboration commerciale non rémunérée) et au Musée de Valence pour nous avoir accueillis après la fermeture.

[Drôme] rendez-vous au sommet… de la Tour de Crest

Trois semaines après être allée en famille visiter la Tour de Crest, j’ai été invitée à m’y rendre de nouveau par Terres de Drôme, un collectif sur Instagram qui met en avant les jolis lieux de notre beau département. Sur place, j’ai retrouvé une quinzaine d’autres instagrameurs et blogueurs pour une visite en fin de journée. (Et cette fois, je n’avais pas oublié mon appareil photo !)

Guidés par Pierre-Paul-Alexandre de Montrond, Major de la Tour de Crest au XVIIIe siècle, nous sommes partis à la découverte des histoires qui se cachent dans les cellules du donjon. En effet, si au départ la Tour est bel et bien le vestige d’une ancienne place forte médiévale, elle est devenue Prison d’Etat au XVIe siècle. Les prisonniers par lettre de cachet y seront nombreux et cela vaudra à la tour le surnom de Bastille du Sud. Au fil des siècles, la tour accueillera des populations carcérales diverses. Huguenots, canuts ou encore opposants à Napoléon III seront parmi les plus nombreux et leurs conditions de détention varieront selon les époques et les motifs de leur emprisonnement.

Quelques tentatives d’évasion auront également lieu. La plus accrobatique sera celle de Philippe Rivoire dont je vous ai déjà parlé. Mais certains tenteront aussi de soudoyer les gardiens et de passer par l’unique point d’accès à la Tour : la grosse porte d’entrée (par laquelle on passe toujours aujourd’hui).

Petit à petit, nous arrivons vers le sommet de la Tour. Sur la terrasse couverte, la lumière dorée du soir nous accueille. Nous nous émerveillons de la vue. Puis nous continuons notre ascension jusqu’à la plus haute terrasse. Nous avons monté 257 marches, nous sommes à 300 mètres d’altitude au sommet d’un donjon de 52 mètres de haut… et le spectacle du soleil couchant se déploie sous nos regards.

C’est l’appel du chocolat qui nous fera redescendre. En effet, la chocolaterie Frigoulette de Beaufort sur Gervanne s’est associée à la cave Jaillance de Die pour nous proposer une dégustation. Nous en apprenons un peu plus sur la philosophie de la chocolaterie Frigoulette et ses engagements : bio, vegan, utilisation d’un maximum de matières premières localement sourcées, et du chocolat équitable issu de plantations de Sao Tomé sélectionnées. Le chocolat est vraiment excellent (et je note donc d’aller faire un tour à la chocolaterie début décembre…) et l’on sent toute la passion des chocolatiers quand ils parlent de leurs produits. Une coupe de clairette Cuvée Impériale nous permet de trinquer au bon moment que nous avons passé (je note d’ailleurs également qu’il faudrait que je fasse un saut à Die en prévision des fêtes de fin d’année).

La nuit est tombée. Il est temps de redescendre dans la tour déserte et silencieuse pour gagner la sortie…

Le Major Pierre-Paul-Alexandre de Montrond nous guide dans la Tour de Crest
Au fil de l’ascension, le paysage se dévoile
Profiter de la vue…
Le soleil se couche sur la vallée de la Drôme
Heure dorée sur le synclinal de Saoû
La lumière dorée du couchant passe à travers les fenêtres.
Du haut de la Tour, on aperçoit les Trois Croix de Crest
Coucher de soleil
Sur la terrasse couverte (qui était à l’origine un toit-terrasse permettant la récupération des eaux pluviales, mais manquait d’étanchéité. Une toiture en tuiles lui a été ajouté, tout en gardant un principe de récupération de l’eau de pluie)
Dégustation de chocolats et de clairette

Tour de Crest – Drôme – septembre 2021

(*) La clairette est toujours à consommer avec modération !

[Drôme] redécouvrir le musée de la chaussure

Vue de la cour du musée

Après avoir fait du canoë sur l’Isère, je suis partie avec les autres instagrameurs pour découvrir ou plutôt redécouvrir le Musée de la Chaussure.

Installé dans l’ancien couvent des Visitandines à Romans, le Musée de la Chaussure a fermé plus d’un an suite à l’épisode de grêle subi par la ville en juin 2019 et qui avait fait de considérables dégâts. Il a rouvert le 15 juillet, et propose maintenant deux nouvelles salles consacrées aux chaussures contemporaines.

L’industrie de la chaussure a longtemps été un fleuron romanais. De grands noms avaient en effet leurs ateliers à Romans : Charles Jourdan, Robert Clergerie, Stephan Kelian mais aussi les ateliers Rivat, spécialisés en chaussures de sport et à l’origine des ouvertures décentrées ou du scratch pour fermer les chaussures.

En effet, depuis longtemps, le cuir était travaillé à Romans et la ville disposait de nombreux ateliers de tannage (on peut encore voir des maisons de tanneurs place de la Presles, même si celles-ci sont peu mises en valeur pour le moment). Et lorsque la production s’est industrialisée, les ateliers de fabrication de chaussures se sont installés à proximité des tanneurs.

Le musée de la chaussure nous propose d’abord un voyage dans le monde de la fabrication des chaussures depuis l’ère pré-industrielle avec les outils et l’atelier du cordonnier. Puis, nous découvrons les premières machines industrielles.

Mais l’essentiel des collections du musée se compose de… paires de chaussures ! Il y en a environ 20 000 dont un dixième est exposé, de façon tournante pour ne pas abîmer certains modèles plus fragiles.

La plus ancienne paire a 3500 ans et cette sandale en papyrus provient de l’Egypte des Pharaons. Nous descendons ensuite le fil du temps, de l’Antiquité au Moyen-Âge, de la Renaissance au Siècle des Lumières, de la Révolution Française au Second Empire, pour finir au tout début du XXe siècle. Puis, nous partons explorer le monde : Asie, Afrique, Amérique, Océanie….

Puis, nous arrivons aux nouvelles salles. La première, installée dans l’ancien parloir des Visitandines, explore la façon dont certaines chaussures sont devenues iconiques, ont traversé les frontières entre chaussures spécialisées (sport, danse, travail, rééducation..) et chaussures de ville. Nous retrouvons ainsi les Dr Martens, les espadrilles ou les sneakers. La muséographie s’attarde aussi sur la perméabilité des frontières masculin/féminin à partir du milieu du XXe siècle : richelieus, derbys ou cuissardes qui de masculin passent au féminin, mais aussi les « Zizi » créées par Rose Repetto pour sa belle-fille et ensuite portées par Serge Gainsbourg…

Après avoir traversé rapidement l’ancienne chapelle qui abrite des créations romanaises actuelles, nous arrivons dans l’autre salle ouverte cet été : tout autour de la pièce s’étale une rétrospective de l’évolution des chaussures depuis 1900 mise en parallèle avec les évolutions sociétales. Cette salle permet ainsi de se rendre compte de l’évolution de la condition féminine mais aussi de celle de la place de l’enfant.

Enfin, au centre de cette pièce, un focus est fait sur deux créateurs : le romanais Charles Jourdan d’une part, précurseur du marketing global et de l’internationalisation des ventes, et son disciple Christian Louboutin, surdoué envoyé en stage chez Jourdan par une maison de haute couture, et jamais totalement accepté dans les ateliers romanais. Plusieurs de ses modèles à la semelle rouge iconique sont ainsi présentés.

C’est la fin de notre visite, fort intéressante et complète grâce aux explications de notre guide Baptiste.

Le couloir des cellules des Visitandines
Escarpins de la Princesse Grace de Monaco
Corde tressée pour la fabrication d’une semelle d’espadrilles, et modèle Hermès au premier plan
Modèles Louboutin
L’escarpin étoilé d’Andréa Pfister – version originale dans le musée
L’escarpin étoilé d’Andréa Pfister – version géante devant le musée

Musée de la chaussure – Romans – Drôme – juillet 2020

(*) Les conditions de visite sont détaillées sur le site internet du Musée de la Chaussure. Il est intéressant de pouvoir suivre une visite guidée pour aller à l’essentiel et éviter la lassitude dans certaines salles lorsque, comme moi, on n’est pas un spécialiste de l’histoire des chaussures. J’avais pourtant déjà visité 2 fois le musée mais cette visite guidée m’a appris énormément de choses, ou fait faire attention à des points que j’avais zappés en visitant seule.

(**) Merci à la Ville de Romans pour cette invitation (collaboration commerciale non rémunérée), à Baptiste pour la visite et aux autres instagrameurs (Le Caillou aux Hiboux, Claire & Thomas, Julie et Katia) pour leur bonne humeur.

[Drôme] faire du canoë sur l’Isère

Samedi dernier, j’ai été invitée avec d’autres instagrameurs par la Ville de Romans pour découvrir les escales estivales. Durant tout l’été, des animations, des expériences inédites et des visites patrimoniales sont proposées dans la ville.

Parmi ces expériences, il y a la possibilité de faire du canoë sur l’Isère. Et justement, nous étions attendus pour une balade façon Pocahontas dans un canoë 9 places.

Après avoir traversé la passerelle des Ors (celle qui relie Bourg de Péage à Romans sur la vélo voie verte), le point de départ des promenades en canoë se fait au niveau de la rampe de mise à l’eau des pompiers située juste à côté, le long de la voie verte. Nous sommes accueillis par Matthieu, le moniteur qui s’occupe de l’activité. Suite à la distribution des gilets de sauvetage et des pagaies, accompagnées de quelques explications sur le maniement de celles-ci, le canoë est mis à l’eau et nous embarquons (suite à un petit souci de répartition, devinez qui devra marcher un peu dans les eaux de la rivière pour embarquer… et oui, c’est moi ! Comme quoi même quand ce n’est pas de mon fait, je me retrouve chaque fois les pieds dans l’eau…. ).

Après un bref temps de coordination, nous avançons tous en rythme et le canoë remonte le courant en direction de la ville. Même si le débit est assez calme, cela tire quand même dans le bras qui actionne la pagaie… Toutefois, cela n’empêche pas la bonne humeur et les discussions vont bon train.

Arrivés à l’approche du Pont Vieux, nous posons un peu les pagaies pour faire quelques photos mais l’élan que nous avions donné à l’embarcation faiblit, et nous recommençons à pagayer. Au pied de la collégiale Saint Barnard, Matthieu nous fait faire demi-tour pendant que nous prenons encore quelques photos.

Nous nous laissons alors porter par le courant pour redescendre la rivière, tout en profitant du paysage et des vues sur les berges. Matthieu nous emmène alors découvrir une curiosité en aval sur la rive gauche de l’Isère : une fontaine pétrifiante visible uniquement depuis la rivière. L’endroit est vraiment paisible avec pour seul bruit celui de l’eau qui sourd et cascade dans les mousses.

Mais il est l’heure de revenir à notre point de départ… Quelques coups de pagaie pour remonter le courant et nous y sommes.

C’est la première année que des sorties en canoë sont organisées sur l’Isère et c’est vraiment une belle expérience, une façon originale et sympathique de (re)découvrir les berges de l’Isère et la ville de Romans avec un point de vue différent.

A l’approche du Pont Vieux

Vue sur la collégiale Saint Barnard depuis la rivière

Passer sous le Pont Vieux

la fontaine pétrifiante

Au milieu de la rivière….

Romans – Drôme – juillet 2020

(*) Les promenades en canoë sont proposées jusqu’à fin septembre 2020. Les informations pour la réservation sont disponibles sur le site internet de la ville.

(**) Merci à la Ville de Romans pour cette invitation (collaboration commerciale non rémunérée), à Matthieu pour son accueil et aux autres instagrameurs (Le Caillou aux Hiboux, Claire & Thomas, Julie et Baptiste) pour leur bonne humeur.

[Drôme] à la découverte du Théâtre de la Ville de Valence

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Fin décembre, j’avais rendez-vous avec un groupe d’instagrameurs drômois au Théâtre de la Ville de Valence.  Accompagnés par la secrétaire générale et une directrice de production du théâtre, nous avons pu découvrir les lieux et leur histoire.

Le bâtiment très classique lorsqu’on le regarde de l’extérieur abrite un petit théâtre à l’italienne, construit au début du XIXe siècle. Le projet a été initié en 1827 par cinq mécènes qui avaient pour but de distraire les habitants et les militaires en garnison dans la ville. Faute de financement suffisant, le projet a été repris par la ville et le théâtre a été inauguré en 1837. Ainsi, le théâtre de Valence est municipal depuis son inauguration, et a aussi servi de salle de conseil municipal avant la construction de l’hôtel de ville, de l’autre côté de la place.

Je n’avais encore jamais eu l’occasion de pénétrer dans cette salle de spectacle et en y entrant pour la première fois, j’ai découvert un décor réellement charmant. Celui-ci est d’origine et n’a subi que d’infimes modifications pour des mises aux normes ou de petites restaurations.

La couleur rose poudré des velours et peintures était là pour flatter le teint des dames venues se montrer au spectacle. De même la forme arrondie des rambardes du premier balcon leur permettait de s’installer confortablement avec leurs robes à crinolines. Parce qu’à cette époque on venait au spectacle essentiellement pour être vu, certaines des places les plus prisées, dans les baignoires, n’avaient qu’une vue très partielle voire quasi nulle sur la scène mais permettaient d’être vus de tous les spectateurs.

Quant au poulailler, le 3e balcon, aux places les moins onéreuses, il était ceint d’une grille afin d’éviter le jet d’objet sur les personnalités installées plus bas.

Au plafond, une coupole, insoupçonnable depuis l’extérieur, dévoile son ciel en trompe l’oeil, souvenir d’une époque où aller s’enfermer pour voir un spectacle n’était pas forcément naturel… Il est d’ailleurs intéressant de constater que plus on monte dans les balcons, plus on se rend compte qu’elle n’est pas si incurvée qu’elle en avait l’air quand on l’admirait depuis le parterre.

Aujourd’hui, la jauge permet d’accueillir plus de 300 personnes mais seules 240 places ont une visibilité correcte. Les autres sont mises en vente à très bas prix pour certains spectacles peu visuels lorsque les places avec vue ont toutes été vendues, car l’acoustique de la salle permet d’entendre parfaitement quel que soit l’endroit où l’on se trouve.

Lors de la visite, nous ferons également un passage dans le studio de danse, utilisé par plusieurs écoles valentinoises, et le studio de théâtre transformé en bureau et dont le balcon donne au-dessus de l’entrée principale. Nous admirerons les deux escaliers monumentaux en passant…

Puis, pour terminer notre soirée, nous irons faire un tour place des Ormeaux pour (re)voir les projections sur la cathédrale de Valence, avant de prendre un verre pour continuer nos discussions.

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vue générale des trois balcons

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Rose poudré des velours, dorures des décors, délicatesse des camées sur la rambarde du 1er balcon

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finesse des décors sculptés

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sur le 2e balcon, les noms de compositeurs et d’auteurs de théâtre s’alignent, avec une place de choix pour Emile Augier, le valentinois

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le ciel en trompe l’oeil du plafond de la coupole

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vue plongeante sur le parterre

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passion escaliers…

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Théâtre de la Ville – Valence – décembre 2019

(*) Un grand merci à IgersDrôme pour l’organisation de cette soirée et au théâtre de la Ville de Valence pour l’accueil qui nous a été réservé ! 

La prochaine fois, il faudra que je vienne pour voir un spectacle ! 

[Drôme] soirée speed-tasting au Valence en Gastronomie Festival

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Ce week-end a eu lieu l’édition 2019 de Valence en Gastronomie Festival. J’ai eu la chance d’être invitée par Valence Romans Tourisme à participer à la soirée speed-tasting en compagnie d’un petit groupe d’instagramers.

Le concept de la soirée repose sur des dégustations d’accords mets/vins orchestrées par les futurs sommeliers des grandes maisons, actuellement en fin de formation au lycée hôtelier de Tain l’Hermitage.

Les jeunes sommeliers en binôme proposent une dégustation commentée d’un vin accompagné d’une petite bouchée en accord, et partagent avec passion leur amour du vin.

Lorsque le coup de gong retentit, il est temps de passer à l’atelier suivant pour découvrir un autre vin et un nouvel accompagnement. La soirée est donc très rythmée et on n’a pas le temps de s’ennuyer.

Ce sont ainsi six vins que nous avons eu le plaisir de déguster : la superbe clairette en biodynamie de Jaillance (que j’avais déjà eu le plaisir de découvrir lors d’une visite de la cave il y a quelques années), un Chignin-Bergeron (vin blanc de Savoie), un Saint Peray du Domaine Colombo, un intéressant rosé d’Auvergne (dont j’ai stupidement omis de noter le nom ! ), un Morgon (qui montre clairement que le Beaujolais est un terroir riche de vins aux arômes nettement plus riches que ceux du Beaujolais Nouveau), et enfin un Grignan-les-Adhémar rouge.

Pour terminer la soirée sur des notes locales, nous sont proposés quelques ravioles cuites au bouillon de volaille, un jus de fruits bio de la ferme Margerie et un thé glacé des Jardins de l’Hermitage, dont j’apprécie déjà les tisanes et thés (coups de coeur en ce moment à la maison pour le Chant des Grillons, les Alpages  et le Jardin de Majorelle).

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Festival Valence en Gastronomie – Drôme
19 septembre 2019

 

(*) bien entendu, la dégustation de vins doit se faire avec modération….

(**) Merci Valence Romans Tourisme pour l’invitation (collaboration commerciale non rémunérée) à partager cette expérience et le bon moment passé !