[Drôme x Isère] prémices printaniers

Cette année, nous avons eu un début de printemps précoce. Et même si l’hiver n’a peut-être pas dit son dernier mot (il a d’ailleurs neigé dimanche dernier sur la plaine de Valence), les premiers signes printaniers sont déjà nombreux. Je n’ai donc pas résisté à l’envie d’aller me balader dans la campagne pour découvrir les premières fleurs et les lumières printanières. Voici une partie de mon butin photographique.

primevères en fleurs
Primevères


Pique-nique au soleil à Beauvoir-en-Royans

C’est après une activité manuelle qui avait lieu au pied du Vercors que je suis allée, fin février, à Beauvoir-en-Royans. Le soleil brillait et la grande pelouse sur le site des Carmes m’a semblé l’endroit idéal pour pique-niquer. Cela faisait quasiment deux ans que je n’étais pas montée jusqu’au site médiéval. Comme à chaque fois, j’ai été impressionnée par les ruines de l’ancien château des Dauphins. Même s’il n’en reste pas grand chose, il est assez facile de se rendre compte de la taille qu’il avait.

ruines de château fort
Vestige du donjon de l’ancien château des Dauphins
ruines de château fort
Mur de la chapelle de l’ancien château des Dauphins

Je me suis assise sur un banc, profitant de la vue, magnifique, qui se déploie sur la Vallée de l’Isère. Construit sur un promontoire, le château avait initialement une vocation défensive et permettait de surveiller le passage dans la vallée. Le regard porte ainsi jusqu’à l’entrée de la cluse de Voreppe et on aperçoit le massif de la Chartreuse. Les primevères sont nombreuses, au pied des arbres ou des vieilles pierres (elles seront bientôt remplacées par les orchidées dont la floraison est plus tardive).

vue sur la rivière Isère qui s'écoule au pied des montagnes du Vercors
Vue sur la vallée de l’Isère depuis le site médiéval du Couvent des Carmes
primevères en fleurs
Au pied des vieilles pierres

Mais, le ciel se charge de me rappeler que nous sommes encore en février. Il se couvre et quelques gouttes tombent. Il est temps pour moi de rentrer, non sans jeter un dernier coup d’œil au Couvent des Carmes.

le Couvent des Carmes et un pan de mur médiéval de l'ancienne chapelle du château
Le mur de l’ancienne chapelle du château médiéval et le bâtiment conventuel du XVIIe siècle au pied du Vercors

Beauvoir-en-Royans – Isère – février 2024


Premières fleurs dans les vergers drômois

J’ai commencé à apercevoir les premières fleurs dans les vergers au début de la deuxième quinzaine de février. Et même si la météo était mitigée et le ciel un peu gris, je n’ai pas pu résister au plaisir d’aller trainer du côté de quelques champs d’abricotiers et de pêchers vers Châteauneuf sur Isère. Ce sont les variétés les plus précoces bien sûr qui ont commencé à fleurir. Je m’attendais surtout à voir les abricotiers en fleurs car j’en avais vu passer quelques images sur les réseaux sociaux, mais j’ai eu le plaisir de découvrir que les pêchers commençaient timidement leur floraison également.

Fleurs d'abricotiers
Fleurs d’abricotiers
Fleurs d'abricotiers
Fleurs d’abricotiers
Fleurs d'abricotiers
Fleurs d’abricotiers
Fleurs d'abricotiers en boutons
Fleurs d’abricotiers en boutons
Fleurs de pêchers
Fleurs de pêchers
Fleurs de pêchers
Fleurs de pêchers
Fleurs de pêchers
Fleurs de pêchers

Chateauneuf-sur-Isère – Drôme – février 2024


Je ne sais pas si j’aurai une autre occasion d’aller photographier les vergers en fleurs cette saison, mais vous pouvez retrouver mes images des floraisons des années précédentes :


En prévision du printemps qui arrive (et de l’été qui suivra), voici quelques idées de promenades fleuries :

A noter : les périodes de floraison sont bien sûr données à titre indicatif et sont approximatives. Elles varient chaque année selon la météo.

[Drôme] deux jardins à côté de Valence

Cela fait déjà quelques semaines que je suis allée voir ces deux jardins à proximité de chez moi. Il serait d’ailleurs plus juste de dire que je suis allée les revoir. En effet, j’ai l’habitude d’y aller au moins une fois par an depuis plusieurs années. Cet article sera d’ailleurs sans doute plus un portfolio qu’un récit…

Les iris du Grand Barbu à Chabeuil

Chaque mois de mai, le jardin des iris du Grand Barbu ouvre au public. Ce jardin privé présente une très belle collection d’iris dont la floraison s’étale tout au long du mois. Cette année, je n’ai pu y aller qu’une seule fois, et avec la pluie. Mais il m’arrive d’y faire un tour à plusieurs reprises durant le mois de mai. Compte-tenu de la sécheresse dans l’an dernier, la reproduction des iris n’a pas été optimale et la floraison était sans doute moins abondante que d’autres années. Malgré tout, c’était un vrai plaisir d’y passer un moment !

Jardin des iris du Grand Barbu – Chabeuil – Drôme – mai 2023

(*) Le jardin des iris du Grand Barbu se trouve entre Chabeuil et Barcelonne : il suffit de suivre les petits panneaux pour tourner au bon endroit. Il est librement accessible toute la journée durant le mois de mai. Des permanences sont assurées selon les jours pour expliquer tout ce qu’il faut savoir sur la reproduction et l’hybridation des iris.
NB : si c’est trop tard pour visiter ce jardin cette année, je vous invite à le noter dans vos agendas pour l’année prochaine !


Pour mémoire : ces dernières années aux Iris du Grand Barbu :


Le jardin des Sables à Montvendre

Le jardin des Sables de Montvendre est aussi un jardin privé librement accessible. Il a été un de mes refuges durant les confinements et les restrictions d’horaires et de distance pour les sorties. Je continue à y faire un saut de temps à autre, quelle que soit la saison. J’y suis passée un jour de printemps, mais avec les orages que nous avions eus peu avant, la végétation avait un peu souffert et les fleurs n’étaient pas toutes très vaillantes.

Jardin des Sables – Montvendre- Drôme – mai 2023

(*) Le jardin des Sables se trouve Chemin des Sables à Montvendre. Il est accessible sans restriction horaire. Il convient toutefois de respecter le travail des jardiniers pour la création et l’entretien de ce havre de paix. Ainsi, le pique-nique y est interdit, ainsi que les jeux de ballon.


Pour mémoire : mes précédentes visites au Jardin des Sables racontées sur le blog :


Bonus : Dans les champs, les coquelicots

Au mois de mai, les coquelicots ont envahi les champs et les bords des routes. C’est un vrai bonheur de circuler en campagne et de les admirer.

Chabeuil – Drôme – mai 2023

[Drôme x Ardèche] sur la piste des orchidées sauvages

Chaque printemps, ma chasse aux orchidées sauvages reprend. Ces fleurs, que j’ai découvertes presque par hasard en arrivant dans la Drôme il y a une douzaine d’années, me fascinent. Au fil des semaines (et de l’altitude), leur floraison s’échelonne en une multitude de formes et de couleurs. Chaque printemps donc, je repars sur les chemins dans l’espoir de les apercevoir, et de réussir à en trouver de nouvelles. Il n’est bien entendu pas question de la cueillir (la plupart de ces variétés sont protégées d’ailleurs). Il s’agit « simplement  » de les photographier. Voici donc un résumé du butin de ce printemps 2023.


Sur les bords du Rhône en mars

J’ai aperçu les toutes premières orchidées, des orchis géants, de cette année en mars le long de la voie douce de la Payre. Puis quelques jours après, j’en ai également vu sur les bords de la route dans la campagne autour de chez moi. C’est en général le signal qu’il est temps d’aller faire un tour sur les bords du Rhône pour débuter la quête annuelle !

J’ai découvert ce spot, situé à proximité du barrage de Bourg-lès-Valence, il y a quelques années. Depuis, j’y vais chaque mois de mars, généralement vers le début du mois. J’y trouve alors de nombreux orchis géants et quelques discrets ophrys de mars. Cette année, je n’ai pas eu le temps d’y aller début mars, et de toutes façons toutes les floraisons m’ont semblé plus tardives ce printemps. J’ai finalement tenté ma chance le 1er avril. J’ai d’abord cherché du regard les orchis géants, mais je devais être un peu trop tard car j’en ai trouvé que quelques feuilles et hampes défleuries. Par contre, il y avait des ophrys littéralement partout !

Quand je dis qu’il y en avait énormément et qu’on ne pouvait pas les manquer…

Les autres années, j’avais eu du mal à repérer les premiers individus, aux tiges courtes. Cette fois, ils étaient plus grands et il y en avait tellement que c’est impossible de ne pas les voir au premier coup d’œil. J’ai donc passé un très (très) long moment au ras du sol à les photographier sous tous les angles…

ophrys de mars (qui ressemble à l’ophrys araignée mais est plus précoce)

Bourg-lès-Valence – Drôme – 1er avril 2023

Sur la montagne de Crussol en avril

Je n’ai pas eu beaucoup d’occasions d’aller chercher les orchidées durant le mois d’avril. Toutefois, à l’occasion d’une promenade au château de Crussol, j’ai repéré quelques spécimens à proximité du chemin. En effet, la montagne de Crussol est réputée pour accueillir une grande population d’orchidées sauvages (la zone est classée Natura 2000). Cette fois, ce sont des orchis, et ils apportent une touche de rose plutôt visible dans les pelouses. Ce sont d’abord les orchis singe, plus colorés et plus nombreux que j’ai vus.

orchis singe

Mais, un peu plus loin, j’ai aussi avisé ce qui me semble être un orchis militaire. Sa couleur plus pâle le rendait un peu moins repérable, et je ne l’ai pas vu immédiatement.

orchis militaire ?

Château de Crussol – Saint Péray – Ardèche – avril 2023

Sur la montagne de Soyons en mai

J’avais envisagé de retourner sur la montagne de Crussol courant mai afin d’aller chercher les orchidées sauvages. J’étais d’ailleurs partie un samedi après-midi de chez moi dans cette optique. Mais les conditions météo (douces et grises) m’ont fait craindre qu’il y ait foule dans les environs du château de Crussol. J’ai donc bifurqué vers Soyons et les environs de la Tour Penchée. Géologiquement, les montagnes de Soyons et de Crussol sont très similaires et toutes deux appartiennent au même massif calcaire. On trouve donc aussi des orchidées sur les pelouses sèches de Soyons.

Je me suis stationnée au parking des grottes pour monter en direction de la Tour Penchée (je vous reparlerai de cette petite randonnée). Dans les pelouses à proximité de la tour, j’ai trouvé 2 ophrys : un ophrys bourdon, que j’avais déjà observé sur d’autres sites, et ce qui me semble être un ophrys de la Drôme. J’avais envisagé de poursuivre jusqu’au Serre de Guercy, à environ 1 kilomètre de la tour et où se trouve une jolie pelouse sèche (avec en outre une très belle vue sur le site de la Tour Penchée). Mais quelques gouttes de pluie et une météo à tendance orageuse m’en ont dissuadée cette fois.

ophrys bourdon (qui ressemble pas mal à l’ophrys abeille)
ophrys de la Drôme

Soyons – Ardèche – mai 2023


A noter : les orchidées sauvages sont des espèces fragiles. Il en existe une grande variété sur l’ensemble du territoire français. La plupart font l’objet de mesures de protection locales ou nationales. Il est important pour la pérennité de ces espèces de ne surtout pas les cueillir, mais aussi de faire attention à ne pas les piétiner ou les casser quand on veut les prendre en photo. Si je dois choisir entre faire une jolie photo et m’assurer de ne pas abîmer les orchidées autour de celle que je veux photographier, ma décision est vite prise : tant pis pour la jolie photo !
Par ailleurs, de nombreux guides naturalistes proposent des balades à la découverte des orchidées sauvages. Je n’ai pas encore eu l’occasion de participer à une, mais cela me tente beaucoup. Vous pouvez vous renseigner dans les offices de tourisme locaux afin de connaître les possibilités.


Edit du 15/06/23 : apport de précisions et de liens sur les identifications

[Drôme] une randonnée printanière à Font d’Urle

Début avril, le printemps fait son apparition sur les alpages du Vercors au fur et à mesure que la neige disparait. Cela faisait plusieurs années que je n’avais pas eu l’occasion de monter sur les plateaux à cette période de l’année. Alors, avec Melle 3e, nous avons profité du dimanche de Pâques pour aller faire une petite randonnée à Font d’Urle en début d’après-midi. Il y a toujours une petite part de surprise car il est impossible à quelques jours près de savoir s’il y aura ou non des fleurs. Mais qu’importe, nous étions assurées de profiter d’un splendide paysage.

Le village vu depuis le chemin vers la Porte d’Urle

Depuis le village, s’aventurer entre deux saisons

Nous avons été rapidement fixées sur la présence de fleurs. En effet, dès l’approche du village, les bords de la route qui n’étaient plus enneigés laissaient apercevoir des petits points blancs et violets. Les crocus étaient donc sortis, et allaient apporter un intérêt complémentaire à la balade.

Les crocus en fleurs sur l’alpage

J’ai stationné la voiture au centre du village, sur l’un des parkings. Puis, j’ai enfilé mes chaussures de rando. Nous n’étions cependant pas spécialement équipées pour la randonnée par ailleurs : Melle 3 était en baskets et j’avais mon sac à main et non mon sac à dos. Nous partions en effet en mode « balade tranquille » sur un secteur facile d’accès et que nous connaissions. Nous avons donc pris la direction de la Porte d’Urle.

Malgré le beau temps, il n’y avait pas encore trop de monde car nous étions tôt dans l’après-midi. Je n’ai bien entendu pas mis longtemps à me retrouver au niveau du sol en train de photographier les crocus mais aussi quelques érythrones-dents de chien qui commençaient à fleurir. Ça et là, des plaques de neige persistaient, rappelant que l’hiver n’était pas si lointain malgré le printemps déjà présent.

Erythrone-dent de chien et crocus en fleurs

Sur les crêtes, admirer le paysage

Arrivées à la Porte d’Urle, nous sommes parties sur le sentier de crêtes. De là, le panorama sur la vallée de Quint est époustouflant. Au loin, on devine la silhouette du synclinal de Saoû. Il est difficile de ne pas de sentir minuscule quand on jette un œil aux falaises alentours. Au dessus (et autour) de nous, le vol des chocards à bec jaune est fascinant. Nous nous sommes donc un moment perdues dans la contemplation de la nature.

Au dessus de la porte d’Urle
Vue sur la vallée de Quint avec la silhouette du synclinal de Saoû dans le fond
Les falaises de Font d’Urle
En pleine contemplation…

Puis, nous avons repris notre chemin, toujours le long des crêtes. Nous avons traversé quelques plaques de neige, tout en profitant toujours de la vue qui s’étalait à nos pieds. Comme nous souhaitions faire une boucle, nous avons finalement bifurqué sur l’alpage.

En partant sur l’alpage

Sur l’alpage, profiter du soleil

Le point de vue, une fois sur l’alpage, change. Nous faisions dorénavant face aux sommes enneigés qui dominent la barrière orientale du Vercors. Nous avons continué à avancer, suivant une portion du sentier du karst (mais à rebrousse-chemin). Le sentier du karst est une boucle qui part du village de Font d’Urle et permet d’appréhender les différentes facettes du plateau. Balisé et s’accompagnant de petits panneaux explicatifs, ce sentier est plutôt facile mais compte-tenu du terrain parfois chaotique, il est impératif de rester prudent. Par ailleurs, il ne faut pas s’y aventurer en cas de brouillard.

paysage chaotique
Sur l’alpage..
Vue sur les sommets enneigés de la barrière orientale du Vercors

Le soleil du printemps était très présent et rendait vite tout pull superflu. Nous avons donc profité de notre traversée sur l’alpage afin de faire une pause au soleil. Allongées dans l’herbe, au ras de crocus, avec juste quelques rochers en ligne de mire, c’était vraiment parfait !

au ras du sol
le nez dans les crocus !

Dans la grotte et sur les rochers, s’amuser

Après cette petite pause (où nous avons regretté de ne pas avoir pensé à emporter un goûter), nous avons repris notre chemin. Melle 3e n’a bien entendu pas pu s’empêcher de faire un peu d’escalade et de grimper sur les rochers que l’on a croisés. En continuant notre balade sur le plateau, nous sommes arrivées jusqu’à la grotte. Nous y sommes bien sûr entrées tout en nous méfiant car à cette saison, le dégel peut provoquer la chute des stalactites de glace qui se sont formées au plafond.

Grimper sur les rochers !

Dans la grotte, si nous avons bien vu le passage vers la 2e salle, nous ne nous y sommes pas aventurées cette fois. Entre les risques liés au dégel et le fait que nous n’étions pas du tout équipées (chaussures inadaptées pour Melle 3e, sac peu pratique pour crapahuter pour moi…et absence de lampe performante), nous avons préféré rester prudentes et fait le choix de revenir une autre fois pour cette exploration.

A l’intérieur de la grotte, dans la 1ère salle

Après cela, nous avons repris le chemin vers la voiture, non sans profiter encore du paysage et des rochers qui se trouvaient sur notre passage. Nous aurions bien fait une pause au restaurant de la station de ski mais il était fermé à ce moment-là, alors nous sommes redescendues jusqu’à Saint Just de Claix pour prendre un goûter à la Pause Gourmande du Royans où j’avais déjà plusieurs fois eu l’occasion de m’arrêter et où il est possible de consommer sur place.

Variante de « où est Charlie ? », voici « où est Melle 3e ? »
Un dernier coup d’oeil au paysage avant de prendre le chemin du retour à la maison

Font d’Urle – Drôme -avril 2023

(*) Le plateau de Font d’Urle appartient au département de la Drôme. Il est accessible en toutes saisons.

  • En hiver, il convient de se méfier car avec la neige, on peut ne pas voir certains pièges du plateau, en particulier des scialets dont certains sont profonds.
  • En été, des troupeaux paissent sur l’alpage. Il est possible d’y randonner mais il ne faut pas s’approcher des troupeaux qui sont gardés par des chiens patous. En conséquence, les chiens même tenus en laisse y sont interdits de mai à octobre. Egalement, en été, des portillons sont installés pour permettre d’entrer/sortir de la zone de pâture sur les sentiers sillonnant le plateau. Il convient donc de les refermer systématiquement après les avoir empruntés.
  • En cas de brouillard, il est déconseillé de se rendre sur le plateau, en particulier dans le secteur des crêtes.

[projet 52-2023] semaine 17 – couleur pastel

Couleur pastel… Le thème de cette semaine pour le projet 52 nous invite à regarder du côté des teintes douces. Une nouvelle fois, c’est du côté des fleurs que je suis allée chercher l’inspiration. Il faut bien l’avouer, la saison s’y prête particulièrement et je ne me lasse pas de photographier les couleurs du printemps.

C’est un magnolia, aux fleurs blanches délicatement parées de rose pastel, que j’ai choisi. C’est une photo que je n’avais pas préméditée. Je suis en effet tombée complètement par hasard sur cet arbre alors que je me rendais à un rendez-vous. Entre l’arbre fleuri, la lumière qui traversait les pétales, le ciel bleu et le manoir, la composition était tellement évidente que je n’ai pas voulu passer à côté. J’ai donc pris la photo très rapidement avec mon téléphone (il ne se serait pas agi d’être en retard à mon rendez-vous !).


Pour découvrir quel choix de couleurs pastel ont fait les autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.

NB : des copains de passage dans la région vont me tenir éloignée de l’ordinateur ce week-end. Je ne peux donc pas vous dire à quel moment je serai en mesure de valider les commentaires qui partiraient en modération. Je ferai en sorte de m’en occuper le plus rapidement possible.

[Drôme] autour de Grignan, une demie-journée en Drôme Provençale

Un dimanche début avril alors que la météo avait annoncé de la pluie, le ciel était bleu en regardant par la fenêtre à l’heure du déjeuner. Alors avec Mr 2e qui était à la maison ce week-end là, nous avons eu envie d’en profiter. Rapidement, l’idée d’aller faire un tout au château de Grignan a émergée. C’était décidé : nous allions aller nous balader en Drôme Provençale, revoir des lieux que nous apprécions et, pourquoi pas, faire quelques découvertes !


Valaurie, le charme d’un village provençal

Sur la route vers Grignan, nous sommes passés au pied du village de Valaurie. Si nous avons souvent emprunté cette route, nous ne sommes jamais arrêtés ici. C’est Mr 2e qui m’a fait remarquer que ça avait l’air joli. Je n’y avais jamais vraiment prêté attention. Alors, pour savoir si cette impression correspondait à la réalité, nous nous sommes arrêtés. Trêve de suspense, le village est aussi mignon qu’il en a l’air depuis la route en contrebas. Une petite place ombragée, des ruelles qui se faufilent entre les maisons, un chat (forcément !) qui se laisser caresser, un lavoir-fontaine, des points de vue sur les environs : tous les ingrédients du parfait village de charme sont réunis !

Sur la place du village de Valaurie
Le lavoir de Valaurie

Et, pour couronner le tout, une exposition se tenait dans la maison de la tour. Outre les œuvres présentées, nous avons pu en profiter pour admirer l’intérieur du bâtiment. D’ailleurs Mr 2e n’a pas mis longtemps à se prendre pour Stéphane Plazza et imaginer comment les lieux pourraient être aménagés en une maison moderne et agréable à vivre tout en tirant partie de l’architecture atypique et des éléments anciens dont la grande cheminée. J’avoue avoir eu un peu de mal à le faire sortir de sa rêverie immobilière…

Au cœur du village de Valaurie


Grignan, le château avec vue

Après la visite de Valaurie, nous avons repris la route vers Grignan. Nous avons laissé la voiture à l’extérieur du village que nous avons ensuite traversé à pied. Nous connaissions déjà pas mal Grignan, aussi nous ne nous sommes pas spécialement attardés dans les petites rues (mais si c’est votre première visite, il faut absolument se balader dans Grignan et aller découvrir la collégiale). Nous avons directement pris la direction du château qui surplombe le village. Nous sommes déjà venus plusieurs fois au château de Grignan, et nous commençons à assez bien le connaître. Lors de notre dernière visite, les appartements de Marie Fontaine (qui avait acheté le château en ruines au début du XXe siècle et avait mené un grand chantier de reconstruction) étaient fermés en raison de la situation sanitaire et de leur exiguïté. Nous avons constaté avec plaisir que cette fois, ils étaient ouverts et nous avons donc pu en profiter.

La cour du château et la façade Renaissance
Vue sur les terrasses depuis la fenêtre de l’office
L’escalier principal
Vue sur le Mont Ventoux depuis la chambre de Marie Fontaine
La cour haute et les terrasses depuis une des fenêtres de la galerie

Après avoir visité l’intérieur du château, nous avons longuement profité des terrasses. Le soleil printanier nous donnait envie de prendre notre temps pour admirer d’une part le paysage et d’autre part les toits en tuiles du village blotti au pied du château. Ce jour-là, la vue était particulièrement dégagée et outre l’immanquable Mont Ventoux, nous pouvions apercevoir la montagne Sainte Victoire et les Alpilles. Nous avons bien évidemment joué à retrouver les lieux que nous avions déjà eu l’occasion de parcourir, en particulier Chamaret et sa tour.

Vue sur le village depuis le toit-terrasse de la collégiale
Vue sur les pré-Alpes

Nous finissons malgré tout par repartir, traversant à nouveau la cour du château, puis le village…

La façade Renaissance du château sert chaque été de décor aux Fêtes Nocturnes : une pièce de théâtre est montée à Grignan et jouée dans le cadre magique de la cour du château. J’ai déjà pu y assister deux fois, en 2021 pour Le Capitaine Fracasse, adaptation du roman de Théophile Gautier et en 2022 pour Les Fâcheux, pièce méconnue de Molière. Pour l’été 2023, c’est l’Avare de Molière qui aura l’honneur de la programmation.
Le lavoir de Grignan à l’originale forme ronde, dominé par les murs de soutènement des jardins du château

(*) Si vous souhaitez visiter le château de Grignan, les conditions de visite sont disponibles sur le site internet des châteaux de la Drôme. La billetterie pour les Fêtes Nocturnes est accessible également depuis ce site internet.


Taulignan, en coup de vent

Après Grignan, nous avions envie de continuer à découvrir ce secteur de la Drôme Provençale. Alors, nous avons pris la direction de Taulignan, un village voisin. Malheureusement, cela a pris la forme d’un rendez-vous raté. En effet, le mistral avait forci et il rendait la promenade fort peu agréable. Nous avons toutefois fait un tour dans l’église, au charme simple. Nous avons également croisé un chat qui se prélassait au soleil tant qu’il y en avait. Le vent charriait des nuages très sombres qui laissaient présager de fortes averses. Nous avons donc choisi d’écourter notre passage à Taulignan (mais j’y reviendrai pour une exploration plus approfondie) et de prendre la route du retour à la maison.

Fontaine dans le bas du village de Taulignan
Un village provençal sans chat n’est pas vraiment un village provençal (et chaque fois, cela me fait penser à ce poster « chats de Provence » que j’avais rapporté de mon tout premier séjour en Provence lorsque j’étais étudiante et qui décorait mon studio)


Les ruines du prieuré d’Aleyrac, sur le chemin du retour

Nous avons repris la route en direction de Crest, histoire de ne pas passer par les mêmes paysages qu’à l’aller où nous avions emprunté la vallée du Rhône. Les nuages noirs se faisaient de plus en plus présents. Malgré tout, quand j’ai vu un panneau annonçant « Ruines du prieuré », je n’ai pas pu m’empêcher de tenter le détour. Nous avons laissé la voiture sur un petit parking à environ 500 mètres du site. La route continue et permet de descendre au creux d’un vallon où l’on trouve les ruines de l’église priorale Notre-Dame la Brune, construite au XIIe siècle.

On dispose de peu d’informations sur l’ancien monastère de femmes, obéissant à la règle de Saint Benoit, qui était installé là. Les bâtiments monastiques ont d’ailleurs complètement disparus et de l’église elle-même, il ne reste que la façade et une partie des murs. Le site comporte également une source, qui se déverse sous l’église. Elle aurait été réputée miraculeuse. Quoi qu’il en soit, elle ajoute une dimension supplémentaire aux lieux qui dégagent une aura mystique.

L’église du Prieuré d’Aleyrac vue depuis la route
Dans les ruines de l’église.
La source coule au pied de la façade à l’intérieur de l’église : on peut la voir depuis les barrières que l’on aperçoit sur la photo. Un petit passage sur le côté permet d’y accéder.

L’imminence de la pluie nous a fait hâter la découverte des lieux, mais je suis tombée sous le charme et j’envisage d’y retourner à la faveur d’une météo plus clémente un de ces jours.


Nous serons rattrapés par la pluie une fois à la voiture. Notre périple du jour s’arrête là : la météo ne nous permet pas d’envisager de continuer à vadrouiller… et puis, la journée touche de toutes façons à sa fin. Cependant, je m’aperçois que la région a encore de nombreux secrets à me livrer et c’est certain, je reviendrai par ici !


Valaurie / Grignan / Taulignan / Aleyrac
Drôme – avril 2023

[projet 52-2023] semaine 16 – printemps

Les thèmes « saison » sont de grands classiques du projet 52. Cette semaine, il s’agit donc de traiter le printemps. Vous aurez noté que cela fait déjà un mois que nous sommes officiellement au printemps. Mais j’ai choisi de positionner ce thème un peu plus tardivement afin de permettre que les paysages soient devenus printaniers pour un maximum d’entre nous.

Autour de chez moi, le printemps s’installe relativement tôt, et l’on voit les premières fleurs arriver autour de début mars (parfois même un peu plus tôt encore). Cette année toutefois, il y avait un décalage d’une quinzaine de jours dans les floraisons. C’est ainsi qu’il a fallu attendre mi-mars pour voir les vergers commencer à fleurir et à virer au rose. Mais le printemps est maintenant bien installé dans la Drôme.

J’ai déjà eu l’occasion de faire plusieurs sorties pour photographier les fleurs, qu’il s’agisse de magnolias, de champs d’arbres fruitiers ou encore d’orchidées sauvages (les liens font référence à l’année dernière… pour cette année, magnolias et vergers ont été l’objet d’un seul article, en référence un peu plus haut, et pour les orchidées, j’attends d’avoir un peu plus avancé ma cueillette photographique pour vous la proposer). C’est d’ailleurs au cours d’une de ces sorties que j’ai pris la photo que j’ai choisi pour illustrer le printemps. A la recherche d’orchidées le long du Rhône, je n’ai pas pu résister aux couleurs tendres des arbustes fleuris au bord du chemin.


Pour voir à quoi ressemble le printemps chez les autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.

NB : ce week-end sera pour moi bien rempli, avec des balades familiales déjà prévues. Je n’ai donc aucune idée de quand j’aurais un moment pour passer valider les commentaires qui seraient partis en modération. Je peux juste vous garantir que je le ferai le plus vite possible…

[projet 52-2023] semaine 15 – c’est bon !

L’idée derrière le thème « c’est bon » que je vous propose cette semaine pour le projet 52 était plutôt liée à la gourmandise. En effet, sur le calendrier, cela correspond à une semaine après Pâques qui rime avec chocolat, mais aussi parfois avec bons repas… Et, effectivement, pour Pâques, il y a eu à la maison du chocolat et un bon repas (assez traditionnel, puisque j’ai servi de l’agneau, et des fraises !). Mais ce n’est finalement pas l’axe que j’ai choisi d’explorer pour illustrer le thème. Pourtant, ma photo a bien été prise le jour de Pâques !

Après le repas, nous avons décidé d’aller faire une randonnée en mode tranquille sur l’alpage et les crêtes de Font d’Urle (je vous en reparle bientôt, avec plein de photos). Le soleil brillait et cela aurait été dommage de ne pas en profiter. A un moment, nous avons fait une pause, dans l’herbe encore rase de l’alpage, assis au milieu des crocus. Et là, je me suis dit que c’était vraiment bon de pouvoir profiter ainsi d’un moment au soleil, dans un cadre fabuleux et en agréable compagnie !

Sur l’alpage de Font d’Urle – Vercors – Drôme – 9 avril 2023


Pour découvrir ce qui est bon chez les autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.

[Drôme] profiter du printemps autour de Valence

Alors que c’est officiellement le printemps depuis hier, cela fait quelques jours qu’on a pu commencer à le voir arriver autour de nous. En effet, petit à petit, les fleurs envahissent les espaces qu’ils soient sauvages ou cultivés. C’est chaque année pour moi un vrai plaisir de voir revenir cette saison et ses couleurs. Je vais pouvoir repartir à la cueillette photographique des fleurs (ceux qui étaient déjà là les années passées savent à quel point j’aime prendre les fleurs en photos !). A vrai dire, j’ai déjà un peu commencé et je vous propose donc de me suivre à Valence et dans ses environs pour les premières floraisons.

Dans le Parc Jouvet à Valence

Magnolias : les stars du Parc Jouvet

Je vous ai déjà plusieurs fois parlé du Parc Jouvet. Cet espace de verdure en cœur de ville s’étend sur 7 hectares et constitue un magnifique jardin botanique public, inauguré en 1905. Il est depuis un lieu de promenade très prisé des valentinois. Ainsi, aux beaux jours, les vastes pelouses du parc sont littéralement prises d’assaut par les familles (qui y trouvent également une belle aire de jeux pour les enfants et un petit train) et les groupes d’amis. Le parc est parcouru de canaux, alimentés par le ruisseau de l’Epervière, apportant une petite touche de fraicheur bien agréable en été.

Ciel bleu printanier
Les grands platanes n’ont pas encore retrouvé leur feuillage
La mare aux canards et l’enclos des moutons

Le Parc Jouvet est agréable quelle que soit la saison, mais il faut avouer que certaines sont plus photogéniques que d’autres. C’est le cas du printemps qui voit apparaitre les premières fleurs. Ce sont tout d’abord les jonquilles et autres narcisses qui viennent agrémenter les pelouses. Plusieurs variétés dont la floraison s’étale dans le temps sont disséminées dans le parc. Les jonquilles lancent vraiment le début de la saison printanière (y compris dans d’autres lieux de la ville puisqu’on en trouve le long de certaines rues ou sur les ronds-points).

Les premières jonquilles sont en fleurs

Mais les véritables stars du printemps au Parc Jouvet, ce sont les magnolias. Avec leur floraison imposante et éphémère, ils suffisent à attirer badauds et photographes en nombre. Il y a principalement deux endroits dans le parc où les trouver : d’une part le long du canal de l’Epervière côté boulevard dans le haut du parc et d’autre part à côté de la Maison du Gardien (qui est maintenant un lieu d’expositions). L’année dernière, j’étais allée fin mars pour voir les magnolias en fleurs au Parc Jouvet. Si j’avais pu voir beaucoup de variétés de fleurs, c’était un peu tard pour certains magnolias qui avaient déjà perdu leurs pétales.

Dans les magnolias en fleurs

Cette année, j’avais donc décidé d’y aller plus tôt. J’avais vu passer déjà quelques photos sur les réseaux sociaux et je savais que la floraison avait commencé quand je m’y suis rendue mi-mars. Le timing était plutôt bon car quasiment tous les arbres étaient en fleurs, et le vent et la pluie n’étaient pas encore venus disséminer les pétales. De plus, je suis venue en milieu de semaine et le parc était nettement plus calme qu’un vendredi soir (l’an dernier, j’y étais un vendredi soir d’un jour très printanier). J’ai ainsi pu longuement profiter des magnolias et de l’élégance de leurs fleurs.

Dans la lumière de la fin d’après-midi
Il existe différentes formes et couleurs dans les fleurs de magnolias
Auprès de la Maison du Gardien
Le long du canal de l’Epervière
L’endroit parfait pour se donner rendez-vous
Le tête dans les fleurs !
Nuances de rose
Fin de journée sur les magnolias

J’ai passé plus d’une heure à me balader dans le parc. J’ai non seulement photographié les magnolias, mais j’ai aussi pris le temps de regarder les canards, de marcher tranquillement, d’écouter les grenouilles dont la saison des amours va commencer, et surtout de profiter de la douceur de l’instant…

Je n’étais pas la seule à être venue pour prendre des photos des magnolias

Valence – Drôme – mars 2023


Vergers en fleurs : les incontournables de la campagne

S’il y a bien un incontournable du printemps dans les environs de Valence, c’est la floraison des vergers. Il suffit de parcourir la campagne pour s’en rendre compte. C’est généralement depuis le train que je repère les champs aux couleurs blanches et roses signalant qu’il va être temps de prendre mon appareil photo et d’aller me balader sur certaines routes de campagnes vers Chateauneuf-sur-Isère. Ce n’est bien entendu pas le seul secteur où l’on peut trouver des vergers autour de Valence, mais je dois avouer que j’y ai mes habitudes et que je sais exactement où se trouvent les champs où je peux facilement m’arrêter.

La floraison des pêchers est encore timide

Contrairement aux dernières années, la floraison n’a pas été trop précoce. Si, en particulier en 2021, les premières fleurs étaient apparues dès le mois de février, elles ont cette année attendu que mars soit déjà entamé pour éclore. Ainsi,le week-end dernier, les pêchers étaient encore assez timidement fleuris et seuls les abricotiers précoces présentaient une floraison complète. D’ailleurs, les abeilles ne s’y sont pas trompées et ne sortent pas encore beaucoup. Alors qu’habituellement les champs bruissent de leurs bourdonnements, c’était ce matin-là extrêmement calme. Mais même sans abeilles à photographier, je suis restée un long moment à admirer les fleurs délicates qui deviendront de succulents fruits (si une gelée ne vient pas tout contrarier… croisons les doigts).

Chateauneuf-sur-Isère – Drôme – mars 2023


Quelques autres suggestions

Il y a bien sûr de nombreux autres endroits où il est possible d’admirer le printemps dans les environs de Valence. Mais, pour certains, il faudra encore un peu patienter. En effet, certaines variétés ne seront à leur pic de floraison que dans quelques semaines. Je vous propose donc d’autres idées à partir des balades et découvertes des années précédentes :

Et si vous avez d’autres idées à suggérer, n’hésitez pas à me les indiquer dans les commentaires !

A noter : Les périodes de floraison sont bien entendues données à titre indicatif et peuvent varier en fonction des conditions climatiques.

[Drôme] à la recherche des orchidées sauvages

Chaque année depuis que je vis dans la Drôme, je pars à la recherche des orchidées sauvages sur les talus, sur les bas-côtés et dans les prairies. J’ai découvert leur existence un peu par hasard : une petite anacamptis pyramidale avait poussé au milieu de ma pelouse lors de mon premier printemps ici ! En voulant l’identifier, j’ai appris que les orchidées sauvages étaient nombreuses autour de chez moi et très variées. Cela a été le début d’une passion saisonnière !

J’ai depuis identifié plusieurs endroits où elles ont leurs habitudes et que je vais visiter au fil du printemps. En effet, toutes les orchidées ne fleurissent pas au même moment. Grosso modo, la floraison s’étale de fin février/début mars à courant juin selon les variétés et l’emplacement. De même, toutes les orchidées sauvages que l’on peut trouver dans les environs ne poussent pas partout. Enfin, chaque année, c’est un peu la surprise car la floraison est aussi fortement impactée par les conditions météo, mais aussi par ce qu’il s’est passé sur le terrain où elles sont depuis l’année précédente.

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Les premières à fleurir sont les orchis géants. Avec leur grande taille, elles sont assez faciles à repérer. Et, comme on peut en trouver sur pas mal de talus et champs en friche, elles me permettent de facilement savoir que la saison est lancée. Il me suffit d’ouvrir l’œil lorsque je roule sur des routes de campagne, en allant au centre équestre par exemple.

Cette année, c’est au cours d’une balade dans le sud de l’Ardèche que j’ai vu la première, mi-février. Dans les semaines suivantes, j’en ai repéré au bord des routes. Il était temps d’aller faire un tour là où les deux dernières années j’avais trouvé des orchis géants mais aussi des ophrys début mars : sur les bords du Rhône à Bourg-lès-Valence.

C’est avec Melle 3e que nous sommes parties en exploration un dimanche matin. Bien sûr, nous avons d’abord repéré les orchis géants. Mais, maintenant que nous savons où les trouver, nous n’avons pas mis trop longtemps à apercevoir les ophrys de mars. Pourtant, ils étaient encore en tout début de floraison, et avec leur toute petite taille (les plus grands individus font à peine 10 centimètres de haut) et leurs couleurs, ils ont tendance à se faire discret dans l’herbe. A partir de ce moment-là, il était inutile de me chercher ailleurs qu’au ras du sol, multipliant les photos….

Orchis géant

Oprhys de mars
Bourg-lès-Valence – Drôme – 6 mars 2022

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La neige qui est tombée tout début avril a conduit à un télescopage entre printemps et hiver. En me promenant sur les hauteurs de Montvendre, je n’ai pu que remarquer quelques orchis géants pris dans la neige….

Orchis géant
Montvendre – Drôme – 2 avril 2022

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Mi-avril, le printemps a fait son retour. En passant sur une route de campagne, mon oeil a été attiré par des « tâches » roses sur le bas côté (les orchidées aux couleurs vives sont plus faciles à repérer que les ophrys qui sont champions du camouflage !). Comme il y a souvent des orchidées dans ce secteur, je me suis arrêtée afin d’aller vérifier. Et effectivement, il y avait de nombreux orchis singes en début de floraison. J’aime bien la façon dont les fleurs se tortillent. Elles me font penser au jeu SOS Ouistiti auquel les enfants jouaient quand ils étaient petits !

Orchis singes
Montvendre – Drôme – avril 2022

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Courant mai, je suis retournée à des endroits où j’avais l’habitude de trouver des orchidées les années précédentes. Mais j’étais un peu trop tôt, et les orchidées n’y étaient pas encore en fleurs… J’essaierai donc d’y repasser dans les jours qui viennent.

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Rappel : les orchidées sauvages sont fragiles, et pour la plupart d’entre elles, protégées. Il ne faut en aucun cas les cueillir. Il convient également de faire attention à ne pas piétiner les jeunes pousses et donc d’être très prudent de là où on pose les pieds quand on se trouve dans un lieu où les orchidées poussent.