C’est le hasard qui m’a conduite vers la confluence du Rhône et de l’Isère (ou tout du moins une course à faire pas très loin…). La journée était bien chaude et l’idée d’une balade au bord de l’eau était séduisante.
Après avoir laissé ma voiture sur un parking desservant la Via Rhôna, j’ai emprunté un bout de la Vélo Route Voie Verte de la Vallée de l’Isère pour rejoindre la Via Rhôna au niveau de la confluence.
J’ai longé des vergers de pêchers et abricotiers qui m’ont rappelé que je devais m’arrêter chez « mon » producteur de fruits sur le trajet de retour à la maison. Puis après être passée sous la voie ferrée, j’ai commencé à longer lônes et canaux de délestage du Rhône.
Assez vite, j’ai rejoint la rive gauche de l’Isère. De là, une passerelle permet à la Via Rhôna de franchir la rivière. Cette passerelle est située juste à côté du pont ferroviaire de la ligne TER Valence/Grenoble, et pas très loin de l’ancien pont routier, aujourd’hui abandonné. J’ai été surprise de constater à quel point ces différentes structures sont aujourd’hui proche du niveau des eaux de la rivière, dont le débit est largement régulé par la présence de nombreux barrages entre Grenoble et la confluence avec le Rhône.
Après avoir traversé la rivière, je suis allée jusqu’au point de confluence, là où l’Isère rencontre le Rhône. J’ai été frappée par la différence de couleurs entre les eaux des deux cours d’eau, et j’ai passé un moment à regarder les eaux de l’Isère se diluer dans le courant du Rhône.
Le vent soufflait un peu, apportant une fraicheur bienvenue. La montagne de Crussol donnait l’impression d’être une île au milieu d’une mer légèrement agitée.
Doucement, une péniche s’est approchée, descendant le cours du Rhône, chargée de grumes. Elle a manœuvré pour prendre le léger virage après que l’Isère ait rejoint le fleuve. Je me suis laissée captiver par ce spectacle, attendant que le navire s’éloigne avant de reprendre mon chemin…
Espace vert…Au bord de l’IsèreA la confluence… On devine le Rhône à sa couleur plus bleue que l’IsèreAu dessus de l’IsèreL’ancien pont routier, aujourd’hui abandonné (et totalement fermé). Construit en 1827, il a été fragilisé lors de la 2e guerre mondiale puis par la montée des eaux générée par la construction du barrage et a été remplacé par un nouveau pont sur la Nationale 7Transport de grumesLe paysage semble dominé par la montagne de Crussol
J’ai eu l’occasion mi-juin d’aller à Lille pour des raisons professionnelles. Avec quelques collègues qui étaient aussi du déplacement, nous avons décidé de prolonger un peu à titre privé notre séjour lillois afin de découvrir un peu plus la ville. Cette visite, forcément superficielle, nous a toutefois permis de découvrir la ville à travers quelques activités et lieux, plus ou moins classiques. Voici donc ces idées qui nous ont permis de faire connaissance avec Lille.
Idée n°1 : Parcourir la ville à pied
Lorsque j’arrive dans une ville (connue ou inconnue), j’aime me déplacer le plus possible à pied. C’est, selon moi, la meilleure façon de découvrir une ville. Cela permet de passer dans des rues plus discrètes ou des passages inaccessibles aux véhicules, mais aussi de prendre un peu plus le temps pour admirer les lieux, se demander ce qui se trouve à tel ou tel endroit…
A Lille, je n’ai pas dérogé à cette habitude, parcourant plus de 20 km par jour !
Place de Paris… sur un trajet à pied pour me rendre à un lieu de rendez-vous depuis la gare
Idée n°2 : faire une urban quest
Mais qu’est-ce-donc qu’une urban quest ? me direz-vous…. C’est une chasse au trésor en version 2.0, un jeu de piste où le terrain de jeu est une partie remarquable de la ville.
Notre urban quest s’est tenue dans le Vieux Lille. Pendant 1h30, nous sommes allés de lieu en lieu, au fil d’énigmes nous invitant à regarder très attentivement notre environnement. Équipés d’un téléphone portable dédié, d’un plan, et de quelques accessoires (boussole, longue-vue, papier, crayon…), nous avons déambulé dans les rues, cherchant des éléments architecturaux originaux et des repères bien cachés, planchant sur des jeux de mots, estimant des positions.
J’ai vraiment beaucoup aimé le concept, très ludique, et je me suis rendue compte que nous avions ensuite une certaine facilité à nous repérer dans le quartier, ayant pris de nombreux points de repères grâce aux énigmes !
Départ du square jouxtant le musée de l’Hospice Comtesse / Trouver la plus petite maison de LilleAux abords de la Grand Place
Idée n°3 : se laisser émerveiller par la cathédrale Notre Dame de la Treille
De l’extérieur, la façade de la cathédrale de Notre Dame de la Treille interpelle. De l’intérieur, elle émerveille !
La construction de l’édifice débute au milieu du XIXe siècle, dans le style néo-gothique en vogue à l’époque. Le chantier sera chaotique, souvent ralenti pour des questions de financement, puis mis à l’arrêt avec la Première Guerre Mondiale avant de repartir lentement puis d’être de nouveau arrêté lors de la Deuxième Guerre Mondiale. Ainsi en 1947, un mur provisoire en briques monté pour fermer la nef inachevée. Le chantier continue dans les parties hautes, qui sont cependant réduites par rapport au projet intiale. Mais l’ensemble dénote dans un quartier pittoresque, et quand la ville commence à rénover le Vieux Lille dans les années 1980, il devient nécessaire de trouver une solution pérenne.
La construction d’une grande rosace et de deux tours en façade est abandonnée. Il est même un temps envisagé de les remplacer par un immeuble de bureaux ! Finalement, le projet porté par Pierre-Louis Carlier et Peter Rice est retenu et mis en œuvre , pour une inauguration à la veille de l’an 2000.
De l’extérieur, c’est une façade de marbre blanc et de béton, avec un portail en bronze et verre. De l’intérieur, le marbre se révèle translucide, créant une vision magique.
L’intérieur de la cathédrale Notre Dame de la Treille
Idée n°4 : manger une glace sous les arbres
Après avoir beaucoup marché, et comme il faisait chaud, nous avons eu envie de déguster une glace. Une fois les glaces achetées, nous nous sommes installés à l’ombre sous les arbres du parc entourant la cathédrale Notre Dame de la Treille… et il semblerait que de nombreux lillois en faisaient autant !
Autour de Notre Dame de la Treille, se mettre à l’ombre des arbres
Idée n°5 : Flâner sur la Grand Place, en fin de journée
Si la Grand Place est superbe (bien que très fréquentée) en journée, à la nuit tombée, elle revêt un éclairage qui la sublime. Il serait dommage de ne pas en profiter.
A la tombée de la nuit sur la Grand Place
Idée n°6 : se promener à la Citadelle
La Citadelle de Lille a été imaginé par Vauban, pour s’inscrire dans la ligne de défense des frontières nord du pays.
Si la Citadelle de Lille est toujours un bâtiment militaire (il s’agit actuellement du quartier général du Corps de Réaction Rapide France, structure de commandement de l’OTAN), les fossés ont été transformés autour de la première enceinte en un agréable parc urbain.
Nous nous y sommes rendus en fin de journée, alors que le soleil déclinait. Il était impressionnant de constater la (relative) fraicheur sur la promenade autour de la Citadelle comparée à la chaleur du Vieux Lille voisin. Nous nous sommes promenés tranquillement, le long de la voie des Combattants, faisant le tour de l’enceinte. Sur environ 2 km, nous avons ainsi pris le temps d’observer faune et flore (ragondins, grenouilles, roseaux, oiseaux… ) tout en savourant des instants de calme (même si certains secteurs offrant de larges pelouses sont aussi des lieux de regroupement festifs à l’approche du week-end !).
Je retiens particulièrement le fait que la promenade, à deux pas de la ville, se fait au cœur de la verdure, et qu’en période estivale, les lieux gardent une certaine fraîcheur. Il est en outre possible de s’installer pour pique-niquer sans problème un peu partout.
Le canal de la Moyenne Deûle qui assure l’encerclement du site militaire par des cours d’eau, rendant son accès plus complexe pour un ennemiSoleil couchant sur la Porte Royale
Idée n°7 : manger dans une friterie
Difficile pour moi d’aller quelque part sans avoir envie de goûter quelques spécialités. Les jours où j’étais à Lille, il faisait très chaud, et je n’ai pas eu envie de courir après des pâtisseries. Par contre, nous avons diné de frites et de croquettes.
Nous avons choisi la Friterie Meunier, essentiellement parce qu’elle était situé face à la gare et que l’une de mes collègues reprenait le train dans la soirée.
Ce qui m’a frappée, c’est la générosité des portions ! J’ai pris une part de frites « moyenne » et j’étais bien contente de trouver quelqu’un avec qui la partager car la « petite » aurait largement suffi : la notion de taille des parts de frites n’est clairement pas la même dans le Nord que dans les grandes enseignes de fast-food…
Frites & croquettes
(*) Friterie Meunier, face à la gare de Lille Flandres (il y a une autre adresse sur la Grand Place)
Idée Bonus : visiter la Villa Cavrois
La Villa Cavrois n’est pas à Lille, mais à Croix, dans la métropole lilloise. Accessible en 30 min de tramway (et un peu de marche à pied) depuis la gare de Lille Flandres, elle mérite largement de s’y rendre exprès (et elle fera l’objet d’un futur article ! ).
Je ne connaissais Lille que pour y être rapidement passée deux fois auparavant. L’aperçu plus approfondi que j’en ai eu lors de ces deux jours m’a donné envie d’y retourner, car la liste de ce que j’aurais aimé voir dans la métropole lilloise est encore longue….
J’étais déjà allée sur le site médiéval du Couvent des Carmes à Beauvoir en Royans il y a quelques années. Je n’avais alors pas pu visiter le musée qui n’était pas ouvert. Depuis, j’avais complètement « oublié » d’y retourner. A l’occasion d’un jour férié de mai, alors que je cherchais une promenade en complément d’une visite au Jardin des Fontaines Pétrifiantes (je vous en reparle bientôt !), et que je regardais une carte, le nom de Beauvoir en Royans m’a sauté aux yeux. Notre sortie allierait donc culture et nature…
Le Couvent des Carmes
Le site du Couvent des Carmes est situé au pied du Vercors, dans la vallée de l’Isère qu’il surplombe. Avant le couvent, le lieu était celui du château des Dauphins, seigneurs du Dauphiné avant l’achat de celui-ci par le Royaume de France. Du château médiéval, il reste un pan de mur d’enceinte, une porte d’accès au fossé extérieur, un donjon à flanc de colline, et l’arche gothique qui portait le vitrail majestueux de la chapelle. C’est Humbert II qui, au XIVe siècle, créé le couvent au pied de son château de Beauvoir où il a pris résidence habituelle.
Le bâtiment du couvent est reconstruit au XVIIe siècle. Il abritait les salles communes et la chapelle au rez-de-chaussée et les cellules des moines au premier étage. L’escalier à 2 volées dessert via un palier la tribune de la chapelle. Il se distingue par sa superbe rambarde en fer forgé.
Aujourd’hui, le couvent héberge un musée d’histoire locale ainsi qu’une exposition semi-permanente (les oeuvres tournent au fil des années afin de garantir leur bonne conservation dans le temps) consacrée au peintre contemporain Bob ten Hoope. Cet artiste hollandais a en effet vécu une cinquantaine d’années au pied du Vercors et a légué une partie de ses œuvres au département de l’Isère. Parmi celles-ci, on retrouve des paysages du Vercors ou encore des portraits croqués sur le vif dans les cafés et restaurants des environs.
Durant la saison 2022, le musée accueille également une exposition temporaire Forest Art Project autour du thème de la forêt où art et science se mêlent pour montrer la beauté des grandes forêts de la planète et sensibiliser aux menaces qui pèsent sur leur avenir. J’ai particulièrement aimé l’œuvre de Claude Como installée sur le grand mur de la chapelle.
Après cela, nous continuons notre découverte en faisant le tour du bâtiment pour admirer l’ancienne cour du couvent et profiter du jardin médiéval dont les carrés sont plantés d’herbes médicinales et de plantes potagères.
Escalier en fer forgé et tomettes sur le sol – le charme d’un bâtiment du XVIIe siècleL’oeuvre de Claude Como installée dans la chapelle pour l’exposition Forest Art ProjectTraverser la forêt stylisée du Forest Art Project pour rejoindre l’exposition Bob ten HoopePaysage du Vercors par Bob ten HoopeBarbières par Bob ten HoopeExposition Bob ten HoopeExposition Forest Art Project – peindre le vivantExposition Forest Art Project – contraste entre la délicatesse du dessin et la toile de jute bruteIris dans le jardin médiévalLa chapelle du Couvent des Carmes vue de la courUn verger conservatoire a également été aménagé sur le site, au pied du Vercors
Les orchidées de la pelouse
Le site médiéval de l’ancien château est maintenant un espace de verdure public où il est possible de venir pique-niquer ou passer un moment en famille ou entre amis. Après avoir nous-même profité de l’endroit pour déjeuner, nous sommes allées voir les ruines de plus près. Mais finalement, ce qui m’a le plus attiré, ce sont des petites fleurs plus ou moins discrètes disséminées sur les vastes pelouse. L’endroit s’est avéré être plein d’orchidées sauvages !
C’est ainsi que je me suis retrouvée rapidement agenouillée dans l’herbe à photographier les orchis boucs, les ophrys abeille et les anacamptis pyramidaux qui peuplaient les lieux !
Enfin, nous avons terminé notre découverte de Beauvoir en Royans par un petit tour dans le vieux village. Nous y avons trouvé une église de poche et une place du village pleine de charme bordée de façades parées de vignes entourant un lavoir-fontaine rafraichissant (ce qui était bienvenu dans cette journée quasi-estivale).
Rappel : les orchidées sauvages sont fragiles, et nombre d’entre elles, protégées. Il ne faut en aucun cas les cueillir. Il convient également de faire attention à ne pas piétiner les jeunes pousses et donc d’être très prudent de là où on pose les pieds quand on se trouve dans un lieu où les orchidées poussent.
C’est un dimanche en fin de matinée, alors que le soleil brillait et que le ciel était d’un bleu immaculé, que l’idée a surgi : « et si nous allions pique-niquer ? ». Ce n’était pas ce qui était prévu au menu du déjeuner, mais un rapide calcul m’a permis de me rendre compte que l’on pouvait décaler et réorganiser les menus prévus pour les différents repas afin de ne rien perdre. Il ne restait donc plus qu’à trouver un lieu pour ce pique-nique improvisé : « Et pourquoi pas dans les jardins de Barbières ? ». Le temps de s’arrêter acheter de quoi confectionner un pique-nique sur le pouce, et nous étions en route pour Barbières !
L’idée n’était pas de faire une grande promenade mais bien de prendre un peu l’air et profiter du beau temps pour un déjeuner sur l’herbe, avant de rentrer à la maison où nous attendaient pas mal de choses à faire..
Malgré tout, il aurait été dommage de venir là et de ne pas faire une petite balade sur le sentier qui longe le canal dérivé de la Barberolle puis de descendre jusqu’à la rivière. Nous avons donc pris le temps d’une petite flânerie dans ce cadre si bucolique. Chaque fois que je prends ce chemin, que je longe ces jardins, je me sens si loin de l’impression de village-rue coincé entre les montagnes que l’on peut avoir en traversant Barbières pour rejoindre le col de Tourniol depuis la plaine de Valence.
C’est dans le jardin public de Barbières, situé en contrebas du lavoir et menant du sentier à la rivière, que nous nous arrêterons pour notre pause déjeuner, profitant d’une des tables de pique-nique mises à disposition, avant de prendre le chemin du retour.
Nous nous sommes fait la réflexion que c’est tellement agréable de pique-niquer aux beaux jours que nous devrions le faire plus souvent, même lorsque nous ne sommes pas en sortie à la journée !
Direction les jardins de Barbières, en longeant le canalle lavoir du villageAu pied de la montagneProfiter des rosiers en fleursCôté jardins…S’amuser à traverser la rivière de pierre en pierreAu niveau de la cluse
En avril, j’ai fait un saut à Montluçon et Mr 2e m’a accompagnée. Si le but premier n’était pas touristique, cela a cependant été pour nous l’occasion d’y passer (à peine) 24 heures et de profiter un peu de la ville et ses environs.
Je connaissais déjà un peu la ville de Montluçon où j’avais fait une étape il y a presque 2 ans en rentrant de Bretagne. J’avais alors profité d’une fin d’après-midi sur place pour visiter le MuPop, musée des musiques populaires. Cette fois, nous avons plutôt choisi de profiter du beau temps pour parcourir la vieille ville mais aussi les environs de Montluçon.
Samedi fin d’après-midi – La Cité Médiévale de Montluçon
Après avoir stationné la voiture sous les arbres de l’allée Marx Dormoy et posé nos valises à l’hôtel, nous sommes partis à l’assaut de la Cité Médiévale à pied (histoire de nous dégourdir les jambes après 4 heures de route).
Dominée par le château des Ducs de Bourbon, la vieille ville se déploie autour de deux églises : Notre Dame en haut de la colline, juste sous le château et Saint Pierre au pied de la colline. Nous commençons par monter jusqu’à l’esplanade du château pour profiter de la vue à quasiment 360° sur les environs. Nous nous servons des tables d’orientation présentes sur le site (il y a d’ailleurs deux versions tout autour de l’esplanade : une des années 1930 et une des années 1950).
Nous déambulons au fil des rues médiévales, allant de place en place, admirant les façades à pans de bois. Nous ne suivons pas particulièrement d’itinéraire : la Cité Médiévale n’est pas très étendue et il est aisé de s’y repérer pour visualiser les rues que nous n’avons pas encore explorées.
Nous gagnons alors les jardins Wilson, le jardin public du centre ville, construit sur l’emplacement des anciens remparts. Le soleil qui commence à baisser fait scintiller le jet d’eau du grand bassin central et dore les herbes des parterres. Il fait doux et nous prenons notre temps.
Après notre balade, nous choisissons de diner dans un restaurant de la basse ville. Puis nous regagnons notre hôtel en passant devant les jets d’eau de l’avenue Marx Dormoy avec lesquels le soleil déclinant s’amuse.
Sur l’esplanade du château des Ducs de BourbonL’église Notre DameLe passage du DoyennéDe l’église Notre Dame à l’église Saint PierreFaçade à pans de bois et linteau sculptéDans les Jardins Wilson, profiter de la fin de journéeVue sur le Beffroi du Château des Ducs de BourbonCertaines rues de la Cité Médiévale sont très calmesJets d’eau dans la lumière du soir
Montluçon – Allier – avril 2022
Dimanche matin – Néris-les-Bains et la voie verte vers Montluçon
Après une bonne nuit de sommeil, nous avons décidé de mettre le cap sur Néris-les-Bains. J’en avais entendu parler car ma mère y avait fait plusieurs séjours thermaux, et nous avait dit que c’était une jolie petite ville. Néris se situant à moins de 10 km de Montluçon, nous en avons profité pour y faire un tour.
Nous avons laissé la voiture à proximité du casino, et sommes partis à pied découvrir la ville. Le grand parc du casino nous a conduits jusqu’aux thermes (qui étaient fermés ce jour-là). De là, nous avons arpenté les rues bordées d’anciens hôtels et de jolies maisons datant de l’âge d’or de la station thermale, au XIXe siècle. Le centre-ville Belle Epoque n’est pas très étendu et nous en avons finalement assez rapidement fait le tour.
Un air de décor de film de Wes Anderson pour l’ancien Grand Hôtel..Le bâtiment des thermes des années 1930 a été reconverti en spaÉlégante façade d’hôtel au charme désuetLe casino a été construit à la Belle Epoque, au moment où « prendre les eaux » était à la mode
Mais, en arrivant de Montluçon, nous avions vu un ancien viaduc ferroviaire sur lequel nous avions aperçu des personnes. Nous avons donc cherché à retrouver cette ancienne voie ferrée pour aller nous y promener. Nous sommes donc partis à travers un parc dans la direction de Montluçon, et nous n’avons pas tardé à apercevoir au-dessus de nous un (autre) viaduc. Après l’avoir gagné, nous l’avons traversé et sommes partis sur ce qui est maintenant une voie verte reliant Montluçon à Néris.
Arrivés sur le viaduc de Sainte Agathe que nous avions aperçu depuis la route, nous ne sommes pas déçus par notre choix de promenade. La campagne étale ses couleurs printanières en d’élégants vallonnements. Nous continuons quelques kilomètres avant de faire demi-tour, un peu avant d’arriver aux faubourgs de Montluçon.
Quelques magnolias sont encore en fleursL’ancienne voie ferrée entre Néris et Montluçon est devenue une voie verteDepuis le viaduc de Sainte Agathe, admirer la campagne de la CombrailleArbre solitaire
Néris-les-Bains – Allier – avril 2022
Dimanche après-midi – le parc du château de La Louvière
Le dimanche en début d’après-midi, avant de reprendre la route pour rentrer dans la Drôme, j’ai souhaité faire un arrêt au château de la Louvière, à Montluçon (que j’avais déjà repéré lors de mon précédent passage dans la ville sans prendre le temps de m’y arrêter). Situé un peu à l’extérieur de la ville, le château a été construit pour un industriel local dans les années 1920. C’est le Petit Trianon de Versailles qui a servi d’inspiration. Le parc arboré abrite de nombreuses essences.
Malheureusement, lors de notre passage, des travaux de restauration étaient en cours et des échafaudages entouraient l’ensemble du château. Le peu qu’on en apercevait avait cependant l’air charmant (et un coup d’œil à travers la vitre de la porte d’entrée m’a réellement donné envie de venir découvrir l’intégralité du lieu… ). Le petit bâtiment de l’orangerie est lui aussi très élégant…
La charmante orangerie du château de La Louvière
Parc de La Louvière – Montluçon – Allier -avril 2022
Après ces (presque) 24 heures à Montluçon et ses environs, il était temps de rentrer à la maison. J’ai bien repéré encore quelques lieux à découvrir dans le secteur, par exemple le village de Hérisson, la forêt de Tronçais ou encore les gorges du Cher… Ce sera une bonne raison pour revenir !
Après avoir découvert les gorges du Fier et visité le château de Montrottier, le beau temps ne nous donnait pas envie de prendre la route du retour. Aussi, nous avons rapidement regardé ce que nous pourrions faire pour profiter de la fin d’après-midi sans trop nous éloigner de notre trajet pour rentrer à la maison. Au château de Montrottier, nous avions reçu un flyer (et une réduction) pour les Jardins Secrets. Un coup d’œil à la localisation avait fini de nous convaincre !
Comme la journée était déjà bien avancée, nous sommes arrivées peu de temps avant la fermeture de l’accueil des jardins, mais ceux-ci restent ensuite ouverts assez longtemps pour pouvoir les visiter tranquillement.
Dès l’arrivée, le lieu est surprenant et on est immédiatement plongés dans un ailleurs, à la fois proche et lointain. Au fil de la promenade, les espaces se succèdent et la magie opère. L’intérêt des Jardins Secrets ne réside pas dans la botanique : les plantes sont finalement assez courantes et l’exotisme ne vient pas d’elles. Par contre, les décors sont fabuleux. Chaque « jardin » est un petit espace où il fait on s’arrêter, souvent arrangé autour d’une fontaine ou d’un arbre majestueux. Chacun nous emmène dans un voyage aux influences nord-africaines, moyen-orientales ou indiennes… Et alors, que nous nous imaginons bien loin de la Haute-Savoie, la ferme d’origine et sa cour ombragée par un arbre centenaire sont devant nous, rappelant le point de départ de ces jardins secrets.
En 1980, Alain et Nicole Moumen ont acheté cette vieille ferme pour y installer leur activité de fabrication de meubles peints. Avec leurs trois filles, ils commencent à rénover la ferme puis à créer un jardin pour leur agrément. Progressivement, le jardin en fait naître d’autres aux décors empreints d’exotisme. Chaque membre de la famille apporte sa pierre à l’édifice, imaginant, sculptant, structurant les espaces. Les Jardins Secrets le sont alors vraiment : ils n’ouvriront au public qu’en 1994. Depuis 1980, les jardins sont en perpétuelle évolution. 4000 m² ont déjà été aménagés et sont visitables, mais d’autres espaces sont en cours de création. C’est un travail de longue haleine et de passion qui nous permet aujourd’hui de découvrir ces lieux absolument magiques.
Je crois que tout au long de notre visite, nos yeux n’ont eu de cesse de s’écarquiller. Chaque fois que nous pensions ne plus pouvoir être surprise par la suite, nous avons eu tort. Ce qui m’a frappée également, c’est que contrairement à nombre de jardins remarquables que j’ai déjà pu visiter, une impression de vie se dégage de celui-ci. Il n’est pas figé et construit pour le visiteur. Ce n’est pas une collection botanique, ni un jardin paysagé conçu par un professionnel, ni un jardin historique. Les Jardins Secrets sont un lieu de vie, imaginés par une famille, avec leurs goûts, leurs souvenirs et leurs envies. C’est ce genre de jardin où l’on se verrait bien passer du temps avec des amis, refaire le monde en sirotant un rafraichissement bien installés à l’ombre d’un patio, s’attarder à la tombée du jour, lire sous une tonnelle… En résumé, un jardin où il est simple de s’imaginer vivre !
Après avoir pleinement profité de notre visite, nous avons pris le temps de déguster un verre de thé à la menthe, préparé par Alain, le maître de lieux, bien installées à l’ombre d’une glycine en fleurs.
Puis, nous avons quitté les Jardins Secrets, émerveillées…. et ravies que le hasard nous y ait conduites : il aurait vraiment été dommage de passer à côté de ce lieu si singulier !
Dès l’entrée, on est immergé dans un univers singulier…Devant la ferme d’origineLes décors de bois, métal et maçonneries sont très travaillésProfiter du beau temps autour des fontainesD’un patio à l’autreLes Jardins Secrets se poursuivent à l’intérieurLa piscine familiale a été installée à l’intérieur des Jardins SecretsLes lieux sont une invitation à passer du temps ensembleLes fleurs abondantes ajoutent de la poésie aux lieuxComme un palais des Mille et Une Nuits…Terminer la visite en s’installant autour d’une table dans un des patios……. à l’ombre d’une glycine en fleurs embaumant l’air de son parfum suave…… pour déguster un thé à la menthe maison
Jardins Secrets – Vaulx – Haute-Savoie – avril 2022
(*) Situés à Vaulx, entre Rumilly et Annecy, les Jardins Secrets sont ouverts à la visite du printemps à l’automne. Les conditions et horaires de visite sont détaillés sur le site internet des Jardins Secrets.
Notre premier arrêt a été pour aller découvrir les Gorges du Fier. J’y étais déjà venue il y a quelques 25 ans en arrière, lorsque j’étais étudiante et que je faisais un stage à Lyon (comme je ne connaissais pas du tout la région, j’avais alors largement profité de mes week-ends pour la parcourir). J’en gardais un souvenir impressionnant, et j’avoue que j’avais un peu peur d’être déçue. Cela n’a pas été le cas !
Le Fier est une petite rivière qui prend sa source au pied du Mont Charvin avant de finir sa course dans le Rhône. Sur son parcours, il a creusé d’impressionnantes gorges. Le site a été aménagé pour la découverte touristique à la fin du XIXe siècle par l’installation de passerelles, accrochées à la paroi plus de 20 mètres au dessus du cours d’eau, sur plus de 250 mètres de long.
Les passerelles existent toujours (rassurez-vous, elles ont été plus fois rénovées au fil des décennies et ne présentent aucun souci de sécurité). Ce sont elles qui font la particularité du site : elles permettent à tout un chacun d’accéder au cœur des gorges sans nécessiter de compétences techniques !
Après avoir laissé la voiture sur le parking aménagé en amont des gorges, nous avons traversé le Fier par le pont des Liasses, dans un paysage bucolique, dominé par le château de Montrottier (que nous avions croisé sur la route et que nous irons voir ensuite). Un petit chemin se faufilant dans le sous-bois nous conduit au pavillon d’accueil. Nous voilà parties pour une balade en aller/retour d’un peu plus d’un kilomètre à la découverte des gorges et de leur environnement.
Sitôt le pavillon d’accueil dépassé, nous entrons sur les passerelles qui nous conduisent à la porte d’entrée des gorges. Nous pénétrons alors dans un autre monde, mi aérien mi souterrain, un entre-deux impressionnant. Les passerelles courent le long de la paroi, épousant les formes de celle-ci. Une vingtaine de mètres sous nos pieds, la rivière s’écoule. Au dessus de nous, le soleil perce à travers la roche et la végétation, et fait miroiter l’eau par moments (j’ai volontairement choisi l’heure de notre visite alors que le soleil est au zénith en espérant cet effet…). Nous sommes dans un monde féérique, et je ne serais guère surprise de croiser quelques elfes…
Toutefois, un panneau marquant les hauteurs de crues nous ramène à la réalité. Celles-ci peuvent en effet complètement envahir les gorges, faisant monter le niveau de l’eau de plusieurs dizaines de mètres ! Cela me rappelle une fois de plus à quel point nous devons rester humbles face à la nature.
A la sortie des gorges, la promenade continue. Quelques panneaux explicatifs détaillent les différentes formations géologiques que l’on peut croiser sur le site : marmites de géants, lapiaz… Un peu plus loin, d’autres panneaux reprennent les légendes liées au site.
La rivière continue sa route après sa sortie des gorges. Se glissant dans la Mer de Rochers, vaste lapiaz, elle cascade et se faufile, avant de s’étaler alors que l’espace s’élargit.
Il est temps pour nous de faire demi-tour pour regagner l’entrée du site en parcourant à nouveau les impressionnantes passerelles. Avant de quitter les lieux, nous profitons de la terrasse pour prendre un rafraichissement sous la sentinelle vigilante du château de Montrottier : il est temps pour nous d’aller lui rendre visite !
En passant le pont des Liasses, on aperçoit les tours du château de MontrottierJuste avant de se précipiter dans les gorges, le Fier cascadeS’aventurer au cœur des gorgesLes passerelles sont accrochées à une vingtaine de mètres au-dessus du niveau normal de la rivièreLa voie ferrée passe au dessus des gorges depuis la fin du XIXe siècle et la mise en service de la ligne Annecy/Aix les BainsSe faufiler dans un monde minéralAu dessus des gorges, une voûte de végétation donne l’impression d’un monde féériqueDans la Mer de RochersAprès les gorges, le Fier reprend son cours tranquillementNous repartons en sens inverse sur les passerellesPar effet de paréidolie, on voit des visage dans les rochers
Gorges du Fier – Haute-Savoie – avril 2022
(*) Le site des gorges du Fier est ouvert de mi-mars à mi-octobre. Vous pouvez retrouver l’ensemble des informations pratiques sur leur site internet.
Une petit tour en sous-bois
Nous décidons de rejoindre le château de Montrottier à pied depuis les gorges. C’est une petite marche, bien indiquée, essentiellement en sous-bois, mais avec un joli dénivelé. Nous profitons de la fraicheur de quelques sources d’où partent des ruisseaux que nous traversons à gué (et dans lesquels, forcément, je plonge les pieds… Je suis en sandales, autant en profiter !). Sous les arbres, l’ail des ours est en pleine floraison, créant des tapis de fleurs blanches et dégageant une odeur bien reconnaissable.
Le sous-bois est tapissé des fleurs blanches de l’ail des oursDélicatesse des fleurs d’ail des ours
Lovagny – Haute-Savoie – avril 2022
Un château surprenant
Nous avions repéré de loin les hautes tours du château de Montrottier. En nous approchant, je lui trouve un air de château de conte de fées, seul au sommet de sa butte, sans aucun bâtiment à proximité. Dans les prés qu’il surplombe, des vaches paissent tranquillement, complétant un tableau très bucolique.
Nous commençons notre visite par le pré et les jardins, profitant de la vue sur les montagnes et la campagne. Puis, nous gagnons la cour du château où nous devons retrouver le guide pour découvrir certaines salles non librement accessibles. C’est en entrant dans la cour que le décor me frappe : j’ai déjà visité ce château, avec son gros donjon central et sa belle galerie Renaissance.
Si le château en lui-même est superbe, ce qui fait sa vraie particularité, ce sont ses collections. Au début du XXe siècle, Léon Marès reçoit le château en héritage, s’y installe mais surtout y installe ses collections. Durant 10 ans, il va imaginer et mettre en place un véritable musée privé, cabinet de curiosité s’étalant dans de nombreuses pièces du château. Les deux salles de la tour des religieuses abritent ainsi ses collections exotiques, témoins de l’attrait de l’époque pour les objets en provenance des colonies et issues des achats de Léon Marès (qui n’a jamais voyagé), et ses collections militaires, qui font sans doute suite au passé d’officier de Léon Marès. Il organise déjà des visites de celles-ci de son vivant.
A sa mort, en 1916, Léon Marès, sans héritiers, lègue le domaine de Montrottier et son contenu à l’Académie Florimontane, une société savante basée à Annecy, en précisant qu’il doit être enterré sur le domaine (sa tombe se situe dans le pré à l’arrière du château, on en aperçoit la croix sur la photo en tête de cet article), que ses collections ne doivent pas bouger et qu’elles doivent être ouvertes au public. Depuis 1919, le château et ses collections sont donc accessibles à tous, présentant un témoignage assez unique de demeure de collectionneur du début du XXe siècle.
La diversité et la variété des sujets collectionnés, ainsi que leur richesse, frappe le visiteur. Il y a tant de détails à admirer qu’une seule visite n’y suffit pas, surtout que la découverte des deux salles de la tour se font avec un guide, en groupe et que le temps et l’espace sont comptés (D’ailleurs, j’ai n’ai quasiment pas pris de photos des collections). J’avoue que j’aurais aimé pouvoir y passer plus de temps, et seule ou presque, afin de bien prendre la mesure de l’ampleur de ce que je contemplais !
Les autres salles du château (en visite libre) présentent également de très nombreux objets : faïences, vaisselles, objets décoratifs ou utilitaires, tapisseries… Il est parfois difficile de savoir où nos yeux doivent se poser !
Nous terminons notre visite par un tour dans la galerie et sur le rempart qui a été abaissé jusqu’au niveau du premier étage afin de donner de la lumière dans le château et de pouvoir profiter de la vue.
Le château de Montrottier côté préDans les jardinsLa cour du château avec son donjon et sa galerieLe fascinant escalier de la tour des religieuses, à vis sans pivot central, forme une spirale hypnotique.De la galerie, vue sur les montagnes au delà du mur d’entréeProfiter du doux parfum de la glycine sur le rempartLe château de Montrottier se dresse au sommet d’une butte tel un château de contes de féesCarte postale
Château de Montrottier – Haute-Savoie – avril 2022
Après nos balades à Bout-du-Lac et à Duingt, nous avons pris largement le temps de découvrir Annecy, et en particulier la vieille ville. Nous avons laissé la voiture sur un parking à côté de la préfecture pour partir à pied dans les rues du centre.
Flânerie dans le centre ancien
Nous avons commencé notre découverte par le bord du lac en traversant le Pâquier pour rejoindre le Pont des Amours. En longeant le canal du Vassé qui permet aux eaux du lac de se déverser dans les canaux de la ville, la vue sur le pont est charmante, et fait partie des nombreuses « vues de carte postale » de la ville d’Annecy.
Après avoir traversé le pont, nous avons longé l’autre rive du canal, puis rejoint le bord du Thiou, rivière issue du lac. Nous entrons alors dans la vieille ville, en longeant le cours d’eau. Face à nous, le Palais de l’Île se dresse, autre « vue de carte postale » de la ville. Construit au XIIe siècle, il a été un palais pour le châtelain local puis d’une utilisation à l’autre, a terminé comme prison avant de devenir un musée local. (Nous nous sommes promenées en ville un mardi après-midi, et il était donc fermé, aussi nous n’avons pas pu nous rendre dans la cour.)
A partir de là, nous avons flâné de rues en ruelles, de ponts en parcs, sans suivre d’itinéraire précis. Nous sommes bien sûr passées dans la si touristique rue Sainte Claire, bordée d’arcades (dont nous découvrirons finalement le vrai charme le lendemain matin de bonne heure, avant l’affluence…). Nous sommes montées au pied du château (également fermé le mardi, jour où nous étions à Annecy). Et nous en sommes redescendues par de toutes petites ruelles aux maisons fleuries. Nous avons quitté les axes touristiques pour traverser des parcs ou marcher le long de canaux ombragés. Nous avons aperçu des petits ponts entre des bâtiments qui nous ont fait penser aux images de Venise. Nous avons découvert des rues commerçantes bordées d’immeubles anciens aux façades splendides. Nous avons tourné, viré, sommes parfois revenues sur nos pas, puis reparties dans une autre direction.
Le canal du Vassé et le Pont des AmoursLe Palais de l’Île sur le ThiouBalade au bord du ThiouEn s’éloignant des rues les plus touristiques…… on découvre des endroits pleins de charmeFaçades anciennes dans les rues commerçantesTomber par hasard sur de charmantes ruelles, au calme et pourtant à quelques pas de l’agitation touristiqueAu cœur de la ville anciennePrêter attention aux façades dans les rues moins touristiquesAnnecy mérite son surnom de « Venise des Alpes »
Douceur d’une fin de journée
Au bout de quelques heures à ce rythme, nos pieds ont demandé à faire une pause. Alors, nous sommes allées (toujours à pied) poser nos valises à l’hôtel. Puis, en fin d’après-midi, nous sommes reparties pour une promenade le long du lac, sur le Pâquier et dans les jardins de l’Europe, baignés d’une douce lumière. Le ciel s’était complètement dégagé et la vue sur les montagnes de l’autre côté du lac était magique. Nous avons profité de cette ambiance très printanière pour refaire un tour le long du Thiou. Le flot des touristes avait quitté la ville qui semblait avoir été reprise en mains par ses habitants. Nous avons pris le temps de savourer la douceur du soir…
Au bord du lac, vue sur l’île des CygnesLe canal du Vassé vu depuis le Pont des AmoursPromenade au bord du lacFaçades sur rivièreHôtel particulier et maisons coloréesAnnecy, côté carte postaledouceur d’une fin de journée au bord du ThiouAprès la départ du flot des touristes
Le Musée du Film d’Animation, un musée original
Il était annoncé de la pluie pour notre séjour à Annecy. Aussi, je m’étais renseignée sur les différents musées de la ville. Outre le Palais de l’Île et le château, j’avais repéré le Musée du Film d’Animation. Si finalement la pluie ne s’est pas (trop) invitée, nous sommes allées voir le Musée du Film d’Animation dont la thématique originale nous plaisait. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, le musée n’est pas une cinémathèque dédiée au dessin animé. Il s’agit d’une structure qui raconte l’histoire de l’image animée, depuis les lanternes magiques jusqu’à l’animation numérique. On découvre ainsi les débuts de l’histoire des studios de dessins animés, tant en Europe qu’aux Etats-Unis, ainsi que les différentes techniques d’animation : dessin image par image, stop motion avec des marionnettes ou de la pâte à modeler, papiers découpés, écrans d’aiguilles… Si le musée n’est pas très vaste, il est cependant très intéressant et didactique et permet d’en apprendre plus sur la production d’une œuvre en images animées.
Dessins préparatoires pour la série animée « Les Shadocks »
(*) Le Musée du Film d’Animation est situé dans les locaux du Conservatoire Départemental d’Art et d’Histoire, au 18 rue de Trésum. Il est facilement accessible à pied depuis le centre ancien de la ville. Il est, comme le Palais de l’Île et le Château-Musée fermé le mardi. Aussi, nous y sommes allées le mercredi matin avant de repartir d’Annecy.
Pendant les vacances scolaires, nous sommes parties, Melle 3e et moi, passer deux jours sur les bords du lac d’Annecy. Nous sommes arrivées sous un ciel couvert, et des averses passagères ont tenté de nous faire renoncer à nos plans de balades… Mais il en faut bien plus pour nous arrêter !
Bout-du-Lac, panorama sur le lac
Notre premier arrêt a été à Bout-du-Lac. C’est ce nom, tout droit sorti d’une géographie de la Comté (pour ceux qui n’auraient pas la référence, la Comté est le pays des Hobbits dans Le Seigneur des Anneaux de Tolkien), qui nous a donné envie de nous y promener. Laissant la voiture au niveau du port, nous sommes parties à pied vers la rive du lac. Après une exploration du petit port, et être tombées sous le charme de l’embarcadère de la compagnie des bateaux du lac d’Annecy, nous avons traversé un cours d’eau pour rejoindre un espace de verdure servant de piste d’atterrissage aux très nombreux parapentistes survolant le lac après s’être élancés des montagnes environnantes.
Nous nous sommes éloignées de cette agitation et avons gagné le marais et la réserve naturelle du bout du lac. Des pontons nous invitent à nous balader au cœur de la ripisylve en direction des roselières. Nos pas sont bercés par le chant des oiseaux. Nous parvenons d’ailleurs à en observer certains, peu farouches si l’on reste discrets. Nous apercevons également un écureuil se faufilant à travers les arbres.
Nous trouvons l’endroit parfait pour pique-niquer : un banc avec vue sur le lac et les montagnes. Nous en profitons pour sortir notre repas du sac (et nous faisons bien attention à ne rien laisser comme déchet sur place, même pas de déchets alimentaires qui pourraient provoquer des troubles à un animal sauvage qui les mangeraient).
Nous repartons en direction de la plage et de la voiture : nous avons repéré d’autres endroits que nous souhaitons explorer sur le bord du lac !
Au port de DoussardPanorama sur le lac d’Annecy et les montagnesLe village de Doussard au pied de la montagneLe charme un peu désuet de l’embarcadère de la compagnie des bateaux du lac d’AnnecyReflets dans la rivièreAu bord de la roselière
Bout-du-Lac – Doussard – Haute-Savoie – avril 2022
Duingt, paysage de conte de fées
Notre étape suivante est le village de Duingt. Il faut dire qu’il a beaucoup d’atouts pour nous séduire…. et que le soleil a décidé de percer les nuages et d’apporter une vue plus dégagées sur les montagnes !
Nous laissons la voiture sur le parking de l’église, et partons à pied en direction du lac. Là, nous avons un joli point de vue sur le château de Duingt posé au bord de l’eau, avec la montagne en toile de fond. Nous continuons en longeant le lac au plus près et arrivons au débarcadère de Duingt, à deux pas du château. Depuis le ponton, la vue sur le château a des allures d’architecture de conte de fées.
Entre deux passages de nuages, nous apercevons de la neige persistante sur le sommet qui nous fait face. Aussi, nous décidons de profiter du soleil pour faire une petite pause, assises sur le ponton, en attendant que la vue se dégage. Notre patience n’est que moyennement récompensée mais il est tellement agréable de prendre le soleil au bord de l’eau que ce n’est pas bien grave.
Pour retourner vers l’église, nous choisissons de passer par le centre du vieux village de Duingt. Les rues étroites sont bordées de maisons anciennes et nous conduisent jusqu’au vieux cimetière. De là, le point de vue sur le lac est magnifique.
Nous hésitons à nous engager sur le chemin de la montagne du Taillefer pour aller voir le point de vue depuis la grotte de Notre Dame du Lac, mais nous n’avons pas repéré l’itinéraire, ne sommes pas spécialement chaussées pour randonner et surtout le ciel s’obscurcit de nouveau.
Le château, le lac et la montagne… paysage de carte postaleLe château, posé au bord du lacEn regardant vers Bout-du-LacFace à la montagneLe charme du vieux village de Duingt
Duingt – Haute-Savoie – avril 2022
L’ancienne voie ferrée, transformée en voie verte
Si nous sommes à pied (et en voiture), nous avons noté que le tour du lac est faisable à vélo. En particulier, l’ancienne voie ferrée a été reconvertie en voie verte. Et au niveau du village de Duingt, celle-ci passe dans un tunnel. Notre curiosité nous a donc poussées à aller explorer ce tunnel (et faire une petite séance de photos…).
Ambiance mystérieuse dans le tunnel…
Ancienne voie ferrée – au niveau du village de Duingt – Haute-Savoie – avril 2022
Nous n’explorerons pas l’autre rive du lac au cours de ce séjour car nous avons préféré profiter de nos balades plutôt que nous presser pour cocher un maximum de lieux sur une liste. Après ces deux arrêts, il est temps pour nous de partir en direction d’Annecy, afin d’aller découvrir la vieille ville….
(à suivre)
(*) Pour trouver des idées de balades et de lieux à découvrir, j’avais consulté avant le départ le site de l’office de tourisme du lac d’Annecy qui est très fourni. Il propose entre autres des suggestions pour des séjours de quelques jours autour du lac.
Ce samedi-là, la météo n’avait pas été spécialement agréable le matin et je sortais d’une semaine de travail assez éreintante. Il n’était donc pas question de partir randonner en montagne. Alors qu’en début d’après-midi, je me dirigeais vers Romans où j’avais une course à faire, l’idée d’une promenade de printemps au jardin zen d’Erik Borja est venue m’effleurer l’esprit. Le soleil semblait décidé à se montrer alors je suis partie pour un voyage express au Japon.
J’étais déjà allée au jardin zen à différentes saisons, en particulier en automne et à la fin du printemps. C’est chaque fois un paysage différent qui se dessine.
Dès l’entrée dans le jardin, le bruit de l’eau qui s’écoule invite à l’apaisement. Les couleurs douces des bruyères en fleurs augmentent encore cette sensation de calme. Je fais une première pause au belvédère qui surplombe l’ensemble du jardin. Le paysage s’ouvre grandiose jusqu’au pied du Vercors.
Puis, je descends doucement vers le cœur du jardin. Je prends le temps d’observer un oiseau qui vient s’abreuver dans la flaque créée par le débordement d’une fontaine (après quelques jours de pluie, les sources qui alimentent le jardin coulent à flots). J’admire quelques iris aux couleurs douces avant de rejoindre le bord de la pièce d’eau du jardin de promenade.
Les cerisiers en fleurs attirent mon regard. Ils sont en pleine floraison. Doucement, je fais le tour de l’étang et rejoins le jardin sec. Les vagues de sable dessinent une géographie minérale hypnotisante dans laquelle mon regard se perd. Après en avoir fait le tour, je gagne la bambouseraie.
La forêt de bambous me transporte dans un autre univers, et me guide jusqu’au bord de l’Herbasse, la rivière qui coule au pied du jardin. Gonflée elle aussi par les pluies des jours précédents, elle dévoile néanmoins une plage sur laquelle il doit être agréable de s’installer les chaudes journées d’été, les pieds dans l’eau fraîche. Je me perds un long moment dans la contemplation des flots vifs.
Tranquillement, je remonte alors vers le jardin du dragon où je suis accueillie par le chant des grenouilles. Je les cherche du regard mais elles sont timides et se jettent à l’eau dès que je m’approche d’un peu trop près, ne me laissant deviner leur emplacement qu’au « plouf » et aux ronds ridant la surface !
En arrière-plan, la bambouseraie continue sur les rives de l’Herbasse et son éclaircissement récent par les jardiniers permet de jolies perspectives sur l’eau vive, contraste avec les eaux calmes de l’étang.
Les pâquerettes ont envahi les zones enherbées. Le printemps s’étale dans sa simplicité sous mes pieds, et me guide jusqu’au torii situé tout au bout du jardin. Le doute ne semble plus possible : j’ai changé de continent !
Je retourne au bord de l’étang du dragon. Je sais que j’ai bientôt fait le tour des lieux mais je n’ai pas envie de les quitter trop vite. Alors je prends mon temps, je retourne dans le jardin de promenade. Je cherche les carpes koi du regard. Je vais refaire le tour du jardin minéral. Je m’assied sur un banc, puis sur un autre, profitant de l’instant présent et savourant la vue apaisante.
De retour vers l’accueil, je fais un tour dans la boutique qui propose des objets japonais. Les Maneki Neko en particulier m’attirent avec leurs formes douces et leur côté sympathique. Je ne peux me résoudre à quitter déjà le jardin zen. Alors je décide de prendre un thé sur la terrasse qui fait face à la boutique et à l’accueil. Le soleil brille, et après plusieurs jours gris, c’est un vrai bonheur de profiter des doux rayons. Mon regard se perd dans la contemplation des cerfs volants Koinobori qui ondulent dans le vent.
Je laisse le temps s’écouler tranquillement…
Dès l’entrée dans le jardin, être transportée dans un pays lointain…Les couleurs des bruyères en fleursJapanese way of lifeVue d’ensemble sur le jardin de promenadeHanamiRivière minéraleLa bambouseraie se déploie le long de l’HerbasseVert printempsReflets dans l’étang du jardin du dragonToriiLe jardin zen invite au calme et à la méditationAu bord de l’étang du jardin de promenadeSous les cerisiers du Japon en fleursDélicats irisDoucement, terminer la visite…
Jardin Zen d’Erik Borja – Beaumont-Monteux – Drôme – avril 2022
(*) Le jardin zen d’Erik Borja est situé à Beaumont-Monteux. Il peut se découvrir en toutes saisons. Les jours et horaires d’ouverture varient selon les saisons et sont à vérifier sur leur site internet.