[Drôme] randonnée printanière à Peyrus

Ce moi de mai ayant été particulièrement pluvieux, j’ai essayé de saisir chaque moment de beau temps pour aller me promener (en dehors de mes heures de travail, bien entendu…). C’est ainsi qu’après plusieurs jours de pluie, nous avons, avec Mr 2e, enfilé nos chaussures de rando pour une balade au pied du Vercors à Peyrus.

Nous sommes partis du fond du ravin des Chichats par le chemin des Moines. Nous étions déjà allés nous promener par là l’hiver dernier, avec la neige. Cette fois, les paysages sont nettement plus verdoyants. Arrivés au niveau du croisement avec le chemin de Drogue, au lieu de continuer à monter, nous avons opté pour la direction des Condamines, sur notre gauche.

Le paysage y est plus ouvert et nous offre de jolis points de vue en direction de la plaine de Valence et plus loin à l’horizon des montagnes ardéchoises. Tout autour de nous, le printemps s’épanouit. Les prés sont colorés d’une multitude de petites fleurs, tandis que les ruisseaux glougloutent, gonflés par les récentes pluies.

En continuant sur le chemin, nous arrivons d’ailleurs à un gué : le ruisseau traverse le chemin avant de cascader et de s’enfoncer au cœur des prés. Quelques bêlements de moutons viennent à peine troubler le calme des lieux. puis, le sentier monte légèrement et nous conduit à la lisière d’un bois.

Là, dans la prairie, je repère rapidement quelques orchidées sauvages, des orchis singes (orchis simia) dont le rose contraste avec le vert de l’herbe de printemps. Puis en m’approchant, je remarque quelques orchis brûlés (neotinea ustulata) et enfin je vois des céphalanthères à longues feuilles (Cephalanthera longifolia). Je suis particulièrement ravie de voir plusieurs individus de celles-ci qui manquaient un peu à mon tableau de chasse photographique (j’en avais juste vu une, une seule fois, sur les hauteurs de Combovin, mais elle était un peu abîmée). Enfin, en regardant dans le sous-bois, pile dans un rayon de soleil, ce sont quelques orchis mâles (orchis mascula) qui m’attendaient.

Après cette récolte photographique fructueuse, nous avons pris le chemin du retour en repartant sur nos pas… et en jouant encore un peu dans le gué du ruisseau !

Après les pluies, les ruisseaux ont un joli débit
Vue sur les roches de Treillaras
Vert printemps !
Marcher au pied de la montagne
Au loin, on devine la montagne ardéchoise
Prairie fleurie
Suivre le chemin…
Orchis singe (orchis simia)
Orchis brûlé (neotina ustulata)
Orchis mâle (orchis mascula)
céphalanthère à longues feuilles (Cephalanthera longifolia)

Peyrus – Drôme – mai 2021

[Drôme] en balade entre Peyrus et Saint Vincent la Commanderie

Au début du mois de mai, alors que le ciel hésitait entre pluie et soleil, je suis allée faire un tour entre Peyrus et Saint Vincent la Commanderie. Après avoir laissé la voiture sur le parking du cimetière, et hésité à rentrer directement chez moi à cause d’une averse, j’ai rejoint le sentier qui part de l’autre côté de la chapelle Saint Pierre.

Après être montée le long des champs, au lieu d’aller vers la droite et le village de Peyrus, j’ai tourné vers la gauche sur le chemin qui longe le pied de la colline. De là, j’ai rejoint la route des Carrats. Après les pluies abondantes des jours précédents, le ruisseau était gonflé et s’écoulait rapidement, formant ici ou là des mini-cascades.

J’ai suivi la route qui longeait le ruisseau. Assez vite, la vue s’est dégagée et je me suis retrouvée avec les roches de Treillaras en point de mire. Au pied de la montagne, le printemps s’épanouissait en de multiples nuances de verts.

J’ai continué sur la route jusqu’à arriver au hameau des Carrats, toujours bercée par le son du ruisseau. Des prairies ont commencé à occuper l’espace plus large entre les collines. Quelques orchidées faisaient les belles, plus ou moins discrètement.

Alors, j’ai fait demi-tour, et en revenant vers le cimetière, j’ai croisé des champs d’aromatiques aux lignes graphiques. Finalement, le soleil avait brillé tout au long de ma balade, lui donnant par moment des allures quasi estivales.

En sous-bois, le chemin était bordé de renoncules « boutons d’or »
Délicatesse des fleurs sauvages
Orchis pourpre
On commence à apercevoir les falaises du Vercors
Orchis singe
Prairies verdoyantes
Au hameau des Carrats
Vue sur les roches de Treillaras
Orchis « homme pendu »
Au bord du ruisseau
Lignes graphiques des champs d’aromatiques

Quelque part entre Peyrus et Saint Vincent la Commanderie – Drôme – mai 2021

[Drôme] autour du domaine équestre des Pialoux

Durant les vacances de printemps, alors que Mr 1er et Melle 3e prenaient une leçon d’équitation, j’ai profité du soleil de la fin d’après-midi pour aller (enfin) découvrir ce qui se cache sur les hauteurs du centre équestre. En effet, cela fait bientôt 10 ans que je fréquente de façon régulière les lieux… et je ne m’étais jamais aventurée sur certains sentiers qui partent dans la montagne au dessus du domaine des Pialoux !

Partant du parking, j’ai d’abord suivi la route, puis au bout de celle-ci, j’ai pris la piste sur la droite. Celle-ci mène à différents prés occupés par les chevaux. A cette saison, les prés sont couverts de fleurs jaunes, et les couleurs éclatantes. Certains chevaux me jettent vaguement un regard mais ils sont trop occupés à brouter l’herbe verte pour vraiment s’intéresser à moi.

Je continue mon ascension, toujours sur la piste. Je croise un ruisseau que je retrouverai un peu plus loin. Je découvre de nouveaux points de vue sur la montagne de la Raye. J’admire le panorama sur la plaine de Valence avec la montagne ardéchoise qui se dessine à l’horizon.

La piste me mène dans une cluse, creusée par le ruisseau que j’entends s’écouler plus bas, au pied des parois rocheuses. L’environnement est alors plus minéral, plus austère. Mais bien vite, je rejoins une combe. Là, l’espace est suffisant pour permettre une activité agricole dans un vaste champ bordé de forêts et longé par le ruisseau. Face à moi, la piste devient chemin et mène en direction des hauteurs de Combovin, vers Combe Grand et les Terres Blanches.

Pour ma part, je fais demi-tour : j’ai un horaire à respecter ! En redescendant, je remarque plusieurs orchis pourpres que je n’avais pas vu en montant, alors que j’étais focalisée sur le paysage…

Un dernier coup d’œil aux chevaux, et je rejoins mon point de départ.

Chevaux au pré
Vue furtive sur la montagne de la Raye
En direction de la cluse
Arrivée dans la combe de l’Abbaye
Vue sur la montagne de la Raye
Panorama sur la plaine de Valence

Domaine équestre des Pialoux – Montvendre – avril 2021

[Drôme] Combovin, randonnée autour des Terres Blanches

Mi-avril, j’ai repris la randonnée dans le Vercors (après l’entorse de la cheville que je m’étais faite en février). Je ne souhaitais donc pas m’aventurer sur des chemins que je ne connaissais pas , et j’étais également contrainte par la limitation des 10 km. Aussi, j’ai choisi d’aller dans le secteur de Combovin : l’idée de départ était de monter jusqu’à la chapelle Sainte Marguerite où je suis allée plusieurs fois cet hiver.

Avec Mr 2e, nous sommes donc partis du centre du village et avons attaqué la montée. Un épisode de gel intense avait fait de gros dégâts quelques jours plus tôt dans la région et au bord du chemin, nombre d’arbustes avaient des fleurs, des bourgeons ou des jeunes feuilles brûlés. Certaines floraisons, moins fragiles ou situées sur des endroits plus abrités, avaient toutefois résisté. Le printemps avait effectivement commencé à s’installer.

Une fois arrivé à la chapelle et après avoir un temps admiré la vue sur la plaine de Valence d’un côté et sur les différents vallons des ruisseaux de Combovin de l’autre, nous avons décidé de continuer vers les Terres Blanches plutôt que de redescendre par le chemin pris à l’aller.

Rapidement, la Tour de Barcelonne est devenue notre point de mire. Nous apercevions régulièrement sa silhouette dans les trouées de la forêt. Arrivés aux Terres Blanches, nous avons poursuivi sur la crête, histoire d’aller chercher quelques jolis points de vue supplémentaires. Au delà de la pinède, et de la Tour de Barcelonne, nous dominions la plaine de Valence, tandis que de l’autre côté, nous apercevions le hameau des Durons au fond du vallon de la Véore.

Dans ce secteur, le paysage n’est plus le même que du côté de la chapelle ou même de la tour. Le sol devient sable, et se couvre d’une végétation qui rappelle la garrigue. Je me suis rappelé alors une phrase entendue quelques jours avant dans l’épisode sur la Drôme de l’émission télévisée Faut pas rêver : « la Drôme, ce n’est plus vraiment les Alpes et pas encore tout à fait la Provence ». Et j’avais vraiment l’impression que le paysage sous mes yeux en était une illustration adéquate.

Partis sans carte, nous n’avons pas osé nous aventurer plus loin, faute de savoir à quoi nous attendre en terme de distance, dénivelés et destinations… Mais j’ai bien noté pour une prochaine fois de commencer par monter aux Terres Blanches, filer sur la crête et faire le tour du Vallon de la Véore !

Au bord du chemin, le printemps s’installe
Au sommet du coteau Saint Georges, arrivée à la chapelle Sainte Marguerite
Vue sur le vallon de la Véore
La Tour de Barcelonne en point de mire
En direction des Terres Blanches
L’ambiance devient plus méditerranéenne
Dominer la plaine de Valence
Le hameau des Durons
Prairie jaune « pissenlit » en redescendant des Terres Blanches vers le village

Combovin – Drôme – avril 2021

[Drôme] le printemps au pied du Vercors

Un soir, après le travail, j’ai eu envie de profiter du ciel bleu et de l’ambiance quasi-estivale qui m’avaient narguée les quelques jours précédents. J’ai donc pris la direction de Peyrus, qui combine l’avantage d’être un joli point de départ pour se balader avec celui (non négligeable) d’être proche de chez moi.

Comme souvent, je me suis stationnée à côté du cimetière (où se trouve la jolie chapelle Saint Pierre du XIIe siècle, vestige d’un ancien prieuré). J’ai ensuite traversé le cimetière pour rejoindre le sentier qui passe de l’autre côté.

Là, un tapis de pâquerettes invitait à s’asseoir et contempler la montagne. Tout autour, le printemps étalait ses couleurs : vert lumineux de l’herbe, vert tendre des premières feuilles… Le ciel était d’un bleu éclatant, tandis que le soleil bien chaud donnait un petit air d’été à l’ensemble.

J’ai passé tellement de temps à contempler qu’il ne m’en est finalement pas resté beaucoup pour marcher ! J’ai quand même pris le chemin en direction du village. Il suit le trajet de l’ancien chemin de croix, duquel il reste quelques stations.

Après un petit aller-retour jusqu’aux portes du village, j’ai jeté un coup d’oeil aux montagnes, j’ai humé encore une fois le printemps… et j’ai pris le chemin du retour (histoire de m’assurer d’être à destination avant l’heure du couvre-feu !). Cette petite parenthèse bucolique m’a permis une belle respiration dans le rush d’une semaine de travail bien remplie.

Vert lumineux de l’herbe printanière au pied des montagnes
Au loin, la montagne ardéchoise
La chapelle Saint Pierre se dresse au cœur du cimetière
A la croisée des chemins, une station de l’ancien chemin de croix
Tapis de pâquerettes

Peyrus – Drôme – avril 2021

[Drôme] monter à la Tour de Barcelonne

En décembre, nous avions hésité à monter à la Tour de Barcelonne et avions finalement préféré aller jusqu’à la Chapelle Sainte Marguerite dans le même secteur. Mais nous avions noté de profiter d’une prochaine occasion pour aller voir la Tour de Barcelonne de plus près.

Lorsque j’étais allée jusqu’au pied de la Tour, j’étais partie du village de Barcelonne. Cette fois, nous sommes partis de Combovin. La montée jusqu’à la Tour est plus courte et plus agréable, dévoilant davantage de paysages.

Très vite, l’ascension se fait au milieu d’une forêt de conifères. En me retournant, le panorama sur le Vercors est toujours aussi magique. Rapidement, nous arrivons sur la crête d’où l’on domine une partie de la plaine de Valence.

La balade se poursuit entre les arbres (sur un sentier détrempé par les pluies des jours précédents, aussi nous prenons garde à ne pas glisser !). Nous approchons de la tour et nous croisons de nombreux randonneurs, trailers et vététistes profitant comme nous du soleil de ce dimanche matin.

Nous croisons les ruines de l’ancienne forteresse, puis traversons un pont de planches (serait-ce l’ancien emplacement d’un pont-levis ?) et arrivons sur l’esplanade au pied de la Tour. Le point de vue sur la plaine de Valence se déploie sous nos pieds jusqu’à la montagne de Crussol. Nous nous amusons à repérer les différents villages : Chabeuil, Montvendre, …. mais aussi le centre équestre.

Nous explorons un peu les environs, faisant le tour de l’ancien donjon et découvrant d’autres vestiges du château ruiné. Puis, nous rebroussons chemin. Nous faisons le choix de rentrer directement car il va bientôt être l’heure du repas, mais il est tout à fait possible de faire une boucle en se dirigeant vers la chapelle Sainte Marguerite.

Le village de Combovin, niché au creux des piémonts du Vercors
Marcher au milieu des pins
Face à nous, la colline sur laquelle se trouve la chapelle Sainte Marguerite (on en aperçoit le chemin)
Piémonts du Vercors
Vue sur la plaine de Valence, avec Chabeuil au premier plan
Sur l’esplanade de la Tour de Barcelonne
Vue sur la forêt et le Vercors depuis la Tour de Barcelonne
Minimalisme médiéval
Au pied de la Tour de Barcelonne
Un dernier regard à la Tour

Tour de Barcelonne – Drôme – janvier 2021

(*) Le départ depuis Combovin se fait au niveau du parking du cimetière. Il faut alors prendre la direction des Terres Blanches, puis partir sur la droite afin de rejoindre la Tour de Barcelonne que l’on a rapidement en visuel.
La montée est nettement moins longue par ce côté qu’en partant du village de Barcelonne. Nous avons mis une vingtaine de minutes à accéder à la Tour, tout en faisant plusieurs arrêts photos !
Il n’y a pas particulièrement de difficultés sur cette petite randonnée, et il est tout à fait envisageable de la faire avec des enfants.

[Drôme] autour du château de Pellafol

J’avais repéré les ruines du château de Pellafol à Barbières depuis un moment sans jamais prendre le temps d’y aller. Au printemps, j’avais découvert le sentier des Pellafols qui permet de parcourir l’ensemble du village. Je n’avais toutefois pas poussé jusqu’au bout de celui-ci une fois la cluse dépassée. J’ai donc décidé de retourner à Barbières avec un double but : terminer de parcourir le chemin des Pellafols et monter aux ruines du château.

J’ai commencé par le chemin des Pellafols, en partant du pont sur la Barberolle. Il m’a emmenée sur un sentier en direction du col de la Sambie. Les points de vue sur les Monts du Matin sont superbes et le chemin permet une agréable ballade en campagne.

Revenant sur mes pas là depuis l’endroit où le chemin des Pellafols s’arrête, j’ai assez vite bifurqué en montée afin de rejoindre les ruines du château. J’avais vaguement regardé la carte avant de partir de chez moi mais j’ai suivi les chemins « à la direction » afin de contourner la combe qui me séparait de l’endroit où est bâti le château.

J’ai ainsi rejoint la ligne de crête dominant la plaine de Valence. Et je l’ai plus ou moins suivie sur de petites sentes à peine marquées pour revenir en direction du château. Peu visible et un peu chaotique, le chemin m’a fait me demander si je n’allais pas devoir renoncer à un moment où l’autre face à un obstacle infranchissable !

Finalement, progressivement, j’ai vu les ruines du château se rapprocher, et je suis arrivée au pied de l’ancien donjon. Compte tenu de la vue depuis cet endroit, il est aisé de comprendre le choix d’y installer une forteresse : le paysage permet de surveiller l’accès au col de Tourniol et au Vercors d’un côté, et toute la plaine de Valence et le débouché de la vallée de l’Isère de l’autre.

Après cette petite pause, j’ai pris le chemin du retour, empruntant cette fois le sentier direct en direction du village…

en direction du col de la Sambie
Au pied des Monts du Matin
Vue sur les Monts du Matin, avec le col de la Sambie à droite
Le relief donne une fausse impression de proximité : une combe me sépare encore du château
Le château domine la cluse de Barbières
Avancer en forêt et attraper quelques vues dégagées sur la montagne
Arrivée sur la crête, au dessus du château de Pellafol et de la cluse de Barbières
Les Monts du Matin et le col de la Sambie
Au pied du donjon
En redescendant vers le village, dominer celui-ci

Barbières – Drôme – janvier 2021

(*) Le sentier de découvertes des Pellafols permet d’aborder l’ensemble des points d’intérêt du village. Son point de départ se situe au cœur du village. Par contre, il ne monte pas au château.
L’accès « direct » au château se fait en empruntant le chemin du château (c’est le nom de la petite ruelle qui débouche sur la rue principale) depuis le centre du village.
J’ai pour ma part pris des chemins détournés, pas forcément balisés ni même répertoriés sur les cartes IGN. Ce genre de pratique demande d’avoir un sens de l’orientation correct, de connaître un minimum le secteur dans lequel on évolue (a minima une reconnaissance préalable sur une carte) et de savoir se mettre une limite (par exemple, un horaire auquel il est impératif de faire demi-tour si on n’est pas parvenu à un point de repère permettant de s’assurer de terminer la sortie dans de bonnes conditions).

[Drôme] sur les sentiers enneigés jusqu’à Château Rompu

Un samedi en tout début d’après-midi, alors que nous cherchions une idée pour aller marcher un peu pas trop loin de la maison, Mr 2e m’a rappelé qu’il ne connaissait pas Châteaudouble. Nous avons donc décidé de partir jusqu’aux ruines de Château Rompu… Et en arrivant au village de Châteaudouble, une jolie surprise nous attendait : la neige était venue saupoudrer les environs !

La montée jusqu’à Château Rompu commence au cœur du village, à deux pas de la fontaine. Très vite, le chemin s’élève entre les branches des petits chênes qui ont gardé quelques feuilles aux teintes automnales. La neige qui a blanchi le paysage apporte une petite touche de magie.

En nous enfonçant dans le bois, nous repérons plusieurs traces animales : chevreuil, sanglier, chiens…. C’est un vrai jeu de piste que nous suivons et qui nous conduit aux vestiges de l’ancien château-fort.

Nous nous faufilons le long d’un ancien pan de mur. La vue se dégage vers le col des Limouches et les piémonts du Vercors. Nous continuons jusqu’à la table d’orientation au bout du promontoire rocheux. La plaine de Valence s’étale sous nos yeux tandis que le village est blotti à nos pieds.

Après avoir longuement profité du paysage, nous repartons sur nos pas pour redescendre vers le village… et rentrer à la maison prendre une boisson chaude bien méritée !

Avancer sur les sentiers enneigés….
Rejoindre la ligne de crête au cœur de la forêt…
Arriver au pied des ruines de Château Rompu
Se faufiler entre un pan de mur et la végétation…
Jeter un oeil au paysage (et imaginer de futures sorties…)
Admirer le panorama depuis la table d’orientation…
Surplomber le village de Châteaudouble
Jouer avec le soleil sur les piémonts du Vercors

Châteaudouble – Drôme – janvier 2021

(*) Plusieurs places de stationnement sont disponibles au cœur du village, autour de l’école. Le départ de la randonnée vers Château Rompu se fait depuis la place de la mairie (où se trouve la fontaine), en empruntant la petite ruelle nommée Chemin de Château Rompu… Attention, après avoir monté le long du coteau, il faut à un moment tourner à gauche sur un sentier de crête au cœur de la forêt en partant quasiment dans la direction opposée et le balisage à la bifurcation n’est pas forcément très visible (en particulier si le petit panneau est couvert de neige !) quand on arrive du village.

[Drôme] balade d’hiver à La Baume Cornillane

En janvier, après quelques journées très froides, je suis de nouveau allée à la cascade du Rif à La Baume Cornillane. Le chemin d’accès était gelé, et finalement bien moins glissant que lors de mon précédent passage.

Arrivée au pied de la cascade, j’ai trouvé, comme je m’y attendais, quelques stalactites de glace qui ajoutaient une touche de féérie. Après un long moment à observer le ballet de l’eau qui tombe dans cet environnement glacé, j’ai eu envie d’aller voir le haut de la cascade.

Je suis donc partie en direction de la grotte de la Dame d’où j’ai jeté un coup d’oeil au château des Cornillans à travers les branches, puis j’ai contourné le rocher où se trouve la grotte pour monter à l’arrière de celui-ci. Un petit sentier, pas toujours bien marqué et parfois envahi par la végétation, permet d’accéder au ruisseau qui se déverse dans la cascade. Il suffit alors de suivre le ruisseau pour surplomber la cascade.

Là, le ruisseau s’est frayé un chemin en creusant la roche au fil des millénaires. Je me suis avancée avec prudence (une glissade m’aurait valu une chute de plusieurs dizaines de mètres, je préférais ne pas essayer !) jusqu’au saut du ruisseau. Assise sur le rocher, j’ai pris le temps d’admirer le paysage à travers l’échancrure creusée par l’eau.

En revenant sur mes pas, j’ai pu admirer les points de vue sur la Raye enneigée. Les nuages qui passaient permettaient au soleil de jouer à cache-cache et d’éclairer différents lieux les uns après les autres, créant d’éphémères ambiances de contes de fées.

Enfin, en retournant sur la route qui me ramenait à la voiture, c’est le château des Cornillans, majestueux, que j’avais en point de mire… Une fin parfaite pour cette randonnée… une fin qui ne pouvait que me donner envie de revenir, encore !

Stalactites de glace autour de la cascade
Vue sur le château des Cornillans à travers les arbres depuis la Grotte de la Dame
Le ruisseau a creusé son lit dans le rocher…
Vue sur les environs depuis le haut de la cascade
Le saut du ruisseau du Rif
Montagnes enneigées…
Magie de l’hiver…
Paysages fantasmagoriques…
Vue sur la Raye
En se retournant, admirer le château des Cornillans…
Invitation à revenir randonner par ici…

La Baume Cornillane – Drôme – janvier 2021

(*) L’accès au haut de la cascade est dangereux. Le chemin d’accès au ruisseau demande de « mettre les mains » par endroits, et est très peu marqué. Les rochers aux abords du saut du ruisseau peuvent être très glissants en fonction des conditions météo. La cascade fait plusieurs dizaines de mètres de haut ! Il convient donc d’y aller avec la plus extrême prudence…

[Drôme] marée basse à Saint Nazaire en Royans

J’avais vu passer sur les réseaux sociaux que le plan d’eau du barrage sur l’Isère de Saint Hilaire du Rosier était en train d’être purgé. Hier, j’ai eu l’occasion de faire un saut à Saint Nazaire en Royans afin de voir cela.

Le lac de la Bourne est ainsi essentiellement vidé en dehors du lit de la Bourne et de celui de la résurgence de Thaïs (qui compte-tenu des dernières pluies ont un bon débit). Le bateau à roues est posé à même la vase, fortement accumulée à cet endroit.

Dans la vase, on devine un ancien petit pont sur le ruisseau provenant de la grotte. Les parois rocheuses en face du débarcadère (et en aval) témoignent de la hauteur d’eau qu’il y a habituellement à cet endroit.

En amont de Saint Nazaire, la Bourne s’étale également moins, coulant selon son lit naturel. Et en aval de Saint Nazaire, on constate le même phénomène également sur l’Isère.

L’aqueduc était fermé mais j’aurais été curieuse de voir d’en haut ce paysage si différent de celui auquel nous sommes accoutumés !

La Bourne continue à s’écouler alors que le niveau du lac a été baissé
Le bateau à roues repose à plat sur la vase
En amont de Saint Nazaire aussi le niveau de l’eau a diminué
Depuis le pont de Saint Hilaire du Rosier, la confluence de l’Isère et de la Bourne
La Bourne en aval de Saint Nazaire

Saint Nazaire en Royans – Drôme – 3 février 2021