[Ardèche] une rando-wine dans les vignes de Saint Joseph

C’est un peu par hasard que je me suis retrouvée à mettre mon réveil un samedi matin pour aller faire une rando-wine en nord Ardèche. J’ai découvert le concept par un reel posté sur Instagram par l’office de tourisme Ardèche Grand Air. Pour vous situer, le territoire Ardèche Grand Air se situe autour d’Annonay. C’est un secteur d’Ardèche que je ne connais quasiment pas. Au printemps, je m’étais donc abonnée à leurs réseaux sociaux pour me souvenir d’aller y faire un tour. Début septembre, en milieu de semaine, j’ai vu passer leur publication sur la rando-wine : un concept qui allie une balade dans les vignes et une dégustation de vin. Un coup d’œil à la météo plus tard, je prenais ma place.

un coteau planté de vignes
au pied du coteau de Rochevine

La randonnée

Dans les vignes sur le coteau de Rochevine

Le rendez-vous était donné à la cave de Saint Désirat. Là, j’ai retrouvé Sandrine, la guide qui allait nous accompagner et les 8 autres personnes inscrites ce jour-là. Début septembre, la saison touristique touche à sa fin mais en pleine saison, le groupe peut aller jusqu’à une trentaine de personnes. Très vite, nous prenons le chemin qui passe derrière la cave. Nous sommes au pied du coteau de Rochevine que la balade va nous emmener découvrir. Rapidement, le sentier devient abrupt. Ici les vignes sont plantées en échalas, sans terrasses.

pieds de vigne plantés en échalas
Vignes au dessus du village de Saint Désirat

La randonnée concoctée par Sandrine nous emmène au cœur du vignoble. En montant, nous découvrons de superbes points de vue sur la vallée du Rhône, le massif du Vercors et le village de Saint Désirat. Sandrine en profite pour nous raconter un peu la vie de ce village. On y trouve en particulier une distillerie d’eaux de vie de fruits, née de la reconversion d’une famille d’arboriculteurs. On échange, on discute, on rigole. Cela me change de mes randos solos habituelles !

vignes plantées sur un coteau
dans les vignes
Vue sur le village de Saint Désirat depuis le coteau de Rochevine
Vue sur le village de Saint Désirat depuis le coteau de Rochevine

La saison des vendanges

Tout au long de la balade, Sandrine nous explique la façon dont viticulteurs et vignerons cultivent ici la vigne. Nous sommes sur l’appellation Saint Joseph. Située entre celles de Condrieu au nord et Cornas au sud, l’AOP s’étend sur une soixantaine de kilomètres le long de la rive droite du Rhône. En ce début du mois de septembre, après un été précoce, chaud et ensoleillé, les vendanges sont (déjà) bien avancées. Plusieurs parcelles sont vendangées, et pour notre plus grand bonheur, nous picorons quelques grains sur les grappes restantes. Un peu plus loin, les vendangeurs sont au travail. C’est pour nous l’occasion de voir comment ils s’organisent dans cette zone escarpée aux rangées sinueuses et courtes. Un vendangeur passe avec une hotte et récupère le contenu des seaux des cueilleurs pour ramener le raisin au tracteur.

dans les vignes pendant les vendanges
les vendangeurs au travail

Une salle dans un tunnel ferroviaire

En redescendant vers la cave de Saint Désirat, Sandrine nous fait découvrir une salle atypique. Ici, il y avait autrefois une voie de chemin de fer. Une galerie avait été construite pour protéger la voie ferrée des chutes de pierres du coteau de Rochevine, très friable. Située juste au dessus de la cave coopérative, la galerie a été rachetée par celle-ci. Fermée de chaque côté, elle est devenu une immense salle de réception d’une centaine de mètres de long. Des panneaux anti-bruit ont été installés au niveau de la voute pour limiter les échos et résonnances mais les parois sont restées brutes et suintent des récentes pluies. L’expérience est surprenante.

un ancien tunnel ferroviaire transformé en salle de réception
dans la galerie de la Claux
une ancienne voie ferrée déclassée  au cœur des vignes
Sur le tracé de l’ancienne voie ferrée

La dégustation de vins

La randonnée se termine là où elle a commencé : à la cave de Saint Désirat. C’est là que nous allons faire la dégustation de vins. Nous sommes ici en plein milieu de l’appellation Saint Joseph. Moins connue que ses voisines d’en face, les AOP Crozes-Hermitage et Hermitage, l’AOP Saint Joseph devient de plus en plus qualitative, avec des vignerons impliqués. Assez logiquement, c’est donc des vins de Saint Joseph que nous allons découvrir. Nous avons commencé par les blancs, mélange de cépages roussanne et marsanne. Puis nous avons découvert les rouges, issus exclusivement du cépage Syrah (qui historiquement serait une hybridation ancienne entre la roussanne de Savoie et la mondeuse d’Ardèche). Cette dégustation marque la fin de la rando-wine, une très chouette expérience pour découvrir un terroir et ses produits.

verre de vin "cave Saint Désirat"
Dégustation du Saint Joseph blanc


Saint Désirat / Champagne – Ardèche – septembre 2025


Informations pratiques

Généralités

Les rando wines dans la vallée du Rhône Nord sont organisées par une association de guides en œnotourisme. On peut retrouver leurs différentes propositions via les offices de tourisme du secteur : Ardèche Grand Air, Porte de Drôme Ardèche, Ardèche Hermitage, Rhône Crussol, Vienne Condrieu.

Dans cet article, j’évoque la pratique du glanage (ou grappillage). Il s’agit de la possibilité de récupérer des restes de productions agricoles pour un usage familial après la récolte par l’agriculteur ou le propriétaire, uniquement du lever au coucher du soleil et sur un terrain non clôturé. Seule la jurisprudence reconnaît le glanage qui peut sinon être assimilé à du vol. Si vous vous promenez dans les vignes, il est impératif de ne pas piquer quelques grains sur les grappes des parcelles non récoltées. Si vous avez un doute sur le fait que la parcelle a été vendangée, ne touchez pas aux raisins.

figues dans l'arbre
Nous avons aussi croisé des figuiers sauvages au bord des vignes

Compte-rendu de dégustation

Pour les curieux, dans l’ordre, nous avons dégusté :

  • Saint Joseph blanc Amendine – un vin très frais, très léger, qui pourrait aller pour un apéritif estival ou un poisson grillé. Ca n’a pas vraiment été un coup de cœur.
  • Saint Joseph blanc Cuvée Côte Diane – un vin avec plus de présence que le précédent, qui pourrait s’accorder d’un fromage ou d’un plat léger. J’en ai pris une bouteille pour ramener à la maison.
  • Saint Joseph rouge Les Mariniers du Fleuve – un vin rouge avec une petite note poivrée. Celui que nous avons dégusté était encore jeune et restait très vert en fin de bouche. De ce fait, je ne l’ai pas spécialement apprécié et j’aurais aimé pouvoir découvrir une année antérieure.
  • Saint Joseph rouge Cuvée Côte Diane – vieilli partiellement en fût de chêne, il a une note très légèrement boisée. Je l’ai trouvé nettement plus intéressant que le précédent. J’en ai d’ailleurs aussi acheté une bouteille, pour essayer avec une viande en sauce cet hiver.
  • Saint Joseph rouge Cœur de Rochevine – la cuvée haut de gamme de la cave Saint Désirat, parcellaire et vieillie en fût de chêne. A la dégustation, il est nettement plus complexe que les précédents tout en gardant le caractère du Saint Joseph.

(*) L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération.

[Ardèche] une dégustation de vins entre copains au domaine Mirabel Charmis

Le week-end dernier, j’ai eu le plaisir d’être invitée à une dégustation de vins sur le domaine Mirabel Charmis. J’y ai retrouvé un petit groupe de copains créateurs de contenu. Après une visite (rapide pour cause de pluie) du domaine, nous avons découvert les vins produits sur place accompagnés d’une jolie sélection de fromages et charcuteries. Si je devais résumer cette fin de journée, ce serait que de belles rencontres et de bons produits peuvent être la recette d’une soirée réussie.

une terrasse devant une vieille maison en pierre
Un petit caveau de dégustation a été installé par Claire sur le domaine Mirabel Charmis

A la découverte du domaine Mirabel Charmis

C’est Claire Léorat qui nous a accueillis au domaine Mirabel Charmis, sur les hauteurs de Charmes sur Rhône. Avec son frère Rémi, ils sont en train de reprendre le domaine familial et d’y apporter leur touche. Ainsi, Rémi a commencé il y a une dizaine d’années à produire du vin. Auparavant, leurs parents cultivaient les fruits : pêches, poires, pommes et abricots. Ils avaient aussi installé un labyrinthe végétal. Aujourd’hui, il y a encore des vergers d’abricotiers et de pommiers, et une petite production de jus de fruits. Mais progressivement, la vigne prend de plus en plus de place. Il y a 7 hectares, bientôt 8, plantés en Syrah, Viognier et Cinsault. Les vignes sont depuis longtemps présentes sur ce domaine familial, mais servaient auparavant à une utilisation domestique et pour le paiement des ouvriers agricoles lorsque c’était l’usage.

paysage de vignes en hiver
Les vignes sont plantées tout autour des bâtiments, sur le domaine
paysage de vignes en hiver
Il pleuvait malheureusement ce jour-là, mais c’était déjà un bien joli paysage

Après nous avoir raconté que l’histoire du domaine a pu être retracée jusqu’au début du XVIIe siècle (où il était la propriété d’une famille de nobles protestants, qui y ont d’ailleurs installé un cimetière familial), Claire nous a emmené dans les vignes pour nous parler des différents cépages mais aussi de l’évolution actuelle du domaine. En plus de la transformation agricole vers la viticulture, le domaine a pris le virage de l’agrotourisme depuis 2 ans. Claire a ainsi aménagé deux petits gites de charme dans d’anciens bâtiments agricoles en pierre. Mais elle a surtout à cœur de développer l’œnotourisme. C’est dans cette optique qu’un petit caveau de dégustation a été installé.

cuves de vinification en inox
Avant de déguster les vins de Rémi, nous sommes passés par le chai. Le bâtiment a été construit à la fin du XIXe siècle par l’arrière-grand-père de Claire et Rémi pour la sériciculture (l’élevage du ver à soie, très présent dans la région). Au cours du XXe siècle, il est devenu une salle d’emballage et de triage pour les pêches, et deux chambres froides datent de cette époque.
une jeune femme présente un pied de vigne prêt à planter
Claire nous montre un pied de vigne qui sera très bientôt planté sur le domaine afin de donner ses premiers raisins à l’automne.

Vins du domaine Mirabel Charmis et produits locaux

Pour accompagner la dégustation des vins du domaine, Claire a fait appel à des voisins et amis pour qu’ils nous fassent découvrir leurs produits. Ainsi, Manon a apporté de la moutarde et des crackers. Elle transforme à Toulaud, juste à côté du domaine, les graines de moutardes produites par son frère à côté de Saillans dans la vallée de la Drôme. J’avais déjà eu l’occasion de goûter les moutardes fabriquées par Manon et j’étais ravie de pouvoir me réapprovisionner !

Manon nous parle de son travail sur la graine de moutarde

Claire a aussi fait appel à Benjamin qui tient la fromagerie de Saint Péray. Il est arrivé avec plusieurs plateaux et des propositions très différentes pour nous proposer un atelier d’accord vin/fromage. J’ai ainsi découvert la tomme en salade, une spécialité ardéchoise à base de fromage égoutté, de vinaigre, d’ail et de moutarde. C’est très frais et idéal à servir avec des pommes de terre par exemple. Accompagné du vin rosé « Le Saint Sot » du domaine, c’était parfait et on aurait presque pu se croire en été si la météo n’avait pas été si capricieuse. Nous avons ensuite dégusté le Viognier (un cépage très ardéchois que l’on retrouve aussi dans l’appellation Condrieu) avec de délicieux picodons d’un producteur de Boffres. Enfin, nous avons pu comparer les deux vins rouges produits sur le domaine, tous les deux en 100% Syrah (un cépage très présent dans la Vallée du Rhône, sur l’appellation Cornas où il est le seul autorisé mais aussi sur les appellations Crozes-Hermitage et Saint Joseph par exemple). La différence entre les deux vins réside dans leur vinification : temps de maturation du jus avec les peaux, puis temps en cuve inox et passage éventuel en barrique de chêne.

Benjamin de la fromagerie de Saint Péray
Plateau de fromages
Picodon de Boffres, fromage de brebis travaillé en fleurs, pâte de groseilles à maquereaux, et au fond la tomme en salade dans les petites coupelles de papier
Plateau de fromages
Bleu du Vercors, Beaufort d’alpage et Gouda fermier au cumin
Claire nous sert le Saint Sot, un rosé à base de cépage Cinsault, idéal pour les beaux jours
Claire nous explique les différences entre les deux Syrah du domaine Mirabel Charmis

Pour accompagner cet atelier d’accord vin/fromage, il y avait également de la charcuterie ardéchoise (saucisson et caillette), ainsi que de l’excellent pain de la boulangerie de Toulaud. Claire avait aussi prévu du jus de pommes produit par son père sur le domaine. Pendant presque deux heures, nous avons pu déguster ces superbes produits et en apprendre plus sur leurs secrets de fabrication. Bien entendu, nous avons aussi beaucoup discuté, et c’était vraiment un moment très convivial. En plus, Claire et Rémi ont adopté un parti pris pour leurs vins, situés en IGP Ardèche (mais sur aucune appellation) : ils ont construits des vins faciles à déguster et apprécier, commercialisés à des prix très abordables. Et c’est un pari amplement réussi !

pain et charcuterie
L’indispensable duo d’un apéro réussi : le pain et la charcuterie
une bouteille et un verre de jus de pommes
Le jus de pommes du Labyrinthe, production du papa de Claire

Les bonnes adresses

  • Vins : domaine Mirabel Charmis à Charmes sur Rhône. Le domaine propose des hébergements si vous souhaitez passer quelques jours en pleine campagne, avec de jolies balades à proximité. Claire peut organiser une dégustation des vins du domaine, sur rendez-vous. Il est aussi prévu d’organiser des évènements sur le domaine, par exemple un banquet champêtre au printemps.
  • Fromages : la Fromagerie de Saint Péray est située dans le centre du village de Saint Péray. Benjamin propose des plateaux de fromage qu’il prépare lui-même. Il est possible de le contacter pour organiser des ateliers de dégustation en accord vin/fromage.
  • Moutardes : le site internet des petites graines de Manon est actuellement en travaux mais elle proposera bientôt une boutique en ligne. En plus de ses quatre recettes de moutarde, elle fabrique de délicieux petits crackers.


Domaine Mirabel Charmis
Charmes sur Rhône – Ardèche – mars 2025


(*) L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération

(*) J’ai été invité par Claire en tant que créatrice de contenu, cette découverte du domaine Mirabel Charmis et des producteurs locaux est donc une collaboration commerciale non rémunérée. Mais je peux vous assurer que j’ai apprécié les produits qui nous ont été proposés. La preuve : je n’ai pas hésité à sortir ma carte bancaire pour acheter vin et moutarde à ramener à la maison.

(*) Les copains : Lydie et Maxime du Caillou aux Hiboux, Lionel De Beaux Lents Demains, Robin, Maxime, Barbara Gulwen Heide, Anne Cécile la Montilienne.

[Drôme] un week-end pour découvrir Valence et ses environs

J’habite à côté de Valence dans la Drôme (je pense que ce n’est plus un secret depuis longtemps !). Je ne suis donc pas partie en week-end à Valence. Mais, ma collègue parisienne Daphnée est venue passer un week-end valentinois début mai. J’avais donc concocté un petit programme de découverte de la ville et de ses environs. Je vais donc partager avec vous ce que nous avons fait : cela pourrait vous donner des idées si vous aussi, vous souhaitez venir découvrir Valence et ses environs le temps d’un week-end.

A Crest, les pivoines étaient en fleurs

Vendredi soir : Valence by night

Daphnée est arrivée de Paris le vendredi soir. Je l’ai retrouvée en début de soirée à la gare routière de Valence Ville où elle venait d’arriver. Notre première mission a été de trouver un restaurant pour le diner. Pour cela, direction les places de l’Université et des Clercs. Là, nous avons assez facilement trouvé une place en terrasse au restaurant Les Bons Vivants. Après le repas, et comme il faisait très bon ce soir-là, j’ai décidé de lui montrer un peu la ville de nuit. Ce petit tour à pied nous a menées vers les principaux lieux du centre ancien de Valence : la cathédrale, le pendentif, la maison des têtes, la place Saint Jean… Nous avons poussé la balade jusqu’en basse ville, pour un autre point de vue sur le clocher de la cathédrale mais aussi pour jeter un œil à la côte Sylvante avec sa porte dans les anciens murs de la ville.

Place des Clercs // Côte Sylvante – Valence

Samedi matin : balade sur la montagne de Crussol

Après une bonne nuit de sommeil, nous étions prêtes pour partir à l’assaut de la montagne de Crussol. Le ciel était un peu couvert mais cela ne nous a pas empêchées de monter jusqu’au château. Le long du chemin, j’en ai profité pour lui montrer quelques orchidées sauvages (je vous en reparle bientôt!). Bien entendu, Daphnée a apprécié la vue sur la plaine de Valence (on ne distinguait malheureusement pas bien le Vercors ni les Trois Becs ce matin-là), ainsi que l’ensemble du site médiéval, si impressionnant. Pour ma part, après ne pas y être allée pendant plusieurs années, c’était la 2e fois que j’y retournais en moins de 10 jours et j’en étais ravie ! Avant d’amorcer la descente, nous avons eu la chance d’apercevoir de grands rapaces tournoyer dans le ciel au-dessus de nos têtes.

Le château de Crussol, vu depuis le théâtre de verdure
Le site médiéval de Crussol s’étend sur environ 3 hectares

Samedi début d’après-midi : pause culture au Musée de Valence

Nous sommes revenues dans Valence pour déjeuner. Le soleil étant revenu, nous avons de nouveau fait le choix d’un restaurant en terrasse, derrière le théâtre cette fois, pour une salade à base de produits locaux (charcuteries ardéchoises et Saint Marcellin). Une fois rassasiées, nous avons pris la direction du Musée de Valence.

Même si, en raison de l’exposition temporaire qui était en cours d’installation, nous n’avons pas pu accéder aux espaces d’art contemporain, j’ai pu montrer à Daphnée la richesse des collections de ce musée. Entre les collections d’archéologie nous plongeant dans le passé de la cité valentinoise, les œuvres d’Hubert Robert, les nombreux artistes drômois exposés (parmi lesquels André Lhote, Vanber ou encore Etienne Noël), les collections de peinture et sculpture, il y en a pour tous les goûts. Nous sommes bien entendu allées saluer la Nymphe Endormie, qui fait vraiment partie de mes œuvres favorites au musée.

Petit à petit, nous sommes arrivées tout en haut du musée au niveau du belvédère. L’occasion de regarder le paysage d’un point de vue différent de celui du matin, puisque nous faisions alors face à la montagne de Crussol.

Dans les couloirs du musée de Valence
Depuis le belvédère du musée de Valence, lecture de paysage

Samedi fin d’après-midi : promenade bucolique le long des canaux de Châteauvert

En sortant du musée, il était l’heure du goûter. C’était donc le moment idéal pour faire découvrir à Daphnée mon salon de café préféré à Valence. Nous avons donc profité de la terrasse de Tamper & Yummy pour prendre un bon jus frais et un café avant de repartir vers la découverte suivante. Pour cela, je l’ai emmenée dans le quartier de Châteauvert pour une balade le long des canaux.

A Valence, les canaux sont alimentés par des sources et ont permis au fil des siècles le développement d’une petite industrie (moulins, travail du cuir…) et du maraîchage dans différents secteurs des faubourgs de la ville. Aujourd’hui, ils sont une réserve de biodiversité très importante. S’il y a une quarantaine de kilomètres de canaux à Valence, seuls 17 km sont à ciel ouvert. On les retrouve essentiellement dans les quartiers du Grand Charran et de Châteauvert, ainsi que du coté du parc Jouvet et du parc des Trinitaires. Il existe un circuit dans chacun de ces secteurs permettant de découvrir les tronçons de canaux à ciel ouvert (vous pouvez les retrouver sur le site de l’office de tourisme).

Partant du parc de la Grande Marquise, nous avons longé les canaux du parc avant de suivre le parcours des canaux de Châteauvert. Je n’avais encore jamais réussi à ne pas me perdre à un moment ou l’autre. Cette fois ne fera pas exception : j’ai bel et bien loupé une bifurcation sur le parcours. Mais ce n’est pas très grave car nous avons tout de même fait une agréable promenade au cours de laquelle nous avons pu profiter de ce petit coin de nature au cœur de la ville.

Le long des canaux de Châteauvert à Valence
Dans le parc de la Grande Marquise à Valence
C’était la saison des amours pour les grenouilles que l’on entendait chanter et qui étaient bien en vue à la surface des canaux

Nous avons ensuite profité d’une pause dans le parc de la Grande Marquise, assises à une des tables de pique-nique qui y sont disponibles. Nous sommes revenues dans le centre de Valence pour la soirée. Nous avons partagé des planches en prenant un verre de vin dans la douceur de cette soirée de printemps, installées dans une ambiance conviviale à la terrasse du Marché sur la place des Clercs.

Dimanche matin : leçon d’histoire à la Tour de Crest

Après une journée très valentinoise le samedi, j’ai choisi d’emmener Daphnée dans la vallée de la Drôme pour le deuxième jour de ce week-end. Nous avons commencé par aller visiter la Tour de Crest. Dominant la vieille ville de Crest avec ses 52 mètres, ce donjon médiéval est le plus haut de France et fait partie des incontournables de la région. Si on le voit de loin, il mérite qu’on aille le visiter à plus d’un titre. Déjà, et c’est sans doute le plus évident, la vue qu’on a depuis le sommet de la tour est impressionnante. Ensuite, la tour de Crest est riche d’une histoire longue, débutée au Moyen-Âge en tant que château-fort et continuée comme prison d’état après son démantèlement en tant que forteresse, et ce jusqu’à la fin du XIXe siècle.

L’entrée de la Tour de Crest nous plonge dans son passé de prison sous l’Ancien Régime

La visite se fait avec un audio-guide (qui a d’ailleurs été revu par rapport à ma précédente expérience, et dont la durée des explications m’a semblé plus pertinente). Elle nous emmène à travers l’histoire de la tour avant de nous conduire aux terrasses qui dominent le donjon. Là, la vue panoramique à 360° permet normalement de voir du Diois aux sucs d’Ardèche et du Vercors au synclinal de Saoû et jusqu’à la Drôme Provençale. Mais, comme la veille à Crussol, le ciel n’est pas en notre faveur et les paysages sont un peu (trop) voilés. Malgré tout, Daphnée est impressionnée, tant par le bâtiment que par la vue. Et, nous avons eu la chance de croiser un visiteur pas comme autres : un charmant petit chat noir qui semblait connaître les lieux sur le bout des pattes.

La terrasse couverte est en fait le toit primitif de la Tour de Crest. Servant de récupérateur d’eau, il présentait des défauts d’étanchéité, conduisant à la construction d’un toit permettant également de récupérer l’eau de pluie. Celle-ci se déverse via des canalisations plongeant de toute la hauteur de la tour vers une citerne située sous le rez-de-chaussée.
Crest vue depuis le toit de la tour

Nous sommes ensuite descendues à pied dans Crest, où nous avons cherché un lieu pour déjeuner. Peu de restaurants sont ouverts le dimanche midi, et ils sont souvent vite pris d’assaut. Nous avons eu la chance de trouver une table au restaurant Sur les quais. De tous les endroits où nous avons mangé au cours du week-end, c’est certainement celui que j’ai le plus apprécié avec sa cuisine inventive tout en finesse. J’aurai plaisir à y retourner quand l’occasion se présentera (en pensant à réserver préalablement cette fois).

Dimanche début d’après-midi : découverte de villages perchés de la vallée de la Drôme

En arrivant, Daphnée m’avait parlé de son envie de voir de jolis villages au cours du week-end. Et de ce côté là, il y a largement de quoi faire dans la vallée de la Drôme. Je l’ai d’abord emmenée à Autichamp, où j’étais repassée peu avant. Entre la vue sur la campagne et le synclinal de Saoû, les jolies calades fleuries et les lavoirs-fontaines, j’ai chaque fois que j’y vais l’impression d’entrer dans un conte de fées !

A Autichamp, les points d’intérêt sont fléchés… j’ai néanmoins souri en voyant ce panonceau car finalement, de là où il était posé, on voyait exactement ce qu’il y a sur la photo du dessous
Même par temps couvert, la vue depuis Autichamp est magique !
Iris et valérianes en fleurs le long d’une calade à Autichamp

Nous avons ensuite pris la direction de Chabrillan. Là, la vue mérite le crochet depuis la route départementale, tout comme le petit jardin botanique et les ruelles du village dominé par les ruines du château. Nous avons profité du café-bibliothèque pour prendre un rafraîchissement avant de repartir.

Vue sur le village de Chabrillan, dominé par son château

Dimanche fin d’après-midi : visite dans le vignoble de Brézème

Pour terminer cette journée, et parce que Daphnée avait été surprise de la quantité de vignobles aux environs de Valence depuis le début de ce week-end, j’ai décidé de l’emmener faire une dégustation de vins. Comme nous étions dans la vallée de la Drôme, j’ai eu envie de lui faire découvrir le petit vignoble de Brézème à Livron. Coup de chance, c’était le week-end De Ferme en Ferme et le château La Rolière était ouvert. J’avais eu l’occasion de découvrir ce domaine familial il y a 2 ans et demi lors d’une précédente édition De Ferme en Ferme, et j’étais tombée sous le charme à la fois du lieu et de leurs vins. La visite est conduite par des membres de la famille propriétaire, dont on sent l’attachement aux lieux. Après avoir vu les vignes, et le chai, on passe à la dégustation des différentes productions du domaine : blanc, rosé (un des meilleurs que j’ai goûtés) et rouge. Inutile de dire que ni l’une ni l’autre ne sommes reparties les mains vides !

Vignes de Brézème
Au château la Rolière, entre les rangées de vignes, des plantes assurent la biodiversité d’une part et la régénérescence du sol d’autre part.
Vignes avec vue…

(*) L’abus d’alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération


La journée du dimanche touche à sa fin. Nous profitons encore de la soirée pour un diner en terrasse, sous la halle de la place de Saint Jean à Valence. Après les ravioles le midi à Crest, c’est l’occasion de lui faire goûter une autre spécialité locale : la pogne, servie façon pain perdue au dessert. Cette note sucrée marque la fin du weekend de Daphnée à Valence. Elle repart en effet pour Paris tôt le lundi matin, avec de jolis souvenirs de ma belle région (pour preuve, j’ai la façon dont elle en parlé à tout le monde au bureau le jour suivant). J’étais pour ma part ravie de faire découvrir Valence et ses environs… Et si vous ne connaissez pas encore la Drôme, venez donc changer d’air à Valence en vous inspirant du déroulé que j’avais proposé à ma collègue !

[petits moments] août 2022 – sécheresse et trottinette électrique

Après deux semaines de vacances bien occupées, entre Auvergne, Bretagne et Normandie, la suite du mois d’août s’est passée au travail… Mais, durant les week-ends et les fins de journées, j’ai multiplié les bons moments que ce soit des instants partagés en famille ou de jolies promenades.

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Un petit tour à la cascade…

Après une journée de télétravail, j’ai eu envie de prendre un peu l’air pour profiter d’une accalmie dans une semaine où les orages avaient été nombreux et parfois violents. Je suis allée faire un tour vers la cascade du Rif, à La Baume Cornillane. Je pensais que les pluies des jours précédents lui auraient permis de couler un peu, mais une fois sur place, je n’ai pu que constater son assec ainsi que celui du ruisseau qu’elle alimente ! S’il est fréquent que son débit diminue fortement en été, je ne l’avais encore jamais vue complètement asséchée, et je ne pensais pas que la mare sous la cascade puisse être sèche elle aussi à ce point…

Des panneaux d’interprétation ont été installés sur le site
Assec total de la cascade et du ruisseau…
Quand le soleil joue avec le feuillage des arbres

La Baume Cornillane – Drôme – août 2022

(*) Je vais assez souvent dans ce secteur. Si vous souhaitez voir la cascade en eau, vous pouvez aller voir comment elle était en octobre puis en janvier dernier par exemple.

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Une balade à la découverte des paysages et des produits locaux…

Un samedi midi, grâce à la plateforme Partir-ici.fr d’Auvergne Rhône Alpes Tourisme (dont je suis éclaireuse), j’ai eu l’occasion de vivre une expérience originale avec Trot Trot Trot en Drôme des Collines : un apéro-trott !

Le concept consiste à faire une balade en trottinette électrique tout terrain, en passant dans une chèvrerie et dans une domaine viticole afin de récupérer les produits nécessaires pour prendre l’apéritif avant de partager ce moment en pleine nature…

C’était un challenge pour moi (pas la partie apéritif, plutôt celle en trottinette…), et malgré mon sens de l’équilibre aléatoire et mes craintes à chaque fois que cela descendait/tournait/allait un peu trop vite, j’ai été fière de le faire jusqu’au bout (et sans tomber !).

En tous cas, j’ai beaucoup aimé le concept et je peux affirmer que chez Trot-Trot-Trot , ils sont hyper patients, très encourageants et drôlement sympas !

Prêts au départ // après l’effort, le réconfort
Fromages de chèvre Tommes de l’Aillon // Vin Domaine du Château Vieux

Génissieux / Triors – Drôme – août 2022

Et comme j’ai repéré des bons produits et de jolis paysages, il est bien possible que je retourne dans ce secteur pour une randonnée…

(*) L’apéro-trott était une invitation (collaboration commerciale non rémunérée) d’Auvergne Rhône Alpes Tourisme

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[Drôme] rendez-vous au sommet… de la Tour de Crest

Trois semaines après être allée en famille visiter la Tour de Crest, j’ai été invitée à m’y rendre de nouveau par Terres de Drôme, un collectif sur Instagram qui met en avant les jolis lieux de notre beau département. Sur place, j’ai retrouvé une quinzaine d’autres instagrameurs et blogueurs pour une visite en fin de journée. (Et cette fois, je n’avais pas oublié mon appareil photo !)

Guidés par Pierre-Paul-Alexandre de Montrond, Major de la Tour de Crest au XVIIIe siècle, nous sommes partis à la découverte des histoires qui se cachent dans les cellules du donjon. En effet, si au départ la Tour est bel et bien le vestige d’une ancienne place forte médiévale, elle est devenue Prison d’Etat au XVIe siècle. Les prisonniers par lettre de cachet y seront nombreux et cela vaudra à la tour le surnom de Bastille du Sud. Au fil des siècles, la tour accueillera des populations carcérales diverses. Huguenots, canuts ou encore opposants à Napoléon III seront parmi les plus nombreux et leurs conditions de détention varieront selon les époques et les motifs de leur emprisonnement.

Quelques tentatives d’évasion auront également lieu. La plus accrobatique sera celle de Philippe Rivoire dont je vous ai déjà parlé. Mais certains tenteront aussi de soudoyer les gardiens et de passer par l’unique point d’accès à la Tour : la grosse porte d’entrée (par laquelle on passe toujours aujourd’hui).

Petit à petit, nous arrivons vers le sommet de la Tour. Sur la terrasse couverte, la lumière dorée du soir nous accueille. Nous nous émerveillons de la vue. Puis nous continuons notre ascension jusqu’à la plus haute terrasse. Nous avons monté 257 marches, nous sommes à 300 mètres d’altitude au sommet d’un donjon de 52 mètres de haut… et le spectacle du soleil couchant se déploie sous nos regards.

C’est l’appel du chocolat qui nous fera redescendre. En effet, la chocolaterie Frigoulette de Beaufort sur Gervanne s’est associée à la cave Jaillance de Die pour nous proposer une dégustation. Nous en apprenons un peu plus sur la philosophie de la chocolaterie Frigoulette et ses engagements : bio, vegan, utilisation d’un maximum de matières premières localement sourcées, et du chocolat équitable issu de plantations de Sao Tomé sélectionnées. Le chocolat est vraiment excellent (et je note donc d’aller faire un tour à la chocolaterie début décembre…) et l’on sent toute la passion des chocolatiers quand ils parlent de leurs produits. Une coupe de clairette Cuvée Impériale nous permet de trinquer au bon moment que nous avons passé (je note d’ailleurs également qu’il faudrait que je fasse un saut à Die en prévision des fêtes de fin d’année).

La nuit est tombée. Il est temps de redescendre dans la tour déserte et silencieuse pour gagner la sortie…

Le Major Pierre-Paul-Alexandre de Montrond nous guide dans la Tour de Crest
Au fil de l’ascension, le paysage se dévoile
Profiter de la vue…
Le soleil se couche sur la vallée de la Drôme
Heure dorée sur le synclinal de Saoû
La lumière dorée du couchant passe à travers les fenêtres.
Du haut de la Tour, on aperçoit les Trois Croix de Crest
Coucher de soleil
Sur la terrasse couverte (qui était à l’origine un toit-terrasse permettant la récupération des eaux pluviales, mais manquait d’étanchéité. Une toiture en tuiles lui a été ajouté, tout en gardant un principe de récupération de l’eau de pluie)
Dégustation de chocolats et de clairette

Tour de Crest – Drôme – septembre 2021

(*) La clairette est toujours à consommer avec modération !

[projet 52-2021] semaine 28 – fruit(s)

Cette semaine, dans le projet 52, il est question de fruits. Il faut dire que nous sommes en pleine saison pour les abricots, les pêches (et toutes leurs déclinaisons), les melons, les tomates, mais aussi encore les fraises et les framboises… J’avais donc en positionnant ce thème à cette période de l’année, pensé à des photos colorées de teintes rouges et oranges…

Mais finalement, mes fruits sont… verts !

La semaine dernière, dans les états d’esprit, j’ai évoqué le vin de noix que j’ai mis en macération après avoir trouvé des noix vertes au marché. En effet, le vin de noix se fait à partir des « noix de la Saint Jean » (cette année compte-tenu de la météo du printemps, il a fallu attendre une quinzaine de jours supplémentaires… ). Voici donc mes noix vertes découpées (et je vous mets la recette en fin d’article).

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Pour voir les fruits des autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.

A noter : en cette période estivale, je vais préférer profiter de moments en famille à passer du temps devant mon ordinateur. Aussi, je ne garantis pas de délai de validation des commentaires qui passeraient en modération (mais je les validerai dès que possible, c’est certain ! ). Profitez bien vous aussi de votre week-end !

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Et pour les plus curieux, ou ceux qui voudraient tenter l’année prochaine, voici la recette du vin de noix !

Ingrédients :

  • 30 à 40 noix vertes
  • 1 litre d’alcool à fruits
  • 1 kg de sucre
  • du vin rouge pour compléter une dame-jeanne de 5 litres

Et après ?

Couper les noix en 4. Les mettre au fond de la dame-jeanne. Ajouter le sucre, l’alcool et le vin rouge par dessus. Bien mélanger. Fermer et mettre dans un endroit frais et sec pour 3 mois.

On peut mélanger de temps à autre mais ce n’est pas indispensable (en fait, j’oublie de le faire… ). Le vin de noix est prêt quand le goût acre du brou de noix est passé. Il suffit alors de verser le liquide filtré en bouteilles, et de consommer à l’apéritif avec modération !

[Drôme] le château la Rolière et le vignoble de Brézème

Lors de l’édition 2020 De Ferme en Ferme, nous sommes allés visiter le Château La Rolière. C’était aussi l’occasion de découvrir le vignoble de Brézème.

Celui-ci s’étend sur à peine une trentaine d’hectares sur le coteau et le plateau surplombant Livron et la vallée de la Drôme, là où elle s’apprête à rejoindre le Rhône. Avec sa superficie, il est trop petit pour bénéficier de son appellation propre et fait donc officiellement partie des vins de l’AOP Côtes du Rhône. Afin de les démarquer des autres secteurs des Côtes du Rhône (qui vont de Vienne à Avignon), il est sous-titré Brézème.

En effet, les vignes se développent sur un terroir particulier, à la limite méridionale des Côtes du Rhône septentrionales. En résumé, Brézème est le vignoble qui fait la jonction entre le nord et le sud de l’appellation Côtes du Rhône.

Le château La Rolière est situé sur le plateau. Ce domaine, entièrement clos de murs, s’étend sur 8 hectares de sols alluviaux et de galets roulés. Il bénéficie d’une exposition sud/sud-est où la chaleur du soleil est contrebalancée par le vent porté par la rivière Drôme en provenance du Vercors. Sa situation géographique le protège également du mistral de la vallée du Rhône.

Sur le domaine, les pieds de Syrah, Grenache, Viognier, Roussanne et Marsanne murissent leurs grains. Ils sont ensuite vendangés à la main : la configuration du terrain et le choix de conserver les vignes anciennes ne permettent pas un travail mécanique. La vinification puis la mise en bouteilles se fait ensuite dans le chai sur la propriété.

Des vignes sont cultivées sur le domaine depuis le milieu du XIXe siècle mais c’est dans les années 1970 que celles-ci sont remises en état pour produire le vin de Brézème au Château La Rolière. C’est depuis une histoire familiale où chacun s’investit pour faire vivre le domaine (il y a également des productions fruitières sur celui-ci).

La visite nous a permis de découvrir les vignes d’abord, avec leurs murs de clôture, et d’appréhender leur situation géographique par lecture de paysage.
Puis, nous avons pris la direction du chai de vinification pour en découvrir les différentes étapes (et se rendre compte par nous-même que la fermentation est exothermique…). Enfin, nous avons conclu cette visite par une dégustation de quelques vins produits sur le domaine.

Depuis les vignes vue sur la montagne ardéchoise
Un domaine clos de murs
Grapillons laissés sur les vignes après les vendanges, faute d’être assez mûrs.
Les murs du domaine sont en galets roulés
Vue sur la vallée de la Drôme et le synclinal de Saoû
le chai de vinification
Vins en cours de vieillissement
Tonneaux…
Vue sur les 3 Becs et le synclinal de Saoû depuis la cour du chai
Dégustation du vin rosé

Château La Rolière – Livron sur Drôme – Drôme – septembre 2020

(*) La taille du vignoble de Brézème en fait le terroir de vins intimistes, peu distribués. Ceux du Château La Rolière sont accessibles uniquement en vente directe à la propriété.
L’abus d’alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération.

[petits moments] du 20 au 26 juin 2020

SAMEDI 20 JUIN. Arrêt à Moulins sur le retour de Bretagne. C’est l’occasion de découvrir la ville et ses jolis bâtiments. Au détour d’une rue, sur une boîte aux lettres, j’ai repéré un pochoir de Christian Guémy / C215.

place d’Allier – Moulins – Allier

La météo était parfaitement adaptée pour prendre la première glace de l’année à emporter…

Citron jaune / cassis noir

Le hasard a mis sur mon chemin une boutique des Bougies de Charroux… Impossible de ne pas craquer !

Myrtille, Cèdre du Liban, Herbe coupée

Et pour finir la journée, profiter des derniers rayons du soleil en terrasse, sur la place d’Allier…

Place d’Allier – Moulins – Allier

DIMANCHE 21 JUIN. Prendre le petit déjeuner au lit, voilà qui ne m’était pas arrivé depuis des années !

Toujours à Moulins, à côté du pont Régemortes, sur la rive gauche, il y avait une exposition de vaches décorées…. avec la vue sur les flèches de l’église du Sacré Coeur et de la cathédrale, au delà de la rivière Allier.

Moulins – Allier

[Drôme] soirée speed-tasting au Valence en Gastronomie Festival

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Ce week-end a eu lieu l’édition 2019 de Valence en Gastronomie Festival. J’ai eu la chance d’être invitée par Valence Romans Tourisme à participer à la soirée speed-tasting en compagnie d’un petit groupe d’instagramers.

Le concept de la soirée repose sur des dégustations d’accords mets/vins orchestrées par les futurs sommeliers des grandes maisons, actuellement en fin de formation au lycée hôtelier de Tain l’Hermitage.

Les jeunes sommeliers en binôme proposent une dégustation commentée d’un vin accompagné d’une petite bouchée en accord, et partagent avec passion leur amour du vin.

Lorsque le coup de gong retentit, il est temps de passer à l’atelier suivant pour découvrir un autre vin et un nouvel accompagnement. La soirée est donc très rythmée et on n’a pas le temps de s’ennuyer.

Ce sont ainsi six vins que nous avons eu le plaisir de déguster : la superbe clairette en biodynamie de Jaillance (que j’avais déjà eu le plaisir de découvrir lors d’une visite de la cave il y a quelques années), un Chignin-Bergeron (vin blanc de Savoie), un Saint Peray du Domaine Colombo, un intéressant rosé d’Auvergne (dont j’ai stupidement omis de noter le nom ! ), un Morgon (qui montre clairement que le Beaujolais est un terroir riche de vins aux arômes nettement plus riches que ceux du Beaujolais Nouveau), et enfin un Grignan-les-Adhémar rouge.

Pour terminer la soirée sur des notes locales, nous sont proposés quelques ravioles cuites au bouillon de volaille, un jus de fruits bio de la ferme Margerie et un thé glacé des Jardins de l’Hermitage, dont j’apprécie déjà les tisanes et thés (coups de coeur en ce moment à la maison pour le Chant des Grillons, les Alpages  et le Jardin de Majorelle).

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Festival Valence en Gastronomie – Drôme
19 septembre 2019

 

(*) bien entendu, la dégustation de vins doit se faire avec modération….

(**) Merci Valence Romans Tourisme pour l’invitation (collaboration commerciale non rémunérée) à partager cette expérience et le bon moment passé !