Samedi dernier, toute la journée a été teintée d’une couleur orangée, un peu sépia due à un vent de sirocco. Ce vent portait des particules de sables sahariens, causant cet effet visuel très impressionnant.
Au moment où le soleil déclinait (juste avant le couvre-feu), je suis allée faire quelques dernières photos alors que la pluie arrivait, signifiant la fin du phénomène.
Quand j’ai mis ce thème sur la liste, j’ai vraiment pensé à prendre quelque chose en photo très tôt le matin ou très tard le soir. Mais comment faire comprendre qu’il est très tôt ou très tard ? Finalement, la nuit ne tombe pas si tard que cela et le jour ne se lève pas si tôt…
Je me suis alors demandée quel était ce moment où il était à la fois très tard et très tôt, ce moment où on va se coucher sans trop savoir si c’est encore le soir ou déjà le matin (que ce soit après avoir passé un bon moment partagé, avoir veillé trop tard avec un bon livre ou avoir regardé trop longtemps une série…). Je me suis surtout attaché à ce que l’on ressent à ce moment-là : une sorte de demi-sommeil, de brouillard qui rend les contours un peu flous…
Ce soir-là (ou était-ce un matin ?), le brouillard nimbait le village et floutait les contours des maisons…
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Pour voir comment les autres participants se comportent tôt ou tard, il suffit de suivre les liens dans les commentaires…
En janvier, après quelques journées très froides, je suis de nouveau allée à la cascade du Rif à La Baume Cornillane. Le chemin d’accès était gelé, et finalement bien moins glissant que lors de mon précédent passage.
Arrivée au pied de la cascade, j’ai trouvé, comme je m’y attendais, quelques stalactites de glace qui ajoutaient une touche de féérie. Après un long moment à observer le ballet de l’eau qui tombe dans cet environnement glacé, j’ai eu envie d’aller voir le haut de la cascade.
Je suis donc partie en direction de la grotte de la Dame d’où j’ai jeté un coup d’oeil au château des Cornillans à travers les branches, puis j’ai contourné le rocher où se trouve la grotte pour monter à l’arrière de celui-ci. Un petit sentier, pas toujours bien marqué et parfois envahi par la végétation, permet d’accéder au ruisseau qui se déverse dans la cascade. Il suffit alors de suivre le ruisseau pour surplomber la cascade.
Là, le ruisseau s’est frayé un chemin en creusant la roche au fil des millénaires. Je me suis avancée avec prudence (une glissade m’aurait valu une chute de plusieurs dizaines de mètres, je préférais ne pas essayer !) jusqu’au saut du ruisseau. Assise sur le rocher, j’ai pris le temps d’admirer le paysage à travers l’échancrure creusée par l’eau.
En revenant sur mes pas, j’ai pu admirer les points de vue sur la Raye enneigée. Les nuages qui passaient permettaient au soleil de jouer à cache-cache et d’éclairer différents lieux les uns après les autres, créant d’éphémères ambiances de contes de fées.
Enfin, en retournant sur la route qui me ramenait à la voiture, c’est le château des Cornillans, majestueux, que j’avais en point de mire… Une fin parfaite pour cette randonnée… une fin qui ne pouvait que me donner envie de revenir, encore !
Stalactites de glace autour de la cascadeVue sur le château des Cornillans à travers les arbres depuis la Grotte de la DameLe ruisseau a creusé son lit dans le rocher… Vue sur les environs depuis le haut de la cascadeLe saut du ruisseau du RifMontagnes enneigées… Magie de l’hiver…Paysages fantasmagoriques… Vue sur la RayeEn se retournant, admirer le château des Cornillans…Invitation à revenir randonner par ici…
La Baume Cornillane – Drôme – janvier 2021
(*) L’accès au haut de la cascade est dangereux. Le chemin d’accès au ruisseau demande de « mettre les mains » par endroits, et est très peu marqué. Les rochers aux abords du saut du ruisseau peuvent être très glissants en fonction des conditions météo. La cascade fait plusieurs dizaines de mètres de haut ! Il convient donc d’y aller avec la plus extrême prudence…
Samedi dernier, j’avais une course à faire à Tain et j’avais donc décidé de monter sur la colline de l’Hermitage pour une balade au milieu des vignes. La surprise est venue du ciel : depuis la fin de la nuit, un vent de sirocco balayait la région et apportait une lumière orangée sur les paysages.
Quand je me suis réveillée samedi matin, la lumière extérieure était très nettement orange, dans une nuance assez vive. J’ai mis un moment à réaliser que ce n’était pas juste l’effet du lever du soleil. Après m’être demandée ce qui pouvait en être la cause, j’ai bien vite trouvé sur les réseaux sociaux des explications. Le sirocco avait pris possession des airs et les particules de sable saharien qu’il transportait filtraient la lumière du soleil produisant ce ciel atypique.
Je n’ai donc pas changé mes plans et suis partie sur la colline de l’Hermitage. Après avoir laissé ma voiture au parking situé au pied du belvédère de Pierre-Aiguille, j’ai pris la direction de la chapelle. La couleur du ciel s’était adoucie mais restait légèrement sépia.
Après un arrêt « contemplation du paysage » au pied de la chapelle, je suis partie sur les petits chemins serpentant entre les parcelles de vignes sur la colline. Les cultures en terrasse épousant les formes irrégulières des lieux ont un côté très graphique qui me plait beaucoup. Il me faut en plus avouer que jusqu’à présent je m’étais contentée des abords immédiats de la chapelle. Je découvre donc d’autres aspects de la colline et des chemins moins formatés.
De temps à autre, une petite construction apparait : abris pour les viticulteurs, édicules surmontés de croix, anciens abreuvoirs… Le patrimoine bâti de la colline ne se résume pas à la seule chapelle !
Progressivement, je me rapproche du pied de la colline, repérant au passage d’autres chemins que j’aimerais explorer (et je me dis qu’une prochaine fois, il faudrait que je parte d’en bas pour changer). Il est temps de faire demi-tour, avec plusieurs idées de futures balades en tête !
Depuis le haut de la colline, un figuier de Barbarie avec vue sur les vignes étagées Vue plongeante sur Tain et TournonEn direction de la chapelle…vue sur Tournon de l’autre côté du RhôneLa chapelle de l’HermitageLe côté graphique du vignoble est souligné par l’absence des feuilles à cette saisonLes courbes de la colline de l’Hermitage
Colline de l’Hermitage – Tain l’Hermitage – Drôme – 6 février 2021
(*) Le parking est situé entre les accès aux belvédères de la chapelle et de Pierre-Aiguille. Il est fléché depuis Tain, en prenant la route de Larnage. L’accès à la chapelle depuis le parking est facile et peut être pratiqué avec une poussette (pour un fauteuil roulant, la pente reste assez importante et le chemin est en partie en terre et en partie en pavés grossiers, ce qui risque de rendre les choses assez délicates).
Pour être complètement honnête, je dois avouer qu’au début, j’avais mis « origami » comme thème pour cette semaine. J’ai modifié en pliage(s) afin d’ouvrir un peu plus le thème, de le rendre moins limitant… Mais je n’ai pas réussi à trouver une autre idée pour l’illustrer que celle de l’origami !
J’ai un temps envisagé de faire un saut au Parc de l’Epervière à Valence afin d’y photographier les pliages de métal qui y sont exposés, mais j’ai manqué de temps (et surtout j’ai préféré profiter du seul jour de soleil du week-end dernier pour une sortie en pleine nature !). Je suis donc bien vite revenue à ma première idée.
Il restait cependant un écueil : je ne suis pas douée du tout pour faire des origamis. Un simple avion ou bateau en papier me demande une concentration extrême pour un résultat assez peu probant ! Heureusement, Melle 3e est venue à mon secours. En effet, contrairement à moi, elle n’a aucune difficulté à faire un origami… Elle a donc fait pour moi un crabe (que l’on ne voit pas sur la photo), une grue et une fleur de lys.
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Pour découvrir les pliages des autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires…
J’avais vu passer sur les réseaux sociaux que le plan d’eau du barrage sur l’Isère de Saint Hilaire du Rosier était en train d’être purgé. Hier, j’ai eu l’occasion de faire un saut à Saint Nazaire en Royans afin de voir cela.
Le lac de la Bourne est ainsi essentiellement vidé en dehors du lit de la Bourne et de celui de la résurgence de Thaïs (qui compte-tenu des dernières pluies ont un bon débit). Le bateau à roues est posé à même la vase, fortement accumulée à cet endroit.
Dans la vase, on devine un ancien petit pont sur le ruisseau provenant de la grotte. Les parois rocheuses en face du débarcadère (et en aval) témoignent de la hauteur d’eau qu’il y a habituellement à cet endroit.
En amont de Saint Nazaire, la Bourne s’étale également moins, coulant selon son lit naturel. Et en aval de Saint Nazaire, on constate le même phénomène également sur l’Isère.
L’aqueduc était fermé mais j’aurais été curieuse de voir d’en haut ce paysage si différent de celui auquel nous sommes accoutumés !
La Bourne continue à s’écouler alors que le niveau du lac a été baisséLe bateau à roues repose à plat sur la vaseEn amont de Saint Nazaire aussi le niveau de l’eau a diminuéDepuis le pont de Saint Hilaire du Rosier, la confluence de l’Isère et de la BourneLa Bourne en aval de Saint Nazaire
Voilà une sortie qui a été complètement improvisée. Ce midi-là, je devais déplacer ma voiture. Plutôt que de simplement la changer de parking, et comme le soleil brillait, j’en ai profité pour aller faire un tour à Peyrus en guise de pause déjeuner.
Arrivée sur le parking du cimetière de Peyrus, le paysage scintillait ! La neige des jours précédents avait fondu au soleil et regelé rapidement. Toute la végétation était entourée d’un carcan de glace translucide !
J’ai traversé le cimetière pour ressortir côté champs et emprunter le chemin qui mène jusqu’à la Vierge de Voeu. Tout brillait autour de moi. La brise qui agitait les branches des arbres de cristal produisait un clac-clac hypnotique en faisant se cogner les branches gelées les unes aux autres.
Plus j’avançais, plus je m’enfonçais dans un monde féérique. J’étais arrivée au Pays des Merveilles Hivernales. J’allais me retrouver nez à nez avec la Reine des Neiges. La nature avait sculpté un royaume enchanté.
Le moindre brin d’herbe devenait magique. Le soleil magnifiait le paysage.
J’ai prolongé au maximum cette pause déjeuner… Et quand j’ai dû quitter la magie de l’hiver pour retourner travailler, je suis repartie avec des étoiles plein les yeux !
Les arbres scintillent dans le soleilLa végétation est prise dans une gangue de glaceAu pied de la Vierge du VoeuRetour vers la chapelle Saint Pierre et le cimetièreLe paysage est entièrement glacé
Peyrus – Drôme – janvier 2021
(*) Le cimetière de Peyrus est un bon point de départ pour plusieurs randonnées de ce côté de la commune. Il offre en effet la praticité d’un grand parking. Pour rejoindre rapidement les chemins situés de l’autre côté, il suffit de le traverser en entrant par la plus ancienne des deux grilles sur le parking et en ressortant de l’autre côté de la chapelle Saint Pierre, par une grille donnant « sur le champs » (en réalité cette grille permettait d’accéder au cimetière à pied depuis le village en parcourant l’ancien chemin de croix dont on trouve quelques stations un peu plus bas, un peu enfouies dans la végétation).
Au fil de mes randonnées ces dernières semaines, j’ai pris en photo de nombreux détails de la végétation prise dans la glace ou recouverte par la neige.
En voici quelques-unes, juste pour le plaisir des yeux !
La photo que j’ai choisie pour illustrer le thème Réverbère(s) du projet 52 s’est imposée comme une évidence.
En effet, je l’ai prise un soir où je faisais des photos des décorations lumineuses pour Noël durant le mois de décembre. Juste avant, j’avais décidé de mettre ce thème sur la liste des thèmes pour 2021. Et, en rentrant après avoir photographié les lumières multicolores, j’ai aperçu ce lampadaire qui éclairait à travers les branches d’un arbre, soulignant quelques toiles d’araignée suspendues à celles-ci. Alors, j’ai pris une photo en sachant que je l’utiliserai pour ce thème et en sachant aussi que je la traiterais en noir-et-blanc.
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Pour voir quels sont les réverbères choisis par les autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.