Toujours pas de sortie, donc toujours pas de nouveaux paysages à proposer… Je continue donc à photographier ce qui se trouve chez moi… mais aussi ceux qui se trouvent chez moi !
Parmi les sujets, j’ai donc Vador, le chat de la maison. Vous l’avez sans doute déjà croisé par ici à l’occasion, dans un fourre-tout et un peu plus souvent depuis le confinement.
Pour une fois, ce billet, résultat de plusieurs séances, lui est entièrement dédié !
Le Suisse de Valence est un gâteau sablé (appelé Pantin quand on s’éloigne un peu de la plaine de Valence), parfumé aux agrumes. Il est traditionnellement dégusté le dimanche des Rameaux.
Habituellement, j’achète un Suisse dans une bonne boulangerie à l’occasion des Rameaux. Mais cette année, avec le confinement, je sors le moins possible et je ne vais pas en ville. C’était donc l’année adéquate pour me lancer dans la réalisation de mon tout premier Suisse maison !
Hier, j’ai donc suivi la recette postée sur les réseaux sociaux par Valence Romans Tourisme, en l’adaptant très légèrement car je n’avais pas d’oranges confites et la fleur d’oranger n’est pas très appréciée de tous à la maison. J’ai donc remplacé une partie de l’eau de fleur d’oranger par de l’extrait de citron et du rhum.
Avec les quantités de la recette, on obtient un grand Suisse (comme vous pouvez voir ci-dessous, il fait la taille de ma plaque à pâtisserie… et il me reste un peu de pâte à cuire).
En fait, la pâte à Suisse est facile à réaliser. Pour le façonnage, j’ai fait cela « au feeling », taillant grossièrement la forme du bonhomme dans la pâte étalée, puis j’ai ajouté les bras et les motifs de décoration. Je suis plutôt satisfaite du résultat que j’ai obtenu, tant visuellement que gustativement !
Le Suisse prêt à être cuit !
Ingrédients :
500 g de farine
150 g de beurre pommade
200 g de sucre
2 oeufs + 1 pour la dorure
1/2 sachet de levure (ou 5 g de bicarbonate de soude alimentaire)
50 g de morceaux d’oranges confites (je n’en ai pas mis)
60 g d’eau de fleur d’oranger (j’ai adapté à nos goûts et en ai mis moins)
Et après ?
Mélanger le beurre pommade avec le sucre, la levure et l’orange confite. Ajouter les 2 oeufs. Quand le mélange est crémeux, ajouter l’eau de fleur d’oranger, puis incorporer la farine. Pétrir jusqu’à obtenir une pâte homogène. Laisser reposer 1h sous un torchon (à température ambiante). Façonner le Suisse (ne pas oublier le chapeau, les moustaches, les boutons… ). Dorer avec l’oeuf battu (éventuellement additionné d’un sucrant type miel ou sirop d’agave). Cuire environ 30 minutes dans le four à 180°C. Le sortir dès qu’il est bien coloré.
Tant que le confinement continue, ce journal de confinement fait de même. Vous pouvez retrouver les semaines précédentes en suivant les liens : – Semaine 1 – Semaine 2
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SAMEDI 28 MARS. Le soleil est de retour et permet de garder les fenêtres ouvertes. C’est agréable de pouvoir en profiter après quelques jours plus froids. D’ailleurs, j’ai imité Vador et décidé de faire une courte sieste réparatrice dans un rayon de soleil. J’ai également profité du soleil pour faire les carreaux (soit le truc que je déteste fait faire et que je fais le moins souvent possible… là, je suis tranquille pour de nombreux mois ! )
DIMANCHE 29 MARS. On a changé d’heure. Plus encore que les autres fois, j’ai complètement zappé ! Il faut dire que sans horaire à respecter, c’est moins important…
Profiter d’un rayon de soleil
LUNDI 30 MARS. Nous devons poser nos jours de congés restants avant la fin du mois de mai. J’en profite donc pour me reposer un peu… Au programme : lecture, cuisine, internet… Je n’ai pas choisir le meilleur jour tellement il fait gris, mais malgré tout la journée passe trop vite….
MARDI 31 MARS. C’est reparti pour une petite semaine de grosses journées de travail. Je ne vais encore pas m’ennuyer d’ici vendredi. Le télétravail rend plus floue la frontière entre temps professionnel et temps personnel… Je le savais déjà car cela fait plusieurs années que je travaille régulièrement depuis chez moi, mais le fait que ce soit tous les jours sur une longue période rend le phénomène encore plus marqué.
Toujours bien accompagnée pour travailler
MERCREDI 1er AVRIL. Les poissons sont un peu passés à la trappe cette année. Les jours de la semaine se suivent en se ressemblant et c’est compliqué pour moi de savoir quel jour nous sommes (pas la date, mais le jour de la semaine…). Avec le confinement, l’écoulement du temps s’est installé dans une sorte de routine monotone.
JEUDI 2 AVRIL. Constat du jour : 5h30 de réunions, c’est long / 5h30 de réunions en visio, c’est très long (surtout quand c’est à toi de prendre les notes pour le compte-rendu) ! Après une telle journée, et un peu de cuisine du placard, je n’ai pas traîné pour aller dormir…
VENDREDI 3 AVRIL. Je ne suis pas sortie de chez moi depuis une semaine, mais là, les courses étaient devenues indispensables. Boulangerie, épicerie, boucherie… j’ai maintenant que quoi faire pour plusieurs jours, et j’ai même trouvé des chocolats pour Pâques, et des fraises !
Initialement, pour ce thème Vers le Bas, j’avais pensé à une vue plongeante depuis un balcon ou un promontoire. Les circonstances actuelles font qu’il ne m’est plus possible d’aller faire des photos en montagne. Et même si mes archives regorgent de jolis paysages, ce n’est plus que ce j’avais envie de montrer.
J’ai hésité à prendre une photo depuis la fenêtre de l’étage vers la rue déserte… mais je n’en ai pas eu le temps lors des journées ensoleillées !
Alors, j’ai opté pour une autre approche : quelque chose qui irait vers le bas. Et pour cela, quoi de mieux que la pluie se glissant le long d’une feuille de plante verte ?
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Pour voir comment les autres participants vont vers le bas, il suffit de suivre les liens dans les commentaires….
Je continue à prendre des photos dans la limite de ma maison et de ma cour, en ces jours de confinement…. Je continue à explorer des pistes photographiques auxquelles je n’aurais pas forcément pensé. Ce ne sont pas toujours de grandes réussites mais je m’amuse et cela m’occupe un peu.
Quand je me promène, j’aime bien photographier les mousses, les tapis d’herbe… Je légende souvent ces photos avec quelque chose comme « à la recherche des minimoys ».
Après avoir vu des photos sur Instagram, où l’auteur s’amuse à mettre en scène de petits personnages, j’ai eu envie d’essayer aussi. J’ai trouvé une fève en forme de petit personnage… et j’ai avisé le plat d’herbe à chat en train de pousser (Vador aime bien grignoter de la verdure aux beaux jours…) ainsi que le petit buisson de romarin couvrant.
J’ai donc envoyé mon petit explorateur sur la piste des minimoys… A priori, il ne les a pas trouvés. Il va donc falloir continuer à chercher !
Ce samedi matin, c’était un peu « le jour d’avant »… celui d’avant le confinement. Les derniers éléments de l’actualité laissaient penser que ce confinement ne tarderait pas à arriver, alors j’ai eu envie de faire une grande balade, loin des gens, loin du monde.
Je suis retournée à la Combe d’Oyans. Mais cette fois, au lieu d’aller au fond des gorges, j’ai décidé de les contourner. J’ai laissé la voiture sur le parking du site d’escalade. A cette heure matinale, il n’y avait personne d’autre.
J’ai suivi le chemin balisé jaune en direction du château d’eau puis du col Saint Genis. La vue sur la plaine et l’agglomération de Romans est superbe. Au bord du chemin, le printemps est en route : coucous, violettes, primevères et aubépines font les belles.
Après le col, j’ai eu un temps d’hésitation entre continuer à monter vers le château ou m’approcher de l’entrée amont des gorges. Finalement, la montée au château sera pour une autre fois. Les gorges que le soleil effleure sont trop attirantes.
Je suis la route jusqu’au niveau du ruisseau, puis je m’engage sur le chemin qui permet d’accéder aux voies d’escalade situées de ce côté du site. Par dessus les crêtes du Vercors, le soleil lance ses rayons et dissipe la rosée du matin dans les prés.
Seuls les oiseaux viennent briser le silence. L’herbe humide est souple. Je traverse les champs en direction du ruisseau. En m’approchant, je commence à l’entendre cascader doucement. L’entrée amont des gorges de la combe d’Oyans est devant moi. De ce côté aussi, elles sont impressionnantes et me font me sentir minuscule.
Je reste un long moment au bord du ruisseau. Son murmure est apaisant, bien loin du tumulte et des questionnements de l’actualité. Je profite de cette parenthèse. Je pressens déjà que ce ne sera bientôt temporairement plus possible, alors je fais le plein de sensations.
Enfin, je rebrousse chemin. Le parking s’est rempli depuis mon départ. J’aperçois un trailer qui s’élance vers les gorges. Mais ce qui happe mon regard, c’est le vol circulaire d’un milan royal, hypnotique…
Fleurs de coucouVue sur le fond de la combe depuis le col de Saint GenisFleurs d’aubépineSe sentir minusculePrimevères au bord du ruisseauSoleil matinalEntrée amont des gorges de la Combe d’OyansAu pied des falaisesCol de Saint Genis
Combe d’Oyans – Rochefort-Samson – Drôme – mars 2020
Si vous avez quelques bananes en train de noircir, et que vous n’avez plus guère envie de les manger telles quelles, mais que vous ne souhaitez pas les jeter (c’est toujours préférable d’utiliser que de gaspiller !)… voici une recette idéale pour les utiliser : un banana bread ultra-moelleux qui en plus vous apportera une bonne dose de réconfort en cette période de confinement !
Je le trouve parfait avec une tasse de bon thé pour le goûter ou pour accompagner le café du matin… Mais je pense qu’il devrait aussi très bien s’accommoder d’un chocolat chaud !
Et après ? Débiter les bananes en petits morceaux dans un saladier. Ne pas hésiter à les écraser si elles sont encore un peu « dures », cela évitera qu’il n’y ait des morceaux dans la pâte. Ajouter la farine, les sucres, la levure, les œufs et le beurre fondu. Bien mélanger. Mettre dans un moule à cake et enfourner pour 45 minutes dans un four préchauffé à 180°C. (Vérifier la cuisson, comme pour n’importe quel autre gâteau ! )
Deuxième semaine à la maison. Je continue donc mon journal de confinement….toujours sur le même principe : des pensées, quelques faits marquants (du moins, marquants pour moi)….
Ligne d’horizon…
SAMEDI 21 MARS. Mais où est passée cette journée ? A ne rien faire, elle a filé à toute vitesse. La cour a été nettoyée. J’ai lu un livre. Et pouf, il était 19.00 ! Je crois qu’en réalité, après une grosse semaine de travail, j’ai suivi le rythme de Vador, véritable coach en confinement….
Mon challenge du moment sera de ne pas oublier où j’ai stationné la voiture dimanche dernier d’ici la prochaine fois où je vais devoir m’en servir.
Dimanche 22 Mars. Il a plu. Je peux donc maintenant affirmer avec certitude que je préfère le confinement par grand soleil que par temps de pluie. Quand il y a du soleil, on peut ouvrir les fenêtres, mettre le nez dehors dans la cour, profiter de la luminosité… Parce que la situation est extra-ordinaire, nous avons fait un diner de crêpes, ce que nous ne faisons normalement que pour la chandeleur et Mardi-Gras.
Vador continue à nous montrer l’exemple
LUNDI 23 MARS. Grosse journée de travail qui a débuté tôt et s’est terminée tard. J’ai pu récupérer quelques formulaires d’attestation de sortie dérogatoire vierges imprimés (je n’ai pas d’imprimante à la maison). Cela m’évitera quelques recopies manuelles. La distraction du jour est venue du passage bruyant de deux Rafales au-dessus de la maison à plusieurs reprises.
MARDI 24 MARS. Chaque journée de travail ressemble à la précédente : chargée, intense, et en même temps un peu monotone. Les temps d’échange en visio avec les collègues sont des pauses bienvenues et nécessaires. Forcément, c’est le lendemain du jour où j’ai pu me faire imprimer des attestations que le modèle de celles-ci change ! Tant pis, je vais continuer à les utiliser en notant l’heure dessus.
MERCREDI 25 MARS. Je suis sortie faire des courses pour plusieurs jours… Il semblerait que les gens se soient rués sur les oeufs et la farine. Feraient-ils tous comme moi beaucoup plus de gâteaux qu’en temps normal ?
JEUDI 26 MARS. Il a fait plus froid aujourd’hui, et malgré le soleil, il n’était pas vraiment possible de rester dans la cour. Dommage car j’aurais bien un peu plus « pris l’air » en prenant mon café du midi… Les journées de travail sont toujours bien remplies et la fatigue s’accroit à l’approche de la fin de la semaine.
VENDREDI 27 MARS. Fin de semaine bienvenue ! On sait dorénavant officiellement que le confinement durera au moins deux semaines supplémentaires. Mais, soyons lucides, il y a de fortes chances de prolongations. Quoi qu’il en soit, c’est le week-end qui débute ce soir. Le programme est déjà défini : repos !
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Dans les commentaires du billet d’hier : le thème Piquant du projet 52, Soène disait qu’on avait peu de chances de voir une pointe de couteau. N’ayant pas l’occasion de sortir faire des photos, j’en fais chez moi… alors j’ai pris cela comme un défi. Voici donc une pointe de couteau !
Cette semaine, pour trouver une photo, c’est simple : soit on pioche dans les archives, soit on trouve quelque chose à photographier chez soi !
Coup de chance, j’ai un petit cactus. Même s’il n’est pas bien piquant, il a quelques aiguilles qui dépassent. Et qu’importe, dans l’imaginaire collectif, un cactus, c’est piquant. Il fera donc l’affaire…
En fait, j’ai bien quelques autres idées mais je n’arrive pas à les rendre photogéniques : le tabasco, les différentes poudres piquantes du placard à épices, la pointe d’un couteau, ….
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Pour découvrir ce qui pique chez les autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires….
En ces temps de confinement, il peut être intéressant de trouver des sujets de photographie qui nous poussent un peu en dehors de nos habitudes.
Vous l’avez sans doute remarqué : je fais surtout des photos dehors, en pleine nature, ou en ville. Mes photos à l’intérieur sont essentiellement prises dans des musées ou des expositions (je ne parle volontairement pas des photos de moments familiaux, comme les anniversaires, où je fais bien entendu aussi des photos, mais à usage privé). Je n’ai donc temporairement plus accès à mes sujets de prédilection !
Et même si mes journées sont bien occupées, j’ai besoin de me garder des temps de décompression par rapport au travail. Je me suis donc amusée à prendre des photos de quelques-unes de mes plantes, en essayant de trouver des angles que je n’avais pas encore exploré.