La neige est arrivée sur la Drôme d’un coup, la semaine dernière, jeudi midi. Très vite, les flocons denses et dodus ont tenu.
Passés quelques heures de questionnement (Mr 2e et Melle 3e vont-ils pouvoir rentrer du lycée/collège sans encombre ?), et une fois tout le monde bien au chaud à la maison, j’ai pris le temps d’une petite balade rafraichissante pour aller voir les toits de Chabeuil !
Il neigeait encore de façon abondante alors qu’une bonne dizaine de centimètres recouvrait déjà les paysages.
J’ai fait vite car j’avais oublié mon parapluie et je commençais à être trempée mais en plus d’un passage au pied de l’église, j’ai fait un saut pour voir le lit de la Véore enneigé…
A l’abri de la neige qui tombe….
rives enneigées de la Véore
Chabeuil – Drôme – 14 novembre 2019
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Profitant d’un peu de temps vendredi midi, je suis allée faire un tour sur les hauteurs de Chabeuil. Sur la colline de la Gontarde, arbres tombés et branches cassées sont légion. J’ai tout de même réussi par un chemin ne passant pas (trop) sous les arbres à aller jusqu’à la Vierge du Voeu qui surplombe la colline. Un brouillard glacial commençait à voiler l’horizon et la vue n’était pas très dégagée. De toutes façons, c’est depuis le pied de l’église qu’à mon avis, la vue sur les toits est la plus belle. J’y suis donc retournée pour quelques photos. Puis, je suis redescendue vers la rivière. Le brouillard se densifiait et l’hôtel de ville se dressait de façon assez fantomatique…
le brouillard se lèvela Vierge du Voeu et la tour de la Gontarde sous la neigel’hôtel de ville
Chabeuil – Drôme – 15 novembre 2019
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Et pour voir l’évolution de la hauteur de neige : les deux photos suivantes ont été prises jeudi dernier au même endroit à cinq heures d’intervalle… sachant qu’il en est encore tombé au moins autant dans les heures qui ont suivi. Vendredi matin, la hauteur de neige était de l’ordre de 20 cm.
La neige tombe depuis environ trente minutesCinq heures après…
Précision à la demande de Oth : ce billet est très gourmand !
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Au marché, j’ai trouvé des grenades bio et locales chez un petit producteur. Un vrai plaisir de saison !
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Cela faisait trop longtemps que nous n’étions pas allé déjeuner chez SOIE…. Ce midi, nous avons réparé cela et clairement, il va falloir que la prochaine fois, on n’attende pas aussi longtemps avant d’y retourner !
Nous nous sommes régalés. La cuisine est maison, végé et de saison. Côté boisson, c’est jus de fruits frais pressés ou jus bio de la Ferme Margerie, vins et bières locaux (celles de Les Gens Sérieux par exemple)… et cafés Kaffa Roastery ! Bref, tout bon d’un bout à l’autre.
Soupe lentilles corail, panais & butternut – noisettes torréfiéesTortilla, légumes & salade de saisonLasagnes végé, salade de saisonTarte citron/coco
(*) Café Soie, 17 rue Archinard, 26400 Crest
EDIT du 07/09/2025 – le Café Soie est définitivement fermé
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Avec le week-end prolongé, j’ai eu plus de temps pour pâtisser. J’ai donc fait une tarte aux poires.
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De passage à Romans, je me suis arrêtée à la Maison Guillet pour découvrir le léop’agrumes qui associe la douceur du marron à l’acidulé des agrumes : original et réussi !
(*) Maison Guillet, place Jean Jaurès, 26100 Romans
Pour cette semaine où je vous ai proposé le thème ville / village, j’ai hésité sur l’angle à adopter : une vue globale ? un détail ? une mairie ? une église ? une fontaine ? une vue d’en-haut ? une vue immersive ? une ville ? un village ? un endroit à forte identité ? un lieu tout simple qui pourrait presque être n’importe où ?
Les questions se sont bousculées longtemps dans ma tête…. alors, j’ai fait un tour dans mes archives photos récentes en quête d’inspiration.
Et je suis tombée sur cette photo qui m’a semblé adaptée : un village dont je ne connais pas le nom, situé en Haute-Loire, dans l’agglomération du Puy-en-Velay et vu depuis la forteresse de Polignac.
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Pour savoir dans quelle ville ou quel village les autres participants nous emmènent, il suffit de suivre les liens dans les commentaires…
Après avoir fait un tour au marché de Crest samedi dernier, nous n’avons pas pu manquer de remarquer que le niveau de la rivière Drôme avait monté avec les nombreuses pluies de la semaine précédente.
Après des mois de sécheresse, ce débit automnal retrouvé nous a donné envie d’aller voir la rivière de plus près.
Pour cela, direction la gare des Ramières à Allex !
Dans la réserve naturelle, la Drôme s’épanouit en tresses dont les contours varient selon les pluies et les passages des courants. En effet, la Drôme est la dernière grande rivière sauvage des Alpes occidentales : aucun barrage n’est présent sur son bassin versant. Et à cet endroit, la rivière nous démontre sa nature impétueuse et directement liée aux intempéries. Cet environnement préservé permet à de nombreuses espèces animales et végétales d’y trouver refuge. Parmi elles, on notera la présence avérée de castors et de loutres ainsi que de très nombreux oiseaux mais aussi de papillons et de libellules.
Les arbres bordant la rivière se sont pour leur part, parés des couleurs automnales.
Sous le pont, le débit est relativement important (même si nous sommes très loin des valeurs de crête de crues). Regarder l’écoulement de la rivière de près a quelque chose de totalement hypnotique et c’est un peu à regret que nous la quittons.
Crest / Allex – Drôme – novembre 2019
(*) L’accès à la réserve naturelle des Ramières de la Drôme se fait depuis la Gare des Ramières où un parking est disponible. Elle est librement accessible. Un sentier aisément praticable longe la rivière et plusieurs panneaux d’interprétation permettent de mieux comprendre le milieu naturel dans lequel on se promène. Des tables de pique-nique sont à disposition au niveau de la Gare. La Gare des Ramières propose un espace muséographique ainsi qu’un jardin pédagogique. Elle est ouverte d’avril à début octobre. Elle propose également des animations et visites autour de la réserve naturelle.
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Photo bonus : avant de quitter Crest, j’ai pris une photo de la Tour qui se détachait bien sur le ciel bleu.
La Cité de l’Architecture et du Patrimoine faisait partie de ces endroits dont j’avais pas mal entendu parler sans avoir l’occasion d’y aller. Profitant d’une soirée à Paris lors d’un déplacement professionnel, je m’y suis rendue un soir de nocturne.
Situé dans le Palais de Chaillot, le bâtiment impression déjà par lui-même : bâtiment Art Déco aux imposantes verrières zénithales héritées du Palais du Trocadéro, la Palais de Chaillot est en effet conçu pour l’exposition universelle de 1937 en reprenant une partie de la structure et des éléments de son prédécesseur qui avait été conçu pour celle de 1867. Par ailleurs, le musée en lui-même a aussi une longue histoire car, les collections de moulages ont commencé dès le XIXe siècle, sous l’impulsion de Viollet-Le-Duc. D’abord musée de sculpture comparée, puis musée des monuments français, il a été intégré à la cité de l’architecture et du patrimoine en 2004. Les galeries des moulages proposent une découverte des monuments majeurs de l’histoire de l’architecture en France à travers des moulages grandeur nature ainsi que quelques maquettes. Difficile de ne pas être impressionné par les portails d’églises richement sculptés, par la richesse des statuaires, par la proximité des éléments habituellement loin de nos yeux….
Je suis ainsi allée de surprise en surprise tout au long de mon parcours des galeries du rez-de-chaussée, éblouie par la finesse des détails, par la richesse des décors.
A l’étage, j’ai découvert avec intérêt la galerie d’architecture contemporaine et ses maquettes et dessins de conception de bâtiments de l’ère industrielle à nos jours. Les grands noms de l’architecture et les projets majeurs défilent : Marcel Breuer et la station de ski de Flaine, Jean Balladur et La Grande Motte, Le Corbusier et la Cité Radieuse de Marseille (dont une unité d’habitation est reproduite à l’échelle 1/1), les Perret et l’église du Raincy, les premières tours de La Défense, …..
J’ai terminé ma visite par la galerie des peintures murales. Je ne savais pas à quoi m’attendre et j’ai vraiment été stupéfaite ! Des chapelles entières sont reproduites en taille réelle avec leurs fresques….. En quelques pas, je suis transportée dans un monde parallèle !
Le retour à la réalité se fait doucement, en regardant la Tour Eiffel scintiller à travers les immenses baies vitrées du Palais de Chaillot… Car l’un des attraits de la cité, c’est aussi cette vue unique sur la grande dame de fer !
moulage d’un chapiteau roman
cache-cache version automne
Moulage de la fontaine de Neptune de la place Stanislas de Nancy
lumière zénithale sur la galerie des moulages
moulage de la Mise au Tombeau de l’église de Saint Mihiel (Meuse)
vue sur la Tour Eiffel depuis la galerie d’architecture contemporaine
Unité d’habitation de la Cité Radieuse de Marseille par Le Corbusier
reproduction de la crypte de l’église Saint Nicolas de Tavant (Indre-et-Loir)
Tour Eiffel scintillante depuis la galerie des peintures murales
Cité de l’Architecture et du Patrimoine – Paris – octobre 2019
(*) La Cité de l’Architecture et du Patrimoine se trouve dans le Palais de Chaillot et est accessible depuis les stations de métro Iéna ou Trocadéro. Les conditions de visite sont détaillées sur le site internet de la cité.
Mi-octobre, début de matinée… J’ai une demie-heure à occuper alors que je suis dans le centre de Valence. Il est trop tôt pour faire les boutiques qui sont encore fermées, mais pas pour un tour dans le Parc Jouvet.
Je traverse donc le Champ de Mars quasi désert. Mon Coeur Valence déploie sa typographie dans le calme du matin. Il est trop tôt pour la plupart des flâneurs, et je ne croise que quelques lycéens passant le temps avant le début des cours, ainsi qu’un ou deux promeneurs de chiens.
Je descends les escaliers vers le parc. Les couleurs d’automne ont commencé à prendre leurs quartiers dans les arbres mais les fleurs font encore un peu de résistance.
J’en profite pour enfin découvrir les sculptures d’art contemporain qui ont été installées dans le parc (mais aussi sur le Champ de Mars et dans d’autres parcs de la ville) depuis le printemps. Sculptez vos balades, ce sont des oeuvres monumentales de quatre artistes déposées ici pour deux ans sous la houlette de leur galeriste.
Autour du bassin les érables du Japon ont pris de jolies teintes mordorées. Je m’attarde un moment pour regarder les canards puis les chèvres et moutons de la ménagerie.
Le temps passe vite, et tandis que je croise un groupe de collégiens en pleine séance de course d’orientation, je m’aperçois qu’il est temps pour moi de repartir.
Je remonte donc vers le haut du parc, puis le Champ de Mars. Je jette un dernier coup d’œil au kiosque Peynet , intemporel.
Je traverse les boulevards avant de filer dans les rues du centre, en direction de mon rendez-vous, après avoir apprécié cette petite parenthèse automnale matinale.
Parcours Sculptez-vous : Bibal de Jean-Patrice Rozand
Erable du Japon
Vue sur le clocher de la cathédrale Saint Apollinaire
Kiosque Peynet
Champ de Mars & Parc Jouvet – Valence – Drôme – octobre 2019
(*) L’accès au parc Jouvet peut se faire par le haut depuis le Champ de Mars (escaliers ou plans inclinés en traversant l’avenue Maurice Faure) ou par le bas (depuis l’avenue de Provence ou depuis l’avenue de la Comète). Les sculptures monumentales sont exposées jusqu’en mars 2021.
Les semaines passent à toute vitesse en ce moment….
J’ai quand même pris le temps d’un arrêt à La Fabrique pour acheter une pâtisserie de la maison Guillet pour un goûter le week-end dernier.
(*) La Fabrique, chemin de Devienne, 26100 Romans
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Le retour de jours moins cléments signe aussi le retour des gâteaux du dimanche… On a commencé avec le toujours apprécié gâteau au yaourt aux pépites de chocolat !
Ces dernières semaines, j’ai pas mal travaillé en noir et blanc mes photos après mes visites au Louvre et à la Cité de l’Architecture et du Patrimoine. En effet, les éclairages nocturnes combinés aux sujets même des photos s’y prêtaient particulièrement.
J’aurais donc pu en piocher une parmi toutes celles-ci pour le thème de la semaine du projet 52… Mais j’ai choisi de plutôt vous montrer un escalier en béton ciré blanc dont les barreaux de la balustrade sont noirs (tout comme les vêtements de la personne au pied de l’escalier).
Pour les curieux, cet escalier contemporain est situé au Louvre dans le département des objets d’art, et ce sont ses lignes minimalistes qui m’ont attiré l’oeil.
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Pour voir comment les autres participants ont traité le noir et blanc, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.
Proche de chez moi, j’aime m’y rendre pour une petite sortie tranquille, seule ou en famille. Il faut dire que l’endroit est simple d’accès, dispose d’un grand parking et permet une jolie balade entre parc aménagé, forêt et bord de la rivière. Le lieu propose également un espace d’initiation à la course d’orientation avec de nombreuses balises fixes, utilisé en particulier par les collèges du secteur. C’est d’ailleurs comme cela que j’ai découvert le parc de Lorient : les enfants y étaient allés faire de la course d’orientation avec le collège et avaient souhaité me montrer l’endroit.
Je crois que lorsque j’y vais, je fais toujours le tour dans le même sens : d’abord la partie « parc », vestige de l’ancien château qui se trouvait là, en partant des anciennes écuries et leur fontaine-abreuvoir et en longeant l’allée cavalière, puis le bord de la Véore (où si l’on a de la chance il est possible d’apercevoir des castors… je n’ai pas encore de chance pour ma part mais Mr 2e en a souvent vu lorsqu’il venait avec le collège tôt le matin), et enfin, un petit tour dans la forêt avant de traverser l’arboretum….
C’est donc bien ainsi que j’ai une nouvelle fois articulé ma promenade ce matin-là. En passant, j’ai remarqué que les jeux installés l’an dernier sont toujours là : jeu de memory, toile d’araignée dont il ne faut pas faire sonner les clochettes….
Doucement les couleurs de l’automne ont commencé à s’installer dans les arbres… et les champignons se pressent sur les souches mortes. Mais, l’été fait encore un peu de résistance et quelques fleurs parsèment la prairie.
Le parc est calme ce samedi matin-là, effet combiné de l’heure matinale et d’une météo un peu terne. Mais, ne vous y trompez pas : le parc de Lorient attire de nombreux visiteurs chaque année (environ 200 000 !) et il n’est pas rare que les parkings soient pleins !
toute une forêt dans un grelot….
couleurs d’automne
quand la nature joue au tableau d’art contemporain
fusain d’Europe
début d’automne dans la ripisylve de la Véore
champignon sur souche
centaurée
bord de la Véore
Espace naturel sensible du parc de Lorient – Montéléger – Drôme – octobre 2019
Cela faisait vraiment longtemps que je n’avais pas mis les pieds au Musée du Louvre : certainement depuis le déménagement dans la Drôme, mais sans doute depuis plusieurs années avant !
A Paris un mercredi soir pour le travail, j’ai décidé de profiter de la nocturne…. C’est souvent une bonne idée car il y a nettement moins de monde le soir qu’en pleine journée. Je suis donc arrivée vers 19.00, et en effet, il n’y avait quasiment aucune attente pour passer la sécurité ou acheter un billet. Une dizaine de minutes après être sortie du métro, j’entrais dans le musée.
Je n’ai pas pris le plan car je n’avais pas prévu de voir telle ou telle oeuvre particulièrement. J’ai pris un escalier au hasard, et quand je me suis retrouvée dans la cour des chevaux de Marly, je me suis aperçue que ce n’était peut-être pas tout à fait le hasard qui m’avait guidée, mais plutôt un vieux réflexe… J’ai toujours beaucoup aimé cette cour : je lui trouve une dimension grandiose, différente de celle des salles « intérieures ».
Tout autour se trouvent les sculptures françaises. Dans la lumière du jour déclinant, elles prennent encore une autre dimension. Je me suis un peu attardée autour des gisants et des orants (avec forcément une petite pensée pour Pomdepin). Puis j’ai pris l’escalier du ministre pour gagner les appartements Napoléon III.
A cet endroit, le musée redevient Palais… et ces salles ont toujours fait partie de mes préférées, m’émerveillant à chaque fois. Elles ont été restaurées depuis mon dernier passage, et elles sont encore plus belles. Les salons, la salle à manger nous livrent leurs velours fastueux sous les lustres de cristal.
De là, j’ai continué à parcourir le département des objets d’art. Cette partie du musée relativement peu fréquentée est quasi déserte une fois la nuit tombée et permet une découverte plus intimiste, parfois à la seule lueur des candélabres…
Au bout de l’aile, j’ai emprunté un escalier majestueux pour traverser le département de peinture et en particulier les salles dédiées aux peintres du nord. Des Rembrandts, des Rubens, des Weermer m’ont discrètement fait de l’oeil. Mais les visiteurs étaient là plus nombreux, alors j’ai continué vers les Antiquités : les Egyptiens d’abord, puis les Grecs…
C’est par la grande salle des sculptures grecques que j’ai terminé ma visite. Au fond de celle-ci trône la Venus de Milo, imperturbable. L’heure se faisant plus tardive, il n’y avait pas grand monde autour d’elle, permettant de vraiment l’admirer sous tous les angles.
Un peu plus loin, Hermaphrodite est plongé dans un sommeil de marbre, tandis que Diane s’apprête à courir.
Je suis ressortie après plus d’une heure et demie de visite, où je n’ai pas compté mes pas.
Il est bien entendu impossible de tout voir au Louvre en une seule visite. Il faut soit déterminer quelles oeuvres on souhaite voir et se créer un itinéraire de visite sur mesure, soit (comme je préfère le faire) flâner de salle en salle en se laissant guider par son instinct.
(*) Le site internet du musée du Louvre détaille horaires et conditions de visite, ainsi que les jours et horaires de fermetures de certaines salles.
Si vous en avez la possibilité, je vous conseille vraiment de venir le visiter en soirée lors des nocturnes : il y a moins de monde et l’ambiance est vraiment particulière.