[Drôme] couleurs d’automne au Col de la Bataille

Profitant d’une journée de vacances, nous sommes allés marcher dans le Vercors, du côté du Col de la Bataille. Aux confins de deux vallées, celle d’Omblèze et celle de Bouvante, le col donne l’impression d’être sur un pont de pierre permettant de passer d’une montagne à l’autre. La vue y est magnifique quelle que soit la direction dans laquelle le regard se porte.

Ayant pour une fois trouvé à laisser la voiture après le tunnel en arrivant du Grand Echaillon, et après avoir observé les prémices de l’hiver sur les crêtes de Font d’Urle, nous sommes partis au pied du roc de Toulau en direction de la Croix d’Ambel.

A nos pieds, la hêtraie se déployait en des couleurs chatoyantes. De l’autre côté de la vallée d’Omblèze, les rochers de la Sausse dominaient le paysage automnal.

Nous avons profité des couleurs d’automne tout en marchant, et discutant mais sans trop nous éloigner (Mr 2e avait une entorse à un gros orteil qui l’empêchait de trop forcer…). Peu importe la distance, nous en prenons plein les yeux et apprécions le calme. En effet, arrivés tôt en début d’après-midi, nous n’avons croisé personne avant de revenir au parking.

Prémices d’hiver…
Vue sur la Combe de Bouvante
Au coeur de la hêtraie
Vue sur les rochers de Sausse
Dominer la vallée d’Omblèze
Marcher au coeur de l’automne
Couleurs chatoyantes de l’automne
Dernières baies
Au col de la Bataille, dominé par le Roc de Toulau

Col de la Bataille – Vercors – Drôme – octobre 2020

(*) L’accès à la croix d’Ambel (où nous ne sommes pas allés cette fois) se fait en longeant le pied du Roc de Toulau, par un chemin assez large et facile sur lequel passe le GR. C’est ce chemin que nous avons emprunté. Il permet d’avoir de jolies vues sur la montagne de la Sausse en face et sur la vallée d’Omblèze en contrebas.

[Drôme] début d’automne au Parc des Trinitaires

Lors d’un récent passage dans le quartier de la Comète, je m’étais dit qu’il faudrait que je retourne au Parc des Trinitaires. Courant octobre, après un saut aux locaux rock, j’ai profité d’un beau dimanche matin pour y aller.

Situé dans Valence, le Parc des Trinitaires s’étend sur 4 hectares aux portes de la ville. Autrefois propriété de l’ordre des Trinitaires, il a été racheté par la ville à l’aube des années 1980. Laissé sans entretien pendant plusieurs décennies, la nature a repris ses droits dans le parc et une petite forêt urbaine couvre maintenant une partie de l’emprise.

Bordé par le ruisseau de l’Epervière, qui prolonge le canal du même nom traversant le Parc Jouvet voisin, il est également traversé de multiples petits canaux ayant servi à l’irrigation lorsque les lieux étaient occupés par la congrégation religieuse. Les soeurs y faisaient en effet du maraîchage et vendaient leurs légumes.

Aujourd’hui, le parc est un lieu de promenade bucolique et agréable, un havre de paix à quelques pas du centre ville (et de l’autoroute…). Joggers, familles et promeneurs de chiens s’y croisent le dimanche matin.

Avec l’arrivée de l’automne, les arbres commencent à se parer de leurs couleurs mordorées…. Au sol, des cyclamens discrets jouent à cache cache entre ombre et lumières sous le couvert de branches basses.

Le temps s’écoule paisiblement. Soumis à une pression immobilière constante, il apparait que ce lieu doit continuer à être préservé et défendu pour le plaisir de tous, pour que même en ville il soit possible de trouver un bout de nature préservée.

Canal d’irrigation au coeur du parc
Les eaux claires du ruisseau de l’Epervière
Couleurs d’automne
Cache-cache sous les feuilles du lierre
Délicats cyclamens
Entre ombre et lumière
Le charme des petits canaux….

Parc des Trinitaires – Valence – Drôme – octobre 2020

(*) Plusieurs accès sont possibles pour le Parc des Trinitaires : depuis le quartier de la Comète via la 2e impasse de la Comète, depuis le parking de l’avenue Maurice Faure situé en surplomb du parc, depuis les locaux rock, depuis le quartier de Valensolles par l’allée de l’Epervière…
Le tour complet du parc fait environ 1.5 km

[exposition] Philippe Favier, ALL OVER

La table de travail de l’artiste accueille le visiteur dès l’entrée du musée.

Depuis fin septembre, le musée de Valence propose une nouvelle exposition temporaire. Cette fois, c’est l’artiste contemporain Philippe Favier qui a été invité à prendre possession de l’ensemble des salles du musée.

L’artiste a installé des oeuvres dans tout le musée, dialoguant régulièrement avec les oeuvres habituellement exposées. Philippe Favier est un artiste inclassable, alternant oeuvres de petit format et installations plus spacieuses.

On découvre ainsi de nombreuses boîtes où l’artiste a installé de petits mondes, des collections, … mais aussi des dessins méticuleux. Philippe Favier semble avoir une fascination pour le noir, les accumulations et les écorchés, qu’ils soient animaliers ou mécaniques.

Parmi les oeuvres moins intimistes, on remarque le service du millénaire. Cet ensemble de vaisselle dessiné par Philippe Favier et réalisé par la manufacture de Sèvres est une commande présidentielle, destinée à pourvoir la Présidence de la République d’un nouveau service de table. Prêt exceptionnel de l’Elysée, le couvert est dressé pour une vingtaine de convives au milieu d’un ensemble de tableaux du XVIIe siècle représentant des scènes de la vie du Christ ayant toute une relation avec la table: la multiplication des pains, la Samaritaine, la pêche miraculeuse et Jésus tenté par les démons et servis par les anges.

Il faut également noter le petit cabinet entièrement repeint de rouge éclatant et sur lequel flottent des îles de papier, découpées sur des cartes marines et épinglées sur les murs. C’est une totale immersion dans l’oeuvre, hypnotique, envoûtante. Et c’est sans doute mon morceau préféré de cette exposition.

J’ai mis un moment avant de me lancer à écrire ce billet car je n’arrivais pas à déterminer si j’avais aimé ou pas cette exposition. Je crois que je n’ai toujours pas réellement statué sur ce point : il y a des choses que j’ai aimées, d’autres pas. Mais finalement, peu d’oeuvres m’ont laissée totalement indifférente. Et le plus gros bémol reste pour moi la densité de l’exposition : les oeuvres présentées sont réellement très nombreuses, et souvent pleines de détails qui donnent envie de s’y attarder. Et le temps m’a manqué pour apprécier les salles dédiées à l’exposition temporaire qui arrivent en fin de parcours…. Il n’est donc pas impossible que j’y retourne avant qu’elle ne soit plus présentée.

Le service du millénaire
Se laisser hypnotiser par le petit cabinet et sa géographie de papier
Noir et méticuleux détails….
Résonnance
Mise en boîte
Accumulations….
Résonnance (bis) / accumulations (bis)
Jeux de damiers

Exposition Philippe Favier – ALL OVER – Musée de Valence
Drôme – octobre 2020

(*) L’exposition Philippe Favier – ALL OVER se tient au Musée de Valence jusqu’au 31 janvier 2021
Edit du 31/12/2020 : l’exposition est prolongée jusqu’au 29 août 2021

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En passant sur la terrasse du musée, quelques feuilles mortes ont attiré mon regard sur un reflet froissé par le vent….

[Drôme] le château la Rolière et le vignoble de Brézème

Lors de l’édition 2020 De Ferme en Ferme, nous sommes allés visiter le Château La Rolière. C’était aussi l’occasion de découvrir le vignoble de Brézème.

Celui-ci s’étend sur à peine une trentaine d’hectares sur le coteau et le plateau surplombant Livron et la vallée de la Drôme, là où elle s’apprête à rejoindre le Rhône. Avec sa superficie, il est trop petit pour bénéficier de son appellation propre et fait donc officiellement partie des vins de l’AOP Côtes du Rhône. Afin de les démarquer des autres secteurs des Côtes du Rhône (qui vont de Vienne à Avignon), il est sous-titré Brézème.

En effet, les vignes se développent sur un terroir particulier, à la limite méridionale des Côtes du Rhône septentrionales. En résumé, Brézème est le vignoble qui fait la jonction entre le nord et le sud de l’appellation Côtes du Rhône.

Le château La Rolière est situé sur le plateau. Ce domaine, entièrement clos de murs, s’étend sur 8 hectares de sols alluviaux et de galets roulés. Il bénéficie d’une exposition sud/sud-est où la chaleur du soleil est contrebalancée par le vent porté par la rivière Drôme en provenance du Vercors. Sa situation géographique le protège également du mistral de la vallée du Rhône.

Sur le domaine, les pieds de Syrah, Grenache, Viognier, Roussanne et Marsanne murissent leurs grains. Ils sont ensuite vendangés à la main : la configuration du terrain et le choix de conserver les vignes anciennes ne permettent pas un travail mécanique. La vinification puis la mise en bouteilles se fait ensuite dans le chai sur la propriété.

Des vignes sont cultivées sur le domaine depuis le milieu du XIXe siècle mais c’est dans les années 1970 que celles-ci sont remises en état pour produire le vin de Brézème au Château La Rolière. C’est depuis une histoire familiale où chacun s’investit pour faire vivre le domaine (il y a également des productions fruitières sur celui-ci).

La visite nous a permis de découvrir les vignes d’abord, avec leurs murs de clôture, et d’appréhender leur situation géographique par lecture de paysage.
Puis, nous avons pris la direction du chai de vinification pour en découvrir les différentes étapes (et se rendre compte par nous-même que la fermentation est exothermique…). Enfin, nous avons conclu cette visite par une dégustation de quelques vins produits sur le domaine.

Depuis les vignes vue sur la montagne ardéchoise
Un domaine clos de murs
Grapillons laissés sur les vignes après les vendanges, faute d’être assez mûrs.
Les murs du domaine sont en galets roulés
Vue sur la vallée de la Drôme et le synclinal de Saoû
le chai de vinification
Vins en cours de vieillissement
Tonneaux…
Vue sur les 3 Becs et le synclinal de Saoû depuis la cour du chai
Dégustation du vin rosé

Château La Rolière – Livron sur Drôme – Drôme – septembre 2020

(*) La taille du vignoble de Brézème en fait le terroir de vins intimistes, peu distribués. Ceux du Château La Rolière sont accessibles uniquement en vente directe à la propriété.
L’abus d’alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération.

[projet 52-2020] semaine 42 – chiffres

Cette semaine, il est question de chiffres dans le projet 52.

Si on y regarde un peu, on trouve des chiffres tout autour de nous : des étiquettes avec les prix des denrées et des objets dans les magasins, des horaires dans les gares, des panneaux de vitesse ou d’indications kilométriques au bord des routes, des numéros sur les maisons, des pièces et des billets dans nos porte-monnaie, des touches sur nos claviers de téléphone et d’ordinateurs….

Les chiffres que j’ai choisis aujourd’hui, je les ai trouvés par hasard, dans la Réserve Naturelle de Printegarde, sur une ancienne île du Rhône, coincée entre le grand lit du fleuve et celui du petit Rhône, un ancien bras pas totalement asséché. Là, un poteau indique les hauteurs et les débits des crues les plus importantes du Rhône….

La plaine de l’île est inondable et elle peut servir, avec le lit du Petit Rhône, de délestage pour le fleuve, par l’ouverture d’un barrage mobile. La route passe d’ailleurs au pied du barrage, et c’est toujours assez impressionnant !

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Pour découvrir quels chiffres comptent pour les autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires…

[Drôme] après les pluies, dans la réserve des Ramières

Depuis le pont d’Allex, sur la rivière Drôme

Au début du mois, la tempête Alex a balayé la France. Dans le sud-est de la France, cela s’est traduit par un épisode méditerranéen. Si celui-ci a été dévastateur dans certaines vallées des Alpes Maritimes, il a généré malgré tout de très forts vents et beaucoup de pluie aussi dans la Drôme.

Ainsi, à la station de surveillance de Saillans, le niveau de la rivière Drôme est monté d’un mètre dans la nuit du 2 au 3 octobre, tandis que le débit passait de 5 m3/s à presque 50 m3/s….

Je suis passée voir la rivière Drôme au niveau de la gare des Ramières. Sa couleur était celle des jours d’après orages, turbide. Son débit très fort lui faisait charrier des troncs entiers qui descendaient très rapidement vers le Rhône. J’ai passé un long moment juste au bord de la rivière à me laisser hypnotiser par les mouvements de l’eau, par sa puissance.

Comme le vent soufflait fortement en venant du Sud, je ne suis pas partie longer la rivière sur le sentier qui mène au point de vue des Ramières car il est bordé d’arbres et je ne tenais pas à ce qu’une branche me tombe dessus. J’ai donc choisi d’emprunter le chemin carrossable qui borde la rive sud de la rivière à cet endroit. Plus large et essentiellement bordé d’arbustes, il offrait une alternative plus sûre.

Comme la pluie menaçait (elle est d’ailleurs tombée peu après que je sois retournée à la voiture), je n’ai pas fait une sortie très longue mais ces quelques kilomètres m’ont permis de prendre l’air, et de découvrir un joli point de vue sur le synclinal de la forêt de Saoû….

Les arbres commencent à prendre des teintes automnales
Vue sur le synclinal de Saoû depuis la rive sud de la rivière
Il reste encore des buissons fleuris…
Depuis le pont d’Allex, en regardant vers l’aval
L’hypnotisant ballet des flots…

Réserve naturelle des Ramières – Drôme – 3 octobre 2020

(*) Un parking est disponible au niveau de la gare des Ramières sur la commune d’Allex. Pour accéder au chemin carrossable (commune de Grâne), il faut traverser le pont et prendre à gauche vers l’amont de la rivière. Le chemin parcourt la digue qui protège les cultures et habitations de trop fortes crues sur environ 1.5 km.

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Si le lieu s’appelle Gare des Ramières, ce n’est pas tout à fait par hasard. En effet, l’ancienne gare d’Allex-Grâne, fermée en 1972, était située là. Le bâtiment a depuis été détruit, et c’est l’ancien hôtel-restaurant de la gare qui a été transformé en maison de la réserve naturelle. Toutefois, la ligne de chemin de fer Livron-Crest passe toujours en bordure du site… et comme à chaque fois, je n’ai pas pu résister au plaisir de quelques photos de la voie ferrée.

(*) Je me dois de rappeler qu’il convient d’être très prudent quand on fait des photos sur ou en bordure d’une voie ferrée exploitée. Dans ce cas précis, je me tiens sur le passage à niveau et je sais donc que l’approche d’un train serait signalée par l’abaissement des barrières et le signal sonore, ce qui me permettrait de me mettre à l’abri bien avant le passage effectif d’un train.

[Drôme] le lycée Emile Loubet de Valence

Tout comme pour le lycée Montplaisir, c’est dans le cadre des Journées du Patrimoine que je suis allée visiter le lycée Emile Loubet. Situé au bout du Champ de Mars, au-dessus du Parc Jouvet, l’imposante façade du lycée Emile Loubet se dresse depuis 1905.

Depuis la fin du XIXe siècle, la municipalité de Valence cherche à faire catégoriser son collège en lycée (à cette époque, les deux dispensent les mêmes niveaux d’enseignement mais les financements des collèges sont municipaux tandis que ceux des lycées sont nationaux). Parmi les points de blocage figure l’emplacement du collège, qui fait alors face à une caserne (considéré comme un lieu peu fréquentable pour des jeunes gens en pleine adolescence). Il est donc décidé la construction d’un collège flambant neuf à un autre endroit de la ville. Les contraintes imposées par l’état sont nombreuses : il faut en particulier que l’emplacement soit en hauteur, bien aéré, loin des casernes, usines, cimetières et hôpitaux. Plusieurs emplacements sont envisagés, et le premier projet soumis à l’approbation municipale est rejeté car trop onéreux. Il faudra encore plusieurs années pour qu’un autre projet, moins cher, soit lancé sur le site du Champ de Mars.

Ce qui est encore un collège est construit au tout début du XXe siècle sur une ancienne propriété comprenant villa, commun et parc. L’étang est asséché, les communs détruits (et à leur place sont construits les services généraux de l’établissement : cuisine et réfectoire, infirmerie, lingerie…), et la villa est intégré au nouveau bâtiment.

En 1905, le collège est inauguré. Il comporte deux bâtiments reliés par des colonnades, à l’ordonnancement classique. Les fenêtres hautes et nombreuses permettent de profiter au mieux de la lumière extérieure. La cour est grande et permet l’exercice physique. L’aile nord accueille les dortoirs sur deux étages tandis que l’aile sud est celle des salles de classe. En 1908, le collège devient lycée et des premiers travaux de réaménagement sont réalisés : l’aile nord est surélevée d’un étage pour permettre d’accueillir plus d’élèves en internat.

Aujourd’hui, malgré les ajouts de bâtiments modernes, le classicisme des lieux reste très marqué. Et les récréations se font toujours à l’ombre du grand cèdre qui pré-existait à la construction du lycée.

Lycée Emile Loubet – Valence – Drôme – septembre 2020

[Drôme] l’ancien Grand Séminaire de Valence

Lors des dernières journées du patrimoine, j’ai eu l’occasion de visiter l’ancien grand séminaire de Valence, aujourd’hui lycée Montplaisir. J’étais souvent passée devant, avais admiré la façade et la grille en fer forgé mais n’avais pas encore pu voir l’intérieur.

Construit entre 1932 et 1934, sur des plans de l’architecte Henri Garcin (celui qui a aussi dessiné la station service de l’avenue Victor Hugo à Valence), le bâtiment reste classique tout en empruntant quelques biais typiquement Art Déco. On note ainsi le toit-terrasse longé d’une balustrade en béton, les formes très simples et géométriques du bâti ou encore les motifs des grilles et de la porte.

Dans le hall d’entrée, une immense mosaïque au sol accueille le visiteur et les murs sont couverts de peintures régionalistes. De là, un couloir dessert les deux cloîtres situés au cœur des deux ailes du bâtiment.

Les deux cloîtres sont très similaires, reprenant une architecture géométrique très Art Déco. Leurs couleurs ont été restaurées en 2017, travaillées avec un coloriste pour rester dans l’esprit du bâtiment d’origine et dans les couleurs que l’on retrouve un peu partout par ailleurs : vitraux géométriques des portes, carrelages…

Mais le véritable joyau des lieux est incontestablement la chapelle haute (aujourd’hui chapelle du lycée, puisque la chapelle basse est devenue la salle des professeurs). En effet, outre son architecture très sobre, la chapelle présente un ensemble de vitraux issus des ateliers Thomas aux couleurs éclatantes et au travail délicat. De plus, l’oratoire, situé balcon au dessus de l’entrée de la chapelle, permet de s’en approcher au plus près et d’encore mieux se rendre compte du travail des maîtres-verriers. C’est toute une hagiographie diocésaine qui est ainsi présentée (et mériterait certainement que l’on s’y attarde quelques heures), chaque vitrail racontant l’histoire d’un saint local.

Dans le hall d’entrée
Cloître Sud
Verres colorées de l’ancienne porte d’accès au cloître
Angle droit et couleurs éclatantes
Le clocher de la chapelle a été voulu pour dominer l’ensemble du quartier…
Cloître Nord
Vue sur l’oratoire depuis la chapelle
Détails de la porte de la chapelle
Vue d’ensemble de la chapelle depuis le choeur
Depuis la chapelle
Les vitraux depuis l’oratoire
Balustrade en fer forgé et carrelage à motifs géométriques
Détail du motif des ferronneries

Lycée Montplaisir – Valence – Drôme – septembre 2020

[Drôme] en passant par la Drôme des Collines

La Drôme des Collines couvre le nord du département. Rapidement au-dessus de Romans, on trouve un paysage vallonné offrant de jolis points de vue sur le Vercors et parsemé de charmants villages. Dans ce secteur qui domine la vallée de l’Isère, la culture de la noix est très présente.

Parmi les villages, j’avais entendu parler de Montmiral pour le panorama que l’on peut y découvrir. Mais Montmiral, c’est aussi une église monumentale qui domine l’ensemble. Elle comporte en effet deux clochers de deux époques bien différentes : un du XIIe siècle et un autre du XIXe siècle. Le clocher le plus ancien domine l’abside et ses absidioles à l’arrière du bâtiment, tandis que le clocher-porcher du XIXe siècle s’ouvre sur la nef reconstruite à cette époque.

La rue principale conduit de l’église à la mairie, située dans l’ancien château. Une fontaine est installée dans la cour de la mairie, et, détail surprenant, d’anciens murs qui ne sont plus inclus dans le bâtiment ont conservé leurs volets.

Quant au panorama sur le Vercors et la campagne environnante, il ne m’a pas déçue ! Que ce soit depuis la mairie ou depuis le parvis de l’église, la vue qui s’offre au passant est majestueuse…. Mais la vue sur le village depuis le sud est aussi très imposante (l’astuce consiste à se stationner au cimetière pour en profiter).

Vue sur le village de Montmiral depuis le parking du cimetière
Deux clochers, deux époques
L’imposant clocher-porche de l’église Saint Christophe
D’anciens volets ont été conservés sur un mur qui ne délimite plus qu’un parking….
Jouer avec l’eau de la fontaine…
« Tire la chevillette et la bobinette cherra…. »
Vue sur les collines et le Vercors

Montmiral – Drôme – septembre 2020

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Sur le chemin du retour, j’ai fait un crochet pour aller découvrir l’abbaye bénédictine Notre Dame de Triors dont on m’avait parlé. Rattachée à la congrégation de Solesmes, elle a été fondée dans les années 1980 par l’abbaye de Fontgombault. L’église abbatiale a été construite en 1992/1993 et présente une architecture très sobre, en lien avec la règle de Saint Benoit .

Abbaye Notre Dame de Triors – Drôme – septembre 2020

[Drôme] un diner chez André

André, histoire-s- de cuisine, c’est le deuxième restaurant d’Anne-Sophie Pic à Valence. Situé dans les locaux historiques de l’hôtel-restaurant Pic, André propose une cuisine nettement plus abordable que celle du restaurant triple étoilé avec qui il partage sa devanture, mais déjà très raffinée.

Nous y sommes allés avec Mr 1er pour son anniversaire début septembre. C’était notre deuxième visite, puisque nous y avions déjà fêté l’obtention de son bac.

Cette fois encore, nous avons pu profiter de la terrasse, véritable havre de paix situé dans la cour intérieure de l’établissement.

Conditions sanitaires obligent, la consultation du menu se fait préférentiellement via le scan d’un QR Code avec un téléphone portable mais ceux qui ne sont pas équipés peuvent demander une version papier.

Notre choix s’est porté sur le menu qui varie au fil du temps et des saisons et permet de choisir entrée, plat et dessert parmi deux propositions chacun.

En entrée, nous n’avons pas retenu la soupe froide de tomates Green Zebra car nous avions mangé un peu trop de tomates les deux jours précédents (suite à une erreur de compréhension d’un message que j’avais fait pour demander à aller faire des courses un soir où mon train était en retard..). Nous avons donc choisi l’effeuillée de cabillaud confit à l’huile d’olive, servi avec une vinaigrette aux agrumes pomelo et aneth. J’ai beaucoup aimé le côté agrumes avec une amertume toute en délicatesse, qui vient subtilement souligner le goût du cabillaud.

Pour le plat, nous avons tous les deux choisi le poisson (la viande était une épaule d’agneau braisée à la sarriette). La pêche du jour était un filet de bar servi avec un caviar d’aubergine fumée, oignon rouge et pesto rosso. Outre la présentation très appétissante, nous avons apprécié la cuisson très maîtrisée du poisson et l’accord entre le caviar d’aubergine et le pesto rosso. Mais ce qui m’a fait complètement tomber sous le charme, c’est l’oignon rouge confit (qui m’a d’ailleurs fait penser à une échalote…).

Au dessert, nos choix ont divergé : vacherin à la framboise, crème glacée à l’estragon pour Mr 1er et tarte aux myrtilles, crémeux à l’agrume calamondin pour moi. J’avoue que j’étais curieuse de goûter les deux, mais nous n’avons pas partagé moitié/moitié car Mr 1er n’est pas très fan des agrumes. (En plus, comme c’était son anniversaire, il a eu droit à une bougie sur son vacherin…)

La crème glacée à l’estragon se marie très bien avec la framboise (note pour moi-même : penser plus aux herbes avec les fruits rouges), et j’ai l’impression que les desserts type vacherin, pavlova et omelette norvégienne redeviennent à la mode ces derniers mois !

Quant à la tarte aux myrtilles, elle était délicieuse. La fausse simplicité de la myrtille s’accorde très bien avec les agrumes et le calamondin apporte une touche d’amertume surprenante mais très intéressante. (Je n’ai par contre que des photos floues des desserts : je devais être trop impatiente de les goûter !)

Enfin, avec le café, la mignardise était une petite tartelette framboise/menthe qui apportait une petite touche de fraîcheur en fin de repas.

Nous n’avons pas vu le temps passer. Nous repartons, ravis de la soirée que nous venons de passer…. et calculant pour quelle occasion il serait adéquat d’y retourner !

effeuillée de cabillaud confit à l’huile d’olive, vinaigrette aux agrumes pomelo et aneth
filet de bar, caviar d’aubergine fumée, oignon rouge et pesto rosso
tartelettes framboise/menthe

Restaurant André, histoire-s- de cuisine
Maison Pic – Valence – Drôme
septembre 2020

(*) Maison Pic, 285 Avenue Victor Hugo, 26000 Valence

(*) L’abus d’alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération