Cela faisait très longtemps que je n’étais pas partie à la recherche des orchidées dans le Vercors. Je crois que ma dernière sortie dédiée aux orchidées dans la montagne datait de 2020, et qu’il y a deux ans, j’étais tombée par hasard sur une prairie fleurie à Beauvoir en Royans. Je n’avais d’ailleurs pas spécialement prévu de monter pour cela ce printemps. Mais, à la fin du mois de mai, j’ai du déposer Melle 3e dans un village au pied du Vercors tôt un dimanche matin. Le soleil brillait et l’occasion était trop belle pour la laisser passer. J’ai donc continué ma route sur les hauteurs du village pour gagner le col Jérôme Cavalli autour duquel les orchidées se plaisent bien.
Je vous emmène avec moi à la découverte de ces fleurs fabuleuses, en mode portfolio.
Les orchis singes
Les orchis singes, ce sont les premières que j’ai croisées ce matin-là. Avec leur couleur rose et leur tige un peu haute, on ne peut pas les louper dans l’herbe même si elle est un peu haute.
Orchis singeOrchis singeOrchis singeOrchis singe
Les orchis mâles
Les orchis mâles aussi sont assez faciles à voir avec leur couleur violette et leur tige élancée sur laquelle les inflorescences se répartissent. J’en avais d’ailleurs repéré sur le bas côte de la route alors que je montais vers le col Jérôme Cavalli.
Orchis mâleOrchis mâleOrchis mâle
Les orchis militaires
On reste dans les orchidées aux tons de rose et de violet. Les orchis militaires sont un peu moins haut que les précédents orchis mais restent bien visibles.
Orchis militaireOrchis militaireOrchis militaire
Les orchis brûlés
Les orchis brûlés tirent leur nom de leur coloration, plus sombre au sommet. Ils sont de plus petite taille et ils étaient globalement bien cachés dans les hautes herbes.
Orchis brûléOrchis brûléOrchis brûlé
Les orchis de Provence
Les orchis de Provence ne sont eux ni roses ni violets, mais leur couleur est une variation de jaune très pâle. De tous les lieux où j’ai pour l’instant trouvé des orchidées, il n’y a qu’autour du col Jérôme Cavalli et sur les hauteurs voisines de Lozeron que j’en ai repéré. Cette année, il y en avait de nombreux individus et il n’était pas trop difficile de les voir (contrairement à d’autres fois où je n’en avais trouvé qu’un ou deux individus).
Orchis de ProvenceOrchis de Provence
A noter : Il y avait aussi quelques anacamptis pyramidaux qui commençaient à sortir mais il était trop tôt dans la saison pour qu’ils soient complètement épanouis, et je n’ai pas eu l’occasion d’y retourner.
Combovin – Vercors – Drôme – mai 2024
Bonus – quelques orchidées sur les piémonts du Vercors
C’est au cours d’une balade pour aller voir les iris au Grand Barbu que je suis tombée par hasard sur quelques orchidées sauvages au bord du sentier. J’ai d’abord repéré (une fois encore) les orchis singe avec leur couleur rose qui manque de discrétion ! Et c’est en m’approchant que j’ai trouvé quelques délicats et très discrets ophrys mouche (ils sont minuscules). J’ai cru repérer des serapias aussi sur le site, mais qui n’étaient pas encore en fleurs et là aussi, je n’ai pas pu y retourner dans les jours qui suivaient pour vérifier.
Orchis singeOrchis singeOphrys mouche
Chabeuil – Drôme – mai 2024
Rappel important : les orchidées sont des fleurs fragiles et protégées. Il est interdit de les cueillir. Et il faut veiller à ne pas les piétiner, idéalement, en restant sur les sentiers, routes ou chemins. C’est ce que j’ai fait pour photographier toutes celles-ci !
Pour moi qui me balade souvent en pleine nature, le thème « artificiel » de cette 22e semaine du projet 52 est un peu difficile à traiter. Je me suis posée beaucoup de questions. J’ai beaucoup cherché dans mes photos récentes. Et j’ai mis un bon moment à réaliser que dimanche dernier, lors d’un passage à Dieulefit, je suis allée dans une grotte artificielle. L’ancienne Poterie des Grottes est maintenant un bar – galerie d’art très sympa, où l’on trouve des jeux de société pour passer un bon moment. Nous y sommes entrés par hasard : il faisait chaud et nous étions stationnés pas loin, mais nous avons été ravis de cette découverte !
La Mine d’Art – quai Roger Morin – Dieulefit – Drôme
Pour voir ce que les autres participants ont trouvé d’artificiel, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.
Edit du 01/06/2024 – 18.50 : en jetant un œil rapidement aux commentaires, j’ai l’impression que plusieurs d’entre vous ont pensé qu’il s’agit d’un décor de grotte. En fait, c’est bien une vraie grotte, creusée dans le coteau. Si elle est artificielle, c’est parce qu’elle n’a pas été façonnée par la nature mais bien par l’homme.
Avec le retour du printemps, on a souvent plus envie de prendre l’air et de pouvoir être dehors. Malheureusement, cette année, il a souvent fallu viser les moments de soleil entre les averses. Et avec une météo souvent instable, il était compliqué de prévoir de longues randonnées ou d’aller en montagne. Malgré tout, j’ai saisi chaque instant possible pour sortir ou faire des activités. J’ai donc privilégié des lieux à proximité de la maison (mais vous pouvez sans doute trouver des équivalents ailleurs) et qui permettent de profiter de la campagne, même si le temps est maussade.
Rochefort-Samson – Drôme – printemps 2024
Fabriquer des savons à la ferme de Julie
Dans les cadeaux déposés par le père Noël au pied du sapin, j’avais cette année encore un bon wecandoo pour un atelier de mon choix. L’an dernier, j’avais choisi des activités autour de la céramique et de la lavande. Cette année, j’ai opté pour la fabrication de savon. Pour cela, je suis allée chez Julie qui a une ferme où elle élève des ânesses. Elle les trait et se sert du lait pour fabriquer des savons. Je connaissais déjà Julie et ses savons pour l’avoir rencontrée il y a plusieurs années sur un petit marché de producteur et pour être allée visiter sa ferme lors de l’opération De Ferme en Ferme.
Les ânes de Julie
Il est tôt le matin quand nous arrivons à la ferme. Après un coup d’oeil au paysage qui se déploie au delà du bâtiment, Julie nous accueille dans l’écurie autour d’un thé et d’un café pour faire connaissance. Nous sommes 8 ce matin-là à participer à l’atelier, qui va durer 3 heures. Nous passons dans la boutique où Julie a installé le nécessaire pour que nous fabriquions nos savons, juste à côté de son laboratoire. Après quelques explications sur la saponification à froid, nous nous lançons dans la réalisation, en suivant le pas à pas que Julie nous a préparé. C’est simple et précis à la fois, et l’ambiance est à la bonne humeur. Je ne vois pas le temps passer, et pourtant l’heure du déjeuner est proche alors que chacun verse son savon dans un moule. C’était vraiment une belle expérience, et Julie sait partager sa passion pour la cosmétique artisanale et ses ânesses.
Tout est prêt pour commencer l’atelier
Le savon frais a une allure de crème dessert !
Avant de partir, je fais un tour dans la boutique pour acheter du savon et du baume à lèvres. En effet, mon savon ne sera utilisable que dans quelques mois. Il faut aussi avouer que la gamme proposée par Julie est très tentante (et que pour les avoir déjà essayés, je sais que ses savons sont top).
« Ici le bonheur est fait maison »
La jolie mise en scène des savons de Julie dans une armoire ancienne et des bassines en métal
(*) La ferme de Julie, Juli’Anesse, se situe dans la campagne de Rochefort Samson, 1235 Chemin des Ravets. La boutique à la ferme est ouverte deux après-midi par semaine, et Julie propose aussi une boutique en ligne.
Choisir ses iris chez un hybrideur
Si vous me suivez un petit peu, vous savez déjà que je suis fan d’iris. Pour ceux qui sont dans le même cas que moi et qui ont un jardin, il est possible d’aller choisir ses iris soit dans une pépinière, soit chez un hybrideur (qui donc créé ses propres iris et peut ensuite les proposer à la vente). Il y a plusieurs spécialiste de cette fleur dans la Drôme, et j’ai mes habitudes aux Iris du Grand Barbu depuis une bonne dizaine d’années. Mais, Daniel qui s’en occupe, va cesser son activité après cette saison. C’est Cédric qui va reprendre le flambeau, mais sur un autre terrain. Cette année marquait donc une transition, avec des iris visibles dans les deux jardins. J’étais allée au début du mois de mai voir les iris de Daniel au Grand Barbu, et j’y étais retournée un peu par hasard au milieu du mois. Je pensais alors avoir fini mes balades dans les iris pour l’année. Mais, un groupe de copains a organisé quelques jours plus tard, un peu à l’improviste, une visite chez Cédric, dans son jardin Iris Passion. Je n’ai pas hésité longtemps avant de me joindre à eux.
Iris Passion – Saint Marcel les Valence – Drôme – mai 2024
(*) Iris Passion, quartier les Blaches, 26320 Saint Marcel les Valence – prochaine ouverture au printemps 2025
Faire une promenade à travers champs
A chaque fois que cela a été possible, j’ai essayé d’aller me balader. Les occasions n’ont pas été si nombreuses et souvent les éclaircies de courte durée. J’ai donc privilégié les promenades proches de chez moi. Je n’ai ainsi pas forcément suivi d’itinéraire bien précis, préférant souvent ne pas trop m’éloigner d’un endroit où je pourrais m’abriter en cas de forte pluie soudaine, ou restant à proximité de ma voiture. Parmi ces balades, je peux citer la jolie petite boucle qui part du parc de Lorient à Montéléger en direction de Beauvallon le long de la Véore avec le retour le long du Pétochin. C’est une balade facile et pas trop longue que j’ai déjà fait plusieurs fois, et c’est celle à laquelle j’ai pensé en premier quand nous avons voulu nous promener avec une copine après plusieurs jours de fortes pluies. S’il y avait bien quelques flaques de boue sur le chemin, celui-ci était globalement très praticable. Nous en avons aussi profité pour une pause au bord d’une mare qui a été creusée par Valence Romans Agglo afin de favoriser la biodiversité. Bordée de quelques iris des marais, la mare accueille déjà de nombreuses grenouilles et des libellules.
Vue sur les champs environnantsAu bord de la mare
Montéléger/Beauvallon – Drôme – mai 2024
(*) Le départ de cette boucle se fait au parc de Lorient, le long de la rivière sur la rive droite. Arrivé au pont de Beauvallon, il faut le traverser et revenir vers Montéléger par la rive gauche de la Véore. Le chemin suit naturellement la Véore puis son affluent le Pétochin, que l’on peut traverser un peu plus loin via une passerelle en bois pour rejoindre la rive gauche de la Véore et l’entrée du Parc de Lorient. La boucle fait environ 5 km, et ne présente aucune difficulté.
Moutons dans un champ – Chabeuil – Drôme – mai 2024
Parmi les petites balades pas trop loin de chez moi, il y a aussi :
A cette saison, j’ai généralement envie de grand air, de me promener en montagne, de randonner, de découvrir de nouveaux lieux extérieurs. Le thème Caillou de cette semaine pour le projet 52 était au départ un peu en lien avec ces grandes balades dans la nature. Or, ce printemps a été globalement pluvieux (voire très pluvieux tendance orageuse), avec en prime pas mal de vent. Une des conséquences directes a été l’impact sur mon envie de promenades, que ce soit en campagne ou en montagne. Avec la météo que nous avons eu jusqu’à présent, j’ai nettement plus eu envie de trainer dans des musées que de flâner en plein air.
J’ai donc un instant pensé vous montrer des cailloux dans des musées. J’en avais vu de superbes au Museum d’Histoire Naturelle de Grenoble il y a 2 ans ou encore à Toronto l’été dernier, et j’avais quelques ammonites du Musée de Valence prises en photo cet hiver. Mais finalement, j’ai choisi de vous emmener en montagne, sur une balade faite début avril pour voir les crocus sur l’alpage de Font d’Urle. Ce jour-là, le vent soufflait bien fort mais le soleil était présent. Si la géologie des falaises et du plateau karstique est très intéressante, c’est un cairn que j’ai choisi pour illustrer le thème. Ce cairn est un cairn de balisage : il indique le chemin à suivre et est en quelque sorte un ancêtre des marquages colorés que l’on trouve maintenant sur les chemins de randonnée. D’un cairn, on aperçoit le suivant et on sait ainsi où se diriger. Ils sont très importants pour ne pas se perdre. Et, le long des crêtes, ils indiquent là où le marcheur peut passer sans risque, en restant visibles même quand il y a de la neige. Il ne faut pas les confondre avec les cairns « décoratifs » que l’on croise parfois et qui ont souvent un impact négatif sur les paysages : les cailloux fixent le sol, et servent d’habitat à une petite faune. La multiplication des empilements anarchiques de cailloux a donc un effet délétère sur les sites (et c’est vrai aussi dans les rivières).
Sentier du karst – Alpage de Font d’Urle – Vercors – Drôme – avril 2024
Si vous voulez voir à quoi ressemblent les cailloux chez les autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.
Cela faisait longtemps que je ne vous avais pas parlé d’une exposition terminée. Je suis pourtant allée il y a un peu plus d’un mois voir celle-ci sur les ikats, mais je n’ai pas trouvé le temps d’écrire cet article avant qu’elle ne ferme ses portes à Crest. Toutefois, comme il s’agit d’une exposition qui n’a pas été spécifiquement montée pour Crest, il est possible qu’elle s’installe ailleurs dans les prochains mois.
Ikats anciens d’Indonésie
L’ikat est une technique de teinture des fils avant tissage, sur la chaîne, la trame ou bien les deux. Des réserves sont positionnées sur les fils à des endroits bien précis afin de tracer les motifs par la teinture préalable au tissage. Parfois, plusieurs bains de couleurs sont utilisés avec des réserves différentes. Cette technique est très développée dans toute l’Asie, depuis l’Asie centrale jusqu’au Japon. Traditionnelle, elle continue à être utilisée à plus ou moins grande échelle. Au Japon, les ikats trame et chaîne en fils de soie sont des objets artisanaux de grande précision. En Asie centrale, l’ikat est semi industrialisé et permet le tissage de grandes pièces de tissu ensuite utilisée pour l’habillement ou l’ameublement.
J’ai découvert cette technique si particulière à l’occasion d’une exposition au Centre d’Art de Crest cet hiver. Les commissaires Rémy et Monique Prin ont ramené de leurs voyages en Asie de nombreux ikats de toutes époques et de tous styles qu’ils présentaient en les contextualisant. Ils ont aussi rapporté la technique de l’ikat qu’ils ont utilisé pour des créations contemporaines en fils de coton, jouant sur les perspectives.
Ikats anciens d’IndonésieIkats anciens d’IndonésieIkats anciens de MalaisieVêtements en Ikat d’Ouzbékistan et Ikat contemporain par Rémy et Monique PrinIkats contemporains par Rémy et Monique PrinIkats (chaîne et trame) ancien du JaponIkats (chaîne et trame) ancien du JaponIkats (chaîne et trame) ancien du Japon
Centre d’Art de Crest – Drôme – mars 2024
(*) L’exposition s’est tenue à Crest du 10 février au 28 avril 2024
(**) Si vous souhaitez comprendre la technique de l’ikat, le plus simple est d’aller voir une vidéo. Celle en lien s’intéresse à la création des ikat chaîne et trame de Bali.
Chaque mois de mai, je me réjouis d’aller admirer la floraison des iris dans les jardins et champs ouverts au public. En effet, les professionnels de la culture de ces fleurs profitent de cette période pour que les jardiniers puissent venir découvrir en vrai les couleurs, formes et hauteur des iris avant de les commander. Cette année, la floraison a été un peu précoce et j’ai pu en profiter dès le 1er mai. Le pic de floraison est attendu aux alentours du 8 mai d’après ce que les pépiniéristes m’ont dit.
Champ d’iris
Le jardin des Iris du Grand Barbu, à Chabeuil
Je peux dire que je vais vraiment chaque année aux iris du Grand Barbu à Chabeuil depuis plus de 10 ans (même en 2020, j’ai réussi à y aller à la sortie du premier confinement). C’est toujours un plaisir d’arpenter les allées du jardin de Daniel, niché au cœur d’un vallon paisible. Cette fois, ce sont les coassements des grenouilles voisines; les gazouillis des oiseaux et les tintements des cloches d’un troupeau de moutons un peu plus loin qui ont composé la bande son de ma visite. J’étais seule dans le jardin quand j’y suis allée, et j’ai donc pu profiter pleinement du calme des lieux.
Iris du Grand Barbu – Chabeuil – mai 2024
(*) Iris du Grand Barbu, 1184 Chemin des Breytons, 26120 Chabeuil – ouvert jusqu’à la fin du mois de mai en accès libre tous les jours.
A noter : Daniel va arrêter sa production d’iris. Cette année est une année de transition, et son successeur Cédric a ouvert son propre jardin, Iris Passion, à Saint Marcel les Valence au lieu-dit Les Blaches (665 Route de Bourg les Valence). Je n’ai pas eu l’occasion d’y aller mais nul doute que ce sera également un ravissement pour les amateurs d’iris.
Pour découvrir à quoi ressemblait le jardin des iris du Grand Barbu ces dernières années, vous pouvez aller voir :
J’étais déjà allée en 2019 aux Iris du Val de Drôme (l’article correspondant se trouve donc sur mon ancien blog). Cette année-là, j’avais même acheté des iris que j’avais récupérés à la fin de l’été et plantés dans un pot sur ma terrasse, pour le plus grand plaisir de mon chat qui a bien consciencieusement déterré les rhizomes chaque nuit pendant plusieurs semaines ensuite. Je suis encore surprise qu’ils aient réussi à prendre et qu’ils fleurissent chaque printemps depuis. Cette fois, j’y allais juste pour le plaisir des yeux (et jouer avec mon appareil photo). Le grand champ s’aperçoit depuis la route entre Crest et Livron. Sur place, c’est une explosion de couleurs. Le champ est vraiment grand, et les variétés très nombreuses. J’y ai passé une bonne heure et j’aurais sans doute prolongé si une averse ne m’avait pas poussée à me mettre à l’abri.
Iris du Val de Drôme – Grâne – Drôme – mai 2024
(*) Iris du Val de Drôme, 400 Chemin de Buffières, 26400 Grâne – ouvert jusqu’au 20 mai environ tous les jours de 10.00 à 19.00 (9.00/19.00 les week-ends et jours fériés).
Bonus – les pivoines Rivière, à Crest
En rentrant des Iris du Val de Drôme, je suis passée par Crest et j’en ai profité pour m’arrêter aux Pivoines Rivière. Ce pépiniériste est spécialisé dans les pivoines et un jardin attenant aux serres abrite une collection de pivoines herbacées et arbustives. Ma précédente visite datait de 2022. Là aussi, la floraison a été plutôt précoce et déjà les pivoines arbustives n’étaient presque plus en fleurs. Par contre, les pivoines herbacées déployaient leurs couleurs. Il y avait beaucoup de monde aussi, j’ai rapidement fait le tour des carrés fleuris avant d’acheter quelques tiges coupées pour ramener un bouquet à la maison avant qu’une nouvelle averse ne vienne à tomber.
Pivoines Rivière – Crest – Drôme – mai 2024
(*) Pivoines Rivière, , 26 Crest – ouvert du lundi au samedi jusqu’au 7 juin de 9.00 à 12.00 et de 14.00 à 18.30 (y compris les jours fériés sauf le jeudi de l’Ascension).
Avec la fin de l’hiver, les couleurs du Vercors changent, passant du blanc de la neige au vert de la végétation renaissante. Sur les plateaux, les crocus, les jonquilles et les autres fleurs viennent apporter leurs touches de couleurs. J’aime les changements de saison, quand on n’est plus vraiment en hiver et pas encore complètement au printemps. La nature semble reprendre vie progressivement. Les oiseaux ne manquent pas de signaler leur présence et les forêts résonnent de leurs chants. Chaque année, c’est un vrai plaisir d’aller randonner dans le Vercors, pour admirer ce printemps naissant.
Sur l’alpage de Font d’Urle
Une balade improvisée vers le Col du Lion
C’est au lendemain de Pâques que nous avons improvisé une balade avec Mr 2e. Comme nous sommes partis un peu tard dans l’après-midi, nous ne voulions pas aller loin. Nous avons donc pris la direction du Col de la Bataille. Fermé tout l’hiver, il était théoriquement rouvert depuis le matin. Mais le jour étant férié, la barrière était encore en place quand nous sommes arrivés au-dessus du Grand Echaillon. Nous avons donc opté pour laisser la voiture à cet endroit et continuer à pied. Nous n’avons toutefois pas emprunté la route vers le Col de la Bataille. En effet, il faut marcher assez longtemps en montée pour que les paysages deviennent sympas. Or, nous souhaitions une promenade tranquille.
Se promener le long d’une route forestière
Nous sommes donc partis en direction du col du Lion par une route forestière. Celle-ci progresse doucement sur un versant boisé, et était encore un peu au soleil de cet après-midi encore un peu frais (le thermomètre de la voiture nous avait indiqué 8°C). Nous avons marché jusqu’au col du Lion, où une prairie s’ouvre sur le Royans. Nous avons ensuite continué par un chemin forestier, apercevant les villages en contrebas à travers les arbres encore nus. Le soleil a commencé à décliner et se cacher derrière la montagne. C’est le moment que nous avons choisi pour faire demi-tour. (Nous aurions pu partir à travers bois en direction de l’auberge du Grand Echaillon mais après plusieurs jours de pluie en cette fin d’hiver, les sentiers étaient gorgés d’eau et nous ne souhaitions pas avoir à patauger).
Entre forêt et chaos rocheuxLes arbres n’ont pas encore retrouvé leurs feuillesDans la sapinièreProfiter du soleilSur le chemin
Nous aurons finalement marché un peu plus de 7 km avant de revenir à la voiture. Cette balade au grand air après plusieurs jours où la météo et nos autres activités nous avaient contraints à rester à l’intérieur nous a fait beaucoup de bien, et m’a rappelé à quel point il m’est nécessaire de passer du temps dans la nature pour me ressourcer.
Quand le soleil déclinant perce à travers les épicéas
Autour du col du Lion – Léoncel – Vercors – Drôme – avril 2024
Une promenade colorée à Font d’Urle
Quelques jours plus tard, c’est vers l’alpage de Font d’Urle que je suis partie randonner, seule cette fois. Cette année encore, j’avais envie de voir les crocus en fleurs. Cette explosion de fleurs violettes et blanches est toujours un ravissement. Je suis arrivée en fin de matinée sous un grand soleil. Le vent, cependant, était aussi bien présent. Après avoir laissé la voiture au village de Font d’Urle, je suis partie en direction de la porte d’Urle, puis sur les crêtes. Partout autour de moi, les pelouses sont parsemées de crocus, et je n’ai pas marché 100 mètres que je suis déjà allongée par terre pour les photographier.
Au ras des pâquerettes crocusCrocus violets sur l’alpageCrocus blancs sur l’alpageUn tapis de fleursPetites scillesPremières jonquillesLes couleurs du printemps sur l’alpage
Je continue ensuite ma balade le long des crêtes, admirant le paysage de tous les côtés. Aux sommets enneigés du Vercors oriental répondent les vallées verdoyantes en direction de la rivière Drôme : d’un côté encore un peu l’hiver et de l’autre déjà le printemps. Je suis chaque fois émerveillés par ces panoramas. Cette fois, je décide d’innover et je télécharge une application d’identification des sommets. Je m’amuse un moment à trouver les noms des montagnes qui m’entourent, qu’elles soient proches ou plus lointaines comme les sommets du synclinal de Saoû.
En regardant vers les sommets du Vercors orientalLes chemins qui descendent dans la vallée de Quint depuis le plateau d’AmbelSur les crêtes, le sentier est balisé par des cairns (dont ce sont la fonction première, bien loin des cairns ludiques que l’on trouve à trop d’endroits et qui nuisent à la conservation du paysage et de la petite faune)Les falaises de Font d’UrleLe long des crêtesCertaines dolines sont encore emplies de neigeDeviner le synclinal de Saoû à l’horizonL’impluvium a été construit pour retenir un peu d’eau de pluie sur le plateau et permettre d’abreuver les troupeaux qui s’y trouvent en été. Il n’y a en effet pas de source sur cette zone.
Je marche encore un moment sur les crêtes. Au loin, j’aperçois deux chevaux qui traversent la prairie, donnant au lieu un air de western, avec les silhouettes des montagnes en arrière-plan. Je rejoins finalement les sentiers sur l’alpage pour trouver un coin à l’abri du vent pour pique-niquer. Je suis entourée de fleurs, sans autre humain à portée de vue. Je prolonge cette pause au soleil (même si peu à peu le ciel se voile en raison d’un vent de sable qui gagne la région). Puis, je repars sur le sentier du karst pour rejoindre le village de Font d’Urle où m’attend mon thermos de café.
Quelques très rares arbustes sont réussi à s’installer sur le plateau, au milieu des chaos karstiques.Les choucas sont nombreux au bord des plaques de neige en train de fondre. (En fait, ces oiseaux sont des chocards à bec jaune, des cousins de choucas des tours que l’on peut voir par exemple à Crest. Mais en montagne, ils sont appelés de la même façon)Retour au village
Font d’Urle – Vercors – Drôme – avril 2024
Bonus : un arrêt au col de la Machine
Sur le trajet du retour de Font d’Urle, j’ai fait un arrêt pour prendre un rafraichissement au col de la Machine, et j’en ai profité pour jeter un œil au cirque de Combe Laval.
Les falaises de Combe Laval au niveau du col de la MachineLe cirque de Combe Laval
Col de la Machine – Saint Jean en Royans – Vercors – Drôme – avril 2024
Dimanche dernier, j’étais invitée à découvrir le zoo d’Upie. Ce petit parc zoologique privé est situé à moins d’une demi-heure de route de la maison et pourtant je n’y étais allée qu’une seule fois, l’été de notre arrivée dans la Drôme il y a bientôt 13 ans. Il faut dire que j’ai toujours un sentiment mitigé par rapport aux zoos. J’ai plusieurs fois vu des parcs où les animaux n’étaient pas dans de bonnes conditions de vie. Alors, j’ai profité de cette occasion pour aller constater ce qu’il en est à Upie. Et je dois avouer que j’ai été agréablement surprise.
Dans la serre tropicale
Des animaux de la ferme et des animaux exotiques
J’avais croisé une personne de l’équipe du zoo d’Upie lors d’un forum de tourisme local en mars. Elle m’avait alors proposé de venir visiter le zoo. J’ai profité d’un week-end (un peu) moins chargé pour y aller avec Melle 3e. La météo était vraiment favorable puisque la journée était estivale. Nous avons choisi d’arriver dans la matinée pour profiter du parc avant qu’il ne fasse trop chaud. Nous avons commencé par un arrêt à la mini ferme où des poules soies et des moutons miniatures sont installés. Nous avons passé un bon moment à regarder les agneaux qui cherchaient leurs mamans ou dormaient au soleil. Nous sommes ensuite passées voir les chèvres et les animaux de la basse-cour, dont les amusants canards coureurs indiens.
un des agneaux de la mini ferme
Nous avons ensuite pris la direction de la zone australienne. Les stars, ce sont les wallabies. Ils étaient au fond de leur enclos, à l’ombre et au calme. Toutefois, avec un peu de patience, nous avons pu apercevoir un bébé qui dépassait de la poche de sa mère. Séquence émotion garantie !
Un air d’Australie dans la DrômeRegardez bien, et vous verrez le museau du bébé wallaby
Du jardin aux oiseaux au zoo d’Upie
La suite de la visite nous conduit à longer les enclos des émeus, nandous, flamants roses, pélicans et autres volatiles. En effet, à l’origine, le zoo d’Upie s’appelait Jardin aux Oiseaux et n’accueillait que des oiseaux. Petit à petit, il s’est ouvert à d’autres animaux mais aujourd’hui encore, les espèces les plus représentées sont des oiseaux. Ainsi, au fil de la déambulation, on croise de nombreuses variétés de rapaces dont des chouettes, hiboux ou vautours, des perroquets de toutes les couleurs, des oiseaux exotiques dont certains peuvent être approchés de près dans la serre tropicale ou la volière de contact.
Kamichi à collierVous trouvez que cette chouette Harfang ressemble à Hedwige dans Harry Potter ? C’est pourtant un mâle. La femelle a beaucoup plus de tâches sur son plumage.Hibou perchéQuand le pélican sort de l’eau pour s’installer sur une branchePlusieurs cigognes sont installées dans le parc
Mais dorénavant, les stars du zoo, ce sont les lémuriens. Trois espèces de lémuriens sont présentes à Upie, dont les makis cattas. Ces petits primates au pelage gris et à la queue rayée sont même devenus la mascotte du zoo. Plusieurs naissances ont déjà eu lieu à Upie, et trois jeunes de l’année dernière sont présents dans la tribu. Nous avons longuement regardé les lémuriens jouer dans les pâquerettes et les arbres, quasi indifférents à la présence des humains. Ils partagent leur vaste enclos avec des tortues issues d’un trafic et saisies par les douanes. Le zoo est ainsi un refuge pour des animaux arrachés à leur milieu naturel par des individus peu scrupuleux. Il est aussi investi au niveau européen dans plusieurs programmes de sauvegarde et de conservation d’espèces protégées.
Dans la volière de contactDans la serre tropicale
Dernières surprises animalières
Un peu plus loin, ce sont les suricates qui sont en plein travaux de terrassement sous l’œil avisé d’un individu posté en guetteur. En les voyant j’ai toujours une petite pensée pour Timon dans le Roi Lion – Hakuna Matata ! Nous terminons notre visite par un passage dans le petit vivarium. Là, des bébés tortues, nés à Upie, sont en plein repas. Il y a aussi deux caméléons et de minuscules grenouilles colorées et venimeuses, récupérés aussi de trafics d’animaux. Les caméléons sont actifs et se déplacement dans leurs terrariums. C’est la première fois que je vois des caméléons en vrai. L’un d’eux présentent de magnifiques couleurs. Je reste émerveillée devant l’éclat de celles-ci.
Suricate en plein travauxLe repas des bébés tortuesMini grenouille terrestreLes couleurs du caméléon et sa façon de bouger ses yeux m’ont surprise.
En conclusion, si certaines volières datent de l’ouverture du zoo, il y a 50 ans, des travaux ont eu lieu et sont encore en cours pour améliorer les conditions de vie des animaux. Les espaces les plus récents sont adaptés et cela se voit à la façon dont les animaux évoluent dedans, librement, sans sembler inquiets de la présence des humains.
Zoo d’Upie – Drôme – avril 2024
(*) Le zoo d’Upie est un zoo privé ouvert toute l’année. Les horaires d’ouverture sont à retrouver sur leur site internet. Le zoo propose un snack mais il est aussi possible de pique-niquer : de nombreux espaces aménagés et ombragés sont disponibles partout dans le zoo et on peut ressortir pour aller récupérer le pique-nique dans la voiture sans problème. C’est ce que nous avons fait avec Melle 3e. Nous avons profité du snack uniquement pour nous acheter une glace. Il faut compter une bonne demie journée sur place afin de profiter pleinement des lieux. Des animations ont aussi lieu au fil de la journée. A titre indicatif, nous sommes arrivées vers 10.30 et reparties un peu après 15.00.
(**) Cette visite était une invitation (collaboration commerciale non rémunérée). Nous avons toutefois découvert le zoo comme n’importe quel autre visiteur, et cet article reflète complètement notre avis à toutes les deux, en toute sincérité.
J’ai depuis l’enfance une passion pour les cascades et autres chutes d’eau. La façon dont l’eau chute m’a toujours fascinée. Je me souviens que lorsque j’étais petite, un ami de mon père, meunier, mettait en route la chute d’eau de son moulin rien que pour me faire plaisir. Je me souviens de ma joie lorsque j’allais regarder ce qui s’approchait le plus pour moi d’une cascade au quotidien : la passe à poissons au niveau du pont du Couesnon. Je me souviens avoir aimé des balades aux cascades de Mortain, les plus impressionnantes dans cette région de France. Je me souviens aussi de ma fascination pour la cascade d’Enfer, au dessus de Luchon dans les Pyrénées, ma première cascade aux proportions gigantesques, ma première cascade de montagne. Depuis que je suis installée dans la Drôme, j’ai découvert plusieurs cascades en Rhône-Alpes. Après être passée en revoir une la semaine dernière, j’ai eu envie de faire un petit récapitulatif de mes découvertes.
Dans le Vercors
La cascade du Rif à La Baume Cornillane, la perle cachée
Si je commence par la cascade du Rif, ce n’est pas par hasard. En effet, cette petite cascade discrète, située sur les piémonts du Vercors face à la plaine de Valence est l’une des plus proches de chez moi. Je m’y rends donc régulièrement quelle que soit la saison. Après les fortes pluies d’il y a 15 jours, voyant les rivières gonflées d’eau autour de la maison, je me suis dit que la cascade devait couler à flots. J’y suis donc allée un dimanche après-midi entre deux averses. Le niveau d’eau dans le ruisseau du Rif alors que je le remontais en direction de la cascade m’a vite assurée que je ne m’étais pas trompée. D’ailleurs, très vite, le bruit de l’eau chutant s’est fait entendre.
Le long du ruisseau du RifEn arrivant au pied de la cascadeLa cascade du Rif est une cascade de Tuf
Avec autant d’eau, j’ai eu envie de faire des essais au ras de la mare ou en pause longue. J’ai beau savoir que le sol est très glissant à cet endroit quand il a plu, je n’ai pas pu résister à l’envie de descendre au pied de la cascade (et bien sûr, j’ai glissé dans la descente – aie le genou!).
Se laisser hypnotiser par les mouvements de l’eauSe laisser hypnotiser par les mouvements de l’eau (bis)Essais de pause longue (à main levée)
Cascade du Rif – La Baume Cornillane – Drôme – mars 2024
Si vous voulez voir la cascade du Rif à d’autres moments, je l’ai déjà photographiée entre autres :
Bien que située à l’entrée du village, la cascade de la Baume d’Hostun est une discrète. On ne la voit pas quand on passe sur la route qui longe le pied des Monts du Matin, car elle est bien cachée par la végétation. Et pour peu que, comme moi, vous n’arriviez pas au village par la route au bord de laquelle elle se trouve, vous risquez fort de la manquer. Cela serait dommage car elle est très jolie. J’étais allée la voir en mai 2020, et je pense qu’après de fortes pluies comme nous avons connues ces dernières semaines, elle doit couler encore plus. En effet, tout un côté de cette cascade de tuf était à sec lors de mon passage.
La Baume d’Hostun – Drôme – mai 2020
(*) La cascade est au bord d’une des routes d’accès au village de la Baume d’Hostun. Il est possible de se stationner dans le village et de venir à pied jusqu’à la cascade. EDIT du 23/08/2025 : la cascade de la Baume d’Hostun est située sur un terrain privé. Il ne faut donc pas s’en approcher.
La cascade de la Pissoire et la chute de la Druise, les stars des Gorges d’Omblèze
Situées à l’entrée des gorges d’Omblèze, la cascade de la Pissoire et la chute de la Druise sont deux cascades drômoises très connues. Pour les trouver, c’est très simple, la cascade de la Pissoire est en bord de route après le moulin de la Pipe en direction d’Omblèze. Quant à la chute de la Druise, bien que très bien indiquée, elle se mérite un peu plus. Il faut laisser son véhicule sur le parking un peu après le moulin de la Pipe en direction d’Ansage, puis descendre par un petit chemin escarpé jusqu’à la rivière qu’il faut ensuite un peu remonter pour arriver au pied de la chute d’eau.
Cela fait longtemps que je n’y suis pas allée. Et en cherchant de quoi illustrer cet article, je me rends compte que je n’ai aucune photo convenable de la chute de la Druise. Cela me fait une bonne raison pour y retourner !
Débit de printemps (mars 2018)Débit de printemps en pause longue (mars 2018)Débit de fin d’été (octobre 2016)
Cascade de la Pissoire – Omblèze – Drôme
(*) Le sentier d’accès à la chute de la Druise, situé sur une propriété privée, a été refait récemment après avoir été fermé suite à des accidents répétés. La descente, sans être difficile, nécessite d’être correctement chaussé et d’emporter de l’eau : le soleil a vite fait de chauffer la paroi de calcaire. Le chemin est souvent glissant en arrivant au bord de la rivière. C’est cependant faisable avec des enfants qui sont habitués à marcher dans la nature (la première fois que j’y suis allée, j’étais accompagnée des enfants qui avaient alors 10, 7 et 4 ans et cela s’est très bien passé en prenant le temps de faire attention). A titre d’information, l’aller-retour par le sentier fait 1.8 km pour un D-/D+ de 140 m. ATTENTION : il ne faut pas marcher dans l’eau, ni déplacer les galets, car il s’agit d’une zone de frayère.
(*) La cascade de la Pissoire est située le long de la route en direction des gorges d’Omblèze : on ne peut pas la manquer !
La cascade blanche, le rideau d’eau
La cascade blanche, avec sa comparse la cascade verte, est également très connue. Située sur la rivière Vernaison, à Sainte Eulalie en Royans, la cascade blanche est très facile d’accès. J’y suis allée une seule fois, en fin d’été, un jour gris. Cela m’a permis de profiter de la cascade avec peu de monde car l’endroit est habituellement un lieu de baignade prisé.
Cascade blanche – Sainte Eulalie en Royans – Drôme – août 2020
(*) L’accès (piéton) à la cascade blanche se fait depuis un chemin dont le départ est sur la gauche à la sortie de Sainte Eulalie en direction des Goulets.
Il y a de nombreuses autres cascades dans le Vercors, plus ou moins connues ou grandioses. On en trouve par exemple plusieurs dans la reculée de Combe Laval, dans les gorges de la Bourne ou du côté de Villard de Lans ou Autrans. Je suis encore très loin de les avoir toutes croisées, que ce soit de près ou de loin.
Apercevoir la cascade de Frochet dans la végétation Reculée de Combe Laval – Saint Laurent en Royans – Drôme – avril 2017
En Chartreuse
Le cirque de Saint Même, le festival de cascades
Nous changeons maintenant de massif pour celui de la Chartreuse. Ce massif étant plus éloigné de la maison que le Vercors, je n’y suis allée qu’une seule fois pour le moment. Mais au cours de ce séjour, je tenais absolument à aller voir le cirque de Saint Même. A cheval entre Isère et Savoie, il est en effet réputé pour ses cascades. Et la réalité est largement à la hauteur de la réputation, avec plusieurs cascades successives sur la rivière du Guiers dans un cadre splendide. La photogénie de ces cascades ne fait aucun doute.
Cascade de la Pisse du Guiers – la plus basse de toutesLa grande cascade – sans doute la plus photogéniqueLa Grande Cascade et le pont des resquilleurs – le point de vue incontournable
Cirque de Saint Même – Isère x Savoie – juillet 2020
(*) Le parking est obligatoire (et payant selon la saison) à l’entrée du cirque de Saint Même. L’accès aux cascades se fait via des circuits de randonnée bien balisés, mais nécessite de pas mal marcher. Il est recommandé d’être bien chaussé.
La cascade de la Pisserotte, la spectaculaire
C’est au cours du même séjour en Chartreuse que j’ai découvert la cascade de la Pisserotte. Son originalité tient au fait qu’elle chute librement depuis le haut de la montagne à travers un cirque de poudingue. La paysage est lunaire et rend l’ensemble encore plus spectaculaire.
Cascade de la Pisserotte – Saint Joseph de Rivière – Isère – juillet 2020
(*) Pour accéder au parking de la cascade, il faut entrer dans le hameau des Grollets entre Saint Joseph de Rivière et le col de la Placette, puis continuer tout droit sur la route jusqu’à l’entrée de la forêt où se situe le parking. On aperçoit la cascade depuis la route quand on vient du col de la Placette. Il faut compter 1 km pour un D+ de 135 m pour accéder à la cascade depuis le parking. Attention, les derniers mètres sont à parcourir à flanc de ruisseau.
Le massif de la Chartreuse possède de nombreuses autres cascades, mais n’y ayant fait qu’un séjour de 3 jours, il a fallu faire des choix…
En Haute Savoie
La cascade de l’Arpenaz, la plus facile à trouver
Visible depuis l’autoroute entre Cluses et Chamonix, impossible de louper la cascade de l’Arpenaz. C’est lors de mon séjour en vallée de l’Arve à l’automne dernier que je suis allée la voir de près. Très facile d’accès, son pied est situé dans un joli bois, à proximité d’une aire aménagée pour le pique-nique.
Cascade de l’Arpenaz – Sallanches – Haute-Savoie – octobre 2023
(*) L’accès est fléché depuis la sortie de l’autoroute à Sallanches.
Une seule cascade pour la Haute Savoie, j’ai bien conscience que c’est très peu par rapport à toutes celles qui s’y trouvent. Mais c’est un département que je connais encore assez peu, et que j’espère avoir l’occasion de découvrir un peu plus dans les prochains mois.
En Auvergne
La cascade de Saillant, la découverte par hasard
J’ai assez peu été voir de cascades en Auvergne, alors que la région n’en manque pas. Je me suis plusieurs fois arrêtée dans les environs du Mont-Dore en rentrant de Bretagne l’été quand les enfants étaient petits. Mais je n’ai jamais réussi à les motiver pour une randonnée pour aller voir des cascades, alors que je n’avais aucune difficulté à les entrainer vers un sommet ou autour d’un lac. De cette époque, je n’ai donc que la cascade de Saillant à mon actif. Et encore, c’est par hasard que nous nous y étions arrêtés. Nous cherchions un endroit pour pique-niquer après un passage à Saint Nectaire et avant de rejoindre Issoire. J’ai cherché à m’arrêter au bord de la rivière et il se trouve que la cascade était juste là.
Cascade de Saillant – Saint Nectaire – Puy-de-Dôme – août 2015
La cascade de Vaucoux, la féérique
La cascade de Vaucoux fait aussi partie de mes découvertes de l’année dernière. Je me suis retrouvée à passer une journée autour de Besse, alors que j’avais initialement prévu une journée autour de Saint Nectaire, et d’aller revoir la cascade de Saillant. Cachée au fond d’un vallon boisé, la cascade de Vaucoux se trouve dans un cadre féérique, entourée de végétation, et avec un petit pont de bois qui traverse la rivière au pied de la cascade. Cette balade reste un de mes coups de cœur de 2023.
Cascade de Vaucoux – Besse – Puy-de-Dôme – juin 2023
En rédigeant ce récapitulatif des cascades que j’ai eu l’occasion de découvrir dans la région, je me rends compte à quel point certains secteurs, pourtant proches de la maison sont peu ou pas du tout représentés. C’est ainsi le cas de l’Ardèche qui a pourtant de très belles cascades. Il va donc falloir que je trouve un moyen de remédier à cette lacune afin de vous montrer de jolies cascades ardéchoises à l’avenir.
Hors-région – Spécial amateurs de cascades : En complément, pour les fans de cascades, je vous invite à jeter un œil à celles qui sont sur le blog tout en étant complètement en dehors du périmètre de cet article. C’est par exemple le cas des chutes du Niagara, des cascades dans le parc national de Mont Tremblant au Canada ou de Gooseberry Falls aux Etats-Unis. (Et un jour, je prendrai le temps de numériser mes photos de Norvège où les cascades sont nombreuses)
Le printemps a fait son apparition depuis quelques semaines maintenant. Je vous ai déjà emmenés avec moi cette saison pour découvrir les vergers en fleurs et quelques primevères. J’ai depuis continué mes petites balades, profitant d’éclaircies entre les averses, nombreuses ces derniers temps. Je suis restée sur Valence pour vous proposer deux idées de promenades dans des lieux que j’affectionne et où je retourne régulièrement au printemps.
Le soleil du matin à travers les cerisiers d’ornement du Parc Jouvet
Au Parc Jouvet, pour admirer les magnolias
Je vais souvent au Parc Jouvet, quelle que soit la saison. Il faut bien avouer que ce grand parc urbain, est plein de charme. Situé juste en dessous l’esplanade du Champ de Mars, à deux pas du centre-ville, il offre un cadre enchanteur pour flâner, prendre son temps, profiter d’un moment de détente. Pour ma part, c’est au printemps que je le préfère. Il y a encore assez peu de monde et les nombreux parterres commencent à être en fleurs. J’ai profité du jour où j’avais rendez-vous au Musée de Valence pour arriver tôt et me balader dans le parc. Vers 8.15, un samedi, j’ai surtout croisé quelques joggeurs et des personnes traversant le parc pour se rendre au marché.
Les fontaines du Parc Jouvet
En venant, j’avais une idée bien précise en tête : admirer la floraison des magnolias avant qu’il ne soit trop tard. En effet, après plusieurs jours de pluie et de vent, les pétales avaient déjà commencé à tomber et jonchaient les pelouses sous les arbres. Malgré tout, il restait assez de fleurs sur les branches pour que je puisse faire quelques photos.
Sous les magnolias, le long du canal de l’EpervièreCette fleur était posée sur banc. Je n’ai pas su dire si elle y était tombée ou si quelqu’un l’avait cueillie et posée là.Sous le ciel bleu…
Résumer le printemps aux magnolias serait cependant très réducteur. J’ai donc aussi flâné le long des canaux et des allées, m’émerveillant devant les jacinthes odorantes et les jonquilles à foison. J’ai pris mon temps sous les cerisiers d’ornement. J’ai regardé les canards se prélasser au soleil matinal. J’ai fait un grand tour dans le parc et c’était une sensation magique d’avoir ce lieu pour moi toute seule (ou presque).
Je ne me souvenais pas avoir déjà vu des jacinthes en fleur au Parc Jouvet. C’était une jolie suprise.Des canards, des jonquilles, un reflet : une certaine idée du calme !Chaque printemps, ces arbres à la floraison dense sont si beaux à regarder.
Si vous voulez voir d’autres images du Parc Jouvet au printemps, j’y étais :
Sur les bords du Rhône, pour chercher les orchidées
Chaque année, je prends un vrai plaisir à partir chercher les orchidées sauvages (ou à les croiser par hasard au bord des chemins). Celles qui ouvrent la saison sont les orchis géants, que l’on peut repérer de loin sur les talus ou dans les prés. Ils constituent d’ailleurs pour moi un très bon indicateur : quand je commence à en apercevoir sur les bords des routes alors que je circule en voiture, c’est qu’il est temps d’aller faire un tour sur les bords du Rhône.
Les pâquerettes envahissent les pelouses.Le jaune des euphorbes contraste avec le bleu du ciel.
En effet, depuis 2020, année où j’ai entendu parler de cet endroit comme d’un beau spot à orchidées sauvages, je vais à Bourg-lès-Valence, du côté de l’usine hydro-électrique. Là, sur les talus qui bordent le fleuve, on peut trouver de nombreuses fleurs sauvages : des muscaris, des euphorbes, des pâquerettes, et bien sûr des orchidées. A cet endroit, on en trouve deux variétés : des orchis géants et des ophrys (de mars ? araignée ? chaque année je me pose à nouveau la question, chaque année je n’arrive pas à y apporter une réponse définitive, même si je penche pour des ophrys de mars). Avec le soleil, c’est toujours un plaisir en tous cas de les photographier. Et cette année, jolie surprise, j’ai croisé un orchis géant hypochrome (à la pigmentation défaillante et qui donc se décline en nuances de blanc et de vert).
Ophrys (de mars ? araignée ?)Ophrys (de mars ? araignée ?)Ophrys (de mars ? araignée ?)Au bord de l’eau – Ophrys (de mars ? araignée ?)Au bord de l’eau – Ophrys (de mars ? araignée ?)Au bord de l’eau – Ophrys (de mars ? araignée ?)Orchis géant hypochrome
Si vous souhaitez voir d’autres images des orchidées des bords du Rhône, j’y suis aussi allée :
en 2020, quand je découvrais le site, juste avant le confinement, et que j’avais déjà croisé un orchis hypochrome
en 2021, alors que j’avais une entorse de la cheville
Lors de la journée que j’ai passée à la découverte des coulisses du Musée de Valence, j’ai eu la chance de déjeuner dans le jardin privé du musée. Ce jardin, s’il est visible depuis les salles du musée, n’est généralement pas accessible. Il est en effet uniquement ouvert lors de journées spéciales (mais j’ai entendu dire que l’équipe du musée cherche comment une ouverture plus large pourrait être organisée). A chaque fois que j’ai eu l’occasion de me balader dans ce jardin, je me suis dit que c’était un endroit vraiment singulier. Au printemps en particulier, il permet de profiter du soleil et de la vue sur le Champ de Mars de façon fort agréable, entre la fontaine et les œuvres d’art. Lors de ce dernier passage, j’ai aussi constaté que des orchidées sauvages y avaient élu domicile.
Orchis géant au pied de la fontaineOphrys devant la façade sur jardin du musée de Valence
Si vous voulez profiter du jardin du musée de Valence, je vous invite à vous renseigner (via leur site internet) sur les journées spéciales que propose le musée et où l’accès au jardin est possible. Il est généralement ouvert lors des Rendez-vous aux Jardins, début juin.