[petits moments] les feux d’artifice du 14 juillet – édition 2024

Le week-end dernier, je n’ai pas manqué d’aller voir 2 feux d’artifices. D’abord celui de Romans, tiré depuis le parc Saint Romain qui domine la ville et la rivière, puis celui de Chabeuil, tiré devant la mairie au bord de la Véore. Ce sont deux expériences très différentes, mais qui apportent l’une et l’autre une magie éphémère, dans les yeux des petits et des grands.

Regarder les reflets du soleil couchant en attendant le feu d’artifice, sur la rive de l’Isère, face à Romans

Romans, au bord de l’eau

Comme chaque année, aller s’installer en début de soirée au bord de la rivière. S’asseoir dans l’herbe et pique-niquer. Regarder le soleil se coucher et ses deniers reflets sur la pierre dorée du clocher de la collégiale. Et enfin la nuit qui tombe. Les « c’est dans combien de temps ?« , les « il est quelle heure là ?« .

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Puis 3 coups sonores.

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Profiter du spectacle. Le feu d’artifice qui se reflète dans les eaux de l’Isère malgré le fort courant. Les fleurs de lumière qui s’étalent dans le ciel. Les enfants qui s’exclament à chaque fusée. Les paris sur les couleurs. Les yeux levés vers le ciel. Et les applaudissements, les cris de joie.

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Il y avait cette année encore beaucoup de monde et toujours cette ambiance indéfinissable où tout le monde se retrouve pour partager un moment.

feu d'artifice se reflétant dans la rivière
feu d'artifice
feu d'artifice se reflétant dans la rivière
feu d'artifice
feu d'artifice
feu d'artifice
feu d'artifice
feu d'artifice

Romans sur Isère – Drôme – 13 juillet 2024

Chabeuil, un feu d’artifice de près

Le 14 juillet, c’est à Chabeuil que je suis allée. Cette fois, le feu d’artifice est tiré assez bas, juste devant la mairie. Ici aussi, la foule est au rendez-vous. Heureusement, je suis arrivée assez tôt pour m’assurer une place bien située, sur le pont, avec la jolie façade de la mairie en ligne de mire. Après la tombée de la nuit, le spectacle a commencé, intense. Du coin de l’œil, je prends photos et vidéos, tout en regardant par dessus l’appareil photo et mon téléphone pour profiter pleinement du long spectacle.

feu d'artifice
feu d'artifice
feu d'artifice
feu d'artifice
feu d'artifice
feu d'artifice
feu d'artifice
feu d'artifice
feu d'artifice
feu d'artifice
feu d'artifice
feu d'artifice

Chabeuil – Drôme – 14 juillet 2024

[Drôme] des idées de sorties culturelles pour le début de l’été

Je l’ai déjà évoqué à de multiples reprises mais la Drôme (et ses environs) offre de nombreuses possibilités de sorties culturelles. Bien sûr, il y en a toute l’année mais en été, celles-ci se multiplient avec les festivals et autres concert s et représentations en plein air. De même, de nombreux lieux accueillent des expositions temporaires à cette période de l’année. Je vous propose donc de venir avec moi découvrir ce à quoi j’ai déjà assisté (ainsi que quelques idées pour la suite de l’été).

des sauges en fleurs devant un bâtiment en pierres
En sortant d’un concert au Prieuré de Charrière dans la Drôme des Collines

Le Festival Mozart, une approche décontractée de la musique classique

J’avais assisté l’an dernier à deux concerts estivaux du Festival Mozart (qui s’appelait encore Saoû chante Mozart). Depuis, j’avais écouté avec plaisir deux autres concerts, de chant choral, organisés par eux à Valence, un en plein hiver avec un programme de saison et un autre début mai au moment de la conférence de presse du festival. C’était chaque fois un très bon moment. Aussi quand l’organisation du festival m’a proposé d’assister de nouveau cet été à des concerts, j’ai bien sûr accepté.

Un coucher de soleil au prieuré de Charrière

Si l’année dernière, j’avais vraiment trouvé le concert au lever du soleil absolument magique, j’ai choisi cette année de vivre une autre expérience, en fin de journée cette fois. Le festival a cette année commencé sa programmation par des concerts en Drôme des collines. J’ai donc pris la route un soir après le travail direction le prieuré de Charrière à Chateauneuf de Galaure. J’ai commencé ma soirée par pique-niquer dans un champ (j’avais trouvé de bons produits locaux à l’épicerie du village de Claveyson sur le trajet). Comme je disposais d’encore un peu de temps, je suis descendue jusqu’au bord de la Galaure et j’ai un tour dans le hameau de Charrière.

vieux bâtiment en pierre
Dans la cour du prieuré de Charrière

L’heure du concert approchant, je me suis dirigée vers la chapelle du prieuré de Charrière où celui-ci avait lieu. Le prieuré est encore en cours de restauration, menée par une équipe de bénévoles. Il y a quelques années, la chapelle n’avait par exemple plus de toiture. Aujourd’hui, à l’abri de l’air et de l’eau, elle accueille des expositions et des concerts. En effet, l’acoustique de cette petite chapelle un peu rustique (le sol est encore en terre battue et les chaises sont celles en plastique du comité des fêtes local) est excellente et se prête parfaitement à l’accueil de petites formations.

chapelle en fin de journée
La chapelle du prieuré de Charrière en fin de journée.
billet de concert
C’est parti !

Ce soir-là, c’est le quatuor Hélios qui joue. Face à nous, une flûtiste, une violoniste, une altiste et un violoncelliste nous régalent pendant plus d’une heure de la musique de Mozart (avec une jolie transcription d’un concerto pour piano faite à l’époque et avec l’aval de Mozart lui-même), mais aussi de celle de Haydn (qui entretenait une amitié forte avec Mozart) et de Ries (qui fût un disciple de Beethoven et un concertiste renommé). La représentation se termine par un tango contemporain, preuve que la musique (dite) classique continue à vivre. Nous ressortons alors que le soleil commence à se cacher sous l’horizon. J’en profite pour visiter le prieuré, exceptionnellement ouvert, avant de prendre un verre au bar tenu par une association locale. Finalement, musique classique ou pas, un festival reste un festival !

concert d'un quatuor classique
Le quatuor Hélios
salut final d'un concert classique
Le quatuor Hélios

Switched-on Mozart, variation contemporaine sur une œuvre classique

Samedi après-midi, j’ai pris la direction de Saoû pour assister à un concert très original. Switched-on Mozart se veut dans la lignée du Switched-on Bach de Wendy Carlos. Le postulat de départ, rappelé en début de concert par Philippe Bernold, directeur du festival, est que « à l’époque de Mozart, on n’écoutait que de la musique contemporaine », et que Mozart a toujours été intéressé par les nouveaux instruments de son époque, comme la clarinette ou le piano-forte. Le festival Mozart s’est donc associé avec Inventer pour Apprendre, une autre association de Saoû qui propose une résidence estivale pour apprendre la composition à de jeunes musiciens. Arnaud Petit et Yannick Chapuis ont donc pris des partitions de Mozart et les ont adaptées à des instruments d’aujourd’hui : synthétiseurs, batterie, basse et guitare électrique.

devanture de bar avec son enseigne "Gasoline Palace"
La musique de Mozart au Gasoline Palace

C’est le résultat de ce travail qui était présenté samedi lors du concert. Afin d’être en phase avec le côté rock de cette version de Mozart, c’est au Gasoline Palace, un bar, que la prestation avait lieu. Il y avait même une boisson incluse dans le billet d’entrée. Si on m’avait dit qu’un jour, j’irai écouter Mozart aux instruments électriques dans un bar avec un verre à la main, je pense que j’aurais pris mon interlocuteur pour un fou. Et pourtant, c’est ce qu’il s’est passé samedi dernier ! Pendant une heure, la soprano Eleonore Lemaire et les solistes de l’orchestre de chambre de la Drôme ont fait vibrer la musique de Mozart comme on ne l’avait jamais entendue. Une nouvelle fois, le festival Mozart a montré que la musique classique n’est pas forcément poussiéreuse (ou en tous cas, qu’elle peut sans souci être dépoussiérée).

Mettre Mozart à l’électrique, c’est osé et comme l’a précisé Arnaud Petit en préambule du concert « Concernant le bon goût, nous sommes toujours resté à la lisière, sans jamais tomber dedans ».
Une interprétation de Mozart entre rock et punk, particulièrement réjouissante !

(*) Le festival Mozart continue jusqu’au 21 juin avec une programmation éclectique et variée. J’ai d’ailleurs déjà mon billet pour le concert Bach Contemplation en fin de semaine. Le concert de clotûre Bach Mirror en plein air m’aurait aussi bien plu mais je ne suis pas disponible..


(*) J’ai assisté à ces deux concerts en étant invitée par le Festival Mozart dans le cadre d’une collaboration commerciale non rémunérée, et je les en remercie. J’ai choisi moi-même les concerts auxquels j’ai assisté dans leur programmation, compte tenu de mes envies et de mes disponibilités. Mon avis est par ailleurs totalement libre.


Histoire d’un Cid, la nouvelle production des Fêtes Nocturnes de Grignan

Les Fêtes Nocturnes de Grignan font partie des évènements estivaux que j’attend chaque année. Cela commence déjà par la découverte quelques mois avant du spectacle qui sera joué et par qui, puis par la réservation des billets sans tarder car les gradins se remplissent vite. Il faut dire que chaque fois la pièce de théâtre, jouée dans le décor somptueux de la cour d’honneur du château de Grignan, est vraiment réussi. J’ai ainsi les années précédentes eu le plaisir d’assister aux représentations de Fracasse en 2021, Les Fâcheux en 2022 et L’Avare en 2023. Si les autres fois, j’y étais allée plutôt en fin de saison, cette année, notre organisation familiale (et les dates des épreuves du bac de Melle 3e) m’a permis d’y aller dès la première semaine de représentations.

scène de théâtre en plein air
En attendant le lever de rideau

Il faut dire que j’avais encore plus hâte d’y aller cette année en raison de la programmation. En effet, le spectacle Histoire d’un Cid est une relecture de la pièce Le Cid de Corneille. J’avais (comme beaucoup) étudié Le Cid en troisième, et après n’avoir auparavant lu en classe que quelques rares pièces de Molière avec des professeurs peu motivants, l’étude de celle-ci avec un enseignant intéressant m’avait fait apprécier le théâtre, classique ou plus contemporain. La proposition de Jean Bellorini, du TNP de Villeurbanne, est une revisite moderne de la pièce de Corneille. Elle fait rimer les alexandrins d’origine avec les mots contemporains. Elle emmène la pièce classique dans un registre de culture populaire, sans perdre l’esprit de la tragi-comédie. Elle nous gratifie de répliques qui pourraient devenir cultes, mention spéciale pour « Rodrigue, ton père, c’est Dom Diègue, pas Mick Jagger ». Elle met en lumière les punchlines de Corneille. Elle flirte même parfois avec la comédie musicale. Bref, c’est une version réjouissante d’un classique qui s’affranchit des codes, que vous l’aurez compris, j’ai beaucoup appréciée.

salut final d'une pièce de théâtre
4 acteurs et 2 musiciens, le salut final

(*) Histoire d’un Cid est joué dans la cour d’honneur du château de Grignan jusqu’à la fin de l’été dans le cadre des Fêtes Nocturnes 2024, organisées par le département de la Drôme. La pièce a fait l’objet d’une captation intégrale le 28 juin 2024 lors de la représentation à laquelle nous avons assisté avec Melle 3e. Elle sera diffusée le 8 août 2024 sur France 3 Auvergne-Rhône-Alpes et à la rentrée sur Culture Box.

D’autres idées pour cet été, ou après

Comme l’été ne fait que commencer, j’ai quelques autres idées à vous suggérer pour les prochaines semaines :

Je ne sais pas si j’aurais le temps de voir toutes ces expos durant l’été, mais je les ai notées pour l’automne.

[Drôme] entre lavandes et villages perchés, bienvenue en Drôme Provençale

Il y a une dizaine de jours, deux copines sont venues de l’autre bout de la France pour découvrir ma (jolie !) région. J’ai longtemps hésité sur ce que j’allais leur montrer car nous ne disposions finalement que d’une soirée et d’une journée. Pour la soirée, c’était assez facile : nous sommes allées dans le centre de Valence pour le visiter et profiter de la fête de la musique. Mais pour la journée, jusqu’au dernier moment, j’ai tergiversé. Il faut dire aussi que j’attendais un peu de voir ce que la météo nous réserverait, histoire de ne pas prévoir d’être dehors s’il pleuvait. Par chance, le samedi était annoncée sans averses dans la journée (contrairement à la soirée). C’était donc décidé : j’allais les emmener voir les lavandes en Drôme Provençale !

champ de lavandes
Dans les lavandes

Les champs de lavandes

Cela faisait quelques jours que j’apercevais des champs de lavandes en fleurs sur mon trajet pour aller travailler. J’étais donc certaine de les trouver fleuries, surtout en descendant vers le sud. Et en effet, tout au long du trajet qui nous a emmenées en dessous de Montélimar, nous avons aperçu des champs violets. Comme pour aller plus vite, j’avais pris l’autoroute, pas question de s’arrêter toutefois. Et même si je me dirigeais vers un secteur que je n’avais jamais exploré en mode « cherchons les lavandes », je savais qu’au bord des petites routes, je trouverai forcément un endroit pour garer la voiture et profiter pleinement du spectacle.

champ de lavande
Lavandes à perte de vue

Et c’est bien ce qu’il s’est passé. Nous avons longé un joli champ et il y avait un endroit parfait pour laisser la voiture à proximité sans déranger. Nous avons alors pris notre temps pour prendre des photos, et admirer cette vue. Les rangées joliment dessinées poussaient le regard en direction des montagnes. En plus, un petit champ d’oliviers voisinait avec les lavandes : nous avions devant nous le parfait cliché provençal !

champ de lavandes
Avec la rangée d’oliviers à gauche, une certaine idée de la Provence
champ de lavandes
Pause photo !
champ de lavandes
Se laisser fasciner par le ballet des abeilles
champ de lavandes
Le violet des lavandes colore les paysages drômois d’une façon si caractéristique
champ de lavandes
Lavandes & oliviers

La Garde Adhémar, l’un des plus beaux villages de France

Après cet arrêt « lavandes », nous avons repris la route pour gagner La Garde Adhémar, l’un des plus beaux villages de France. Nous avons exploré les petites ruelles, colorées par les lauriers roses à cette période de l’année. Puis, nous sommes allées voir l’église, avant de descendre dans le jardin aux herbes. Ce jardin remarquable était lui aussi bien fleuri, rendant la balade encore plus agréable. Nous n’avons bien entendu pas manqué d’admirer le point de vue sur la vallée du Rhône dans une lecture de paysage toujours très intéressante.

laurier rose et maison en pierre
Les lauriers roses sont en fleurs et apportent leur touche de couleur à l’univers minéral du village
Valériane
Les valérianes poussent un peu partout sur les murets
jardin de type médiéval
Le jardin aux herbes occupe différentes petites terrasses en contrebas de l’église
village en pierre
Revenir vers le centre du village

Comme il était midi, nous avons décidé de manger à La Garde Adhémar. Nous avons choisi de nous installer en terrasse sous les arbres à l’Absinthe. Nous n’avons pas été déçues : une cuisine très fraîche et de qualité, des assiettes généreuses et un accueil vraiment agréable. Nous avons longuement discuté (ce qui était aussi un des buts de ce week-end : nous retrouver pour papoter), et sommes reparties seulement vers 14.30.

La magie du Val des Nymphes

L’arrêt suivant sur mon programme était le Val des Nymphes. J’avais découvert cet endroit il y a deux ans en allant de La Garde Adhémar à Grignan, et j’avais alors eu un vrai coup de cœur. Je n’ai pas été déçue en y retournant. Entre la simplicité de l’église, le reflet dans le bassin alimenté par la source qui surgit au fond du site, les chênes verts et la petite chapelle qu’ils dissimulent, la magie a de nouveau opéré. Nous prenons d’ailleurs notre temps pour faire le tour des lieux, et nous imprégner de cette ambiance si particulière.

chapelle romane
La chapelle du Val des Nymphes, toute en simplicité
reflet d'une chapelle romane dans un bassin
Reflet de la chapelle dans le bassin aux eaux claires, alimenté par la source du site
chapelle romane au milieu des arbres
La simplicité de la chapelle romane du Val des Nymphes

Grignan, le village et le château

Nous avons ensuite continué notre route vers Grignan. Lui aussi est classé parmi les plus beaux villages de France. Il y avait un tournoi de pétanque lors de notre passage, et plusieurs mariages en ce samedi après-midi. Il y avait donc beaucoup de monde dans les petites rues mais nous avons quand même flâné un peu avant de monter jusqu’au château. Nous avons même pris une glace pour nous rafraichir (et je dois avouer que c’était pour moi la première de cette saison, ce qui est bien tardif par rapport aux autres années). Nous n’avons par contre pas pu aller voir la collégiale.

une terrasse de restaurant dans une rue étroite
Les terrasses des restaurants s’installent dans les ruelles étroites du vieux village
toits en tuile d'un village
Je me lasse pas des enchevêtrements de toits en tuile dans les vieux villages

Nous avons (bien entendu) visité le château. La cour Renaissance est à cette saison envahie par les gradins des Fêtes Nocturnes, mais nous avons pu admirer la façade depuis les terrasses. Quant à l’intérieur, c’est toujours un plaisir de parcourir les pièces restaurées, qu’il s’agisse des pièces XVIIe siècle ou de l’appartement de Marie Fontaine, qui a fait reconstruire le château au début du XXe siècle alors qu’il était en ruines et nous permet d’en profiter aujourd’hui. Le deuxième étage du château étant actuellement en rénovation, dans le but d’accueillir une nouvelle muséographie dédiée à l’art de vivre au temps de Mme de Sévigné, le mobilier et les œuvres qui y sont habituellement installés ont trouvé place dans la galerie du premier étage. Et celui fait prendre à la galerie des airs de réserve de musée. Enfin, nous avons profité du panorama depuis les terrasses, voyant assez nettement le Mont Ventoux, et même la montagne Sainte Victoire (à une centaine de kilomètres de là).

salon de château du 17e siècle
Le grand salon du château de Grignan
tableaux accrochés sur une grille de stockage
Façon réserve de musée
cour de château renaissance
Dans la cour du puits
panorama sur la campagne avec le Mont Ventoux au fond
Le Mont Ventoux, géant de Provence, domine le paysage tandis qu’on devine clairement la silhouette de la montagne Sainte Victoire

Le prieuré d’Aleyrac, au milieu des genêts

Sur la route du retour, je n’ai pas pu résister à la tentation d’aller jeter un œil au prieuré d’Aleyrac. Je l’avais découvert quasiment sous la pluie. Cette fois, le ciel était un peu chargé mais la pluie ne menaçait pas. Et, cerise sur le gâteau, les nombreux genêts qui entourent le site étaient en fleurs. Nous ne sommes pas restées longtemps mais assez pour apprécier la beauté du site, et prendre la mesure de son isolement. Si nous n’avions pas été attendues (et déjà un peu en retard sur le timing), nous aurions sans doute prolongé un peu l’exploration.

église en ruines entourée de genêts en fleurs
Le chemin d’accès au prieuré d’Aleyrac est bordé de genêts en fleurs
choeur d'une église en ruines
Le chœur de l’église en ruines
genêts en fleurs
La beauté des genêts en fleurs (et l’odeur était aussi fort agréable)

Bonus – le fameux champ de lavandes au pied du château de Grignan

Quelques jours plus tard, je suis retournée, avec Melle 3e cette fois, à Grignan pour assister à une représentation théâtrale des Fêtes Nocturnes (je vous en reparle bientôt). Et pour la première fois, j’ai pu profiter de la vue iconique de ce champ de lavandes en fleurs avec le château perché sur son promontoire, dominant le village, en arrière plan. De mémoire, cette vue avait servi à une époque d’image publicitaire pour le département de la Drôme.

champ de lavande avec un château en arrière plan
Lavandes & château
champ de lavande avec un château en arrière plan
Vue iconique sur le château et le village de Grignan


Drôme Provençale – juin 2024


Pour d’autres idées de balades en Drôme Provençale, je vous invite à aller lire les articles suivants :


Pour découvrir les autres villages classés « l’un des plus beaux villages de France » dans la Drôme, vous pouvez aller voir mes articles parlant d’eux :


L’année dernière, j’avais aussi reçue une copine d’une autre région pour lui faire découvrir la Drôme, vous pouvez retrouver mon article sur un week-end de découvertes autour de Valence.

[Drôme] un après-midi sur les routes de Drôme Provençale

Le mois dernier, Mr 2e était en week-end à la maison. Et le soleil brillait, ce qui les semaines précédentes avait rarement été le cas. Nous avons donc assez logiquement eu envie d’en profiter. Mr 2e a proposé d’aller faire un tour du côté de la Drôme Provençale. J’ai suggéré Dieulefit où je n’étais pas allée depuis très longtemps. Il n’en fallait pas plus pour nous mettre en route pour un mini road-trip. Le hasard de déviations dues à des travaux et de croisements manqués nous a finalement conduit à destination par des chemins détournés mais pleins de charme.

une route dans un paysage de montagnes verdoyantes
Sur la route…

Un arrêt à Crupies

Surplombant la route, la chapelle Saint Jean de Crupies nous a fait de l’œil. Comme nous n’étions pas pressés, nous avons fait un crochet pour aller la voir de plus près. Cette petite chapelle romane domine la vallée du Roubion. Construite il y a plus de 900 ans, elle séduit par sa simplicité et ses jolies pierres polychromes. Elle n’était malheureusement pas ouverte lors de notre passage mais j’ai noté qu’elle l’est régulièrement (des concerts y sont aussi organisés). Il faudra donc que j’y retourne.

une chapelle romane
La façade toute simple de la chapelle Saint Jean surmontée de sa cloche. Le vitrail de l’oculus est contemporain et porte un motif de spirales.
paysage de montagne verdoyant
La vue depuis le petit cimetière qui jouxte la chapelle
une chapelle romane
Les puissants contreforts de la chapelle sont typiques de l’architecture romane.

Une pause à Bouvières

J’étais passée à Bouvières l’été dernier en allant à La Motte Chalancon par le col du Gumiane. Le village m’avait semblé mignon mais je n’avais pas eu le temps de m’y arrêter. Cette fois, nous y avons fait une petite pause. Nous en avons profité pour entrer dans une petite boutique qui vend des biscuits et des calissons artisanaux afin de faire quelques achats gourmands (et nous nous sommes vraiment régalés avec le soir). Nous avons pris aussi un moment pour capter un peu de la fraicheur du lavoir et pour explorer les étagères à livres qu’il abrite.

une fontaine dans un lavoir
Le lavoir de Bouvières
une fontaine
Le lavoir de Bouvières

Un passage par le défilé de Trente Pas et le col de Valouse

C’est en discutant avec la biscuitière sur ce que nous faisions un dimanche après-midi dans le secteur et en lui expliquant que nous comptions aller à Dieulefit avant de manquer une intersection, qu’elle nous a indiqué la route passant par le col de Valouse pour rejoindre Dieulefit. Comme elle a ajouté que les paysages y sont splendides, nous avons choisi de suivre son conseil. Nous nous sommes donc engagés dans le défilé de Trente Pas, apercevant quelques vautours au passage (j’en avais déjà vu l’an dernier dans le même secteur en rentrant des Baronnies).

une route qui traverse des gorges
Dans les Gorges de Trente Pas

A la sortie des gorges de Trente Pas, nous avons pris la route à droite afin de monter vers le col de Valouse. Celle-ci est tout aussi pittoresque dans sa première partie que les gorges dont nous sortions. Puis, elle s’élargit un peu jusqu’à arriver au col où d’immenses prairies ouvrent sur les montagnes environnantes. Au bord de la route, je n’ai pas pu m’empêcher de noter quelques orchidées sauvages. Avec le soleil, nous avions vraiment l’impression d’être en vacances !

une route dans des gorges
Au début de la montée vers le col de Valouse, côté défilé de Trente Pas
une prairie en montagne
Au col de Valouse
orchidée sauvage rose
Anacamptis pyramidal (dit orchis pyramidal)

Une balade à Dieulefit

La descente depuis le col de Valouse nous offre encore son lot de jolis paysages entre marnes noires et champs de lavandes. Puis, nous entrons dans Dieulefit. Nous laissons la voiture le long du Jabron et montons une petite ruelle pour arriver au cœur du village. Nous jetons un œil aux vitrines des céramistes (et si nous n’avions pas été dimanche, il est fort possible que j’aurais craqué !), et nous nous promenons au hasard des petites rues, admirant les façades anciennes.

une ruelle
Le charme des ruelles fleuries
une fontaine
Croiser encore des fontaines
une rue étroite en Provence
Avec la hauteur des maisons, les rues restent à l’ombre une bonne partie de la journée
Point de vue

Après cette balade dans les rues du vieux village de Dieulefit, et avant de repartir, nous nous sommes arrêtés, là aussi par hasard, dans un bar atypique. La Mine d’Art est en effet située dans une grotte, creusée dans la falaise sur laquelle le village est bâti. Le lieu était autrefois la poterie des grottes. C’est aujourd’hui un lieu convivial qui propose des jeux de société en libre service en journée et des concerts certains soirs. Nous avons pour notre part pris un rafraichissement, et le diabolo gingembre maison était vraiment agréable. Quant au lieu en lui-même, c’est un vrai coup de cœur !

un bar-restaurant dans une grotte
La Mine d’Art, un bar dans une grotte !

Après cela, l’après-midi commençait à toucher à sa fin et il était temps pour nous de prendre la route du retour, en passant par La Bégude de Mazenc.


Drôme Provençale – mai 2024

Une fenêtre aux volets de bois vieilli sur une façade en pierre soulignée de végétation

Ce n’était pas mon (notre) premier mini road-trip en Drôme Provençale. Voici quelques autres itinéraires :

[Drôme] à la recherche des orchidées dans le Vercors

Cela faisait très longtemps que je n’étais pas partie à la recherche des orchidées dans le Vercors. Je crois que ma dernière sortie dédiée aux orchidées dans la montagne datait de 2020, et qu’il y a deux ans, j’étais tombée par hasard sur une prairie fleurie à Beauvoir en Royans. Je n’avais d’ailleurs pas spécialement prévu de monter pour cela ce printemps. Mais, à la fin du mois de mai, j’ai du déposer Melle 3e dans un village au pied du Vercors tôt un dimanche matin. Le soleil brillait et l’occasion était trop belle pour la laisser passer. J’ai donc continué ma route sur les hauteurs du village pour gagner le col Jérôme Cavalli autour duquel les orchidées se plaisent bien.

un clôture en bord de prairie avec vue sur la montagne

Je vous emmène avec moi à la découverte de ces fleurs fabuleuses, en mode portfolio.

Les orchis singes

Les orchis singes, ce sont les premières que j’ai croisées ce matin-là. Avec leur couleur rose et leur tige un peu haute, on ne peut pas les louper dans l’herbe même si elle est un peu haute.

groupe d'orchidées sauvages de type Orchis singe
Orchis singe
orchidée sauvage
Orchis singe
deux orchidées sauvages
Orchis singe
détails d'un orchis singe
Orchis singe

Les orchis mâles

Les orchis mâles aussi sont assez faciles à voir avec leur couleur violette et leur tige élancée sur laquelle les inflorescences se répartissent. J’en avais d’ailleurs repéré sur le bas côte de la route alors que je montais vers le col Jérôme Cavalli.

groupe d'orchidées sauvages
Orchis mâle
détail d'une orchidée sauvage
Orchis mâle
orchidée sauvage
Orchis mâle

Les orchis militaires

On reste dans les orchidées aux tons de rose et de violet. Les orchis militaires sont un peu moins haut que les précédents orchis mais restent bien visibles.

orchidée sauvage
Orchis militaire
orchidée sauvage
Orchis militaire
orchidée sauvage
Orchis militaire

Les orchis brûlés

Les orchis brûlés tirent leur nom de leur coloration, plus sombre au sommet. Ils sont de plus petite taille et ils étaient globalement bien cachés dans les hautes herbes.

orchidée sauvage
Orchis brûlé
orchidée sauvage
Orchis brûlé
deux orchidées sauvages
Orchis brûlé

Les orchis de Provence

Les orchis de Provence ne sont eux ni roses ni violets, mais leur couleur est une variation de jaune très pâle. De tous les lieux où j’ai pour l’instant trouvé des orchidées, il n’y a qu’autour du col Jérôme Cavalli et sur les hauteurs voisines de Lozeron que j’en ai repéré. Cette année, il y en avait de nombreux individus et il n’était pas trop difficile de les voir (contrairement à d’autres fois où je n’en avais trouvé qu’un ou deux individus).

détail d'une orchidée sauvage
Orchis de Provence
détail d'une orchidée sauvage
Orchis de Provence

A noter : Il y avait aussi quelques anacamptis pyramidaux qui commençaient à sortir mais il était trop tôt dans la saison pour qu’ils soient complètement épanouis, et je n’ai pas eu l’occasion d’y retourner.


Combovin – Vercors – Drôme – mai 2024


Bonus – quelques orchidées sur les piémonts du Vercors

C’est au cours d’une balade pour aller voir les iris au Grand Barbu que je suis tombée par hasard sur quelques orchidées sauvages au bord du sentier. J’ai d’abord repéré (une fois encore) les orchis singe avec leur couleur rose qui manque de discrétion ! Et c’est en m’approchant que j’ai trouvé quelques délicats et très discrets ophrys mouche (ils sont minuscules). J’ai cru repérer des serapias aussi sur le site, mais qui n’étaient pas encore en fleurs et là aussi, je n’ai pas pu y retourner dans les jours qui suivaient pour vérifier.

orchidée sauvage
Orchis singe
orchidée sauvage
Orchis singe
orchidée sauvage
Ophrys mouche

Chabeuil – Drôme – mai 2024


Rappel important : les orchidées sont des fleurs fragiles et protégées. Il est interdit de les cueillir. Et il faut veiller à ne pas les piétiner, idéalement, en restant sur les sentiers, routes ou chemins. C’est ce que j’ai fait pour photographier toutes celles-ci !

[projet 52-2024] semaine 22 – artificiel

Pour moi qui me balade souvent en pleine nature, le thème « artificiel » de cette 22e semaine du projet 52 est un peu difficile à traiter. Je me suis posée beaucoup de questions. J’ai beaucoup cherché dans mes photos récentes. Et j’ai mis un bon moment à réaliser que dimanche dernier, lors d’un passage à Dieulefit, je suis allée dans une grotte artificielle. L’ancienne Poterie des Grottes est maintenant un bar – galerie d’art très sympa, où l’on trouve des jeux de société pour passer un bon moment. Nous y sommes entrés par hasard : il faisait chaud et nous étions stationnés pas loin, mais nous avons été ravis de cette découverte !

La Mine d’Art – quai Roger Morin – Dieulefit – Drôme


Pour voir ce que les autres participants ont trouvé d’artificiel, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.


Edit du 01/06/2024 – 18.50 : en jetant un œil rapidement aux commentaires, j’ai l’impression que plusieurs d’entre vous ont pensé qu’il s’agit d’un décor de grotte. En fait, c’est bien une vraie grotte, creusée dans le coteau. Si elle est artificielle, c’est parce qu’elle n’a pas été façonnée par la nature mais bien par l’homme.

[Drôme] 3 idées pour profiter de la campagne au printemps

Avec le retour du printemps, on a souvent plus envie de prendre l’air et de pouvoir être dehors. Malheureusement, cette année, il a souvent fallu viser les moments de soleil entre les averses. Et avec une météo souvent instable, il était compliqué de prévoir de longues randonnées ou d’aller en montagne. Malgré tout, j’ai saisi chaque instant possible pour sortir ou faire des activités. J’ai donc privilégié des lieux à proximité de la maison (mais vous pouvez sans doute trouver des équivalents ailleurs) et qui permettent de profiter de la campagne, même si le temps est maussade.

paysage de campagne au pied de la montagne
Rochefort-Samson – Drôme – printemps 2024

Fabriquer des savons à la ferme de Julie

Dans les cadeaux déposés par le père Noël au pied du sapin, j’avais cette année encore un bon wecandoo pour un atelier de mon choix. L’an dernier, j’avais choisi des activités autour de la céramique et de la lavande. Cette année, j’ai opté pour la fabrication de savon. Pour cela, je suis allée chez Julie qui a une ferme où elle élève des ânesses. Elle les trait et se sert du lait pour fabriquer des savons. Je connaissais déjà Julie et ses savons pour l’avoir rencontrée il y a plusieurs années sur un petit marché de producteur et pour être allée visiter sa ferme lors de l’opération De Ferme en Ferme.

ânes
Les ânes de Julie

Il est tôt le matin quand nous arrivons à la ferme. Après un coup d’oeil au paysage qui se déploie au delà du bâtiment, Julie nous accueille dans l’écurie autour d’un thé et d’un café pour faire connaissance. Nous sommes 8 ce matin-là à participer à l’atelier, qui va durer 3 heures. Nous passons dans la boutique où Julie a installé le nécessaire pour que nous fabriquions nos savons, juste à côté de son laboratoire. Après quelques explications sur la saponification à froid, nous nous lançons dans la réalisation, en suivant le pas à pas que Julie nous a préparé. C’est simple et précis à la fois, et l’ambiance est à la bonne humeur. Je ne vois pas le temps passer, et pourtant l’heure du déjeuner est proche alors que chacun verse son savon dans un moule. C’était vraiment une belle expérience, et Julie sait partager sa passion pour la cosmétique artisanale et ses ânesses.

matériel pour un atelier de savonnerie
Tout est prêt pour commencer l’atelier
du savon frais dans un moule
Le savon frais a une allure de crème dessert !

Avant de partir, je fais un tour dans la boutique pour acheter du savon et du baume à lèvres. En effet, mon savon ne sera utilisable que dans quelques mois. Il faut aussi avouer que la gamme proposée par Julie est très tentante (et que pour les avoir déjà essayés, je sais que ses savons sont top).

une boutique vendant des savons artisanaux
« Ici le bonheur est fait maison »
une boutique vendant des savons artisanaux
La jolie mise en scène des savons de Julie dans une armoire ancienne et des bassines en métal

Juli’Anesse – Rochefort Samson – Drôme – printemps 2024

(*) La ferme de Julie, Juli’Anesse, se situe dans la campagne de Rochefort Samson, 1235 Chemin des Ravets. La boutique à la ferme est ouverte deux après-midi par semaine, et Julie propose aussi une boutique en ligne.

Choisir ses iris chez un hybrideur

Si vous me suivez un petit peu, vous savez déjà que je suis fan d’iris. Pour ceux qui sont dans le même cas que moi et qui ont un jardin, il est possible d’aller choisir ses iris soit dans une pépinière, soit chez un hybrideur (qui donc créé ses propres iris et peut ensuite les proposer à la vente). Il y a plusieurs spécialiste de cette fleur dans la Drôme, et j’ai mes habitudes aux Iris du Grand Barbu depuis une bonne dizaine d’années. Mais, Daniel qui s’en occupe, va cesser son activité après cette saison. C’est Cédric qui va reprendre le flambeau, mais sur un autre terrain. Cette année marquait donc une transition, avec des iris visibles dans les deux jardins. J’étais allée au début du mois de mai voir les iris de Daniel au Grand Barbu, et j’y étais retournée un peu par hasard au milieu du mois. Je pensais alors avoir fini mes balades dans les iris pour l’année. Mais, un groupe de copains a organisé quelques jours plus tard, un peu à l’improviste, une visite chez Cédric, dans son jardin Iris Passion. Je n’ai pas hésité longtemps avant de me joindre à eux.

iris en fleurs
iris en fleurs
iris en fleurs
iris en fleurs
iris en fleurs

Iris Passion – Saint Marcel les Valence – Drôme – mai 2024

(*) Iris Passion, quartier les Blaches, 26320 Saint Marcel les Valence – prochaine ouverture au printemps 2025

Faire une promenade à travers champs

A chaque fois que cela a été possible, j’ai essayé d’aller me balader. Les occasions n’ont pas été si nombreuses et souvent les éclaircies de courte durée. J’ai donc privilégié les promenades proches de chez moi. Je n’ai ainsi pas forcément suivi d’itinéraire bien précis, préférant souvent ne pas trop m’éloigner d’un endroit où je pourrais m’abriter en cas de forte pluie soudaine, ou restant à proximité de ma voiture. Parmi ces balades, je peux citer la jolie petite boucle qui part du parc de Lorient à Montéléger en direction de Beauvallon le long de la Véore avec le retour le long du Pétochin. C’est une balade facile et pas trop longue que j’ai déjà fait plusieurs fois, et c’est celle à laquelle j’ai pensé en premier quand nous avons voulu nous promener avec une copine après plusieurs jours de fortes pluies. S’il y avait bien quelques flaques de boue sur le chemin, celui-ci était globalement très praticable. Nous en avons aussi profité pour une pause au bord d’une mare qui a été creusée par Valence Romans Agglo afin de favoriser la biodiversité. Bordée de quelques iris des marais, la mare accueille déjà de nombreuses grenouilles et des libellules.

un paysage agricole avec des champs de céréales
Vue sur les champs environnants
une mare entourée d'arbres
Au bord de la mare

Montéléger/Beauvallon – Drôme – mai 2024

(*) Le départ de cette boucle se fait au parc de Lorient, le long de la rivière sur la rive droite. Arrivé au pont de Beauvallon, il faut le traverser et revenir vers Montéléger par la rive gauche de la Véore. Le chemin suit naturellement la Véore puis son affluent le Pétochin, que l’on peut traverser un peu plus loin via une passerelle en bois pour rejoindre la rive gauche de la Véore et l’entrée du Parc de Lorient. La boucle fait environ 5 km, et ne présente aucune difficulté.


moutons en train de paitre dans un champ
Moutons dans un champ – Chabeuil – Drôme – mai 2024

Parmi les petites balades pas trop loin de chez moi, il y a aussi :

[projet 52-2024] semaine 19 – caillou

A cette saison, j’ai généralement envie de grand air, de me promener en montagne, de randonner, de découvrir de nouveaux lieux extérieurs. Le thème Caillou de cette semaine pour le projet 52 était au départ un peu en lien avec ces grandes balades dans la nature. Or, ce printemps a été globalement pluvieux (voire très pluvieux tendance orageuse), avec en prime pas mal de vent. Une des conséquences directes a été l’impact sur mon envie de promenades, que ce soit en campagne ou en montagne. Avec la météo que nous avons eu jusqu’à présent, j’ai nettement plus eu envie de trainer dans des musées que de flâner en plein air.

J’ai donc un instant pensé vous montrer des cailloux dans des musées. J’en avais vu de superbes au Museum d’Histoire Naturelle de Grenoble il y a 2 ans ou encore à Toronto l’été dernier, et j’avais quelques ammonites du Musée de Valence prises en photo cet hiver. Mais finalement, j’ai choisi de vous emmener en montagne, sur une balade faite début avril pour voir les crocus sur l’alpage de Font d’Urle. Ce jour-là, le vent soufflait bien fort mais le soleil était présent. Si la géologie des falaises et du plateau karstique est très intéressante, c’est un cairn que j’ai choisi pour illustrer le thème. Ce cairn est un cairn de balisage : il indique le chemin à suivre et est en quelque sorte un ancêtre des marquages colorés que l’on trouve maintenant sur les chemins de randonnée. D’un cairn, on aperçoit le suivant et on sait ainsi où se diriger. Ils sont très importants pour ne pas se perdre. Et, le long des crêtes, ils indiquent là où le marcheur peut passer sans risque, en restant visibles même quand il y a de la neige. Il ne faut pas les confondre avec les cairns « décoratifs » que l’on croise parfois et qui ont souvent un impact négatif sur les paysages : les cailloux fixent le sol, et servent d’habitat à une petite faune. La multiplication des empilements anarchiques de cailloux a donc un effet délétère sur les sites (et c’est vrai aussi dans les rivières).

Sentier du karst – Alpage de Font d’Urle – Vercors – Drôme – avril 2024


Si vous voulez voir à quoi ressemblent les cailloux chez les autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.

[exposition] Ikats, Cultures du monde et créations contemporaines

Cela faisait longtemps que je ne vous avais pas parlé d’une exposition terminée. Je suis pourtant allée il y a un peu plus d’un mois voir celle-ci sur les ikats, mais je n’ai pas trouvé le temps d’écrire cet article avant qu’elle ne ferme ses portes à Crest. Toutefois, comme il s’agit d’une exposition qui n’a pas été spécifiquement montée pour Crest, il est possible qu’elle s’installe ailleurs dans les prochains mois.

Ikats anciens d’Indonésie

L’ikat est une technique de teinture des fils avant tissage, sur la chaîne, la trame ou bien les deux. Des réserves sont positionnées sur les fils à des endroits bien précis afin de tracer les motifs par la teinture préalable au tissage. Parfois, plusieurs bains de couleurs sont utilisés avec des réserves différentes. Cette technique est très développée dans toute l’Asie, depuis l’Asie centrale jusqu’au Japon. Traditionnelle, elle continue à être utilisée à plus ou moins grande échelle. Au Japon, les ikats trame et chaîne en fils de soie sont des objets artisanaux de grande précision. En Asie centrale, l’ikat est semi industrialisé et permet le tissage de grandes pièces de tissu ensuite utilisée pour l’habillement ou l’ameublement.

J’ai découvert cette technique si particulière à l’occasion d’une exposition au Centre d’Art de Crest cet hiver. Les commissaires Rémy et Monique Prin ont ramené de leurs voyages en Asie de nombreux ikats de toutes époques et de tous styles qu’ils présentaient en les contextualisant. Ils ont aussi rapporté la technique de l’ikat qu’ils ont utilisé pour des créations contemporaines en fils de coton, jouant sur les perspectives.

Ikats anciens d’Indonésie
Ikats anciens d’Indonésie
Ikats anciens de Malaisie
Vêtements en Ikat d’Ouzbékistan et Ikat contemporain par Rémy et Monique Prin
Ikats contemporains par Rémy et Monique Prin
Ikats (chaîne et trame) ancien du Japon
Ikats (chaîne et trame) ancien du Japon
Ikats (chaîne et trame) ancien du Japon

Centre d’Art de Crest – Drôme – mars 2024

(*) L’exposition s’est tenue à Crest du 10 février au 28 avril 2024

(**) Si vous souhaitez comprendre la technique de l’ikat, le plus simple est d’aller voir une vidéo. Celle en lien s’intéresse à la création des ikat chaîne et trame de Bali.

[Drôme] la floraison des iris – édition 2024

Chaque mois de mai, je me réjouis d’aller admirer la floraison des iris dans les jardins et champs ouverts au public. En effet, les professionnels de la culture de ces fleurs profitent de cette période pour que les jardiniers puissent venir découvrir en vrai les couleurs, formes et hauteur des iris avant de les commander. Cette année, la floraison a été un peu précoce et j’ai pu en profiter dès le 1er mai. Le pic de floraison est attendu aux alentours du 8 mai d’après ce que les pépiniéristes m’ont dit.

champ d'Iris en fleurs
Champ d’iris

Le jardin des Iris du Grand Barbu, à Chabeuil

Je peux dire que je vais vraiment chaque année aux iris du Grand Barbu à Chabeuil depuis plus de 10 ans (même en 2020, j’ai réussi à y aller à la sortie du premier confinement). C’est toujours un plaisir d’arpenter les allées du jardin de Daniel, niché au cœur d’un vallon paisible. Cette fois, ce sont les coassements des grenouilles voisines; les gazouillis des oiseaux et les tintements des cloches d’un troupeau de moutons un peu plus loin qui ont composé la bande son de ma visite. J’étais seule dans le jardin quand j’y suis allée, et j’ai donc pu profiter pleinement du calme des lieux.

Iris en fleurs

Iris en fleurs

Iris en fleurs

petit chemin entre les Iris en fleurs

Iris en fleurs

Iris en fleurs

Iris en fleurs

Iris en fleurs

Iris du Grand Barbu – Chabeuil – mai 2024

(*) Iris du Grand Barbu, 1184 Chemin des Breytons, 26120 Chabeuil – ouvert jusqu’à la fin du mois de mai en accès libre tous les jours.

A noter : Daniel va arrêter sa production d’iris. Cette année est une année de transition, et son successeur Cédric a ouvert son propre jardin, Iris Passion, à Saint Marcel les Valence au lieu-dit Les Blaches (665 Route de Bourg les Valence). Je n’ai pas eu l’occasion d’y aller mais nul doute que ce sera également un ravissement pour les amateurs d’iris.


Pour découvrir à quoi ressemblait le jardin des iris du Grand Barbu ces dernières années, vous pouvez aller voir :


Le champ des Iris du Val de Drôme, à Grâne

J’étais déjà allée en 2019 aux Iris du Val de Drôme (l’article correspondant se trouve donc sur mon ancien blog). Cette année-là, j’avais même acheté des iris que j’avais récupérés à la fin de l’été et plantés dans un pot sur ma terrasse, pour le plus grand plaisir de mon chat qui a bien consciencieusement déterré les rhizomes chaque nuit pendant plusieurs semaines ensuite. Je suis encore surprise qu’ils aient réussi à prendre et qu’ils fleurissent chaque printemps depuis. Cette fois, j’y allais juste pour le plaisir des yeux (et jouer avec mon appareil photo). Le grand champ s’aperçoit depuis la route entre Crest et Livron. Sur place, c’est une explosion de couleurs. Le champ est vraiment grand, et les variétés très nombreuses. J’y ai passé une bonne heure et j’aurais sans doute prolongé si une averse ne m’avait pas poussée à me mettre à l’abri.

champ d'iris en fleurs

détail d'une fleur d'iris

champ d'iris en fleurs

iris en fleurs

iris en fleurs

iris en fleurs

iris en fleurs

iris en fleurs

iris en fleurs

Iris du Val de Drôme – Grâne – Drôme – mai 2024

(*) Iris du Val de Drôme, 400 Chemin de Buffières, 26400 Grâne – ouvert jusqu’au 20 mai environ tous les jours de 10.00 à 19.00 (9.00/19.00 les week-ends et jours fériés).


Bonus – les pivoines Rivière, à Crest

En rentrant des Iris du Val de Drôme, je suis passée par Crest et j’en ai profité pour m’arrêter aux Pivoines Rivière. Ce pépiniériste est spécialisé dans les pivoines et un jardin attenant aux serres abrite une collection de pivoines herbacées et arbustives. Ma précédente visite datait de 2022. Là aussi, la floraison a été plutôt précoce et déjà les pivoines arbustives n’étaient presque plus en fleurs. Par contre, les pivoines herbacées déployaient leurs couleurs. Il y avait beaucoup de monde aussi, j’ai rapidement fait le tour des carrés fleuris avant d’acheter quelques tiges coupées pour ramener un bouquet à la maison avant qu’une nouvelle averse ne vienne à tomber.

pivoine en fleur

pivoine en fleur

pivoine en fleur

pivoine en fleur

pivoine en fleur

Pivoines Rivière – Crest – Drôme – mai 2024

(*) Pivoines Rivière, , 26 Crest – ouvert du lundi au samedi jusqu’au 7 juin de 9.00 à 12.00 et de 14.00 à 18.30 (y compris les jours fériés sauf le jeudi de l’Ascension).