Cette semaine, pour le projet 52, nous restons à l’intérieur. Avec l’hiver qui se rapproche, on a parfois plus envie de passer des moments bien au chaud que de vadrouiller (encore que j’apprécie beaucoup me balader quand il fait beau et froid avant de revenir me lover sous un plaid à la maison). J’aurais donc pu vous montrer une photo prise chez moi. Mais, il y a une quinzaine de jours, j’ai eu l’occasion de profiter d’un court séjour pas très loin de la maison.
En effet, au printemps, lors de la fête de la pogne et de la raviole, j’avais gagné une nuit en chambre d’hôtes et un repas au restaurant à Romans. Vous avez déjà pu remarquer que je vais souvent à Romans, que ce soit pour m’y balader, pour y diner ou pour y faire des achats. Ce n’est qu’à une vingtaine de minutes de la maison. Inutile de dire que jamais je n’aurais eu l’idée d’y réserver une nuit à l’hôtel ou en chambre d’hôtes. Mais il aurait aussi été dommage de ne pas en profiter. C’est donc un vendredi soir, après le travail, que j’ai choisi d’y aller. L’avantage, c’est que je n’avais pas beaucoup de route à faire. Et, aussi surprenant que cela puisse paraître, j’ai beaucoup apprécié cette parenthèse. Le fait de ne pas dormir à la maison m’a donné l’impression d’être vraiment partie en week-end !
Et c’est donc une photo de la chambre très chaleureuse que j’ai occupé cette nuit-là qui me permet d’illustrer le thème « à l’intérieur » de cette semaine. Située dans une tour du XVIIe siècle, et agréablement aménagée, elle était hyper cosy. J’ai passé une excellente nuit. Et le matin, par la fenêtre, j’ai pu regarder le soleil se lever doucement au dessus du Vercors, des toits romanais et de la collégiale Saint Barnard. Une vraie pause dans le quotidien…
Chambre le Dandy – La Tour Yveline Romans – Drôme – octobre 2024
Pour découvrir ce qu’il se passe dans les intérieurs des autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.
A chaque changement de saison, c’est un peu la même question : quels sont les meilleurs endroits autour de la maison pour en profiter ? Et je dois avouer que si j’aime découvrir de nouveaux lieux, j’ai une tendance certaine à retourner encore et encore me balader dans certains endroits que je connais pourtant par cœur ou presque. Ils ont en commun d’être vraiment proches de chez moi et de changer complètement d’allure au fil des saisons, et c’est encore plus net lors du passage à l’automne. Si vous me suivez depuis quelques temps, vous reconnaitrez forcément ces lieux, tous proches de Valence, et que j’affectionne particulièrement.
au pied du Vercors, au début de l’automne
Monter à la Tour de Barcelonne
La courte randonnée qui permet d’accéder au pied de la Tour de Barcelonne est devenue une des mes préférées autour de Valence. En effet, elle est à la fois assez courte pour je puisse la faire n’importe quand et assez longue pour avoir l’impression de mériter le paysage à l’arrivée. Je l’apprécie en toutes saisons mais j’ai réellement une préférence pour la faire en hiver ou à l’automne. Elle est alors souvent moins fréquentée qu’au printemps ou en été. Et je dois dire que j’aime beaucoup l’ambiance à l’arrivée quand le ciel est un peu couvert et l’ambiance légèrement mystérieuse.
J’aime particulièrement les ambiances automnales
C’est avec Mr 1er que nous avons décidé d’aller à la Tour de Barcelonne, un samedi après-midi. Le ciel était couvert et nous n’avions pas vraiment prêté attention au vent quand nous sommes partis. Celui-ci soufflait du sud dans la vallée du Rhône et nous en étions protégés une bonne partie de la montée. Arrivés sur la crête, par contre, nous ne pouvions pas le manquer. Il faisait bouger les frondaisons des arbres et nous décoiffait. Une fois au pied de la Tour, l’ambiance était fantastique. J’avais l’impression d’être dans une aventure d’heroic fantasy, quand les protagonistes arrivent au pied d’un château habité par un mage pas très sympathique.
La Tour ne se dévoile qu’au tout dernier moment, quand on sort de la forêtAu pied de la Tour de BarcelonneEn avançant vers le pied de la tourFaire face au paysage
Nous ne sommes pas restés très longtemps car le vent, très fort, ne donnait pas envie de prolonger le moment outre mesure. Mais nous avons quand même pris le temps d’admirer le paysage de tous les côtés, que ce soit la vue sur la plaine de Valence ou celle sur les piémonts du Vercors dominés par le sommet de la Raye. Ces montagnes sont devenues les miennes et je ne me lasse pas de les regarder !
Les piémonts du Vercors, dominés par la RayeAu dessus des ruines de l’ancien château médiéval, les premières crêtes du VercorsLa plaine de Valence se déploie entre champs et espaces boisésUn dernier coup d’œil à la Raye avant de redescendre.
Je vais assez souvent marcher du côté de la Tour de Barcelonne, par exemple en hiver ou au printemps. Je pars habituellement de Combovin. De là, il est aussi possible d’aller à la Chapelle Sainte Marguerite, qui est également facile d’accès pour un très joli panorama au sommet. La randonnée pour monter à la tour de Barcelonne depuis le parking du cimetière de Combovin prend une grosse demi-heure en montée et un peu moins pour redescendre. Il est aisément possible de coupler avec la montée à la chapelle.
Admirer les couleurs de saison au Jardin des Sables
Au jardin des Sables aussi, j’aime aller en toutes saisons. J’y ai passé beaucoup de temps lors des différentes périodes de confinement en 2020/2021 car il était dans les distances autorisées. Depuis, j’y vais moins souvent mais je continue de m’y arrêter régulièrement. Les nombreux arbres changent de couleur tout au long de l’automne et le spectacle y est chaque fois différent. L’an dernier, j’y étais allée assez tard et j’avais eu le droit à un festival de couleurs éclatantes. Cette année, c’était encore un peu discret lors de mon passage. Mais la balade était néanmoins, comme chaque fois, très agréable.
Les olives sont presque mûresCertains arbustes se sont parés d’un feuillage doréLes pommiers d’ornement sont en fruitsPetit à petit, les feuilles des arbres changent de couleurProfiter d’un rayon de soleil à travers les arbres
Si vous cherchez sur le blog, vous trouverez de nombreuses balades au Jardin des Sables, que ce soit en hiver, au printemps ou en été. Il s’agit d’un jardin privé librement ouvert à la visite, situé route des sables à Montvendre. Il est indispensable de respecter le lieu et de ne pas y faire de jeux de ballons ni d’y pique-niquer.
Faire une pause zen au pied de la cascade du Rif
La cascade du Rif également fait partie de ces petites sorties de proximité que j’apprécie. Il m’est en effet possible d’y aller à la fin d’une journée de travail tout autant que le week-end. Ce que j’aime particulièrement quand je vais à la cascade, c’est le calme qu’il y règne. Je trouve l’endroit vraiment apaisant, et j’y passe de longs moments, juste à écouter le son de l’eau. Selon les moments, elle coule plus ou moins. Quand on y va juste après la pluie, son débit s’accélère, mais il ne faut pas tarder car il a vite fait de se régulariser. J’y suis passée cette fois quelques jours après les pluies et elle coulait doucement, en un rythme hypnotisant.
L’approche de la cascade du Rif se fait via une courte promenade en sous-bois. L’endroit bruisse doucement du ruisseau voisin et du chant des oiseaux, à peine perturbé par le son des glands qui tombent des grands chênes.La cascade coule doucement, et le soleil joue avec l’eauUn filet d’eau tombe dans la mare au pied de la cascade
Lors de ma précédente visite à la cascade du Rif, les dernières pluies avaient été abondantes et très récentes. Le débit était donc nettement plus important. Je l’ai également déjà vue complètement à sec en plein été, ou gelée en hiver. Facile d’accès, elle est fléchée (il faut suivre les panneaux indiquant la grotte de la Dame) et le site a fait l’objet d’aménagements. Toutefois, quand il a plu, le sol est assez glissant et il faut se méfier. Il est possible de prolonger un peu la balade en allant jusqu’à la Grotte de la Dame.
Barcelonne / Montvendre / La Baume Cornillane – Drôme – octobre 2024
Pour d’autres balades automnales dans les environs de Valence, je vous propose d’aller :
Alors que le mois d’août était déjà bien avancé, j’ai eu deux fois l’occasion d’aller parcourir la route du Col de la Bataille dans le Vercors. J’avais déjà plusieurs fois eu l’occasion d’aller me promener dans ce secteur en mode randonnée, que ce soit vers les Rochers de Sausse, sur le plateau d’Ambel, en venant du Grand Echaillon ou en allant vers Bouvante. Au début de l’été, de nouveaux aménagements panoramiques ont été installés le long de la route dans le cadre du programme départemental des Sublimes Routes du Vercors.
Au col de la Bataille
Faire le tour des belvédères
Alors que la région subissait une période de canicule, je suis partie tôt le matin pour faire un tour des nouveaux aménagements et en particulier des belvédères avant qu’il ne fasse trop chaud.
Passer par le sentier pédestre
J’ai laissé la voiture avant le tunnel du Col de la Bataille pour emprunter le sentier qui passe au dessus. Ce chemin a lui aussi fait l’objet d’un nouvel aménagement, en complément du belvédère situé sur le passage du col surplombant les combes de Bouvante et d’Omblèze. Une signalisation a été mise en place, à la façon d’une grande table d’orientation prenant la forme d’un anneau de pierre. Elle permet de repérer les différents sommets et points exceptionnels du paysage environnant.
L’anneau de pierre, hybride entre un cairn et une table d’orientation, par l’artiste Christophe GonnetChaque plaque reprend le nom de l’élément de paysage ainsi que sa silhouette telle qu’on peut la voir depuis cet endroitvue sur la combe de Bouvante depuis le Col de la Bataillevue sur les Rochers de Sausse depuis le Col de la Bataille
S’arrêter sur les belvédères intermédiaires
Les aménagement de la Route Sublime du Col de la Bataille s’étendent du col lui-même jusqu’au Pas de l’Aubasse. Deux belvédères intermédiaires ont été créés : celui des Lames et celui de l’Arche. Disposant de quelques places de stationnement à proximité, ils sont en particulier accessibles aux fauteuils roulants afin de permettre au plus grand nombre de profiter de la vue exceptionnelle sur la combe de Bouvante. Au belvédère des Lames, on peut même s’avancer au dessus du vide pour encore mieux admirer le panorama.
vue sur la combe de Bouvante depuis le belvédère des Lames
S’émerveiller au Pas de l’Aubasse
Le dernier aménagement sur la route sublime du col de la Bataille est celui du Pas de l’Aubasse. A cet endroit, il y a sans doute l’un des plus beaux points de vue sur la combe de Bouvante. Auparavant, l’endroit était un genre de parking sauvage à flanc de falaise. J’avais déjà pour habitude de m’y arrêter quand je passais par cette route afin d’admirer le paysage. Mais il faut bien avouer que l’endroit n’était guère sécurisé et que le stationnement anarchique avait pour conséquence de dégrader l’espace naturel en empêchant la végétation de pousser. Maintenant, des emplacements de parking ont été clairement délimités et l’essentiel du site a fait l’objet de la mise en place d’un belvédère métallique ajouré qui permet une re-végétalisation du site.
Les aménagements du pas de l’Aubasse
Je trouve que les aménagements au Pas de l’Aubasse sont particulièrement réussis, et sont sans doute mes préférés sur cette route. Déjà, le belvédère en lui-même permet d’aller surplomber la petite combe de l’Aubasse et d’admirer la vallée de Bouvante. On y est par ailleurs en sécurité avec la rambarde (alors qu’avant, il fallait s’approcher « sans filet » du bord du précipice). Mais surtout, des tables ont été installées pour les pique-niques et leur design est particulièrement réussi. Ce sont des blocs massifs de pierre calcaire qui donnent très envie de s’y installer pour prendre un café par exemple.
Les falaises bordant la combe de l’AubasseLa combe de Bouvante, et la cluse creusée par la Lierne
Retourner au Pas de l’Aubasse
Oublier de vérifier la météo
Une semaine après cette belle découverte, je suis retournée sur la route du col de la Bataille avec mes copains Greg et Laetitia. Il faut dire que la table en pierre du pas de l’Aubasse et ma suggestion d’y prendre un café leur avait bien plu. Dans la vallée du Rhône, il faisait beau et doux et, contrairement à mes habitudes, j’ai omis de vérifier la météo en haut. Après tout, nous étions encore en août, pas de raison de s’inquiéter (spoiler alert : j’aurais mieux fait de vérifier la météo avant de partir ! ). Cependant, après avoir dépassé Léoncel et au fur et à mesure que nous prenions de l’altitude, nous pouvions constater que le thermomètre de la voiture chutait de plus en plus. Nous avons fini par entrer dans les nuages avant de les traverser. Arrivés au Pas de l’Aubasse, il faisait 8°C au thermomètre, il y avait un vent si fort que nous peinions à rester immobile et que cela faisait chuter la température ressentie autour de 3°C. Nous avons tout de même pris un moment pour admirer le paysage car l’ambiance était fabuleuse. Mais nous n’avons pas sorti nos pique-niques !
Cette vue sur la combe de Bouvante et celle de l’Aubasse est vraiment exceptionnelleLe vent poussait les nuages tout autour de nousL’ambiance était exceptionnelle, entre soleil et nuages
Prendre malgré tout un café en plein air
L’une des raisons pour lesquelles nous voulions aller au Pas de l’Aubasse avec Greg et Laetitia était de prendre des photos et vidéos d’un système de préparation de café nomade. En effet, mes copains possèdent Tamper & Yummy, un chouette coffee shop et salon de thé à Valence où je vais régulièrement, et où ils vendent aussi des accessoires autour du café. Aussi, après le loupé autour du Col de la Bataille, nous sommes redescendus à Combovin pour pique-niquer puis nous préparer un café. Greg a donc sorti d’une part un moulin à café manuel et d’autre part une cafetière nomade AeroPress pour nous préparer un bon café. En moins d’une minute pour peu qu’on ait de l’eau chaude sous la main, le café est prêt. J’ai vraiment beaucoup aimé ce système que je découvrais.
Se préparer un bon café en pleine nature
Route sublime du Col de la Bataille – Vercors – Drôme – août 2024
(*) La route du col de la Bataille et ses aménagements sont librement accessibles. Attention, chaque hiver, du 1er novembre au 30 avril, la route est fermée à la circulation automobile. Elle reste toutefois accessible à pied (ou en raquettes / ski de fond selon l’enneigement).
(**) Je le rappelle ici : on ne s’aventure pas dans un milieu naturel sans se renseigner sur les conditions météo avant de partir. Je ne l’ai pas fait avant de monter au pas de l’Aubasse avec mes amis car de toutes façons, il n’était pas prévu de nous éloigner de la route et de la voiture. L’impact d’une météo défavorable était donc moindre. S’il y a une chance que j’aille randonner, je vérifie par contre systématiquement les conditions météo.
Avec les (très fortes) pluies que nous avons subies ces derniers jours, le thème Flaque pour cette semaine du projet 52 est particulièrement d’actualité. Je dois cependant dire que chez moi, dans la Drôme, les impacts du violent épisode cévenol que nous venons de vivre ont été très limités, et qu’il n’y a pas eu de dégâts notables. Nos voisins ardéchois, par contre, ont très touchés et les dégâts sont considérables. Je reste effarée des images que j’ai vues d’endroits que je connais bien, habituellement si paisibles. J’espère donc qu’aucun de vous n’a été touché par ces crues impressionnantes et que si cela a malheureusement été le cas, il n’y a que des dégâts matériels.
Finalement, de mon côté, ce n’est pas la pluie qui m’a inspirée cette semaine, mais une action menée par Valence Romans Agglo pour aider à la biodiversité dans la rivière. Depuis quelques années, le lit de la rivière qui passe pas loin de chez moi n’est plus régulièrement entretenu comme un espace vert contraint par l’humain et la nature y a repris ses droits sauvages. On a ainsi vu apparaître des saules autres osiers au milieu du lit de la rivière. Ces arbustes qui sont des variétés endémiques, stabilisent les berges. Ici, ils ont aussi eu comme impact de trop guider le flux de l’eau et au fil des années, le lit s’est creusé, accélérant le courant et donc l’érosion. Comme notre petite rivière est rarement soumise à des crues d’importance (en plus de 12 ans, je n’en ai vu que 2), le phénomène s’aggrave. Le lit étant de plus en plus creux, même en cas de fortes pluies, l’eau ne sort plus de son « canal » et creuse encore plus le lit. Bref, c’est un cercle vicieux.
Pour rompre cette spirale, une solution consiste à s’inspirer de l’ingénierie des castors. En créant des barrages perméables sur les rivières, les castors en ralentissent le flux et favorisent un élargissement du lit de celles-ci. Ils taillent aussi les arbustes qui croissent aux abords et dans la rivière. Cela permet à la biodiversité de s’épanouir. Une première expérience a été menée sur un cours d’eau à quelques kilomètres de chez moi avec un grand succès. Il y a même été constaté le retour de la loutre. Depuis quelques semaines, un chantier de « castorification » s’est tenu sur la rivière qui traverse le village (A noter : le mot « castorification » n’existe pas vraiment, mais je l’aime bien. Le terme officiel est « ingénierie castor »).
Comme il n’y a pas de castors au cœur du village (il y en a qui vivent dans cette rivière mais plus en aval), ce sont des humains qui ont construit un barrage comme les castors, utilisant les troncs légers et les branches des arbustes de la rivière. Les premiers effets ont été rapidement visibles : création d’une retenue d’eau en amont du barrage et déport d’une partie du flux d’eau sur les côtés du lit principal. J’ai hâte de suivre les évolutions de la rivière suite à ce chantier.
Le faux barrage de castor sur le lit principal de la rivière a conduit à la création d’une « flaque »
Pour voir les flaques chez les autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.
NB : je récupère ce matin Melle 3e qui rentre après plusieurs semaines sans être revenue à la maison. Je n’aurai donc pas beaucoup de temps à consacrer à la lecture des commentaires aujourd’hui, ni au déblocage de ceux qui seraient passés en modération. Je m’en occuperai toutefois le plus rapidement possible.
Depuis quelques mois, le musée de la chaussure de Romans sur Isère accueille une exposition que j’avais très envie d’aller voir : Jean-Paul Gaultier pour Stéphane Kélian, sous-titrée « roman d’une rencontre ». Mais ma spécialité est de me dire que j’ai le temps de voir une exposition avant qu’elle ne se termine et donc d’y aller un peu au dernier moment (voire de la manquer complètement). Cette fois, c’est trois semaines avant la fin que j’y suis allée. Et j’aurais clairement regretté de ne pas la découvrir.
Portraits de Stéphane Kélian à gauche et Jean-Paul Gaultier à droite
Le dialogue entre le chausseur et le couturier
Stéphane Kélian a été à la tête d’une des plus grandes maisons de chaussures de Romans. Il venait d’ouvrir sa première boutique parisienne quand il a rencontré Jean-Paul Gaultier, alors couturier « débutant ». Très vite, les deux hommes trouvent des points de rapprochement dans leur vision de la mode. Nous sommes au début des années 1980, et Stéphane Kélian va créer les modèles que Jean-Paul Gaultier imagine pour ses lignes de prêt-à-porter. Leur collaboration est en route et la marque « Jean Paul Gaultier pour Stéphane Kélian » voit le jour.
Une mode avant-gardiste et audacieuse
La collaboration entre Jean-Paul Gaultier et Stéphane Kélian va durer de 1984 à 1996. Les modèles de chaussures sont audacieux, à l’image des vêtements de l' »enfant terrible de la mode » comme l’appellent alors les journalistes. Deux fois par an, les défilés des collections prêt-à-porter femme et homme de Jean Paul Gaultier renouvellent la vision de la mode. Portés par des inspirations fortes (esthétique de l’URSS qui commence à se fissurer, influences futuristes, références à l’âge d’or du cinéma..) et parfois provocatrices (par exemple la collection Les Rap’Pieuses ou celle Tatouages), ils donnent lieu à de grands shows où les chaussures sont plus qu’un simple accessoire.
Jean Paul Gaultier a fait sortir les baskets des terrains de sport pour les emmener sur les plateformes des défilés puis dans la rueVêtements et chaussures sont présentés en parallèle dans l’expositionTravailler des matières innovantes – chaussures en spandex et cuirLe tressé mythique de la maison Kélian est sublimé par la vision de Jean Paul Gaultier
Un flash-back dans la mode des années 1980 et 1990
Cette exposition est surtout une superbe plongée dans la mode iconoclaste des années 1980 et 1990. Jean Paul Gaultier mais aussi Thierry Mugler ou Claude Montana inventent une mode qui se défait des carcans des décennies précédentes et qui rend floues les frontières entre masculin et féminin. En parallèle, la collaboration entre Stéphane Kélian et Jean-Paul Gaultier compose un vestiaire complet, tant pour les hommes que pour les femmes, apportant à la chaussure un vent de nouveauté dans les formes (talons hauts pour les hommes ou sneakers par exemple) que dans les matières (utilisation du spandex ou encore de la maille néoprène). Ayant vécu l’émergence des créations de Jean Paul Gaultier dans les magazines de mode, j’ai apprécié découvrir en vrai les pièces présentées. Mention spéciale pour la scénographie, originale et décalée mais totalement en phase avec l’esprit Jean-Paul Gaultier de cette période.
Vue d’ensemble sur l’exposition
Musée de la Chaussure – Romans – Drôme – octobre 2024
Cette semaine, il s’est passé quelque chose d’extraordinaire : il a été possible de voir des aurores boréales un peu partout en France. Le phénomène s’était déjà produit au mois de mai, sauf que je l’avais découvert le lendemain matin en voyant les nombreuses publications à ce sujet sur les réseaux sociaux. J’avais alors installé une application dédiée aux prévisions d’aurores boréales sur mon téléphone. Jeudi dernier, l’application m’a envoyé plusieurs alertes dans la journée pour me signaler que les conditions étaient favorables à la présence d’aurores boréales là où je me trouvais (à côté de chez moi donc). Il restait cependant un problème de taille : la couverture nuageuse qui ne permettait pas de voir le ciel.
Comme j’étais fatiguée, j’avais décidé de me coucher tôt. Aussi, vers 21.30, j’étais en pyjama et je m’apprêtais à m’installer sous la couette avec une série avant de dormir. J’ai jeté un œil à Instagram avant de poser mon téléphone pour la nuit, et j’ai vu des stories de copines en Ardèche qui montraient… des aurores boréales (Merci Marie-Noëlle et Gulwen !). La probabilité de pouvoir en observer chez moi venait d’augmenter d’un grand coup. J’avais été tellement déçue de ne pas les voir en mai que je ne voulais pas avoir de regrets cette fois. Je me suis donc rhabillée, j’ai sauté dans la voiture et je me suis éloignée du cœur du village avec ses lampadaires. J’arrivais à voir quelques étoiles entre les nuages, cela s’annonçait plutôt bien.
J’avais d’abord choisi un premier point d’observation à côté du centre équestre. En dehors du fait que l’endroit est un peu flippant avec les bruits des chiens et chevaux en pleine obscurité, je n’étais pas idéalement située car j’avais des arbres proches dans la direction du nord. J’ai donc changé d’endroit pour aller dans un village où l’éclairage est coupé à 22.00 et j’ai trouvé un stationnement orienté plein nord. Dans le ciel, je distinguais à l’œil nu des lueurs étranges. Avec une prise de photo un peu longue, c’était clairement une aurore boréale !
Mes photos ne sont pas extraordinaires en particulier à cause des fils électriques et du panneau de signalisation qui étaient dans mon champ de vision. Mais, je suis particulièrement heureuse d’avoir pu les faire. Les nuages ont vite refait leur apparition, alors je suis rentrée. Cependant, la nuit n’était pas finie et vers minuit, quand l’éclairage urbain a diminué dans mon village, en jetant un œil par la fenêtre, j’ai à nouveau vu cette lueur étrange. Une aurore boréale était en cours et je pouvais la voir depuis la maison. J’avoue que cette fois, j’ai manqué de courage pour ressortir et aller la voir depuis la sortie du village (vivant au coeur d’un vieux village, j’ai des bâtiments – et une colline – qui bloquent un peu la vue vers le nord…). Mais je suis restée longtemps à ma fenêtre cette nuit-là !
Une des premières photos que j’ai prises de l’aurore boréaleEntre les nuages, on devine les piliers de l’aurorePar la fenêtre
Ce que je retiens de cette expérience :
si mon application d’aurores boréales me signale une forte activité solaire, cela vaut la peine de tenter une sortie, même s’il y a un peu de nuages
il faut regarder vraiment plein nord : il suffit de dévier un tout petit peu à l’est ou à l’ouest pour ne plus rien observer
à l’écart de l’éclairage urbain, c’est mieux, mais il est possible de deviner des aurores boréales même en ville/village : une de mes connaissances a pu en observer dans le centre ville de Valence malgré les lampadaires
je n’ai pas de fenêtre qui donne plein nord : ma façade « nord » est en fait très légèrement décalée vers l’est
j’ai fait du repérage sur les cartes afin de trouver un lieu d’observation dégagé vers le nord, loin des lumières urbaines (avec le Vercors classé en réserve de ciel étoilé, ce n’est pas trop compliqué) et facile d’accès au cas où cela viendrait à se répéter
avec une lampe frontale de nuit en pleine campagne, c’est mieux
Edit du 13/10/2024 – 22.30 : l’application que j’utilise est My Aurora Forecast, dans sa version gratuite. Elle a l’immense avantage d’être simple d’utilisation.
Ce week-end, je me suis rendue à deux festivals, très différents l’un de l’autre mais tous les deux sur le territoire de Valence Romans. Ce sont tous les deux des rendez-vous annuels où j’ai l’habitude faire un tour. Je vous en propose un petit aperçu rapide, même si les éditions 2024 de ces évènements sont maintenant terminées.
Les Rencontres de la Photo de Chabeuil
Sur un grand week-end, entre 20 et 30 expositions de photos sont proposées dans divers lieu du village, et du hameau de Parlanges, dans le cadre des Rencontres de la Photo de Chabeuil. Toutes les expositions sont gratuites et en entrée libre. En ce qui me concerne, c’est le vendredi que j’ai profité d’une grande partie des expositions (je n’ai pas eu le temps d’aller voir celles aux serres de Parlanges). Les artistes exposés font des propositions très différentes les unes des autres. J’ai comme chaque fois été plus sensibles à certaines. Mon coup de coeur a été pour les photographies polaires de Pierre Alexandre Chevallier, suivi du travail entre l’image et le support de Guillaume Holzer, des personnages surgissant des paysages d’Eric Ribot et du grain des photos de Maya Paulès.
Devant la mairie, le drapeau des Rencontres de la Photo
Françoise Huguier est l’invitée d’honneur de cette édition
Backstage
Jeux de texture avec les supports des photos de Guillaume Holzer
Détail d’une photo de Maya Paulès – Le grain dans la série Solastalgia
Détail d’une photo de Maya Paulès
Chabeuil – Drôme – 13 septembre 2024
Valence en Gastronomie Festival
Valence en Gastronomie est un autre festival que j’aime beaucoup et auquel je me rends chaque année. Sur un week-end, de nombreuses animations autour de la gastronomie et de ses matières premières sont proposées. Cette fois, j’ai passé une matinée complète sur le marché des pagodes Goutatou. Les pagodes sont des stands qui réunissent à la fois des producteurs et des restaurateurs et pâtissiers. Grâce à un système de tickets (les fameux Goutatou qu’il faut acheter en arrivant sur place), il est possible de déguster des mini portions de produits locaux, de plats de grands chefs, de pâtisseries mais aussi de vin, bière ou jus de fruits. J’y suis allée avec Mr 1er le samedi matin à l’ouverture et avec 2 planches de Goutatou, nous avons pu varier les dégustations mais aussi faire l’équivalent d’un repas chacun. Nous n’avions en effet plus faim pour déjeuner ensuite.
Le festival Valence en Gastronomie a lieu sur le champ de Mars, autour du kiosque Peynet
Comme nous sommes dans la Drôme, il y a forcément des ravioles. Ici celles de la Mère Maury avec une crème parmesan-citron de Aix&Terra
Apprendre à casser les noix avec la Confrérie de la Noix de Grenoble
Les cookies aussi bons que beaux du pâtissierAurélien Fournier (un ardéchois qui reste un de mes coups de cœur année après année )
Valence en Gastronomie – Drôme – 14 septembre 2024
Et si vous voulez vous rafraichir la mémoire, je vous ai déjà parlé de :
Cette semaine, le projet 52 nous emmène au bord de l’eau. Il y a le choix : on peut aller au bord d’une rivière, de la mer, d’un lac, d’une piscine ou d’une fontaine par exemple. Pour ma part, j’ai choisi de retourner au bord du bassin du Val des Nymphes. J’aime le calme apaisant de ce lieu, où l’eau sourd depuis une petite falaise de calcaire. Elle alimente ensuite pas un savant jeu de canalisations anciennes un charmant bassin dans lequel vient se mirer l’église de cet ancien prieuré.
Val des Nymphes – La Garde Adhémar – Drôme
Pour aller se rafraichir au bord de l’eau avec les autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.
NB : Je profite actuellement de moments en famille (qui sont de plus en plus rares). Je fais également en sorte de déconnecter au maximum. Je validerai les commentaires qui seraient en modération dès que possible, et au plus tard mi-août à la reprise d’un rythme moins « vacancier » ! De même, je n’aurai sans doute pas le temps de voir vos participations avant cette date.
Si vous avez suivi, vous avez noté que j’étais déjà allée deux fois admirer les champs de lavandes en fleurs cette année. Les deux fois étaient en Drôme Provençale, à une semaine d’intervalle. Mais j’ai eu la chance de me rendre à Saoû ensuite une semaine après. Les champs repérés lors d’une précédente randonnée au pied de Roche Colombe étaient bien fleuris, et même si les lavandes n’étaient pas le but de ma visite (je venais pour un concert), je n’ai pas résisté au plaisir de prendre quelques photos. En voici quelques-unes, façon portfolio.
Saoû – Drôme – juillet 2024
Au pied de la Raye
C’est en rentrant d’un autre concert, à Crest cette fois, que j’ai trouvé l’occasion de faire un crochet par les champs de La Baume Cornillane. La journée avait vu les orages et le soleil alterner. Le coucher de soleil ne s’annonçait pas particulièrement graphique. Malgré tout, j’ai tenté ma chance. Certains champs avaient déjà été récoltés, et les autres n’allaient pas tarder à l’être. J’ai quand même pu prendre quelques images au pied de la Raye, dans la lumière presqu’éteinte d’une journée d’orages estivaux.
Et en bonus, je vous mets une photo des champs de céréales moissonnés, de l’autre côté de la route !
Le week-end dernier, je n’ai pas manqué d’aller voir 2 feux d’artifices. D’abord celui de Romans, tiré depuis le parc Saint Romain qui domine la ville et la rivière, puis celui de Chabeuil, tiré devant la mairie au bord de la Véore. Ce sont deux expériences très différentes, mais qui apportent l’une et l’autre une magie éphémère, dans les yeux des petits et des grands.
Regarder les reflets du soleil couchant en attendant le feu d’artifice, sur la rive de l’Isère, face à Romans
Romans, au bord de l’eau
Comme chaque année, aller s’installer en début de soirée au bord de la rivière. S’asseoir dans l’herbe et pique-niquer. Regarder le soleil se coucher et ses deniers reflets sur la pierre dorée du clocher de la collégiale. Et enfin la nuit qui tombe. Les « c’est dans combien de temps ?« , les « il est quelle heure là ?« .
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Puis 3 coups sonores.
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Profiter du spectacle. Le feu d’artifice qui se reflète dans les eaux de l’Isère malgré le fort courant. Les fleurs de lumière qui s’étalent dans le ciel. Les enfants qui s’exclament à chaque fusée. Les paris sur les couleurs. Les yeux levés vers le ciel. Et les applaudissements, les cris de joie.
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Il y avait cette année encore beaucoup de monde et toujours cette ambiance indéfinissable où tout le monde se retrouve pour partager un moment.
Romans sur Isère – Drôme – 13 juillet 2024
Chabeuil, un feu d’artifice de près
Le 14 juillet, c’est à Chabeuil que je suis allée. Cette fois, le feu d’artifice est tiré assez bas, juste devant la mairie. Ici aussi, la foule est au rendez-vous. Heureusement, je suis arrivée assez tôt pour m’assurer une place bien située, sur le pont, avec la jolie façade de la mairie en ligne de mire. Après la tombée de la nuit, le spectacle a commencé, intense. Du coin de l’œil, je prends photos et vidéos, tout en regardant par dessus l’appareil photo et mon téléphone pour profiter pleinement du long spectacle.