[Ardèche] une journée dans les Gorges de l’Ardèche

J’avais depuis un moment envie de retourner dans les Gorges de l’Ardèche. J’avais en effet fait un court séjour à Vallon-Pont-d’Arc au printemps 2017 mais n’avais pas eu l’occasion d’y retourner depuis. Ce n’est pourtant pas très loin de Valence (il faut compter environ 1h de route pour rejoindre Saint Martin d’Ardèche, à la sortie des Gorges). Un échange avec les responsables de différentes grottes lors du salon Destination Ardèche au début du printemps m’avait en outre donné envie d’aller explorer le riche monde souterrain de ce secteur (on compte entre 800 et 900 grottes dans les Gorges, dont seule une poignée peut se visiter). J’ai donc profité d’une superbe journée de ce mois d’octobre pour aller me balader dans les Gorges de l’Ardèche.

Depuis le belvédère des Templiers

La route des Gorges, du Pont d’Arc à Saint Martin d’Ardèche

J’ai choisi d’arriver par la sortie des Gorges de l’Ardèche, à Saint Martin d’Ardèche. Mon itinéraire était simple : suivre la route touristique jusqu’au Pont d’Arc puis redescendre par le même chemin, tout en profitant des belvédères aménagés le long de la route. En effet, la route sinuant sur la rive gauche de la rivière, les points de vue sont sur la droite en allant vers l’aval. C’est donc dans ce sens qu’il est le plus simple de profiter des différents belvédères aménagés. Sur une trentaine de kilomètres, on compte ainsi une douzaine de points de vue accessibles en toute sécurité et offrant un stationnement. Bien entendu, on peut admirer les paysages bordant la route dans les deux sens et on ne voit pas les lieux de la même façon selon la direction que l’on suit.

Vue sur le Pont d’Arc depuis le bord de la route

Arrivée vers 10.30 à Saint Martin d’Ardèche, j’ai tout de suite pris la direction de la route des Gorges. J’avais en effet prévu de visiter la grotte de la Madeleine le matin. En montant, j’ai du faire un arrêt sur la route car un groupe de chèvres avait pris entière possession de la chaussée. Mon arrivée en voiture et quelques coups de klaxon ne les ont nullement perturbées. Il a donc fallu que je descende de voiture afin de les convaincre de gagner le bord de la route pour laisser passer les voitures. Il n’est en effet pas rare de croiser des chèvres dans les Gorges de l’Ardèche puisqu’elles y vivent à l’état sauvage. Ces chèvres férales se répartissent en plusieurs groupes pour au total une centaine d’individus. Après celles croisées, le matin, j’en ai également vu un groupe à l’ombre des chênes verts sur la petite route du belvédère d’Autridge.

Chèvre et son cabri – belvédère d’Autridge
Boucs – belvédère d’Autridge

Après la visite de la grotte de la Madeleine (dont je vous parle plus bas), j’ai poursuivi la route jusqu’au Pont d’Arc où j’ai fait une pause pour déjeuner. J’en ai profité pour faire une petite balade à pied jusqu’à la plage au pied de cette arche naturelle gigantesque, la plus grande d’Europe, sous laquelle passe la rivière. Si en plein été, c’est un peu la cohue des canoës et autres kayaks, en ce mois d’octobre, c’était nettement plus calme. Cette vision cumulée à mon expérience lyonnaise en kayak une quinzaine de jours avant m’ont donné envie de tenter l’aventure de la descente des Gorges de l’Ardèche en canoë à l’occasion.

L’arche du Pont d’Arc depuis la plage

J’ai ensuite pris la route dans le sens de la descente des Gorges, m’arrêtant à chacun des belvédères croisés. Il y avait, même en début d’après-midi, relativement peu de monde sur la route, et j’ai pu trouver sans difficulté à me stationner à chacun des belvédères, même ceux ne disposant que de 2 ou 3 places de parking. Si vous voulez un conseil, ne vous contentez pas de vous arrêter à un ou deux belvédères. C’est vraiment intéressant de s’arrêter à tous. La vue depuis chacun est toujours grandiose et chaque fois différente.

Belvédère des templiers
Belvédère du Serre de Tourre
La taille des embarcations, des kayaks biplaces, permet de se faire une idée de la taille des paysages.
Depuis le Grand Belvédère, le débouché des Gorges de l’Ardèche

(*) Si à cette saison, la fréquentation touristique est moindre et l’expérience de la route des Gorges plus agréable, il faut noter que la plupart des points de restauration sont fermés. Seule l’Auberge du Pont d’Arc était ouverte et j’ai pu y déjeuner bien qu’étant arrivée tardivement. Mais j’ai regretté de ne pas avoir pensé à emporter mon pique-nique.

La grotte de la Madeleine, à l’aplomb de la rivière

L’endroit parfait pour prendre un café

Je suis arrivée juste avant 11.00 à la grotte de la Madeleine. Il y avait bien théoriquement une visite à 11.00, mais j’aurais été la seule visiteuse et les règles de sécurité nécessitent que les visites se fassent avec au moins 3 personnes (dont le guide). A moi toute seule, je n’étais donc pas assez nombreuse ! J’ai donc pris une place pour la visite de midi sachant que celle-ci serait également soumise à la présence d’au moins un autre visiteur (mais que je pouvais de nouveau décaler l’horaire si cette visite aussi devait être annulée). Comme il faisait très beau et que je venais de faire de la route, je n’avais pas vraiment envie de repartir aussitôt du site. La boutique de la grotte proposant des boissons, j’ai pris un café et je suis allée m’installer dehors. Là plusieurs tables à l’ombre des chênes verts dominaient le paysage. J’en ai choisi une située juste au bord de la barrière. De là, la vue sur les Gorges de l’Ardèche était magique. Et pour compléter le tableau, le silence n’était troublé que par le murmure de la rivière et le chant des oiseaux. Un petit goût de paradis !

Prendre un café avec cette vue !

Après m’être promenée sur le site de la grotte de la Madeleine, j’ai toutefois repris la voiture pour gagner le belvédère des Templiers, le plus proche. En revenant, j’ai vu une autre voiture se stationner, avec deux personnes, assurant la tenue de la visite de midi. En repassant à l’accueil, j’ai discuté un peu avec le personnel de la grotte sur les paysages d’ici et aussi d’un peu plus loin, récupérant quelques idées de balades au passage. Mais, il était l’heure de gagner l’entrée de la grotte pour vivre une aventure souterraine.

A la découverte du monde souterrain

Nous étions donc trois visiteuses pour ce qui dans les faits était la première visite de la journée. L’avantage d’être un tout petit groupe, c’est que l’on peut prendre plus de temps pour prendre nos photos et que l’interactivité avec la guide est accrue. Charlotte nous a ainsi livré de nombreuses anecdotes, nous montrant des recoins ou des concrétions plus discrètes et difficiles à faire voir à un grand groupe. J’ai été impressionnée dès l’entrée dans la grotte par la taille et la beauté des concrétions, en particulier les immenses draperies. La visite a duré un peu plus d’une heure, et l’émerveillement a été complet tout au long de celle-ci. La Grotte de la Madeleine figure assurément parmi les plus belles grottes que j’ai pu visiter.

Draperies
Certaines draperies ont créé des colonnes
Draperies
Cristaux de calcite
Émerveillement souterrain

(*) La grotte de la Madeleine est située sur la route des Gorges. Les horaires et conditions de visite sont détaillés sur le site internet de la grotte. Il y a 250 marches dans la grotte (à descendre & à remonter). La température dans la grotte est de 15°C, prévoyez donc un pull.
Le site surplombe l’Ardèche et offre un superbe belvédère. On peut y prendre un café ou un rafraichissement, acheté à la boutique de la grotte. En saison, un snack est disponible sur place. Il est également possible de consommer son pique-nique sur place.


La grotte Saint Marcel, magie souterraine

En milieu d’après-midi, alors que je finissais de parcourir les Gorges depuis le Pont d’Arc, j’ai décidé d’en profiter pour visiter également la grotte Saint Marcel. Située un peu plus en aval que la grotte de la Madeleine, elle offre aussi au visiteur de nombreuses beautés souterraines. Là aussi les visites sont uniquement guidées. Je suis arrivée une vingtaine de minutes avant la dernière visite de la journée à 16.00 (en pleine saison, il y a des visites plus tardives). Après avoir pris mon billet, je me suis installée sur la terrasse au bord de la garrigue pour attendre l’heure de la visite.

Concrétions en « chou-fleur » à l’entrée de la grotte Saint Marcel

A la grotte Saint Marcel aussi la visite dure environ une heure. Le guide conduit le groupe sur le passage d’une ancienne rivière souterraine qui a creusé des salles aux proportions gigantesques. Saint Marcel est également une grotte de concrétions, même si quelques éléments révélant une présence humaine à la préhistoire ont été retrouvés. L’intérêt de la grotte Saint Marcel est donc avant tout géologique. On y trouve donc des concrétions impressionnantes : colonnes de plus de 40 mètres de haut, ensembles de stalactites et draperies monumentaux et surtout la cascade de gours. Celle-ci est une enfilade d’une centaine de bassins naturels unique en Europe, et fait la fierté de la grotte. Un son et lumière la met d’ailleurs particulièrement en valeur. Cette grotte a donc elle aussi rejoint la liste des plus belles grottes que j’ai visitées.

Les « orgues » de la salle de la Cathédrale
Le « Moine »
La cascade de gours
La cascade de gours

(*) La grotte Saint Marcel est située sur la route des Gorges. Les horaires et conditions de visite sont détaillés sur le site internet de la grotte. L’achat de billets en ligne est possible. Il y a environ 415 marches dans la grotte (à descendre & à remonter). La température dans la grotte est de 14°C, prévoyez donc un pull.


Le chêne vert, arbre emblématique du parc naturel des Gorges de l’Ardèche

Gorges de l’Ardèche – Ardèche – octobre 2023


A noter : j’avais reçu en tant que blogueuse une invitation pour la visite de la grotte de la Madeleine. Cette visite constitue donc une collaboration commerciale. Toutefois, cela n’a pas du tout influencé mon émerveillement qui était bien réel.
Par ailleurs, j’ai payé ma visite à la grotte Saint Marcel.

[projet 52-2023] semaine 43 – autrefois

Autrefois… Le thème de cette semaine pour le projet 52 m’a fait me poser des questions. Je suppose que lorsque je l’ai mis sur la liste, je pensais à des photos en noir et blanc voire même en sépia, à des ambiances surannées, à des objets tout droit venus du passé. Or je n’ai rien de tout cela dans mes photos récentes, ou du moins rien d’exploitable en ce sens avec un minimum d’esthétique. De plus, avec l’automne particulièrement doux et atypique que nous avons, j’ai surtout fait des balades en extérieur ces dernières semaines. D’ailleurs, il y a une dizaine de jours, je suis allée me promener en fin de journée après avoir fini mon travail. Je suis allée à quelques kilomètres de chez moi, à La Baume Cornillane. Le vent soufflait fort et l’orage s’annonçait mais les températures étaient encore largement au dessus des fameuses « normales de saison ».

Et en marchant, je suis arrivée à l’endroit où autrefois, se trouvait le centre du monde. En effet, ce lieu a été désigné comme étant le centre de la Pangée par certains chercheurs (cette théorie est cependant sujette à controverse). Autrefois, donc, ici se trouvait un océan, et les roches dures qui s’élèvent en sont les traces.


Pour voir ce qu’il se passait autrefois chez les autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.

[Lyon] une journée de découvertes hors des sentiers battus

Si je travaille à Lyon, c’est assez rare que j’ai le temps de m’y balader. Au mieux, je me contente de sortir vite fait du métro à Vieux Lyon ou à Bellecour pour faire une course rapide. Quand l’équipe Partir Ici d’Auvergne-Rhône-Alpes Tourisme m’y a invitée à une demie-journée de découvertes lyonnaises, j’en ai profité pour faire une promenade matinale sur la colline de Fourvière avant de rejoindre le groupe pour le déjeuner et l’après-midi.

Vue sur Lyon depuis les jardins du Rosaire

Se promener sur la colline de Fourvière

(re) Découvrir le site gallo-romain

Arrivée tôt par le train à la gare de Lyon Part Dieu ce samedi matin (mais moins tôt qu’un matin de semaine), j’ai filé prendre le métro puis le funiculaire direction Minimes. Ma première idée était de passer voir les théâtres romains de Lugdunum, puis de faire un tour au musée gallo-romain. Celui-ci ouvrant à 10.00 et ayant rendez-vous à 11.30 dans le Vieux Lyon, j’ai finalement craint de manquer de temps pour en faire le tour. J’ai donc décidé de reporter ma visite à une autre fois et de profiter du beau temps. J’ai donc commencé par arpenter le site des théâtres que je trouve toujours aussi impressionnant depuis que je l’ai découvert en 1996 (en même temps que la ville de Lyon où je faisais mon stage de maîtrise – on dirait d’ailleurs plutôt Master 1 maintenant ! ).

Entrer dans le site des théâtres romains par l’ancienne rue avec son pavement de dalles

Le site se compose d’un théâtre et d’un odéon. Cette configuration est rare dans le monde romain et a su tirer partie de l’inclinaison naturelle de la colline de Fourvière. Le théâtre, sur la droite quand on arrive par le bas du site, est un des plus ancien de la Gaule Romaine, et l’un des plus vastes. Il avait initialement 5000 places, avant d’être agrandi et porté à 10000 places. De l’autre côté du site, l’odéon n’avait « que » 3000 places et servait pour des représentations plus intimes, musique ou déclamations. Il pouvait aussi faire office de lieu de réunion. L’un comme l’autre ont servi de carrière de pierres au fil du temps mais n’ont jamais complètement disparus ou été ensevelis. Aujourd’hui, ils sont un lieu de promenade mais aussi de spectacles lors du festival des Nuits de Fourvière.

Le théâtre romain de Fourvière
Vue sur le théâtre à travers l’écrin de verdure du jardin attenant

Descendre dans le Vieux Lyon par les jardins du Rosaire

Comme je disposais d’encore un peu de temps, j’ai choisi de redescendre à pied dans le Vieux Lyon. Cela faisait un moment que j’avais repéré les jardins du Rosaire sans avoir eu l’occasion d’y passer. Ils ont été intégrés dans le Parc des Hauteurs qui se déploie tout autour de la colline de Fourvière, et dont je connais déjà la partie se déployant sur le côté nord de la colline, avec la passerelle des Quatre-Vents rejoignant le cimetière de Loyasse. Une des entrées des jardins du Rosaire se situe juste en dessous des théâtres romains, c’est celle que j’ai empruntée. Très vite, on quitte l’agitation urbaine pour un havre de verdure avec une vue imprenable sur la ville.

Se promener dans les anciens vergers

Les jardins du Rosaire ont été constitués en réhabilitant et mettant en valeur d’anciens jardins privés laissés à l’abandon. Ils serpentent sous la basilique de Fourvière pour rejoindre le Vieux Lyon. On y chemine à travers d’anciens vergers. On y trouve une roseraie (que j’essaierai de revenir voir au printemps) et une collection d’hortensias. On y croise aussi divers aménagements, vestiges des utilisations passées des lieux. La promenade y est agréable et ombragée. Les points de vue et belvédères sur la cité se succèdent. Je m’amuse à reconnaître les différents bâtiments que j’aperçois. J’arrive finalement à la sortie du parc.

Un coup d’oeil à la basilique de Fourvière
Les cyclamens marquent la fin de l’été…
Dans les jardins du Rosaire

Flâner dans le Vieux Lyon

Il me reste à descendre la Montée des Chazeaux avec son spectaculaire point de vue sur la cathédrale Saint Jean pour rejoindre le Vieux Lyon. Là, je profite un peu de l’architecture Renaissance de ce quartier classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. Je suis toujours amusée d’emprunter une traboule, ce passage à travers les cours des maisons qui permet de joindre une rue à l’autre. Je flâne d’une rue à l’autre. J’essaie de prendre quelques photos mais l’ensoleillement du milieu de la matinée n’est pas le meilleur pour cela dans ce quartier aux rues étroites et au bâti élevé. Je vais jusqu’au musée Gadagne où je jette un œil à la cour. A côté de l’entrée, l’horloge Charvet s’apprête à sonner l’heure avec son jeu d’automates. Je m’arrête pour regarder ce spectacle pittoresque. Puis, je file vers le lieu de rendez-vous pour retrouver les copains pour déjeuner.

Vue sur la cathédrale Saint Jean depuis la Montée des Chazeaux
Architecture Renaissance dans le Vieux Lyon
Dans la cour du Musée Gadagne

Déjeuner à Food Traboule – dorénavant fermé

Edit du 07/03/2025 : En voulant réserver, je viens de m’apercevoir que Food Traboule a fermé définitivement ses portes début 2025…

Pour le déjeuner, j’ai retrouvé la Team Partir Ici devant Food Traboule. Sur le concept d’un food court, Food Traboule a investi plusieurs maisons du Vieux Lyon, autour d’une cour dominée par la Tour Rose. Là, une quinzaine de stands répartis dans les étages permettent de choisir ce que l’on va manger, puis de se retrouver autour d’une même table. La nôtre se trouve sous la verrière dans la cour et nous profitons à la fois de la lumière et de la vue sur les façades intérieures et leur architecture Renaissance.

Devant Food Traboule
Sous la verrière

Après avoir pris un cocktail (sans alcool), nous partons explorer les différents stands. Il y a beaucoup de choix : pokebowls, burgers, poulet, pizzas, pâtes, spécialités lyonnaises… Il y a de quoi satisfaire tous les goûts. Je choisis des frites de quenelle pour ma part. Après avoir commandé et réglé, on me confie un biper qui sonnera lorsque mon plat sera prêt à être récupéré. D’autres stands proposent les saveurs sucrées. Face au choix difficile, je prends un tiramisu avec un café sur place et un cookie à emporter (il sera parfait le lendemain au petit déjeuner).

Beau & bon
Frites de quenelle

(*) Food Traboule, 22 rue du boeuf, Lyon 5e (Vieux Lyon)

Faire du canoë en pleine ville

Après le repas, nous sommes partis en groupe prendre le bus afin de rejoindre le pont Koenig à Vaise. Là, une activité vraiment très originale nous attendait. En effet, nous avons retrouvé l’équipe de Lyon Canoë pour une balade en kayak sur la Saône. Après nous être rapidement changés sur le quai pour enfiler nos tenues de sport et un petit brief sur les consignes de navigation et de pagayage, nous avons embarqué en binôme dans les kayaks. C’était parti pour plus de 2 heures sur l’eau et environ 8 km.

Fourvière depuis le pont Koenig

J’avais déjà constaté lors d’une sortie en canoë à Romans que depuis l’eau, on ne voit pas la ville pareil. C’est encore plus marquant à Lyon où l’urbanisation est plus forte. Passer sous les ponts et passerelles, croiser les bateaux, admirer les façades et les points de vue, entendre les cloches de la cathédrale Saint Jean sonner… autant de souvenirs à conserver. Et puis, il y a les rires avec Léa, ma comparse de kayak, et tout le groupe. Les manœuvres souvent hasardeuses et les immanquables collisions, là encore sources de rires. On s’émerveille, on s’amuse, on ne voit pas le temps passer, même si vers la fin, nos bras nous rappellent que nous sommes là depuis un moment. Arrivés à la Confluence, il nous reste un dernier effort à fournir : traverser le Rhône et le remonter sur une centaine de mètres afin de rejoindre la base nautique de Lyon Canoë. On sort les embarcations de l’eau. On profite des vestiaires pour se changer. La journée touche à sa fin. Nous nous quittons à l’arrêt de tramway voisin car nous ne partons pas tous dans la même direction, fatigués mais ravis à la fois de nos activités et des rencontres que nous avons faites.

Crédit photo : Amélie d’Auvergne Rhône Alpes Tourisme

(*) Lyon Canoë propose plusieurs formules en kayak ou en paddle qui sont détaillées sur leur site internet. Pensez à prévoir une tenue confortable et ne craignant pas l’eau, ainsi qu’un change, indispensable !


Lyon – Rhône – septembre 2023


(*) Le repas et la balade en canoë étaient des invitations de Auvergne Rhône Alpes Tourisme, constituant donc une collaboration commerciale. Cependant, mes avis sont comme à chaque fois sincères et libres.

[Ardèche x Drôme] balades estivales

Nous voici déjà presque mi-octobre ! L’été et la rentrée ont été bien occupés en ce qui me concerne, et je m’aperçois qu’il y a encore quelques balades en Drôme et en Ardèche dont je ne vous ai pas parlé. Comme, finalement, ces promenades ne sont pas spécifiquement estivales et qu’elles peuvent se faire en toute saison, il n’est donc pas trop tard pour vous emmener dans mes pas. Nous allons ainsi aller découvrir un jardin extraordinaire sur les hauteurs d’Alboussière en Ardèche, les sources de la rivière Drôme et un charmant village perché.

Sur les hauteurs d’Alboussière – Ardèche – juillet 2023

La Terre Pimprenelle, jardin poétique

Dire que j’avais mis le jardin de la Terre Pimprenelle sur ma liste depuis un moment est un euphémisme. J’avais même déjà presque réussi à y aller l’année dernière, sauf qu’une déviation pour travaux sur la route d’Alboussière m’avait finalement conduite à Lamastre et dans la vallée du Doux. Cette fois, j’avais une vraie bonne raison de m’y rendre : les copains du Caillou aux Hiboux y faisaient la soirée de lancement de leur guide touristique ardéchois. C’est donc en fin d’après-midi que je suis partie de la plaine valentinoise, entre canicule et mistral bien fort, pour me rendre dans la montagne ardéchoise. Une fois là-haut, le vent était toujours très présent mais j’avais réussi à perdre quelques degrés (même s’il faisait encore 35°C).

Bienvenue à La Terre Pimprenelle

Alors que les invités arrivaient peu à peu, j’en ai profité pour découvrir le jardin. Labellisé jardin remarquable, il déploie ses 1200 arbres et arbustes sur un hectare de pure poésie. Chaque recoin révèle sa surprise : là, une petite figurine en terre cuite, ici, une boule métallique ondoyant sur un bassin. Le fil conducteur de ce jardin est la suite de Fibonacci (pour ceux qui n’ont pas fait de maths, dans cette suite, chaque élément est la somme des deux éléments le précédant. Sa représentation graphique est une spirale, et la suite est liée au nombre d’or. Bref, la suite de Fibonacci est passionnante et a beaucoup inspiré les artistes). Mais nul besoin d’être fort en maths pour apprécier la Terre Pimprenelle. Il suffit de se laisser porter par la poésie des lieux et de prêter attention aux détails.

Des mobiles de coquillages tintent dans le vent

La construction ce de jardin s’est faite sur un terrain vierge, une terre agricole, qui a été façonnée pour correspondre aux souhaits d’aménagements posés sur le papier des années avant. Chaque élément a été pensé pour répondre à des exigences relatives au nombre d’or. C’est un effort de plusieurs années qui a donné naissance à ce lieu hors du commun. J’ai très envie dorénavant de la découvrir à différents moments de l’année. J’ai grandement apprécié cette parenthèse enchantée et reposante dans une semaine au rythme effréné (et cela a aussi été pour moi ce soir-là, l’occasion de retrouver pas mal de connaissances et d’échanger autour d’idées de balades dans la région).

J’ai été fascinée par ces boules métalliques flottant sur les différents bassins
Lanterne de pierre
Regarder les végétaux danser dans le vent
Passion hortensias
S’assoir et se laisse hypnotiser par les mouvements de la boule sur l’eau

La Terre Pimprenelle – Alboussière – Ardèche – juillet 2023

(*) L’entrée au jardin est payante. Le détail des informations pratiques est à retrouver sur le site de la Terre Pimprenelle.

Les sources de la Drôme, au cœur du Haut Diois

Aller aux sources de la Drôme, c’était aussi depuis très longtemps sur ma liste de lieux que je souhaites découvrir. A la fin de l’été, j’étais avec Mr 2e un dimanche et nous avons eu envie d’aller dans le Diois. Une fois sur la route, alors que nous longions la rivière Drôme, nous nous sommes dit que ce serait amusant d’aller jusqu’à sa source. Nous avons donc dépassé Die, puis le claps de Luc en Diois et continué à remonter la rivière. La route s’est faite plus petite, et plus escarpée à mesure que nous progressions dans le Haut Diois, à la limite des Hautes Alpes. Nous avons fini par arriver à un peu plus de 1000 mètres d’altitude, à La Bâtie des Fonds, l’un des villages les moins peuplés de France (6 habitants à l’année au dernier recensement).

Là, plusieurs sources se rejoignent au fond d’un vallon pour former la rivière. La plus visible se trouve au centre du village. D’un talus jaillit une source qui alimente une fontaine. Le trop-plein se déverse dans une rigole qui traverse la route avant de plonger dans le vallon. Techniquement, la Drôme se traverse donc ici à gué que l’on soit à pied, ou en voiture.

Ici, naît la Drôme… Nous n’avons d’ailleurs pas résisté au plaisir de nous y rafrapichir.

Nous avons suivi l’eau qui nous a guidés vers des cheminements de bois et des panneaux d’interprétation permettant de découvrir le vallon, ses sources, sa biodiversité et son histoire. On aperçoit en effet les fondations de maisons, installées dans le vallon, et qui ont été emportées le 3 janvier 1936 par un glissement de terrain. Seules les habitations du haut du village, construites sur le flanc de la montagne calcaire avaient alors été épargnées. La petite balade est agréable. J’ai même regretté de ne pas avoir emporté de livre car je serais bien restée plus longtemps assise dans la fraicheur du vallon alors qu’ailleurs le mercure jouait avec les 40°C.

Cheminements de bois
Dans le fond, on distingue les ruines de l’ancien village
Profiter de la fraîcheur
Dans le vallon des sources

Valdrôme, ex-station de ski

En redescendant de La Bâtie des Fonds, nous avons fait un crochet par la station de Valdrôme. A la fin des années 1980, une station de ski avait en effet été implantée sur la montagne de l’Aup. Quelques téléskis ont fonctionné jusqu’au début des années 2010 mais le manque d’enneigement cumulé avec un fort éloignement de tout ont eu raison de l’activité de ski alpin. Propriété du département, la station a été reconvertie dans les activités estivales : tir à l’arc, deval-kart, tyrolienne et mini-golf viennent compléter les propositions de VTT et de course d’orientation. Nous n’avons malheureusement pas pu en profiter : nous étions le 3 septembre et les activités avaient fermé le 31 août. Nous avons toutefois apprécié les paysages, grandioses de la station et de ses environs.

Depuis la station…
les alpages de la montagne de l’Aup, jaunis par la sécheresse
Sur la route vue sur le Diois
Je n’ai pas réussi à identifier avec certitudes les montagnes dans le fond : massif des Écrins ? Aiguilles d’Arves ? autre montagne ?

La Bâtie des Fonds / Valdrôme – Drôme -septembre 2023

La Bégude de Mazenc, village perché de Drôme Provençale

Si j’avais souvent traversé la Bégude de Mazenc en allant ou rentrant de Grignan sans passer par l’autoroute, je n’avais visité le village perché qu’une seule fois, un jour d’hiver il y a très longtemps. Or, au mois de mai, j’avais réservé un atelier autour de la lavande à proximité de la Bégude de Mazenc. L’occasion était donc toute trouvée pour y retourner. J’ai commencé par pique-niquer en arrivant au village perché, profitant de la vue sur la plaine de la Valdaine.

Vue sur la plaine de la Valdaine

Puis, je suis partie à la découverte des petites ruelles. Si La Bégude de Mazenc n’est pas le plus joli, ni le plus grand des villages perchés que j’ai eu l’occasion de visiter, il est cependant très mignon. Aussi, si l’on passé à proximité, il mérite que l’on s’y arrête pour une courte balade.

Au cœur du vieux village perché
Le clocher de l’ancienne église
Vue sur la plaine de la Valdaine
Dans les ruelles
L’ancienne porte du village

La Bégude de Mazenc – Drôme – mai 2023

[projet 52-2023] semaine 40 – automne

Cette semaine, le projet 52 nous emmène en automne. Finalement, dans la Drôme, le thème n’est pas si simple à traiter. La météo est en effet encore très nettement estivale, et les arbres n’ont pas encore vraiment commencé à changer de couleurs. On s’achemine donc vers un automne qui risque d’être très court visuellement parlant et météorologiquement parlant. Mardi, je suis allée à Paris pour le travail et j’ai pu constater que plus je montais vers le nord, plus les forêts se paraient de couleurs chaudes, contrastant avec le ciel bien gris et la pluie battante qui m’a accueillie à l’arrivée.

Donc, pour traiter le thème, je suis repartie dans mes archives, quasiment un an en arrière. Mi-octobre l’an dernier, j’ai passé une journée à la recherche des couleurs automnales dans les paysages ardéchois. J’ai donc choisi une photo de cette journée, prise dans le massif du Tanargue, pour illustrer le thème de cette semaine.

Je retourne normalement bientôt en Ardèche, dans les Cévennes cette fois, pour une journée de randonnée automnale et j’ai déjà hâte !


Pour découvrir à quoi ressemble l’automne chez les autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.

NB : bien décidée à profiter du beau temps, je ne suis pas certaine d’avoir beaucoup l’occasion de me connecter ce samedi. Mais je validerai vos participations dès que possible dans le cas où elles se retrouveraient en modération.

[projet 52-2023] semaine 37 – chemin faisant

Cette semaine, le projet 52 nous emmène sur les chemins et nous invite à partager notre trajet, qu’il soit réel ou figuré. Vous l’avez sans doute déjà compris, je marche beaucoup et j’aime randonner. Aussi, je ne manque pas de chemins et de découvertes faites sur les bords de ceux-ci dans mes photos.

Pour illustrer le thème cette semaine, j’ai choisi une photo récente, prise il y a une quinzaine de jours. Sur un coup de tête, nous étions partis à Mr 2e voir les sources de la Drôme, dans le Haut Diois. Elles se situent dans un tout petit village perdu au milieu de la montagne, accessible par une petite route. Malgré tout, une fois en haut, nous avons découvert un bel aménagement du site. Je vous reparlerai de cette balade mais pour aujourd’hui, j’ai choisi les jolis cheminements en bois qui parcourent le vallon des sources à La Bâtie des Fonds.


Pour découvrir ce que les autres participants ont vu chemin faisant, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.

[projet 52-2023] semaine 35 – sur l’eau

Cette semaine, le projet 52 nous emmène sur l’eau. En vérité, ça a plutôt été sous l’eau en ce qui me concerne : d’abord au sens propre le week-end dernier et en début de semaine, puis au sens figuré avec une semaine très chargée qui annonce une rentrée sur les chapeaux de roues. J’ai même failli oublier de venir poster une photo pour ce samedi matin ! Mais, ouf, j’ai pu aller chercher dans mes photos de cet été. Sur l’eau, j’aurais pu vous montrer la mini-croisière dans le Parc National des 1000 îles au Canada, les bateaux dans le port de Montréal ou la marina de Kingston ou encore les impressionnantes chutes du Niagara, mais je garde tout cela pour un peu plus tard. Avant de partir en vacances, je suis allée passer une soirée dans un très beau jardin privé en Ardèche, la Terre Pimprenelle, et là dans un abreuvoir transformé en bassin d’agrément, cette boule métallique flottait sur l’eau, se déplaçant au gré du vent. Un moment tout en douceur…


Pour voir ce qui se passe sur l’eau chez les autres concurrents, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.

[Ardèche] 3 jolis villages à découvrir dans le Coiron

Je n’étais encore jamais allée dans le Coiron alors que pourtant, j’en avais vu passer de jolies images, et que ce n’est pas si loin de chez moi. Un dimanche matin de juillet, je cherchais une idée de balade en feuilletant le guide écrit par les copains du Caillou aux Hiboux quand je suis tombée sur la page relative à Saint Laurent sous Coiron. Un coup d’oeil complémentaire sur la carte m’a permis de remarquer que Mirabel et Sceautres n’en étaient pas bien loin. Voilà, c’était parti pour un mini road-trip pour découvrir ces trois villages.

Après avoir passé le col de l’Escrinet, en montant vers Saint Laurent sous Coiron

Saint Laurent sous Coiron, village de caractère

Le Coiron, c’est un ancien volcan devenu plateau. J’y suis arrivée depuis la vallée du Rhône en passant par Privas et le col de l’Escrinet. De là, j’ai pris une route qui gravissait le flanc du volcan, m’offrant de jolies vues sur les alentours. Je n’ai d’ailleurs pas résisté à quelques arrêts photos. J’ai commencé mon mini road-trip par Saint Laurent sous Coiron. Ce village a été labellisé village de caractère d’Ardèche il y a quelques années. Perché sur une avancée du volcan, il domine le bassin d’Aubenas, la vallée de la Louyre et tout le Bas Vivarais.

Aubenas depuis Saint Laurent sous Coiron

A Saint Laurent sous Coiron, j’ai laissé la voiture sous les arbres d’une petite place (attention, il y a peu de stationnement dans le village, mais il y a un parking en contrebas, facilement accessible). Puis, j’ai suivi le sentier de découverte du patrimoine. Au fil du village, des bornes permettent d’écouter les souvenirs des anciens de Saint Laurent et d’évoquer le passé des lieux. Facilement accessible, adapté à des publics variés, j’ai beaucoup aimé en apprendre plus sur les lieux de cette façon, un peu comme si je me promenais avec un habitant de longue date.

La grande place du village de Saint Laurent sous Coiron est dominée par le clocher de l »église

Depuis le belvédère sur la grande place du village, j’ai profité des tables d’orientation pour mieux comprendre le paysage. J’ai d’ailleurs repéré le château de Mirabel un peu plus loin. Dans les calades, j’ai un peu cherché l’ombre car le soleil de cette fin de matinée estivale commençait déjà être bien présent. J’ai également rencontré un monsieur âgé qui se promenait également. Venu d’un village voisin, il profitait lui aussi du beau temps en attendant l’heure de déjeuner au bistrot du village. Nous avons assez longuement échangé, sur les paysages et la façon dont l’homme les avaient transformés. Il s’intéressait en particulier beaucoup à l’agronomie et au travail d’Olivier de Serres qui avait mis en œuvre ses principes dans la ferme voisine du Pradel. Il m’en a d’ailleurs conseillé la visite à l’occasion (le domaine du Pradel est désormais un lycée agricole).

La tour de Mirabel depuis la table d’orientation de Saint Laurent sous Coiron

J’ai ensuite continué mon chemin à travers les ruelles de Saint Laurent sous Coiron, avant de sortir mon pique-nique et de m’installer sur un banc à l’ombre, puis de reprendre la route en direction de Mirabel.

La pierre noire du volcan a été utilisée pour construire les maisons du village
L’accès à l’eau sur un plateau basaltique est une vraie question. La seule fontaine de Saint Laurent sous Coiron était située à l’extrémité du village, hors les murs.
Pourpier de Cooper entre les pierres d’un muret
Ruelles de terre
Une des anciennes portes du village, face à la route entre Privas et Aubenas

Mirabel, dédale de calades

Après Saint Laurent sous Coiron, je suis donc allée à Mirabel. Perché sur une autre avancée du volcan, le village est dominé par son ancien château. J’ai là aussi laissé la voiture au pied du village, à l’ombre. Et je suis partie à pied à l’assaut des calades. Mirabel est un village construit en escargot au pied de son château. Les ruelles s’enroulent et se croisent en un véritable dédale. Cela commence sitôt la petite porte piétonne du vieux village passée. En effet, celle-ci ne débouche pas face à une rue mais perpendiculairement à celle-ci. Mes pas me mènent à droite d’où je monte doucement vers une autre porte, plus importante, et surmontée d’un beffroi. Mes pas me mènent dans de nombreuses calades, toutes plus pittoresques les unes que les autres. C’est un véritable plaisir de se perdre dans celles-ci.

Saint Laurent sous Coiron vu depuis Mirabel
La tour de l’ancien château de Mirabel
Se perdre dans les calades de Mirabel
Le charme des calades fleuries
Sur les murs extérieurs du village, les entrées se font plus imposantes

Après cette balade dans les calades de Mirabel, il est temps pour moi de rejoindre le troisième lieu que je veux découvrir ce jour-là. C’est très certainement celui qui m’a le plus fait de l’œil lorsque je l’ai vu passer sur les photos des copains. Je prends donc la direction de Sceautres.

Sceautres, et son neck volcanique

Contrairement à Saint Laurent sous Coiron et à Mirabel, le village de Sceautres n’est pas perché au bord du plateau du Coiron. Je m’enfonce donc un peu plus sur les routes du volcan. Les cigales chantent à tue-tête, soulignant encore plus s’il le faut la chaleur de cette journée d’été (et je me dis qu’heureusement que j’ai mis plusieurs gourdes d’eau dans la glacière avant de partir de la maison). Soudain, au détour d’un virage, le village de Sceautres apparait. Mais c’est surtout le neck qui domine le village que l’on repère !

Le village de Sceautres au pied de son neck basaltique

Un neck, c’est un bouchon de cheminée volcanique qui a ensuite été dégagé par l’érosion. Celui de Sceautres s’est constitué suite à une éruption qui a eu lieu il y a 7 à 8 millions d’années. Constitué de basalte, il est domine la vallée d’environ 150 mètres. Il a la particularité d’être le plus gros neck volcanique d’Europe. Il faut bien avouer que sa taille impressionne ! Le village semble minuscule à ses pieds.

Le village de Sceautres au pied de son neck basaltique

Le but de la sortie est de monter en haut du neck afin de disposer d’une vue à 360° sur les environs. Un chemin a été tracé sur le flanc du rocher à partir du village. Je commence donc par traverser le vieux village, accompagnée par un chat qui semble m’indiquer le trajet jusqu’au pied du rocher. Si je repère facilement le chemin à suivre, celui-ci se trouve en plein soleil et j’avoue regretter un peu de m’y attaquer en début d’après-midi ce jour-là !

Traverser le vieux village pour accéder au pied du rocher

Mais l’attrait pour cette curiosité géologique est plus fort que le chaleur (j’ai toutefois bien pris soin de partir avec une gourde d’eau pleine dans mon sac, et un chapeau !). Le chemin n’est pas très difficile mais il faut toutefois faire attention où l’on pose les pieds. En effet, taillé à flanc de rocher, il monte abruptement sur le basalte, poli par les éléments et les passages répétés. Au fil de la montée, j’admire les orgues basaltiques qui se découpent sur les bords du neck… et sous mes pieds ! Je repère également de nombreuses joubardes sauvages, dont certaines sont en fleurs. Elles ont su trouver assez de terres dans les interstices pour pousser. Arrivée en haut, je suis largement récompensée de mon effort. La vue sur la vallée est superbe et se déploie de tous les côtés.

Vue sur les orgues basaltiques lors de la montée sur le neck
Le chemin monte à flanc de rocher. Il n’est pas réellement sécurisé et demande de faire attention à là où on pose les pieds
Joubardes sauvages
Joubarde fleurie
Pas de croix au sommet du neck mais une Vierge
Profiter de la vue…
Dans cette aventure, j’étais accompagnée par Krakotte, la mascotte de Partir-Ici.fr, plateforme de tourisme local et responsable dont je suis éclaireuse

Après un temps de contemplation, je repars en sens inverse afin de redescendre dans le village. Mon mini road-trip s’achève ici, et il est l’heure pour moi de rentrer à la maison. J’ai beaucoup aimé ces découvertes sur le plateau du Coiron, et j’en ai encore beaucoup d’autres à y faire. On m’a en particulier recommandé de faire un tour aux Balmes de Montbrun ou au hameau de Roche Chérie à Saint Pons. Ce sera à coup sûr pour une prochaine virée dans le Coiron !

Le village de Sceautres est collé à son neck et ses orgues basaltiques
Un dernier coup d’œil à Sceautres avant de prendre la route du retour à la maison

Saint Laurent sous Coiron / Mirabel / Sceautres
Ardèche – juillet 2023


Saint Laurent sous Coiron fait partie des villages de caractère d’Ardèche. J’en ai déjà visité plusieurs, tous aussi charmants les uns que les autres. Vous pouvez retrouver par ici :

[Drôme] un week-end dans le Diois provençal

Début juillet, j’ai été invitée par l’office de tourisme du Pays Diois à découvrir les pépites qui se cachent autour de La Motte Chalancon. Ce joli village drômois se situe aux confins du Diois et des Baronnies, et offre des paysages magnifiques bordés de montagnes. J’ai eu la chance de vivre de belles expériences au cours d’un petit week-end qui avait vraiment des airs de vacances entre copains. Activités nautiques, randonnées, découverte du patrimoine, dégustations de vins, fromages et Clairette : tous les ingrédients pour passer de bons moments étaient réunis.

Gaston le mouton, mascotte du Pays Diois, nous a accueillis de bon matin avec un café au soleil

Le Serre de l’Âne, 5 millions d’année d’histoire de la planète Terre

Le rendez-vous était donné un samedi matin à 9.00 au site géologique du Serre de l’Âne sur la commune de La Charce. Là, un café nous attendait, l’occasion de faire connaissance (ou de retrouver) les 4 autres instagrameurs invités (Laetitia, Christelle, Virginie et Loïc), ainsi que nos hôtes : Ludivine, Boris et Johanna de l’office de tourisme du Pays Diois, et Laurent, maire de La Motte Chalancon, qui nous parlera toute la journée avec passion de cette vallée de l’Oule qu’il aime tant.

Nous en avons bien entendu profité pour découvrir le site géologique. Découvert en 1977, il est depuis un Espace Naturel Sensible du département de la Drôme. Il est en effet d’un intérêt géologique majeur puisque devant nous se déploient 5 millions d’années d’histoire de notre planète, marquant l’articulation entre deux périodes géologiques majeures, le Valanginien et le Hauterivien il y a plus de 130 millions d’années. Le site est mis en valeur par un parcours d’interprétation permettant même aux non-spécialistes d’en saisir l’importance. Et pour les spécialistes, le site du Serre de l’Âne devrait bientôt recevoir son clou d’or, ratifiant son intérêt exceptionnel pour les chercheurs au niveau mondial.

Panneaux d’interprétation et jeux de découvertes sont présents
Au pied du site, les panneaux permettent de comprendre les lieux

L’altiport de La Motte Chalancon, pour prendre de la hauteur

Après la découverte du Serre de l’Âne, nous sommes partis en direction de La Motte Chalancon où nous avons laissé nos voitures sur un parking afin de covoiturer pour le reste de la journée. Nous avons donc pris place dans le pickup de Laurent afin de nous rendre à l’altiport. Installés dans la benne du pickup, le déplacement avait déjà des airs d’aventure sur les chemins de terre menant au terrain d’aviation. Il était prévu un vol en ULM afin de survoler le village et les montagnes environnantes. Malheureusement, les conditions météo n’étaient pas favorables et ne permettaient pas le vol prévu en toute sécurité. Un bref survol du village aura lieu pour 2 d’entre nous, mais le vent continuant à se lever, ce ne sera pas possible pour les autres intéressés de voler. Situé sur un plateau à 800 mètres d’altitude, l’altiport offre cependant déjà un joli point de vue sur les environs.

Atterrissage à l’altiport de La Motte Chalancon
Vue sur la piste depuis la sortie du hangar de l’altiport de La Motte Chalancon

La Croix de Motte Vieille, randonnée panoramique

A l’altiport, nous avons été rejoints par quelques membres de l’organisation de l’UTMC – Ultra Tour de la Motte Chalancon. Elles sont venues nous parler des courses de trail qui sont organisées chaque année en juillet, avec 4 distances entre 76 km et 13 km, ainsi que des randonnées organisées le même week-end. Et en parlant de randonnée, elles nous en ont proposé une petite : direction la Croix de Motte Vieille pour une vue à 360° sur les environs.

Le balisage est artisanal sur cette sortie !

Longeant l’altiport, nous rejoignons un chemin qui monte à travers les bois vers un petit sommet. La balade sent bon le thym et la lavande sauvages. La montée est courte bien qu’un peu escarpée. Mais la récompense est au sommet. Depuis le pied de la croix (que je peux ajouter à ma collection de croix de sommet), le paysage est somptueux. Nous dominons le village, et les montagnes environnantes nous regardent. Les discussions vont bon train, tandis que nous en prenons plein les yeux.

Lavande sauvage
Le village de La Motte Chalancon est à nos pieds
La vallée de l’Oule et les montagnes des Baronnies
La Croix de Motte Vieille

Un déjeuner à l’ombre des arbres

Nous redescendons car nous sommes attendus pour le déjeuner. En effet, l’hôtel des voyageurs de La Motte Chalancon nous ouvre exceptionnellement sa terrasse. Ils ne servent normalement à manger que le soir. Nous profitons de l’ombre des arbres tout en dégustant un repas uniquement composé de produits locaux, de l’apéritif au dessert. Le repas est frais et savoureux, parfait au milieu de cette journée un peu chaude. Nous prenons le temps de le déguster tout en échangeant (l’intérêt d’un instameet n’est pas uniquement de découvrir des lieux mais aussi de rencontrer des personnes ! Et si nous sommes 5 à partager nos aventures sur les réseaux sociaux, nous n’avons pas tous la même approche ni les mêmes centres d’intérêt. C’est toujours très enrichissant de confronter nos expériences et points de vue.).

Déjeuner en terrasse
Melon, salade de petit épeautre, courgettes marinées, tomates colorées et caillette // tarte aux abricots

Le plan d’eau du Pas des Ondes, activités nautiques et baignade

Après le déjeuner, nous reprenons la voiture (en mode covoiturage) pour rejoindre le plan d’eau du Pas des Ondes, à quelques kilomètres. Ce lac a été creusé par l’homme et est alimenté par la nappe phréatique et par la rivière dans les années 1990 pour booster l’activité touristique. Situé dans un site grandiose, au pied des ruines du château de Cornillon et au niveau de la cluse du pas des Ondes, il s’agit en fait de deux plans d’eau. Le plus grand est réservé à la pêche et aux activités nautiques. Il est en effet possible de louer pédalos, kayaks ou paddles. Le plus petit est réservé à la baignade, qui est surveillée en juillet/août. Une offre de restauration (restaurant et snack) vient compléter les propositions.

Le site du plan d’eau du Pas des Ondes est splendide

Nous avons eu la chance de pouvoir tester toutes les activités que nous souhaitions. Aussi, une fois les maillots de bain enfilés (des cabines sont disponibles sur le site), chacun a choisi son embarcation. J’ai pour ma part évité le stand up paddle compte-tenu de mon sens de l’équilibre un peu trop aléatoire. J’ai hésité à prendre un kayak, mais je me suis finalement décidée pour partager un pédalo avec Ludivine. Nous avons ainsi fait plusieurs fois le tour du lac, et j’avoue que je ne me souvenais pas que le pédalo était aussi amusant. Nous avons même embarqué quelques passagers !

Il est possible de faire une petite randonnée pour aller voir le Pas des Ondes, la cluse par laquelle passe l’Oule. Il y a même une petite cascade de tuf… mais nous n’avons pas eu le temps cette fois
Activités nautiques au Pas des Ondes

J’ai ensuite testé la baignade dans le petit lac. A ma grande surprise, l’eau n’était pas trop fraîche et j’ai pu y entrer sans aucune difficulté (bon, peut-être que mes origines bretonnes m’ont facilité la tâche, il semblerait que mes camarades même motivés ne se soient pas complètement mouillés). J’en au profité pour faire une petite traversée aller/retour à la nage. Se baigner en milieu naturel est tellement plus chouette qu’en piscine !

Le lac de baignade

La Motte Chalancon, village pittoresque

Après ces activités plutôt sportives, nous sommes retournés à La Motte Chalancon. Laurent nous a fait le plaisir de nous proposer une visite guidée, partageant l’histoire de son village et les anecdotes de son enfance dans les calades. Nous avons ainsi découvert un passage entre deux calades traversant une maison et dans laquelle il n’était pas possible d’être arrêté par décret du seigneur local, devenant ainsi un refuge pour les voleurs. Nous avons vu de charmantes ruelles aux noms amusants (avec une mention spéciale pour le Trou du Curé). Nous avons rempli nos gourdes aux fontaines alimentées par une source potable. Nous avons apprécié l’ombre et les façades fleuries. La Motte Chalancon est vraiment ce genre de village où passé et présent se mêlent à chaque coin de ruelle, d’escalier, de calade.

Façades colorées et vignes grimpantes
Passage secret
Fontaine publique
Ruelle avec vue
Coup de cœur pour cette boite à lettres du début du XXe siècle
Fontaine & lavoir
Le centre ancien de La Motte Chalancon est très fleuri
Le temple, sur les anciens remparts du village
Le trou du curé…

(*) Si vous n’avez pas la chance de pouvoir visiter le village avec son maire, il existe un parcours du patrimoine très bien fait. Vous pourrez trouver le tracé de celui-ci au niveau du bureau de l’office de tourisme où il est également possible de se procurer le dépliant correspondant. Tout au long de la balades, des panneaux explicatifs sont présents.

Une pause gourmande, entre vins et fromages

Nous avons fait une pause dégustation à la Cave des Gourmands Gourmets. A la fois épicerie fine, fromager et caviste, la boutique propose un large choix de vins et spiritueux ainsi que de produits locaux et italiens, tous soigneusement choisis par les propriétaires. Installée à La Motte Chalancon depuis à peine plus d’un an, la boutique prospère grâce à l’engouement des habitants, aux restaurateurs du village qui s’y approvisionnent (j’apprendrai un peu plus tard que même le snack de la piscine s’y fourni !) et aux visiteurs de passage qui apprécient la sélection pointue. Pour notre part, nous avons pu déguster un verre de vin blanc ou rouge (à consommer avec modération), du jus de coing ainsi que des fromages de chèvre.

Vin blanc « Le Mas Sylvia » – coteau des Baronnies // fromage de chèvre fermier

Une dégustation de Clairette de Die à l’ombre des tilleuls

Après la pause à la cave des Gourmands Gourmets, nous avons terminé notre découverte du village en montant jusqu’à l’église. Là, sous les tilleuls, nous étions attendus par l’Union des Jeunes Viticulteurs Récoltants de Vercheny. La particularité de l’UJVR est de travailler les vignes et d’élaborer les vins ensemble. Contrairement à une cave coopérative où chaque viticulteur travaille ses parcelles puis amène son raisin à la cave, à Vercheny, tout est mutualisé, des terres aux outils de travail. Cette structure originale, mise en place au début des années 1960, est aujourd’hui encore portée par 8 associés, et quelques salariés. L’UJVR produit deux gammes de Clairette et deux gammes de Crémant de Die. Nous avons pu découvrir l’intégralité de la palette de leurs productions. J’ai pour ma part eu un vrai coup de cœur pour la Clairette « blanche ».

Un dernier effort pour arriver à l’église !
L’église de La Motte Chalancon
Dégustation de Clairette de Die avec l’UJVR

(*) L’abus d’alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération.

Une nuit au camping

Après la dégustation de Clairette, il était temps de se dire au revoir. Si la plupart sont rentrés chez eux, j’avais pour ma part accepté l’invitation de la mairie à rester pour la nuit dans un chalet au camping municipal. J’ai partagé le chalet avec une autre instagrameuse. Mais le logement étant prévu pour 5 à 7 personnes, nous n’étions pas à l’étroit. C’était la première fois que je dormais dans un camping (je suis plutôt hôtel ou gîte habituellement). Le camping municipal, situé à proximité de la rivière, bien arboré est très calme, et frais. L’ambiance est clairement familiale. Ici, pas d’animations ou de structures de jeux, mais un accès la piscine municipale, aux terrains de pétanque du village et à un petit snack tenu par Marie qui propose une petite restauration simple et faite maison. On nous avait conseillé le burger végétarien et nous n’avons pas été déçues.

Le chalet // la vue depuis le camping sur le village

Après le diner, et une bonne douche, je n’ai pas tardé à aller dormir : la journée avait été intense. Entre le lever matinal et les activités, je n’ai pas mis longtemps à trouver les bras de Morphée. Le dimanche matin, levée de bonne heure (que voulez-vous je suis plutôt du matin), j’ai pu longuement profiter de la jolie vue sur le village et d’un petit déjeuner sur la terrasse avant de reprendre la route vers la plaine de Valence.


La Motte Chalancon et ses environs – Drôme – juillet 2023


(*) Ce week-end était un instameet organisé par l’office de tourisme du Pays Diois et auquel j’étais invitée (collaboration commerciale non rémunérée). Si je remercie Pays Diois Tourisme, la mairie de La Motte Chalancon et tous les partenaires qui nous ont accueillis, mes avis et ressentis restent, comme toujours, libres et sincères.

[projet 52-2023] semaine 33 – mer ou montagne ?

Cette semaine, le projet 52 nous invite à choisir entre deux univers : la mer ou la montagne. Si je suis une fille de la mer (Breizh Power), et que j’ai besoin d’y retourner régulièrement, j’ai appris à devenir une fille de la montagne depuis que j’habite dans la Drôme. En effet, puisqu’en quelques kilomètres, je peux déjà commencer à être en montagne, puisque les horizons ici sont bloqués par les crêtes du Vercors et de la montagne ardéchoise, puisqu’on aperçoit les sommets de la Chartreuse, puisque dans n’importe quelle direction on trouve un massif assez proche, il aurait dommage de ne pas apprendre à profiter de la montagne.

Je l’apprécie en hiver quand elle se pare de neige pour les randonnées en raquettes, en automne pour les jolies couleurs qui se déploient sur ses flancs, au printemps quand le vert vient illuminer les forêts, en été pour les cours d’eau et les lacs rafraichissants… et tout le temps pour ses paysages et ses randonnées. Début juillet, j’ai découvert un secteur que je ne connaissais pas, dans le Diois, déjà un peu en Provence et dans les Baronnies. Là, au cœur de la vallée de l’Oule, un plan d’eau, alimenté par la nappe phréatique, a été creusé dans les années 1980. Aujourd’hui, le site se partage entre deux lacs, l’un pour la baignade et l’autre pour la pêche et les activités nautiques dans un cadre montagnard magique.


Pour découvrir si les autres participants sont plutôt mer ou montagne, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.