Un soir après ma journée de travail, alors qu’il avait plu quasiment toute la journée, la pluie a cessé et cela m’a donné envie d’aller faire un tour dehors. Avec le couvre-feu, il me restait une heure pour prendre l’air.
Aussi, je suis retournée au Jardin des Sables. Là, les iris avaient tout juste commencé leur floraison et je me suis fait la réflexion qu’en peu de temps, le jardin avait encore beaucoup changé.
En revenant, je me suis aussi arrêtée un instant au bord de la route car j’y avais repéré quelques orchidées singes (orchis simia)… Je suis toujours surprise de voir les différences dans les coloris d’un individu à l’autre. Cette fois, deux d’entre eux étaient quasiment blancs !
Une semaine après ma précédente visite au Jardin des Sables, j’y suis retournée. En effet, la météo annonçait de la pluie en milieu d’après-midi et je cherchais donc une petite sortie proche de chez moi afin de simplement prendre l’air avec les enfants.
Je ne pensais pas prendre énormément de photos lors de ce passage, en ayant déjà pris beaucoup la semaine précédente. Mais, c’était sans compter sur le printemps et les changements rapides qu’il induit. En effet, la physionomie du jardin avait complètement changé !
De nombreuses espèces avaient commencé à fleurir et les arbustes arboraient de jeunes feuilles aux jolie couleurs…
Je vous propose donc un petit tour photographique entre fleurs et feuilles…
Les fuchsias me rappellent le jardin de ma grand-mère où il y en avait plusieurs variétés.Les fleurs délicates des cerisiers du JaponJe suis tombée sous le charme de la forme des fleurs de cornouiller, toute en simplicité.J’aime le charme champêtre des prairies de pâquerettes.
Jardin des Sables – Montvendre – avril 2021
(*) Le Jardin des Sables est situé chemin des Sables, à Montvendre. Il s’agit d’un jardin privé dont les propriétaires ont la gentillesse de l’accès libre. Il convient donc de s’y comporter correctement (et de ne pas y pique-niquer ! ) afin de respecter leur travail…
Lorsque nous étions passés à Soyans il y a un moment déjà maintenant lors d’un petit tour en Drôme Provençale, j’avais noté qu’il faudrait que je revienne pour monter jusqu’en haut du site médiéval. Début avril, le soleil brillait et j’ai (enfin) pris le temps d’y retourner.
J’ai laissé ma voiture au parking à l’entrée du village, et j’ai commencé par profiter de l’incroyable vue sur la forêt de Saoû que l’on a depuis le site. Puis, je me suis dirigée vers la rue unique du village, bordée de maisons en pierre pleines de charme. Elle conduit à une porte figurant celle des anciens remparts du château. Elle a en fait été aménagée au début du XXe siècle par Joseph Rivière, un sculpteur habitant le village. A cette époque, le village menace ruine et des travaux de reconstruction sont entrepris dans un style médiéval fantasmé.
Après avoir passé l’arche, un petit chemin verdoyant invite à emprunter un escalier menant vers le haut du village. Marche après marche, je me rapproche de l’église Saint Marcel. Construite au XIIe siècle à l’extrémité d’un promontoire rocheux dominant la vallée du Roubion, la petite église est de style roman, très régulier. Pourtant, deux chapelles latérales ont été ajoutées au XVIIIe siècle, bien après la construction primitive. En contournant l’église, je découvre de nouveaux points de vue sur le Roubion, et sur le synclinal de Saoû.
Le mistral souffle fort ce jour là et a tendance à vouloir me pousser vers le bord de la falaise, aussi je me méfie. Cela ne m’empêche toutefois pas d’avancer un peu en direction des ruines du château qui dominent majestueusement l’ensemble. Construit comme une forteresse entre le IXe et le Xe siècle, il est endommagé à la fin du XIVe siècle. Il est reconstruit un siècle plus tard dans le style Renaissance italienne avec un plan en U, des terrasses et des jardins, très éloigné de l’image de château-fort qu’il renvoie aujourd’hui. En effet, quasiment aucun élément médiéval n’est pas alors conservé. A la fin du XVIIIe siècle, le château est victime d’un incendie et il restera alors ruiné plus d’un siècle. Des reconstructions seront effectuées au cours du XXe siècle. Ce sont elles qui feront ressortir des caractéristiques médiévales qui avaient disparues des siècles auparavant !
Je m’assoie un moment au soleil, face aux ruines que je contemple : perché au dessus d’une falaise, le site est splendide et invite à la rêverie… S’il n’y avait eu le mistral, j’y serais sans doute restée plus longtemps mais les rafales m’invitent à redescendre me mettre à l’abri du vent !
L’unique rue du village médiévalEn direction de l’église Saint MarcelDepuis le promontoire où se trouve l’église, vue sur la Drôme ProvençaleL’abside de l’église et les ruines du châteauVue sur le château et le synclinal de SaoûLa charmante église perchée Saint MarcelVue plongeante sur le RoubionUne ancienne plaque de cocher dans la rue du village
Soyans – Drôme – avril 2021
(*) L’accès au village et au site médiéval de Soyans est libre. Le parking est obligatoire à l’entrée du village. Il n’est par contre pas autorisé d’accéder à l’intérieur des ruines du château pour des raisons de sécurité. Au niveau de l’église et du château, côté vallée du Roubion, le site se trouve au dessus d’une falaise avec un à-pic important. Il convient donc d’être prudent !
Un vendredi soir après le travail, j’ai eu envie de prendre un peu l’air. Le ciel n’était pas très engageant mais j’avais besoin d’une respiration ! C’est alors que j’ai repensé à ce château dont j’avais vu passer des photos sur les réseaux sociaux et qui se situe à quelques kilomètres de chez moi. Direction donc Montélier, et le château de Monteynard.
Ce château est une propriété privée, non accessible au public, mais surtout tant que les arbres ont encore peu de feuilles, on le voit très bien depuis la petite route qui longe la propriété.
Le lieu est vraiment digne d’un conte de fées : des douves alimentées par un ruisseau qui se déverse ensuite à travers champs, une petite chapelle au bord de l’eau, un pont fermé par une porte, et un joli bâtiment aux formes arrondies. Les volets clos ajoutent encore une touche de mystère complémentaire.
Appartenant depuis le XIXe siècle à la famille de Monteynard, le château avait été édifié par la famille de Sassenage à la fin du XVe siècle sur les bases d’une ancienne forteresse médiévale. Le château du XVe siècle a fait l’objet d’aménagements et de remaniements dans le courant du XIXe siècle. La légende faisant descendre les Sassenage de Mélusine, la femme-serpent, les sources proches du château ont pris le nom de Sources de Mélusine. Ce sont elles qui alimentent les douves.
J’ai longuement admiré, et photographié, l’ensemble… au charme très romantique. J’ai cherché des détails, et j’ai un peu rêvé aussi… Quelques gouttes de pluie m’ont ramenée dans la réalité, et incitée à faire demi-tour pour me mettre à l’abri, après avoir attrapé quelques narcisses des poètes dans une friche au bord du ruisseau.
Le pont et la porte d’accès au châteauLe chapelle au bord de l’eauVue d’ensembleLes douvesLa chapelle du château et l’église Saint PrixNarcisse des poètesLa grille du château
Montélier – Drôme – avril 2021
(*) Le château est une propriété privée, visible depuis la route. Pour cela, il faut prendre l’allée de la Bâtie, qui longe le mur de la propriété au niveau des terrains de tennis
Un soir, après le travail, j’ai eu envie de profiter du ciel bleu et de l’ambiance quasi-estivale qui m’avaient narguée les quelques jours précédents. J’ai donc pris la direction de Peyrus, qui combine l’avantage d’être un joli point de départ pour se balader avec celui (non négligeable) d’être proche de chez moi.
Comme souvent, je me suis stationnée à côté du cimetière (où se trouve la jolie chapelle Saint Pierre du XIIe siècle, vestige d’un ancien prieuré). J’ai ensuite traversé le cimetière pour rejoindre le sentier qui passe de l’autre côté.
Là, un tapis de pâquerettes invitait à s’asseoir et contempler la montagne. Tout autour, le printemps étalait ses couleurs : vert lumineux de l’herbe, vert tendre des premières feuilles… Le ciel était d’un bleu éclatant, tandis que le soleil bien chaud donnait un petit air d’été à l’ensemble.
J’ai passé tellement de temps à contempler qu’il ne m’en est finalement pas resté beaucoup pour marcher ! J’ai quand même pris le chemin en direction du village. Il suit le trajet de l’ancien chemin de croix, duquel il reste quelques stations.
Après un petit aller-retour jusqu’aux portes du village, j’ai jeté un coup d’oeil aux montagnes, j’ai humé encore une fois le printemps… et j’ai pris le chemin du retour (histoire de m’assurer d’être à destination avant l’heure du couvre-feu !). Cette petite parenthèse bucolique m’a permis une belle respiration dans le rush d’une semaine de travail bien remplie.
Vert lumineux de l’herbe printanière au pied des montagnesAu loin, la montagne ardéchoiseLa chapelle Saint Pierre se dresse au cœur du cimetièreA la croisée des chemins, une station de l’ancien chemin de croixTapis de pâquerettes
La semaine dernière, après une grosse journée de travail, j’ai eu envie de profiter du ciel bleu et du soleil de la fin d’après-midi. Je suis allée au Jardin des Sables à Montvendre où je ne m’étais pas rendue depuis plusieurs années.
J’avais découvert ce jardin alors que j’habitais à Montvendre, lors de la fête des jardins (un week-end où des animations et visites sont proposées dans des jardins publics et privés remarquables ou intéressants). Le Jardin des Sables a été installé dans un ancien champ. Il n’est adjacent à aucune habitation. Ses propriétaires ont planté de nombreuses espèces de plantes, dont beaucoup sont exotiques et originales. Il en résulte un petit havre de paix, où se promener est un véritable plaisir.
J’ai passé une bonne heure, bercée par le son du mistral et le chant des oiseaux, à profiter du calme des lieux. J’ai aussi fait de nombreuses photos de plantes plus ou moins familières, plus ou moins étonnantes. J’ai consulté leurs noms (et n’en ai rien retenu quasiment ! ) sur les petites étiquettes qui sont présentes sur chacune des espèces et j’ai apprécié y lire également de quelle région du monde elles sont originaires.
Bien entendu, j’ai fait plein de photos… mais je me suis aussi souvenue que le jardin doit être beau en toutes saisons et qu’il pourrait être sympa de retourner y faire des photos à différentes saisons !
Jardin des Sables – Montvendre – Drôme – avril 2021
(*) Le Jardin des Sables est situé chemin des Sables, à Montvendre. Il s’agit d’un jardin privé dont les propriétaires ont la gentillesse de l’accès libre. Il convient donc de s’y comporter correctement (et de ne pas y pique-niquer ! ) afin de respecter leur travail…
Profitant d’avoir un peu de temps à attendre en ville un matin ensoleillé, je suis allée faire un tour au Parc Jouvet. Y étant assez tôt, les allées et pelouses n’étaient pas encore remplies de monde, et j’ai pu prendre le temps de photographier le printemps.
Chaque saison apporte son lot de jolies images dans le parc. Au printemps, c’est tout d’abord la floraison des jonquilles qui marque la sortie de l’hiver. Fin mars, il était un peu tard pour la plupart qui avaient déjà fané. Mais les tulipes étaient en train de prendre le relais. Au hasard d’un coin d’herbe, j’ai aussi remarqué quelques jacinthes des bois.
Mais ce qui fait le plus le charme du parc au printemps, c’est la floraison des magnolias. Comme il avait plu la veille, certains pétales étaient un peu abimés mais les couleurs différentes de chaque arbre sont un vrai plaisir. Blanc, rose, jaune : il y en a pour tous les goûts. Si on trouve plusieurs arbres un peu partout dans le parc, c’est auprès de la maison du gardien qu’il y en a la plus forte concentration. Difficile de ne pas tomber sous le charme !
J’ai alors continué mon tour en direction de la mini-ferme où les moutons se reposaient à l’ombre, puis j’ai fait le tour de la mare aux canards. C’est en regagnant la grande pelouse que j’ai croisé une cane avec ses petits qui traversaient tranquillement en direction d’un des canaux qui traversent le parc.
Un dernier coup d’oeil aux massifs colorés et aux jets d’eau, il est temps de monter l’escalier qui me ramène au Champ de Mars.
Jacinthes des boisSans doute un de mes endroits préférés dans le parc… comme une salle de bal sous les platanes.Les magnolias sont en fleursLa famille Canard (il y avait bien une dizaine de canetons, mais c’était compliqué d’avoir tout le monde dans le champ !)Les pavots aux pétales froissésJeux d’eau
C’est via Le Caillou aux Hiboux que j’ai découvert cette balade sur le Mont Miéry, via une story Instagram si j’ai bonne mémoire.
Situé au dessus du village d’Upie, le Mont Miéry est dominé par une statue de la Vierge. Le but de la balade est donc d’attendre le sommet du Mont, et de grimper dans la petite tour qui supporte la statue.
Ayant une cheville pas encore tout à fait remise d’une grosse entorse le jour où j’ai fait la balade, je ne suis pas partie du village d’Upie mais je me suis stationnée au bord de la route vers le hameau de Coucourdon. J’ai alors avisé un sentier qui s’enfonçait dans la forêt et l’ai emprunté.
Lorsque j’ai croisé le balisage jaune, je l’ai suivi…. Si le chemin était d’abord très agréable avec un léger dénivelé, assez vite il se met à grimper de façon plus sèche, jusqu’à devenir vraiment très abrupt. Je me suis même demandé si je n’avais pas manqué une bifurcation, mais non, des marquages m’ont confirmé que je suivais le bon tracé. Les derniers mètres pour accéder au sommet sont vraiment raides et la nature sableuse du sol ne facilite pas les choses (et je ne regrette pas d’avoir décidé de porter mon attelle cet après-midi là !). Heureusement que quelques racines et branches me permettent de m’aider de mes mains.
Mais une fois en haut, la récompense est une vue à 360° sur les environs. Un escalier permet de monter jusqu’au pied de la statue sur une petite plateforme. De là, je m’amuse à reconnaître les villages des environs et j’admire assez longuement le paysage.
Au moment de repartir, j’avise un chemin beaucoup plus large que celui que j’ai emprunté à l’aller et qui va globalement dans la direction où je souhaite aller. Je décide donc de le suivre, espérant qu’il sera plus commode que celui de la montée.
Et en effet, ce chemin s’avère être un choix judicieux : pente plus douce et régulière, jolis points de vue sur la Raye et les Trois Becs, … Je redescend doucement vers Coucourdon. De là, je récupère le sentier balisé en jaune pour retrouver mon point de départ.
Tout au long de la balade, j’ai profité du printemps qui s’éveille : chants des oiseaux, fleurs au bord du chemin et dans les pruneliers, bourgeons…. Et je me dis qu’en automne quand les arbres se parent de teintes mordorées, cela doit aussi être très beau.
Hellébore en fleursFleurs de prunier sauvageNotre Dame du Mont MiéryVue sur Upie et la plaine de ValenceVue sur la montagne de la Raye
Mont Miéry – Upie – Drôme – mars 2021
(*) Le chemin qui monte doucement jusqu’à la Vierge du Mont Miéry part de Coucourdon, au niveau d’un poteau téléphonique et n’est pas balisé en jaune ! Pour le stationnement, il y a un petit parking au niveau d’une table de pique nique au bord de la route, sur la droite en venant d’Upie, avant d’arriver à Coucourdon. Il est possible de gagner le chemin « facile » en prenant le sentier qui file dans la forêt face à la table de pique-nique, puis en suivant le balisage jaune vers la gauche quand on le croise (« à plat »). Quand le sentier balisé rejoint la route, le chemin pour monter est le premier à droite.
La médiathèque de Valence a pris ses quartiers en début d’année dans l’ancienne caserne Latour-Maubourg. C’est l’architecte Rudy Ricciotti (celui du MUCEM) qui a su mettre en valeur l’ancien bâtiment tout en le modernisant et s’assurant de son adéquation à sa nouvelle utilisation.
Les escaliers en particulier sont extrêmement photogéniques… et les espaces intérieurs proposent de nombreux coins de lecture, façon petit salon stylé.
Vue sur les anciennes écuries (qui abritent des services pour les étudiants) et la place d’ArmesL’escalier principalLignes graphiquesComme à la maison…
Médiathèque Latour-Maubourg – Valence – Drôme – mars 2021
La météo était plutôt clémente et si le ciel était un peu couvert au début de ma balade, le soleil s’est montré généreusement assez rapidement. En partant du barrage, j’ai longé le fleuve vers l’amont, en direction de la Roche de Glun.
Le printemps commençait à prendre ses quartiers sur les berges du Rhône. Comme l’an dernier, j’y ai trouvé des orchidées, mais aussi des jonquilles, et des léontodons. Les arbustes au bord du chemin étaient pour la plupart en fleurs également.
De l’autre côté du fleuve, les vignobles de Cornas et Saint Joseph s’étalent sur le coteau. Tandis qu’un peu plus au sud, la silhouette du massif de Crussol se distingue nettement.
Je prends mon temps pour admirer les paysages, et regarder le fleuve s’écouler, paisible.
Arbre en fleurs….Le jaune soleil des léontodons…Orchis géantOphrys (de mars ?)Face aux vignobles de CornasVue sur la montagne de CrussolAu bord du fleuve paisible
Bourg-lès-Valence – Drôme – mars 2021
(*) Au niveau du barrage de Bourg-lès-Valence, il y a un parking de la Via Rhôna. Il suffit ensuite de s’engager sur la Via Rhôna en remontant le cours du fleuve. Au moment où la Via Rhôna tourne sur la droite, il est possible de continuer tout droit en longeant le bassin du barrage. Le chemin le long du fleuve rejoint la Via Rhôna environ 1.5 km plus loin.