Les semaines passent vite et les week-ends encore plus. Depuis le début du mois de décembre, j’ai fait pas mal de balades autour de la maison. A chaque fois, c’étaient des lieux où j’étais déjà allée et même certains où je me rends très régulièrement. Et même si j’en ai déjà parlé par ici, j’avais envie de partager avec vous quelques images de ces sorties sans forcément de longs discours.
Au pied du Vercors La Baume Cornillane – Drôme – décembre 2024
Monter à Château Rompu sous le soleil
C’est un dimanche matin de décembre que j’ai eu envie d’aller refaire un tour dans les ruines de Château Rompu à Châteaudouble. Cette balade a l’avantage d’être assez courte et donc de pouvoir entrer dans un planning un peu chargé assez facilement. Chez moi, nous étions dans les nuages (de pollution…) mais j’ai trouvé le soleil en m’approchant du village. Je suis montée assez vite le long du chemin baigné de lumière avant de sortir de la forêt au niveau des ruines. De là, il n’y a plus très loin pour arriver à la table d’orientation (un peu abîmée par le temps) et découvrir le panorama sur la plaine de Valence où une mer de nuages avait pris place.
au pied du Vercorsmer de nuagesau dessus du villageapercevoir le châteaumer de nuagesmer de nuagesdans les ruinesmer de nuage sur la plaine de Valencesur la place du village
La Tour de Barcelonne, je l’ai déjà dit, fait vraiment partie de nos promenades classiques. Cette fois, c’est avec Melle 3e que j’y suis allée, en tout début d’année. La météo n’était pas exceptionnelle, mais il y avait moins de vent que lors de ma dernière ascension à la tour de Barcelonne avec Mr 1er. Par contre, je sortais d’un épisode viral assez violent dans les moments de Noël, et j’avoue avoir un peu souffert dans la montée. Je peinais à trouver mon souffle, et j’ai mis certainement le double de temps qu’à l’accoutumée pour arriver au sommet. Malgré tout, la vue d’en haut, comme chaque fois, valait largement la peine.
admirer le paysageapercevoir la tourruines avec vueadmirer la Raye givréeen chemin pour la tour de Barcelonne
Barcelonne – Drôme – janvier 2025
Quelques autres balades autour de Barcelonne et Combovin :
C’est le 1er janvier que j’ai profité d’un rayon de soleil bienvenu pour faire le tour du lac de Beauvallon. C’était sur ma route entre deux déposes/récupérations d’enfants, et après plusieurs jours de grisaille, j’avais vraiment envie de prendre un peu l’air. L’endroit est assez agréable et il est possible de continuer la balade le long des anciens bassins du système hydraulique du parc du château voisin. D’ailleurs, les abords des bassins avaient été débroussaillés, permettant de vraiment bien les découvrir.
Rêver dans le brouillard à Saint Vincent la Commanderie
Le jour où j’étais allée à Saint Vincent la Commanderie pour voir les décorations de Noël, il y avait beaucoup de brouillard. Il nimbait tout le village d’un épais cocon et rendait onirique les scènes de la vie quotidienne. J’ai profité d’avoir avec moi mon appareil photo pour prendre quelques clichés.
Dans le brouillard
Saint Vincent la Commanderie – Drôme – décembre 2024
Admirer une œuvre d’art à Valence
Je l’avais déjà vue plusieurs fois de jour, mais c’est de nuit que j’ai trouvé la sculpture Le Messager de Jaume Plensa la plus belle. Son éclairage est vraiment très réussi et le met parfaitement en valeur. Ce n’est pas vraiment une balade, mais j’aime tellement cette installation que je ne pouvais pas garder ces photos seulement pour moi !
Le Messager par Jaume Plensa – Valence – Drôme – décembre 2024
Dans ma région Auvergne-Rhône-Alpes, nous avons plein de splendides paysages et de lieux emplis d’histoire(s). J’aime aller les découvrir (et c’est pour cela que je suis fière d’être éclaireuse pour Partir-Ici.fr, la plateforme régionale de tourisme responsable). Mais j’ai parfois tendance à rester dans les endroits que je connais déjà, souvent par facilité. Et il me faut un petit coup de pouce pour que je sorte de cette zone de confort géographique. Ainsi, c’est parce que j’ai gagné des places pour le petit train de la Mure à un concours organisé par Alpes Isère que j’ai pris la route vers la Matheysine un dimanche matin d’octobre avec Mr 1er.
Paysage de la Matheysine
La Matheysine, c’est quoi ?
Un peu de géographie
La Matheysine est un plateau marécageux situé à une trentaine de kilomètres au sud de Grenoble. La plateau matheysin est bordé par le Drac à l’ouest, qui le sépare du Trièves et du Vercors, et par la Romanche à l’est. En arrivant de Grenoble, on monte sur le plateau au-dessus de Vizille par la côte de Laffrey. Quand nous y sommes passés, nous avons profité d’une superbe mer de nuages dans la vallée de la Romanche, mais il n’était malheureusement pas possible de s’arrêter pour prendre quelques photos. Sur le plateau, plusieurs lacs se succèdent, longés par la route.
Au bord du lac des Cordeliers, à Pierre-Châtel
Un peu d’histoire
La Matheysine est sur le tracé de la route empruntée par Napoléon à son retour de l’île d’Elbe. D’ailleurs, c’est à Laffrey que l’empereur et ses troupes rencontrent celles du roi, venues pour les arrêter. Une statue équestre de Napoléon sur la Prairie de la Rencontre commémore d’ailleurs cet évènement. Mais, l’histoire de la Matheysine est surtout liée à celle du charbon. En effet, l’anthracite, une houille d’excellente qualité, y est exploitée tout au long du XIXe siècle et jusqu’à la fin du XXe siècle par les Houillières du Bassin du Dauphiné. La dernière mine, celle du Villaret, a fermé en 1997.
Le chevalement du puits du Villaret, édifié en 1948, d’une profondeur de 235 mètres, est situé à Susville.
Un train pas comme les autres : le petit train de la Mure
Le petit train de la Mure était le but de mon déplacement en Matheysine. Il s’agit de l’ancienne voie de chemin de fer servant au transport du charbon depuis les mines jusqu’à la vallée de la Romanche. Aujourd’hui, seule une portion entre la gare de La Mure et un belvédère au dessus du Drac est exploitée, à vocation touristique. Le trajet se fait en aller/retour dans un petit train rouge à voie métrique. Ce train a été le premier train électrifié en courant continu en 1903, entre les gares de La Motte les Bains et de La Motte d’Aveillans, alimenté par une usine hydroélectrique sur le Drac. En 1912, c’est toute la ligne qui est électrifiée.
Dans le petite train de La Mure
Le train a transporté le charbon jusqu’à la fin de l’exploitation minière. Il a avait progressivement été reconverti en train touristique. En 2010 toutefois, un éboulement conduit à la fermeture de la ligne. Il faudra attendre 2021 pour que la ligne ouvre à nouveau. Aujourd’hui, le trajet fait une quinzaine de kilomètres et emprunte de nombreux ouvrages d’art : des tunnels mais aussi des viaducs. En particulier, on passe sur le très impressionnant double viaduc de Loulla entre lesquels le train parcourt un demi cercle dans une longue courbe.
Le viaduc aval de Loulla vu depuis le train qui passe sur le viaduc amontVue sur le viaduc amont de Loulla – on devine le viaduc aval en dessous dans la végétation
Le trajet dure environ 50 minutes dans chaque sens. Bercé par le rythme doux du train, j’admire les paysages magnifiés par les couleurs de l’automne. Notre chef de train nous donne des informations sur les lieux que nous traversons, et nous raconte les légendes locales. Après avoir traversé des tunnels, le paysage est dominé par la barrière orientale du Vercors. Nous arrivons au terminus, le grand balcon.
Par la fenêtre du train, admirer les couleurs de l’automne
A notre descente du train, nous continuons à pied sur le tracé de l’ancienne voie ferrée en empruntant un tunnel. A la sortie, nous découvrons un premier point de vue sur le lac de Monteynard-Avignonet et le Trièves, dominés par le Vercors. Comme il est presque midi, nous décidons de commencer par déjeuner. Compte tenu de l’incertitude sur la météo à cette période de l’année, nous n’avons pas emporté de pique-nique, et nous prenons donc notre repas au restaurant panoramique du site. C’est un petit self qui propose des recettes locales, en portions généreuses. La soupe et le gratin de ravioles sont les bienvenus.
La vue depuis la terrasse du restaurant panoramique
Après le repas, nous continuons notre promenade sur l’ancienne voie de chemin de fer. Au débouché d’un second tunnel piétonnisé, nous sommes émerveillés par le point de vue. Nous dominons complètement le barrage d’Avignonet, sur le Drac. Construit en 1962, le barrage d’une hauteur de 135 mètres a créé une retenue d’eau longue de 16 kilomètres, aux eaux turquoises dans la vallée encaissée du Drac. Une table d’orientation permet de repérer les éléments principaux du paysage. Et pour la toute première fois, j’ai l’occasion de voir en vrai la silhouette du Mont Aiguille. Ce sommet iconique du Vercors culmine à 2087 mètres et se reconnait très facilement. La première ascension du Mont Aiguille date de 1492 et est généralement considérée comme le premier acte d’alpinisme documenté.
Le lac de Monteynard-Avignonet délimite la Matheysine et le TrièvesVue sur le barrage de Monteynard-Avignonet, dominé par la barrière orientale du VercorsSur le bord du Vercors, la silhouette des rochers des Deux Sœurs se remarqueAu loin, on repère facile le profil du Mont AiguilleUn dernier coup d’œil au paysage avant de repartir…
Nous observons plusieurs rapaces, dont certains que nous pensons être des aigles. A cette saison, les plateformes d’observation du paysage sont relativement calmes. Mais le temps file, et nous devons rebrousser chemin afin de gagner le train à l’heure pour le trajet de retour. C’est un peu à regret que je descends en gare de La Mure après cette belle expérience.
Une pause au bord du lac avant de redescendre vers Grenoble
Avant de rentrer, et comme il est encore relativement tôt, nous avions envie de marcher un peu. Nous avions repéré la Pierre Percée depuis le train et souhaitions aller la voir de plus près. Malheureusement, le parking au départ de la randonnée est tout petit et déjà complet quand nous arrivons. Nous changeons donc de plan et décidons de nous arrêter au bord d’un des lacs que nous avons longé en venant. Le hasard nous mène au lac des Cordeliers, à Pierre Châtel. Nous profitons d’un joli point de vue. Nous ne nous attarderons toutefois pas très longtemps car la pluie commence à tomber. Nous reprenons donc la route vers la Drôme en passant par Grenoble.
Au bord du lac
La Mure / Monteynard / Pierre-Châtel – Isère – octobre 2024
(*) Le petit train de la Mure circule du printemps à l’automne, ainsi qu’en décembre. Le détail des ouvertures, horaires et tarifs est à retrouver sur le site internet du petit train. En été, il est conseillé de réserver sa place à l’avance pour s’assurer de pouvoir voyager. Le trajet est obligatoirement un aller/retour avec un temps d’arrêt défini sur place au niveau du Grand Balcon. L’arrêt est plus long quand il se passe sur l’heure du repas. Il est possible de pique-niquer sur l’une des nombreuses aires aménagées ou de profiter du self panoramique. Le chef de train annonce l’heure maximale à laquelle il faut repartir du bout du site pour être à l’heure pour le départ du train, et c’est très pratique. Sur le retour, à certains horaires, il est possible de s’arrêter pour visiter la Mine Image, un musée sur l’exploitation du charbon situé à La Motte d’Aveillans et qui permet d’entrer dans la mine. Cela semble très intéressant et je pense que je ferai cette visite lors d’un prochain passage en Matheysine.
Le dernier tunnel avant la vue plongeante sur le lac de Monteynard-AvignonetJ’ai beaucoup aimé la présentation de ces vues anciennes au restaurant panoramique
Pour voir le Mont Aiguille de près, il faut descendre un peu plus vers le sud dans le Trièves. On le voit aussi très bien depuis certains secteurs du Diois. Son ascension se fait via une voie d’escalade. Il est interdit de bivouaquer au sommet, qui est le domaine des bouquetins. Il y a de nombreuses randonnées qui passent au pied ou en font le tour. Cela reste sur ma liste des endroits que j’ai plus envie de découvrir.
Le lac de Monteynard dominé par le Vercors et la silhouette du Mont Aiguille
Chaque mois de décembre, alors que Noël approche, villes et villages se parent de lumières et de décorations de fêtes. Au cœur de l’hiver, les ambiances joyeuses viennent réchauffer l’atmosphère. Chaque mois de décembre, je parcours les villes et villages autour de chez moi pour aller capturer un peu de cette magie qui affleure sous les lumières et les papiers brillants. Venez, je vous emmène découvrir l’édition 2024 avec mes grands classiques : Valence, Romans et Saint Vincent la Commanderie.
Place des Clercs à Valence
La magie moderne à Valence
Les illuminations de la ville de Valence sont toujours résolument contemporaines. Année après année, les installations se renouvellent même si on en revoit de temps à autre. Leur point commun est d’être pleines d’originalité et il n’est pas rare d’en avoir certaines dans de très grandes villes les années suivantes. Par exemple, j’ai repéré sur les réseaux sociaux que les lustres qui étaient posés sur la place du Champ de Mars en 2021 sont cette année à Montréal. Je dois cependant avouer que si je les trouve sympas (et très photogéniques), certaines de ces installations ne me projettent pas vraiment dans la magie de Noël. Heureusement, les rues se parent de guirlandes et boules lumineuses.
Mon Cœur Valence est éclairé par quelques lampes de bureau géantes (il y a quelques années, ces lampes étaient sur la place Aristide Briand)Des installations d’inspiration végétale au pied du kiosque PeynetSi je trouve ces clochettes jolies, j’y vois des brins de muguet qui ne me semblent pas réellement de saisonJ’aime beaucoup ces fleurs que je trouve très poétique. Installées devant la gare, elle s’associent bien avec la jolie façade.
En complément, il y a comme chaque année le village de Noël qui longe les boulevards. Les chalets permettent de faire quelques achats de Noël, mais aussi de manger sur le pouce dans une ambiance conviviale. On peut également prendre un vin chaud (avec modération) ou un jus de pommes épicé chaud, pour se réchauffer. Et, il y a aussi la désormais traditionnelle grande roue qui a pris place à côté de la fontaine monumentale. Je vais généralement y faire un tour (en essayant d’éviter les jours de mistral..) en famille ou avec les copains. D’en haut, la vue sur la ville est magnifique.
Prêt à prendre de la hauteur avec la grande roue !
(*) Le village de Noël est ouvert jusqu’au 24 décembre 2024. Les illuminations de Valence sont visibles au fil des rues jusqu’au 8 janvier 2025. Elles sont éclairées chaque soir à la tombée de la nuit. La grande roue tourne jusqu’au 12 janvier 2025, à côté de la Fontaine Monumentale. Edit du 31/12/2024 : suite à un problème technique, la grande roue de Valence est à l’arrêt jusqu’à la fin de sa présence valentinoise pour cette saison.
La magie traditionnelle dans les rues de Romans
A Romans, par contre, les décorations lumineuses de Noël reprennent des motifs beaucoup plus traditionnels, à base de lutins, de Pères Noël, de bonhommes en pain d’épice et d’animaux polaires. La place Jean Jaurès est transformée en une esplanade de rêve pour les enfants (et les plus grands aussi). Au son de musiques de Noël, il est possible de courir d’une structure lumineuse à l’autre. Clairement, la magie brille dans les yeux des enfants.
L’orchestre du Père Noël, prêt à rocker…
Un peu partout dans la ville, on retrouve aussi des structures lumineuses, que ce soit vers la tour Jacquemart ou la collégiale. Les rues sont parées de guirlandes. Et sur la place Jules Nadi, les arbres accueillent de grandes boules colorées.
Place Jules Nadi, les arbres sont illuminés
Mais, ce qui m’amuse le plus, ce sont les jeux de reflets dans les boules qui ornent les sapins. Avec toutes les lumières autour, c’est un terrain de jeu photographique est fantastique. Je peux y passer des heures pour tenter d’attraper le reflet parfait… sans y arriver !
Reflets dans les arbres lumineux de la place Jules NadiReflet d’un des lutins du Père NoëlUn ourson dans un sapin..Selfie de Noël
(*) Les décors de Noël à Romans sont allumés tous les matins à partir de 6.30 jusqu’à 8.00 et tous les soirs entre 17.30 et minuit, jusqu’au 12 janvier 2025
La magie du fait maison à Saint Vincent la Commanderie
Cette année, j’ai quelque peu bravé la météo pour aller voir les décorations à Saint Vincent la Commanderie. En effet, le jour de l’inauguration, et seul jour où j’avais assez de temps pour y faire un saut, il y avait un brouillard à couper au couteau. Tout le village semblait emmitouflé dans un voile cotonneux, apportant une touche de mystère à la magie de Noël.
Un village dans le brouillard
Ce qui fait la particularité des décorations de Noël à Saint Vincent la Commanderie, c’est que ce sont les habitants qui décorent. Chacun est invité à installer une saynète ou un sapin devant sa maison ou sur le rebord de sa fenêtre, ou encore à suspendre des boules dans les arbres de son jardin. La part belle est faite à la récupération ainsi qu’au réemploi de matériaux et d’objets. Le résultat est donc forcément hétéroclite, mais il a le charme du temps investi par les bénévoles qui organisent le projet et l’ensemble des habitants. A Saint Vincent la Commanderie, on retrouve une forme de simplicité dans la magie de Noël.
famille de rondinsmini crècheexposition de jouetsupcyclingbonhomme de neigefamille de rondinstrio de sapinshérissonPôle Expressjeu de damesfamille de bonhommes de neigeLui ne fait pas partie des décors de Noël, mais je le croise quand même chaque année sur le même muret!
(*) Cette année, les crèches et sapins sont installés dans le village de Saint Vincent la Commanderie jusqu’au 12 janvier 2025. Un jeu de piste a été créé pour les enfants. Il est accessible via un QR Code affiché sur la place du village.
Valence, Romans, Saint Vincent la Commanderie – Drôme décembre 2024
Il y a bien entendu plein d’autres endroits où la magie des fêtes est visible dans la Drôme. Je pense par exemple :
à la charmante saynète qui prend vie devant la mairie de Chabeuil et est sublimée lorsque les lumières s’allument à la tombée de la nuit
aux soirées de Noël sur le domaine de Valsoyo avec des animations et des spectacles aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur (j’y étais allée l’an dernier)
à tous les marchés de Noël qui se succèdent tout au long du mois de décembre
aux illuminations à Montélimar, où je n’ai pas eu le temps d’aller mais qui ont l’air très chouettes
dans les châteaux de Grignan et de Suze la Rousse, il va y avoir des animations durant les vacances de Noël qui s’annoncent très amusantes
ce n’est pas vraiment dans la Drôme, mais c’est juste à côté : au safari de Peaugres, tout l’hiver est installé un parcours de structures lumineuses de type lanternes chinoises, et j’espère bien avoir l’occasion d’y aller dans les prochaines semaine.
Domaine de Valsoyo – Upie – Drôme – décembre 2023
Et pour ceux qui bougeraient un peu vers d’autres régions lors de ces fêtes de fin d’année, j’ai quelques suggestions de décors de Noël magiques à vous faire. Elles correspondent à des expériences que j’ai testées ou que j’aimerais découvrir. La liste est bien entendu très loin d’être exhaustive et il y a très certainement des propositions magiques à côté de là où vous serez.
dans le Val de Loire, plusieurs châteaux se parent de décors splendides dans le cadre de l’opération Noël au pays des châteaux. J’ai eu l’occasion de découvrir Azay le Rideau il y a 2 ans et Villandry l’année dernière. J’aimerais bien en visiter un autre cette année, pourquoi pas revoir Chambord, Amboise ou Langeais…
en région parisienne, les décors féériques de Noël du château de Vaux le Vicomte me font de l’œil depuis quelques années maintenant
Alors que nous abordons la dernière quinzaine du mois de décembre, et que le compte à rebours pour Noël a déjà commencé, le projet 52 nous propose cette semaine de montrer nos lumières festives. J’ai eu un temps d’hésitation au moment de choisir mon sujet. En effet, je me suis demandé si j’allais plutôt vous montrer un petit bout des lumières à la maison ou un morceau des illuminations dans les villes alentour. Mais après avoir parcouru les rues de Valence et de Romans (je vous prépare un article complet dans les prochains jours), j’ai choisi de vous montrer le parvis de la gare de Valence Ville. Les fleurs lumineuses qui y sont installées sont un de mes coups de cœur de longue date : il me semble que je les ai vues pour la première fois en 2015 à Valence, elles sont déjà revenues au moins une fois, et je les ai également aperçues dans des magazines installées dans d’autres villes dont Lyon et Londres. Cette année, elles s’accordent particulièrement bien à la façade de la gare dont l’éclairage a été repensé.
Gare de Valence Ville – décembre 2024
Pour découvrir les lumières festives chez les autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.
Depuis la rentrée, j’ai eu plusieurs occasions d’aller à Lyon. Depuis que je n’y vais plus quotidiennement pour le travail, j’y vais quelquefois le week-end pour profiter de la ville. En septembre, j’ai ainsi passé une journée en famille où nous avons fait une grande balade de la Presqu’île jusqu’à Fourvière et une journée entre amis où nous sommes allés à la découverte de la Croix Rousse depuis Perrache. Et en octobre, j’ai enfin pris le temps de découvrir le Musée des Confluences. Si vous cherchez des idées pour découvrir Lyon, j’en ai donc quelques-unes à vous proposer.
Lyon, vue depuis Fourvière. On remarque la cathédrale Saint Jean au premier plan, et la place Bellecour sur la droite.
Autour de la colline de Fourvière
Pour cette balade à la découverte de la colline de Fourvière, nous sommes partis de la Presqu’île où nous avions déjeuné et avons traversé la Saône, profitant de la vue sur le quartier Saint Georges. J’étais accompagnée de Mr 1er, rentré la veille du Canada, et de Melle 3e qui s’apprêtait à faire sa rentrée le lendemain. Nous avons donc choisi de ménager tout le monde et d’emprunter la ficelle, le funiculaire qui monte depuis le Vieux Lyon jusqu’au pied de la basilique Notre-Dame de Fourvière. Mais il est tout à fait possible de monter à pied par l’une des rues pentues ou des escaliers qui partent à l’assaut de la colline. Vous pouvez par exemple passer par les Jardins du Rosaire ou la montée du Gourguillon que j’aime beaucoup.
Le quartier Saint Georges depuis le pont sur la SaôneLa basilique de Fourvière et la cathédrale Saint Jean depuis les quais de Saône, côté Presqu’île
La majestueuse basilique Notre-Dame de Fourvière
Je pense que cela faisait plus de 10 ans que je n’étais pas entrée dans la basilique de Fourvière. Comme je n’y vais pas souvent, je la redécouvre complètement à chaque fois. Sitôt les lourdes portes sculptées passées, on pénètre dans un décor extrêmement riche de mosaïques. Sur les murs et les plafonds, les tesselles racontent des histoires et reflètent les lueurs des bougies. D’un côté, les scènes racontent la relation de Marie à la France et de l’autre le rapport de Marie à l’Eglise. On est forcément impressionné par la richesse et la majesté des décors.
Les portes de la basilique sont ornées de lions monumentauxLa richesse des mosaïques de la basilique s’étale littéralement du sol au plafond
Mais la basilique de Fourvière cache une seconde église. Sous l’église haute, une crypte aux dimensions tout aussi impressionnantes que celles de l’église principale accueille dans une semi pénombre les Vierges du monde entier. Son décor est nettement plus sobre. Dédiée à Saint Joseph, elle avait été pensée pour être l’entrée du sanctuaire, le pèlerin devant prier Joseph avant d’aller vers Marie, de l’obscurité vers la lumière.
Au fond de la crypte, l’autel dédié à Saint Joseph
Le parc des hauteurs, ceinture verte de la colline
Après la visite de la basilique, nous avons pris longuement le temps d’admirer la vue sur la ville depuis la terrasse panoramique et de chercher à retrouver « vu d’en haut », les lieux que nous connaissons. Puis, nous sommes partis en direction de la tour métallique (que certains appellent Tour Eiffel lyonnaise alors qu’il n’y a aucun lien avec le célèbre ingénieur). Au pied de celle-ci, nous avons passé le grand portail qui mène à la passerelle des Quatre Vents. J’avais découvert cette passerelle et sa jolie vue sur la basilique un peu par hasard lors de mon tout premier séjour lyonnais en 1996. Elle était le premier maillon du parc des hauteurs : un cheminement piéton qui fait le tour de la colline. La balade suit à cet endroit le trajet d’une ancienne voie de tramway qui permettait de relier le cimetière de Loyasse à Saint Paul, dans le Vieux Lyon. La promenade longe les jardins de plusieurs couvents et monastères (n’oublions pas que Fourvière est la colline qui prie), et passe en surplomb de l’ancienne piste de ski de la Sarra. On rejoint ensuite les jardins de la Visitation, pour continuer notre balade au vert.
Balade au parc des hauteurs. Faire cette photo m’a amusée car j’en avais fait plusieurs très similaires l’été précédent tout au long de notre voyage au Canada .
Lugdunum, vestiges de la cité gallo-romaine
Avant d’entrer dans les jardins de la Visitation, nous avons fait un léger crochet pour aller jeter un œil aux vestiges de l’aqueduc du Gier. Cet aqueduc servait à alimenter Lyon en eau à l’époque gallo-romaine en captant les eaux du Gier. Construit vraisemblablement sous l’empereur Trajan, peut-être achevé sous Hadrien, l’ouvrage était long de 85 kilomètres et présentait de nombreux aménagements d’envergure. Aujourd’hui, il reste certains de ces aménagements dont un pont-siphon et de nombreuses arches disséminées dans la campagne des Monts du Lyonnais, dont les 72 arches à la sortie du village de Chaponost. Sur Fourvière, on approche de la fin du parcours de l’aqueduc et quelques piles, à moitié englouties dans les constructions environnantes, sont encore visibles.
Vestiges lyonnais de l’aqueduc du Gier
Nous ressortons à l’autre bout des jardins de la Visitation, entrant sur le site des théâtres gallo-romains de Fourvière par un petit chemin boisé. De là, nous dominons à la fois le grand théâtre et l’odéon (un théâtre de plus petite dimension, qui servait aux orateurs). Nous descendons entre les deux monuments, jusqu’à gagner le pavage d’une ancienne voie romaine.
Vue sur le théâtre gallo-romain de Fourvière. Il est utilisé chaque année à la belle saison pour le festival de Fourvière. Sur la droite au milieu, on devine l’une des fenêtres du musée Lugdunum, semi-enterré et qui abrite les collections archéologiques de la ville.
Flânerie dans le Vieux Lyon
Pour redescendre vers les quais et la Presqu’île, nous avons emprunté la montée du Chemin Neuf. Nous avons profité d’une pause au jardin du belvédère pour admirer la vue sur la cathédrale Saint Jean, juste en contrebas. Nous avons ensuite flâné un peu dans le Vieux Lyon, jetant un œil aux devantures des boutiques, faisant quelques achats. Nous avons fini par aller prendre le goûter sur la Presqu’île chez Loutsa, un torréfacteur qui propose quelques gourmandises, avant de prendre le métro pour rejoindre la gare Part Dieu et attraper le train du retour.
Vue sur la cathédrale Saint Jean depuis la montée du Chemin Neuf
A pied, de Perrache à la Croix Rousse
Une autre fois, j’ai profité de la présence de Delphine, une copine à Lyon pour l’y rejoindre avec Charles, un autre de nos copains. Delphine ne connaissait pas du tout la ville et Charles, lyonnais pur souche, avait concocté un programme de découverte sur 2 jours. Je ne pouvais me joindre à eux que le samedi et le programme était de découvrir la Croix Rousse à partir de la place Bellecour, puis de rejoindre Confluence. Comme j’arrivais à la gare de Perrache et que j’étais un peu en avance, j’ai rejoint le lieu de rendez-vous place Bellecour à pied.
La République, sur la place Carnot, en sortant de la gare de Perrache
Balade sur la Presqu’île
Avant de retrouver Delphine et Charles, j’ai commencé par rejoindre le quartier d’Ainay. Cela faisait très longtemps que je n’étais pas allée dans ce coin de Lyon. Autour de la basilique romane Saint Martin d’Ainay, les nombreux immeubles bourgeois datent essentiellement du XIXe siècle quand le quartier est devenu un lieu de résidence privilégié de la grande bourgeoisie lyonnaise. L’église était malheureusement fermée lors de mon passage et j’ai une nouvelle fois regretté de ne pas pouvoir y entrer.
La place devant la basilique d’Ainay
Après nous être retrouvés, nous avons décidé d’un saut au passage de l’Argue pour acheter des parapluies. En effet, la pluie avait décidé de s’inviter à nos retrouvailles, et nous étions 2 sur 3 à ne pas l’avoir prévue. Comme toute notre journée était prévue à pied dans les rues de la Capitale des Gaules, il était impératif de trouver l’équipement adéquat. Nous avons ensuite parcouru les lieux les plus emblématiques de la Presqu’île pour les faire découvrir à Delphine qui n’était jamais venue. Au programme : la place des Jacobins avec sa fontaine, la place des Célestins avec le théâtre et le parking, l’opéra, la place des Terreaux avec la fontaine Bartholdi et l’hôtel de ville…
Le théâtre des Célestins et au premier plan à gauche la lunette qui permet de jeter un œil au miroir tournant du parking souterrain, sans doute l’un des plus beaux parkings que je connaisseLa fontaine des JacobinsL’opéra de Lyon et son agrandissement par Jean NouvelL’arrière de l’hôtel de ville, au pied de l’opéra
Montée sur la Croix Rousse
Depuis la place des Terreaux, nous avons commencé à partir à l’assaut de la colline de la Croix Rousse. Sur les pentes, les immeubles aux hauts plafonds étaient les habitations et ateliers des canuts. Dans chaque appartement, un métier à tisser Jacquard était installé, permettant à l’ouvrier de travailler au tissage des soieries qui ont fait la réputation de Lyon. Ce quartier est, à l’instar du Vieux Lyon, parcouru de traboules qui permettent de traverser les immeubles. Nous avons emprunté l’une des plus célèbres, qui mène à la Cour des Voraces. Elle doit son nom au groupe de canuts à l’origine de plusieurs révoltes ouvrières au cours du XIXe siècle et qui avaient le siège de leur association à cet endroit. Presqu’en ruines, bordées d’immeubles insalubres dans les années 1980, elle a fait l’objet d’une rénovation et d’une remise en état des appartements dans les années 1990 alors que le quartier était encore populaire.
Immeubles des pentes de la Croix RousseL’impressionnant escalier de la Cour des Voraces
Nous avons ensuite continué notre ascension en direction de la place des Tapis et du mur des Canuts. Cette fresque monumentale est la plus grande d’Europe et représente la vie du quartier. Sa première version date de 1987. Elle a été actualisée une première fois en 1997 puis en 2013 afin de coller aux évolutions de la société et de la configuration du quartier. Celui-ci a connu une phase de gentrification importante depuis le début des années 2000. Ancien quartier populaire, les pentes de la Croix Rousse ont vu la proportion de cadres y habitant augmenter de façon significative (presque 2 fois plus que sur le reste de la ville). L’installation de couples et de jeunes familles avec un pouvoir d’achat plus élevé s’est accélérée et la physionomie du quartier a changé en conséquence. On peut ainsi noter un nombre grandissant de friperies, boutiques à vocation culturelle ou encore de coffee shops tendance.
La fresque des canuts
Cela se ressent également dans la présence notable de street-art un peu partout sur les pentes de la Croix Rousse. De nombreux collages et graffiti continuent à envahir les murs. Les escaliers, très nombreux sur les pentes, se parent de couleurs. Ce quartier est devenu à la mode alors qu’il avait mauvaise réputation il y a une trentaine d’années. Je me souviens de la première fois où je suis venue à Lyon en 1996 (pour y faire un stage de 2 mois) : mes collègues m’avaient déconseillé d’aller sur les pentes avec ce commentaire « ça craint ! ». Décidément, les choses ont bien changé depuis.
Les pentes, ce sont des escaliers un peu partout !Et quand on se retourne, on peut avoir de jolis points de vue sur la ville, même un jour de pluieEscalier coloré de la montée des CarmélitesL’escalier Prunelle est le premier à avoir pris des couleurs dans le quartier, en 2015
Après cette balade croix-roussienne, nous sommes revenus sur la Presqu’île pour déjeuner rue Mercière (une rue bordée de restaurants) avant de revenir à pied vers Perrache. Delphine et Charles ont continué jusqu’à la Confluence pendant que je reprenais le train pour rentrer chez moi.
Le musée des Confluences
C’est ainsi que je me suis souvenue que je n’étais encore jamais allée au Musée des Confluences. Peu après, avec Mr 1er et Mr 2e, nous sommes montés à Lyon un dimanche pour déjeuner avec Melle 3e (qui y étudie depuis la rentrée). Comme eux non plus n’y étaient jamais allés, nous avons donc décidé d’aller découvrir le musée en famille. Bien sûr, je connaissais déjà le bâtiment que l’on ne peut pas manquer quand on arrive à Lyon depuis le sud par l’A7 en direction du tunnel de Fourvière. Je l’apercevais aussi régulièrement depuis le train en quittant la gare de Perrache. De près, le bâtiment conçu par l’agence d’architecture Coop Himmelb(l)au ne déçoit pas. Son allure de gros cristal fonctionne bien, et quand on le contourne, on découvre le bassin au dessus duquel il est construit, allusion à la confluence du Rhône et de la Saône toute proche. Je découvrais d’ailleurs aussi la Confluence côté terre après l’avoir découverte il y a un an côté fleuve lors d’une sortie en kayak.
Le bâtiment en forme de cristalUn bassin sous le muséela Confluence, côté terre
A l’intérieur, les zones de circulation, hyper lumineuses, contrastent avec les salles d’exposition aux murs peints en noir. Nous avons essentiellement visité les collections permanentes. Plusieurs immenses thématiques interrogent le monde. La salle des Origines mêle les squelettes de dinosaures et autres fossiles aux mythologies asiatiques, aborigènes et inuit. La salle Espèces s’attache au vivent qu’il soit imaginaire ou réel, entre Sphinx et animaux empaillés. La salle Sociétés porte le regard sur la création technique humaine des origines à nos jours, la mettant en parallèle des ressources naturelles. La salle Eternités s’intéresse au rapport à la mort dans différentes civilisations. Si l’ensemble des artefacts présentés est de qualité, j’ai parfois eu du mal avec les choix de scénographie et de mise en résonnance des objets. Et si la mise en lumière est très bien réalisée, j’ai trouvé que les outils de médiation étaient parfois un peu « légers » et manquant de consistance et j’ai eu du mal à trouver la cohérence scientifique dans le propos tenu (changement de paradigme dans une même salle ou dans une même exposition, sans explication). Sans aucun doute, c’est un musée qui gagne à être visité accompagné d’un médiateur.
papillons et coléoptères – une de mes scénographies préférées dans le muséesculpture du Nunavut, qui nous a rappelé la visite du Musée de l’Histoire du Canadaquelques squelettes de dinosaures, là aussi clin d’œil aux musées canadiensle genre de mise en résonnance qui m’a laissée perplexe : poteries antiques et accélérateur de particulesJeu de miroir pour le SphinxJeu de rayures pour le tigre
Lyon – Rhône – septembre/octobre 2024
(*) Le musée des Confluences propose une exposition permanente et plusieurs expositions temporaires en parallèle. Un arrêt de tramway « Musée des Confluences » se situe pile devant le musée : le trajet est direct depuis les gares de Perrache et de Part Dieu. Les conditions de visite sont à retrouver sur le site du Musée des Confluences.
L’exposition Play Play Play de photos de William Klein au Musée d’Art Contemporain de Montélimar est proposée depuis déjà plusieurs mois. Plusieurs personnes m’en avaient parlé et j’avais très envie d’aller la voir. Mais je voyais aussi les semaines défiler sans y aller. Alors, j’ai profité d’un changement de plan un dimanche après-midi pour m’y rendre avec Mr 2e. Nous connaissions déjà le MAC de Montélimar pour y avoir déjà vu quelques expositions mais cela remontait déjà à plusieurs années.
« Donnez lui rendez vous au musée » – Ben Souvenir d’une exposition passée
Dès l’entrée, nous avons été frappés par la façon dont les lieux ont été utilisés, dont les perspectives ont été mises en scène pour servir le propos de l’exposition. C’est une rétrospective complète du travail photographique de William Klein qui est proposée : de ses premiers photogrammes non figuratifs, jusqu’à ses photographies parisiennes des années 1990/2000 en passant par ses livres sur New York, Tokyo, Rome ou la Russie, les photos de mode et de sport mais aussi abordant sa période de cinéaste. Nous avons vraiment apprécie cette exposition, tant le choix des œuvres présentées que la façon dont elles étaient mises en scène.
Play Play PlayPhotogrammes de William Klein Le photogramme est une technique où l’on vient directement projeter un objet sur une plaque sensibleQuand la mise en scène répond parfaitement aux œuvresA la lisière de la photo et du graphisme, William Klein a collaboré plusieurs années avec le magazine italien DomusTravail sur le minimalisme photographiqueExhale – New YorkA New York, le photographe expérimente, force le grain, recadre encore et encore…J’ai particulièrement aimé comment William Klein a su retranscrire l’effervescence des rues de TokyoRéférence à Un barbare en Asie d’Henri Michaux, un vieux souvenir de lecture scolaire… (C’est d’ailleurs assez amusant comment les lectures de mes années de prépa reviennent me faire des clins d’œil ces derniers temps…. )Les photos de mode et les contacts peints, œuvre hybride entre la photographie et la peinture mais aussi le cinéma
William Klein – Play Play Play Musée d’Art Contemporain – Montélimar – novembre 2024
(*) L’exposition William Klein – Play Play Play est visible jusqu’au 6 janvier 2025 au Musée d’Art Contemporain de Montélimar. Les informations sur les jours et horaires d’ouverture sont à retrouver sur le site internet de Montélimar Agglo. L’entrée est gratuite pour tous.
J’ai eu l’occasion de passer une nuit dans un hébergement insolite et charmant à Romans. Outre le fait de « prendre un week-end » sans avoir de route à faire, j’ai apprécié l’originalité du logement, tant d’un point de vue esthétique que sociétal. Bref, j’ai dormi dans un ancien café transformé en Bed In Shop.
Ceci n’est plus un café mais un hébergement insolite
Bed In Shop, c’est quoi ?
Un concept original
Bed In Shop est un concept d’hébergement insolite qui a été développé à Romans par François-Xavier Chambost. Je l’ai rencontré lors des derniers sommets du tourisme de la Région Auvergne Rhône-Alpes où il a gagné un trophée spécial pour son concept original, et où j’ai été séduite par son pitch. Le constat de départ, c’est que dans les centres villes des petites et moyennes villes, il y a de nombreux locaux commerciaux vacants, y compris dans des rues qui ne sont pas passantes. Face au développement anarchique des locations de tourisme de courte durée dans les villes et aux problèmes que cela induit dans l’accès au logement des habitants, l’idée a donc été de transformer ces locaux commerciaux vides en hébergements insolites.
L’idée est de ramener une certaine activité dans le centre des petites villes sans nuire à la qualité de vie des habitants. Les locaux sont réhabilités et décorés. Les vitrines sont agrémentées d’objets dans un parti pris esthétique. Les visiteurs sont invités à se rendre dans les commerces locaux, qu’il s’agisse des restaurants, des cafés ou des commerces alimentaires à l’aide d’une petite liste laissée à disposition dans le logement. Afin d’aller encore plus loin dans la responsabilité sociale et écologique, la décoration est essentiellement chinée et upcyclée, et des chantiers d’insertion ont été mis en place lors des phases de travaux. Des jeunes ont également été formés pour devenir des guides touristiques, une prestation complémentaire qu’il est possible de réserver en même temps que l’hébergement.
Derrière cette porte se cachent 2 Bed In Shop : l’apothicaire à gauche et le tailleur à droite
Les différents univers
François-Xavier a eu la gentillesse de me faire découvrir tous les univers Bed In Shop. Chacun est nommé selon une thématique liée à un métier ou un type de commerce un peu désuet. Cela sert ensuite de fil conducteur à la décoration tant intérieure qu’extérieure. Celle-ci est chinée ou récupérée et régulièrement chargée de souvenirs personnels. Il y a autant d’ambiances très différentes que de Bed In Shop à Romans. Au fil des rues du centre historique, il est ainsi possible de croiser :
Le Grand Café des Cordeliers, un authentique ancien café qui a conservé son nom, anciennement tenu par 3 générations de femmes de la famille Longueville et qui a fermé en 1985
Le Bouquiniste, et son ambiance cosy à souhait
La Lavandière, avec son baldaquin créée à partir d’un panier de basket et son vieux fourneau transformé en meuble de cuisine
La Tannerie, une industrie fortement lié à l’histoire de Romans, ville du cuir et de la chaussure
L’Apothicaire, en hommage à l’arrière-grand-père de François-Xavier qui était pharmacien à Romans
Le Tailleur, avec ses anciennes machines à coudre
La Chaumière, le seul Bed In Shop qui n’a pas pignon sur rue mais est située en fond de cour d’un immeuble XVIIe siècle, et a vraiment des allures de trou de hobbit urbain.
L’ApothicaireLe BouquinisteLe BouquinisteLa LavandièreLa LavandièreLa TannerieLa ChaumièreLa ChaumièreAperçu des différents univers Bed In Shop de Romans
Une nuit au Grand Café des Cordeliers
Comme je le disais en introduction, j’ai dormi au Grand Café des Cordeliers. Et l’expérience a été très sympathique. Le check-in se fait en toute autonomie : j’avais reçu la veille de mon séjour toutes les informations nécessaires pour récupérer la clé et m’installer dans le logement. Il est toutefois possible de joindre directement François-Xavier en cas de question ou de souci. J’ai choisi d’arriver un peu tard pour des raisons personnelles mais il est possible de venir à partir de 15.00 (ce qui est plus tôt que beaucoup d’hôtels). Dès que je suis entrée dans le Grand Café, je suis tombée sous le charme. L’ancien bar a été conservé et l’ambiance rappelle vraiment celle d’un café d’antan.
L’ancien bar du Grand Café a été conservé et ajoute un cachet incomparable au logement insoliteLa décoration a été pensée dans les moindres détailsL’arrière du comptoir de bar a été transformé en cuisine et les anciens frigos sont devenus des placards.
Le logement est prévu pour 4 personnes et comporte deux chambres, très confortables. Il y a tout ce qu’il faut pour se préparer à manger si on le souhaite (pour ma part, j’ai choisi l’option flemme en allant chercher un plat à emporter). Et si l’on veut manger au restaurant, il y en a plusieurs à quelques minutes à pied (je pense par exemple au Jakadi sur la place Maurice Faure, un lieu super chouette où l’on mange des burgers et salades copieux et délicieux). Pour le petit déjeuner, il y a du café et du thé dans le logement, tandis que les boulangeries sont à 3 minutes à pied (personnellement, ma préférée, c’est Bédouin) : l’occasion parfaite pour goûter une bonne pogne de Romans.
Impossible de passer à côté de la pogne de Romans pour le petit déjeuner !
J’avais un peu peur de ne pas dormir correctement car forcément, le logement est en rez-de-chaussée sur la rue. Je craignais que cela soit un peu bruyant. Cela n’a pas du tout été le cas et j’ai vraiment très bien dormi. La literie très confortable a aussi été un gros plus. Après cette expérience très réussie au Grand Café, j’avoue avoir envie de tester les autres BedInShop romanais, juste pour le plaisir de profiter de chacune des ambiances.
La chambre, chaleureuse et confortableLa banquette faisait partie du décor d’origine du Grand Café
(*) Si vous aussi vous souhaitez expérimenter les Bed In Shop de Romans, les réservations sont possibles via le site internet.
Romans – Drôme – novembre 2024
Le plaisir d’un café accoudé au bar…
Et si vous ne connaissez pas Romans et souhaitez profiter d’un séjour chez Bed In Shop pour découvrir la ville et les environs, je peux vous conseiller :
Et en parlant de gourmandise, n’oubliez pas de déguster les spécialités locales de Romans : la pogne et la raviole….
balade de fin de journée le long de l’Isère à Romans
(*) J’ai été invitée (collaboration commerciale) à venir découvrir dans les conditions réelles l’hébergement BedInShop Le Grand Café des Cordeliers. J’ai sincèrement été convaincue à la fois par le concept (sinon je n’aurais pas accepté l’invitation) et par l’hébergement que je n’hésiterai pas à réserver pour mes proches quand ils viennent dans la région.
Le week-end dernier, avec Mr 2e, nous avons eu envie d’aller voir dans le Vercors s’il faisait un peu moins gris que dans la plaine de Valence. Nous avons donc pris la direction du col de la Bataille. Comme nous étions après le 1er novembre, elle était fermée à partir du Grand Echaillon. Alors, nous sommes partis à pied. Et là, surprise, il restait un peu de la neige tombée quelques jours auparavant. J’avais vu qu’il y avait eu des flocons mais je pensais qu’ils seraient déjà tous fondus compte tenu du beau temps.
Pour l’itinéraire, nous avons refait la balade que nous avions faite, vers le Col du Lion, au printemps (alors que la route du Col de la Bataille était encore fermée). Nous l’avons juste prolongé en allant un peu plus loin sur le chemin avant de faire demi-tour. A chaque fois, je redécouvre les paysages car ils changent au fil des saisons, rendant la promenade unique. Et avec la jolie surprise des premières neiges, c’est encore mieux !
Le Grand Echaillon – Vercors – Drôme – novembre 2024
(*) Pour aller vers le col du Lion depuis le Grand Echaillon, il faut suivre la route forestière de Gampaloux.
Le musée de Valence consacre une exposition temporaire à l’artiste catalan Jaume Plensa, sous-titrée Être là . Cela coïncide avec la mise en place d’une sculpture dans l’espace public, sur la place des Ormeaux, juste devant le musée. Ce choix fait suite à l’invitation qui avait été faite à l’artiste en 1994 par la ville de Valence d’être à l’affiche de la troisième édition de la Biennale « Un sculpteur, une ville ». Jaume Plensa commençait à se faire un nom sur la scène internationale. Il avait alors disséminé 21 portes en fonte dans la ville, ainsi que 21 sculptures dans des vitrines de commerçants du centre-ville. Trente ans après, il revient donc à Valence.
Le Messager de Jaume Plensa est installé entre la cathédrale et le musée.
Le Messager, une œuvre dans l’espace public valentinois
Le Messager s’inscrit dans la lignée des œuvres de Jaume Plensa utilisant les symboles typographiques du monde entier. Accroupi, prenant appui sur le sol grâce à des robustes filaments, il présente une allure aux formes rondes et accueillantes. Il est d’ailleurs possible de se glisser à l’intérieur de l’œuvre. Cette sculpture a été pensé par Jaume Plensa pour être installée à cet endroit, et ses proportions, plus modestes que d’autres œuvres similaires de l’artiste situées en extérieur, adaptées à la physionomie de la place des Ormeaux (lieu choisi par l’artiste lui-même) et des bâtiments environnants. Mêlant des lettres issues des alphabets latin, grec, cyrillique, hébreu, chinois, japonais, hindi et arménien, il symbolise une certaine forme d’universalité du langage. Ouvert, aérien, il ne bloque pas la vue et, la nuit, il éclaire le monde depuis l’intérieur.
Le Messager par Jaume Plensa lors de l’inauguration le 9 novembre 2024
Être là, une exposition en 5 actes
Au cœur du musée, c’est une soixantaine d’œuvres de Jaume Plensa qui attendent le visiteur. Réparties en plusieurs salles, comme autant d’actes, on les retrouve dans les salles d’exposition temporaires mais aussi sur le plateau d’art contemporain, complètement investi par l’artiste. J’ai eu le privilège de pouvoir découvrir l’exposition deux heures avant son ouverture au public et de la parcourir presque seule. J’aimais déjà beaucoup le travail de Jaume Plensa mais le voir ainsi, de près, dans ces conditions exceptionnelles, a été un choc poétique.
Dès la première salle de l’exposition, on entre dans l’univers de Jaume Plensa entre sculptures de lettres et visages doux
Des lettres et des visages
En entrant dans la première salle, on fait face à une autre sculpture de lettres. Au sol, les lettres s’éparpillent comme si elles diffusaient un message. Le métal, brillant, est presque éblouissant. La sculpture est hypnotisante, presque magnétique. Sur les murs, des réalisations issues de la série Shadow (Study). On y retrouve un composition en tressage de lettres, comme autant de tatouages sur les silhouettes dessinées. Face à l’immense sculpture métallique, 3 visages sont taillés dans l’albâtre. La blancheur du matériau fait écho à la douceur des traits juvéniles des visages aux paupières baissées. Cette série, Nest, a un lien de parenté avec Le Sommeil de Rodin ou encore celui de Brancusi.
Jaume PlensaShadow (Study) – Jaume PlensaNest– Jaume PlensaMétal vs pierreJaume Plensa« La sculpture, c’est la meilleure manière de poser une question. » Sculpture de la série Nest– Jaume Plensa
Une évocation des installations de la Biennale de 1994
Plus loin, c’est un retour en arrière sur la Biennale de 1994. Dans de petites vitrines, quelques unes des 21 œuvres qui avaient été disséminées dans les commerces du centre-ville valentinois sont exposées. On y trouve déjà des jeux de lettres, de perspectives et d’ombres. Sur le mur d’en face, quelques portes en bronze de l’installation créée pour la Biennale, et sobrement intitulée Valence, sont alignées. Je n’ai pas réussi à les photographier correctement (j’essaierai de faire mieux lors d’une prochaine visite), mais j’ai aimé l’effet accumulatif et la fausse perspective que cela créait sur le mur.
Plensa in Kreuzberg– Jaume Plensa
De la poésie pure
En montant à l’étage, je découvre White Forest. Cinq visages monumentaux, dont le bronze a été coulé à partir d’un moule issu d’une sculpture sur bois. L’ensemble présente visuellement les défauts, aspérités et éclatements du bois. Recouvert d’une patine blanche, il s’en dégage une impression de pureté extrêmement poétique. De toute l’exposition, c’est sans aucun doute l’œuvre qui m’a le plus touchée. Je n’ai aucune explication rationnelle : je me suis juste laissée entrainer dans la beauté de l’œuvre de Jaume Plensa, qui m’a enveloppée de sa douceur.
White Forest– Jaume PlensaWhite Forest– Jaume Plensa
Ces visages jouent avec l’anamorphose et selon l’angle sous lequel on les regarde changent de volumes. J’étais tellement captivée que j’ai seulement rapidement regardé la série Slumberland accrochée sur les murs. Les traits de cette série à la mine graphite jouent aussi sur l’anamorphose et font écho à ceux de White Forest.
Une déclaration
Sur le plateau d’art contemporain, dépourvu de ses œuvres habituelles, c’est la série Face qui occupe les murs. Des phrases issues de la version anglaise de la déclaration des droits de l’homme des Nations Unies de 1948 encadrent des photos de visages, issues d’anciens manuels de géographie ou d’anthropologie. Le travail de l’artiste prend là une dimension presque politique. Au centre de la pièce, un assemblage de lettres et de symboles en acier brut et sombre semble entrer en résonnance avec les mots imprimés.
Sur le mur du fond, un des tableaux de la série Face– Jaume PlensaDes œuvres d’art contemporain habituellement présentées, seul le grand tableau de Joan Mitchell est resté accroché au dessus de l’escalier.
Une pluie de mots
Silent Rain est ma deuxième œuvre préférée de l’exposition. Des lettres en suspension dans l’air forment des rideaux de mots issus de William Blake, Shakespeare, Goethe ou Baudelaire. Le passage des visiteurs les fait tinter tels des carillons de poésie. Le son est cristallin, parfois à peine audible. Visuellement, les mots volent, s’entrechoquent, se télescopent en créant une nouvelle poésie vibratoire. La lumière crée des reflets mouvants. Les lettres forment un cocon sensoriel apaisant. Le temps n’existe plus complètement.
D’autres œuvres sont présentées dans l’exposition, en particulier des travaux sur papier de Jaume Plensa.
(*) L’exposition Jaume Plensa. Être là. se tient jusqu’au 13 avril 2025 au Musée de Valence. De nombreuses propositions de médiation et d’activités autour de l’exposition sont proposées. Elles sont à découvrir, tout comme les informations pratiques, sur le site internet du musée.
Edit du 01/02/2025 : l’exposition Jaume Plensa. Être là. au Musée de Valence est prolongée jusqu’au 4 mai 2025.
Ailleurs, d’autres œuvres de Jaume Plensa
Ce n’était pas la première fois que je « croisais » le travail de Jaume Plensa. J’avais découvert cet artiste par hasard en 2014. Lors d’un déplacement professionnel à Bordeaux, j’étais tombée sur Sanna, un visage en anamorphose de bronze. Installé dans le cadre d’une exposition temporaire, la sculpture avait ensuite fait l’objet d’une prolongation puis d’une tentative d’achat par souscription qui n’avait pas aboutie. Achetée par un collectionneur privé anonyme, le propriétaire a donné l’autorisation à la ville de la conserver dans l’espace public jusqu’en 2027.
Sanna – Jaume Plensa Bordeaux – Gironde – janvier 2014Nomade – Jaume Plensa Antibes – Alpes Maritimes – mars 2014
Quelques mois plus tard, c’est Nomade, la sculpture monumentale en lettres installée au bout du bastion Saint Jaume à Antibes que j’ai découvert. Installé en 2010, c’est en allant visiter la vieille ville et le Musée Picasso que je l’ai aperçu avant d’aller le voir de plus près. Il faut dire que ses presque 10 mètres de haut, on le voit de loin. A l’époque, accompagnée des enfants, j’avais aussi apprécié le côté ludique de cette œuvre dans laquelle on peut entrer.
Et plus récemment, c’est au Canada que j’ai eu l’occasion de voir deux sculptures monumentales de Jaume Plensa. La première, c’était dans le quartier des affaires de Toronto, lors de notre visite guidée (privée). Notre guide ne connaissait pas l’auteur de cette œuvre, installée au Richmond Adelaide Center trois ans auparavant. Pour ma part, j’ai reconnu au premier coup d’oeil le travail de Jaume Plensa sur les visages et les anamorphoses, et j’ai pu frimer (un peu) en l’annonçant. La seconde, c’était en visitant le Musée des Beaux Arts de Montréal. Dans l’allée qui s’étire entre deux bâtiments du musée, plusieurs œuvres d’art contemporain ont été installées, dont une sculpture de lettres de Jaume Plensa. (Il y a une autre sculpture de Jaume Plensa à Montréal mais je ne l’ai pas vue)
Dreaming – Jaume Plensa Toronto – Canada – août 2023
(*) Concernant l’exposition Jaume Plensa. Être là. au Musée de Valence, j’ai été invitée au vernissage le 9 novembre 2024. C’était un évènement public, gratuit et ouvert à tous, tout comme l’inauguration de la sculpture Le Messsager . Cependant, j’ai aussi pu entrer dans l’exposition avant son ouverture au public, bénéficiant donc d’une invitation un peu particulière de la part de l’équipe du Musée (collaboration commerciale non rémunérée). Je les en remercie vivement, car j’ai eu le privilège de parcourir des salles d’exposition désertes et ai ainsi pu profiter des œuvres de Jaume Plensa dans des conditions exceptionnelles.
Cette semaine, pour le projet 52, nous restons à l’intérieur. Avec l’hiver qui se rapproche, on a parfois plus envie de passer des moments bien au chaud que de vadrouiller (encore que j’apprécie beaucoup me balader quand il fait beau et froid avant de revenir me lover sous un plaid à la maison). J’aurais donc pu vous montrer une photo prise chez moi. Mais, il y a une quinzaine de jours, j’ai eu l’occasion de profiter d’un court séjour pas très loin de la maison.
En effet, au printemps, lors de la fête de la pogne et de la raviole, j’avais gagné une nuit en chambre d’hôtes et un repas au restaurant à Romans. Vous avez déjà pu remarquer que je vais souvent à Romans, que ce soit pour m’y balader, pour y diner ou pour y faire des achats. Ce n’est qu’à une vingtaine de minutes de la maison. Inutile de dire que jamais je n’aurais eu l’idée d’y réserver une nuit à l’hôtel ou en chambre d’hôtes. Mais il aurait aussi été dommage de ne pas en profiter. C’est donc un vendredi soir, après le travail, que j’ai choisi d’y aller. L’avantage, c’est que je n’avais pas beaucoup de route à faire. Et, aussi surprenant que cela puisse paraître, j’ai beaucoup apprécié cette parenthèse. Le fait de ne pas dormir à la maison m’a donné l’impression d’être vraiment partie en week-end !
Et c’est donc une photo de la chambre très chaleureuse que j’ai occupé cette nuit-là qui me permet d’illustrer le thème « à l’intérieur » de cette semaine. Située dans une tour du XVIIe siècle, et agréablement aménagée, elle était hyper cosy. J’ai passé une excellente nuit. Et le matin, par la fenêtre, j’ai pu regarder le soleil se lever doucement au dessus du Vercors, des toits romanais et de la collégiale Saint Barnard. Une vraie pause dans le quotidien…
Chambre le Dandy – La Tour Yveline Romans – Drôme – octobre 2024
Pour découvrir ce qu’il se passe dans les intérieurs des autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.