[Ardèche x Drôme] balades estivales

Nous voici déjà presque mi-octobre ! L’été et la rentrée ont été bien occupés en ce qui me concerne, et je m’aperçois qu’il y a encore quelques balades en Drôme et en Ardèche dont je ne vous ai pas parlé. Comme, finalement, ces promenades ne sont pas spécifiquement estivales et qu’elles peuvent se faire en toute saison, il n’est donc pas trop tard pour vous emmener dans mes pas. Nous allons ainsi aller découvrir un jardin extraordinaire sur les hauteurs d’Alboussière en Ardèche, les sources de la rivière Drôme et un charmant village perché.

Sur les hauteurs d’Alboussière – Ardèche – juillet 2023

La Terre Pimprenelle, jardin poétique

Dire que j’avais mis le jardin de la Terre Pimprenelle sur ma liste depuis un moment est un euphémisme. J’avais même déjà presque réussi à y aller l’année dernière, sauf qu’une déviation pour travaux sur la route d’Alboussière m’avait finalement conduite à Lamastre et dans la vallée du Doux. Cette fois, j’avais une vraie bonne raison de m’y rendre : les copains du Caillou aux Hiboux y faisaient la soirée de lancement de leur guide touristique ardéchois. C’est donc en fin d’après-midi que je suis partie de la plaine valentinoise, entre canicule et mistral bien fort, pour me rendre dans la montagne ardéchoise. Une fois là-haut, le vent était toujours très présent mais j’avais réussi à perdre quelques degrés (même s’il faisait encore 35°C).

Bienvenue à La Terre Pimprenelle

Alors que les invités arrivaient peu à peu, j’en ai profité pour découvrir le jardin. Labellisé jardin remarquable, il déploie ses 1200 arbres et arbustes sur un hectare de pure poésie. Chaque recoin révèle sa surprise : là, une petite figurine en terre cuite, ici, une boule métallique ondoyant sur un bassin. Le fil conducteur de ce jardin est la suite de Fibonacci (pour ceux qui n’ont pas fait de maths, dans cette suite, chaque élément est la somme des deux éléments le précédant. Sa représentation graphique est une spirale, et la suite est liée au nombre d’or. Bref, la suite de Fibonacci est passionnante et a beaucoup inspiré les artistes). Mais nul besoin d’être fort en maths pour apprécier la Terre Pimprenelle. Il suffit de se laisser porter par la poésie des lieux et de prêter attention aux détails.

Des mobiles de coquillages tintent dans le vent

La construction ce de jardin s’est faite sur un terrain vierge, une terre agricole, qui a été façonnée pour correspondre aux souhaits d’aménagements posés sur le papier des années avant. Chaque élément a été pensé pour répondre à des exigences relatives au nombre d’or. C’est un effort de plusieurs années qui a donné naissance à ce lieu hors du commun. J’ai très envie dorénavant de la découvrir à différents moments de l’année. J’ai grandement apprécié cette parenthèse enchantée et reposante dans une semaine au rythme effréné (et cela a aussi été pour moi ce soir-là, l’occasion de retrouver pas mal de connaissances et d’échanger autour d’idées de balades dans la région).

J’ai été fascinée par ces boules métalliques flottant sur les différents bassins
Lanterne de pierre
Regarder les végétaux danser dans le vent
Passion hortensias
S’assoir et se laisse hypnotiser par les mouvements de la boule sur l’eau

La Terre Pimprenelle – Alboussière – Ardèche – juillet 2023

(*) L’entrée au jardin est payante. Le détail des informations pratiques est à retrouver sur le site de la Terre Pimprenelle.

Les sources de la Drôme, au cœur du Haut Diois

Aller aux sources de la Drôme, c’était aussi depuis très longtemps sur ma liste de lieux que je souhaites découvrir. A la fin de l’été, j’étais avec Mr 2e un dimanche et nous avons eu envie d’aller dans le Diois. Une fois sur la route, alors que nous longions la rivière Drôme, nous nous sommes dit que ce serait amusant d’aller jusqu’à sa source. Nous avons donc dépassé Die, puis le claps de Luc en Diois et continué à remonter la rivière. La route s’est faite plus petite, et plus escarpée à mesure que nous progressions dans le Haut Diois, à la limite des Hautes Alpes. Nous avons fini par arriver à un peu plus de 1000 mètres d’altitude, à La Bâtie des Fonds, l’un des villages les moins peuplés de France (6 habitants à l’année au dernier recensement).

Là, plusieurs sources se rejoignent au fond d’un vallon pour former la rivière. La plus visible se trouve au centre du village. D’un talus jaillit une source qui alimente une fontaine. Le trop-plein se déverse dans une rigole qui traverse la route avant de plonger dans le vallon. Techniquement, la Drôme se traverse donc ici à gué que l’on soit à pied, ou en voiture.

Ici, naît la Drôme… Nous n’avons d’ailleurs pas résisté au plaisir de nous y rafrapichir.

Nous avons suivi l’eau qui nous a guidés vers des cheminements de bois et des panneaux d’interprétation permettant de découvrir le vallon, ses sources, sa biodiversité et son histoire. On aperçoit en effet les fondations de maisons, installées dans le vallon, et qui ont été emportées le 3 janvier 1936 par un glissement de terrain. Seules les habitations du haut du village, construites sur le flanc de la montagne calcaire avaient alors été épargnées. La petite balade est agréable. J’ai même regretté de ne pas avoir emporté de livre car je serais bien restée plus longtemps assise dans la fraicheur du vallon alors qu’ailleurs le mercure jouait avec les 40°C.

Cheminements de bois
Dans le fond, on distingue les ruines de l’ancien village
Profiter de la fraîcheur
Dans le vallon des sources

Valdrôme, ex-station de ski

En redescendant de La Bâtie des Fonds, nous avons fait un crochet par la station de Valdrôme. A la fin des années 1980, une station de ski avait en effet été implantée sur la montagne de l’Aup. Quelques téléskis ont fonctionné jusqu’au début des années 2010 mais le manque d’enneigement cumulé avec un fort éloignement de tout ont eu raison de l’activité de ski alpin. Propriété du département, la station a été reconvertie dans les activités estivales : tir à l’arc, deval-kart, tyrolienne et mini-golf viennent compléter les propositions de VTT et de course d’orientation. Nous n’avons malheureusement pas pu en profiter : nous étions le 3 septembre et les activités avaient fermé le 31 août. Nous avons toutefois apprécié les paysages, grandioses de la station et de ses environs.

Depuis la station…
les alpages de la montagne de l’Aup, jaunis par la sécheresse
Sur la route vue sur le Diois
Je n’ai pas réussi à identifier avec certitudes les montagnes dans le fond : massif des Écrins ? Aiguilles d’Arves ? autre montagne ?

La Bâtie des Fonds / Valdrôme – Drôme -septembre 2023

La Bégude de Mazenc, village perché de Drôme Provençale

Si j’avais souvent traversé la Bégude de Mazenc en allant ou rentrant de Grignan sans passer par l’autoroute, je n’avais visité le village perché qu’une seule fois, un jour d’hiver il y a très longtemps. Or, au mois de mai, j’avais réservé un atelier autour de la lavande à proximité de la Bégude de Mazenc. L’occasion était donc toute trouvée pour y retourner. J’ai commencé par pique-niquer en arrivant au village perché, profitant de la vue sur la plaine de la Valdaine.

Vue sur la plaine de la Valdaine

Puis, je suis partie à la découverte des petites ruelles. Si La Bégude de Mazenc n’est pas le plus joli, ni le plus grand des villages perchés que j’ai eu l’occasion de visiter, il est cependant très mignon. Aussi, si l’on passé à proximité, il mérite que l’on s’y arrête pour une courte balade.

Au cœur du vieux village perché
Le clocher de l’ancienne église
Vue sur la plaine de la Valdaine
Dans les ruelles
L’ancienne porte du village

La Bégude de Mazenc – Drôme – mai 2023

[projet 52-2023] semaine 40 – automne

Cette semaine, le projet 52 nous emmène en automne. Finalement, dans la Drôme, le thème n’est pas si simple à traiter. La météo est en effet encore très nettement estivale, et les arbres n’ont pas encore vraiment commencé à changer de couleurs. On s’achemine donc vers un automne qui risque d’être très court visuellement parlant et météorologiquement parlant. Mardi, je suis allée à Paris pour le travail et j’ai pu constater que plus je montais vers le nord, plus les forêts se paraient de couleurs chaudes, contrastant avec le ciel bien gris et la pluie battante qui m’a accueillie à l’arrivée.

Donc, pour traiter le thème, je suis repartie dans mes archives, quasiment un an en arrière. Mi-octobre l’an dernier, j’ai passé une journée à la recherche des couleurs automnales dans les paysages ardéchois. J’ai donc choisi une photo de cette journée, prise dans le massif du Tanargue, pour illustrer le thème de cette semaine.

Je retourne normalement bientôt en Ardèche, dans les Cévennes cette fois, pour une journée de randonnée automnale et j’ai déjà hâte !


Pour découvrir à quoi ressemble l’automne chez les autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.

NB : bien décidée à profiter du beau temps, je ne suis pas certaine d’avoir beaucoup l’occasion de me connecter ce samedi. Mais je validerai vos participations dès que possible dans le cas où elles se retrouveraient en modération.

[projet 52-2023] semaine 37 – chemin faisant

Cette semaine, le projet 52 nous emmène sur les chemins et nous invite à partager notre trajet, qu’il soit réel ou figuré. Vous l’avez sans doute déjà compris, je marche beaucoup et j’aime randonner. Aussi, je ne manque pas de chemins et de découvertes faites sur les bords de ceux-ci dans mes photos.

Pour illustrer le thème cette semaine, j’ai choisi une photo récente, prise il y a une quinzaine de jours. Sur un coup de tête, nous étions partis à Mr 2e voir les sources de la Drôme, dans le Haut Diois. Elles se situent dans un tout petit village perdu au milieu de la montagne, accessible par une petite route. Malgré tout, une fois en haut, nous avons découvert un bel aménagement du site. Je vous reparlerai de cette balade mais pour aujourd’hui, j’ai choisi les jolis cheminements en bois qui parcourent le vallon des sources à La Bâtie des Fonds.


Pour découvrir ce que les autres participants ont vu chemin faisant, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.

[projet 52-2023] semaine 35 – sur l’eau

Cette semaine, le projet 52 nous emmène sur l’eau. En vérité, ça a plutôt été sous l’eau en ce qui me concerne : d’abord au sens propre le week-end dernier et en début de semaine, puis au sens figuré avec une semaine très chargée qui annonce une rentrée sur les chapeaux de roues. J’ai même failli oublier de venir poster une photo pour ce samedi matin ! Mais, ouf, j’ai pu aller chercher dans mes photos de cet été. Sur l’eau, j’aurais pu vous montrer la mini-croisière dans le Parc National des 1000 îles au Canada, les bateaux dans le port de Montréal ou la marina de Kingston ou encore les impressionnantes chutes du Niagara, mais je garde tout cela pour un peu plus tard. Avant de partir en vacances, je suis allée passer une soirée dans un très beau jardin privé en Ardèche, la Terre Pimprenelle, et là dans un abreuvoir transformé en bassin d’agrément, cette boule métallique flottait sur l’eau, se déplaçant au gré du vent. Un moment tout en douceur…


Pour voir ce qui se passe sur l’eau chez les autres concurrents, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.

[Ardèche] 3 jolis villages à découvrir dans le Coiron

Je n’étais encore jamais allée dans le Coiron alors que pourtant, j’en avais vu passer de jolies images, et que ce n’est pas si loin de chez moi. Un dimanche matin de juillet, je cherchais une idée de balade en feuilletant le guide écrit par les copains du Caillou aux Hiboux quand je suis tombée sur la page relative à Saint Laurent sous Coiron. Un coup d’oeil complémentaire sur la carte m’a permis de remarquer que Mirabel et Sceautres n’en étaient pas bien loin. Voilà, c’était parti pour un mini road-trip pour découvrir ces trois villages.

Après avoir passé le col de l’Escrinet, en montant vers Saint Laurent sous Coiron

Saint Laurent sous Coiron, village de caractère

Le Coiron, c’est un ancien volcan devenu plateau. J’y suis arrivée depuis la vallée du Rhône en passant par Privas et le col de l’Escrinet. De là, j’ai pris une route qui gravissait le flanc du volcan, m’offrant de jolies vues sur les alentours. Je n’ai d’ailleurs pas résisté à quelques arrêts photos. J’ai commencé mon mini road-trip par Saint Laurent sous Coiron. Ce village a été labellisé village de caractère d’Ardèche il y a quelques années. Perché sur une avancée du volcan, il domine le bassin d’Aubenas, la vallée de la Louyre et tout le Bas Vivarais.

Aubenas depuis Saint Laurent sous Coiron

A Saint Laurent sous Coiron, j’ai laissé la voiture sous les arbres d’une petite place (attention, il y a peu de stationnement dans le village, mais il y a un parking en contrebas, facilement accessible). Puis, j’ai suivi le sentier de découverte du patrimoine. Au fil du village, des bornes permettent d’écouter les souvenirs des anciens de Saint Laurent et d’évoquer le passé des lieux. Facilement accessible, adapté à des publics variés, j’ai beaucoup aimé en apprendre plus sur les lieux de cette façon, un peu comme si je me promenais avec un habitant de longue date.

La grande place du village de Saint Laurent sous Coiron est dominée par le clocher de l »église

Depuis le belvédère sur la grande place du village, j’ai profité des tables d’orientation pour mieux comprendre le paysage. J’ai d’ailleurs repéré le château de Mirabel un peu plus loin. Dans les calades, j’ai un peu cherché l’ombre car le soleil de cette fin de matinée estivale commençait déjà être bien présent. J’ai également rencontré un monsieur âgé qui se promenait également. Venu d’un village voisin, il profitait lui aussi du beau temps en attendant l’heure de déjeuner au bistrot du village. Nous avons assez longuement échangé, sur les paysages et la façon dont l’homme les avaient transformés. Il s’intéressait en particulier beaucoup à l’agronomie et au travail d’Olivier de Serres qui avait mis en œuvre ses principes dans la ferme voisine du Pradel. Il m’en a d’ailleurs conseillé la visite à l’occasion (le domaine du Pradel est désormais un lycée agricole).

La tour de Mirabel depuis la table d’orientation de Saint Laurent sous Coiron

J’ai ensuite continué mon chemin à travers les ruelles de Saint Laurent sous Coiron, avant de sortir mon pique-nique et de m’installer sur un banc à l’ombre, puis de reprendre la route en direction de Mirabel.

La pierre noire du volcan a été utilisée pour construire les maisons du village
L’accès à l’eau sur un plateau basaltique est une vraie question. La seule fontaine de Saint Laurent sous Coiron était située à l’extrémité du village, hors les murs.
Pourpier de Cooper entre les pierres d’un muret
Ruelles de terre
Une des anciennes portes du village, face à la route entre Privas et Aubenas

Mirabel, dédale de calades

Après Saint Laurent sous Coiron, je suis donc allée à Mirabel. Perché sur une autre avancée du volcan, le village est dominé par son ancien château. J’ai là aussi laissé la voiture au pied du village, à l’ombre. Et je suis partie à pied à l’assaut des calades. Mirabel est un village construit en escargot au pied de son château. Les ruelles s’enroulent et se croisent en un véritable dédale. Cela commence sitôt la petite porte piétonne du vieux village passée. En effet, celle-ci ne débouche pas face à une rue mais perpendiculairement à celle-ci. Mes pas me mènent à droite d’où je monte doucement vers une autre porte, plus importante, et surmontée d’un beffroi. Mes pas me mènent dans de nombreuses calades, toutes plus pittoresques les unes que les autres. C’est un véritable plaisir de se perdre dans celles-ci.

Saint Laurent sous Coiron vu depuis Mirabel
La tour de l’ancien château de Mirabel
Se perdre dans les calades de Mirabel
Le charme des calades fleuries
Sur les murs extérieurs du village, les entrées se font plus imposantes

Après cette balade dans les calades de Mirabel, il est temps pour moi de rejoindre le troisième lieu que je veux découvrir ce jour-là. C’est très certainement celui qui m’a le plus fait de l’œil lorsque je l’ai vu passer sur les photos des copains. Je prends donc la direction de Sceautres.

Sceautres, et son neck volcanique

Contrairement à Saint Laurent sous Coiron et à Mirabel, le village de Sceautres n’est pas perché au bord du plateau du Coiron. Je m’enfonce donc un peu plus sur les routes du volcan. Les cigales chantent à tue-tête, soulignant encore plus s’il le faut la chaleur de cette journée d’été (et je me dis qu’heureusement que j’ai mis plusieurs gourdes d’eau dans la glacière avant de partir de la maison). Soudain, au détour d’un virage, le village de Sceautres apparait. Mais c’est surtout le neck qui domine le village que l’on repère !

Le village de Sceautres au pied de son neck basaltique

Un neck, c’est un bouchon de cheminée volcanique qui a ensuite été dégagé par l’érosion. Celui de Sceautres s’est constitué suite à une éruption qui a eu lieu il y a 7 à 8 millions d’années. Constitué de basalte, il est domine la vallée d’environ 150 mètres. Il a la particularité d’être le plus gros neck volcanique d’Europe. Il faut bien avouer que sa taille impressionne ! Le village semble minuscule à ses pieds.

Le village de Sceautres au pied de son neck basaltique

Le but de la sortie est de monter en haut du neck afin de disposer d’une vue à 360° sur les environs. Un chemin a été tracé sur le flanc du rocher à partir du village. Je commence donc par traverser le vieux village, accompagnée par un chat qui semble m’indiquer le trajet jusqu’au pied du rocher. Si je repère facilement le chemin à suivre, celui-ci se trouve en plein soleil et j’avoue regretter un peu de m’y attaquer en début d’après-midi ce jour-là !

Traverser le vieux village pour accéder au pied du rocher

Mais l’attrait pour cette curiosité géologique est plus fort que le chaleur (j’ai toutefois bien pris soin de partir avec une gourde d’eau pleine dans mon sac, et un chapeau !). Le chemin n’est pas très difficile mais il faut toutefois faire attention où l’on pose les pieds. En effet, taillé à flanc de rocher, il monte abruptement sur le basalte, poli par les éléments et les passages répétés. Au fil de la montée, j’admire les orgues basaltiques qui se découpent sur les bords du neck… et sous mes pieds ! Je repère également de nombreuses joubardes sauvages, dont certaines sont en fleurs. Elles ont su trouver assez de terres dans les interstices pour pousser. Arrivée en haut, je suis largement récompensée de mon effort. La vue sur la vallée est superbe et se déploie de tous les côtés.

Vue sur les orgues basaltiques lors de la montée sur le neck
Le chemin monte à flanc de rocher. Il n’est pas réellement sécurisé et demande de faire attention à là où on pose les pieds
Joubardes sauvages
Joubarde fleurie
Pas de croix au sommet du neck mais une Vierge
Profiter de la vue…
Dans cette aventure, j’étais accompagnée par Krakotte, la mascotte de Partir-Ici.fr, plateforme de tourisme local et responsable dont je suis éclaireuse

Après un temps de contemplation, je repars en sens inverse afin de redescendre dans le village. Mon mini road-trip s’achève ici, et il est l’heure pour moi de rentrer à la maison. J’ai beaucoup aimé ces découvertes sur le plateau du Coiron, et j’en ai encore beaucoup d’autres à y faire. On m’a en particulier recommandé de faire un tour aux Balmes de Montbrun ou au hameau de Roche Chérie à Saint Pons. Ce sera à coup sûr pour une prochaine virée dans le Coiron !

Le village de Sceautres est collé à son neck et ses orgues basaltiques
Un dernier coup d’œil à Sceautres avant de prendre la route du retour à la maison

Saint Laurent sous Coiron / Mirabel / Sceautres
Ardèche – juillet 2023


Saint Laurent sous Coiron fait partie des villages de caractère d’Ardèche. J’en ai déjà visité plusieurs, tous aussi charmants les uns que les autres. Vous pouvez retrouver par ici :

[Drôme] un week-end dans le Diois provençal

Début juillet, j’ai été invitée par l’office de tourisme du Pays Diois à découvrir les pépites qui se cachent autour de La Motte Chalancon. Ce joli village drômois se situe aux confins du Diois et des Baronnies, et offre des paysages magnifiques bordés de montagnes. J’ai eu la chance de vivre de belles expériences au cours d’un petit week-end qui avait vraiment des airs de vacances entre copains. Activités nautiques, randonnées, découverte du patrimoine, dégustations de vins, fromages et Clairette : tous les ingrédients pour passer de bons moments étaient réunis.

Gaston le mouton, mascotte du Pays Diois, nous a accueillis de bon matin avec un café au soleil

Le Serre de l’Âne, 5 millions d’année d’histoire de la planète Terre

Le rendez-vous était donné un samedi matin à 9.00 au site géologique du Serre de l’Âne sur la commune de La Charce. Là, un café nous attendait, l’occasion de faire connaissance (ou de retrouver) les 4 autres instagrameurs invités (Laetitia, Christelle, Virginie et Loïc), ainsi que nos hôtes : Ludivine, Boris et Johanna de l’office de tourisme du Pays Diois, et Laurent, maire de La Motte Chalancon, qui nous parlera toute la journée avec passion de cette vallée de l’Oule qu’il aime tant.

Nous en avons bien entendu profité pour découvrir le site géologique. Découvert en 1977, il est depuis un Espace Naturel Sensible du département de la Drôme. Il est en effet d’un intérêt géologique majeur puisque devant nous se déploient 5 millions d’années d’histoire de notre planète, marquant l’articulation entre deux périodes géologiques majeures, le Valanginien et le Hauterivien il y a plus de 130 millions d’années. Le site est mis en valeur par un parcours d’interprétation permettant même aux non-spécialistes d’en saisir l’importance. Et pour les spécialistes, le site du Serre de l’Âne devrait bientôt recevoir son clou d’or, ratifiant son intérêt exceptionnel pour les chercheurs au niveau mondial.

Panneaux d’interprétation et jeux de découvertes sont présents
Au pied du site, les panneaux permettent de comprendre les lieux

L’altiport de La Motte Chalancon, pour prendre de la hauteur

Après la découverte du Serre de l’Âne, nous sommes partis en direction de La Motte Chalancon où nous avons laissé nos voitures sur un parking afin de covoiturer pour le reste de la journée. Nous avons donc pris place dans le pickup de Laurent afin de nous rendre à l’altiport. Installés dans la benne du pickup, le déplacement avait déjà des airs d’aventure sur les chemins de terre menant au terrain d’aviation. Il était prévu un vol en ULM afin de survoler le village et les montagnes environnantes. Malheureusement, les conditions météo n’étaient pas favorables et ne permettaient pas le vol prévu en toute sécurité. Un bref survol du village aura lieu pour 2 d’entre nous, mais le vent continuant à se lever, ce ne sera pas possible pour les autres intéressés de voler. Situé sur un plateau à 800 mètres d’altitude, l’altiport offre cependant déjà un joli point de vue sur les environs.

Atterrissage à l’altiport de La Motte Chalancon
Vue sur la piste depuis la sortie du hangar de l’altiport de La Motte Chalancon

La Croix de Motte Vieille, randonnée panoramique

A l’altiport, nous avons été rejoints par quelques membres de l’organisation de l’UTMC – Ultra Tour de la Motte Chalancon. Elles sont venues nous parler des courses de trail qui sont organisées chaque année en juillet, avec 4 distances entre 76 km et 13 km, ainsi que des randonnées organisées le même week-end. Et en parlant de randonnée, elles nous en ont proposé une petite : direction la Croix de Motte Vieille pour une vue à 360° sur les environs.

Le balisage est artisanal sur cette sortie !

Longeant l’altiport, nous rejoignons un chemin qui monte à travers les bois vers un petit sommet. La balade sent bon le thym et la lavande sauvages. La montée est courte bien qu’un peu escarpée. Mais la récompense est au sommet. Depuis le pied de la croix (que je peux ajouter à ma collection de croix de sommet), le paysage est somptueux. Nous dominons le village, et les montagnes environnantes nous regardent. Les discussions vont bon train, tandis que nous en prenons plein les yeux.

Lavande sauvage
Le village de La Motte Chalancon est à nos pieds
La vallée de l’Oule et les montagnes des Baronnies
La Croix de Motte Vieille

Un déjeuner à l’ombre des arbres

Nous redescendons car nous sommes attendus pour le déjeuner. En effet, l’hôtel des voyageurs de La Motte Chalancon nous ouvre exceptionnellement sa terrasse. Ils ne servent normalement à manger que le soir. Nous profitons de l’ombre des arbres tout en dégustant un repas uniquement composé de produits locaux, de l’apéritif au dessert. Le repas est frais et savoureux, parfait au milieu de cette journée un peu chaude. Nous prenons le temps de le déguster tout en échangeant (l’intérêt d’un instameet n’est pas uniquement de découvrir des lieux mais aussi de rencontrer des personnes ! Et si nous sommes 5 à partager nos aventures sur les réseaux sociaux, nous n’avons pas tous la même approche ni les mêmes centres d’intérêt. C’est toujours très enrichissant de confronter nos expériences et points de vue.).

Déjeuner en terrasse
Melon, salade de petit épeautre, courgettes marinées, tomates colorées et caillette // tarte aux abricots

Le plan d’eau du Pas des Ondes, activités nautiques et baignade

Après le déjeuner, nous reprenons la voiture (en mode covoiturage) pour rejoindre le plan d’eau du Pas des Ondes, à quelques kilomètres. Ce lac a été creusé par l’homme et est alimenté par la nappe phréatique et par la rivière dans les années 1990 pour booster l’activité touristique. Situé dans un site grandiose, au pied des ruines du château de Cornillon et au niveau de la cluse du pas des Ondes, il s’agit en fait de deux plans d’eau. Le plus grand est réservé à la pêche et aux activités nautiques. Il est en effet possible de louer pédalos, kayaks ou paddles. Le plus petit est réservé à la baignade, qui est surveillée en juillet/août. Une offre de restauration (restaurant et snack) vient compléter les propositions.

Le site du plan d’eau du Pas des Ondes est splendide

Nous avons eu la chance de pouvoir tester toutes les activités que nous souhaitions. Aussi, une fois les maillots de bain enfilés (des cabines sont disponibles sur le site), chacun a choisi son embarcation. J’ai pour ma part évité le stand up paddle compte-tenu de mon sens de l’équilibre un peu trop aléatoire. J’ai hésité à prendre un kayak, mais je me suis finalement décidée pour partager un pédalo avec Ludivine. Nous avons ainsi fait plusieurs fois le tour du lac, et j’avoue que je ne me souvenais pas que le pédalo était aussi amusant. Nous avons même embarqué quelques passagers !

Il est possible de faire une petite randonnée pour aller voir le Pas des Ondes, la cluse par laquelle passe l’Oule. Il y a même une petite cascade de tuf… mais nous n’avons pas eu le temps cette fois
Activités nautiques au Pas des Ondes

J’ai ensuite testé la baignade dans le petit lac. A ma grande surprise, l’eau n’était pas trop fraîche et j’ai pu y entrer sans aucune difficulté (bon, peut-être que mes origines bretonnes m’ont facilité la tâche, il semblerait que mes camarades même motivés ne se soient pas complètement mouillés). J’en au profité pour faire une petite traversée aller/retour à la nage. Se baigner en milieu naturel est tellement plus chouette qu’en piscine !

Le lac de baignade

La Motte Chalancon, village pittoresque

Après ces activités plutôt sportives, nous sommes retournés à La Motte Chalancon. Laurent nous a fait le plaisir de nous proposer une visite guidée, partageant l’histoire de son village et les anecdotes de son enfance dans les calades. Nous avons ainsi découvert un passage entre deux calades traversant une maison et dans laquelle il n’était pas possible d’être arrêté par décret du seigneur local, devenant ainsi un refuge pour les voleurs. Nous avons vu de charmantes ruelles aux noms amusants (avec une mention spéciale pour le Trou du Curé). Nous avons rempli nos gourdes aux fontaines alimentées par une source potable. Nous avons apprécié l’ombre et les façades fleuries. La Motte Chalancon est vraiment ce genre de village où passé et présent se mêlent à chaque coin de ruelle, d’escalier, de calade.

Façades colorées et vignes grimpantes
Passage secret
Fontaine publique
Ruelle avec vue
Coup de cœur pour cette boite à lettres du début du XXe siècle
Fontaine & lavoir
Le centre ancien de La Motte Chalancon est très fleuri
Le temple, sur les anciens remparts du village
Le trou du curé…

(*) Si vous n’avez pas la chance de pouvoir visiter le village avec son maire, il existe un parcours du patrimoine très bien fait. Vous pourrez trouver le tracé de celui-ci au niveau du bureau de l’office de tourisme où il est également possible de se procurer le dépliant correspondant. Tout au long de la balades, des panneaux explicatifs sont présents.

Une pause gourmande, entre vins et fromages

Nous avons fait une pause dégustation à la Cave des Gourmands Gourmets. A la fois épicerie fine, fromager et caviste, la boutique propose un large choix de vins et spiritueux ainsi que de produits locaux et italiens, tous soigneusement choisis par les propriétaires. Installée à La Motte Chalancon depuis à peine plus d’un an, la boutique prospère grâce à l’engouement des habitants, aux restaurateurs du village qui s’y approvisionnent (j’apprendrai un peu plus tard que même le snack de la piscine s’y fourni !) et aux visiteurs de passage qui apprécient la sélection pointue. Pour notre part, nous avons pu déguster un verre de vin blanc ou rouge (à consommer avec modération), du jus de coing ainsi que des fromages de chèvre.

Vin blanc « Le Mas Sylvia » – coteau des Baronnies // fromage de chèvre fermier

Une dégustation de Clairette de Die à l’ombre des tilleuls

Après la pause à la cave des Gourmands Gourmets, nous avons terminé notre découverte du village en montant jusqu’à l’église. Là, sous les tilleuls, nous étions attendus par l’Union des Jeunes Viticulteurs Récoltants de Vercheny. La particularité de l’UJVR est de travailler les vignes et d’élaborer les vins ensemble. Contrairement à une cave coopérative où chaque viticulteur travaille ses parcelles puis amène son raisin à la cave, à Vercheny, tout est mutualisé, des terres aux outils de travail. Cette structure originale, mise en place au début des années 1960, est aujourd’hui encore portée par 8 associés, et quelques salariés. L’UJVR produit deux gammes de Clairette et deux gammes de Crémant de Die. Nous avons pu découvrir l’intégralité de la palette de leurs productions. J’ai pour ma part eu un vrai coup de cœur pour la Clairette « blanche ».

Un dernier effort pour arriver à l’église !
L’église de La Motte Chalancon
Dégustation de Clairette de Die avec l’UJVR

(*) L’abus d’alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération.

Une nuit au camping

Après la dégustation de Clairette, il était temps de se dire au revoir. Si la plupart sont rentrés chez eux, j’avais pour ma part accepté l’invitation de la mairie à rester pour la nuit dans un chalet au camping municipal. J’ai partagé le chalet avec une autre instagrameuse. Mais le logement étant prévu pour 5 à 7 personnes, nous n’étions pas à l’étroit. C’était la première fois que je dormais dans un camping (je suis plutôt hôtel ou gîte habituellement). Le camping municipal, situé à proximité de la rivière, bien arboré est très calme, et frais. L’ambiance est clairement familiale. Ici, pas d’animations ou de structures de jeux, mais un accès la piscine municipale, aux terrains de pétanque du village et à un petit snack tenu par Marie qui propose une petite restauration simple et faite maison. On nous avait conseillé le burger végétarien et nous n’avons pas été déçues.

Le chalet // la vue depuis le camping sur le village

Après le diner, et une bonne douche, je n’ai pas tardé à aller dormir : la journée avait été intense. Entre le lever matinal et les activités, je n’ai pas mis longtemps à trouver les bras de Morphée. Le dimanche matin, levée de bonne heure (que voulez-vous je suis plutôt du matin), j’ai pu longuement profiter de la jolie vue sur le village et d’un petit déjeuner sur la terrasse avant de reprendre la route vers la plaine de Valence.


La Motte Chalancon et ses environs – Drôme – juillet 2023


(*) Ce week-end était un instameet organisé par l’office de tourisme du Pays Diois et auquel j’étais invitée (collaboration commerciale non rémunérée). Si je remercie Pays Diois Tourisme, la mairie de La Motte Chalancon et tous les partenaires qui nous ont accueillis, mes avis et ressentis restent, comme toujours, libres et sincères.

[projet 52-2023] semaine 33 – mer ou montagne ?

Cette semaine, le projet 52 nous invite à choisir entre deux univers : la mer ou la montagne. Si je suis une fille de la mer (Breizh Power), et que j’ai besoin d’y retourner régulièrement, j’ai appris à devenir une fille de la montagne depuis que j’habite dans la Drôme. En effet, puisqu’en quelques kilomètres, je peux déjà commencer à être en montagne, puisque les horizons ici sont bloqués par les crêtes du Vercors et de la montagne ardéchoise, puisqu’on aperçoit les sommets de la Chartreuse, puisque dans n’importe quelle direction on trouve un massif assez proche, il aurait dommage de ne pas apprendre à profiter de la montagne.

Je l’apprécie en hiver quand elle se pare de neige pour les randonnées en raquettes, en automne pour les jolies couleurs qui se déploient sur ses flancs, au printemps quand le vert vient illuminer les forêts, en été pour les cours d’eau et les lacs rafraichissants… et tout le temps pour ses paysages et ses randonnées. Début juillet, j’ai découvert un secteur que je ne connaissais pas, dans le Diois, déjà un peu en Provence et dans les Baronnies. Là, au cœur de la vallée de l’Oule, un plan d’eau, alimenté par la nappe phréatique, a été creusé dans les années 1980. Aujourd’hui, le site se partage entre deux lacs, l’un pour la baignade et l’autre pour la pêche et les activités nautiques dans un cadre montagnard magique.


Pour découvrir si les autres participants sont plutôt mer ou montagne, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.

[Auvergne] une journée autour de Besse

Lors de mon dernier passage en Auvergne, avant d’aller explorer le territoire de Mond’Arverne, j’ai passé une journée dans le Sancy, autour de la jolie petite ville de Besse. J’étais déjà venue dans ce secteur il y a 8 ans, avec Messieurs 1er et 2e et Mademoiselle 3e (qui avaient alors entre 9 et 15 ans). Nous avions pas mal marché, montant en haut du Puy de Chambourguet (une jolie petite rando que je vous conseille si vous passez dans le secteur), faisant le tour du lac Pavin (une autre très chouette balade dans ce secteur), et découvrant le village de Besse. Nous avions également visité le château de Murol, impressionnante forteresse perchée. Cette fois, j’avais envie de nouvelles découvertes et je me suis un peu laissée guider par le hasard pour cela.

Vue sur le château de Murol depuis la route vers Aydat

Saint Nectaire, église romane majeure d’Auvergne

Je suis arrivée par Saint Nectaire, après avoir pris des petites routes. Comme il était midi, j’ai laissé la voiture au pied de l’église qui domine le village, et je me suis installée pour déjeuner en terrasse. L’atout principal du restaurant était sa situation, qui m’a permis de déjeuner avec vue sur l’église d’une salade aux fromages auvergnats. Une fois rassasiée, je suis allée faire le tour de l’église et la visiter. Elle est indéniablement très belle. Mais après avoir vu celle d’Issoire deux semaines avant, elle semble un peu terne et un peu trop simple. L’église de Saint Nectaire n’est donc toujours pas un coup de cœur !

Seuls les chapiteaux historiés sont colorés.. mais l’éclairage ne les met pas assez bien en valeur
L’architecture de l’église de Saint Nectaire est typique des églises romanes d’Auvergne

J’avais repéré plusieurs attractions à Saint Nectaire, dont les grottes et une visite autour de la fabrication du fromage éponyme. Mais, tout ce que je souhaitais faire était fermé jusqu’à 14.00. Or il n’était encore que 13.00. Afin de patienter, je me suis dit que j’allais pousser jusqu’à Besse pour revoir ce village auquel j’avais trouvé beaucoup de charme.

Spoiler alert : ce sera le point de départ d’une toute autre aventure que ce que j’avais envisagé, puisque la suite de ma journée ne me ramènera pas à Saint Nectaire. Il faudra donc que je revienne à nouveau pour découvrir les grottes et en apprendre plus sur la fabrication du fromage !

Besse, petite cité de caractère

Je suis donc arrivé à Besse alors que c’était encore l’heure du déjeuner. La petite cité de caractère était bien animée entre terrasses de restaurants et commerces. J’ai laissé la voiture sur un parking à l’extérieur de la vieille ville, qui de toutes façons est essentiellement piétonne. Après avoir passé la porte de la ville située sous le beffroi, je me suis promenée dans les petites rues bordées de maisons médiévales et Renaissance, bâties en pierre volcanique sombre. Je me suis laissée charmer par le son des fontaines. J’ai levé les yeux pour admirer les jolies façades. Tout ici invite à un voyage dans le temps.

Le beffroi de Besse
Au fil des ruelles du village
Ancienne échoppe
De jolies fontaines permettaient l’alimentation en eau du village
Les fontaines sont aujourd’hui une source bienvenue de fraicheur en été !

La cascade de Vaucoux, cachée au fond de son vallon

En arrivant à Besse, j’avais repéré un panneau indiquant la direction de la cascade de Vaucoux. Le hasard avait fait que quelques jours avant, je l’avais vue dans la story des copains Le Monde des Mirons, et qu’elle m’avait fait de l’œil. Je décide donc de changer de plan et de ne pas retourner sur Saint Nectaire. Je prends la direction de la cascade. Une dizaine de minutes plus tard, un panneau indique le chemin à prendre dans la forêt. Quelques places de stationnement sont disponibles le long de la route. Je m’arrête et enfile mes chaussures de randonnée : si les sandales étaient idéales en ville, ce ne sera plus le cas en sous-bois gorgé d’eau.

Le chemin en direction de la cascade de Vaucoux s’enfonce en sous-bois depuis la route
Globulaire au bord du chemin

Le chemin descend rapidement en sous-bois le long du flanc d’un vallon au fond duquel on entend la rivière couler. La marche d’approche vers la cascade n’est pas très longue, une dizaine de minutes tout au plus. Je me méfie cependant car avec les forts orages des jours précédents, le chemin est glissant par endroits, et plusieurs ruisseaux le traversent. Sous le couvert des arbres, il fait frais mais surtout on ne voit pas la cascade à l’avance. Je l’entend de plus en plus cependant. Soudain, au détour du chemin, elle me fait face, et elle tient largement ses promesses. La cascade de Vaucoux est plus grande que ce que j’avais imaginé en la voyant en photos. Elle franchit un mur de roche volcanique, gonflée par les pluies des jours précédents. A ses pieds, une charmante passerelle en bois permet de traverser le ruisseau. Le tableau est magique. Je reste un long moment à m’émerveiller, passant d’une rive à l’autre, m’approchant de l’eau, m’amusant à essayer quelques poses longues…

La cascade de Vaucoux dans son écrin de verdure
Depuis la rive droite du ruisseau
La passerelle au dessus du ruisseau
Pause longue sur le ruisseau
Pause longue depuis la rive gauche
Plonger dans un monde onirique au pied de la cascade de Vaucoux

(*) A noter : Un chemin de randonnée permet de rejoindre la cascade de Vaucoux à pied depuis le village de Besse.

Les grottes de Jonas, la découverte surprise de la journée

Puisque j’avais commencé à vadrouiller autour de Besse au lieu de revenir vers Saint Nectaire, j’ai continué sur ma lancée. Le midi, au restaurant, un flyer avait attiré mon attention. Il parlait d’un site troglodyte médiéval (je ne savais d’ailleurs pas qu’il y avait des sites troglodytes en Auvergne…). Vérification faite, ce n’était qu’à quelques kilomètres de Besse. J’ai donc décidé d’aller voir cela de plus près. Me voici partie direction les grottes de Jonas !

Sur la route, la beauté des paysages auvergnats

Pour me rendre aux grottes de Jonas, j’ai suivi les panneaux à partir du village de Lomprat. La route monte au dessus de la vallée de la Couze Pavin. Les paysages se déploient progressivement. J’arrive au niveau du col de la Feuille et je ne peux pas m’empêcher de marquer un arrêt. Dans le champ face à moi, quelques vaches paissent tranquillement. Au-delà, la vue est magnifique. Je suis à 880 mètres d’altitude et l’ambiance est montagnarde.

La vue depuis le col de la Feuille sur la commune de Saint Pierre Colamine

Je reprends la route en direction des grottes. Les paysages sont plus dégagés. Et je m’arrête une nouvelle fois pour en profiter. Je domine la vallée de la Couze Pavin, et le site des grottes de Jonas.

Paysage d’Auvergne
La vallée de la Couze Pavin, depuis le dessus des grottes de Jonas

Le site troglodyte médiéval de Jonas

Après avoir laissé ma voiture sur le parking du site des grottes de Jonas, je me dirige vers l’accueil. Le monsieur à la billetterie est avenant et il me raconte les lieux en quelques mots plein d’enthousiasme. Avisant mes sandales, il me met en garde : les lieux sont escarpés, il y a 500 marches et ce ne sont pas forcément les chaussures les plus adaptées (pour ma part, je choisis de ne pas retourner chercher mes chaussures de randonnée : il faut chaud et sec et le site est malgré tout aménagé). J’emprunte donc le sentier qui descend le long de la falaise pour faire la visite dans le sens qui m’a été indiqué : la chapelle, puis la boulangerie, puis la forteresse. Arrivée au pied du site, je pénètre dans un bâti en bois, rappelant les défenses mises en place à l’époque médiévale.

L’entrée du site médiéval de Jonas

Le site a d’abord été occupé par des moines. A partir du IXe siècle, ils creusent la chapelle Saint Laurent des Roches. Au XIe siècle, elle est ornée de fresques, toujours largement visibles (et qui sont actuellement parmi les plus anciennes fresques d’Auvergne). Le lieu est empli d’un mysticisme latent. L’impression qui s’en dégage est étrange. J’étais déjà entrée dans une église troglodyte à Tours, mais cette chapelle est encore plus impressionnante.

fresque du XIe siècle dans la chapelle troglodyte de Jonas

Après la chapelle, je passe par la boulangerie et son four à pain. Puis je gagne l’entrée du château médiéval. La famille de Jonas s’est installée là plus tard ques les moines. Elle a creusé dans la falaise un véritable logis seigneurial. Un impressionnant escalier à vis permet de rejoindre les parties hautes. Ici, au XIVe siècle, environ 600 personnes vivent dans la falaise : seigneurs, hommes d’arme, paysans… puis, progressivement, le site est abandonné pour finalement devenir propriété communale après la Révolution.

Vue d’ensemble de la falaise
Depuis la forteresse de Jonas, surveiller la vallée de la Couze Pavin

La visite se termine. Je repasse par l’accueil. Je profite de la terrasse pour prendre un rafraichissement tout en continuant à admirer la vue. Il est temps de partir pour rejoindre mon hébergement au bord du lac d’Aydat, en prévision des découvertes du lendemain sur le plateau de Gergovie !

(*) Les grottes de Jonas sont ouvertes à la visite. En saison, des visites guidées médiévales sont organisées. Sinon, le site est en visite libre. Horaires et tarifs sont disponibles sur le site internet des grottes de Jonas.
ATTENTION : en raison de son architecture, creusée dans la falaise au Moyen-Âge, le site des grottes de Jonas n’est pas accessible aux poussettes ni aux fauteuils roulants. Il comporte en outre 500 marches (cumul montée/descente), parfois inégales et pouvant être glissantes selon la météo. Assurez vous donc d’être chaussé en conséquence, et d’être en capacité de monter/descendre autant de marches.

[projet 52-2023] semaine 31 – dans la bonne direction

Cette semaine, le projet 52 nous invite à suivre ou à choisir la bonne direction. On peut bien entendu prendre ce sens au propre ou au figuré… mais en cette période estivale, j’ai choisi de ne pas trop me creuser la tête et de rester sur le sens propre !

J’aime bien aller me promener en pleine nature, randonner sur les sentiers, marcher en montagne, en bord de mer ou dans les bois. Je n’emporte pas toujours de carte (même si je sais que ce n’est pas bien…). Mais avant de partir sur un secteur que je ne connais pas, je regarde quand même systématiquement les topos des environs, j’observe une carte avec une bonne précision, je note mentalement les directions, et je repère les balisages que j’aurais à suivre. Les rectangles rouge/blanc, vert, jaune ou bleu sont ainsi régulièrement mes alliés (même s’il m’arrive parfois d’en louper un et donc de m’éloigner du chemin prévu). Mais parfois, certaines balades ne sont pas sur des sentiers de randonnée avec de tels balisages et les panneaux indiquant la direction à suivre sont plus créatifs. Celui-ci était en sous-bois dans la montée vers la Croix de Motte Vieille au dessus de La Motte Chalancon (je vous en reparlerai), dans le Diois Provençal.


Pour aller dans la bonne direction avec les autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.


NB : Actuellement en vacances en famille, et bien décidée à profiter complètement de ces moments, je ne sais pas si j’aurai l’occasion de me connecter. Je validerai les commentaires qui seraient en modération dès que possible, et au plus tard mi-août à la reprise du travail ! De même, je n’aurai sans doute pas le temps de voir vos participations avant cette date.

[Auvergne] deux jours au pays des Arvernes

Après un week-end à Issoire début juin, je suis retournée passer un week-end en Auvergne une quinzaine de jours plus tard. Cette fois, je me suis arrêtée un tout petit peu plus au nord, au niveau du plateau de Gergovie et du territoire Mond’Arverne. J’avais en effet un joli programme pour occuper ces deux jours, entre découvertes culturelles, activités ludiques, jolis villages et balades. Le soleil a en plus été au rendez-vous tout le long du séjour. Venez, je vous emmène !

Vue sur le Puy de Dôme depuis le plateau de Gergovie

Une journée sur le plateau de Gergovie

Si vous vous souvenez de vos cours d’histoire, la bataille de Gergovie est la seule victoire avérée de Vercingétorix sur Jules César lors de la guerre des Gaules. C’est Jules César lui-même qui relate la bataille, la stratégie mise en place par les deux camps et comment il a du battre en retraite. Le site de Gergovie était avant tout un oppidum gaulois, c’est-à-dire une ville organisée, protégée et installée de façon pérenne sur le site. L’oppidum s’étendait sur toute la superficie du plateau. Des fouilles y sont toujours réalisées afin de mieux comprendre l’organisation de la vie des Arvernes (les gaulois qui étaient établis dans l’actuelle Auvergne).

Musée de Gergovie

Un musée a été implanté sur le plateau de Gergovie afin de restituer in situ les découvertes archéologiques qui y ont été faites. De conception moderne (il a ouvert en 2019), il explique via une muséographie multimédia dynamique la vie sur le plateau et le déroulement de la bataille (mention spéciale pour la projection sur une carte en relief des mouvements des gaulois et romains, permettant de bien comprendre ce qu’il s’est passé en 52 av. JC). Le musée organise aussi régulièrement des activités afin de découvrir l’histoire de façon ludique. J’ai eu le plaisir d’en essayer deux : l’escape game et le parcours d’orientation.

Musée de Gergovie

Tempête pour un crâne, un escape game au musée

Avec un groupe d’éclaireurs Partir-Ici.fr, avions rendez-vous le matin à l’entrée du musée de Gergovie pour découvrir en avant-première l’escape game qui est lancé cet été. Après la présentation du contexte (le facétieux voleur Jules C.Sarre a remplacé une cruche gauloise par un pichet en plastique, le conservateur Vincent G. Torique a 1h pour retrouver la cruche afin de la remettre en place avant la visite de l’inspecteur du patrimoine), nous nous répartissons en petits groupes de 3 ou 4 personnes, investissant chacun une salle du musée. Là, nous découvrons plusieurs boîtes cadenassées un peu partout dans la salle. Nous allons devoir toutes les ouvrir en moins de 45 minutes à l’aide des indices que nous trouverons afin de récolter des renseignements permettant de trouver la cruche. Après avoir ouvert toutes nos boîtes dans le délai imparti, nous nous regroupons avec les groupes des autres salles afin de mettre nos informations en commun et de retrouver la cruche.

Escape game au Musée de Gergovie

J’ai beaucoup aimé cet escape game plutôt complexe. Il ne nécessite pas vraiment de manipulations mais il demande pas mal de concentration. Les énigmes sont subtiles et font se poser beaucoup de questions. J’ai partagé cette expérience avec Murielle de Balades autour de Lyon et Léa et Mickaël de Le Monde des Mirons, et nous avons tous apprécié. Compte-tenu de sa complexité, cet escape game est plutôt destiné à des grands ados et des adultes, parfait pour un moment en famille ou entre amis.

Un parcours d’orientation autour du site archéologique

Après un pique-nique à base de produits du terroir (l’Auvergne est vraiment un paradis pour qui aime la charcuterie et/ou le fromage), nous avons débuté l’après-midi en testant l’autre activité qui est lancée cet été : le parcours d’orientation à énigmes. Munis d’une carte de course d’orientation, nous devons retrouver les balises réparties sur tout le plateau de Gergovie. Chaque balise nous révèle un indice qui permet de répondre à l’énigme correspondante sur notre feuille. Le parcours nous permet de découvrir l’intégralité du plateau et de nous attarder sur les panneaux d’information que nous croisons. Nous découvrons ainsi le chantier de fouilles archéologiques, les vestiges de l’oppidum, le monument à Vercingétorix. Nous faisons de la lecture de paysage alors que la balade nous emmène tout autour du plateau, permettant une découverte à 360° des environs.

Le monument à Vercingétorix
Lecture de paysage
Depuis la table d’orientation au milieu du plateau de Gergovie

J’ai fait ce parcours d’orientation à énigmes de nouveau avec Murielle, Léa et Mick, et nous avons été rejoints par Charlotte de Mond’Arverne Tourisme. Même si nous avons eu un peu de mal à trouver les premières balises, nous avons finalement réussi à répondre à toutes les questions. Nous avons arpenté le plateau en long et en large, profitant pleinement des lieux. Nous avons aussi pas mal papoté et rigolé, ce qui a pu nuire à notre efficacité mais a contribué à passer un bon moment. Ce parcours peut être fait sans aucun problème avec des enfants qui marchent bien (compter 1h30 pour faire toute le parcours). Il permet d’allier le côté sportif et ludique à la découverte culturelle, sans les aprioris d’une visite de musée.

(*) Ces deux activités sont organisées par le Musée de Gergovie dans le cadre des animations de l’été. Deux dates sont proposées pour chacune : 7 juillet et 25 août 2023 en soirée pour l’escape game et 28 juillet et 4 août 2023 en matinée pour le parcours d’orientation. N’hésitez pas à faire un tour sur le site internet du musée car il y a d’autres propositions d’animations, de visites et de balades qui ont l’air très chouettes également.
ATTENTION : il y a peu d’ombre sur le plateau, pensez donc aux chapeaux, à la crème solaire et à la gourde d’eau pour le parcours d’orientation !

Une matinée à la découverte des petites cités de caractère

J’ai profité de ma venu sur le plateau de Gergovie pour prolonger un peu mon séjour et découvrir quelques autres pépites du territoire de Mond’Arverne Tourisme. Parmi celles-ci, on retrouve trois petites cités de caractères. Je suis partie les explorer un matin.

Vue sur Saint Saturnin depuis les hauteurs

Saint Saturnin

Le hasard a fait que j’ai passé une nuit à Saint Saturnin, dans une des chambres d’hôtes du Bistrot d’Ici (que je recommande car tout était top : l’accueil, la chambre, la situation géographique, le petit déjeuner..). Après avoir pris mon petit déjeuner sur la terrasse du bistrot, je suis donc naturellement partie me balader dans les ruelles de Saint Saturnin. Le village est construit sur une butte, dominée par un château et une église romane (qui comme celle d’Issoire fait partie des églises romanes majeures d’Auvergne). J’ai profité du calme matinal pour visiter l’église, admirer la façade du château (il se visite mais le jour où j’y étais n’était ouvert que l’après-midi) et découvrir les points d’intérêt du village, dont la jolie fontaine Renaissance.

Les maisons du village aux jolies façades
Lumière du matin sur l’église de Saint Saturnin et la place du château
La fontaine Renaissance devant le château de Saint Saturnin
L’église romane de Saint Saturnin
Le clocher de l’église et une tour des anciennes fortifications du village de Saint Saturnin
Façades médiévales

La Sauvetat

Je n’avais pas spécialement prévu d’aller à La Sauvetat mais j’y suis passée en allant vers Vic le Comte. Il aurait été dommage de ne pas s’arrêter pour explorer la petite cité dominée par son donjon. Le cœur de la cité est construit autour de l’ancienne commanderie des Hospitaliers de Saint Jean de Jérusalem. Lors de mon passage, le village était encore partiellement endormi. J’ai toutefois croisé une habitante qui m’a indiqué que les maisons restaurées du fort sont ouvertes lors de manifestations et évènements culturels.

La porte Saint Jean de La Sauvetat
Vue sur le donjon de La Sauvetat depuis le fort villageois

Vic le Comte

Des trois petites cités de caractère du territoire de Mond’Arverne, Vic le Comte est la plus grande. Arrivée sur place un dimanche en milieu de matinée, la petite ville était bien vivante. J’ai fait un tour plutôt rapide dans les rues bordées de maisons anciennes. Je me suis un peu attardée au bord de la fontaine de la place du Vieux Marché. Mais surtout, j’ai regretté de ne pas pouvoir disposer de plus de temps pour admirer la Sainte Chapelle de Vic le Comte (la messe dominicale allait débuter). Je ne m’attendais pas du tout à trouver un tel joyau de la Renaissance au cœur de l’Auvergne.

Façades en arkose et pans de bois à Vic le Comte
Fontaine de la place du Vieux Marché
L’ancien château de Vic le Comte

En effet, la construction d’une Sainte Chapelle répondait à des critères précis : elle devait être incluse dans le château d’un membre d’une famille royale (le château était celui de Jean Stuart, neveu du roi d’Écosse), être fondée par Saint Louis ou un de ses descendants (Louis XII pour celle de Vic le Comte) , abriter des reliques de la Passion du Christ (épine de la Sainte Couronne ou éclat de la Vraie Croix), avoir un plan uniforme similaire à celui de la première Sainte Chapelle (celle de Paris, bâtie au cœur du palais royal de Saint Louis, devenu depuis la Conciergerie et le palais de justice de Paris), et les messes devaient y être dites aux mêmes heures qu’à Paris. Seulement 11 Saintes Chapelles ont été édifiées et seules 7 sont encore visibles de nos jours. Celle de Vic le Comte, plus tardive que d’autres, se distingue par l’élégance de ses sculptures Renaissance en pierre blanche. Depuis, la Sainte Chapelle de Vic le Comte a été agrandie d’un nef pour devenir église paroissiale.

La Sainte Chapelle de Vic le Comte

Une pause sur le plateau de Corent

Après avoir visité les petites cités de caractère du territoire de Mond’Arverne, j’ai pris la direction du site archéologique du plateau de Corent. Tout comme à Gergovie, il y avait à Corent un oppidum gaulois. Il semblerait même que Corent a été la première capitale des Arvernes, avant Gergovie. En effet, des fouilles récentes (essentiellement depuis 2001) ont montré une occupation du site depuis le néolithique et il constitue une des plus vastes agglomérations connues de l’âge du bronze en Europe. De nombreuses découvertes (sanctuaire, habitat, bâtiments publics, ..) ont été faites sur le site archéologique de Corent permettant de mieux comprendre l’organisation et la civilisation gauloises. Sur place, de nombreux panneaux d’interprétation jalonnent un sentier qui permet de faire le tour du site et d’en apprendre plus sur les vestiges découverts ici et leur interprétation.

Sur les vestiges de la cité gauloise, des éléments de reconstitution ont été mis en place.
L’entrée du sanctuaire de la cité gauloise de Corent
Le parcours d’interprétation permet de découvrir tout le site archéologique

Une nuit au bord du lac d’Aydat

Chronologiquement, c’est par la nuit au bord du lac d’Aydat que mon séjour sur le territoire Mond’Arverne a débuté. J’étais en effet arrivée la veille de ma journée sur le plateau de Gergovie car nous y avions rendez-vous tôt le matin et ce n’est pas tout près de chez moi (il faut compter 3 heures de route depuis la Drôme, j’ai donc profité de la veille pour d’autres découvertes auvergnates dont je vous reparlerai). J’avais choisi de prendre un hôtel au bord du lac afin de pouvoir me balader tranquillement à pied en fin de journée mais surtout au petit matin. J’aime en effet beaucoup les ambiances (très) matinales sur les plans d’eau en été, quand les premiers rayons du soleil viennent réchauffer la surface de l’eau, refroidie par la nuit. Et je dois dire que le lac d’Aydat m’a particulièrement gâtée. Je suis sortie faire un tour du lac à pied au lever du soleil, et c’était juste magique !

Balade de fin d’après-midi au bord du lac d’Aydat
Balade de fin d’après-midi autour du lac d’Aydat
Lever de soleil au dessus du lac d’Aydat
La magie des petits matins d’été sur les plans d’eau
Tour matinal du lac d’Aydat
Petit matin sur la plage du lac d’Aydat


La journée sur le plateau de Gergovie était la raison de ma venue en Auvergne. En effet, avec un groupe d’éclaireurs Partir-Ici.fr (la plateforme d’Auvergne Rhône Alpes Tourisme pour un tourisme de proximité), j’étais invitée par Mond’Arverne Tourisme et Clermont Auvergne Tourisme à découvrir en avant-première deux activités organisées par le Musée de Gergovie dans le cadre d’une collaboration (commerciale). Je les remercie tous.

Par ailleurs, j’ai fait seule toutes les autres expériences, visites, activités, payant les droits d’entrée quand il y en avait, ainsi que les nuitées d’hôtel/chambre d’hôtes. Mes avis, qu’il s’agisse d’activités où j’ai été invitée ou que j’ai moi même financées, restent toujours libres et sincères.


Plateau de Gergovie & territoire de Mond’Arverne – Auvergne – juin 2023