Chaque année, le retour de la floraison des lavandes est un véritable plaisir. La semaine dernière déjà, j’avais aperçu que les champs à Divajeu commençaient à être déjà très bleus. J’avais alors fait un petit crochet pour voir ceux de La Baume Cornillane où j’étais allée l’an dernier, mais la floraison n’y avait pas encore débuté. La météo ayant été belle et chaude toute la semaine, j’y suis retournée hier… et j’ai bien fait !
Les champs de lavandes sont donc actuellement en pleines fleurs à La Baume Cornillane, pour le plus grand plaisir de mes yeux, mais également de mon odorat. A proximité des cultures, l’odeur suave et apaisante de la lavande se diffuse dans l’air. C’est un vrai bonheur !
J’ai donc une nouvelle fois pris plein de photos… Je me suis arrêtée au bord de cinq champs différents, dans différents secteurs de La Baume Cornillane. Trois faisaient partie de ceux vus l’an dernier, mais les deux autres ont été une belle surprise au détour d’un virage !
J’étais déjà allée au jardin zen d’Erik Borja en automne. Cette fois, j’avais envie de le découvrir au printemps. J’ai donc profité du lundi de Pentecôte où je ne travaillais pas pour y aller.
La météo n’était pas au beau fixe et j’ai même eu droit à quelques gouttes de pluie au cours de la promenade. Peu importe, cela n’enlève rien au charme des lieux.
Sitôt le pavillon d’accueil franchi, je suis plongée dans un autre monde, où le végétal règne en maître. A peine voit-on parfois le minéral venir tenter de lui ravir la place, mais toujours avec discrétion.
Dans le jardin, au bord des pièces d’eau, les iris sont en fleurs et les grenouilles paradent. Un peu partout, l’eau s’écoule, profitant des bénéfices des jours de pluie qui ont précédé. Le glougloutement ajoute à la sensation d’apaisement.
Je déambule sans parcours précis. Je cherche juste à profiter de la beauté et du calme des lieux. Je m’assied sur les bancs. Je respire l’atmosphère de sérénité qui berce l’endroit. Le temps s’écoule doucement, paisiblement. L’instant semble complètement suspendu.
Je croise quelques autres visiteurs. Je m’aventure à jeter un œil dans la bambouseraie. La densité des troncs est toujours impressionnante.
Au bord de l’étang, je cherche les grenouilles du regard. Certaines se reposent sur les feuilles des nénuphars. Un peu plus loin, la floraison des nymphéas a débuté, ponctuant le sombre de l’eau de touches de couleurs gaies. Le printemps est bel et bien à l’œuvre. Il suffit de jeter un œil aux pivoines et rosiers disséminés ici ou là au cœur des massifs.
Je termine la balade par un détour dans le jardin méditerranéen. Il permet faire une transition en douceur du voyage au Japon au retour dans la Drôme.
Jardin Zen d’Erik Borja – Beaumont-Monteux – Drôme – mai 2021
Cela faisait plusieurs années que je n’étais pas allée à Saint Antoine l’Abbaye. Durant le week-end de l’Ascension, je cherchais une idée de balade qui n’impliquerait pas de me retrouver sur l’axe des départs en vacances en raison de la forte circulation. C’était donc l’occasion parfaite pour retourner dans ce plus beau village de France.
En arrivant, je me suis stationnée en bas du village, au bord de la rivière. J’ai alors repéré un panneau proposant un circuit de visite du village. Je ne l’ai pas entièrement suivi mais il m’a conduite dans un quartier aux allures médiévales situé au pied de la terrasse de l’abbaye. Des maisons à pans de bois, un ruisseau, des ruelles étroites formaient un ensemble vraiment charmant.
De là, j’ai gagné le parvis de l’abbatiale. En raison de travaux de restauration, la façade gothique était masquée, et l’entrée ne pouvait pas se faire par là. Je me suis donc dirigée vers la porte latérale pour faire un petit tour dans l’église (là aussi, pas mal de travaux étaient en cours).
En ressortant dans l’ancien cloître devenu une place du village baignée de l’ombre des tilleuls (qui hélas, commencent à vieillir et montrer des signes de faiblesse), j’ai été frappée par le calme. Comme les terrasses des bars et restaurants ainsi que les boutiques et musées étaient encore fermés, les lieux étaient nettement plus paisibles que lors de mes précédentes visites.
Je suis alors passée sous le porche des anciens bâtiments conventuels pour monter à l’arrière de l’abbaye. La route s’est transformée en chemin et j’ai rapidement surplombé l’ensemble du site. La vue de ce côté est plus inattendue mais pas moins impressionnante que celle que l’on a en arrivant par le village.
De là, j’ai prolongé la balade sur un chemin de campagne, à travers champs. Quelques noyeraies ponctuaient le paysage du vert intense de ce printemps bien humide que nous avons eu. J’ai finalement fait demi-tour au bout d’environ 2 km car l’après-midi avançait.
De retour sur la place aux tilleuls, je suis repartie en passant par l’ancienne porterie de l’abbaye, devenue mairie du village et qui mène à une jolie place bordée de platanes et de glycines. Puis au fil des rues et des goulets, je suis retournée jusqu’au parking où j’avais laissé ma voiture.
Maisons à pans de bois au pied du villageSur la terrasse de l’abbayeAu pied de l’abbatialeVue sur l’arrière de l’abbaye et les bâtiments conventuelsAu milieu des champsL’abbaye dans son écrin de verdureNoyeraiesChemin de campagneA l’ombre des tilleulsL’ancienne porterie de l’abbayeGlycines en fleurs
En rentrant de faire une course, j’ai fait un crochet pour passer dans un endroit où poussent des orchidées plus tardives. Lors de mon précédent passage, elles n’avaient pas du tout commencé à pointer le bout de leurs pétales. Cette fois, les ophrys abeille égayaient joliment les herbes folles, tandis que les orchis pyramidaux fleurissaient à peine.
En traversant la campagne, ce qui frappe c’est le rouge qui prend le pas sur le vert dans les champs où les coquelicots s’épanouissent…
Peyrus – Drôme – mai 2021
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Je suis finalement retournée cette semaine voir où en était la floraison des orchis pyramidaux, et cela a été une bonne pioche ! Ils étaient en pleines fleurs !
J’étais allée voir l’exposition All-Over de Philippe Favier au Musée de Valence peu après son vernissage, juste avant que les musées ne referment. Par contre, les enfants n’avaient pas eu le temps d’y aller. Aussi lorsque les musées ont pu ouvrir leurs portes à nouveau, notre première sortie a été pour le Musée de Valence.
En octobre, j’avais eu une impression que je n’arrivais pas à définir. Cette fois, je crois que j’ai mieux cerné ce que j’ai ressenti : j’ai eu finalement des impressions très ambivalentes selon les œuvres. Il y en a que j’ai beaucoup aimé et d’autres pas du tout. Globalement, celles qui m’ont plu m’avaient déjà fait bonne impression à l’automne. Ce qui est amusant surtout, c’est que rares sont les œuvres ayant fait l’unanimité parmi nous trois !
Cette fois, il y avait aussi moins de visiteurs dans les salles et nous avons ainsi eu plus de temps pour nous pencher en détail sur les réalisations de Philippe Favier. Car les accumulations cachent de nombreux petits trésors que l’on voit pas forcément au premier coup d’oeil.
Nous avons également disposé de plus de temps que ce que j’avais eu en octobre. Nous avons mis presque 2 heures et demie à faire le tour des salles du musée (et encore, nous avons un peu accéléré à la fin : nos yeux, et nos pieds, commençaient à demander grâce). L’exposition est vraiment très dense. Finalement, la thématique de l’accumulation se vit jusques dans le nombre d’œuvres présentées !
J’étais contente de revisiter cette exposition All Over, par Philippe Favier, et de rejouer avec les points de vue sur les œuvres. Il y a en effet une richesse et une diversité (de techniques, de présentations, de mises en scènes…) rares pour un même artiste et qui permet de vraiment s’amuser en les explorant.
Métamorphose du kitschAutoportraitCelui-ci nous a fait penser à la danse macabre de La Chaise DieuJeux de refletsMises en boîte(s)En rangs !Carte du maraudeur – version Saint PérayECCE…. des œuvres partout partoutAu cœur de l’échiquier
Exposition ALL OVER – Philippe Favier Musée de Valence – Drôme – mai 2021
(*) L’exposition se tient jusqu’au 29 août 2021 au Musée de Valence. Une visite virtuelle est proposée sur le site du musée.
Ce moi de mai ayant été particulièrement pluvieux, j’ai essayé de saisir chaque moment de beau temps pour aller me promener (en dehors de mes heures de travail, bien entendu…). C’est ainsi qu’après plusieurs jours de pluie, nous avons, avec Mr 2e, enfilé nos chaussures de rando pour une balade au pied du Vercors à Peyrus.
Nous sommes partis du fond du ravin des Chichats par le chemin des Moines. Nous étions déjà allés nous promener par là l’hiver dernier, avec la neige. Cette fois, les paysages sont nettement plus verdoyants. Arrivés au niveau du croisement avec le chemin de Drogue, au lieu de continuer à monter, nous avons opté pour la direction des Condamines, sur notre gauche.
Le paysage y est plus ouvert et nous offre de jolis points de vue en direction de la plaine de Valence et plus loin à l’horizon des montagnes ardéchoises. Tout autour de nous, le printemps s’épanouit. Les prés sont colorés d’une multitude de petites fleurs, tandis que les ruisseaux glougloutent, gonflés par les récentes pluies.
En continuant sur le chemin, nous arrivons d’ailleurs à un gué : le ruisseau traverse le chemin avant de cascader et de s’enfoncer au cœur des prés. Quelques bêlements de moutons viennent à peine troubler le calme des lieux. puis, le sentier monte légèrement et nous conduit à la lisière d’un bois.
Là, dans la prairie, je repère rapidement quelques orchidées sauvages, des orchis singes (orchis simia) dont le rose contraste avec le vert de l’herbe de printemps. Puis en m’approchant, je remarque quelques orchis brûlés (neotinea ustulata) et enfin je vois des céphalanthères à longues feuilles (Cephalanthera longifolia). Je suis particulièrement ravie de voir plusieurs individus de celles-ci qui manquaient un peu à mon tableau de chasse photographique (j’en avais juste vu une, une seule fois, sur les hauteurs de Combovin, mais elle était un peu abîmée). Enfin, en regardant dans le sous-bois, pile dans un rayon de soleil, ce sont quelques orchis mâles (orchis mascula) qui m’attendaient.
Après cette récolte photographique fructueuse, nous avons pris le chemin du retour en repartant sur nos pas… et en jouant encore un peu dans le gué du ruisseau !
Après les pluies, les ruisseaux ont un joli débitVue sur les roches de TreillarasVert printemps !Marcher au pied de la montagneAu loin, on devine la montagne ardéchoisePrairie fleurieSuivre le chemin…Orchis singe (orchis simia)Orchis brûlé (neotina ustulata)Orchis mâle (orchis mascula)céphalanthère à longues feuilles (Cephalanthera longifolia)
Courant mai, un nouveau parc urbain a ouvert à Bourg-lès-Valence. Situé sur les anciens terrains de la Cartoucherie (dont le bâtiment abrite maintenant des studios d’animation), il porte officiellement le nom de Bernard Piras, ancien sénateur-maire de la ville.
Construit en terrasse pour suivre la déclivité du terrain, le parc offre de jolies vues sur la Cartoucherie ainsi que sur l’Ardèche et la montagne du Crussol qui lui font face. Des chaises et chaises-longues invitent à y faire une pause, tout comme les immenses tables sous la structure de la pergola qui sera végétalisée. Une grande aire de jeux très colorée vient compléter les équipements du parc.
Le parc est traversé par un canal, issu de la source de Flavie, et qui permettait initialement d’envoyer via un bassin de rétention l’eau nécessaire au fonctionnement de l’usine vers les bâtiments. Et en bordure du parc, on retrouve d’un côté la gare, qui servait à expédier les productions de la Cartoucherie et était directement reliée à la ligne Valence/Grenoble (et donc facilement accessible depuis la ligne Paris/Méditerranée) et de l’autre côté, un petit entrepôt, construit en 1902. Tous les deux sont classés au titre des monuments historiques, tout comme le bâtiment principal et la cheminée ainsi que le système hydraulique.
L’ensemble offre aujourd’hui un joli parc agréable pour se promener, se prélasser, ou s’amuser….
Le bâtiment principal et la cheminée
Invitation au bavardageAu coeur du nouveau parcAire de jeuxL’ancienne gareA la source…Sous la pergolaIris des maraisLe canal de FlavieVue sur le bâtiment principalLe printemps au parc de la CartoucheriePorte de l’entrepôtAu bord du canal de FlavieL’ancienne entrée des bureaux de la Cartoucherie
Parc Bernard Piras / La Cartoucherie – Bourg-lès-Valence – Drôme – mai 2021
Initialement, j’avais prévu une randonnée en forêt de Saoû mais la météo était très incertaine, et les averses avaient tendance à se succéder. Comme j’étais déjà dans le secteur de Saoû, j’ai cherché une alternative… C’est ainsi que je me suis retrouvée sur les petites routes entre Drôme Provençale et vallée de la Drôme, et que j’ai fait un arrêt pour visiter le village du Poët Célard.
Le Poët Célard est un village perché, dominé par son château médiéval. Celui-ci après avoir failli disparaître a été racheté par un groupe d’habitants du village qui y ont installé un hôtel restaurant. Une bonne partie des espaces extérieurs est restée libre d’accès et permet d’avoir un panorama impressionnant d’où l’on découvre par delà la vallée du Roubion le bord méridional du synclinal de Saoû.
Pour y accéder, il suffit de monter par les calades et escaliers qui jalonnent le vieux village. Cette courte balade permet de s’imprégner de l’ambiance mi-médiévale mi-provençale du village. Une fois la porte du château passée, il est possible de se rendre dans différents jardins suspendus, petits havres de calme invitant au repos et à la contemplation. Je fais également le tour du bâtiment pour profiter de la terrasse panoramique (et je me dis que j’y aurais bien pris un café si la situation avait permis que le bar soit ouvert… )
Après avoir largement profité des différents points de vue, il me faut me résoudre à redescendre. Je passe alors par une des anciennes portes fortifiées du village, et je remarque deux vieilles plaques de cocher situées là. Un plan de la ville indique un lavoir-fontaine un peu plus loin. Effectivement à quelques dizaines de mètres de là, je découvre un charmant petit lavoir, bordé d’un talus fleuri et dont la fontaine coule activement.
Si le village du Poët Célard n’est pas très grand, il mérite à coup sûr un arrêt !
Dans le vieux villageL’ancienne église du villagePrendre le temps au cœur des jardins suspendusVue depuis la terrasse panoramique du châteauEn redescendant du châteauLa fontaine-lavoirPlaques de cocherPoint de situation géographique
Le Poët Célard – Drôme – mai 2021
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Lors de mon petit road-trip, j’ai également fait un arrêt au bord du Roubion à Bourdeaux… (et l’on y constate bien le côté menaçant de certains nuages…)
Bourdeaux – Drôme – mai 2021
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Je voulais aussi passer par Rochebaudin que j’avais aperçu lors d’un précédent passage dans le secteur, mais des travaux sur la route m’auraient contraint à un gros détour… alors j’ai fait demi-tour à Félines-sur-Rimandoule (dont j’aime beaucoup le nom) pour retourner vers Crest.
Au début du mois de mai, alors que le ciel hésitait entre pluie et soleil, je suis allée faire un tour entre Peyrus et Saint Vincent la Commanderie. Après avoir laissé la voiture sur le parking du cimetière, et hésité à rentrer directement chez moi à cause d’une averse, j’ai rejoint le sentier qui part de l’autre côté de la chapelle Saint Pierre.
Après être montée le long des champs, au lieu d’aller vers la droite et le village de Peyrus, j’ai tourné vers la gauche sur le chemin qui longe le pied de la colline. De là, j’ai rejoint la route des Carrats. Après les pluies abondantes des jours précédents, le ruisseau était gonflé et s’écoulait rapidement, formant ici ou là des mini-cascades.
J’ai suivi la route qui longeait le ruisseau. Assez vite, la vue s’est dégagée et je me suis retrouvée avec les roches de Treillaras en point de mire. Au pied de la montagne, le printemps s’épanouissait en de multiples nuances de verts.
J’ai continué sur la route jusqu’à arriver au hameau des Carrats, toujours bercée par le son du ruisseau. Des prairies ont commencé à occuper l’espace plus large entre les collines. Quelques orchidées faisaient les belles, plus ou moins discrètement.
Alors, j’ai fait demi-tour, et en revenant vers le cimetière, j’ai croisé des champs d’aromatiques aux lignes graphiques. Finalement, le soleil avait brillé tout au long de ma balade, lui donnant par moment des allures quasi estivales.
En sous-bois, le chemin était bordé de renoncules « boutons d’or »Délicatesse des fleurs sauvagesOrchis pourpreOn commence à apercevoir les falaises du VercorsOrchis singePrairies verdoyantesAu hameau des CarratsVue sur les roches de TreillarasOrchis « homme pendu »Au bord du ruisseauLignes graphiques des champs d’aromatiques
Quelque part entre Peyrus et Saint Vincent la Commanderie – Drôme – mai 2021
Comme chaque mois de mai, je suis allée voir les iris en fleurs aux Iris du Grand Barbu. Le jour où j’y suis allée, la météo était assez incertaine. D’ailleurs, pendant que j’admirais les fleurs, une grosse averse est venue arroser le jardin. Vite chassée par le retour du soleil, la pluie avait laissé des perles sur les pétales, créant de nouvelles perspectives photographiques… surtout lorsque le soleil est venu jouer avec les gouttes, comme autant de petits diamants !
Iris du Grand Barbu – Chabeuil – Drôme – mai 2021
(*) L’accès au jardin des iris du Grand Barbu est libre durant la période d’ouverture. La commande d’iris est possible. Ils sont alors à récupérer durant l’été. Les conditions d’accès au jardin sont disponibles sur le site internet du jardin.