En proposant ce thème Correspondance(s) pour cette semaine du projet 52, j’avais très nettement en tête une idée de lettres, de courriers échangés, de boîtes aux lettres. J’aime encore en effet envoyer des cartes postales quand l’occasion se présente. J’ai également conservé de nombreux échanges épistolaires de cette époque pas si lointaine où nous n’écrivions pas encore électroniquement. J’ai aussi récupéré des piles de cartes postales et de lettres plus anciennes, témoins d’affections et porteurs de plus ou moins bonnes nouvelles. Mais je n’ai pas eu beaucoup le temps de chercher comment en faire une jolie photo (surtout avec les jours gris que nous avons eus et des déplacements professionnels au cours de la semaine).
Mais il y a un autre type de correspondance dont j’entends régulièrement parler. Vous savez, ce genre de correspondances pour lesquelles on nous invite à consulter les écrans et affichages en gare. Pour quelques temps encore, le train rythme mon quotidien (ou presque). La photo que j’ai choisie a une quinzaine de jours. J’étais en vacances au pays du Mont Blanc, et nous avons pris le Mont Blanc Express pour aller de St Gervais les Bains à Chamonix.
Pour savoir comment se passent les correspondances chez les autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.
Chaque année, l’arrivée de l’automne s’accompagne d’un changement d’ambiance le long des chemins, dans les parcs et dans les forêts. Cette année, l’été a joué les prolongations et c’est timidement que les couleurs d’automne ont fait leur apparition dans les environs de Valence. J’ai surveillé les variations dans le feuillage des arbres quasi quotidiennement en rentrant de la gare par les routes de campagne. Le changement de couleur a commencé à se faire sentir seulement dans la deuxième quinzaine d’octobre. C’est quasiment un mois plus tard qu’habituellement. Et même là, ce n’était pas encore bien net, comme un frémissement d’automne.
Début d’automne au parc de Lorient
Prémices d’automne au Parc de Lorient
Mi-octobre, je suis allée faire un tour au Parc de Lorient. C’est un endroit où je me rends de temps à autre, quelle que soit la saison. Il est généralement assez fréquenté car il possède de grandes prairies agréables pour pique-niquer ou jouer. Un espace de course d’orientation y est également installé (c’est d’ailleurs grâce à cela que je l’avais découvert il y a une dizaine d’années : Mr 1er y allait avec le collège pour pratiquer la course d’orientation et avait voulu me le montrer).
Depuis le parking, le parc est accessible via des escaliers ou une rampe douce
J’y suis allée un samedi en tout début d’après-midi. Il y avait encore assez peu de monde (ce ne sera plus le cas à la fin de ma balade car je retrouverai le parking plein en repartant). Comme souvent, je suis partie sur la droite du parc, vers la grande allée bordée de platanes majestueux. Quelques feuilles commencent à joncher le sol. Mais la plupart sont encore bien accrochées dans les branches et commencent tout juste à virer de couleur. De même dans les tilleuls, la plupart des feuilles sont bien vertes.
Doucement les feuilles changent de couleurPremières feuilles dorées sur les tilleulsLes pieds dans les feuilles mortes
Même si les couleurs d’automne sont trop discrètes pour la période de l’année, la balade est très agréable. Je me dirige vers le bord de la Véore. J’hésite un temps à la longer jusqu’à Beauvallon. Mais je ne dispose pas de beaucoup de temps et je n’ai pas envie d’avoir à presser le pas. Alors, je m’enfonce dans la petite forêt qui borde la rivière. J’aime beaucoup m’attarder sur le cheminement en bois qui protège la ripisylve et ajoute du charme au lieu. J’essaie d’apercevoir l’écureuil qu’un autre promeneur m’a signalé peu avant, mais sans succès. Ma promenade se termine. Je retourne au parking en longeant la rivière.
Le charme des petits ponts sur les fossésCe genre de cheminement qui donne envie d’aller voir ce qui se cache au boutFeuilles d’automneAu cœur de la ripisylve
Parc de Lorient – Montéléger – Drôme – octobre 2023
Fin de journée au centre de la Pangée
Toujours en octobre, c’est après une journée de télétravail que je suis partie prendre l’air à La Baume Cornillane. Là encore, c’est un endroit où je vais souvent et en toutes saisons. Il est en effet facile d’accès depuis la maison et offre de superbes points de vue, sans nécessiter de longue marche. A cette saison où le jour décline de plus en plus tôt, et comme il était déjà plus de 17.00 quand je suis partie, c’était donc parfait. Ce soir-là, un épisode cévenol était en approche et on l’apercevait arrosant déjà les montagnes de l’Ardèche. La température d’environ 25°C était bien trop élevé pour la deuxième quinzaine d’octobre, et le fort vent de sud ne venait même pas diminuer le ressenti.
Coup d’oeil vers les ruines du château des Cornillans
Les paysages par contre avaient commencé à prendre leurs teintes d’automne. Au bord du chemin, les herbes séchées par le soleil de l’été bruissaient dans le vent. L’ensemble avait des airs de lande écossaise, paysage battu inlassablement par les vents. Partie depuis l’arrière de la crête qui surplombe le village, j’ai commencé par gagner les roches de la Pangée. De là, j’ai longé la crête pour me rendre dans les ruines du château des Cornillans. Je commence à bien connaître ces paysages : la vue sur la Raye, la plaine de Valence, l’encoche de la vallée de l’Eyrieux se dessinant sur la ligne de l’Ardèche… Et pourtant, chaque fois, la lumière apporte une touche de changement. Je suis restée longtemps à admirer l’horizon, regardant la pluie s’avancer. J’ai fini par battre en retraite avant qu’elle ne soit trop proche (et j’ai bien fait car les premières gouttes sont arrivées alors que je ne sois revenue à la maison), heureuse de ce voyage au centre d’un monde ancien.
Le long du cheminvue sur la plaine de ValenceApprocher des roches de la PangéeAu pied de la grande roche de la PangéeLonger la crêteDans les ruines du château des CornillansVue sur la RayeUn dernier coup d’œil à la roche de la Pangée avant de repartir
La Baume Cornillane – Drôme – octobre 2023
Depuis ces deux balades, il a énormément plu, rendant la recherche des couleurs d’automne dans la plaine peu agréable. Je vous reparlerai bientôt des couleurs de l’automne dans les montagnes de Haute Savoie, mais il n’y aura pas d’autre article dans la vallée du Rhône sur cette saison. Cependant, j’ai au fil des années déjà pas mal publié sur cette saison et je peux vous proposer quelques autres idées automnales :
Les jours de pluie n’ont pas manqué ces derniers temps dans la Drôme où nous avons essuyé plusieurs épisodes cévenols/méditerranéens en peu de temps, et les averses violentes qui vont avec. D’autres secteurs n’ont pas non plus été épargnés par les gouttes. Et cela a été le cas de la vallée de l’Arve en Haute Savoie lorsque nous y avons passé quelques jours au début des vacances scolaires de La Toussaint. C’est donc sous une pluie battante que nous avons découvert un certain nombre de lieux (je vous reparlerai bientôt de ce séjour).
Ainsi, nous sommes montés dans les nuages jusqu’au Lac Vert à Passy. Là, nous avons eu la chance de bénéficier d’une courte fenêtre hors du brouillard et nous avons donc découvert ce lieu magique… sous la pluie ! On voit d’ailleurs très nettement les ronds formés à la surface du lac par les gouttes qui tombent. Et, abritée sous mon parapluie, je suis restée un long moment, hypnotisée par le bruit de la pluie et l’ambiance quasi mystique des lieux.
Pour découvrir ce que font les autres participants les jours de pluie, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.
J’avais depuis un moment envie de retourner dans les Gorges de l’Ardèche. J’avais en effet fait un court séjour à Vallon-Pont-d’Arc au printemps 2017 mais n’avais pas eu l’occasion d’y retourner depuis. Ce n’est pourtant pas très loin de Valence (il faut compter environ 1h de route pour rejoindre Saint Martin d’Ardèche, à la sortie des Gorges). Un échange avec les responsables de différentes grottes lors du salon Destination Ardèche au début du printemps m’avait en outre donné envie d’aller explorer le riche monde souterrain de ce secteur (on compte entre 800 et 900 grottes dans les Gorges, dont seule une poignée peut se visiter). J’ai donc profité d’une superbe journée de ce mois d’octobre pour aller me balader dans les Gorges de l’Ardèche.
Depuis le belvédère des Templiers
La route des Gorges, du Pont d’Arc à Saint Martin d’Ardèche
J’ai choisi d’arriver par la sortie des Gorges de l’Ardèche, à Saint Martin d’Ardèche. Mon itinéraire était simple : suivre la route touristique jusqu’au Pont d’Arc puis redescendre par le même chemin, tout en profitant des belvédères aménagés le long de la route. En effet, la route sinuant sur la rive gauche de la rivière, les points de vue sont sur la droite en allant vers l’aval. C’est donc dans ce sens qu’il est le plus simple de profiter des différents belvédères aménagés. Sur une trentaine de kilomètres, on compte ainsi une douzaine de points de vue accessibles en toute sécurité et offrant un stationnement. Bien entendu, on peut admirer les paysages bordant la route dans les deux sens et on ne voit pas les lieux de la même façon selon la direction que l’on suit.
Vue sur le Pont d’Arc depuis le bord de la route
Arrivée vers 10.30 à Saint Martin d’Ardèche, j’ai tout de suite pris la direction de la route des Gorges. J’avais en effet prévu de visiter la grotte de la Madeleine le matin. En montant, j’ai du faire un arrêt sur la route car un groupe de chèvres avait pris entière possession de la chaussée. Mon arrivée en voiture et quelques coups de klaxon ne les ont nullement perturbées. Il a donc fallu que je descende de voiture afin de les convaincre de gagner le bord de la route pour laisser passer les voitures. Il n’est en effet pas rare de croiser des chèvres dans les Gorges de l’Ardèche puisqu’elles y vivent à l’état sauvage. Ces chèvres férales se répartissent en plusieurs groupes pour au total une centaine d’individus. Après celles croisées, le matin, j’en ai également vu un groupe à l’ombre des chênes verts sur la petite route du belvédère d’Autridge.
Chèvre et son cabri – belvédère d’AutridgeBoucs – belvédère d’Autridge
Après la visite de la grotte de la Madeleine (dont je vous parle plus bas), j’ai poursuivi la route jusqu’au Pont d’Arc où j’ai fait une pause pour déjeuner. J’en ai profité pour faire une petite balade à pied jusqu’à la plage au pied de cette arche naturelle gigantesque, la plus grande d’Europe, sous laquelle passe la rivière. Si en plein été, c’est un peu la cohue des canoës et autres kayaks, en ce mois d’octobre, c’était nettement plus calme. Cette vision cumulée à mon expérience lyonnaise en kayak une quinzaine de jours avant m’ont donné envie de tenter l’aventure de la descente des Gorges de l’Ardèche en canoë à l’occasion.
L’arche du Pont d’Arc depuis la plage
J’ai ensuite pris la route dans le sens de la descente des Gorges, m’arrêtant à chacun des belvédères croisés. Il y avait, même en début d’après-midi, relativement peu de monde sur la route, et j’ai pu trouver sans difficulté à me stationner à chacun des belvédères, même ceux ne disposant que de 2 ou 3 places de parking. Si vous voulez un conseil, ne vous contentez pas de vous arrêter à un ou deux belvédères. C’est vraiment intéressant de s’arrêter à tous. La vue depuis chacun est toujours grandiose et chaque fois différente.
Belvédère des templiersBelvédère du Serre de TourreLa taille des embarcations, des kayaks biplaces, permet de se faire une idée de la taille des paysages.Depuis le Grand Belvédère, le débouché des Gorges de l’Ardèche
(*) Si à cette saison, la fréquentation touristique est moindre et l’expérience de la route des Gorges plus agréable, il faut noter que la plupart des points de restauration sont fermés. Seule l’Auberge du Pont d’Arc était ouverte et j’ai pu y déjeuner bien qu’étant arrivée tardivement. Mais j’ai regretté de ne pas avoir pensé à emporter mon pique-nique.
La grotte de la Madeleine, à l’aplomb de la rivière
L’endroit parfait pour prendre un café
Je suis arrivée juste avant 11.00 à la grotte de la Madeleine. Il y avait bien théoriquement une visite à 11.00, mais j’aurais été la seule visiteuse et les règles de sécurité nécessitent que les visites se fassent avec au moins 3 personnes (dont le guide). A moi toute seule, je n’étais donc pas assez nombreuse ! J’ai donc pris une place pour la visite de midi sachant que celle-ci serait également soumise à la présence d’au moins un autre visiteur (mais que je pouvais de nouveau décaler l’horaire si cette visite aussi devait être annulée). Comme il faisait très beau et que je venais de faire de la route, je n’avais pas vraiment envie de repartir aussitôt du site. La boutique de la grotte proposant des boissons, j’ai pris un café et je suis allée m’installer dehors. Là plusieurs tables à l’ombre des chênes verts dominaient le paysage. J’en ai choisi une située juste au bord de la barrière. De là, la vue sur les Gorges de l’Ardèche était magique. Et pour compléter le tableau, le silence n’était troublé que par le murmure de la rivière et le chant des oiseaux. Un petit goût de paradis !
Prendre un café avec cette vue !
Après m’être promenée sur le site de la grotte de la Madeleine, j’ai toutefois repris la voiture pour gagner le belvédère des Templiers, le plus proche. En revenant, j’ai vu une autre voiture se stationner, avec deux personnes, assurant la tenue de la visite de midi. En repassant à l’accueil, j’ai discuté un peu avec le personnel de la grotte sur les paysages d’ici et aussi d’un peu plus loin, récupérant quelques idées de balades au passage. Mais, il était l’heure de gagner l’entrée de la grotte pour vivre une aventure souterraine.
A la découverte du monde souterrain
Nous étions donc trois visiteuses pour ce qui dans les faits était la première visite de la journée. L’avantage d’être un tout petit groupe, c’est que l’on peut prendre plus de temps pour prendre nos photos et que l’interactivité avec la guide est accrue. Charlotte nous a ainsi livré de nombreuses anecdotes, nous montrant des recoins ou des concrétions plus discrètes et difficiles à faire voir à un grand groupe. J’ai été impressionnée dès l’entrée dans la grotte par la taille et la beauté des concrétions, en particulier les immenses draperies. La visite a duré un peu plus d’une heure, et l’émerveillement a été complet tout au long de celle-ci. La Grotte de la Madeleine figure assurément parmi les plus belles grottes que j’ai pu visiter.
DraperiesCertaines draperies ont créé des colonnesDraperiesCristaux de calciteÉmerveillement souterrain
(*) La grotte de la Madeleine est située sur la route des Gorges. Les horaires et conditions de visite sont détaillés sur le site internet de la grotte. Il y a 250 marches dans la grotte (à descendre & à remonter). La température dans la grotte est de 15°C, prévoyez donc un pull. Le site surplombe l’Ardèche et offre un superbe belvédère. On peut y prendre un café ou un rafraichissement, acheté à la boutique de la grotte. En saison, un snack est disponible sur place. Il est également possible de consommer son pique-nique sur place.
La grotte Saint Marcel, magie souterraine
En milieu d’après-midi, alors que je finissais de parcourir les Gorges depuis le Pont d’Arc, j’ai décidé d’en profiter pour visiter également la grotte Saint Marcel. Située un peu plus en aval que la grotte de la Madeleine, elle offre aussi au visiteur de nombreuses beautés souterraines. Là aussi les visites sont uniquement guidées. Je suis arrivée une vingtaine de minutes avant la dernière visite de la journée à 16.00 (en pleine saison, il y a des visites plus tardives). Après avoir pris mon billet, je me suis installée sur la terrasse au bord de la garrigue pour attendre l’heure de la visite.
Concrétions en « chou-fleur » à l’entrée de la grotte Saint Marcel
A la grotte Saint Marcel aussi la visite dure environ une heure. Le guide conduit le groupe sur le passage d’une ancienne rivière souterraine qui a creusé des salles aux proportions gigantesques. Saint Marcel est également une grotte de concrétions, même si quelques éléments révélant une présence humaine à la préhistoire ont été retrouvés. L’intérêt de la grotte Saint Marcel est donc avant tout géologique. On y trouve donc des concrétions impressionnantes : colonnes de plus de 40 mètres de haut, ensembles de stalactites et draperies monumentaux et surtout la cascade de gours. Celle-ci est une enfilade d’une centaine de bassins naturels unique en Europe, et fait la fierté de la grotte. Un son et lumière la met d’ailleurs particulièrement en valeur. Cette grotte a donc elle aussi rejoint la liste des plus belles grottes que j’ai visitées.
Les « orgues » de la salle de la CathédraleLe « Moine »La cascade de goursLa cascade de gours
(*) La grotte Saint Marcel est située sur la route des Gorges. Les horaires et conditions de visite sont détaillés sur le site internet de la grotte. L’achat de billets en ligne est possible. Il y a environ 415 marches dans la grotte (à descendre & à remonter). La température dans la grotte est de 14°C, prévoyez donc un pull.
Le chêne vert, arbre emblématique du parc naturel des Gorges de l’Ardèche
Gorges de l’Ardèche – Ardèche – octobre 2023
A noter : j’avais reçu en tant que blogueuse une invitation pour la visite de la grotte de la Madeleine. Cette visite constitue donc une collaboration commerciale. Toutefois, cela n’a pas du tout influencé mon émerveillement qui était bien réel. Par ailleurs, j’ai payé ma visite à la grotte Saint Marcel.
Autrefois… Le thème de cette semaine pour le projet 52 m’a fait me poser des questions. Je suppose que lorsque je l’ai mis sur la liste, je pensais à des photos en noir et blanc voire même en sépia, à des ambiances surannées, à des objets tout droit venus du passé. Or je n’ai rien de tout cela dans mes photos récentes, ou du moins rien d’exploitable en ce sens avec un minimum d’esthétique. De plus, avec l’automne particulièrement doux et atypique que nous avons, j’ai surtout fait des balades en extérieur ces dernières semaines. D’ailleurs, il y a une dizaine de jours, je suis allée me promener en fin de journée après avoir fini mon travail. Je suis allée à quelques kilomètres de chez moi, à La Baume Cornillane. Le vent soufflait fort et l’orage s’annonçait mais les températures étaient encore largement au dessus des fameuses « normales de saison ».
Et en marchant, je suis arrivée à l’endroit où autrefois, se trouvait le centre du monde. En effet, ce lieu a été désigné comme étant le centre de la Pangée par certains chercheurs (cette théorie est cependant sujette à controverse). Autrefois, donc, ici se trouvait un océan, et les roches dures qui s’élèvent en sont les traces.
Pour voir ce qu’il se passait autrefois chez les autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.
Si je travaille à Lyon, c’est assez rare que j’ai le temps de m’y balader. Au mieux, je me contente de sortir vite fait du métro à Vieux Lyon ou à Bellecour pour faire une course rapide. Quand l’équipe Partir Ici d’Auvergne-Rhône-Alpes Tourisme m’y a invitée à une demie-journée de découvertes lyonnaises, j’en ai profité pour faire une promenade matinale sur la colline de Fourvière avant de rejoindre le groupe pour le déjeuner et l’après-midi.
Vue sur Lyon depuis les jardins du Rosaire
Se promener sur la colline de Fourvière
(re) Découvrir le site gallo-romain
Arrivée tôt par le train à la gare de Lyon Part Dieu ce samedi matin (mais moins tôt qu’un matin de semaine), j’ai filé prendre le métro puis le funiculaire direction Minimes. Ma première idée était de passer voir les théâtres romains de Lugdunum, puis de faire un tour au musée gallo-romain. Celui-ci ouvrant à 10.00 et ayant rendez-vous à 11.30 dans le Vieux Lyon, j’ai finalement craint de manquer de temps pour en faire le tour. J’ai donc décidé de reporter ma visite à une autre fois et de profiter du beau temps. J’ai donc commencé par arpenter le site des théâtres que je trouve toujours aussi impressionnant depuis que je l’ai découvert en 1996 (en même temps que la ville de Lyon où je faisais mon stage de maîtrise – on dirait d’ailleurs plutôt Master 1 maintenant ! ).
Entrer dans le site des théâtres romains par l’ancienne rue avec son pavement de dalles
Le site se compose d’un théâtre et d’un odéon. Cette configuration est rare dans le monde romain et a su tirer partie de l’inclinaison naturelle de la colline de Fourvière. Le théâtre, sur la droite quand on arrive par le bas du site, est un des plus ancien de la Gaule Romaine, et l’un des plus vastes. Il avait initialement 5000 places, avant d’être agrandi et porté à 10000 places. De l’autre côté du site, l’odéon n’avait « que » 3000 places et servait pour des représentations plus intimes, musique ou déclamations. Il pouvait aussi faire office de lieu de réunion. L’un comme l’autre ont servi de carrière de pierres au fil du temps mais n’ont jamais complètement disparus ou été ensevelis. Aujourd’hui, ils sont un lieu de promenade mais aussi de spectacles lors du festival des Nuits de Fourvière.
Le théâtre romain de FourvièreVue sur le théâtre à travers l’écrin de verdure du jardin attenant
Descendre dans le Vieux Lyon par les jardins du Rosaire
Comme je disposais d’encore un peu de temps, j’ai choisi de redescendre à pied dans le Vieux Lyon. Cela faisait un moment que j’avais repéré les jardins du Rosaire sans avoir eu l’occasion d’y passer. Ils ont été intégrés dans le Parc des Hauteurs qui se déploie tout autour de la colline de Fourvière, et dont je connais déjà la partie se déployant sur le côté nord de la colline, avec la passerelle des Quatre-Vents rejoignant le cimetière de Loyasse. Une des entrées des jardins du Rosaire se situe juste en dessous des théâtres romains, c’est celle que j’ai empruntée. Très vite, on quitte l’agitation urbaine pour un havre de verdure avec une vue imprenable sur la ville.
Se promener dans les anciens vergers
Les jardins du Rosaire ont été constitués en réhabilitant et mettant en valeur d’anciens jardins privés laissés à l’abandon. Ils serpentent sous la basilique de Fourvière pour rejoindre le Vieux Lyon. On y chemine à travers d’anciens vergers. On y trouve une roseraie (que j’essaierai de revenir voir au printemps) et une collection d’hortensias. On y croise aussi divers aménagements, vestiges des utilisations passées des lieux. La promenade y est agréable et ombragée. Les points de vue et belvédères sur la cité se succèdent. Je m’amuse à reconnaître les différents bâtiments que j’aperçois. J’arrive finalement à la sortie du parc.
Un coup d’oeil à la basilique de FourvièreLes cyclamens marquent la fin de l’été…Dans les jardins du Rosaire
Flâner dans le Vieux Lyon
Il me reste à descendre la Montée des Chazeaux avec son spectaculaire point de vue sur la cathédrale Saint Jean pour rejoindre le Vieux Lyon. Là, je profite un peu de l’architecture Renaissance de ce quartier classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. Je suis toujours amusée d’emprunter une traboule, ce passage à travers les cours des maisons qui permet de joindre une rue à l’autre. Je flâne d’une rue à l’autre. J’essaie de prendre quelques photos mais l’ensoleillement du milieu de la matinée n’est pas le meilleur pour cela dans ce quartier aux rues étroites et au bâti élevé. Je vais jusqu’au musée Gadagne où je jette un œil à la cour. A côté de l’entrée, l’horloge Charvet s’apprête à sonner l’heure avec son jeu d’automates. Je m’arrête pour regarder ce spectacle pittoresque. Puis, je file vers le lieu de rendez-vous pour retrouver les copains pour déjeuner.
Vue sur la cathédrale Saint Jean depuis la Montée des ChazeauxArchitecture Renaissance dans le Vieux LyonDans la cour du Musée Gadagne
Déjeuner à Food Traboule – dorénavant fermé
Edit du 07/03/2025 : En voulant réserver, je viens de m’apercevoir que Food Traboule a fermé définitivement ses portes début 2025…
Pour le déjeuner, j’ai retrouvé la Team Partir Ici devant Food Traboule. Sur le concept d’un food court, Food Traboule a investi plusieurs maisons du Vieux Lyon, autour d’une cour dominée par la Tour Rose. Là, une quinzaine de stands répartis dans les étages permettent de choisir ce que l’on va manger, puis de se retrouver autour d’une même table. La nôtre se trouve sous la verrière dans la cour et nous profitons à la fois de la lumière et de la vue sur les façades intérieures et leur architecture Renaissance.
Devant Food Traboule
Sous la verrière
Après avoir pris un cocktail (sans alcool), nous partons explorer les différents stands. Il y a beaucoup de choix : pokebowls, burgers, poulet, pizzas, pâtes, spécialités lyonnaises… Il y a de quoi satisfaire tous les goûts. Je choisis des frites de quenelle pour ma part. Après avoir commandé et réglé, on me confie un biper qui sonnera lorsque mon plat sera prêt à être récupéré. D’autres stands proposent les saveurs sucrées. Face au choix difficile, je prends un tiramisu avec un café sur place et un cookie à emporter (il sera parfait le lendemain au petit déjeuner).
Beau & bon
Frites de quenelle
(*) Food Traboule, 22 rue du boeuf, Lyon 5e (Vieux Lyon)
Faire du canoë en pleine ville
Après le repas, nous sommes partis en groupe prendre le bus afin de rejoindre le pont Koenig à Vaise. Là, une activité vraiment très originale nous attendait. En effet, nous avons retrouvé l’équipe de Lyon Canoë pour une balade en kayak sur la Saône. Après nous être rapidement changés sur le quai pour enfiler nos tenues de sport et un petit brief sur les consignes de navigation et de pagayage, nous avons embarqué en binôme dans les kayaks. C’était parti pour plus de 2 heures sur l’eau et environ 8 km.
Fourvière depuis le pont Koenig
J’avais déjà constaté lors d’une sortie en canoë à Romans que depuis l’eau, on ne voit pas la ville pareil. C’est encore plus marquant à Lyon où l’urbanisation est plus forte. Passer sous les ponts et passerelles, croiser les bateaux, admirer les façades et les points de vue, entendre les cloches de la cathédrale Saint Jean sonner… autant de souvenirs à conserver. Et puis, il y a les rires avec Léa, ma comparse de kayak, et tout le groupe. Les manœuvres souvent hasardeuses et les immanquables collisions, là encore sources de rires. On s’émerveille, on s’amuse, on ne voit pas le temps passer, même si vers la fin, nos bras nous rappellent que nous sommes là depuis un moment. Arrivés à la Confluence, il nous reste un dernier effort à fournir : traverser le Rhône et le remonter sur une centaine de mètres afin de rejoindre la base nautique de Lyon Canoë. On sort les embarcations de l’eau. On profite des vestiaires pour se changer. La journée touche à sa fin. Nous nous quittons à l’arrêt de tramway voisin car nous ne partons pas tous dans la même direction, fatigués mais ravis à la fois de nos activités et des rencontres que nous avons faites.
(*) Lyon Canoë propose plusieurs formules en kayak ou en paddle qui sont détaillées sur leur site internet. Pensez à prévoir une tenue confortable et ne craignant pas l’eau, ainsi qu’un change, indispensable !
Lyon – Rhône – septembre 2023
(*) Le repas et la balade en canoë étaient des invitations de Auvergne Rhône Alpes Tourisme, constituant donc une collaboration commerciale. Cependant, mes avis sont comme à chaque fois sincères et libres.
Cette semaine, le projet 52 nous emmène dans la forêt. J’aime me promener en forêt. L’ambiance y est toujours particulière entre la lumière du soleil filtrée par les branches et les feuillages, les chemins tracés entre les arbres et le bruit du vent dans les feuilles. Enfant (et ado/jeune adulte), j’avais la chance d’habiter à proximité de la forêt de Villecartier, la deuxième plus grande de Bretagne. Étudiante, il m’arrivait d’aller me promener le week-end dans la forêt de Rennes si je pouvais disposer d’une voiture ou dans le parc forestier des Gayeulles où je pouvais me rendre à pied. Quand nous avions acheté un appartement en région parisienne, j’étais ravie car plusieurs bois étaient accessibles à pied permettant de s’y rendre à volonté. Depuis que je suis arrivée dans la Drôme, j’ai aussi toujours au cette possibilité d’accéder à un petit bois à pied, et j’en profite assez régulièrement pour de courtes balades. Je fais aussi assez souvent de plus longues promenades qui m’amènent dans l’une ou l’autre des forêts des environs.
Tout cela pour dire que je ne manque pas de photos de forêts dans mes dossiers. J’ai donc eu du mal à faire un choix ! Finalement, j’ai décidé de vous emmener dans une des forêts drômoises les plus emblématiques : la forêt de Saoû. La photo a été prise en été il y a 2 ans (depuis, je n’ai pas eu l’occasion de retourner randonner avec les 3 « enfants » ensemble), en fin de journée, pour une balade dans la fraicheur relative de la combe.
Pour voir ce qu’il se passe dans la forêt pour les autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires
Après un été riche en découvertes culturelles, j’ai continué à profiter des propositions à Valence et dans ses environs depuis la rentrée. Au programme, il y a eu : une exposition de photos de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle, une installation d’art contemporain et un concert très original dans un lieu absolument fabuleux lors des Journées Européennes du Patrimoine. Je vous propose donc de revivre cela en images.
Au Centre du Patrimoine Arménien
L’Orient Revisité, au Centre du Patrimoine Arménien
C’est au Centre du Patrimoine Arménien à Valence que je suis une nouvelle fois allée découvrir une exposition de photos. J’avais beaucoup apprécié les précédentes que j’y avais vues (vous pouvez retrouver mes avis sur l’exposition Orages de Guillaume Herbaut et sur l’aventure photographique des Kasparian), et j’étais impatiente de découvrir celle-ci.
La photographie s’est développé dans l’Empire Ottoman sous l’impulsion des arméniens qui se sont très vite intéressé à ce nouveau médium. A travers la production photographique des studios, essentiellement à Constantinople, c’est toute la société turque que l’on découvre. Les portraits occupent aussi une grande part de leur activité : c’est à la mode de se faire photographier. On découvre ainsi de nombreuses images de la famille impériale et de leurs proches. Des photos de paysages urbains donnent à voir une ville propre et qui se modernise.
Scènes de la vie de ConstantinoplePalais et mosquées
A cette époque charnière des débuts de l’industrialisation, les studios de photographie sont mandatés par le gouvernement pour documenter les efforts de modernisation du pays et l’occidentalisation grandissante. Les images sont ensuite utilisées à des fins de propagande auprès des nations européennes, en particulier le Royaume Uni et la France. On y montre des usines propres aux ouvriers souriants et les enfants dans des classes à l’école.
Une autre partie de l’activité des studios de photographie est la production de mises en scène de la vie rurale et traditionnelle. En effet, l’exotisme est à la mode en Europe, et nombreux sont les occidentaux à la recherche de ces représentations. Les studios n’hésitent donc pas à engager des acteurs pour s’habiller dans les tenues traditionnelles des différentes régions de l’Empire Ottoman, et poser dans des décors factices. Si l’on y prête un peu attention, on peut même noter les bouts de décors ou les acteurs que l’on retrouve sur plusieurs photos. Certaines mises en scène sont très poussées, quasi bibliques.
L’exposition se termine par l’exil des photographes arméniens, chassés de l’Empire Ottoman au moment du génocide de 1915. Certains parviendront à partir avec une partie de leur matériel et de leur patrimoine photographique. Ils s’établiront dans d’autres pays, en Europe ou en Amérique.
L’exposition L’Orient Revisité est une plongée dans l’histoire de l’utilisation politique de la photographie. Elle est à la fois un témoignage artistique et historique de la naissance de cette technique, mais aussi de son émergence comme vecteur de propagande : en choisissant ce que l’on montre et comment on le montre, on envoie un message fort.
(*) L’exposition L’Orient Revisité est visible au Centre du Patrimoine Arménien de Valence jusqu’au 23 décembre 2023. Les horaires et tarifs sont à retrouver sur le site internet du CPA.
Centre du Patrimoine Arménien – Valence – Drôme – août 2023
Nuée, à la Bourse du Travail de Valence
Nuée, c’était l’installation de l’été à la Bourse du Travail de Valence. Ce lieu a dédié son unique salle à la création contemporaine et propose des installations temporaires. C’est l’artiste Mélissa Mariller qui a monté Nuée. L’installation s’articulait autour de panneaux souples en plastique coloré et découpé de motifs rappelant les vieux meubles savoyards. Des bancs métalliques venaient s’ajouter à cette interprétation moderne des meubles traditionnels. Enfin, les luminaires ajoutaient une ambiance particulière, soutenue par une bande son pour une expérience totalement immersive.
Nuée, installation de Mélissa Mariller à la Bourse du Travail de Valence
(*) Nuée s’est achevée début septembre. La Bourse du Travail de Valence propose plusieurs installations par an, toujours en accès libre.
Bourse du Travail – Valence – Drôme – août 2023
Electrorgue, au Palais Idéal du Facteur Cheval
La soirée Electrorgue au Palais Idéal du Facteur Cheval était initialement prévue en mai pour la Nuit des Musées. J’avais d’ailleurs pris des places. Mais les orages avaient contraint à l’annulation de la soirée. J’étais donc ravie quand j’ai vu que le concert était reprogrammé à l’occasion des Journées Européennes du Patrimoine, et j’ai aussi réservé mes billets. J’y suis allée avec Melle 3e, ce qui nous a valu une fin de journée au pas de course entre la fin de son cours d’équitation à 19.30 et le début de la soirée à 21.00 à 1h de route de la maison. Mais cela en valait la peine !
A l’arrivée au Palais Idéal, celui-ci était plongé dans une semi obscurité, seulement éclairé par quelques lampes dans les jardins et les lumignons remis aux visiteurs à l’entrée. Notre première mission était de déposer notre lumignon quelque part sur l’œuvre du Facteur Cheval afin d’apporter notre pierre à l’édifice. Rien que pour cette expérience de découverte des lieux à la lumière de la lampe de mon téléphone, j’étais ravie d’être venue.
Découvrir le Palais Idéal du Facteur Cheval à la torcheApporter un éclairage nouveau sur le bâtiment en se rappelant que le Facteur Cheval a souvent travaillé de nuit sur son œuvre.
Puis est venue l’heure du concert. Electrorgue, c’est le mariage réussi entre l’orgue de Barbarie et la musique électro. Nous étions environ 600 personnes dans les jardins et sur la terrasse du Palais Idéal à profiter de la douceur de cette soirée au rythme des basses électro-organiques. J’ai été frappée de la disparité du public : des personnes âgées, des enfants, des habitués des concerts électro et d’autres qui découvraient. Je m’attendais presque à voir les Trois Géants se dandiner. J’ai été fascinée par les jeux de la lumière sur la façade du Palais Idéal. J’ai vraiment apprécié ce moment un peu hors du temps, entre monument historique et musique actuelle. J’ai aimé la façon dont l’originalité de la proposition musicale venait jouer avec l’exubérance des lignes du Palais Idéal. Et bien que fatiguée, j’étais presque déçue quand la musique s’est tue à bientôt minuit.
Au pied des Trois GéantsMixer de l’orgue de Barbarie…Prendre de la hauteur et assister au concert depuis la terrasseProfiter de l’exubérance
(*) Le Palais Idéal sert régulièrement de salle de spectacles. La programmation est à retrouver sur le site du monument, tout comme les horaires et conditions de visite plus classiques. Je vous recommande vivement de réserver si vous voulez vous y rendre. Le lieu est très prisé et la jauge relativement limitée. Et si vous voulez découvrir une autre oeuvre du Facteur Cheval, n’oubliez pas de vous rendre au cimetière de Hauterives où vous trouverez son tombeau.
Palais Idéal du Facteur Cheval – Hauterives – Drôme – septembre 2023
En proposant ce thème Perle(s) pour cette 41e semaine du projet 52, je crois que je pensais aux perles de pluie. Ces gouttes d’eau qui restent accrochées sur les feuillages ou les pétales après l’averse sont en effet extrêmement photogéniques. Mais force est de constater que la pluie se fait désirer ces dernières semaine. J’ai donc du changer mon fusil d’épaule, et trouver une autre idée. J’ai pensé aux perles avec lesquelles ont fait des bijoux mais je n’en ai pas à la maison. Je n’ai pas retrouvé le bocal de perles à repasser dont il reste un fond de l’époque où les enfants s’amusaient avec. Mais, en cherchant du riz dans mon placard, j’ai aperçu un pot de perles de tapioca qui me sert à épaissir les soupes en hiver. J’avais trouvé mon sujet. Un éclairage indirect, l’objectif de l’appareil photo de mon téléphone quasiment dans le bocal, et voilà !
Pour voir à quoi ressemblent les perles des autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.
Nous voici déjà presque mi-octobre ! L’été et la rentrée ont été bien occupés en ce qui me concerne, et je m’aperçois qu’il y a encore quelques balades en Drôme et en Ardèche dont je ne vous ai pas parlé. Comme, finalement, ces promenades ne sont pas spécifiquement estivales et qu’elles peuvent se faire en toute saison, il n’est donc pas trop tard pour vous emmener dans mes pas. Nous allons ainsi aller découvrir un jardin extraordinaire sur les hauteurs d’Alboussière en Ardèche, les sources de la rivière Drôme et un charmant village perché.
Sur les hauteurs d’Alboussière – Ardèche – juillet 2023
La Terre Pimprenelle, jardin poétique
Dire que j’avais mis le jardin de la Terre Pimprenelle sur ma liste depuis un moment est un euphémisme. J’avais même déjà presque réussi à y aller l’année dernière, sauf qu’une déviation pour travaux sur la route d’Alboussière m’avait finalement conduite à Lamastre et dans la vallée du Doux. Cette fois, j’avais une vraie bonne raison de m’y rendre : les copains du Caillou aux Hiboux y faisaient la soirée de lancement de leur guide touristique ardéchois. C’est donc en fin d’après-midi que je suis partie de la plaine valentinoise, entre canicule et mistral bien fort, pour me rendre dans la montagne ardéchoise. Une fois là-haut, le vent était toujours très présent mais j’avais réussi à perdre quelques degrés (même s’il faisait encore 35°C).
Bienvenue à La Terre Pimprenelle
Alors que les invités arrivaient peu à peu, j’en ai profité pour découvrir le jardin. Labellisé jardin remarquable, il déploie ses 1200 arbres et arbustes sur un hectare de pure poésie. Chaque recoin révèle sa surprise : là, une petite figurine en terre cuite, ici, une boule métallique ondoyant sur un bassin. Le fil conducteur de ce jardin est la suite de Fibonacci (pour ceux qui n’ont pas fait de maths, dans cette suite, chaque élément est la somme des deux éléments le précédant. Sa représentation graphique est une spirale, et la suite est liée au nombre d’or. Bref, la suite de Fibonacci est passionnante et a beaucoup inspiré les artistes). Mais nul besoin d’être fort en maths pour apprécier la Terre Pimprenelle. Il suffit de se laisser porter par la poésie des lieux et de prêter attention aux détails.
Des mobiles de coquillages tintent dans le vent
La construction ce de jardin s’est faite sur un terrain vierge, une terre agricole, qui a été façonnée pour correspondre aux souhaits d’aménagements posés sur le papier des années avant. Chaque élément a été pensé pour répondre à des exigences relatives au nombre d’or. C’est un effort de plusieurs années qui a donné naissance à ce lieu hors du commun. J’ai très envie dorénavant de la découvrir à différents moments de l’année. J’ai grandement apprécié cette parenthèse enchantée et reposante dans une semaine au rythme effréné (et cela a aussi été pour moi ce soir-là, l’occasion de retrouver pas mal de connaissances et d’échanger autour d’idées de balades dans la région).
J’ai été fascinée par ces boules métalliques flottant sur les différents bassinsLanterne de pierreRegarder les végétaux danser dans le ventPassion hortensiasS’assoir et se laisse hypnotiser par les mouvements de la boule sur l’eau
La Terre Pimprenelle – Alboussière – Ardèche – juillet 2023
Aller aux sources de la Drôme, c’était aussi depuis très longtemps sur ma liste de lieux que je souhaites découvrir. A la fin de l’été, j’étais avec Mr 2e un dimanche et nous avons eu envie d’aller dans le Diois. Une fois sur la route, alors que nous longions la rivière Drôme, nous nous sommes dit que ce serait amusant d’aller jusqu’à sa source. Nous avons donc dépassé Die, puis le claps de Luc en Diois et continué à remonter la rivière. La route s’est faite plus petite, et plus escarpée à mesure que nous progressions dans le Haut Diois, à la limite des Hautes Alpes. Nous avons fini par arriver à un peu plus de 1000 mètres d’altitude, à La Bâtie des Fonds, l’un des villages les moins peuplés de France (6 habitants à l’année au dernier recensement).
Là, plusieurs sources se rejoignent au fond d’un vallon pour former la rivière. La plus visible se trouve au centre du village. D’un talus jaillit une source qui alimente une fontaine. Le trop-plein se déverse dans une rigole qui traverse la route avant de plonger dans le vallon. Techniquement, la Drôme se traverse donc ici à gué que l’on soit à pied, ou en voiture.
Ici, naît la Drôme… Nous n’avons d’ailleurs pas résisté au plaisir de nous y rafrapichir.
Nous avons suivi l’eau qui nous a guidés vers des cheminements de bois et des panneaux d’interprétation permettant de découvrir le vallon, ses sources, sa biodiversité et son histoire. On aperçoit en effet les fondations de maisons, installées dans le vallon, et qui ont été emportées le 3 janvier 1936 par un glissement de terrain. Seules les habitations du haut du village, construites sur le flanc de la montagne calcaire avaient alors été épargnées. La petite balade est agréable. J’ai même regretté de ne pas avoir emporté de livre car je serais bien restée plus longtemps assise dans la fraicheur du vallon alors qu’ailleurs le mercure jouait avec les 40°C.
Cheminements de boisDans le fond, on distingue les ruines de l’ancien villageProfiter de la fraîcheurDans le vallon des sources
Valdrôme, ex-station de ski
En redescendant de La Bâtie des Fonds, nous avons fait un crochet par la station de Valdrôme. A la fin des années 1980, une station de ski avait en effet été implantée sur la montagne de l’Aup. Quelques téléskis ont fonctionné jusqu’au début des années 2010 mais le manque d’enneigement cumulé avec un fort éloignement de tout ont eu raison de l’activité de ski alpin. Propriété du département, la station a été reconvertie dans les activités estivales : tir à l’arc, deval-kart, tyrolienne et mini-golf viennent compléter les propositions de VTT et de course d’orientation. Nous n’avons malheureusement pas pu en profiter : nous étions le 3 septembre et les activités avaient fermé le 31 août. Nous avons toutefois apprécié les paysages, grandioses de la station et de ses environs.
Depuis la station… les alpages de la montagne de l’Aup, jaunis par la sécheresseSur la route vue sur le DioisJe n’ai pas réussi à identifier avec certitudes les montagnes dans le fond : massif des Écrins ? Aiguilles d’Arves ? autre montagne ?
La Bâtie des Fonds / Valdrôme – Drôme -septembre 2023
La Bégude de Mazenc, village perché de Drôme Provençale
Si j’avais souvent traversé la Bégude de Mazenc en allant ou rentrant de Grignan sans passer par l’autoroute, je n’avais visité le village perché qu’une seule fois, un jour d’hiver il y a très longtemps. Or, au mois de mai, j’avais réservé un atelier autour de la lavande à proximité de la Bégude de Mazenc. L’occasion était donc toute trouvée pour y retourner. J’ai commencé par pique-niquer en arrivant au village perché, profitant de la vue sur la plaine de la Valdaine.
Vue sur la plaine de la Valdaine
Puis, je suis partie à la découverte des petites ruelles. Si La Bégude de Mazenc n’est pas le plus joli, ni le plus grand des villages perchés que j’ai eu l’occasion de visiter, il est cependant très mignon. Aussi, si l’on passé à proximité, il mérite que l’on s’y arrête pour une courte balade.
Au cœur du vieux village perchéLe clocher de l’ancienne égliseVue sur la plaine de la ValdaineDans les ruellesL’ancienne porte du village