Cette semaine, le projet 52 nous invite à illustrer le changement. Après des années à prendre quotidiennement le train ou le métro, la première idée qui m’est venue à l’esprit est celle de la correspondance ferroviaire ou dans les transports en commun. D’ailleurs, dimanche dernier, en rentrant d’Arras (je vous reparle bientôt de cet excellent week-end entre amis), j’avais un changement de train et de gare à Paris pour revenir dans la Drôme. Sauf que (bien entendu), je n’ai pas pensé à prendre une photo. Le changement, cela peut aussi être une modification de nos habitudes ou de notre environnement. Mais, je n’ai pas trouvé de bonne idée pour illustrer le changement climatique, les modifications économiques ou celles des paysages. Je n’ai même pas de photos des changements dans ma rue en travaux il y a maintenant deux ans (et le chantier avait pourtant duré plus de 8 mois). Il y a bien le changement de saison avec le printemps qui commence à pointer son nez : les premières fleurs sont apparues dans le petit coin de terre le long de ma maison. Finalement, j’ai choisi un autre changement en me décidant à seulement changer d’étage. Ce jour-là, le soleil était peu présent mais j’ai aimé la façon dont le peu de lumière extérieure venait éclairer les carreaux de terre cuite de cet escalier en colimaçon dans un (très) vieil immeuble.
Afin de voir ce qui change chez les autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.
A noter : Mr 2e sera exceptionnellement à la maison ce week-end alors je vais plutôt passer du temps avec lui que sur l’ordinateur. Ne vous inquiétez pas si votre commentaire n’apparait pas immédiatement : je passerai dès que possible valider ceux qui seraient partis en modération.
Cette semaine, le projet 52 nous emmène à la découverte de l’art. Le thème est vaste car il peut recouvrir tous les champs de la création artistique. Peinture, sculpture, dessin, musique, architecture, littérature et bien d’autres encore peuvent nous servir d’inspiration. Vous l’avez sans doute déjà noté mais c’est un thème qui me parle. En effet, j’aime aller visiter des musées et des châteaux, admirer les belles architectures, aller voir un spectacle, écouter un concert ou visionner un film. J’ai donc dans mes dossiers de très nombreuses photos d’œuvres d’art.
Alors, il a fallu choisir. Je n’ai pas sélectionné une photo très récente, car elle date de l’été dernier. Avec Melle 3e, nous étions allées à Granville. Avant d’aller faire un tour sur le bord de mer(et de prendre un goûter au salon de thé), nous nous sommes rendues au Musée Dior. Nous l’avions déjà visité mais le lieu fonctionne avec des expositions temporaires. L’été dernier, la thématique de l’exposition était Christian Dior, couturier visionnaire. L’exposition nous emmenait ainsi au fil des trois étages de la maison d’enfance du couturier à la découverte de son évolution créative. Elle mettait aussi en perspective les pièces créées par Christian Dior et celles imaginées depuis par les différents stylistes de la maison. J’ai particulièrement apprécié les broderies inspirées de l’univers floral cher à la maison Dior, et celles-ci sur une robe en organza sont de véritables œuvres d’art.
Musée Dior – Granville – Manche Eté 2024
(*) Le musée Dior de Granville est situé sur les hauteurs de la ville dans le jardin du même nom. La villa Les Rhumbs est ouverte lors des expositions. Vous pouvez retrouver les conditions de visite sur le site internet du musée Dior. La villa n’est pas accessible aux personnes à mobilité réduite car elle n’est accessible que par des escaliers. La jauge intérieure est très faible et il est plus que vivement conseillé de réserver son billet à l’avance sur internet. Si comme nous, vous êtes du genre à vous décider au dernier moment, n’hésitez pas à vous rendre sur le site internet via votre smartphone une fois dans le jardin : il reste souvent des places sur les prochains créneaux horaires et cela vous évite une longue attente dans la file sans billets.
Pour découvrir les œuvres d’art chez les autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.
A noter : je passe le week-end avec des amis que je n’ai pas vu depuis longtemps, et je suis bien décidée à profiter pleinement de ces moments. Je ne pourrai donc pas me connecter pour venir valider les commentaires qui ne s’affichent pas immédiatement avant dimanche en fin de journée.
Aussi surprenant que cela puisse paraître, je n’étais jamais allée à Marseille alors que j’avais eu l’occasion de plusieurs séjours ou passage dans les environs (Cassis, La Ciotat, Aix en Provence… ). Mr 1er y était allé lors d’un voyage scolaire il y a quelques années. Il a proposé qu’on y aille ensemble car s’il avait visité le MUCEM, il n’avait pas vraiment vu la ville. Nous avons donc convenu de nous y retrouver un week-end de janvier. Nous avons profité d’une journée et demie sur place pour explorer quelques aspects de la cité phocéenne.
Vue sur la ville depuis Notre Dame de la Garde
De la gare Saint Charles à Notre Dame de la Garde
Passage par le Vieux Port
Arrivant tous les deux par le train (de deux directions différentes), nous nous sommes retrouvés dans un café à côté de la gare Saint Charles. En sortant sur le parvis de la gare, j’ai été accueillie par Notre Dame de la Garde, la Bonne Mère, qui surplombe le paysage et me faisait face. Mais ce qui m’a le plus surprise, c’est la topologie de la ville telle que déjà je la devinais. J’imaginais Marseille beaucoup plus plate, et les escaliers de la gare Saint Charles ont vite fait de me faire comprendre le contraire.
Nous sommes ensuite partis poser nos valises à l’hôtel, puis vers le Vieux Port (le tout à pied). Nous avons choisi de commencer notre visite de la ville par prendre un peu de hauteur à Notre Dame de la Garde. Après avoir regardé le chemin pour y aller à pied, et vu le dénivelé, nous avons choisi de prendre le bus (il y a une ligne directe depuis le Vieux Port, très pratique). A la sortie du bus, nous avons fait le tour du sanctuaire, profitant largement des points de vue sur la ville et la mer.
vue sur la rade et le port de Marseille depuis Notre Dame de la GardeVue sur les îles du Frioul depuis Notre Dame de la Garde
Le sanctuaire de Notre Dame de la Garde
Après avoir profité du paysage, nous sommes entrés dans le sanctuaire de Notre Dame de la Garde. Nous n’avons pas pu entrer dans la crypte où avait lieu une célébration. Par contre, nous sommes entrés dans l’église principale. Je l’ai trouvée plutôt petite une fois à l’intérieur. De l’extérieur un effet de perspective la fait paraître beaucoup plus grande. C’est en partie dû au fait qu’elle est positionnée sur les murs d’un ancien fort. Son décor est très impressionnant, tout en mosaïques dorées, et comportant de très nombreux ex-voto. Ils témoignent des grâces accordées aux fidèles par Notre Dame de la Garde, protectrice de la ville de Marseille et des marins et pêcheurs.
La basilique, construite au XIXe siècle, est de style néo-byzantinLes décors intérieurs donnent une lumière particulièreLe clocher est dominé par une statue monumentale de Notre Dame de la Garde portant l’enfant Jésus et faisant face à la mer
Après la découverte de la basilique Notre Dame de la Garde et du panorama depuis son esplanade, nous avons repris le bus direction le Vieux Port. Nous avons mangé rapidement et sommes partis à pied vers le MUCEM que nous souhaitions découvrir.
Un après-midi au MUCEM
Le Fort Saint Jean et le nouveau bâtiment
Comme nous arrivions à pied du Vieux Port, c’est par le Fort Saint Jean, et plus particulièrement la tour du Roi René, que nous sommes entrés dans le MUCEM. Nous avons donc commencé par explorer cet ancien poste de surveillance et de défense du port de Marseille. Arrivés dans la cour basse, nous avons grimpé jusqu’à la place d’Armes du fort par une montée bien raide qui disposait un rail permettant de hisser les canons. Nous avons ensuite poursuivi sur le chemin de ronde et à travers les différents jardins qui agrémentent le site. La vue sur l’entrée du Vieux Port et le chenal est magnifique.
Depuis le chemin de ronde du Fort Saint Jean, vue sur la tour du Roi René, le Fort Saint Nicolas et Notre Dame de la Garde. La tour du Roi René a été construite au XVe siècle pour défendre l’entrée du port après que les Espagnols ont emporté la chaîne qui la fermait auparavant (et qui se trouve toujours dans la cathédrale de València).De l’autre côté du chenal d’entrée dans le Vieux Port se trouve le palais du PharoAu bout du Fort Saint Jean, la tour du Fanal servait de vigie et de phare : un feu était allumé à son sommet pour guider les bateaux vers le port
Il est temps pour nous de traverser la passerelle au dessus de la darse qui longe le bâtiment J4 du MUCEM. Ce cube, conçu par l’architecte Rudy Ricciotti et inauguré en 2013, se démarque par sa résille en béton devenue sa signature. En traversant la passerelle, on arrive directement sur la terrasse du musée. Aux beaux jours, il doit être très agréable de s’y attarder, protégés du soleil par cette fameuse dentelle de béton.
Emprunter la passerelle qui relie le Fort Saint Jean au bâtiment J4 du MUCEMVéritable signature visuelle du MUCEM, la résille de béton sert d’ombrière à la terrasse faisant face à la mer.
Des expositions aux thématiques variées
Le MUCEM, Musée des Civilisations de l’Europe et de la Méditerranée, est l’héritier du Musée National des Arts et Traditions Populaires qui était situé à Paris dont il a hérité des collections. Initié au début des années 2000, le MUCEM a depuis agrandi ses collections en élargissant ses acquisitions aux cultures contemporaines et à l’ensemble du bassin méditerranéen, mais aussi en devenant dépositaire des collections européennes du Musée de l’Homme. Depuis son ouverture, il y a un peu plus de dix ans, le MUCEM propose aux visiteurs des expositions permanentes et temporaires, axées sur les cultures populaires et méditerranéennes.
L’entrée de l’exposition Méditerranées
Avec Mr 1er, nous avons parcouru trois des quatre expositions qui étaient proposées lors de notre visite. Cela nous a déjà pris presque tout l’après-midi, et nous n’avions alors plus le courage de découvrir la quatrième exposition.
Méditerranées – exposition permanente : de l’Antiquité à nos jours, en passant par la période coloniale, l’exposition nous entraine à la découverte de l’histoire des civilisations du bassin méditerranéen et des fantasmes qui l’accompagnent. J’ai aimé la façon dont l’exposition transcende les frontières entre art et ethnographie (deux domaines qui ont souvent fait l’objet d’une séparation muséographique).
Populaire ? – exposition permanente : A travers différentes thématiques, liées aux techniques utilisées, l’exposition invite à la découverte de la richesse des collections du musée. J’ai aimé que l’exposition mette en valeur à la fois des objets que l’on s’attend à trouver dans un musée et des objets qui nous semblent beaucoup plus simples ou banals, comme les boules à neige.
En piste ! – exposition temporaire : Une plongée dans l’univers du cirque, des saltimbanques et du spectacle itinérant qui mêle présentation d’objets et extraits de films dans une scénographie dynamique et colorée. J’ai aimé le joyeux fouillis qui donne une impression de fête et la richesse des éléments présentés.
Présentation face catwalk de costumes de scènes de clowns et autres artistes du cirque Exposition En Piste !Le retour du selfie-musée Dans un meuble de l’exposition Populaire ?
Du Vieux Port au Pharo
Le long du port
Pour notre deuxième jour (enfin demi jour pour être exact), nous avions comme objectif de nous rendre au Pharo. Nous avons fait le trajet à pied depuis notre hôtel, situé à une dizaine de minutes du Vieux Port. Nous avons donc comme la veille longé le Vieux Port, et j’ai trouvé ce côté du bassin plus agréable. En effet, on trouve sur ce quai plus de bateaux anciens tandis que de l’autre côté, ce sont plutôt les excursionnistes. Nous avons aussi profité d’une terrasse au soleil (timide) de cette fin de matinée hivernale pour une pause café.
Un matin d’hiver sur les quais du Vieux Port
Nous avions envisagé de nous arrêter visiter l’abbaye Saint Victor sur le chemin. Mais, nous étions dimanche matin, et une messe était en cours quand nous sommes arrivés. Nous avons donc poursuivi notre balade en pensant nous y arrêter au retour. Ce que nous n’avions pas anticipé, c’est qu’une deuxième messe a lieu une demi-heure après la première. Nous n’avons donc pas visité l’abbaye Saint Victor.
Les jardins du Pharo
La balade aux jardins du Pharo vaut surtout pour le point de vue qu’elle offre sur la ville et la mer. En effet, le palais, construit au XIXe siècle, est aujourd’hui un centre de congrès et ne se visite pas (et les autres bâtiments sont occupés par les services administratifs de l’Université Marseille-Aix). Quant au jardin en lui-même, c’est essentiellement une grande pelouse. Par contre, de nombreux bancs face à la mer permettent d’admirer le Fort Saint Jean ainsi que les allers et venues des bateaux à l’entrée du port, et en particulier sur le chenal du Vieux Port.
Le Fort Saint Jean vu de la rive opposéeL’entrée du Vieux Port depuis les jardins du PharoRegarder les voiliers quitter tranquillement le Vieux Port
Nous avons passé un long moment assis au pied du palais du Pharo à profiter du point de vue, avant de repartir pour récupérer nos valises à l’hôtel et retourner à la gare prendre nos trains respectifs.
A noter : La ville n’a pas été un coup de cœur, en dépit de quelques belles découvertes. Je n’ai pas accroché à l’ambiance générale qui se dégageait des lieux que nous avons parcouru. Si je retourne à Marseille, je pense que j’essaierai de visiter des quartiers moins urbains, d’aller sur les îles du Frioul ou dans les calanques. Notre timing un peu serré ne me l’a pas permis cette fois.
Quelques informations pratiques
Ce que j’ai visité à Marseille
Notre dame de la Garde
Si vous souhaitez vous rendre à Notre Dame de la Garde, je vous conseille d’y aller en transports en commun (bus 60 direct depuis le Vieux Port et le MUCEM). Les parkings sont limités en haut et le trajet impose de se faufiler dans les petites rues de la colline. Il est possible de valider un trajet directement dans le bus avec une carte bancaire (un seul voyageur par carte bancaire), d’acheter un ticket avant de monter dans le bus (distributeurs automatiques) ou au conducteur (un peu plus cher).
L’accès au Fort Saint Jean, aux jardins et à la terrasse du MUCEM sont libres.
Le billet du MUCEM donne accès à l’ensemble des expositions, permanentes et temporaires. Il y a plusieurs points de billetterie, dans le bâtiment J4 mais aussi dans le Fort Saint Jean, à côté des différentes entrées. Les conditions de visite sont à retrouver sur le site internet du MUCEM.
Le site internet du MUCEM indique une durée de visite estimée pour chaque exposition. Elle est cohérente avec le temps que nous y avons passé.
L’exposition En Piste ! est présentée jusqu’au 12 mai 2025.
Les expositions Méditerranées et Populaire ? sont annoncées jusqu’au 31 décembre 2026.
L’impressionnante façade fortifiée de l’abbaye Saint Victor, l’une des plus anciennes de France
L’abbaye Saint Victor
Nous avions repéré la façade fortifiée de l’abbaye Saint Victor depuis le Fort Saint Jean et envisagions de la visiter. Cela aura été le plus grand loupé de ce week-end, comme vous pouvez le lire plus haut. Donc, si vous envisagez de découvrir l’abbaye Saint Victor : renseignez-vous sur les horaires des messes et célébrations !
Où j’ai dormi et mangé à Marseille
Nous avions posé nos valises à l’hôtel Marsiho. Situé à une dizaine de minutes à pied de la gare de Marseille Saint Charles et du Vieux Port, c’était idéal pour pouvoir se déplacer aisément. Bien que situé sur le cours Belsunce, une rue très passante et bruyante en journée, nous n’avons pas eu de souci de bruits indésirables durant la nuit. L’accueil était vraiment très agréable, et le petit déjeuner varié.
Pour nous retrouver à côté de la gare et déjeuner avant de repartir, nous sommes allés au Café l’Ecomotive (2 place des Marseillaises, 1er arrondissement), situé au pied des escaliers de la gare Saint Charles. Cette cantine sans chichi propose une cuisine bio, locale et de saison, ainsi qu’un choix de boissons chaudes et froides et de petits grignotages. C’est l’endroit idéal pour attendre son train, sans l’agitation de la gare.
Pour le goûter, nous avons fait une pause dans la librairie / salon de thé Cup of Tea (1 rue Caisserie, 2e arrondissement), au pied du quartier du Panier. L’établissement propose une cinquantaine de thés, servis en théières de 60 cl, et une sélection de tartes maison. Les tables sont installées entre les étagères de livres pour une ambiance vraiment très cosy.
Pour le diner, nous avons découvert le restaurant TOMA(19 rue Fortia, 1er arrondissement). Dans un cadre chic et moderne, nous avons dégusté une cuisine inventive, pointue et raffinée. J’ai apprécié le concept des petites assiettes à cumuler selon les envies (entrée, viande, produit de la mer, légumes, dessert). Dire que nous nous sommes régalés est un euphémisme. Le restaurant est ouvert depuis quelques mois seulement, mais il a déjà tout d’un grand !
Ce que j’ai rapporté de Marseille
Si je rapporte systématiquement un magnet de mes voyages, proches ou lointains, j’aime aussi revenir avec quelques spécialités locales ou produits artisanaux. Voici donc mes choix à rapporter de la cité phocéenne.
Forcément quand on dit Marseille, on pense savon. Il existe beaucoup de boutiques vendant du savon dans la ville, surtout dans les quartiers touristiques. Je dois avouer que vivant aux portes de la Provence, je trouve aussi des boutiques de savons de Marseille à côté de chez moi. J’avais donc envie de trouver un vrai savonnier marseillais. C’est grâce à l’hôtel (et aux petits savons de bienvenue qu’ils nous ont offert) que j’ai découvert la savonnerie de la Licorne . La fabrique artisanale de savons a reçu le label Entreprise du Patrimoine Vivant, et a son atelier de fabrication à Marseille même. Nous nous sommes arrêtés à la boutique située à côté de la Criée, sur le Vieux Port. Nous n’avons pas eu le temps de visiter le musée du savon de Marseille qui a l’air intéressant si on désire en apprendre plus sur ce produit ancestral.
Côté gourmandises, les navettes de Marseille, ces biscuits secs parfumés à la fleur d’oranger, font aussi partie des incontournables. Plusieurs boulangers et biscuiteries en proposent. Pour ma part, je suis allée au Four des Navettes, juste derrière l’abbaye Saint Victor. La recette est inchangée depuis le XVIIIe siècle quand les navettes permettaient de rassasier les pèlerins qui arrivaient à l’abbaye.
La boutique du Four des Navettes a des airs de boulangerie un peu désuète
Cette semaine, le thème nous incite à rester à l’intérieur et à profiter d’un environnement cosy. Cela tombe assez mal car j’ai été pas mal en vadrouille ces derniers temps. Mais finalement, le côté cosy, il n’y a pas que chez soi qu’on peut le retrouver. Il suffit d’être dans un endroit agréable où on se sent bien. Et parmi les endroits que j’aime vraiment beaucoup, il y le coffee shop de mes copains Laetitia et Greg à Valence. Chez Tamper & Yummy, je suis un peu à la maison et en même temps, je suis ailleurs. J’aime l’ambiance du lieu, j’aime les pâtisseries et petits plats maison, j’aime les boissons originales et le café de spécialité. C’est moderne et en même temps hyper cosy, l’endroit idéal pour le thème de cette semaine donc.
Un goûter chez Tamper& Yummy
(*) Tamper&Yummy, rue Dauphine, 26000 Valence (juste à côté de la mairie)
Pour découvrir comment c’est cosy chez les autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.
A noter : ce samedi, je suis (une nouvelle fois) en famille et ne pourrait pas me connecter de la journée. Si votre commentaire n’apparait pas car il est parti dans les commentaires à approuver, ne vous en faites pas : je le validerai dès que possible (dimanche a priori). Ce n’est pas la peine de le renvoyer : WordPress risquerait de vous considérer comme un spammeur !
J’avais aperçu le château d’Aubenas lors d’une soirée que j’avais passé dans la ville avant de rejoindre des copains pour une journée de découvertes des paysages d’automne en Ardèche. Il était alors fermé pour des travaux de restauration de longue haleine. Il a rouvert au début de l’été dernier, sous la forme d’un centre d’art contemporain. Je n’avais pas eu le temps d’y aller pour la première vague d’expositions présentées. C’est finalement au début du mois de janvier que j’ai profité d’une journée belle mais très venteuse pour aller le découvrir.
La jolie façade du château d’Aubenas avec son toit parsemé de tuiles colorées.
Du Moyen-Âge à nos jours, un château qui évolue
Arrivée en début d’après-midi à Aubenas, je suis allée directement vers le château et j’ai bien fait car cela m’a permis d’assister à la visite guidée patrimoniale. Cette visite permet de découvrir les détails de la construction et de l’évolution du château, mais aussi d’accéder à certaines parties qui ne sont pas visibles en visite libre. La visite commence dans la cour du château. Là, nous sommes au pied du donjon du château fort initial. La cour dessert plusieurs espaces dont d’anciennes salles médiévales en rez-de-chaussée, un escalier de la Renaissance construit en hors d’œuvre et des galeries de la même époque desservant l’ensemble des étages, ainsi qu’un escalier d’honneur du XVIIIe siècle.
La porte d’entrée du château a un très bel heurtoirLook-up depuis la cour, au pied du donjon, et entourée de galeries Renaissance
Avec la guide, nous descendons ensuite dans les sous-sols. Anciens celliers du Moyen-Âge, ils ont ultérieurement servi de prison. Les travaux effectués ont permis de (re)découvrir des graffitis carcéraux, certains datés du XVIIIe siècle et ayant a priori été réalisés par des huguenots emprisonnés après la révocation de l’Edit de Nantes. Ces graffitis sont encore loin d’avoir révélés leurs secrets même s’ils ont déjà été partiellement étudiés.
Graffitis carcéraux figuratifs dans les sous-sols du château d’Aubenas
Nous nous dirigeons ensuite vers les étages. Du XIXe siècle jusqu’il y a peu, le château d’Aubenas, propriété municipale, était occupé à la fois par la mairie et par le tribunal (ce dernier a déménagé en 2014). Au fil des travaux de restauration, des décors datant du XIXe siècle ont été retrouvés, en particulier dans l’ancienne salle des pas perdus. Et la façon dont les inscriptions font référence au Roi des Français permet de dater ceux-ci de l’époque où Louis-Philippe régnait, donc entre 1830 et 1848. Les inscriptions ont ensuite été effacées partiellement au moment de la Deuxième République.
Salle des pas perdus du château d’AubenasLe décor d’origine de la salle des pas perdus de l’ancien tribunal d’Aubenas
Nous empruntons ensuite un escalier moderne, installé lors des derniers travaux pour satisfaire aux normes de sécurité. Il y a eu un véritable parti pris de construire un escalier résolument dans l’air du temps, en métal, bois et verre avec un éclairage très contemporain. Le château continue ainsi à écrire son histoire architecturale et n’est pas un monument figé dans une époque lointaine.
Le nouvel escalier du château d’Aubenas se trouve dans une aile latéraleUn escalier résolument moderne
Le dernier lieu que nous visitons est le donjon. Celui-ci n’est accessible qu’en visite guidée et en petits groupes (nous le visiterons d’ailleurs en deux sous-groupes compte tenu du nombre limité de personnes pouvant y accéder en simultané). L’accès est un peu compliqué car l’escalier, raide et très étroit, se situe dans l’épaisseur du mur. La visite du donjon est donc une expérience à part entière. Une fois au sommet, on domine la ville à 24 mètres de haut. Il n’y a pas de bâtiment plus haut que celui-ci, et le panorama est à 360°.
Du sommet du donjon, on surplombe les toits du château. Certains (dont le donjon) ont été couverts en tuiles vernissées au XVIIe siècle par la famille d’Ornano qui était alors propriétaire des lieux. (L’effet un peu flou est dû au fait que les ouvertures sont toutes grillagées afin d’empêcher les pigeons de venir s’installer)
Petit conseil : depuis la cour, une porte donne accès aux toilettes et à des casiers. N’hésitez pas à la pousser et à descendre les escaliers : vous vous trouverez alors dans les anciennes écuries du château !
Les expositions de l’hiver 2024-2025
Le château d’Aubenas, suite aux travaux de restauration, est devenu un centre d’art contemporain. Il accueille donc différentes expositions qui changent au fil des saisons. Après une première série l’été dernier, c’est donc la seconde série d’expositions qui est actuellement présentée. Je n’ai pas vraiment accroché à cette programmation, et si j’ai bien aimé Dans une rouge clairière, les autres présentations ne m’ont pas convaincue. Même la présentation des photographies de Vanessa Winship n’a pas réussi à me faire entrer réellement dans l’univers de la photographe.
Gérard LattierDans la courVanessa WinshipVanessa WinshipJ’ai pleuré devant la fin d’un mangaJ’ai pleuré devant la fin d’un mangaJ’ai pleuré devant la fin d’un mangaJ’ai pleuré devant la fin d’un mangaDans une rouge clairière par Île/Mer/Froid
(*) Le château est situé en plein centre ville. Les conditions de visite sont détaillées sur le site internet du château d’Aubenas. Vous y retrouverez aussi le détail des expositions en cours. Le château est fermé entre deux périodes d’expositions pour permettre les démontages et installations.
Les expositions présentées jusqu’au 30 mars 2025 sont les suivantes, et correspondent aux photos ci-dessus
Dans une rouge clairière, par le duo Île/Mer/Froid (Hugo Lemaire et Boris Geoffroy)
Gérard Lattier, mythologies ardéchoises
Vanessa Winship, une route sans fin
J’ai pleuré devant la fin d’un manga, exposition collective
Attention, certaines œuvres peuvent heurter les sensibilités et être assez dérangeantes. Il convient donc de se méfier, en particulier si vous souhaitez visiter le château avec des enfants, et de vous renseigner préalablement sur le contenu des expositions au moment de votre passage.
Un petit tour en ville pour finir l’après-midi
En sortant du château, le mistral soufflait très fort. Avec les températures glaciales, cela ne donnait pas très envie de se balader dans Aubenas aussi je suis juste allée prendre un goûter. Si le temps est plus favorable, les ruelles sont jolies et très agréables. Il ne faut pas non plus manquer le point de vue depuis la montée du château, accessible en passant par la porte à gauche de l’entrée du château quand vous regardez la façade. De là, vous dominez la rivière Ardèche qui se faufile.
Par ici, il est possible d’accéder à un joli panoramaLa vue sur la rivière Ardèche depuis la montée du châteauLa place devant le château vue depuis les machicoulis
Pour le goûter, je vous conseille La Fabrique Givrée qui se situe sur la place à côté du château. Leurs glaces sont délicieuses (et idéales aux beaux jours) mais ils proposent aussi des beignets tièdes ou des bâtonnets de gaufre agrémentés d’une boule de glace, un délice parfait même en hiver !
Le thème du projet 52 cette semaine nous propose de voyager. Il y a de nombreuses façons de voyager, que ce soit « en vrai » ou virtuellement. La lecture, le cinéma, la télévision, internet ou même la radio peuvent être des moyens de voyager, de s’évader. On peut voyager loin ou à côté de chez soi. On peut varier les modes de transports, plus ou moins rapides (et plus ou moins écologiques). On peut se passionner pour les cartes, les plans ou les guides touristiques. On peut rêver en entendant ou en lisant les récits d’autres voyageurs. J’avais donc un peu l’embarras du choix face à ce thème.
Alors, je vais piocher dans mon dernier voyage. Il y a une quinzaine de jours, j’ai profité d’un week-end pour prendre le train et aller à Marseille (je vous raconte cela bientôt). C’est à même pas 1h30 de TGV de Valence et je n’y avais pourtant encore jamais mis les pieds. J’y ai retrouvé Mr 1er qui est actuellement à Aix en Provence pour ses études, pas très loin de la cité phocéenne donc. Pendant le trajet, j’ai largement profité des douces lumières d’un matin d’hiver en regardant défiler le paysage. Et quand le train s’est arrêté à la gare d’Aix TGV, j’ai rapidement capturé une image de la montagne Sainte Victoire, histoire de montrer à Mr 1er que j’arrivais bientôt.
vue sur la montagne Sainte Victoire – depuis le TGV arrêté en gare d’Aix en Provence TGV Bouches du Rhône – janvier 2025
Pour découvrir comment et où les autres participants nous emmènent en voyage, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.
A noter : c’est week-end d’anniversaire à la maison et nous serons en famille. Aussi, je vais très certainement manquer de temps pour venir valider les commentaires qui ne s’affichent pas tout de suite. Il est même possible que je ne puisse pas le faire avant le dimanche après-midi. Ne vous inquiétez pas, je passerai le faire dès que j’ai un moment.
Les semaines passent vite et les week-ends encore plus. Depuis le début du mois de décembre, j’ai fait pas mal de balades autour de la maison. A chaque fois, c’étaient des lieux où j’étais déjà allée et même certains où je me rends très régulièrement. Et même si j’en ai déjà parlé par ici, j’avais envie de partager avec vous quelques images de ces sorties sans forcément de longs discours.
Au pied du Vercors La Baume Cornillane – Drôme – décembre 2024
Monter à Château Rompu sous le soleil
C’est un dimanche matin de décembre que j’ai eu envie d’aller refaire un tour dans les ruines de Château Rompu à Châteaudouble. Cette balade a l’avantage d’être assez courte et donc de pouvoir entrer dans un planning un peu chargé assez facilement. Chez moi, nous étions dans les nuages (de pollution…) mais j’ai trouvé le soleil en m’approchant du village. Je suis montée assez vite le long du chemin baigné de lumière avant de sortir de la forêt au niveau des ruines. De là, il n’y a plus très loin pour arriver à la table d’orientation (un peu abîmée par le temps) et découvrir le panorama sur la plaine de Valence où une mer de nuages avait pris place.
au pied du Vercorsmer de nuagesau dessus du villageapercevoir le châteaumer de nuagesmer de nuagesdans les ruinesmer de nuage sur la plaine de Valencesur la place du village
La Tour de Barcelonne, je l’ai déjà dit, fait vraiment partie de nos promenades classiques. Cette fois, c’est avec Melle 3e que j’y suis allée, en tout début d’année. La météo n’était pas exceptionnelle, mais il y avait moins de vent que lors de ma dernière ascension à la tour de Barcelonne avec Mr 1er. Par contre, je sortais d’un épisode viral assez violent dans les moments de Noël, et j’avoue avoir un peu souffert dans la montée. Je peinais à trouver mon souffle, et j’ai mis certainement le double de temps qu’à l’accoutumée pour arriver au sommet. Malgré tout, la vue d’en haut, comme chaque fois, valait largement la peine.
admirer le paysageapercevoir la tourruines avec vueadmirer la Raye givréeen chemin pour la tour de Barcelonne
Barcelonne – Drôme – janvier 2025
Quelques autres balades autour de Barcelonne et Combovin :
C’est le 1er janvier que j’ai profité d’un rayon de soleil bienvenu pour faire le tour du lac de Beauvallon. C’était sur ma route entre deux déposes/récupérations d’enfants, et après plusieurs jours de grisaille, j’avais vraiment envie de prendre un peu l’air. L’endroit est assez agréable et il est possible de continuer la balade le long des anciens bassins du système hydraulique du parc du château voisin. D’ailleurs, les abords des bassins avaient été débroussaillés, permettant de vraiment bien les découvrir.
Rêver dans le brouillard à Saint Vincent la Commanderie
Le jour où j’étais allée à Saint Vincent la Commanderie pour voir les décorations de Noël, il y avait beaucoup de brouillard. Il nimbait tout le village d’un épais cocon et rendait onirique les scènes de la vie quotidienne. J’ai profité d’avoir avec moi mon appareil photo pour prendre quelques clichés.
Dans le brouillard
Saint Vincent la Commanderie – Drôme – décembre 2024
Admirer une œuvre d’art à Valence
Je l’avais déjà vue plusieurs fois de jour, mais c’est de nuit que j’ai trouvé la sculpture Le Messager de Jaume Plensa la plus belle. Son éclairage est vraiment très réussi et le met parfaitement en valeur. Ce n’est pas vraiment une balade, mais j’aime tellement cette installation que je ne pouvais pas garder ces photos seulement pour moi !
Le Messager par Jaume Plensa – Valence – Drôme – décembre 2024
Cette semaine, le projet 52 nous plonge en hiver. Je ne vous apprend rien si je vous dis que c’est de saison ! Depuis le début du mois, les températures chez moi sont très fraiches avec des journées entières où le thermomètre reste dans les négatifs et un mistral qui sait se montrer présent, faisant encore baisser le ressenti de température (et j’avoue préférer les jours où il souffle aux autres jours car alors, c’est la pollution qui nous enveloppe et c’est encore moins agréable). Chaque matin, je gratte le parebrise de la voiture et j’ai bien failli choisir cela pour illustrer le thème de la semaine. Mais, en me baladant dans la campagne, j’ai croisé quelques feuilles givrées et j’ai aimé la façon dont les petits cristaux s’étaient déposés.
Pour découvrir à quoi ressemble l’hiver chez les autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.
Nous avons, cette année encore, passé Noël en Bretagne. Si en hiver, il peut y avoir des journées magnifiques avec du soleil et du ciel bleu, il peut aussi faire moins beau. Généralement, nos séjours hivernaux ressemblent à un mélange entre jours de grand beau temps et jours plus gris. Cette année, nous avons joué de malchance et avons enchaîné une belle tempête hivernale avec une semaine de brouillard qui ne se levait pas de la journée. Mais il en faut un peu plus pour nous décourager de sortir. Voici donc des idées de balade, à faire même par mauvais temps.
Le brouillard avait décidé de de ne pas se lever, même en ville en milieu d’après-midi. Dinan – Côtes d’Armor – décembre 2024
Prendre le vent à la Pointe du Grouin
Le lendemain de notre arrivée en Bretagne, la tempête Enol a balayé les côtes de la Manche. Nous avons décidé de sortir en bord de mer pour voir les éléments déchainés. J’avais d’abord envisagé d’aller du côté de la plage du Verger à Cancale, essentiellement car le parking est proche de la plage et nous permettrait de nous abriter rapidement en cas d’averse. Alors que je longeais la Baie du Mont Saint Michel en direction de Cancale, j’ai réalisé qu’avec le vent, un tour à la plage n’était pas une bonne idée car le sable risquait fort de voler. J’ai donc décidé de m’arrêter à la Pointe du Grouin.
Nous avons choisi les sentiers qui ne longeaient pas le bord des falaises de trop près
La Pointe du Grouin présentait en effet un certain nombre d’avantages : un parking facilement accessible, un côté (relativement) abrité du vent et surtout des chemins bien aménagés et sécurisés, permettant de profiter du spectacle en tout sécurité. Le vent soufflait en rafales autour de 140 km/h quand nous y étions, entre deux averses. La couleur de l’eau, habituellement, d’un joli bleu avait viré en des teintes plus sombres. La houle était bien formée et les vagues en se fracassant sur les rochers faisaient voler les embruns et les paquets d’écume plus haut que les 40 mètres de la falaise.
Ce côté de la Pointe du Grouin était relativement abrité.Le vent fait se soulever des embruns au dessus des vagues, créant de mini arcs en cielSe sentir tout petit face aux élémentsLes fortes vagues s’écrasent sur les rochers de l’île des LandesDe l’autre côté de la pointe du Grouin, le vent est plus violent et la mer plus agitée
Cela faisait très longtemps que je n’avais pas été en Bretagne au moment d’une tempête hivernale (je pense que la dernière fois, c’était pour Xynthia en février 2010). Si Enol restait une « petite » tempête (qui plus est sur une marée de petite intensité), sur la pointe, les effets étaient quand même impressionnants. Par moments, le vent nous empêchait d’avancer en lui faisant face, voire nous poussait à reculer. Nous ne sommes restés qu’une trentaine de minutes sur place. Cela a été suffisant pour que l’optique de mon appareil photo ainsi que mes lunettes soient recouverts d’une couche de sel quasi opaque.
Les embruns sont poussés par dessus les falaises, pourtant hautes d’une quarantaine de mètresLe léger voile sur la photo est du au sel qui s’est déposé sur l’optique de mon appareil photo
Pointe du Grouin – Cancale – Ille et Vilaine – 22 décembre 2024
Faire un tour sur les remparts à Saint Malo
Après le passage de la tempête Enol, la météo a complètement changé et le brouillard s’est installé durant plusieurs jours. Le jour de Noël, nous étions en famille et avons décidé d’aller faire un tour malgré tout. En guise de promenade digestive, nous avons pris la direction de Saint Malo. Cela faisait plusieurs années que je n’étais pas allée dans la cité malouine (ma précédente visite remontait à l’été 2022 et pour une version hivernale, il fallait remonter à décembre 2019).
Dans le brouillard, on distingue à peine le Fort National
Le brouillard sur place était vraiment tenace et nous avons opté pour un tour intra-muros. Une fois la porte Saint Vincent passée, nous nous sommes dirigés à l’autre bout de la place Chateaubriand pour monter sur les remparts au dessus de la plage de l’Eventail. Là, on surplombe les brise-lames, la mare aux cochons(une mare qui reste lorsque la marée se retire en raison d’une petite retenue formée naturellement par les rochers.. et où les courants peuvent être assez forts quand la mer descend) et le Fort National. Mais, ce jour-là, la météo avait décidé de brouiller les pistes, en ne nous laissant quasiment que des silhouettes à devenir.
Peut-être certains reconnaitront la silhouette du Fort National qui sert de décor à certaines scènes du film Les 3 Mousquetaires - Milady avec François Civil, Vincent Cassel, Pio Marmaï et Romain Duris.Ce goéland juvénile prenait la pose sur les remparts malouinsLe brouillard ajoute une aura mystérieuse au Fort National
Un peu plus loin, nous montons sur la Tour Bidouane et faisons un saut dans le square du Québec pour jeter un œil à la statue de Robert Surcouf. Il y a beaucoup de monde sur les remparts. Aussi, nous décidons de descendre sur la plage de Bon Secours. Mr 1er, Mr 2e et Melle 3e ont repéré les rochers au pied des murs et sont tentés par un peu d’escalade (les connaissant, cela aurait été très surprenant qu’ils ne se retrouvent pas à un moment donné sur les rochers ! ). J’en profite pour faire quelques photos du si graphique plongeoir de la piscine, ainsi que des Bés en profitant d’un moment où le brouillard se dissipe légèrement.
Le brouillard se dissipe légèrement, laissant apercevoir le rocher de Grand Bé et le fort de Petit BéLe plongeoir de la piscine de Bon Secours est un marqueur fort de l’identité visuelle de Saint Malo depuis bientôt 100 ans !Les rochers, un terrain de jeu inépuisable !
Après cela, nous avons pris la direction des rues de l’intra-muros. En ce jour férié, la plupart des commerces étaient fermés, donnant une impression de calme plutôt inhabituelle au Pilo. Mais, nous avons tout de même trouvé une crêperie pour un goûter bien mérité !
Saint Malo – Ille et Vilaine – décembre 2024
Explorer le château à Dinan
Le lendemain de notre balade à Saint Malo, il y avait toujours autant de brouillard. Nous avons donc choisi une autre promenade urbaine en allant à Dinan. L’hiver dernier, nous étions passés devant le château un jour où il était fermé. Cette fois, nous étions bien décidé à le visiter. Nous avons laissé la voiture au pied des remparts, avant de rejoindre l’entrée du château.
En passant dans le centre médiéval de Dinan, on aperçoit le beffroiGaleries couvertes et maisons à pans de bois : on a l’impression de voyager dans le temps.
L’entrée du château se fait au niveau du haut du rempart. Alors que je pensais visiter uniquement l’imposante tour-palais ducal, je constate avec plaisir qu’une autre tour fait est aussi accessible. Suivant le chemin fléché, nous commençons donc par le sommet de la tour Coëtquen. Par beau temps, la vue doit être assez impressionnante sur la vallée de la Rance d’un côté et la ville de l’autre. La visite se poursuit en descendant dans la tour. Certains passages donnent l’impression d’être dans un film d’aventures. Dans les différentes salles, on découvre l’organisation des châteaux dans les Marches de Bretagne à la fin du Moyen Âge. Sur la carte, nous repérons ceux que nous connaissons : Fougères, Vitré, Landal, Antrain, Saint Aubin du Cormier… Les armes et techniques de combat médiévales sont également expliquées. J’aime beaucoup le fait qu’il soit possible de toucher et manipuler.
Vue sur le donjon en se dirigeant vers la tour Coëtquen
Nous descendons jusqu’au niveau du pied du rempart où un passage souterrain nous conduit au pied du donjon haut de 45 mètres. Construit au XIVe siècle, à la fin du Moyen Âge, il est pensé comme une tour-palais par le Duc de Bretagne Jean IV. Il est conçu de la même façon que le donjon du château de Vincennes alors édifié par le Roi de France, et sert à montrer de façon ostensible le pouvoir du Duc de Bretagne. La verticalité de la tour-palais s’impose sur le rempart de ce qui est alors la plus longue enceinte urbaine de Bretagne pour montrer aux bourgeois la puissance du Duc.
La tour-palais est installée sur le rempart de l’enceinte urbaineDurant les guerres de Religion (XVIe siècle), un souterrain permettant de relier la tour Coëtquen et la tour-palais est creusé dans l’épaisseur du rempart sous l’impulsion du duc de Mercoeur, alors chef de la Ligue catholique en BretagneAu pied de la tour-palais du Duc Jean IV de Bretagne
Notre visite se poursuit au fil des étages de la tour-palais : cuisine et office en bas, puis la salle de banquet, la chambre de parement et la chambre privée. A chaque fois, l’espace est baigné de lumière grâce à de grandes fenêtres bordées de coussièges. La scénographie, très bien pensée, utilise du « mobilier fantôme », restitution métallique grandeur réelle évoquant le mobilier de chaque pièce. La visite s’achève par la chapelle au niveau le plus haut de la tour ducale. Nous ne profiterons pas sur cette tour non plus du panorama. Le brouillard est si épais que nous ne distinguons même pas la silhouette du beffroi pourtant proche.
Dans la chapelle, avec le mobilier fantôme représentant l’autel. Sur la gauche, une petite pièce permettait au duc d’assister à la messe en toute tranquilité. Outre la superbe ouverture trilobée permettant au duc de suivre la messe, il y disposait d’un imposant siège taillé dans la pierre du mur et d’une petite cheminée.
Notre visite s’achève et cette découverte du château de Dinan a été une excellente surprise. Entre la scénographie intelligente, les outils de médiation intéressants et la mise en valeur des lieux, c’est une visite hyper intéressante à faire en famille.
Dinan – Côtes d’Armor – décembre 2024
(*) Les conditions de visite sont détaillées sur le site internet du château de Dinan. Il faut compter entre 1 heure et 1 heure et demie pour profiter pleinement des lieux et leur singuralité. Situé en centre ville, le château de Dinan est accessible à pied depuis la gare TER (à une vingtaine de minutes).
Bonus : manger des crêpes
En activité complémentaire aux balades, et faisable quelle que soit la météo, je vous propose la dégustation de crêpes. En effet, que serait un séjour en Bretagne sans quelques (bonnes) crêpes. Voici donc quelques recommandations de crêperies testées cet hiver.
De gauche à droite :
Crêperie Sainte Anne, place Sainte Anne, 35000 Rennes – une des rares crêperies du centre ville ouverte pour le goûter même en hiver. Elle est installée sur plusieurs niveaux dans une maison à pans de bois, et l’ambiance est plutôt rustique.
Crêperie Ty Skorn, place de la chapelle, 35260 Cancale – ma crêperie préférée à Cancale, à côté du port de la Houle. Je n’ai jamais été déçue.
Crêperie le Tourne Pierre, 4 rue Jacques Cartier, 35400 Saint Malo – un tout petit établissement aux tables serrées, situé intra muros, le long des remparts, pas très loin de la Grande Porte. Nous l’avons choisi car c’était l’une des rares crêperies ouvertes le jour de Noël. La tarification est conforme à ce que l’on trouve intra muros (comprendre : il y a beaucoup de touristes donc les prix sont élevés). Ce n’est pas un coup de cœur même si les crêpes étaient bonnes.
Cette semaine, le projet 52 nous demande d’aller lire un peu. Chacun reste cependant libre de son choix de lecture : roman, bande dessinée, revue, journal, dépliant publicitaire, brochure touristique… Ce ne sont pas les possibilités qui manquent. De mon côté, j’ai hésité à vous montrer mes derniers achats en librairie, que ce soit ceux faits dans ma librairie pour offrir à Noël ou encore le résultat de notre passage dans une grande librairie rennaise (motivé par des besoins qu’avaient Melle 3e pour ses études, mais où nous avons tous aussi craqué pour le plaisir). Mais finalement, j’ai choisi une des dernières pépites que j’ai trouvées dans un bac à dons devant la maison d’une voisine. Parmi les objets, il y avait quelques livres donc une biographie romancée de Bertrand Du Guesclin.
Vous avez dû le comprendre, je suis bretonne et forcément, ce personnage historique fait partie de ceux qui m’ont marquée dans les cours d’histoire de l’école primaire. Si vous ne vous en souvenez pas, Bertrand Du Guesclin est issu de la petite noblesse du pays gallo, né à côté de Dinan. Excellent tournoyeur, il se fait rapidement remarquer pour ses faits d’armes dès le début de la guerre de cent ans. Cela lui vaut d’être fait chevalier et nommé capitaine de Pontorson et du Mont Saint Michel (où l’on peut encore visiter un logis qu’il aurait occupé avec son épouse Tiphaine Raguenel). En quelques années, il gravit les échelons de l’armée du Roi de France jusqu’à devenir Connétable de France, la plus haute fonction. A sa mort, sa dépouille est partitionnée et repose dans quatre sépultures différentes : au Puy-en-Velay, à Montferrand, à Dinan et dans la basilique Saint Denis. En effet, le Roi de France Charles V lui fait l’honneur de la nécropole royale et d’un gisant en armes à proximité de son propre tombeau.
Bref, Bertrand Du Guesclin est un héros du roman national français des XIXe et XXe siècles, porté par un sentiment anti-anglais et cristallisant une certaine unité nationale (alors que rappelons qu’il est breton à une époque où le Duché de Bretagne ne fait pas encore partie du Royaume de France et que c’est par le jeu des allégeances qu’il se retrouve au service du Roi). Il faut dire aussi que tout au long de sa vie, il a soigné sa postérité, faisant écrire des épopées à sa gloire. Et en trouvant ce livre, à l’esthétique très 60’s, je n’ai pas pu m’empêcher de le prendre…
Du Guesclin par R. Vercel – éditions MAME – 1960
Pour voir ce que les autres participants ont choisi de lire, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.
NB : ce week-end, je profite de moments en famille. Je ne vais donc pas avoir le temps de passer valider les commentaires qui ne s’affichent pas immédiatement (car ils sont partis en modération) avant dimanche en fin d’après-midi. Inutile de renvoyer votre commentaire plusieurs fois s’il n’apparait pas : cela ne servirait qu’à risquer de vous « black-lister » auprès de WordPress…