[projet 52-2024] semaine 24 – au soleil

Le soleil a souvent pointé aux abonnés absents ce printemps. J’avoue que si j’avais su quelle tournure prendrait cette saison, j’aurais plutôt mis « sous la pluie » que « au soleil » comme thème de la semaine pour le projet 52 !
Malgré tout, j’ai réussi à trouver un petit moment où le soleil a brillé pour prendre des photos de fleurs (quelle surprise !). Celle-ci avec sa belle couleur jaune soleil, était en train de s’ouvrir et je l’ai repérée le matin où je suis allée photographier les orchidées dans le Vercors.

une fleur jaune soleil en train de s'ouvrir
Combovin – Drôme – mai 2024


Pour découvrir ce qu’il se passe au soleil chez les autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.


NB : ce week-end, je participe à un évènement professionnel et je n’aurai pas vraiment de temps pour passer par ici. Si votre commentaire n’apparait pas, c’est qu’il est parti en modération, et je le validerai dès que possible.

[Rhône] une journée à la campagne dans les Monts du Lyonnais

Il y a une quinzaine de jours, j’ai été invitée par l’office de tourisme des Monts du Lyonnais pour participer à un instameet à la découverte d’une partie de leur territoire. Le programme comportait différentes activités pour profiter de la campagne autour du joli village de Mornant (spoiler alert : la journée a été fabuleuse !). Je vous propose donc de me suivre dans ma découverte des Monts du Lyonnais, juste après un petit rappel géographique.

paysage de montagnes verdoyantes
Panorama depuis le village de Riverie

Les Monts du Lyonnais, c’est où ?

Très honnêtement, c’est la première question que je me suis posée quand j’ai reçu l’invitation. Je situais vaguement les Monts du Lyonnais juste en dessous du Beaujolais, à l’ouest de Lyon. En me renseignant, j’ai découvert qu’en fait, la zone descend beaucoup plus bas, quasiment jusqu’à la vallée du Gier (Mornant est à une dizaine de kilomètres de Givors). C’est aussi beaucoup plus près de chez moi que ce que j’imaginais. Je me suis aussi rendue compte que lorsque j’étais étudiante, en stage dans la région lyonnaise, j’avais carrément tourné autour des Monts du Lyonnais sans jamais vraiment y aller, ou du moins sans jamais vraiment me rendre compte que j’y étais. Je me souviens par exemple que le vendredi soir en sortant de mon stage, je prenais la voiture pour aller faire mes courses dans un centre commercial à Saint Genis Laval. De fait, je passais donc dans les Monts du Lyonnais. De même, j’étais allée voir les superbes arches de l’aqueduc du Gier à Chaponost, sans les situer dans les Monts du Lyonnais. Comme quoi, on ne connait pas forcément bien les lieux à côté desquels on vit (mon stage avait tout de même duré 6 mois !).

Le Croissant Fertile, paysans boulangers

Mais cette fois, je sais où je vais et c’est un peu avant midi que j’ai rejoint le groupe à la ferme du Croissant Fertile à Mornant. Pour les autres, la journée avait commencé par une balade en trottinette électrique à laquelle je n’ai pas participé (si vous vous souvenez, j’avais fait une balade sur ce type d’engin déjà et était arrivée à la conclusion que ce n’est pas une activité que j’avais envie de pratiquer à nouveau, mais de l’avis général la balade matinale autour de la chapelle Saint Vincent de Saint Laurent d’Agny était vraiment sympa). Après les retrouvailles avec les copains Eclaireurs pour Partir-Ici.fr et avoir fait connaissance avec les quelques autres instagrameurs présents, nous avons suivi une visite de la ferme.

Denis et Honorine sont paysans boulangers. Ils cultivent des céréales sur leur ferme bio qu’ils transforment ensuite eux-mêmes en pain qu’ils vendent en circuit court. C’est Honorine qui nous guide dans notre découverte de leur activité. Elle commence par nous expliquer les origines de la culture des céréales, de la référence du nom de la ferme à cette région d’Asie Mineure où la domestication des blés a eu lieu et de la façon dont les blés ont évolué. Elle nous parle de comment les gros industriels ont pris la main sur la culture céréalière en France après la 2e guerre mondiale quand il a fallu nourrir toute la population avec une main d’œuvre diminuée, comment la mécanisation à outrance et l’utilisation d’engrais chimiques a conduit à un cercle infernal de sélection drastique des blés sur leurs caractéristiques génétiques pour répondre aux enjeux des grandes exploitations céréalières, comment une « variété » est devenue peu à peu une uniformité et comment certains paysans ont choisi de revenir à des cultures plus empiriques et respectueuses. Honorine nous montre aussi les différences entre les céréales cultivées sur la ferme : blés, seigle et sarrasin.

Honorine de la ferme du Croissant Fertile à Mornant

Ensuite, Honorine nous emmène dans sa forêt jardin où du blé a été planté pour nous donner un aperçu d’à quoi ressemblent leurs champs. On découvre donc des blés de population (donc des blés mélangés, pas une variété unique) bien verts à cette période de l’année. On constate que tous les pieds ne sont pas à la même hauteur et que les épis ont des différences. Honorine nous montre aussi les fleurs du blé (j’ai donc appris que le blé fleurit, ce qui lorsqu’on y réfléchit est assez logique si on veut obtenir des grains).

champ de blés verts
Blés de population
blés en fleurs
Blé en fleurs

Puis, nous revenons vers la ferme pour qu’Honorine nous parle des étapes à partir de la moisson. On croise d’ailleurs la moissonneuse-batteuse, une vieille dame qui a une cinquantaine d’années et que Denis a remis en état et entretient. Puis, nous jetons un œil aux silos, tandis qu’Honorine nous donne des explications sur le stockage et la conservation des grains ainsi que sur la vis sans fin. Nous passons ensuite dans la meunerie où deux fois par semaine, le blé est écrasé avec une meule de pierre, puis tamisé pour séparer le son de la farine. Enfin, nous passons dans le fournil pour les dernières informations sur la fabrication du pain et le levain. Ce qui frappe en entrant, c’est avant tout la bonne odeur de pain qui se dégage, mettant tout de suite l’eau à la bouche. Et cela tombe bien car nous terminons par une dégustation des pains de la ferme : ils sont absolument délicieux (j’en ai d’ailleurs acheté 1 kg, et il n’a pas fait long feu une fois de retour à la maison : ramené le samedi soir, le lundi après le petit déjeuner, il n’en restait plus. Nous étions trois !).

panières pour faire lever le pain
dans le fournil, les panières sont bien rangées en attendant la prochaine fournée de pain
pains
dans le pétrin, quelques pains cuits la veille nous attendent

Un repas frais et local

Après cette mise en bouche, il était temps de passer au repas. Et il faut dire que l’office de tourisme des Monts du Lyonnais nous a bien gâtés. Ils avaient dressé des tables à l’ombre, sous la grange de la ferme (car au milieu d’un mois de mai bien pluvieux, nous avons bénéficié d’une journée de grand soleil !). Il y en avait pour tous les goûts : des tartes et salades préparées par Alice au Pays (un traiteur mornantais que je connaissais car il livrait des plats dans un magasin à côté du bureau à Lyon), ainsi que des fromages, des charcuteries, des tartinades, des cerises et des jus de fruits de producteurs locaux achetés à la boutique Uniferme, juste à côté de Mornant (j’y ai d’ailleurs fait un arrêt en repartant pour acheter des fraises, du jus de fruits, de la confiture et du fromage).

Tarte salée et charcuteries
Tarte salée et charcuteries
plateau de fromages
Plateau de fromages

Riverie, petite cité de caractère

Après le repas, nous avons pris la route direction le village de Riverie qui a été classé en 2017 « petite cité de caractère ». Quand on arrive sur place, on comprend rapidement pourquoi. Riverie est en effet un village médiéval plein de charme. Accueillis par un des adjoints au maire, nous avons pu profiter d’une belle promenade dans les ruelles et le long du chemin de ronde. Les voitures sont limitées dans le bourg à celles des riverains et c’est ainsi très agréable de flâner en admirant les jolies façades. Quant aux vues depuis le chemin de ronde, elles sont époustouflantes et on n’a aucun mal à imaginer pourquoi une place forte avait été installée ici au Moyen-Âge. Par temps dégagé, on voit les Alpes, des Ecrins au Mont Blanc. On devine aussi très bien l’agglomération lyonnaise, située à une trentaine de kilomètres.

un mur couvert de rose avec une église en arrière-plan
Le village de Riverie est très fleuri
une aire de pique nique dans un village avec une vue panoramique
Depuis le village, les vues panoramiques sont nombreuses
nature verdoyante
Riverie est située au cœur des Monts du Lyonnais, dans un écrin de verdure
vue sur les Monts du Lyonnais
Depuis le village, apercevoir les Alpes
vue sur l'agglomération lyonnaise depuis les Monts du Lyonnais
Depuis le chemin de ronde, on voit bien l’agglomération lyonnaise et on devine même la forme du Crayon sur la gauche

Le château de Riverie, chambres et table d’hôtes

En milieu d’après-midi, nous étions attendus au château de Riverie avec les Eclaireurs pour une présentation des Gites de France de la région Auvergne Rhône Alpes et de leur partenariat avec Partir-Ici.fr. Le château de Riverie propose des chambres et une table d’hôtes, labellisées Gites de France. Nous avons pu jeter un œil à quelques-unes des chambres, et cela m’a donné très envie d’y séjourner. Morena et Stéphane ont su aménager les lieux dans un style en adéquation avec le bâti, dans un esprit très cosy chic. Leur jardin est un havre de paix d’où l’on bénéficie d’une vue sur le village et tous les environs. Stéphane, qui est cuisinier de métier (et « toque blanche » dans le cadre de son emploi), propose chaque soir un repas à base de produits frais et locaux. Pour nous, il avait préparé un superbe goûter, servi dans le jardin. Nous nous sommes régalés et avons apprécié passer ce moment à discuter à l’ombre des grands arbres.

bâtiment ancien
Dans la cour du château de Riverie
bâtiment ancien
Le château de Riverie est très accueillant
jardin
Dans le jardin
village avec des toits en tuile
vue sur les toits du village depuis la terrasse
buffet dressé pour le goûter
le buffet du goûter regorge de produits frais et locaux


Certains de mes camarades sont ensuite partis à la chasse aux Gnolus dans le village de Riverie afin de le découvrir de façon un peu plus approfondie. Je devais pour ma part reprendre la route vers la maison afin de retrouver Melle 3e. Mais cet avant-goût des Monts du Lyonnais m’a donné très envie d’y revenir. De plus, avant le rendez-vous à la ferme du Croissant Fertile, j’avais fait un saut au bureau de l’office de tourisme de Mornant et la conseillère m’a donné plein d’autres idées de séjours et balades dans les environs ! (Je vous l’ai déjà dit mais les offices de tourisme sont le meilleur endroit pour récupérer des informations tant sur les lieux à ne pas manquer que sur des pépites méconnues)

La basse-cour de la ferme du croissant fertile


Mornant & Riverie – Rhône – mai 2024

(*) Vous l’avez compris, cette journée était une invitation (collaboration commerciale non rémunérée). J’ai été sincèrement surprise par la beauté des paysages et la diversité des activités et lieux à découvrir dans ce secteur des Monts du Lyonnais. C’est un coin de ma région qui est peu connu mais qui mérite qu’on y prête attention.

[projet 52-2024] semaine 23 – à l’heure

Quand j’ai mis ce thème « à l’heure » sur la liste du projet 52, je prenais encore quotidiennement le train pour aller à Lyon. Je pense donc que ce thème a été influencé par des situations régulièrement vécues. Depuis, j’ai changé d’emploi et je travaille à Valence, ce qui est quand même nettement moins fatigant et génère nettement moins de stress lié aux transports et à leurs retards. J’ai cependant quelquefois repris le train pour aller à Lyon, ou à Paris. La dernière fois que nous sommes allées à Lyon avec Melle 3e, nous n’avons pas eu à nous plaindre : tant à l’aller qu’au retour, nos trains étaient à l’heure !

TER de la Région Sud en gare de Valence Ville – Drôme – mai 2024


Pour savoir si les autres participants sont à l’heure, il suffit d’aller suivre les liens dans les commentaires.


NB : ce samedi, je passe la journée en Ardèche avec des copains. Je n’aurai donc aucune disponibilité avant dimanche pour valider les commentaires qui se retrouveraient en modération. Si votre commentaire n’apparait pas, pas de panique : je le validerai dès que possible !

[Drôme] à la recherche des orchidées dans le Vercors

Cela faisait très longtemps que je n’étais pas partie à la recherche des orchidées dans le Vercors. Je crois que ma dernière sortie dédiée aux orchidées dans la montagne datait de 2020, et qu’il y a deux ans, j’étais tombée par hasard sur une prairie fleurie à Beauvoir en Royans. Je n’avais d’ailleurs pas spécialement prévu de monter pour cela ce printemps. Mais, à la fin du mois de mai, j’ai du déposer Melle 3e dans un village au pied du Vercors tôt un dimanche matin. Le soleil brillait et l’occasion était trop belle pour la laisser passer. J’ai donc continué ma route sur les hauteurs du village pour gagner le col Jérôme Cavalli autour duquel les orchidées se plaisent bien.

un clôture en bord de prairie avec vue sur la montagne

Je vous emmène avec moi à la découverte de ces fleurs fabuleuses, en mode portfolio.

Les orchis singes

Les orchis singes, ce sont les premières que j’ai croisées ce matin-là. Avec leur couleur rose et leur tige un peu haute, on ne peut pas les louper dans l’herbe même si elle est un peu haute.

groupe d'orchidées sauvages de type Orchis singe
Orchis singe
orchidée sauvage
Orchis singe
deux orchidées sauvages
Orchis singe
détails d'un orchis singe
Orchis singe

Les orchis mâles

Les orchis mâles aussi sont assez faciles à voir avec leur couleur violette et leur tige élancée sur laquelle les inflorescences se répartissent. J’en avais d’ailleurs repéré sur le bas côte de la route alors que je montais vers le col Jérôme Cavalli.

groupe d'orchidées sauvages
Orchis mâle
détail d'une orchidée sauvage
Orchis mâle
orchidée sauvage
Orchis mâle

Les orchis militaires

On reste dans les orchidées aux tons de rose et de violet. Les orchis militaires sont un peu moins haut que les précédents orchis mais restent bien visibles.

orchidée sauvage
Orchis militaire
orchidée sauvage
Orchis militaire
orchidée sauvage
Orchis militaire

Les orchis brûlés

Les orchis brûlés tirent leur nom de leur coloration, plus sombre au sommet. Ils sont de plus petite taille et ils étaient globalement bien cachés dans les hautes herbes.

orchidée sauvage
Orchis brûlé
orchidée sauvage
Orchis brûlé
deux orchidées sauvages
Orchis brûlé

Les orchis de Provence

Les orchis de Provence ne sont eux ni roses ni violets, mais leur couleur est une variation de jaune très pâle. De tous les lieux où j’ai pour l’instant trouvé des orchidées, il n’y a qu’autour du col Jérôme Cavalli et sur les hauteurs voisines de Lozeron que j’en ai repéré. Cette année, il y en avait de nombreux individus et il n’était pas trop difficile de les voir (contrairement à d’autres fois où je n’en avais trouvé qu’un ou deux individus).

détail d'une orchidée sauvage
Orchis de Provence
détail d'une orchidée sauvage
Orchis de Provence

A noter : Il y avait aussi quelques anacamptis pyramidaux qui commençaient à sortir mais il était trop tôt dans la saison pour qu’ils soient complètement épanouis, et je n’ai pas eu l’occasion d’y retourner.


Combovin – Vercors – Drôme – mai 2024


Bonus – quelques orchidées sur les piémonts du Vercors

C’est au cours d’une balade pour aller voir les iris au Grand Barbu que je suis tombée par hasard sur quelques orchidées sauvages au bord du sentier. J’ai d’abord repéré (une fois encore) les orchis singe avec leur couleur rose qui manque de discrétion ! Et c’est en m’approchant que j’ai trouvé quelques délicats et très discrets ophrys mouche (ils sont minuscules). J’ai cru repérer des serapias aussi sur le site, mais qui n’étaient pas encore en fleurs et là aussi, je n’ai pas pu y retourner dans les jours qui suivaient pour vérifier.

orchidée sauvage
Orchis singe
orchidée sauvage
Orchis singe
orchidée sauvage
Ophrys mouche

Chabeuil – Drôme – mai 2024


Rappel important : les orchidées sont des fleurs fragiles et protégées. Il est interdit de les cueillir. Et il faut veiller à ne pas les piétiner, idéalement, en restant sur les sentiers, routes ou chemins. C’est ce que j’ai fait pour photographier toutes celles-ci !

[projet 52-2024] semaine 22 – artificiel

Pour moi qui me balade souvent en pleine nature, le thème « artificiel » de cette 22e semaine du projet 52 est un peu difficile à traiter. Je me suis posée beaucoup de questions. J’ai beaucoup cherché dans mes photos récentes. Et j’ai mis un bon moment à réaliser que dimanche dernier, lors d’un passage à Dieulefit, je suis allée dans une grotte artificielle. L’ancienne Poterie des Grottes est maintenant un bar – galerie d’art très sympa, où l’on trouve des jeux de société pour passer un bon moment. Nous y sommes entrés par hasard : il faisait chaud et nous étions stationnés pas loin, mais nous avons été ravis de cette découverte !

La Mine d’Art – quai Roger Morin – Dieulefit – Drôme


Pour voir ce que les autres participants ont trouvé d’artificiel, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.


Edit du 01/06/2024 – 18.50 : en jetant un œil rapidement aux commentaires, j’ai l’impression que plusieurs d’entre vous ont pensé qu’il s’agit d’un décor de grotte. En fait, c’est bien une vraie grotte, creusée dans le coteau. Si elle est artificielle, c’est parce qu’elle n’a pas été façonnée par la nature mais bien par l’homme.

[Drôme] 3 idées pour profiter de la campagne au printemps

Avec le retour du printemps, on a souvent plus envie de prendre l’air et de pouvoir être dehors. Malheureusement, cette année, il a souvent fallu viser les moments de soleil entre les averses. Et avec une météo souvent instable, il était compliqué de prévoir de longues randonnées ou d’aller en montagne. Malgré tout, j’ai saisi chaque instant possible pour sortir ou faire des activités. J’ai donc privilégié des lieux à proximité de la maison (mais vous pouvez sans doute trouver des équivalents ailleurs) et qui permettent de profiter de la campagne, même si le temps est maussade.

paysage de campagne au pied de la montagne
Rochefort-Samson – Drôme – printemps 2024

Fabriquer des savons à la ferme de Julie

Dans les cadeaux déposés par le père Noël au pied du sapin, j’avais cette année encore un bon wecandoo pour un atelier de mon choix. L’an dernier, j’avais choisi des activités autour de la céramique et de la lavande. Cette année, j’ai opté pour la fabrication de savon. Pour cela, je suis allée chez Julie qui a une ferme où elle élève des ânesses. Elle les trait et se sert du lait pour fabriquer des savons. Je connaissais déjà Julie et ses savons pour l’avoir rencontrée il y a plusieurs années sur un petit marché de producteur et pour être allée visiter sa ferme lors de l’opération De Ferme en Ferme.

ânes
Les ânes de Julie

Il est tôt le matin quand nous arrivons à la ferme. Après un coup d’oeil au paysage qui se déploie au delà du bâtiment, Julie nous accueille dans l’écurie autour d’un thé et d’un café pour faire connaissance. Nous sommes 8 ce matin-là à participer à l’atelier, qui va durer 3 heures. Nous passons dans la boutique où Julie a installé le nécessaire pour que nous fabriquions nos savons, juste à côté de son laboratoire. Après quelques explications sur la saponification à froid, nous nous lançons dans la réalisation, en suivant le pas à pas que Julie nous a préparé. C’est simple et précis à la fois, et l’ambiance est à la bonne humeur. Je ne vois pas le temps passer, et pourtant l’heure du déjeuner est proche alors que chacun verse son savon dans un moule. C’était vraiment une belle expérience, et Julie sait partager sa passion pour la cosmétique artisanale et ses ânesses.

matériel pour un atelier de savonnerie
Tout est prêt pour commencer l’atelier
du savon frais dans un moule
Le savon frais a une allure de crème dessert !

Avant de partir, je fais un tour dans la boutique pour acheter du savon et du baume à lèvres. En effet, mon savon ne sera utilisable que dans quelques mois. Il faut aussi avouer que la gamme proposée par Julie est très tentante (et que pour les avoir déjà essayés, je sais que ses savons sont top).

une boutique vendant des savons artisanaux
« Ici le bonheur est fait maison »
une boutique vendant des savons artisanaux
La jolie mise en scène des savons de Julie dans une armoire ancienne et des bassines en métal

Juli’Anesse – Rochefort Samson – Drôme – printemps 2024

(*) La ferme de Julie, Juli’Anesse, se situe dans la campagne de Rochefort Samson, 1235 Chemin des Ravets. La boutique à la ferme est ouverte deux après-midi par semaine, et Julie propose aussi une boutique en ligne.

Choisir ses iris chez un hybrideur

Si vous me suivez un petit peu, vous savez déjà que je suis fan d’iris. Pour ceux qui sont dans le même cas que moi et qui ont un jardin, il est possible d’aller choisir ses iris soit dans une pépinière, soit chez un hybrideur (qui donc créé ses propres iris et peut ensuite les proposer à la vente). Il y a plusieurs spécialiste de cette fleur dans la Drôme, et j’ai mes habitudes aux Iris du Grand Barbu depuis une bonne dizaine d’années. Mais, Daniel qui s’en occupe, va cesser son activité après cette saison. C’est Cédric qui va reprendre le flambeau, mais sur un autre terrain. Cette année marquait donc une transition, avec des iris visibles dans les deux jardins. J’étais allée au début du mois de mai voir les iris de Daniel au Grand Barbu, et j’y étais retournée un peu par hasard au milieu du mois. Je pensais alors avoir fini mes balades dans les iris pour l’année. Mais, un groupe de copains a organisé quelques jours plus tard, un peu à l’improviste, une visite chez Cédric, dans son jardin Iris Passion. Je n’ai pas hésité longtemps avant de me joindre à eux.

iris en fleurs
iris en fleurs
iris en fleurs
iris en fleurs
iris en fleurs

Iris Passion – Saint Marcel les Valence – Drôme – mai 2024

(*) Iris Passion, quartier les Blaches, 26320 Saint Marcel les Valence – prochaine ouverture au printemps 2025

Faire une promenade à travers champs

A chaque fois que cela a été possible, j’ai essayé d’aller me balader. Les occasions n’ont pas été si nombreuses et souvent les éclaircies de courte durée. J’ai donc privilégié les promenades proches de chez moi. Je n’ai ainsi pas forcément suivi d’itinéraire bien précis, préférant souvent ne pas trop m’éloigner d’un endroit où je pourrais m’abriter en cas de forte pluie soudaine, ou restant à proximité de ma voiture. Parmi ces balades, je peux citer la jolie petite boucle qui part du parc de Lorient à Montéléger en direction de Beauvallon le long de la Véore avec le retour le long du Pétochin. C’est une balade facile et pas trop longue que j’ai déjà fait plusieurs fois, et c’est celle à laquelle j’ai pensé en premier quand nous avons voulu nous promener avec une copine après plusieurs jours de fortes pluies. S’il y avait bien quelques flaques de boue sur le chemin, celui-ci était globalement très praticable. Nous en avons aussi profité pour une pause au bord d’une mare qui a été creusée par Valence Romans Agglo afin de favoriser la biodiversité. Bordée de quelques iris des marais, la mare accueille déjà de nombreuses grenouilles et des libellules.

un paysage agricole avec des champs de céréales
Vue sur les champs environnants
une mare entourée d'arbres
Au bord de la mare

Montéléger/Beauvallon – Drôme – mai 2024

(*) Le départ de cette boucle se fait au parc de Lorient, le long de la rivière sur la rive droite. Arrivé au pont de Beauvallon, il faut le traverser et revenir vers Montéléger par la rive gauche de la Véore. Le chemin suit naturellement la Véore puis son affluent le Pétochin, que l’on peut traverser un peu plus loin via une passerelle en bois pour rejoindre la rive gauche de la Véore et l’entrée du Parc de Lorient. La boucle fait environ 5 km, et ne présente aucune difficulté.


moutons en train de paitre dans un champ
Moutons dans un champ – Chabeuil – Drôme – mai 2024

Parmi les petites balades pas trop loin de chez moi, il y a aussi :

[projet 52-2024] semaine 21 – couleur claire

Cette semaine, je vous ai proposé « Couleur claire » comme thème du projet 52. Le choix du sujet est donc très vaste, puisqu’il faut s’attacher à la couleur et non à l’objet de la photographie choisie.

Pour ma part, l’inspiration est venue comme une évidence alors que je visitais l’exposition du festival A(i)rt de Famille à Lyon. Parmi les univers des artistes qui ont chacun pris possession d’une ancienne boutique de la Galerie des Terreaux, celui de Trepid a forcément résonné avec le thème de la semaine.

Vivant par nature – nature morte par Trepid – Festival A(i)rt de Famille 2024


Pour découvrir les couleurs claires chez les autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.


NB : je passe la journée avec des copains, et ne serai donc pas sur mon ordinateur. Ne vous inquiétez pas si votre commentaire n’apparait pas immédiatement (il semblerait que WP soit d’ailleurs un peu taquin en ce moment) : je le validerai dès que possible et au plus tard demain dimanche.

[Lyon] 4 activités pour une journée en ville

Avec Melle 3e, nous avons profité du pont de l’Ascension pour passer une journée à Lyon. Nous en parlions depuis un moment sans jamais trouver le temps dans nos plannings (chargés) respectifs. Nous avons finalement trouvé un créneau ce vendredi entre jours fériés et week-end. Nous avions en particulier envie de voir l’exposition du festival d’art AiRT de Famille, mais aussi de nous balader dans le Vieux Lyon ou au Parc de la Tête d’Or. Nous avons pris le train assez tôt le matin à Valence, et à notre arrivée à Lyon, nous sommes parties en direction des Terreaux pour prendre un café en terrasse au soleil. L’exposition que nous avions repérée n’ouvrant qu’une heure plus tard, nous avons décidé de traverser la Saône.

La monumentale fontaine Bartholdi sur la place des Terreaux

Flâner dans le Vieux Lyon

Nous sommes parties un peu au hasard des rues du Vieux Lyon. Nous n’avions rien de précis à y faire ou voir. Nous avons flâné, en admirant les façades Renaissance. Nous avons évoqué l’histoire du quartier et comment il a failli disparaître dans les années 1960 avant de devenir le premier secteur sauvegardé de France en 1964, puis d’être classé au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1998. Nous évitons au maximum la rue Saint Jean, prise d’assaut par les visiteurs. Nos pas nous mènent jusqu’au Musée Gadagne où nous regardons l’horloge sonner 11.00 et admirons la cour.

La cour du Musée Gadagne

Puis, nous allons jusqu’à la primatiale Saint Jean dans l’espoir de voir l’horloge astronomique, mais elle est actuellement en cours de restauration. Nous en profitons toutefois pour monter jeter un œil au trésor de la cathédrale, dont je ne connaissais pas l’existence. Tapisseries, marbres anciens finement sculptés, vêtement liturgiques lourdement brodés d’or et objets d’orfèvrerie réalisés entre le Moyen-Âge et le XIXe siècle y sont exposés. La pièce est petite mais néanmoins très intéressante. Après cette découverte, il est temps pour nous de déjeuner, et notre choix s’est porté sur Food Traboule, le food court du Vieux Lyon.

Dans la nef de la cathédrale Saint Jean
Dans la salle du trésor de la cathédrale

Profiter d’une exposition d’art

Après déjeuner, nous avons retraversé la Saône en direction des Terreaux pour découvrir l’exposition de la 3e édition du festival artistique AiRT de Famille. J’avais loupé les deux précédentes éditions et quand j’ai aperçu les premières photos de celle-ci sur les réseaux sociaux, j’avais noté dans mon agenda de prendre le temps d’aller à Lyon pour la voir. Cette année, cela se passe dans la Galerie des Terreaux, un ancien passage du XIXe siècle qui a abrité une galerie commerciale ensuite et est fermé depuis bientôt 30 ans. Je me souviens y avoir vu des expositions dans le cadre du off de la biennale d’art contemporain en 1997.

I close my eyes and use my recollection – par Mynah et Myeh – Festival AiRT de Famille 2024

Issus du programme d’incubation omart (un projet qui vise à rendre accessible à tous l’art et accompagner les artistes émergents lyonnais), une trentaine d’artistes participe à cet acte 3 du festival. Chacun a investi une pièce différente de la galerie et y a créé une œuvre en 3 dimensions. Ainsi, sur plus de 1000 mètres carrés, les scénographies immersives se succèdent (ce qui n’est pas sans nous rappeler les chambres de l’Hôtel 128 à Street Art City). On navigue d’un univers à l’autre au fil de l’ancienne galerie commerciale. Comme à chaque fois, certains univers nous interpellent, nous parlent tandis que d’autres nous laissent perplexes ou indifférents.

Pool land – par Dorothée Richard – Festival Airt de Famille 2024
J’ai particulièrement aimé l’utilisation complète de l’espace qui a été faite par l’artiste
Bienvenue en Oregon – par Nicolas Badout – Festival AiRT de Famille 2024
Coup de coeur pour l’immersion dans un décor de bande dessinée en noir et blanc
Papillon monarque – par Boun Ka – Festival AiRT de Famille 2024
Là aussi, une très belle utilisation de l’espace, entre chaos et structuration
L’île de Siam – par Gaspard Mariotte – Festival AiRT de Famille 2024
Une plongée onirique dans un décor exotique
L’île de Siam – par Gaspard Mariotte – Festival AiRT de Famille 2024
Il est possible de feuilleter le carnet de voyage de Gaspard Mariotte qui lui a inspiré cette mise en espace

Visiter le Musée des Beaux Arts

Après l’exposition, nous avons choisi de traverser la place des Terreaux pour explorer une autre facette de l’art : direction le Musée des Beaux Arts. Situé dans un ancien couvent, le palais Saint Pierre, le musée se déploie sur 2 étages entourant un joli petit jardin. Ce coin de verdure est un véritable havre de paix agrémenté de sculpture. Il suffit d’y pénétrer pour ne plus entendre les bruits de la ville qui l’entoure.

Dans le jardin du musée des Beaux Arts

L’ensemble est assez labyrinthique et s’il est possible de télécharger le plan (des QR Codes sont présents à cet effet un peu partout dans le musée), j’aurais aimé que de temps à autre, des panneaux indiquent sur un plan à quel endroit nous étions afin d’aider à se repérer. J’ai aussi moyennement aimé la muséographie de certaines salles. Entre les murs couleur « gris avec traces » et la rangée de trous à intervalles réguliers pour déplacer les cartels sous une verrière zénithale opacifiée par le temps et les dépôts, j’ai eu l’impression de me trouver sur un chantier inachevé. Dans d’autres salles, ce sont les éclairages qui m’ont un peu gâché l’expérience avec les grandes ombres portées qu’ils projetaient sur les tableaux exposés. Cependant, l’ancienne chapelle où sont présentées les sculptures permet d’en apprécier les détails, et d’autres salles jouent avec les perspectives pour mieux mettre les tableaux en valeur. Quoi qu’il en soit, les collections du musée par contre méritent largement qu’on s’y arrête. Que ce soit en sculpture ou en peinture, le musée propose au visiteur des œuvres à la fois d’artistes majeurs (Renoir, Pissaro, Gauguin, Manet, Monet, Degas, Rodin, Bourdelle, Maillol, Hubert Robert entre autres) ou plus locaux (dont Fantin-Latour, Alexandre Séon, Puvis de Chavanne ou encore Albert Gleizes).

Eurydice piquée sur les bords du Pénée– Jean-François Legendre-Héral (1822) – détail
Beatrix par Joseph Fabisch (1854) – détail du drapé de la robe
Beatrix par Joseph Fabisch (1854)
Alignement de grands maîtres
Le poème de l’âme. L’Idéal – Louis Janmot (1968) & perspective
Jeu de perspectives
Collections de peinture

Se mettre au vert au Parc de la Tête d’Or

Après ces découvertes artistiques (et un bon goûter sur les pentes de la Croix Rousse), nous avons eu envie de profiter du grand soleil pour faire un tour au Parc de la Tête d’Or, qui avec ses 105 hectares est l’un des plus vastes parcs urbains de France (à titre de comparaison, le parc Jouvet de Valence fait 7 hectares et celui du Thabor à Rennes 10 hectares). Nous avons donc pris le métro et fait quelques centaines de mètres à pied avant de franchir les grandes grilles. La chaleur du jour nous a fait éviter les serres (qui sont pourtant magnifiques). Nous nous sommes promenées dans les allées du jardin botanique et avons fait le tour de la roseraie historique. Nous souhaitions aller voir la grande roseraie et comptions pour cela traverser le lac par les îles mais des zones de travaux ne nous le permettaient pas. Compte tenu de la taille du lac (et des nombreux kilomètres déjà parcourus à pied), nous avons renoncé à en faire le tour. Nous avons donc flâné au bord de l’eau puis dans des allées à l’ombre avant de retourner au métro en direction de la gare pour prendre un train et rentrer à Valence.

Dans le jardin botanique
Dans la roseraie historique
Dans la roseraie historique
Dans la roseraie historique
Au bord du lac


Lyon – Rhône – mai 2024


Informations pratiques & bonnes adresses :

  • Trésor de la cathédrale Saint Jean – place Saint Jean, Lyon 5e (Vieux Lyon) – accès par un escalier donnant à droite de l’entrée de l’église – gratuit
  • Food Traboule – 22 rue du Boeuf, Lyon 5e (Vieux Lyon) – réservation conseillée, sinon, il est préférable d’arriver en tout début de service. Edit du 07/03/2025 : Food Traboule a définitivement fermé ses portes début 2025.
  • AiRT de Famille, acte 3 – galerie des Terreaux, entrée par la rue Lanterne, Lyon 1er – jusqu’au 21 juin 2024 – payant
  • Musée des Beaux-Arts de Lyon – place des Terreaux, Lyon 1er – payant (gratuit pour les moins de 18 ans)
  • A chacun sa tasse – 2 rue du Griffon, Lyon 1er (pentes de la Croix Rousse) – l’endroit idéal pour un goûter avec un joli choix de boissons et pâtisseries maison
  • Parc de la Tête d’Or – plusieurs entrées possibles dont la porte du Lycée avenue Verguin, la porte de la Tête d’Or avenue des Belges et la porte des Enfants du Rhône place du Général Leclerc – Lyon 6e – gratuit


Si vous voulez d’autres idées pour un séjour à Lyon, je vous propose :

  • un tour à Lugdunum, les ruines gallo-romaines de la colline de Fourvière
  • une descente de la Saône en canoë
  • Peinture fraîche, un festival de street-art que j’espère revoir à l’automne
  • la biennale d’art contemporain, dont la prochaine édition aura lieu du 21 septembre 2024 au 5 janvier 2025 (et dont j’espère bien avoir l’occasion de vous reparler cet automne)
  • l’un des nombreux musées de la ville, comme par exemple le Musée d’Art Contemporain ou celui des Confluences
  • un repas dans un bouchon pour découvrir les plats typiquement lyonnais
  • un tour aux Halles de Lyon pour faire vos provisions chez les meilleurs artisans de bouche de la ville

[projet 52-2024] semaine 20 – fleur

Ce ne sera une surprise pour personne si je vous dis que le thème Fleur de cette semaine pour le projet 52 me plait particulièrement. J’aime les fleurs et j’aime photographier les fleurs. Je visite les jardins botaniques et les parcs fleuris chaque fois que j’en ai l’occasion. Le mois de mai est un mois particulièrement fleuri dans la nature. C’est une période de l’année où je pars chercher les orchidées sauvages ou admirer les coquelicots. Dans les jardins et les pépinières, c’est la saison des pivoines et des iris. J’ai la chance d’avoir plusieurs jardins et champs d’iris ouverts au public autour de chez moi. M’y rendre est un de mes rituels printaniers (que j’avais même réussi à maintenir en période de confinement !), et il n’est pas rare que je fasse plusieurs passages dans le mois. C’est d’ailleurs ce qu’il s’est passé cette année. Après avoir fait une première visite aux Iris du Grand Barbu, j’y suis retournée une semaine plus tard. J’ai de nouveau pris des photos, cette fois dans la lumière déclinante d’une fin de journée.

Iris du Grand Barbu – Chabeuil – Drôme – mai 2024


Pour découvrir les fleurs proposées par les autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.

[Paris] un week-end entre Marais et Père Lachaise

Courant avril, je suis allée passer un week-end à Paris. Si le but était avant tout de retrouver des copains et de passer des moments ensemble, j’en ai aussi profité pour me balader et faire quelques découvertes. Celles-ci se trouvent majoritairement dans les quartiers du Marais et du Père Lachaise. En effet, mon hôtel était situé à côté de la gare de Lyon pour des questions de praticité (y allant en train et arrivant à gare de Lyon, j’ai naturellement choisi un hôtel à proximité afin de pouvoir laisser ma valise à la bagagerie de celui-ci avant le check-in/après le check-out). De plus, des travaux sur le métro généraient des fermetures sur plusieurs lignes, rendant complexe le changement de quartier.

Place de la Bastille

Autour du Marais

Flâner sur le port de l’Arsenal

Les deux matins où j’étais à Paris, j’ai débuté ma journée par un tour sur le port de l’Arsenal jusqu’à Bastille, en attendant l’heure de retrouver les copains. Je vous avais déjà parlé de ce lieu lors d’un de mes précédents séjours parisiens. Je l’avais découvert par hasard il y a une dizaine d’années alors que je me promenais dans les environs de la gare de Lyon en attendant mon train. J’aime son ambiance de petit port de plaisance coincé entre les immeubles. Il est bordé d’un jardin, rendant la promenade encore plus agréable. Tôt le matin, les quais du port de l’Arsenal ne sont fréquentés que par quelques joggers et le calme y est appréciable.

bateaux à quai dans Paris
Sur les quais du port de l’Arsenal
bateaux à quai dans Paris
Nous sommes entre la Seine et la place de la Bastille
Escaliers et colonne de Juillet sur la place de la Bastille
Bastille / Perspective

Se balader dans les rues du Marais

De la place de la Bastille, j’ai gagné le quartier du Marais. Là encore, c’est un quartier où j’aime bien prendre le temps de flâner. Les rues sont bordées d’anciens hôtels particuliers. De nombreuses façades sont superbes, et des petits jardins se cachent entre les bâtiments. C’est aussi un bel endroit pour faire du shopping alors que de nombreuses marques et concepts stores pointus ont investi les boutiques du quartier ces dernières années. Et bien sûr, j’en ai profité pour aller voir la place des Vosges, ma place parisienne préférée avec la régularité de ses façades de briques et pierre blanche, le charmant jardin qui en occupe le centre et les arcades qui la bordent. J’ai pu en profiter tôt le samedi matin, alors qu’elle était encore déserte, et c’était magique !

rue parisienne
Tôt le matin, dans les rues du Marais
arcades de la place des Vosges à Paris
Sous les arcades de la place des Vosges
square de la place des Vosges à Paris
Début de journée sur la place des Vosges
square de la place des Vosges à Paris
Strates de couleurs : toits gris/façades rouges et blanches/ feuillage vert
square de la place des Vosges à Paris
Ni les touristes ni les habitants du quartier n’ont encore investi les allées du square
Jardin d'un hôtel particulier du Marais à Paris
Faire une pause dans le jardin de l’Hôtel de Lamoignon
Jardin d'un hôtel particulier du Marais à Paris
Dans le jardin à la française de l’Hôtel de Sens

Découvrir des musées

Vous l’avez sans doute remarqué : j’aime bien explorer les musées et les expositions. Et ce n’est pas ce qui manque à Paris. Il est vraiment possible de trouver des propositions culturelles pour tous les goûts. Le quartier du Marais regorge de galeries (j’ai jeté un œil à certaines en passant devant mais j’étais trop matinale pour qu’elles soient ouvertes) et de musées. J’ai visité trois musées le dimanche, presque par hasard.

La maison de Victor Hugo

La maison (ou plutôt l’appartement) de Victor Hugo situé place des Vosges faisait déjà partie de mes envies lorsque j’étais venue à Paris avec Melle 3e en octobre 2022. Notre timing n’était pas bon (nous étions trop matinales) et avions finalement rejoint l’Île de la Cité pour visiter la Conciergerie et la Sainte Chapelle. Si le samedi matin, j’étais très tôt sur la place des Vosges, j’y suis repassée en milieu de matinée le dimanche en attendant de retrouver une amie pour le déjeuner. J’en ai donc profité pour entrer dans l’intimité de l’écrivain.

Situé dans l’appartement où Victor Hugo a vécu sur la place des Vosges, le musée n’est pas très grand. Il permet toutefois de découvrir des œuvres en rapport avec les écrits de Hugo, ainsi que des dessins qu’il a lui même faits. Par ailleurs, certaines pièces ont été reconstituées avec des décors issus d’autres lieux où l’auteur à vécu, que ce soit à Paris ou lors de ses années d’exil à Guernesey. Si ce musée ne mérite pas de se déplacer spécialement, il est intéressant de s’y arrêter si on passe dans le quartier.

escaliers d'un immeuble bourgeois à Paris
L’appartement de Victor Hugo est situé au 2e étage
salon de la maison de Victor Hugo, sur la place des Vosges à Paris
Le décor de la pièce provient de la maison de Victor Hugo à Guernesey

Le Musée des Archives Nationales

En début d’après-midi, alors que nous nous promenions avec une copine dans le Marais, c’est l’imminence d’une averse qui nous a décidées à aller faire un tour au Musée des Archives Nationales. Situé dans un superbe hôtel particulier, cet ancien lieu de stockage des archives du pays présente dorénavant des expositions temporaires et la possibilité d’admirer quelques décors du XVIIIe siècle. Lors de notre passage, le rez-de-chaussée était en partie consacré au discours de Simone Veil à l’assemblée nationale en 1973, présentant les minutes des débats ainsi que le texte lu par la députée. A l’étage, l’exposition principale était « Sacrilège ! L’État, les religions et le sacré, de l’Antiquité à nos jours« . Elle permet à travers de nombreux documents d’aborder la dimension politique du sacrilège, et replace cette notion au fil du temps, jusqu’à nos jours.

cour d'honneur d'un hôtel particulier à Paris
Cour d’honneur de l’Hôtel de Soubise, qui abrite le Musée des Archives Nationales
cour d'honneur d'un hôtel particulier à Paris
La colonnade de la cour d’honneur de l’Hôtel de Soubise
Manuscrit médiéval
Manuscrit médiéval
boites à archives anciennes
L’archivage du fil du temps
salon d'un hôtel particulier du 18e siècle à Paris
Les somptueux décors XVIIIe siècle de l’Hôtel de Soubise

Le Musée Carnavalet

Après la visite au Musée des Archives Nationales, la copine avec qui j’étais m’a laissé continuer seule mes explorations car elle avait un rendez-vous. J’ai donc fait un tour au Musée Carnavalet qui retrace l’histoire de Paris à travers de très nombreux artefacts. Je commençais à être déjà bien fatiguée de mon week-end, et en ce dimanche après-midi à la météo mitigée, il y avait foule dans les différentes salles. Je n’ai donc pas su apprécier les richesses du Musée Carnavalet à leur juste valeur. J’ai donc noté qu’il serait intéressant d’y retourner car ce que j’en ai vu donne envie de l’explorer plus. Il comporte entre autres une très belle collection d’enseignes et plaques de rue anciennes ainsi que de nombreux décors complets issus d’hôtels particuliers depuis détruits ou d’anciennes boutiques (dont la bijouterie Fouquet dont le décor avait été entièrement conçu par Alphonse Mucha).

cour d'honneur d'un hôtel particulier à Paris avec une statue en pied de Louis 14
La cour d’honneur du Musée Carnavalet dans l’Hôtel des Ligneris avec sa statue de Louis XIV
Pendule et décor du 18e siècle
Pendule et décor du XVIIIe siècle
boiseries décorées du 17e siècle
Le cabinet de l’Hôtel Colbert de Villacerf, un exemple de boiseries du XVIIe siècle
escalier monumental
Escalier d’honneur de l’Hôtel Le Pelletier de Saint Fargeau

Traverser la Seine pour gagner l’Île Saint Louis

En me promenant dans le Marais, mes pas m’ont menée jusqu’en bord de Seine. J’ai eu envie de traverser le pont qui me faisait face pour gagner l’Île Saint Louis. J’ai toujours eu un faible pour cette île, moins fréquentée et moins touristique que sa voisine l’Île de la Cité. Les beaux hôtels particuliers se succèdent le long des quelques rues de l’île. Je longe un peu les quais. L’ambiance est printanière. Puis, je gagne le cœur de l’île avec la longue rue qui la traverse sur toute sa longueur. Au passage, avant de regagner la rive droite et le Marais, je jette un œil à Notre-Dame. (La dernière fois que j’étais venue de ce côté, sur ce pont entre les deux îles, c’était le lendemain de l’incendie du 15 avril 2019. J’étais en déplacement professionnel à Paris, et il fallait que j’aille la voir, essentiellement pour réaliser ce qui s’était passé.)

la Seine à Paris
Direction l’Île Saint Louis par le pont Marie
rue de Paris
Le charme des rues transversales
glycine sur une façade
J’ai regretté de ne pas être au moment où cette glycine gigantesque est fleurie
Notre Dame de Paris en travaux
Un coup d’œil au chantier de Notre Dame. La cathédrale a de nouveau une flèche.
quais de la Seine à Paris
Quais de Seine

Autour du Père Lachaise

Plonger dans les œuvres d’art à l’Atelier des Lumières

C’est une de mes copines qui avait lancé l’idée de l’Atelier des Lumières. J’étais curieuse depuis un moment de vivre ce type d’expérience (cela fait des années que je me dis qu’il faudrait que j’aille aux Carrières de Lumière aux Baux de Provence d’ailleurs). Nous avions pris nos billets en ligne et n’avons pas eu à attendre pour entrer. Une fois les portes passées, le visiteur est plongé littéralement au cœur des œuvres projetées sur presque toutes les surfaces du bâtiment (qui est une ancienne fonderie). Nous y allions pour le spectacle sur l’Egypte des Pharaons, mais nous avons aussi vu celui sur les peintres orientalistes du XIXe siècle. Ce second programme semble faire débat sur les réseaux sociaux, accusé de manquer de contextualisation et de véhiculer une image erronée du monde Arabe, et en particulier des femmes.

Les peintures de l’Egypte antique s’animent sur les murs de l’Atelier des Lumières

Il faut dire que la rhétorique marketing du lieu annonce cela comme des « expositions ». Or à mon sens, l’Atelier des Lumières n’est ni un musée ni une exposition. Il est dommage donc d’appeler « expositions » les spectacles qui se jouent dans la halle de l’atelier (cela créé visiblement des attentes qui ne sont donc pas satisfaites, et en effet les œuvres utilisées sont peu voire pas du tout contextualisées). C’est une expérience immersive qui s’appuie sur des œuvres d’art pour les détourner en spectacle numérique (comme cela peut être fait aussi lors de projections monumentales de la Région des Lumières en Auvergne-Rhône-Alpes, par exemple à Valence, à Romans ou au Puy en Velay, ou encore au Mont Saint Michel ou à Bourges lors des parcours nocturnes estivaux). En choisissant de se positionner à tel endroit, de déambuler ou de rester statique, le spectateur devient acteur de son expérience de l’espace et du temps durant les projections. Il ne faut pas venir à l’Atelier des Lumières pour apprendre. Il faut y aller comme on va dans un parc d’attraction ou comme on va voir un bon spectacle : pour passer un bon moment.

En immersion complète dans les images

Parcourir les allées du cimetière

Après l’expérience son et lumière dans l’Atelier des Lumières, nous avons cherché un peu de calme. Pour cela, nous avons pris la direction du cimetière du Père Lachaise tout proche. Les cimetières me fascinent et les vieux cimetières encore plus. Celui du Père Lachaise a été créé au tout début du XIXe siècle et son plan a été imaginé par l’architecte Brongniart. Il n’a toutefois pas beaucoup de succès les premières années et il faudra que le préfet de Paris y fasse transférer Héloïse et Abélard, Molière ainsi que La Fontaine. Le cimetière gagne ainsi ses lettres de noblesse et doit être agrandi. En une cinquantaine d’années, il passe ainsi d’à peine 18 hectares à presque 44. Il comporte aujourd’hui environ 70 000 sépultures.

allée pavée bordée de monuments funéraires du 19e siècle au Cimetière du Père Lachaise à Paris
Les allées sont bordées de chapelles funéraires du XIXe siècle

Nous avons déambulé au fil des allées, sans but précis, sans chercher à voir de tombe en particulier. Nous sommes impressionnés par la densité des sépultures, et par l’esthétisme de certaines. Nous avons tout de même croisé la tombe de Jim Morrison. Nous avons surtout profité du calme de cet écrin de verdure. Là, les bruits de la ville semblent ne plus exister. Le vent secoue les feuilles des arbres. Les oiseaux chantent. Des chats se prélassent. Le cimetière fourmille de vie et de biodiversité. En nous éloignant des grandes allées pavées, nous entrons dans un autre monde où le temps semble suspendu et où la végétation pare les tombeaux. Le retour à réalité du monde en passant le grand portail du cimetière est plutôt brutale d’ailleurs.

Cimetière du Père Lachaise à Paris
Prendre les allées secondaires
Cimetière du Père Lachaise à Paris
Le cimetière est construit en pente
Monument funéraire au Cimetière du Père Lachaise à Paris
Pleureuse
Monument funéraire au Cimetière du Père Lachaise à Paris
Par endroits, la nature vient défier la mort
Cimetière du Père Lachaise à Paris
La géographie du terrain à imposé un enchevêtrement des sépultures par endroits
Monument funéraire au Cimetière du Père Lachaise à Paris
Monument funéraire
Cimetière du Père Lachaise à Paris
Comme une impression de pénétrer dans un autre monde
Monument funéraire au Cimetière du Père Lachaise à Paris
Pleureuses sur une chapelle funéraire
Monument funéraire au Cimetière du Père Lachaise à Paris
La densité des sépultures est plus importantes dans certaines zones escarpées
Monument funéraire au Cimetière du Père Lachaise à Paris
Comme un temple mystique au cœur d’une forêt


Bien entendu, j’ai aussi passé de longs moments à discuter autour d’un café, d’un repas ou d’un verre avec les copains, mais ces moments-là, je les garde pour moi !


Paris – avril 2024


Informations pratiques :

  • Maison de Victor Hugo, 6 place des Vosges, Paris 4e – gratuit pour l’accès à l’appartement
  • Musée des Archives Nationales, 60 rue des Francs Bourgeois, Paris 3e – gratuit
  • Musée Carnavalet, 23 rue de Sévigné, Paris 3e – gratuit
  • Atelier des Lumières, 38 rue Saint Maur, Paris 11e – payant
  • Cimetière du Père Lachaise – plusieurs entrées dont la porte principale 28 ter boulevard de Ménilmontant, Paris 20e – gratuit