[projet 52-2022] semaine 14 – printemps

Afin de clarifier les choses, je n’ai pas eu de souci avec mon calendrier en prévoyant le thème Printemps du projet 52 cette semaine. Je souhaitais en effet que ce thème n’arrive pas trop tôt afin que les effets visuels du printemps aient eu le temps de s’installer dans toutes les régions !

Chez moi, les premières fleurs arrivent tôt, dès la fin février dans certains vergers… Je vous ai d’ailleurs déjà montré les premières floraisons de ce printemps.

Pour illustrer ce thème, j’ai choisi d’autres fleurs, de celles que l’on prend moins souvent en photo car elles n’ont pas les couleurs, douces ou éclatantes, des autres fleurs. Les chatons poussent sur certains arbres et émettent beaucoup de pollens. En effet, la fertilisation est uniquement le fait du vent et leur pollen est donc très volatile (ils sont ainsi responsables de pas mal d’allergies saisonnières).

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Pour voir le printemps chez les autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.

[Drôme] le retour de la neige

En fin de semaine dernière, une vague de froid a succédé aux journées quasi-estivales que l’on avait connues la semaine précédente, et la neige a fait son grand retour. Vendredi matin, elle tombait légèrement lorsque je suis partie travailler mais ne semblait pas vraiment tenir autour de chez moi. Cependant, en rentrant de Lyon, vendredi soir, j’ai vu que le Vercors était bien blanc jusqu’à des altitudes basses. Dans la nuit de vendredi à samedi, la neige est de nouveau tombée, et en rentrant tardivement d’une séance au cinéma, j’avais pu constater qu’elle tenait même dans mon village de la plaine de Valence. Samedi matin, les toits étaient effectivement blanchis mais le mistral avait tendance à balayer rapidement les flocons. Toutefois, par la fenêtre, je pouvais apercevoir que le Vercors avait gardé sa couche de neige.

Aussi, en emmenant Mr 1er et Melle 3e au centre équestre, j’ai pris mon sac à dos et mes chaussures de randonnée. Je savais par expérience que la neige y tient souvent bien… et je n’ai pas été déçue ! Environ 1 kilomètre avant d’arriver, la neige était bien présente dans les champs, et en se rapprochant, il devenait manifeste qu’il avait fallu dégager la route avec une lame chasse-neige. Plus haut, le paysage était tout blanc.

Partant du parking du centre équestre, j’ai vite été surprise par les rafales de vent très fortes. Mais l’appel de la neige était trop fort. Alors, j’ai enfilé mes gants, fermé mon blouson et remonté la capuche de ma veste polaire (j’avais assez stupidement oublié mon bonnet !). Puis, j’ai pris la direction du pied de la montagne.

Pour le début de cette sortie, j’ai suivi le même itinéraire que lors d’une promenade faite au printemps dernier. Dans les prés, les chevaux et poneys ne semblent pas perturbés par la couche blanche qui a recouvert leur environnement. Ils me regardent avec curiosité lorsque je passe avant de bien vite trouver leur foin plus intéressant. La piste monte en se faufilant dans le paysage complètement blanc. La couche de neige fait entre 15 et 20 cm si j’en crois mes estimations, mais j’arrive à avancer là où elle a déjà été tassée ou n’a pas tenu. Le mistral balaie régulièrement le paysage, soulevant les derniers flocons tombés et secouant les branches des arbres. Les rafales de vent font tomber des petits paquets de neige (je suis encore plus contente d’avoir ma capuche…), et je m’efforce chaque fois que c’est possible de me mettre dos au vent.

Arrivée au moment où la piste suivie l’an dernier bifurque plein nord, je choisis d’emprunter une sente à peine marquée partant à l’est. Le but est de m’éviter de devoir marcher face au vent. Et, très vite, je m’aperçois que je suis en plus abritée du mistral par la colline. Après un petit passage en sous-bois, je me retrouve à flanc de coteau, sur le chemin qui monte toujours. La neige a laissé le sentier partiellement dégagée et, fort heureusement, je repère des traces de pas là où elle a tenu. Il ne s’agirait pas de poser le pied n’importe où et risquer de faire une mauvaise chute : l’endroit n’est pas vraiment passant et je ne suis pas certaine que le téléphone capte correctement !

Le paysage est magique. Les arbres et arbustes sont couverts de neige, donnant une dimension si spéciale au lieu. Quelques fleurs contrastent avec la neige, comme si l’hiver voulait livrer un dernier combat avant de s’incliner face au printemps.

Sur le versant me faisant face, je vois les arbres osciller sous l’effet du vent. Je l’entends également. Alors qu’habituellement, la neige tend à rendre les paysages silencieux, cette offensive hivernale est particulièrement bruyante. Les piémonts du Vercors semblent s’être transformés en une lointaine contrée inhospitalière. J’ai l’impression d’être bien loin de chez moi, tant le dépaysement est total.

Mais, la météo semble vouloir se dégrader et le ciel commence à s’obscurcir. Il est temps de rebrousser chemin et de redescendre vers les écuries. Je fais alors demi-tour, tout en prenant le temps d’admirer encore le paysage qui m’entoure et de jeter un œil à la plaine de Valence que l’on devine dans le lointain avec ses couleurs printanières.

De retour sur la piste qui longe les prés à chevaux, je retrouve les bourrasques de vent et je regrette un peu le sentier abrité. Alors, je presse le pas pour regagner plus vite l’abri des écuries. Là, je retrouve Mr 1er qui m’attend pour rentrer à la maison. Nous avons bien mérité le bon chocolat chaud que je m’apprête à préparer en arrivant !

Depuis le parking du domaine équestre des Pialoux
La neige donne une dimension différente aux paysages connus
Vieilles pierres et sapins enneigés
Les prés des chevaux sont recouverts de neige
Le Roi des Forêts ?
Sur la piste, en direction de la montagne
Régulièrement, le vent soulève la neige…
Printemps vs hiver
Magie des paysages enneigés
La neige redessine les silhouettes des arbres encore nus
Au cœur de la montagne enneigée
Printemps vs hiver (bis)
Dans le lointain, les couleurs printanières de la plaine
Redescendre de la montagne
Le long des prés des chevaux…

Montvendre / La Baume Cornillane – Drôme – 2 avril 2022

(*) une partie des pistes et chemins empruntés sont privés et appartiennent au domaine équestre des Pialoux. Il n’est pas autorisé d’y circuler autrement qu’à pied. Il convient également de ne pas aller perturber les chevaux qui sont au pré.

[projet 52-2022] semaine 13 – ne te découvre pas d’un fil

Nous sommes en avril et le thème de cette 13e semaine du projet 52 fait référence au dicton « En avril, ne te découvre pas d’un fil. En mai, fais ce qu’il te plait ».

Pourtant, nous avons déjà eu de belles journées un peu chaudes et j’avoue avoir plutôt des envies de tenues printanières que de tenues hivernales. Mais, au début du mois d’avril, nous ne sommes pas à l’abri d’un retour de journées plus fraiches ou de gel nocturne et cette année ne semble pas faire exception sur ce point…. On nous annonce d’ailleurs de la neige !

En tous cas, cette semaine, j’ai encore dû gratter le pare-brise de ma voiture avant de partir le matin !

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Afin de découvrir comment les autres participants ne se découvrent pas d’un fil, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.

[Drôme] Montmeyran, par hasard

Parfois, je pars me balader en sachant exactement où j’ai envie d’aller, mais il m’arrive également de n’avoir aucune idée, de ne pas avoir pensé à mon lieu de promenade. Alors, je fais en sorte de laisser le hasard décider pour moi. Ce samedi-là, j’étais dans cette situation… et je me suis retrouvée à Montmeyran.

Après avoir déposé Melle 3e au centre équestre puis Mr 1er à Valence, je n’avais aucune idée d’où me promener. Je savais juste que je ne voulais pas d’une sortie longue, car j’étais déjà bien fatiguée de la semaine écoulée. D’une petite route à la suivante, je suis arrivée à proximité de Montmeyran.

C’est un village où je suis souvent passée en voiture car il était sur le trajet quand j’emmenais Vador à son hôtel (en fait, une pension pour chats) avant de partir en vacances. Je m’y étais ainsi quelquefois arrêtée pour une course rapide. Mais je n’avais jamais remarqué la colline surplombant le village !

Je ne sais pas si quelque chose a changé (des arbres qui auraient été coupés ? ) ou si c’est la façon dont le soleil l’éclairait, mais soudainement, j’ai « vu » cette colline… J’ai même cru y deviner une Vierge du Vœu (ce sont des statues de la Vierge Marie, érigées dans les villages drômois épargnés par les bombes en 1944 et qui font suite à un vœu émis par l’évêque de l’époque). Plus de doute, c’était là qu’il fallait que j’aille !

Après avoir stationné ma voiture sur le parking de la mairie, je suis partie un peu au hasard à l’assaut de la butte qui domine le village. J’ai croisé quelques chats au regard interrogateur. J’ai fait demi-tour au fond de plusieurs impasses. Mais, finalement, j’ai fini par trouver une rue en pente qui se poursuivait par un chemin piéton.

Très vite, le sentier quitte le couvert des arbres et monte à l’assaut d’une colline aux pentes couvertes de végétation rase. Partout autour de moi, des petites fleurs jaunes poussent sur la terre sèche. Je lève les yeux, et au pied de la Vierge du Vœu, j’aperçois un groupe d’ados à VTT. Certains scrutent le ciel avec jumelles et lunette d’observation. De là où je suis, la scène a de faux airs d’un remake de Stranger Things (même si je n’ai jamais entendu parler d’un laboratoire secret dans le secteur…).

Je poursuis jusqu’à arriver au pied de la statue. De là, j’ai une vue à 360° sur les environs : la montagne de la Raye, le synclinal de Saoû, la plaine de Valence… La lumière crue du début d’après-midi tranche avec la brume de chaleur qui enserre le paysage.

Alors que je m’apprête à redescendre, j’avise dans le sous bois voisin un vestige de mur arrondi. Je comprends alors pourquoi la rue que j’ai empruntée s’appelle « rue de la Tour ». Je suis à proximité des ruines de l’ancien château médiéval de Montmeyran… dont je ne savais pas qu’elles existaient ! Cependant, compte-tenu de la vue dégagée, je ne suis pas étonnée qu’un château ait été construit ici au Moyen-Âge.

Je m’engage donc sur la petite sente qui conduit à la tour ruinée. De là, j’aperçois un pan de mur vertical un peu plus loin dans le bois, un peu plus haut que la tour également. Là encore, l’accès se fait via un petit sentier dessiné à travers la végétation. Si la tour avait des airs de construction défensive, ce mur semble avoir appartenu à une partie plus habitée de l’ancien château. (Il y a une autre tour que j’ai aperçue un peu plus bas sur la colline, à l’opposé du village, mais je n’étais pas chaussée pour une marche sur un sentier plus hasardeux et je n’y suis pas allée. Après quelques recherches sur internet, il semblerait que cette 3e tour soit sur une propriété privée de toutes façons.)

En redescendant de la colline, je repense aux concours de circonstances qui m’ont conduite à y venir et à trouver ces ruines. Je me demande comment je n’ai jamais entendu parler de ces vestiges situés à même pas 10 kilomètres de chez moi. Mais surtout, je me réjouis car si après 10 ans, je parviens à être surprise à moins de 10 km de la maison, c’est qu’il me reste encore plein de lieux à découvrir sans avoir besoin d’aller loin !

Stranger Things ?
Au fond, on distingue la montagne de la Raye
Tapis de fleurs jaunes
La Vierge du Vœu de Montmeyran
Dans la végétation, apercevoir un mur arrondi….
Ruine médiévale
Dans les rues du village

Montmeyran – Drôme – mars 2022

(*) L’accès à la colline et donc à la Vierge du Vœu et aux deux vestiges que je montre dans cet article est entièrement libre. Il faut bien entendu être prudent, surtout au pied des ruines.

(**) J’ajoute donc Montmeyran à la liste des châteaux ruinés que j’ai pu voir dans les environs. Il rejoint ainsi en particulier la colline de la Gontarde à Chabeuil, le château des Cornillans, les ruines de Rochefort Samson, le château des Pellafols, la Tour de Crest, Chateau Rompu à Chateaudouble, la Tour de Barcelonne

(***) Parmi les Vierges du Vœu des environs, vous pouvez apercevoir ici celles de Chabeuil, Upie, Peyrus, Chateauneuf-sur-Isère, …

[petits moments] mars 2022 en vrac

Si l’actualité internationale est bien préoccupante ce mois-ci, j’ai essayé de profiter de l’arrivée du printemps pour prendre l’air chaque fois que c’était possible.

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Alors que le printemps n’avait pas encore complètement commencer à montrer le bout de son nez, j’ai fait un tour au Bois des Naix.

Bois des Naix – Bourg de Péage – Drôme

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Profitant d’une course à faire à proximité, je suis allée me balader le long du Rhône en amont du barrage de Bourg-lès-Valence.

Regarder les bateaux passer sur le Rhône
Le barrage de Bourg-lès-Valence – Drôme

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Même si les fruits et légumes sont encore bien hivernaux, j’aime aller au marché !

« ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier »

Marché de la place des Clercs – Valence – Drôme – le samedi matin

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Avec Mr 2e, nous sommes retournés boire une bière à la Brasserie de la Pleine Lune.

Brasserie de la Pleine Lune – Chabeuil – Drôme
(*) L’abus d’alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération.

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Il y a encore eu des dimanches CSO ce mois-ci avec Melle 3e !

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J’ai eu besoin d’aller à côté de l’ESISAR, l’école d’ingénieurs en systèmes embarqués et réseaux de Grenoble INP, située à Valence. Cela a été l’occasion d’aller jeter un œil à l’œuvre de Ruedi Baur qui en recouvre la façade. Installée dans le cadre du 1% culturel lors de la construction du bâtiment en 1997, elle est composée de 0 et de 1 et permet également d’assurer l’isolation phonique du bâtiment situé à proximité d’une voie très passante.

ESISAR – Valence – Drôme

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Je n’avais pas souvent eu l’occasion de passer de nuit devant le temple de Chabeuil alors que la lumière était allumée à l’intérieur. C’est chaque fois l’occasion de mieux voir son architecture et son jeu de vitraux.

Temple – Chabeuil – Drôme

[projet 52-2022] semaine 12 – ralentir

En ajoutant ce thème Ralentir à la liste du projet 52, j’avais plusieurs idées en tête.

D’abord, j’avais pensé au rythme quotidien, souvent effréné, et qu’il est régulièrement nécessaire de ralentir lors de respirations salutaires, qu’il s’agisse de vacances, de week-ends ou de moments de loisir. Dans le même ordre d’idée, j’avais pensé à nos modes de vie où tout va de plus en plus vite, et où nous aurions bien besoin de ralentir de temps à autre : flots continus d’actualités, sollicitations immédiates, instantanéité de nos réponses…

Mais j’avais aussi pensé à la signalisation routière, qui nous demande quelquefois de ralentir : ralentisseurs de toutes formes, rétrécissements de voies, limitations de vitesse… et panneaux annonçant des risques.

C’est vers ces derniers que j’ai choisi de me tourner pour illustrer le thème. Il ne restait plus qu’à trouver le bon panneau. Manquant un peu de temps (et n’ayant pas eu l’occasion de pouvoir ralentir..) cette semaine, je suis allée chercher une photo précise dans mes archives. Elle a été prise durant l’été 2016 dans un village proche de celui où j’ai passé mon enfance et mon adolescence, et j’avais aimé son look désuet !

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Pour voir les autres participants ralentir, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.

[petits moments] bonjour Printemps !

Chaque année, je scrute l’arrivée du printemps, et surtout celle des premières fleurs. Comme vous le savez peut-être (sans doute ?) déjà, j’aime beaucoup prendre les fleurs en photos. Je commence à devenir impatiente de retrouver les fleurs sauvages ou cultivées dès que les jours se mettent à rallonger de façon notable (mon point de repère est lié au fait que le jour est levé ou presque quand je prends le train le matin, et qu’il ne fait pas encore nuit quand j’en descends le soir à la gare, ce qui se situe globalement fin février). Je me mets alors à scruter les bas côtés des routes de campagne et les arbres dans les vergers à la recherche de signes de floraison. Et petit à petit, j’aperçois des fleurs dans les arbres fruitiers ou des petites tâches de couleur au bord de la route. Je note alors mentalement de revenir avec l’appareil photo ou qu’il est temps d’aller voir si le printemps a gagné mes spots favoris pour les fleurs sauvages….

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Mais, je n’ai pas forcément besoin de sortir de chez moi pour voir le printemps approcher. Il me suffit de faire attention à ce qu’il se passe dans ma cour. En effet, les petites jonquilles (dont j’ai planté les bulbes durant le premier automne dans ma maison, en 2016) y fleurissent autour de la mi-février.

Dans la cour – mi-février 2022

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Ce sont généralement les orchis géants qui « lancent » la saison des photos de fleurs sauvages. Autour de chez moi, ils fleurissent vers le début du mois de mars, par exemple le long du Rhône à Bourg-lès-Valence ou sur certains talus que j’ai pu repérer. Mais cette année, c’est mi-février en sud Ardèche que j’ai trouvé « mon » premier spécimen fleuri… et même si la photo n’est pas terrible (la lumière en plein milieu de journée n’est pas idéale…), j’aime la symbolique de « ma première orchidée sauvage de l’année » !

Saint Montan – Ardèche – 17 février 2022

(Je vous emmènerai dans les prochaines semaines à la recherche des orchidées sauvages dans toute leur diversité…)

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Les hellébores sont aussi des fleurs précoces et on trouve des variétés sauvages assez facilement au bord des chemins ombragés, en sous-bois.

Bois des Naix – Bourg de Péage – Drôme – février 2022

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Les jonquilles commencent à faire leur apparition dans les parcs et plate-bandes à compter de la fin février. J’aime bien aller au Bois des Naix à Bourg de Péage où elles sont nombreuses à agrémenter les grandes pelouses, mais également au Parc Jouvet à Valence. J’apprécie également de les voir le long de certaines rues ou sur quelques ronds-points valentinois.

Début de floraison des jonquilles au Bois des Naix
Bourg de Péage – Drôme – fin février 2022

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Il est difficile de passer à côté de la floraison des vergers quand on circule quotidiennement sur les routes drômoises. L’arboriculture est en effet très présente dans plusieurs secteurs, dont la plaine de Valence. Il y a ainsi de très nombreux champs d’arbres fruitiers et c’est chaque année un vrai plaisir de les voir fleurir. Ce sont les abricotiers précoces qui ouvrent le bal, généralement fin février. Les autres variétés d’abricots et de pêches suivent alors, puis c’est le tour des cerisiers et des autres fruitiers. Durant quelques brèves semaines, les champs sont parés de blanc et de rose.

Cette année, j’ai pu m’arrêter prendre quelques photos alors que la floraison venait tout juste de débuter dans un champ d’une variété précoce d’abricots. (Malheureusement un épisode de gel nocturne est survenu quelques jours après, faisant des dégâts importants sur les fleurs fragiles…)

Chateauneuf sur Isère – Drôme -fin février 2022

J’y suis retournée deux semaines plus tard. La floraison était alors nettement plus avancée. Ainsi les champs de pêchers étaient parés du rose de leurs fleurs, parmi lesquelles de petites feuilles vertes commençaient à faire leur apparition. Toutes ces fleurs ne manquaient d’ailleurs pas d’attirer les abeilles qui se trouvaient fort affairées à butiner. La récolte du pollen semblait d’ailleurs fructueuse si l’on en croit les gros paquets jaunes qui venaient alourdir leurs pattes !

Au cœur des champs en fleurs
On remarque certains pétales abimés par le gel. Ce verger a été protégé des effets du froid par l’allumage de bougies de paraffine.
Les abeilles sont au travail !

Chateauneuf-sur-Isère – Drôme – mi mars 2022

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[projet 52-2022] semaine 11 – c’est flou !

Je n’ai pas beaucoup hésité sur la photo à vous proposer pour ce thème C’est flou du projet 52… Je l’ai même prise exprès en pensant à ce thème (dont je pensais qu’il arrivait plus tôt dans le calendrier ! Il faut dire que lorsque je prépare la liste courant décembre, je déplace souvent des thèmes d’une semaine à l’autre…).

Lors de ma visite de l’exposition monographique des œuvres de Vanber à Crest le mois dernier, j’ai repéré de nombreux reflets très colorés sur les vitrines dans lesquelles étaient présentés dessins et études. Mon sujet était alors tout trouvé !

Il ne restait plus qu’à jouer un peu avec la mise au point de l’appareil photo…

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Pour voir flou chez les autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.

[Drôme] une randonnée de fin d’hiver autour du Grand Echaillon

Juste avant l’arrivée du printemps, j’ai eu envie de profiter encore un peu de la neige… Comme je ne souhaitais pas passer trop de temps sur la route, j’ai choisi d’aller à la station du Grand Echaillon (après avoir jeté un oeil à la webcam et constaté qu’il restait un tout petit peu de neige). C’est la station de ski de fond la plus proche de Valence. De chez moi, il faut à peine plus de 30 minutes pour s’y rendre, et son enneigement étant moins important (et plus aléatoire) que dans les stations situées plus au cœur du Vercors et ne disposant que de peu de pistes (28 km au Grand Echaillon contre 130 km à Font d’Urle ou 153 km à Herbouilly), elle est aussi moins fréquentée.

En montant jusqu’à la station, je me suis rapidement rendue compte qu’en effet, en cette toute fin du mois de février, la neige n’était plus présente que par plaques, et compte-tenu des températures, que les pistes seraient sans doute de véritables patinoires. De toutes façons, mon but n’était pas de faire du ski de fond, mais de faire une petite randonnée, où même les raquettes ne seraient pas nécessaires.

Arrivée assez tôt le matin, le parking était encore désert. J’ai laissé la voiture devant l’auberge, et je suis partie sur une boucle accessible uniquement en hiver : la piste raquettes de la Bergerie de l’Echaillon. Quand il y a de la neige, le circuit, bien balisé, est damé et permet une balade facile quel que soit son niveau en randonnée en raquettes (il y a quelques années, je l’avais fait avec ma fille âgée de 6 ou 7 ans). Quand il n’y a pas de neige, on peut tout de même profiter des splendides paysages…

Assez vite, le bâtiment de la bergerie se profile, blotti dans un léger creux, à proximité d’une source. Je fais un petit crochet pour aller voir le paysage depuis la crête. Je devine les 3 Becs dans le fond. Je domine le plateau de la Vacherie. J’aperçois le rocher du Vellan. Toute une géographie se déploie à mes pieds.

La suite de la boucle s’enfonce un peu dans les bois. Les plaques de neige y sont plus présentes, et les quelques fois où il faut croiser ou longer une piste de ski de fond sont périlleuses car la neige damée est devenue glace.

Une heure après être partie, je suis de retour au niveau de l’auberge. Entre temps, elle a ouvert, et j’en profite pour prendre un café au soleil… A l’abri du vent sur la terrasse, il fait presque chaud et même le pull m’est superflu (mais il faut dire que je ne suis pas très frileuse). Je laisse le temps s’étirer tout en faisant le plein de vitamine D avant de reprendre la voiture et redescendre dans la plaine.

Quelques plaques de neige persistent…
La Bergerie de l’Echaillon
Il est possible de rejoindre le GR93 (dont le point de départ se trouve à Peyrus)
Le long du GR93
En hiver, les pâturages de l’Echaillon sont ouverts et il est possible d’y accéder via le circuit balisé de la Bergerie. Attention, en été, ils sont clos et il ne faut pas y pénétrer pour ne pas perturber les troupeaux à l’alpage (les troupeaux sont en outre souvent gardés par de vigoureux chiens patous qui vous considèreraient comme une menace…).
L’hiver va doucement céder sa place au printemps.
De la crête, on surplombe le plateau agricole de La Vacherie.
L’endroit permet de s’amuser à reconnaître les sommets environnants….
Plusieurs pistes de ski de fond passent à proximité de la maison forestière.
Le plaisir d’un café au soleil….

Le Grand Echaillon – Léoncel – Drôme – février 2022

(*) Lorsque l’enneigement le permet, et que les pistes sont ouvertes, il est possible de louer des skis de fond ou des raquettes à neige au rez-de-chaussée de l’auberge. Les forfaits de fond sont à acheter au même endroit. L’auberge propose un service de bar et de restauration (sur place ou à emporter) pour le déjeuner et le goûter.

[petits moments] l’entrainement des cerf-volistes

C’est par le plus grand des hasards que je suis tombée sur l’entrainement des cerf-volistes. Je partais pour faire une petite promenade samedi de la semaine dernière quand j’ai aperçu de drôles de formes colorées dans le ciel.

Ma curiosité m’a poussée à aller chercher d’où elles provenaient précisément et je me suis rapidement retrouvée au bord d’un champ où j’avais déjà repéré la présence d’une manche à air mais sans savoir pour quelle raison. J’ai donc trouvé le pourquoi de la manche à air en même temps que les cerf-volants !

En bordure du champ, un espace permet de se stationner. Sur le fil qui longe cet espace, un petit panneau est accroché indiquant qu’il s’agit d’un entrainement privé de cerf-volistes mais que chacun est libre de regarder le ciel… ce que je ne me suis pas privée de faire !

Le vol des cerf-volants portés par les variations du vent est hypnotique, et malgré le mistral glaçant, je n’ai pas pu décrocher mon regard des formes colorées pendant plus de trois quarts d’heure…

Le mini-van permet de se faire une idée de la taille de ce cerf-volant
Le champ est situé au pied du Vercors…

Quelque part au pied du Vercors – Drôme – mars 2022