[Drôme] Barbières, dans les pas des Pellafols

Barbières est un village situé au pied du Vercors, établi au débouché de la cluse creusée par la Barberolle. De là, la route mène vers le col de Tourniol puis Léoncel.

La rue principale du village ne donne pas particulièrement envie de s’y arrêter mais j’avais repéré il y a longtemps l’existence d’un sentier de découvertes au départ du centre du village. Un dimanche après-midi, avec Melle 3e, nous sommes donc parties dans les pas des Pellafols !

Rapidement, le parcours nous fait quitter l’axe principal et descendre derrière l’église…. où nous découvrons un charmant sentier qui longe un petit canal. En contrebas, nous entendons la Barberolle. Nous venons de trouver la face cachée de Barbières et nous ne nous attendions pas à quelque chose d’aussi joli !

Nous avançons le long du canal, à l’arrière des maisons du village. Et le paysage de la cluse s’offre à nous, majestueux. Il est alors aisé de comprendre que les maisons se sont retrouvées coincées entre la montagne et le ravin creusé par la rivière. Le détournement d’une partie des eaux de celle-ci par un canal a permis le développement d’une industrie, l’installation d’un lavoir et l’irrigation des jardins qui se déploient entre les maisons (enfin, plutôt le chemin) et la rivière. Nous remarquons d’ailleurs que des échelles sont installées entre le chemin et les cours de maisons, pour permettre un accès direct aux jardins de celles-ci.

L’un de ces jardins est maintenant un jardin public. Nous nous y engageons avec plaisir : les rosiers sont en fleurs et les arbres apportent une ombre bienfaisante. En bas du jardin, nous trouvons la Barberolle et la chaleur nous incite à y tremper nos pieds. Un peu plus loin, une passerelle permet de rejoindre l’autre rive.

Après cette pause rafraîchissante, nous repartons dans les pas des Pellafols. La suite du circuit est moins agréable car le parcours rejoint la rue principale (et donc la route vers le Vercors) pour nous mener jusqu’au Pertuis, là où la rivière a creusé son passage dans la montagne. De chaque côté, on peut remarquer une grotte. Celle au niveau de la route a été aménagée en grotte de Lourdes et plusieurs ex-voto témoignent d’une intense piété. De l’autre côté de la rivière, la grotte sert de point de rendez-vous pour les grimpeurs et plusieurs voies d’escalade sont visibles sur la paroi rocheuse.

Au delà du Pertuis, le sentier de découvertes nous emmène en direction des ruines du château des Pellafols. Notre temps étant limité, nous décidons de ne pas poursuivre cette fois. Nous irons une prochaine fois, et nous en profiterons également pour découvrir la vue depuis le cimetière qui, parait-il, est plutôt jolie….

La face cachée de Barbières
Vue sur la cluse de la Barberolle
Le lavoir du XIXe siècle sur le canal
Depuis les cours des maisons, des échelles permettent d’accéder au canal et aux jardins
Passerelle sur la Barberolle
Dans le jardin public
Piémonts du Vercors
En direction de l’ancien château fort….

Barbières – Drôme – juin 2020

(*) Un petit livret-jeu à destination des enfants est disponible à l’office de tourisme de Valence et de Romans et permet de suivre le sentier de découvertes.

[Bretagne] en balade à la pointe de la Varde

Avec le confinement, je suis retournée me promener dans mes archives. Ces photos de Saint Malo ont été prises entre 2009 et 2010 au cours de différentes promenades, été comme hiver.

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Vue sur la pointe de la Varde et ses fortifications

A Saint Malo, la pointe de la Varde se trouve entre Paramé et Rothéneuf, à l’est de la commune. Elle domine la mer d’une trentaine de mètres et offre un point de vue splendide sur la baie de Saint Malo.

Cette situation remarquable lui a valu d’être fortifiée afin de défendre le port malouin. Les premières fortifications datent de la fin du XVIIe siècle et faisaient partie du système de défense de Saint Malo imaginé par Vauban et Garengeau. Le fort fut remanié aux XVIIIe et XIXe siècles et doté d’un glacis, d’un chemin couvert et de batteries modernes. En 1942, lorsque l’armée allemande organise la protection de Saint Malo, des blockhaus ainsi que de nouvelles batteries d’artillerie sont installés. Les vestiges des fortifications sont toujours visibles au bout de la pointe mais également à sa proximité, en surplomb des plages.

Aujourd’hui, c’est devenu un lieu de promenade protégé par le conservatoire du littoral. Des sentiers permettent de parcourir le site tout en respectant la nature. La balade y est agréable et permet de profiter du vaste panorama qui s’offre au regard. De plus, le lieu est idéalement placé pour admirer le coucher du soleil.

A proximité, la petite plage de la Varde offre une bande de sable bordée de quelques dunes au milieu des rochers. L’endroit est idéal pour un moment en famille : des rochers à escalader, du sable humide pour construire mares et châteaux, du sable sec pour profiter du paysage (et surveiller son petit monde), et bien sûr une possibilité de se baigner !

La pointe de la Varde fait partie de mes promenades préférées sur Saint Malo, sans doute en raison de son côté encore un peu brut et sauvage…

Plage de la Varde
Vue sur Saint Malo depuis la pointe de la Varde – on devine la pointe du clocher de la cathédrale Saint Vincent (intra muros)
Plage de la Varde
Dunes de la plage de la Varde
Promenade sur la pointe de la Varde en fin de journée
Vue sur la plage du Pont et la plage du Minihic depuis la pointe de la Varde
Coucher de soleil sur la baie de Saint Malo depuis la pointe de la Varde

Pointe de la Varde – Saint Malo – Ille-et-Vilaine
2009 / 2010

[Danemark] découvrir Langeland

Préambule : avec le confinement, je suis partie en exploration dans mes archives.

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Ce voyage au Danemark date d’août 2008. Nous étions partis en voiture de Paris. Nous avions traversé l’Allemagne, nous arrêtant à Brême à l’aller et à Lübeck et Cologne au retour. Nous avions loué une maison sur l’île de Langeland, et nous sommes essentiellement restés sur cette île. Nous avons juste passé une petite journée sur Fyn (Fionie) toute proche et une matinée sur Tåsinge.

la marina de Bagenkop

Après deux jours de trajet et quelques péripéties (nous n’avions pas anticipé les bouchons sur la péninsule danoise, ni la réservation d’un ferry pour rejoindre Fyn puisque nous pensions y aller par la route via le pont au nord de l’île.. mais avions été découragés par les bouchons, nous étions donc arrivés à Langeland après la fermeture de l’agence et avions ensuite eu un peu de mal à trouver la « rue » de la maison, qui de fait était plus un chemin de terre qu’une rue telle qu’on l’imaginait… ), nous nous sommes installés bien tard dans la maison le samedi soir. Mais déjà le cadre s’annonçait plaisant : un grand jardin, la forêt en bordure du terrain (nous aurons plusieurs fois la visite de biches au petit matin), une maison spacieuse et confortable, et la mer en toile de fond par delà les champs au bout du jardin….

Nous avons débuté notre découverte de l’île par la marina de Bagenkop le dimanche matin. La météo était un peu grise, et comme souvent au Danemark, le vent soufflait fort. La boulangerie avec ses viennoiseries et son café servi par demi-litre nous a vite mis dans l’ambiance danoise avec ses bougies allumées aux fenêtres.

Un peu plus loin, une plage de galets battue par une mer bien formée, une lagune marécageuse et quelques poneys en liberté m’ont fait tomber complètement sous le charme de ce bout de terre !

D’autres plages de galets un peu brutes, d’autres lagunes aux eaux calmes viendront m’émerveiller au cours du séjour… mais ce ne sont pas les seuls paysages qui me charmeront. En effet, Langeland s’est avérée riche de surprises.

En allant voir les petites falaises de Dovns Klint qui semblent si fragiles et permettent d’apercevoir le phare de Keldsnor, nous avons pu voir les chevaux sauvages de Langeland ! Ce sont des poneys Exmoor qui vivent là en liberté, sans interaction avec l’homme et il est recommandé de ne pas les approcher à moins de 50 mètres.

Le long du rivage se succèdent les plages, tantôt de sable, tantôt de galets, les phares (photogéniques) et les ports, parfois minuscules, comme celui de Ristingue.

Les églises blanches entourées de cimetières verdoyants dominent les villages. Les vieilles maisons aux façades colorées rythment les rues des petites villes. Chaumières et manoirs parsèment la campagne, et quelques moulins dressent encore leurs silhouettes sur les buttes.

Mais, ce à quoi je ne m’attendais vraiment pas du tout, ce sont les mégalithes ! Les dolmens sont nombreux et certains tumulus encore quasi intacts. Chaque champ ou presque recèle sa tombe millénaire. Certains mégalithes d’importance majeure sont indiqués et fléchés, mais d’autres, plus modestes se découvrent au hasard des routes… et des moissons : nous avons ainsi remarqué seulement la veille de notre départ un dolmen dans un champ devant lequel nous passions chaque jour !

Dans les visites insolites, je peux vous citer le musée des souvenirs à Tranekaer qui regroupe des babioles destinées aux touristes récupérées dans le monde entier entre les années 50 et 70. C’est extrêmement kitsch mais plutôt amusant. Et bien sûr, il y a la visite du fort de Langeland. Démilitarisé, cet ancien fort de surveillance de la mer Baltique est devenu un musée de la guerre froide. Mais l’on y découvre aussi bateaux et sous-marin… en plein milieu des terres !

Enfin, il ne faut pas oublier toutes ces petites choses de la vie courante qui sont si différentes : les étals en libre-service au bord des routes pour un peu tout (des pommes de terre nouvelles, de la confiture, des vide-greniers, …), les photophores, les multiples sortes de saucisses, les cendriers de plein air en pots de fleurs peints et retournés, les éoliennes, les biscuits, les boissons au sureau….

Ce séjour était une petite plongée en Scandinavie, dans des conditions particulièrement favorables et adaptées avec de jeunes enfants (Melle 3e avait 2 ans, ses frères 4 et 8 ans ! )… et revoir mes photos m’a donné envie de retourner « vers le Nord » !

Une plage à proximité de Bagenkop
Une ferme ancienne
Le petit port de Ristingue
Un dolmen au milieu des champs
Dovns Klint
les poneys sauvages de Langeland
le phare de Hou, au nord de l’île
le moulin de Tranekaer
dans les rues de Rudkøbing
Plage de cailloux…
l’église de Bagenkop

Langeland – Danemark – août 2008

[Etats-Unis] le Northshore et Gooseberry Falls State Park

Préambule : avec le confinement, je suis partie en exploration dans mes archives. Les photos de ce billet ont été faites lors d’un voyage aux Etats-Unis en 2002. J’utilisais alors un appareil argentique. La numérisation des clichés a été faite directement par le laboratoire de développement (c’était pour moi d’une part une sécurité pour le retour : je faisais voyager d’un côté les pellicules et de l’autre les CDs, mais aussi une façon de laisser une copie des photos à ma soeur chez qui j’ai passé ce séjour). J’ai fait le choix de ne pas reprendre les couleurs sur les photos afin de conserver le côté un peu vintage qu’elles ont ainsi.

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Gooseberry Falls State Park

Lors de mon séjour dans le Minnesota, j’ai fait un voyage dans le voyage : nous avons fait un court séjour sur le Northshore, au bord du lac Supérieur.

L’aventure vers le Nord a commencé une fin de journée, où nous avons pris les voitures pour filer sur l’autoroute. L’aspect rectiligne de celle-ci surprend ceux qui comme nous sont habitués à un peu plus de courbes. Parmi les véhicules que nous avons croisé, je n’ai pas pu m’empêcher de remarquer les voitures de la patrouille d’état.

Lors d’un arrêt sur une aire afin de nous dégourdir les jambes, nous sommes tombés nez à nez avec plusieurs beaux lapins qui semblaient profiter sans souci des lieux.

Nous sommes arrivés à Duluth en début de soirée, avons trouvé un motel sans âme mais dont l’aspect n’est pas glauque, posé rapidement nos valises dans les chambres avant d’aller diner dans une pizzeria dont mon beau-frère connaissait le gérant. Sur place, après avoir fait savoir qui nous étions, l’employée a appelé son patron et celui-ci (qui avait manifestement déjà consommé une quantité non négligeable d’alcool) a indiqué à la serveuse que notre repas serait on the house ! Nous avons eu un peu de mal à y croire mais nous n’aurons aucune mauvaise surprise au moment de l’addition… et il nous aura même poussés à prendre les plats les plus chers :  « pour une fois que vous pouvez y goûter sans que cela ne vous coûte quelque chose, profitez-en »….

Après le diner, nous sommes retournés à l’hôtel où je me suis rendue compte qu’il y avait une piscine mais que nous n’avions pas nos maillots (pas de baignade matinale donc) et que la réception prêtait des jeux. J’en ai profité pour emprunter de quoi occuper un peu Mr 1er avant de dormir. Les stations services vendant du lait, nous avions donc pu faire le plein en prévision de la soirée pour Mr 1er qui avait pour habitude de prendre un grand biberon au coucher.

Au petit déjeuner, nous avons fait connaissance avec un couple âgé ayant des origines italiennes (donc presque la France puisque c’est aussi en Europe). Puis, nous reprenons la route pour Gooseberry Falls State Park.

Un State Park est un parc d’état donc de moindre importance qu’un parc national, mais pas sans intérêt. La forêt aux alentours du parc m’a plongée dans les clichés que je me faisais du grand nord : dense, avec de hauts sapins. Je m’attendais à croiser un élan à chaque virage… ou un grizzli ! (Nous n’avons aperçu ni l’un ni l’autre.)  Il y avait un côté rêve éveillé à se trouver au milieu de ces paysages…

Arrivés à Gooseberry Falls, nous sommes passés payer notre droit d’entrée au Visitor Center et avons commencé à descendre le long du chemin pour approcher les chutes d’eau, environ 1 mile plus loin ! Celles-ci sont impressionnantes et nous étions déjà satisfaits de notre promenade. Nous avons cependant décidé de nous aventurer le long de la rivière, même si nous savions que nous n’irions pas jusqu’à l’endroit où elle se jette dans le Lac Supérieur (il y avait pas loin de 30 km encore, j’avais des espadrilles aux pieds et Mr 1er, encore tout petit, n’aurait pas été capable de marcher aussi longtemps…). Ma soeur et mon beau-frère étaient, eux, restés sur le chemin avec ma nièce de 2 mois, sa poussette et celle de Mr 1er.

Arrivés au bord de la rivière, nous n’avons pas tardé à parvenir à une autre chute d’eau. Les points de vue sur la forêt, et la rivière se sont ensuite succédés. J’ai pris plein de photos. Nous avons mis les mains dans l’eau fraîche, tenté des ricochets… Nous étions des explorateurs ! Après en avoir longuement profité, c’est sans regret que nous sommes remontés aux voitures.

Malgré le petit déjeuner très copieux, la faim a commencé à se faire sentir alors que nous étions toujours dans la forêt. Toutefois, à la traversée d’un petit village, hors de tout circuit touristique, nous avons aperçu un petit restaurant où nous avons décidé de nous arrêter. Et là, j’ai commencé à prendre la mesure de l’expression Amérique profonde… Nous avions un peu l’impression de débarquer au milieu de nulle part, nous sentant d’autant plus étrangers que nous parlions français entre nous, mais bien vite, les regards sous les casquettes John Deere se sont détourné et chacun a repris son repas là où il en était quelques instants auparavant. Pour notre part, si la carte n’était pas excentrique, assurément la tarte aux myrtilles était une spécialité de la maison.

Nous avons terminé notre périple dans le Northshore par un arrêt au port de Duluth. Le port de commerce est impressionnant, immense : un vrai port maritime, sauf que c’est de l’eau douce sous les coques des navires ! Il ne faut pas oublier que le Lac Supérieur via les autres grands lacs et quelques canaux est relié à l’Océan Atlantique… Nous avons fait un tour au Lake Superior Maritime Visitor Center puis une promenade le long des quais, nous sentant minuscules au pied des grands bateaux. Puis, nous avons pris la route du retour.

Gooseberry Falls State Park
Gooseberry Falls State Park
Gooseberry Falls State Park
Port de Duluth, sur le Lac Supérieur

Minnesota – États-Unis – août 2002

[Drôme] début de journée à la Combe d’Oyans

Ce samedi matin, c’était un peu « le jour d’avant »… celui d’avant le confinement. Les derniers éléments de l’actualité laissaient penser que ce confinement ne tarderait pas à arriver, alors j’ai eu envie de faire une grande balade, loin des gens, loin du monde.

Je suis retournée à la Combe d’Oyans. Mais cette fois, au lieu d’aller au fond des gorges, j’ai décidé de les contourner. J’ai laissé la voiture sur le parking du site d’escalade. A cette heure matinale, il n’y avait personne d’autre.

J’ai suivi le chemin balisé jaune en direction du château d’eau puis du col Saint Genis. La vue sur la plaine et l’agglomération de Romans est superbe.
Au bord du chemin, le printemps est en route : coucous, violettes, primevères et aubépines font les belles.

Après le col, j’ai eu un temps d’hésitation entre continuer à monter vers le château ou m’approcher de l’entrée amont des gorges. Finalement, la montée au château sera pour une autre fois. Les gorges que le soleil effleure sont trop attirantes.

Je suis la route jusqu’au niveau du ruisseau, puis je m’engage sur le chemin qui permet d’accéder aux voies d’escalade situées de ce côté du site. Par dessus les crêtes du Vercors, le soleil lance ses rayons et dissipe la rosée du matin dans les prés.

Seuls les oiseaux viennent briser le silence. L’herbe humide est souple. Je traverse les champs en direction du ruisseau. En m’approchant, je commence à l’entendre cascader doucement. L’entrée amont des gorges de la combe d’Oyans est devant moi. De ce côté aussi, elles sont impressionnantes et me font me sentir minuscule.

Je reste un long moment au bord du ruisseau. Son murmure est apaisant, bien loin du tumulte et des questionnements de l’actualité. Je profite de cette parenthèse. Je pressens déjà que ce ne sera bientôt temporairement plus possible, alors je fais le plein de sensations.

Enfin, je rebrousse chemin. Le parking s’est rempli depuis mon départ. J’aperçois un trailer qui s’élance vers les gorges. Mais ce qui happe mon regard, c’est le vol circulaire d’un milan royal, hypnotique…

Fleurs de coucou
Vue sur le fond de la combe depuis le col de Saint Genis
Fleurs d’aubépine
Se sentir minuscule
Primevères au bord du ruisseau
Soleil matinal
Entrée amont des gorges de la Combe d’Oyans
Au pied des falaises
Col de Saint Genis

Combe d’Oyans – Rochefort-Samson – Drôme – mars 2020

[Drôme] dans les vergers en fleurs

Les vergers ont commencé à fleurir très tôt cette année dans la Drôme. Courant février les arbres commençaient déjà à se couvrir de fleurs dans les champs les plus précoces et début mars, tous les vergers d’abricotiers et de pêchers portaient des fleurs.

Comme chaque année, je suis allée faire un tour dans les champs : les floraisons des arbres fruitiers sont toujours pour moi un émerveillement. Et c’est aussi l’occasion de voir les abeilles en plein travail de butinage… et de pollinisation !

Je dois avouer que je commence à avoir mes petites habitudes et que j’ai repéré quelques champs auprès desquels il n’est pas trop compliqué de trouver un stationnement qui ne soit ni gênant ni dangereux. Aussi quand après quelques jours bien gris et bien pluvieux, le soleil s’est décidé à se montrer, j’ai saisi l’occasion pour aller voir les fruitiers de plus près….

Une fois sur place, je constate qu’abricotiers et pêchers sont en fleurs. Selon le moment où j’y étais allée, j’avais généralement eu l’un ou l’autre… Je suis ravie d’avoir cette double dose d’arbres en fleurs !

Je profite de la vue depuis le verger sur le Vercors. J’observe les abeilles. Je regarde les petites fleurs roses et blanches. Je constate que les feuilles commencent à sortir sur les pêchers. Je prends mon temps… et beaucoup de photos (mais Melle 3e qui m’accompagne n’est pas en reste) !

Difficile de dire combien de temps nous sommes restées à déambuler dans les champs, passant et repassant dans les allées fleuries aux allures de contes de fées : c’est le genre d’endroit où la course du temps se fait complètement oublier.

Après cette parenthèse enchantée, il a toutefois bien fallu revenir à la réalité.. mais en conservant de jolies images à regarder les jours de pluie qui ont suivi !

Fleurs de pêcher et ciel bleu
Boutons de fleurs de pêchers
Fleurs et feuilles
Fleurs d’abricotiers
Fleurs blanches et ciel bleu
Abeille au travail
Transparence des pétales
Verger avec vue

Chateauneuf-sur-Isère – Drôme – mars 2020

[Drôme] balade printanière sur les bords du Rhône

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Ma première sortie orchidée de l’année a eu lieu à Bourg-lès-Valence, sur les bords du Rhône. Cela a aussi été l’occasion d’une jolie promenade le long du fleuve.

Au départ du barrage, j’ai longé la rive en direction de la Roche de Glun. Si, sur les pelouses de très nombreuses orchidées poussaient, on remarquait aussi l’arrivée du printemps dans les arbustes. Quelques-uns étaient en fleurs tandis que les chatons des autres commençaient à s’épanouir.

J’ai également aperçu quelques pieds de jonquilles dont la couleur jaune se détachait bien… Quant aux petits muscaris, ils pointaient leurs clochettes bleues par petits groupes épars.

Sur le fleuve, quelques péniches attendaient le passage de l’écluse… Et de l’autre côté, le massif de Crussol imposait sa silhouette dans le paysage.

Cette petite promenade tranquille m’a permis de profiter d’une belle matinée de fin d’hiver / début de printemps. Une jolie petite parenthèse dans la course du quotidien….

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Futurs chatons

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Groupe de muscaris

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La silhouette de Crussol

Bourg-lès-Valence – Drôme – mars 2020

[Drôme] prendre un (petit) peu de hauteur à Montvendre

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Vue sur le village de Montvendre depuis le pied de la Croix

Je suis souvent allée à Montvendre, j’y ai même habité quelques années, et pourtant, je n’étais jamais montée sur le coteau…. un manque maintenant comblé !

La balade jusqu’au point de vue est rapide. A la sortie du village, il suffit de suivre le panneau indiquant le coteau. Le sentier monte directement dans la pente, aidé de quelques marches.

Alors que le chemin se fraye un passage au coeur de la butte de molasse, le soleil vient jouer avec les monnaies du pape.

En haut, la première vue qui s’offre est celle sur le Vercors où l’on distingue la tour de Barcelonne. Puis, en montant encore un peu, on arrive au pied de la croix qui domine le village. La vue est alors plongeante sur l’église et la rue principale.

A peine plus loin, et nettement plus accessible, on se retrouve sur le belvédère de la Vierge. De là aussi, on devine les Trois Becs au fond du paysage.

J’ai prolongé la balade par un aller-retour jusqu’au Bois de la Cour, histoire de continuer à profiter du soleil hivernal et la douceur de l’après-midi, histoire de profiter encore plus de la vue sur le Vercors…. et d’imaginer quelques nouvelles sorties à prévoir.

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Impossible de se tromper de chemin !

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Quand le soleil joue avec les monnaies du pape…

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Vue sur le Vercors et le Tour de Barcelonne

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Au belvédère de la Vierge

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Direction le Bois de la Cour

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Au pied du Vercors

 

(*) La montée au pied de la croix se fait sur un sentier à flanc de coteau, étroit, et partiellement abîmé suite aux chutes d’arbre lors de l’épisode de neige du mois de novembre 2019. Il est déconseillé de le pratiquer lorsque le sol est glissant. Au printemps, les lilas qui ont envahi la butte doivent être en fleurs et cacher en partie la vue.
L’accès au belvédère de la Vierge se fait par un chemin carrossable.

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Il ne faut pas oublier de faire un petit tour dans le vieux village de Montvendre. Si l’on ne peut manquer de remarquer la porte monumentale, vestige d’une enceinte fortifiée, la rue située à l’abri des anciens remparts est pleine de charme. Juste en face de la porte fortifiée, on découvre le chœur de l’ancienne église du village, aujourd’hui habitation privée. Et un peu plus loin, on arrive au pied de l’ancien château des évêques de Valence, qui faisait partie intégrante de l’enceinte du village.

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Sous la porte monumentale

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A l’intérieur des murs du village

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Autour des murs du village

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La tour de l’ancien château des évêques de Valence

Montvendre – Drôme – février 2020

[Drôme] au coeur de la Combe d’Oyans

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Chaque fois que je passais sur la route entre Rochefort-Samson et Beauregard-Baret, je me disais qu’il faudrait que j’aille faire un tour dans la combe d’Oyans dont on aperçoit l’entrée des gorges, telle un coup de couteau dans la montagne.

C’est presque par hasard que je me suis décidée à m’y arrêter ce matin-là de janvier. J’avais initialement envisagé d’aller vers La Baume d’Hostun (ce n’est que partie remise !) mais en passant au droit de la combe, je me suis dit que ce ne serait pas une mauvaise idée d’aller y jeter un oeil.

J’ai laissé ma voiture au niveau du camping de la Combe d’Oyans. A cet endroit, nous sommes à l’extrémité de la combe qui se déploie ensuite dans la vallée. J’ai commencé à remonter la combe, espérant trouver un chemin qui longerait le lit du ruisseau qui l’a creusée.

Arrivée aux Marelles, la route semblait partir en impasse vers une ferme et j’ai alors suivi le chemin (balisé) qui monte dans le bois en direction du parking d’escalade des Ducs. En effet, les gorges forment un site d’escalade géré par le CAF de Romans.

Une fois le hameau des Ducs passé, l’ouverture des gorges semble prendre tout le paysage ! Suivant le chemin en direction du site d’escalade, je suis entrée dans un pré où paissait un troupeau de chevaux. Parmi eux, j’ai vite remarqué plusieurs poulains et s’ils étaient loin de moi à l’aller, je savais qu’il faudrait que je sois prudente au retour afin de ne pas les effrayer s’ils venaient à se rapprocher du sentier.

J’ai vite progressé jusqu’à l’entrée des gorges desquelles le ruisseau s’écoulait, coupant le chemin. Plusieurs panneaux mettent en garde à l’entrée du site d’escalade, en particulier sur les risques de chutes de pierres, et recommandent le port d’un casque. Vu comment les rochers sont « griffés », effectivement, cela doit régulièrement parpiner !

En l’absence de grimpeurs sur les parois et compte-tenu que nous n’étions pas en période de dégel, j’ai estimé le risque assez limité pour m’aventurer dans le canyon.

Au fond de celui-ci, on se sent vraiment tout petit, avec les falaises nous dominant de quelques centaines de mètres !

Plus loin, le ruisseau a creusé la roche profondément. Je repère quelques anciennes amorces de marmites maintenant situées un peu trop haut pour être régulièrement remplies.

Des chaînes fixes permettent de s’aider dans les passages un peu plus difficiles qui permettent de gagner les départs de certaines voies d’escalade. Le chemin se transforme en mini via ferrata… Etant seule ce jour-là, sans équipement et le téléphone ne captant pas dans le fond des gorges, je ne m’aventurerai pas plus loin par prudence !

Je retourne donc sur mes pas… Je fais un petit crochet sur l’autre versant du pré, situé sous la montagne de Motteret. Puis je remonte en direction du parking d’escalade.

Juments et poulains sont maintenant sur le chemin. Je m’approche doucement, leur parlant pour qu’ils m’entendent arriver tant qu’ils sont de dos. Je passe tranquillement, fixant les mères du regard et ne jetant qu’un oeil furtif aux poulains afin de n’inquiéter ni les unes, ni les autres. J’essaie également de ne pas me retrouver entre la mère et son petit. Je ne veux pas qu’ils me considèrent comme une menace (soyons clairs : ils me battent tous allègrement à la course et je ne fais absolument pas le poids ! ). Les oreilles des juments me rassurent sur la façon dont elles me perçoivent mais je continue toutefois sans m’arrêter jusqu’à avoir passé la barrière en haut du pré.

Je jette un dernier coup d’oeil à la montagne.. et aux chevaux, puis je retourne jusqu’au camping où j’ai laissé ma voiture.

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Vue sur le Vercors depuis les Marelles

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L’entrée des gorges se dessine…

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A l’entrée du site d’escalade

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Être dominé par les falaises

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Progresser dans le fond des gorges

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Au coeur de la combe d’Oyans

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Le ruisseau a creusé la montagne pour se faire un passage

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Quand la Drôme a de faux airs d’Écosse…

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Le plus vieux des poulains se fait rassurer par sa mère

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Le jeune poulain est inquiet de ma présence et commence à paniquer

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Minéral et végétal…

Combe d’Oyans – Rochefort-Samson – Vercors – Drôme – janvier 2020

 

(*) Le site d’escalade présente pas mal de dangers. Il est important d’en tenir compte et de ne pas s’y aventurer sans précautions. Le port d’un casque en particulier est fortement conseillé compte-tenu des forts risques de chutes de cailloux.
Plusieurs randonnées permettent de voir les gorges « d’en haut » : grotte des Ussets, Pas du Loup, Col de Saint Genis, etc… Les ruines du château de Rochefort Samson dominent également la combe d’Oyans (je crois que ce sera le but d’une prochaine sortie…)

[projet 52-2020] semaine 7 – porte

Il va de soi qu’en choisissant le thème Porte pour le projet 52, je pensais aux jolies portes de maisons ou d’immeubles que j’aime beaucoup photographier….

Il va de soi que j’ai des dizaines de photos qui auraient pu correspondre dans mes archives….

Il va de soi (bon peut-être un peu moins mais quand même un peu) que j’ai encore photographié des portes dans la semaine qui vient de s’écouler….

Mais finalement, j’ai trouvé que ce serait un peu trop simple alors j’ai choisi une toute autre porte…

Voici la Porte d’Urle, une entaille dans la falaise qui borde le plateau de la Gagère, aussi appelés alpages de Font d’Urle, et permet d’y accéder depuis le Val de Quint.

52-2020_S07_porte

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Pour voir les portes des autres candidats, il suffit de suivre les liens dans les commentaires….