[Drôme] se promener les pieds dans la neige

Si nous avons eu un début d’hiver très arrosé, les températures sont globalement restées douces et les premières neiges sont arrivées tardivement. Il m’a en effet fallu attendre mi-décembre pour pouvoir me promener dans les paysages blanchis. En plaine, elle a encore mis plus de temps à arriver, c’est seulement en janvier que les premiers flocons ont fait leur apparition, couvrant très progressivement les paysages d’un tapis blanc, bien vite balayé par des vents glaciaux.

des branches et des feuilles de hêtre givrées
Quand l’hiver vient remplacer l’automne…

Dans la forêt givrée au Grand Echaillon

Mi-décembre, alors que de la neige était un peu tombée sur le Vercors quelques jours avant, j’ai décidé un samedi après-midi d’aller voir s’il en restait un peu. Comme je n’avais pas envie de faire beaucoup de route, j’ai choisi d’aller vers le Grand Echaillon. Je m’étais dit que neige ou pas, j’y trouverai bien une balade à faire. Au pied du col des Limouches, les conditions de circulation étaient annoncées délicates car il avait gelé les nuits précédentes et que les nuages étaient bas. Et effectivement, si la route était bien dégagée, j’ai rapidement vu la température chuter sur le thermomètre de la voiture. Mais, en descendant sur Léoncel, j’ai su que mon idée était bonne car les crêtes étaient blanchies et l’ambiance en haut s’annonçait magique.

une crête de montagne, givrée en haut et pas en bas
Depuis le plateau de Léoncel, vu sur les crêtes du Grand Echaillon
des branches couvertes de givre
Sur le parking de l’auberge du Grand Echaillon

J’ai laissé la voiture sur le parking de l’auberge. Le thermomètre indiquait -5°C et le vent soufflait fort. Sitôt descendue, j’ai cherché mes gants et m’apercevoir que j’avais oublié de les prendre. Je trouvais malgré tout dommage de ne pas profiter un peu des paysages complètement givrés autour de moi. Alors, j’ai resserré mon écharpe, remonté ma capuche, et glissé mes doigts dans mes manches. Les lieux étaient silencieux. Je me suis enfoncée dans la forêt, suivant un chemin que je connaissais. La neige était glacée, et avait emprisonné les traces de pas d’animaux. J’ai reconnu le cerf, le renard, le lièvre et le loup. Le vent faisait danser les troncs des grands arbres en un ballet hypnotique.

une maison et un tas de troncs d'arbres dans une foret enneigée
Une ambiance complètement hivernale autour de l’auberge
un chemin dans une forêt enneigée
S’aventurer dans la forêt enneigée
les cimes des arbres givrées
Se sentir minuscule
une forêt enneigée avec au premier plan des arbres qui ont encore leurs feuillage automnal
L’automne n’avait pas encore complètement disparu
une forêt givrée
Au pied des grands arbres

J’ai ensuite pris la direction de la bergerie. J’avais pensé aller longer la crête jusqu’au point de vue sur le plateau de Léoncel. Mais le brouillard se faisait de plus en plus présent, effaçant le paysage. Je me suis donc contentée de marcher jusqu’à la bergerie, m’émerveillant de la façon dont le vent et le froid avaient paré la nature d’une couche de magie.

des cimes d'arbres givrées
Se laisser hypnotiser par le ballet des branches
une forêt givrée
Dans la forêt
des feuilles de hêtre givrées
Feuilles givrées
un chemin dans une forêt enneigée
Direction la bergerie
un chemin dans une forêt enneigée
Marcher dans un paysage enchanté
un chemin enneigé s'avançant dans le brouillard entre deux barrières
Minimalisme
un paysage complètement blanc de givre et de neige
La visibilité était devenue très faible

J’ai fini par faire demi-tour au bout de plus d’une heure de balade dans la magie de ces paysages givrés. De retour à la voiture, mon seul regret a été que l’auberge n’était pas encore ouverte pour la saison car j’y aurais bien pris un thé au coin de la cheminée.

Le Grand Echaillon – Drôme – décembre 2023


Sur les sentiers enneigés au pied du Vercors

Le premier week-end de janvier, il a neigé sur le Vercors. J’avais un temps envisagé de retourner au Grand Echaillon mais un coup d’œil à la montagne par la fenêtre et à la webcam sur internet m’en avait découragé. En effet, les sommets étaient nimbés d’un épais brouillard, la neige tombait et les conditions de circulation étaient annoncées difficiles (d’ailleurs, des copains ont voulu y aller mais ont dû s’arrêter avant la station tant la route était glissante). Le lundi matin (comme exceptionnellement, je ne travaillais pas), quelques flocons voletaient dans l’air chez moi et je me suis dit qu’en allant vers le pied du Vercors du côté de Peyrus, je trouverais peut-être la neige. Ce secteur, bien que proche de chez moi, est en effet souvent plus froid et enneigé.

Dès la sortie du village, la présence de la neige ne fait aucun doute

C’était une bonne idée car sitôt la sortie du village, les champs étaient couverts d’une pellicule blanche et la neige tombait plus fortement que chez moi. J’ai laissé ma voiture sur un emplacement de stationnement et je suis partie dans l’idée d’aller vers le Chemin des Moines (ce sont les premiers kilomètres du GR93). Si le début de ma balade s’est fait en suivant le balisage, j’ai bien vite bifurqué pour m’aventurer dans un sentier s’enfonçant dans les bois et éviter une marche sur route trop longue.

Direction le Chemin des Moines et le pas du Touet… avant de choisir de bifurquer

Tandis que l’averse de neige se densifiait, j’ai commencé à monter par ce chemin un peu escarpé. L’avantage, c’est qu’il m’a emmenée à l’abri du vent glacial, protégée par la colline sur laquelle j’avançais. J’ai continué à marcher, émerveillée par la forêt qui se couvrait peu à peu de neige, contrastant avec le vers des sapins et des genévriers. Le silence était total. Je n’entendais que le bruit de mes pas crissant sur la neige fraîche. L’instant semblait suspendu hors du temps. J’ai toutefois fini par faire demi-tour : l’heure du déjeuner approchait. En revenant à ma voiture, les routes avaient changé de couleur et on ne distinguait plus le bitume, entièrement blanchi. Cette fois, l’hiver semblait bien décidé à s’installer quelques temps !

C’est après avoir traversé le ruisseau que je me suis enfoncée dans les bois
Les fougères séchées retiennent la neige
Avancer sur les sentiers enneigés
Genévrier sous la neige

Peyrus – Drôme – janvier 2024


Au dessus des nuages à la Croix de Chabreille

J’étais montée à la Croix de Chabreille il y a deux ans, après avoir cherché plusieurs fois le chemin pour arriver au sommet. Après d’importantes chutes de neige un début de semaine de janvier, je suis allée me promener dans le Vercors. Mon idée de départ était de pousser jusqu’au Grand Echaillon. Mais en montant vers le col des Limouches, je suis passée au dessus des nuages et la neige était déjà abondante. J’ai donc profité que le parking à proximité de Chabreille soit encore quasiment vide (il était encore tôt le matin) pour changer mon plan et décider d’aller à la Croix de Chabreille pour profiter de la mer de nuages sur la vallée du Rhône.

un champ enneigé avec des personnes faisant de la luge
Très peu de monde en arrivant tôt le matin. Ce ne sera plus le cas quand je reviendrai récupérer ma voiture après ma randonnée : le parking débordera largement le long de la route et le champ sera noir de monde !

Après avoir hésité à prendre mes raquettes (cela aura son importance plus tard), j’ai finalement opté pour y aller sans. J’ai suivi le trajet que j’avais pris la dernière fois, traversant d’abord le champ où quelques familles sont déjà à pied d’œuvre pour enchainer les descentes en luge. Le soleil est encore assez bas et une bonne partie du pré est resté à l’ombre. Le soleil rasant fait briller la neige qui a glacé pendant la nuit.

Une bonne partie du champ est dans l’ombre
Le contraste entre la neige qui brille au soleil et les arbres encore à l’ombre est magique
Le soleil arrive doucement
Mais il va falloir encore un petit moment avant que je ne me retrouve au soleil

J’avance donc dans la neige, à l’ombre. Toutefois, le relief me protège du vent et j’ai plutôt chaud tandis que je marche. Surtout que, vu que je n’ai pas pris mes raquettes, je me retrouve rapidement à devoir faire plus d’efforts pour avancer dans une neige bien poudreuse et dans laquelle je m’enfonce généreusement. J’ai presque à chaque pas de la neige largement au dessus des chevilles (et à certains endroits, j’en aurai même jusqu’au dessus du genou !). Je dois avouer qu’à ce moment-là, je regrette un peu d’avoir eu la flemme de risquer de devoir porter les raquettes à la main dans certains passages !

un paysage enneigé
La neige est encore très fraiche.. et les raquettes (laissées dans le coffre de la voiture) auraient été pratiques !

Malgré tout, la balade est agréable. Il fait bon, les paysages sont somptueux et je commence à apercevoir la mer de nuages sur la vallée du Rhône. Après avoir loupé le chemin qui mène au second pré puis à la montée, je dois cependant revenir un peu sur mes pas. Mais je récupère assez vite mon itinéraire. Et j’attaque la montée un peu raide en direction de la Croix de Chabreille. Assez vite, celle-ci se dessine sur l’horizon. Je suis au sommet et je prends un moment pour contempler le paysage, grandiose !

paysage enneigé et mer de nuages
Je commence à apercevoir la mer de nuages sur la vallée du Rhône dans une trouée d’arbres
paysage enneigé et mer de nuages
La mer de nuages s’étend sur toute la plaine de Valence et la vallée du Rhône
une croix au sommet d'une montagne enneigée
Arrivée au sommet : la croix de Chabreille veille
paysage enneigé et mer de nuages
Les nuages couvrent toute la vallée du Rhône
paysage enneigé et mer de nuages
Les collines des piémonts du Vercors forment des îles

Pour redescendre, j’ai choisi cette fois de faire une boucle. Une fois arrivée à la croix, je suis redescendue de l’autre côté, suivant un chemin bien marqué qui m’a conduite jusqu’à la route. Il m’a ensuite suffi de la longer pour regagner le parking, tout en continuant à admirer le paysage couvert de neige !

paysage enneigé et mer de nuages
Et toujours la mer de nuages sur la vallée

Chateaudouble – Drôme – janvier 2024


Pour d’autres balades dans la neige en Drôme :

Et un peu plus loin, en Isère, sur le domaine nordique de Villard de Lans.

[Drôme] 3 petites balades d’hiver à côté de Valence

Entre décembre et janvier, j’ai déjà eu l’occasion de faire quelques jolies balades dans la Drôme. Ces promenades et randonnées sont forcément hivernales, même quand il n’y a pas de neige ! Comme chaque fois, la plupart sont réalisables en toutes saisons mais l’hiver leur apporte une « couleur » particulière et une ambiance plus froide. La nature y apparait dénudée, tandis que les températures invitent plutôt à rester au chaud. Mais quel bonheur de prendre un thé en rentrant d’une balade bien vivifiante !

des ruines de château fort sur une crête
Profiter du soleil sur les chemins


Au bord de l’Isère en crue à Romans

En décembre, les pluies ont été importantes et les fleuves et rivières ont eu tendance à déborder. A Romans, lorsque je suis passée pour voir les illuminations de Noël, l’Isère était en crue. Si elle était encore dans son lit, son débit était très impressionnant. Le fort courant produisait en outre un grondement sourd ne laissant aucun doute sur sa puissance.

une ville de nuit au bord d'une rivière en crue
Bourg de Péage depuis Romans, et les tourbillons du courant de l’Isère
de nuit, une rivière en crue sous un pont en ville
Sous le Pont Vieux, le niveau de l’Isère est élevé

Romans sur Isère – Drôme – décembre 2023


Dans le brouillard au jardin des Sables

Le jardin des Sables à Montvendre a été ma dernière sortie de 2023. La météo n’était pas très belle, avec beaucoup de brouillard, mais j’avais envie de prendre l’air. J’ai donc choisi d’aller une nouvelle fois dans ce jardin (privé mais ouvert au public sous condition de respecter les lieux), dont j’ai déjà eu l’occasion de vous parler à de nombreuses reprises. Je m’y étais souvent baladée au printemps et en été, un peu en automne aussi. Mais je n’y étais encore jamais allée en hiver. Avec le brouillard, l’ambiance était un peu mystique. J’étais ce matin-là, la seule visiteuse et seuls quelques oiseaux venaient troubler le silence. J’ai aussi été surprise de trouver quelques fleurs. Une nouvelle fois, j’ai pu constater que le jardin des Sables est un véritable havre de paix et qu’il fait bon y faire un tour.

paysage de campagne dans le brouillard
Il y avait beaucoup de brouillard ce jour-là
rose en train de faner
La fin des roses…
un chemin dans la forêt par temps de brouillard
Ambiance mystérieuse
coques des fruits du fusain
Le fusain a lâché ses graines
une petite rose avec des gouttes de rosée
perles de rosée

Jardin des Sables – Montvendre – Drôme – décembre 2023


Au centre de la Pangée à La Baume Cornillane

C’est pour débuter l’année que je suis retournée à La Baume Cornillane. Nous étions en effet le 1er janvier et le soleil brillait. J’avais il y a 2 ans inauguré l’année par une randonnée et très envie de recommencer cette année. J’ai choisi de faire une balade que je connais bien car d’une part, j’étais quand même un peu fatiguée et d’autre part, les chemins étaient détrempés après les pluies des jours précédents. L’idée était vraiment de prendre l’air, pas de réaliser un exploit sportif.

un paysage de colline avec les ruines d'un château
En direction du château des Cornillans

En ce milieu de matinée du 1er janvier, il n’y avait pas foule sur les sentiers mais j’ai tout de même croisé quelques autres promeneurs avec lesquels nous avons échangé un « bonne année ». De toutes façons, j’avais surtout envie d’un peu de calme après le tourbillon des fêtes de fin d’année. J’ai marché en profitant des paysages et du soleil qui réchauffait rapidement l’air, avant de rentrer pour passer le reste de la journée en mode cosy à la maison.

Des roches monolithiques, dites "roches de la Pangée" dans la campagne
Un coup d’œil aux Roches de la Pangée
un donjon en ruine qui se détache du paysage avec des rochers au premier plan
Les ruines du donjon du château des Cornillans se dressent au delà des roches de la Pangée
Panneau de signalisation de randonnée
De nouveaux panneaux de signalisation ont été installés. Ils sont couplés à un parcours de course d’orientation fixe.
un paysage de moyenne montagne recouvert de forêts
Vue sur la montagne de la Raye

La Baume Cornillane – Drôme – janvier 2024


Pour d’autres idées de balades hivernales dans la Drôme et ses environs, vous pouvez aller voir :

[Drôme] douces journées d’automne

Il aura en mis du temps à colorer les paysages, cet automne ! Il a fallu attendre mi-novembre pour que les couleurs se mettent à éclater dans la plaine de Valence. Je n’ai pas souvenir que cela ait déjà été aussi tardif depuis une douzaine d’année que je vis ici. A l’époque de l’année où nous avons souvent eu les premières neiges, nous avons donc eu la flamboyance des feuilles en nuances de jaunes et d’oranges. Alors, après mes premières tentatives de balades automnales pas très concluantes, j’ai profité de douces journées ensoleillées pour faire le plein de couleurs.

Balade d’automne à la Baume Cornillane

Instant de calme à la cascade du Rif

C’est en milieu d’après-midi que je suis sortie ce samedi-là. Comme la nuit arrive de plus en plus tôt, il n’était pas question d’aller trop loin ni de m’embarquer dans un parcours trop long. Il avait beaucoup plus début novembre et j’ai donc eu envie de retourner voir la cascade du Rif, anticipant qu’elle devait couler (pour mémoire, j’y étais allée en plein été en 2022 et elle était à sec). J’ai donc emprunté le sentier qui y mène depuis la route, en longeant le ruisseau. Comme prévu, celui-ci coulait bien et je l’avais même entendu bien avant de l’apercevoir. Sur le chemin, les couleurs de l’automne étaient encore un peu timides compte tenu qu’un tiers du mois de novembre était déjà passé.

C’est parti pour aller voir la cascade !
Les couleurs d’automne commencent à être visibles

Je me suis méfiée le long du chemin, et encore plus à l’approche de la cascade, car le sol était glissant. J’avais d’ailleurs envisagé de poursuivre jusqu’à la grotte de la Dame, mais le terrain était bien trop périlleux pour cela. Arrivée face à la cascade du Rif, j’ai vu qu’une barrière avait été installée pour empêcher les visiteurs imprudents de glisser jusqu’à la mare. Les arbres au bord de l’eau avaient pris une jolie couleur. L’eau coulait le long de la paroi, ruisselant jusqu’au pied de la cascade. Je me suis laissée fasciner un long moment par le spectacle. Je n’étais d’ailleurs pas la seule et plusieurs autres promeneurs faisaient de même.

Au pied de la cascade du Rif
Pour une fois, je suis assez contente d’une de mes photos de cette cascade !
L’eau coule le long de la paroi créant des sculptures de tuf
Les pieds dans l’eau.. ou presque !

Lumières de fin de journée au château des Cornillans

Ensuite, et alors que je m’apprêtais à rentrer, j’ai noté que le ciel commençait à prendre une douce teinte de fin de journée. J’ai donc continué ma balade, en direction du château des Cornillans. Arrivée au pied de la crête, j’ai suivi le même chemin que lors de ma précédente promenade au centre de la Pangée (c’est un parcours que j’emprunte régulièrement et qui fait parfois travailler mon imagination). Il faisait bon cet après-midi là et il y avait pas mal de promeneurs autour du château. Il faut dire que ce site est facilement accessible et totalement adapté pour une balade en famille. Les couleurs dans le ciel ont doucement viré, tandis que derrière moi, la Raye montrait de belles couleurs de début d’automne. Le moment était suspendu dans une temporalité irréelle…

C’est cette lumière qui m’a incitée à aller jusqu’au centre de la Pangée
L’horizon se pare d’orangé derrière les ruines du château
Magie des fins de journées
Se hâter sur le chemin avant que les couleurs ne disparaissent
La Raye aux couleurs de l’automne
Fin de journée dans les ruines du château des Cornillans

La Baume Cornillane – Drôme

Le plein de couleurs à Montvendre

Sous le soleil au jardin zen

La semaine suivante, le scenario a commencé un peu de la même façon. Nous étions samedi. C’était déjà le milieu de l’après-midi. La nuit arrive vite. Mais, le soleil resplendissait et enfin, les couleurs d’automne flamboyaient (nous avions passé la mi-novembre.. il était temps !). Il me fallait donc une idée de balade à proximité mais avec des arbres pour profiter des couleurs. J’ai d’abord pensé au Jardin des Sables à Montvendre (un lieu que j’apprécie en toutes saisons : printemps, été, automne, hiver.. et que j’ai en particulier énormément fréquenté quand nous avions des restrictions de circulation au printemps 2021). Puis, une fois sur la route, je me suis souvenue du jardin zen de Montvendre. Cela faisait très longtemps que je n’y étais pas allée alors que je m’y rendais régulièrement quand j’habitais dans la campagne de Montvendre. Il faut dire qu’à l’époque, je pouvais y aller à pied depuis la maison.

Le jardin zen de Montvendre est une reproduction de celui de Ryoân-ji à Kyoto tel qu’il était en 1500. Réalisé avec des pierres locales, il est un espace de méditation et une invitation au calme. Tout autour, un petit parc permet de se laisser aller à une séance de pleine conscience.. ou simplement à profiter de la diversité des végétaux. A cette saison, les feuillages sont éclatants de couleur. J’ai eu un coup de cœur pour celui des cerisiers à la belle couleur orange. Au fond du parc, un petit troupeau de moutons apportait une touche bucolique en paissant paisiblement sous un vieux chêne.

A l’entrée du jardin, ce kaki dans un rayon de soleil m’a attiré l’œil !
Feuille de cerisier et joubardes
Jaune éclatant
Orangé délicat
Les moutons sous le vieux chêne

(*) Le jardin zen de Montvendre est situé 1505 Route de Combe Léorat. Il y a un parking et quelques tables de pique-nique sur place. L’accès à ce jardin privé est fléché depuis le centre du village. L’accès est libre de 10.00 à la tombée de la nuit. Des fiches explicatives sont disponibles à l’entrée des lieux.

Explosion colorée au jardin des Sables

En sortant du jardin zen, j’avais encore du temps avec la tombée de la nuit. Or, le jardin des Sables se trouvait être quasiment sur ma route de retour. J’ai donc décidé de faire le petit crochet pour m’y rendre. Il y avait déjà plusieurs véhicules stationnés le long de la route à proximité du jardin, mais j’ai pu trouver une place. Dès l’arrivée, j’ai su que j’avais eu une bonne idée car les couleurs étaient exceptionnelles. Tous les arbres et arbustes avaient revêtu leur parure automnale. C’est une explosion de jaune, de rouge, d’orange. Au sol, les feuilles mortes formaient un tapis crépitant doucement sous mes pas. Tous les ingrédients étaient réunis pour une véritable expérience de la beauté naturelle de l’automne !

Les arbres avaient pris de belles couleurs mordorées
Les jolies couleurs des érables du Japon
Les jolies couleurs des érables du Japon (bis)
Jouer avec la transparence des feuilles et le soleil déclinant
Comme un bateau échoué…
Les jolies couleurs des érables du Japon (ter)
Tapis de feuilles mortes
(Les végétaux sont soigneusement répertoriés au jardin des Sables, mais j’oublie de façon assez systématique de noter les noms de ceux que je ne connais pas !)
Fin d’une belle journée d’automne

(*) Le jardin des Sables est un jardin privé en libre accès, situé route des Sables à Montvendre. Il n’y a pas de restriction horaire pour s’y promener.  Il convient toutefois de respecter le travail des jardiniers pour la création et l’entretien de ce havre de paix. Aussi, le pique-nique y est interdit, ainsi que les jeux de ballon.

Montvendre – Drôme


Novembre 2023


A noter : dans mon précédent billet automnal autour de Valence, j’avais noté que je n’en ferais pas d’autre cette année. J’avoue que je ne pensais pas que nous aurions de si jolies couleurs en dépit de leur arrivée tardive et des fortes pluies qui sont tombées. Comme il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis, et compte tenu de mes balades, j’ai quand même fait un nouvel article autour de l’automne…

[Ardèche] des monts de Berg à Alba-la-Romaine

Cet été, j’avais, un peu par hasard, découvert la beauté des paysages et le charme des villages du plateau du Coiron. J’avais noté alors qu’il faudrait que je revienne pour continuer à explorer ce secteur de l’Ardèche, méconnu mais magnifique. J’avais ainsi eu plusieurs échanges de message avec l’équipe de l’office de tourisme Berg et Coiron (dont la baseline « Rendez-vous en terres ardéchoises » me plait énormément). Pendant mes dernières vacances, fin octobre, j’ai profité d’une journée qui s’annonçait nettement moins pluvieuse que les autres pour y retourner. Je n’avais pas particulièrement d’idée sur la balade que j’allais faire, aussi, j’ai commencé par faire un saut à l’office de tourisme. En dehors du plaisir de mettre un visage sur des noms après plusieurs échanges par mail ou messages, j’ai pu bénéficier de conseils sur mesure pour passer la meilleure journée possible sur le territoire.

Sur le chemin, j’ai fait un crochet par Mirabel afin d’admirer le paysage.

Une randonnée sur les hauteurs de Saint Jean le Centenier

C’est ainsi que j’ai choisi d’aller faire une des randonnées proposées par l’office de tourisme, dénommée randonnée plein la vue sur le site internet. Comme la météo du jour annonçait une dégradation en milieu d’après-midi et que la matinée était déjà bien avancée, j’ai choisi de la raccourcir un peu la boucle en la faisant débuter à l’écart du village de Saint Jean le Centenier. Mais avant cela, je me suis arrêtée à Villeneuve de Berg pour acheter de quoi me préparer un pique-nique aux saveurs locales. Sur les conseils de Barbara à l’office de tourisme, j’ai acheté du fromage et de la charcuterie au magasin de producteurs La Chèvre et le Chou, idéalement placé au bord de la RN102, puis je suis allée dans le village à la boulangerie Alonso pour du pain, mais surtout pour le gâteau Lou Pisadou, une spécialité ardéchoise à base de marrons. Il ne me restait donc plus qu’à trouver un endroit où déguster tout cela en pleine nature.

Pique-niquer dans les marnes de plaine de Malavas

Comme j’avais choisi de raccourcir un peu la boucle prévue par le topo de l’office de tourisme, je suis allée en voiture jusqu’au hameau de Malavas. Là, j’ai récupéré le chemin de randonnée en direction de Bourboulet puis du sommet de la Croix Juliau, comme sur le topo. Très vite, j’ai compris pourquoi cette randonnée avait été nommée « plein la vue ». En effet, tout au long de l’itinéraire, les panoramas et points de vue se succèdent dans toutes les directions. C’est ainsi que je peux admirer les falaises du plateau du Coiron, la plaine d’Aubenas et derrière les volcans d’Ardèche, mais aussi plus loin sur l’horizon, la forêt de Saoû, le Mont Ventoux, ou encore les Cévennes.

Les conditions météo sont quasiment estivales et c’est un vrai plaisir de marcher sous le ciel bleu. Toutefois, je remarque en scrutant l’horizon vers l’est que les nuages se rapprochent et qu’il pleut à une vingtaine de kilomètres de là où je me trouve. Je suis arrivée au sommet de la Croix Juliau, et je ne m’y attarde pas trop longtemps, n’arrivant pas à déterminer à quelle vitesse la pluie arrive vers moi. Je prends donc le chemin du retour à la voiture en hâtant un peu le pas. Mais je continue à m’émerveiller des paysages qui m’entourent.

Suivre le bon chemin… en Ardèche, les poteaux directionnels sont jaunes sur les chemins de randonnée.
Face au plateau du Coiron…
Le sommet de la Croix de Juliau

Une promenade dans les ruelles d’Alba-la-Romaine, village de caractère

Après cette petite randonnée d’une dizaine de kilomètres, et compte tenu de la menace de la pluie, je choisis de ne pas me hasarder dans une nouvelle balade en pleine nature. Je prends donc la direction d’Alba-la-Romaine. J’étais déjà allée à Alba il y a 6 ou 7 ans. Je me souvenais d’un joli village perché. En effet, Alba fait partie des villages de caractère d’Ardèche. Autour d’une petite place centrale et au pied d’un château (privé), Alba déploie ses ruelles bordées de maisons en basalte. Le village m’a ainsi un peu fait penser à celui de Saint Vincent de Barrès, un autre village de caractère situé de l’autre côté du plateau du Coiron. J’ai donc flâné un temps dans les ruelles d’Alba avant de profiter d’une terrasse de café pour pendre un rafraichissement.

Au cœur du vieux village d’Alba
On remarque nettement que le ciel est en train de se couvrir…
le charme des ruelles d’Alba
Murs en pierre volcanique et linteaux en calcaire

Un voyage dans le temps sur le site gallo-romain d’Alba

Après cette petite pause, et comme la météo ne s’améliore pas, je me dirige vers le site gallo-romain, situé en contrebas du village. Je choisis de commencer par l’exploration des ruines (tant qu’il ne pleut pas). Je me promène donc dans les ruines d’Alba Helviorium, ancienne capitale romaine des Helviens. Je découvre ainsi les fondations d’un temple, d’un centre ville monumental, de boutiques. Je marche sur les dalles de la rue principale. Je chemine jusqu’au théâtre. Tout cela est resté longtemps caché sous les vignes, et par exemple, le théâtre a été (re)découvert il y a une centaine d’années seulement.

Le centre monumental et la rue principale d’Alba Helvorium
Il y a toujours des vignes sur le site antique. Au fond, on aperçoit l’un des murs du château.

Après cela, il me reste à visiter le MuseAl, le musée archéologique. Celui-ci se compose de deux salles : l’une accueille la collection permanente tandis que l’autre héberge des expositions temporaires. Actuellement, l’exposition temporaire présente la culture de la vigne et la fabrication du vin en Ardèche, depuis l’Antiquité jusqu’à nos jours. Il y est ainsi question de l’évolution des cépages utilisés mais aussi des techniques de vinification, de transports ou encore des objets nécessaires au service et à la dégustation du vin au fil des siècles. Dans l’exposition permanente, on retrouve les objets découverts lors des fouilles effectuées sur place ainsi que dans les villas et temples situés dans la campagne environnante. Même si un morceau d’une statue monumentale de l’empereur Trajan ou une grande mosaïque aux poissons sont exposés, on découvre essentiellement des objets de la vie quotidienne ou de petits objets votifs.

Je crois que ceci est un des artefacts que je préfère dans tous ceux présentés dans le musée : sur une tuile qui devait être en train de sécher, on remarque une empreinte de semelle et surtout celles des pattes d’un chat
Présentation de pots et pichets pour le service du vin au temps des gallo-romains
Plusieurs dés en terre cuite ont été retrouvés
la mosaïque aux poissons
lampe à huile décorée

(*) L’accès au site gallo-romain est libre et gratuit. On trouve sur place un circuit avec des panneaux d’interprétation. Un chemin (fléché) permet de rejoindre à travers les vignes un autre temples qui était situé à l’écart de la ville.
Les horaires et conditions d’accès au musée sont à retrouver sur leur site internet.
Il faut compter au moins 1h à 1h30 pour faire le tour du site et le musée.


Saint Jean le Centenier / Alba la Romaine
Ardèche – octobre 2023


Si vous souhaitez découvrir d’autres villages de caractère en Ardèche, voici ceux que j’ai déjà explorés :


A noter : je suis venue sur le territoire de Berg et Coiron à l’invitation de l’office de tourisme, et je les remercie pour leur accueil. Je n’ai pas été rémunérée mais j’ai reçu quelques goodies en cadeau, cela constitue donc une collaboration commerciale. J’ai toutefois choisi librement les activités que j’ai faites, et payé mon entrée au musée (Alba est d’ailleurs sur le territoire de Porte Sud Ardèche). Quant à mon avis sur la randonnée proposée, les photos parlent d’elles-mêmes quand à la beauté des paysages traversés.

[projet 52-2023] semaine 46 – par monts et par vaux

Par monts et par vaux… cette expression, un peu désuète et que j’ai choisi comme thème de cette semaine du projet 52, correspond assez bien à un certain nombre de mes week-ends ! Vous l’avez sans doute déjà noté, je vais souvent me balader et comme j’habite au pied du Vercors, l’expression est régulièrement à prendre au pied de la lettre.

Cette fois, ce n’est pourtant pas dans le Vercors que je vous emmène mais un peu plus loin de chez moi (sans être non plus très éloigné). Durant mes dernières vacances, je suis en effet retournée entre Berg et Coiron pour découvrir un peu plus ce joli secteur où je m’étais déjà promenée l’été dernier. J’ai profité d’une météo favorable pour une très belle randonnée qui m’a emmenée découvrir de multiples panoramas (et dont je vous reparle bientôt). Voici donc un extrait des paysages que j’ai pu découvrir.


Pour découvrir ce que les autres participants font par monts et par vaux, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.

[Haute-Savoie] que faire au pays du Mont Blanc, même s’il pleut ?

Durant les dernières vacances scolaires, je suis partie 3 jours au pays du Mont Blanc. En effet, depuis le mois de mars, Mr 2e s’est installé à Sallanches et je n’avais pas encore eu le temps ni l’occasion d’y aller. Ce n’était pas la première fois que je venais dans la région puisque tout juste 10 ans auparavant, nous avions passé quelques jours à Chamonix. Ces deux séjours au pied du Mont Blanc ont en commun de s’être passé sous la pluie après une première (demie) journée plus agréable. S’il y a 10 ans, les enfants étant petits, nous avions surtout profité du cinéma et de la piscine de la résidence où nous logions, cette fois, nous avons réussi à faire pas mal de balades malgré les averses. Prenez votre parapluie et suivez nous !

On a (presque) réussi à voir le Mont Blanc….

Aller voir la cascade de l’Arpenaz

Cette cascade, je l’ai repérée en arrivant sur Sallanches par l’autoroute A40. Sur la gauche, il était difficile de la louper. Alors, nous avons profité qu’il fasse beau pour un petit crochet. En effet, elle est extrêmement facile d’accès. Déjà, elle est très bien fléchée depuis la sortie de l’autoroute. Ensuite, un petit parking permet de se stationner à quelques centaines de mètres seulement du pied de la cascade. Là, s’il fait (vraiment) beau, il est possible de pique-niquer sur les quelques tables à disposition. Et l’on peut par un petit sentier sans difficulté s’approcher de la rivière puis de la cascade en quelques minutes.

La cascade de l’Apernaz vue depuis le parking
vue sur les montagnes
L’automne arrive doucement le long de la rivière

(*) L’accès à la cascade de l’Arpenaz se fait depuis l’entrée de Sallanches et est fléchée à la sortie de l’A40

S’émerveiller à la Mer de Glace et au Montenvers

Comme notre première (demie) journée sur place était annoncée comme la plus belle niveau météo, nous avons filé sur Chamonix après le bref arrêt à la cascade de l’Arpenaz. Nous souhaitions en effet aller voir la Mer de Glace. Nous avons donc pris nos billets à la gare du Montenvers et attendu le train suivant. Ce petit train à crémaillère nous a monté jusqu’au Montenvers, à 1913 mètres d’altitude, en une vingtaine de minutes à flanc de montagne. Le paysage depuis le petit train est impressionnant et l’on s’élève progressivement au dessus de la vallée de Chamonix jusqu’à arriver face aux Drus. En sortant de la gare, notre premier constat a été que la Mer de Glace nous a semblé bien lointaine. Si on voit très nettement la vallée morainique et le niveau que le glacier pouvait atteindre, on ne voit plus vraiment la Mer de Glace au pied du Montenvers.

La gare de Chamonix sur le chemin de fer du Montenvers
Vue sur la vallée de Chamonix
Face aux Drus
Apercevoir le glacier

En cette fin octobre, de nombreux travaux avaient lieu au Montenvers afin de prolonger un peu la voie ferrée et de construire un nouveau téléphérique permettant aux visiteurs de s’approcher à nouveau du glacier sans trop de difficultés. En conséquence, le téléphérique existant était à l’arrêt et nous n’avons pas pu descendre vers le glacier (il est possible de le faire à pied mais nous n’étions pas équipés en conséquence et n’en avions pas le temps avant le dernier train de retour). Aussi, nous avons choisi de nous éloigner de la foule très présente sur la terrasse panoramique en faisant une balade sur l’autre versant de la montagne. Passant derrière l’hôtel du Montenvers, nous avons pris la direction du Plan de l’Aiguille. Nous savions que nous n’aurions pas le temps d’aller jusqu’au bout mais nous avons bien profité d’une jolie balade dans la montagne parée de ses couleurs automnales.

Le chemin, bien visible, s’élève à flanc de montagne entre les mélèzes
On s’élève assez rapidement. Preuve en est, le Grand Hôtel du Montenvers qui parait tout petit.
Mélèzes d’automne au pied des Drus
Quelques traces de neige rappellent que l’hiver approche
Couleurs d’automne
Mythiques Drus

Nous avons donc fait demi-tour au bout d’une petite heure à profiter des paysages grandioses et des couleurs vibrantes de l’automne. En effet, avant de redescendre, j’avais très envie de prendre une boisson chaude au bar du refuge du Montenvers. Nous nous y sommes installés dans un coin cosy, auprès d’une grande cheminée (hélas, pas encore en fonctionnement), et avons savouré une pause méritée. Puis, nous avons pris l’un des derniers trains redescendant dans la vallée, profitant une nouvelle fois de la vue.

profiter d’un moment au calme
pause dans un refuge grand luxe
Juste avant de repartir, nous avons bénéficié d’un rayon de soleil sur les Drus

(*) Le train du Montenvers a sa propre gare, située derrière la gare SNCF et accessible via une passerelle au dessus de la voie ferrée. Les horaires et tarifs sont disponibles sur le site internet de Mont Blanc Natural Resort qui gère les remontées mécaniques sur Chamonix. Il est possible de prendre ses billets l’avance via internet. Comme nous n’étions pas sûr du jour où nous irions, nous avons acheté nos billets en arrivant sur place. A cette période de l’année, nous n’avons pas eu à attendre.
Il est possible de dormir au refuge du Montenvers, d’y déjeuner ou juste d’y prendre une boisson. En été, une terrasse fait face aux Drus, tout comme la véranda. L’intérieur de cet établissement historique a le charme de la montagne d’antan.

Découvrir l’église baroque de Notre Dame de la Gorge

Nous abordons maintenant les jours de pluie. Notre deuxième jour en particulier a été marqué par des trombes d’eau. Nous avons donc privilégié des balades courtes et ne présentant pas de chemin technique ou périlleux. Nous avons commencé la matinée par aller découvrir la charmante église baroque de Notre Dame de la Gorge. Au dessus des Contamines, dans une combe au bout du monde, on trouve en effet une superbe église. Découvrir cette splendeur au cœur de la montagne est assez surprenant. Un parking permet de se garer à quelques centaines de mètres (l’accès en voiture au pied de l’église est réglementé). Nous les avons parcouru très rapidement, en une vaine tentative de ne pas être trop mouillés. L’intérieur de l’église mérite de s’y attarder avec ses décors travaillés. Si le temps avait été plus clément, nous aurions sans doute profité d’une belle balade au fond de la gorge…

La pluie nous fait hâter le pas sur la route d’accès, bordée d’un chemin de croix
Eglise baroque au cœur des montagnes
L’extérieur de Notre Dame de la Gorge
L’intérieur de Notre Dame de la Gorge

(*) Pour accéder à Notre Dame de la Gorge, il faut monter jusqu’aux Contamines, puis suivre les panneaux.

Se laisse hypnotiser au lac vert

Après être redescendus de Notre Dame de la Gorge en passant par les Contamines et Saint Gervais, nous avons changé de côté de la vallée pour monter au dessus de Passy en direction du plateau d’Assy et du lac vert. Je dois bien avouer que la montée vers le lac m’a fait douter de notre capacité à profiter du lieu une fois arrivés. En effet, toute l’ascension s’est faite non seulement sous la pluie mais au cœur des nuages. Un fort brouillard nous empêchait de distinguer quoi que ce soit autour de nous. Mais, en arrivant sur le plateau d’Assy, et la station de Plaine-Joux, nous avons une bonne surprise : le ciel est (relativement) dégagé et nous ne sommes plus dans le brouillard. Nous descendons jusqu’au lac vert où nous bénéficions d’une ambiance absolument magique, entre les couleurs d’automne des hêtres et des mélèzes, la belle couleur du lac et les gouttes de pluie qui font des cercles à la surface de l’eau, tandis que les nuages s’accrochent sur les pentes.

La magie du lac vert un jour de pluie en automne

(*) Le lac vert est situé sur la commune de Passy, et l’accès, bien fléché depuis la vallée, se fait via la station de Plaine-Joux.
Le lac doit sa couleur à la présence de cyanobactéries. Il constitue un milieu naturel fragile et il est absolument interdit de s’y baigner afin de le préserver. Un chemin permet de faire le tour du lac afin de profiter, par beau temps, de la pureté de l’eau qui permet de voir les arbres et végétaux qui y sont immergés.

Prendre le Mont Blanc Express

Afin de bénéficier de jolis paysages et d’une expérience de voyage, tout en restant au sec, nous avons pris le Mont Blanc Express entre la gare de Saint Gervais les Bains-Le Fayet et celle de Chamonix (nous aurions bien poussé l’expérience jusqu’en Suisse mais la suite du trajet était desservie uniquement par car ce jour-là en raison de travaux). Au fil du parcours dans la vallée, nous avons pu profiter des fenêtres panoramiques de ce train particulier. La ligne a en effet été construite au début du XXe siècle et est l’un des lignes de train les plus pentues de France sans crémaillère ou câble. C’est un véritable voyage qui nous emmène dans les paysages automnaux, au fil des petites gares et haltes, parfois desservies uniquement à la demande.

Les rames du Mont Blanc Express sont rouges
Vue panoramique au cours du voyage

(*) Côté français, le Mont Blanc Express est un TER géré par la région Auvergne-Rhône-Alpes.

Se balader à Chamonix

Une fois à Chamonix, nous disposions de presque 3 heures avant de prendre notre train de retour à Saint Gervais les Bains. Nous avons donc sorti nos parapluies, direction le centre ville de Chamonix, à quelques minutes à pied de la gare. Là, nous avons fait les boutiques, essentiellement de sport, ainsi qu’un arrêt à la librairie où j’en ai profité pour acheter Premier de Cordée de Frison-Roche. J’avais en effet lu ce roman il y a bien longtemps et mon précédent séjour chamoniard m’avait donné envie de le relire, mais je n’en avais pas pris le temps. Compte tenu de la météo, nous savions que nous passerions une fin d’après-midi à l’abri dans notre chambre d’hôte et je n’avais pas pensé à emporter un livre. J’ai d’ailleurs beaucoup apprécié cette relecture, forcément différente maintenant que je sais situer les lieux dont il est question.

La gare, sous les aiguilles de Chamonix
L’église de Chamonix et son clocher à bulbe

Comme aucune accalmie ne se profilait, nous avons pris le temps d’une longue pause goûter. Nous avons opté pour un établissement emblématique de Chamonix : l’ancien bar de la terrasse, récemment rénové et renommé « Rose du Pont ». Avec sa façade Art Nouveau toute rose située le long de l’Arve, il est difficile de le manquer. Lors de notre arrivée, une serveuse nous a conseillé de nous installer à l’étage, plus cosy avec ses canapés. Nous avons choisi une table dans une petite alcôve surplombant la rivière (et d’où la vue par beau temps sur les montagnes et en particulier le Mont Blanc doit être magnifique). Et nous avons passé presque une heure à discuter, tout en savourant notre goûter, avant de repartir à la gare.

Impossible de ne pas remarquer cette façade Art Nouveau
La décoration à l’étage est très cosy, entre Art Nouveau et Art Déco
Gros coup de cœur pour ce jus d’orange chaud avec miel et cannelle

(*) Rose du Pont, 43 place Balmat, Chamonix

Faire une dernière tentative pour voir le Mont Blanc

Lors de ce séjour, nous n’aurons pas vu le Mont Blanc alors que nous aurons constamment été à ses pieds. Avant de reprendre la route du retour, nous avons fait un arrêt dans le village de Combloux, entre deux averses. Notre tentative de voir le Mont Blanc sera partiellement infructueuse puisque seul son pied sera visible, le sommet étant toujours dans les nuages. Nous avons cependant fait une jolie promenade dans les petites rues du village, avec ses chalets plein de charme.

Au pied des montagnes, le village de Combloux
Le charme d’un vieux chalet à Combloux
C’est de Combloux que nous aurons la meilleure vue du séjour sur le Mont Blanc…

Nous avons encore fait un arrêt avant de prendre la route des gorges d’Arly pour descendre sur Albertville afin de faire un tour dans Megève. La station chic du Val d’Arly était en mode « intersaison », et pas mal de travaux étaient en cours dans le centre du village. Comme la pluie a fait son retour, nous ne nous sommes arrêtés que le temps de prendre un café dans un des rares établissements ouverts à cette période de l’année.

La place centrale de Megève
L’office de tourisme et le mignon petit pont de pierre sur la rivière à Megève


Dormir au pays du Mont Blanc

Lors de ce séjour, nous avons dormi dans une chambre d’hôtes à Saint Gervais les Bains. Le chalet l’Aiglon est très accueillant, avec une déco montagne bien présente, ajoutant un certain charme. Le propriétaire a su être très accueillant et de bon conseil. Nous avons en particulier dégusté sur ses conseils une fondue savoyarde et une raclette au restaurant l’Edelweiss dans Saint Gervais (oui, nous y sommes allés les deux soirs, tellement nous avions été enchantés). Nous avons très bien dormi dans des chambres très cosy. Et nous avons beaucoup aimé le système de commande pour les viennoiseries et le pain du petit déjeuner afin de limiter le gaspillage tout en disposant d’un large choix.

La salle commune qui sert d’accueil
La déco montagne dans les chambres

(*) Les deux nuitées m’ont été offertes par Auvergne Rhône Alpes Tourisme et les Gites de France de la région AURA en tant qu’éclaireuse pour Partir-Ici.fr, la plateforme de la région pour un tourisme durable et de proximité. Ces deux nuitées constituent donc une collaboration commerciale. J’ai cependant choisi le lieu et l’établissement où je me suis rendue.
Le reste de mon séjour est un choix complètement personnel pour lequel j’ai payé l’ensemble des activités mentionnées.


Au pays du Mont Blanc :
Chamonix, Saint Gervais, Sallanches, Passy, Les Contamines, Combloux, Megève
Haute Savoie – octobre 2023

[projet 52-2023] semaine 44 – jour de pluie

Les jours de pluie n’ont pas manqué ces derniers temps dans la Drôme où nous avons essuyé plusieurs épisodes cévenols/méditerranéens en peu de temps, et les averses violentes qui vont avec. D’autres secteurs n’ont pas non plus été épargnés par les gouttes. Et cela a été le cas de la vallée de l’Arve en Haute Savoie lorsque nous y avons passé quelques jours au début des vacances scolaires de La Toussaint. C’est donc sous une pluie battante que nous avons découvert un certain nombre de lieux (je vous reparlerai bientôt de ce séjour).

Ainsi, nous sommes montés dans les nuages jusqu’au Lac Vert à Passy. Là, nous avons eu la chance de bénéficier d’une courte fenêtre hors du brouillard et nous avons donc découvert ce lieu magique… sous la pluie ! On voit d’ailleurs très nettement les ronds formés à la surface du lac par les gouttes qui tombent. Et, abritée sous mon parapluie, je suis restée un long moment, hypnotisée par le bruit de la pluie et l’ambiance quasi mystique des lieux.


Pour découvrir ce que font les autres participants les jours de pluie, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.

[projet 52-2023] semaine 43 – autrefois

Autrefois… Le thème de cette semaine pour le projet 52 m’a fait me poser des questions. Je suppose que lorsque je l’ai mis sur la liste, je pensais à des photos en noir et blanc voire même en sépia, à des ambiances surannées, à des objets tout droit venus du passé. Or je n’ai rien de tout cela dans mes photos récentes, ou du moins rien d’exploitable en ce sens avec un minimum d’esthétique. De plus, avec l’automne particulièrement doux et atypique que nous avons, j’ai surtout fait des balades en extérieur ces dernières semaines. D’ailleurs, il y a une dizaine de jours, je suis allée me promener en fin de journée après avoir fini mon travail. Je suis allée à quelques kilomètres de chez moi, à La Baume Cornillane. Le vent soufflait fort et l’orage s’annonçait mais les températures étaient encore largement au dessus des fameuses « normales de saison ».

Et en marchant, je suis arrivée à l’endroit où autrefois, se trouvait le centre du monde. En effet, ce lieu a été désigné comme étant le centre de la Pangée par certains chercheurs (cette théorie est cependant sujette à controverse). Autrefois, donc, ici se trouvait un océan, et les roches dures qui s’élèvent en sont les traces.


Pour voir ce qu’il se passait autrefois chez les autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.

[projet 52-2023] semaine 40 – automne

Cette semaine, le projet 52 nous emmène en automne. Finalement, dans la Drôme, le thème n’est pas si simple à traiter. La météo est en effet encore très nettement estivale, et les arbres n’ont pas encore vraiment commencé à changer de couleurs. On s’achemine donc vers un automne qui risque d’être très court visuellement parlant et météorologiquement parlant. Mardi, je suis allée à Paris pour le travail et j’ai pu constater que plus je montais vers le nord, plus les forêts se paraient de couleurs chaudes, contrastant avec le ciel bien gris et la pluie battante qui m’a accueillie à l’arrivée.

Donc, pour traiter le thème, je suis repartie dans mes archives, quasiment un an en arrière. Mi-octobre l’an dernier, j’ai passé une journée à la recherche des couleurs automnales dans les paysages ardéchois. J’ai donc choisi une photo de cette journée, prise dans le massif du Tanargue, pour illustrer le thème de cette semaine.

Je retourne normalement bientôt en Ardèche, dans les Cévennes cette fois, pour une journée de randonnée automnale et j’ai déjà hâte !


Pour découvrir à quoi ressemble l’automne chez les autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.

NB : bien décidée à profiter du beau temps, je ne suis pas certaine d’avoir beaucoup l’occasion de me connecter ce samedi. Mais je validerai vos participations dès que possible dans le cas où elles se retrouveraient en modération.

[Canada] Québec, de Montebello aux Laurentides

Après la balade en bateau dans les 1000 îles, nous avons repris la route pour revenir dans la province de Québec. Nous avons traversé rapidement Ottawa pour longer la rivière des Outaouais jusqu’à Montebello. Là, deux expériences fabuleuses nous attendaient : une nuit dans un hôtel iconique et une journée au milieu de la faune. Puis, sur le chemin du retour à Montréal, nous avons fait un arrêt dans le parc naturel de Mont Tremblant et dans les Laurentides.

Cascade de la rivière du Diable – Parc national du Mont Tremblant

Dormir au château Montebello

C’est en fin d’après-midi que nous sommes arrivés à Montebello, et plus exactement au Fairmont Château Montebello. Cet hôtel me faisait rêver depuis un bon moment, et je ne voulais pas laisser passer l’occasion d’y séjourner (au point de modifier un peu notre circuit de road-trip pour pouvoir y passer une nuit !). Imaginez un immense chalet en rondins de bois, situé le long d’une rivière, en plein cœur de la forêt. L’hôtel a été construit au début des années 1930 et propose un peu plus de 200 chambres. Autour de l’hôtel, de nombreuses activités sont proposées. Pour notre part, nous opterons pour une promenade à la tombée du jour le long de la rivière et un passage par l’espace feu de camp.

Fin de journée au bord de la rivière des Outaouais
L’entrée de l’hôtel à la nuit tombée

Mais, c’est surtout dans le lobby que nous avons passé la soirée. Il est organisé autour d’une cheminée monumentale à 6 faces située au centre de l’hôtel. Là, des fauteuils et canapés disposés en petits salons permettent de s’installer dans une ambiance aux lumières tamisées très cosy et très chic. Nous avons profité de la belle carte du bar pour commander un cocktail et des planches, et nous avons savouré notre soirée dans ce lieu féérique !

Autour de la cheminée du lobby
Old Fashionned face à la cheminée (à consommer avec modération)

Je n’ai pas regretté un seul instant d’avoir séjourné au Château Montebello. C’était clairement une petite folie, mais c’était aussi réellement magique. Cela doit être encore plus fabuleux dans la période de Noël, quand la cheminée est allumée et que les décors de fête sont sortis…

Retomber en enfance au parc Oméga

Le lendemain matin, après un copieux petit déjeuner sur la terrasse du restaurant au Château Montebello, nous sommes partis pour le Parc Oméga. C’est un parc animalier qui ne présente que des espèces vivant au Canada. On y circule en voiture le long d’une piste d’une douzaine de kilomètres, passant au milieu des enclos. En dehors de l’enclos des loups (où toutes les fenêtres doivent bien être fermées), il est possible d’ouvrir les vitres de la voiture pour mieux voir les animaux. Mais surtout, on peut nourrir les cervidés avec des carottes. Pas de souci si vous n’avez pas pu en acheter avant de venir, les boutiques du parc vendent des sachets d’1 kg (un peu plus cher qu’au supermarché mais pas excessivement cher non plus). Nous avons donc commencé par nous arrêter à la maison d’accueil du parc afin d’acheter 2 kg de carottes (que nous complèterons d’un kg supplémentaire au village du parc).

Cerf de Virginie

Comme nous avions dormi à moins de 5 km du parc Oméga, nous y étions quasiment à l’ouverture le matin. Le premier avantage était qu’il y avait encore peu de monde dans le parc (nous y étions un samedi sur un week-end où le lundi était férié pour les canadiens). Mais ce qui nous importait encore plus était qu’en y allant tôt le matin, il ne faisait pas encore très chaud donc les animaux ne cherchaient pas à faire la sieste à l’ombre et on a pu les voir sans aucune difficulté. Si nous avons pu observer des ours, des loups (y compris des louveteaux) ou encore des renards, ce sont les cervidés qui sont les plus nombreux, et les moins farouches. En effet, ils ont bien compris que les automobilistes et leurs passagers pouvaient leur donner des carottes. On avait même l’impression que certains se mettaient volontairement en travers de la piste afin de forcer l’arrêt de la voiture puis de venir voir aux fenêtres qui avait une carotte à lui donner. Est-ce-que nous nous sommes amusés comme des enfants à nourrir les cervidés ? Oui, totalement. Est-ce-que nous avons distribué 3 kg de carottes ? Oui, tout à fait.

Bonjour, c’est pour avoir une carotte !
Oui, c’est bien moi en train de donner une carotte à un cerf (Crédit photo : Mr 1er)

En fin de matinée, nous sommes arrivés au village du parc. Nous avons laissé la voiture sur le parking (où nous avons pu approcher une biche) et pris le sentier qui mène à la petite ferme pédagogique. Après avoir observé les grenouilles dans la mare, nous sommes allées à la rencontre des vaches, chevaux, ânes, chèvres et des animaux de la basse-cour. La ferme est installée dans une vraie ferme historique. On peut aussi visiter l’intérieur de la maison, qui fait un peu penser à celle des Ingalls dans La Petite Maison dans la Prairie. Histoire de continuer à retomber en enfance, nous avons fait le trajet de retour dans la carriole tirée par un tracteur. De retour au village, il était l’heure de manger et il y avait nettement plus de visiteurs que lorsque nous étions arrivés 1h30 auparavant. Après avoir mangé, nous avons repris la piste pour finir le tour du parc (et distribuer nos dernières carottes).

L’entrée de la ferme
Coucou les vaches !
Nous avons vu des oies bernaches un peu partout lors de notre voyage au Canada : ronds-points, parcs, espaces verts…

Le parc Oméga vaut vraiment de s’y arrêter. Il faut compter une bonne demie-journée pour en faire le tour. Il est indispensable de se munir de carottes pour profiter de l’expérience. En été, arriver tôt le matin permet à la fois d’éviter le pic de foule et de mieux voir les animaux.

(*) Il est conseillé de prendre ses billets à l’avance. Cela peut se faire en ligne. Nous avions réservé nos places au Parc Oméga via notre agence de voyage. Nous n’avons pas attendu à l’entrée du parc en y étant juste après l’ouverture matinale.

Se reposer au bord de la rivière de la Petite Nation

Après avoir passé une bonne partie de la journée au Parc Oméga, nous avons repris la route en direction du lac Simon et de la rivière de la Petite Nation. Nous ne nous sommes pas arrêtés au complexe touristique du lac Simon car en ce samedi après-midi ensoleillé, il y avait beaucoup de monde. Nous avons fait le tour du lac, profitant de jolis points de vue depuis la route et traversant un petit pont de bois. En arrivant à côté de Duhamel, nous avons fait une pause à la halte routière. Là, quelques tables de pique-nique nous ont permis de nous installer pour prendre un goûter avant de descendre au bord de la rivière de la Petite Nation. Nous nous sommes assis un moment sur les rochers à côté de la chute d’eau, puis nous sommes allés tremper nos pieds dans les eaux plus calmes en aval. Nous avons d’ailleurs vu de nombreux utilisateurs de kayak et de paddle venir mettre à l’eau à cet endroit. Puis, nous sommes allés assez tôt nous installer pour la nuit à Saint André Avellin où nous avions réservé une chambre dans une maison victorienne (j’avais attrapé un gros rhume qui m’a mise complètement KO et j’avais nettement besoin d’une sieste).

Halte routière de Duhamel, QC – au bord de la rivière de la Petite Nation

S’émerveiller au parc du Mont Tremblant

Après une bonne nuit de sommeil, nous avons pris la route pour Mont Tremblant. Nous avons fait quelques courses au village en prévision du pique-nique du midi, puis nous sommes partis dans le parc national du Mont Tremblant. Nous avons commencé par un passage au centre de découverte pour récupérer le plan du parc et la liste des sentiers de randonnée. En arrivant sur le parking, nous avons eu la jolie surprise d’apercevoir une biche (cerf de Virginie) dans le sous-bois voisin. Nous avons décidé de pique-niquer à proximité du centre de découvertes tout en étudiant la liste des randonnées afin de décider celles que nous ferions. Nous avons ainsi avisé plusieurs petites randonnées conduisant à de jolis points de vue (encore un peu malade, je n’avais pas le courage de me lancer dans une boucle plus importante, même si certaines étaient tentantes). Notre première balade a donc été pour aller voir les Chutes Croches, sur la rivière de la Diable. C’était une petit mise en jambes d’un peu moins d’1 km, mais déjà la magie de la nature québecoise a opéré !

En traversant la rivière – parc national du Mont Tremblant
Les Chutes Croches – parc national du Mont Tremblant

Nous avons ensuite remonté la rivière par la route principale n°1 afin de gagner le parking de la chute du Diable. De là, un sentier permet de faire un aller/retour de 1.6 km jusqu’à la cascade. Depuis le sentier, nous avons profité de plusieurs points de vue sur la rivière. C’est également là que nous avons la grande chance d’observer un vison noir en train de chasser une famille d’anatidés. Nous regardions les volatiles qui se laissaient porter sur l’eau quand Melle 3e a remarqué un mouvement furtif sur la berge qui nous faisait face. Au début, nous avons pensé avoir affaire à une loutre mais dès qu’il a été moins dans l’ombre, la forme du museau ne coïncidait pas et, utilisant nos connaissances récemment acquises au Musée de la Nature du Canada, nous avons identifié un vison. Il s’est glissé dans l’eau et a pourchassé les jeunes oiseaux qui ont réussi à se mettre à l’abri. Nous avons alors vu le vison plonger et nager sous l’eau. C’était un moment bref, mais vraiment intense.

Le long de la rivière de la Diable – Parc national du Mont Tremblant

Nous avons ensuite continué notre chemin jusqu’au belvédère faisant face à la grande cascade et sommes restés un moment à profiter du spectacle. En revenant vers le parking, ce sont deux jeunes écureuils que nous avons pu observer un long moment tandis qu’ils couraient l’un après l’autre dans les arbres bordant le sentier.

Cascade du Diable – parc national de Mont Tremblant
Au bord du chemin – parc national du Mont Tremblant

Nous avions envisagé de faire une autre randonnée mais nous étions dimanche après-midi, il faisait beau et tous les parkings de départ des chemins que nous avions repérés étaient complets. Aussi, nous nous sommes contentés d’un moment au calme au bord de la rivière, en aval du lac Monroe, avant de revenir vers le village de Mont Tremblant.

Parc national du Mont Tremblant

Nous avons vraiment apprécié notre passage dans la parc national du Mont Tremblant, tant pour les paysages que pour l’observation de la faune. Les nombreux sentiers sont tous très bien aménagés et indiqués. De plus, sur plusieurs parkings, on peut trouver des toilettes. Randonner dans le parc a été un vrai bonheur.

(*) L’accès aux parcs nationaux du Québec est payant. On peut prendre ses places en arrivant sur place. Mais, il est conseillé de réserver ses places à l’avance, via le site internet de la Sépaq qui s’occupe de la gestion des parcs. En effet, le nombre de visiteurs quotidiens est limité pour chaque parc. Suite à l’avertissement que nous avions eu à l’entrée du parc provincial de Sandbanks en Ontario, nous avons anticipé pour le parc du Mont Tremblant.

Passer le temps à la station de Mont Tremblant

Après notre journée de randonnée, nous avions réservé une nuit dans un hôtel à proximité du parc du Mont Tremblant. Hélas, quand nous sommes arrivés, notre chambre n’était pas prête. Nous avons donc pris la navette de l’hôtel pour nous rendre à la station de ski de Mont Tremblant (une des stations de ski alpin du Québec). La station en elle-même est plutôt mignonne, très colorée, piétonne, avec des pelouses taillées au millimètre. Il y avait énormément de monde (week-end oblige). Nous n’avions pas vraiment regardé ce que nous pouvions y faire (il semblerait qu’il y ait de jolies balades à faire, en prenant la télécabine) et nous étions fatigués, aussi nous sommes restés dans le village-station. Nous avons un temps envisagé d’y diner avant de retourner à l’hôtel, mais les prix pratiqués nous en ont dissuadés. Mont Tremblant est une station « chic » et cela se sent ! Après une bonne heure de balade, nous avons appelé la navette de l’hôtel pour y retourner et nous installer dans la chambre. Puis, nous avons repris la voiture pour descendre dans le village pour le repas.

Au cœur de la station de ski de Mont Tremblant

Marcher au dessus des arbres sur le sentier des cimes

C’est le hasard d’une publication suggérée sur Instagram qui m’a fait connaître le sentier des cimes. Après une rapide vérification, le lieu n’était situé qu’à une vingtaine de minutes de Mont Tremblant et la durée de visite était parfaite pour notre dernière demie-journée dans les Laurentides (nous avions comme impératif de rendre la voiture avant 16.00 dans le centre de Montréal, idéalement après avoir déposé nos valises chez Mr 1er sur le Plateau). J’ai donc montré quelques photos du site à Mr 1er et Melle 3e, et ils ont approuvé l’idée. Après avoir quitté notre hôtel à Mont Tremblant et pris un petit déjeuner chez Tim Horton, nous avons donc pris la route direction du sentier des cimes des Laurentides.

En chemin vers le centre d’accueil

Après avoir laissé la voiture sur le parking, nous avons traversé un joli jardin fleuri pour rejoindre le centre d’accueil. Là, nous avons pu prendre nos billets et recevoir toutes les explications dont nous avions besoin avant de nous engager sur la passerelle. Le sentier des cimes, c’est un cheminement d’un peu plus d’1 kilomètre au niveau de la cime des arbres et qui mène à une tour d’observation de 40 mètres de haut. Tout au long du parcours, des panneaux d’interprétation permettent d’en apprendre plus sur la forêt, son exploitation et la faune locale. La balade est extrêmement agréable, même un jour un peu gris et venteux comme lorsque nous y étions. Tout le parcours est extrêmement praticable et accessible (il peut même être fait avec un fauteuil roulant ou une poussette).

Observer les oiseaux…
Observer les écureuils…

L’accès au sommet de la tour d’observation se fait via une montée en pente douce autour de la structure circulaire. Une fois en haut, le paysage est grandiose et la passerelle sur laquelle nous progressions peu auparavant semble minuscule. Au centre de la plateforme d’observation, un filet a été tendu et permet de marcher au dessus de 40 mètres de vide ou bien encore de s’allonger un instant. On peut aussi juste s’asseoir au bord de la plateforme ou encore ne pas poser les pieds sur le filet et s’installer sur un des rondins-tabourets. En tous cas, nous avons passé un long moment là-haut à admirer la forêt et les montagnes des Laurentides (et allez savoir pourquoi, je pensais avant d’y venir que les Laurentides étaient une région plutôt plate !).

La passerelle à la cime des arbres
Monter à la tour d’observation au dessus de la forêt
Les montagnes des Laurentides et la passerelle vues depuis le haut de la tour d’observation

Après être redescendus, nous avons profité d’un passage à la boutique de souvenirs mais surtout à la boutique de créateurs et produits locaux pour quelques achats avant de reprendre la route pour Montréal.

Le sentier des cimes Laurentides était une belle découverte que je n’avais pourtant pas repérée en préparant ce voyage. Comme quoi, il est important de ne pas tout programmer de façon stricte et de se laisser des moments pour improviser.

(*) Nous avons pris nos billets en arrivant sur le site. Il est possible de les prendre à l’avance via internet. Le parcours est accessible à tous sans problème.


C’est ainsi que notre road-trip au Canada s’achève. Nous avons encore passé quelques jours à Montréal avant de prendre l’avion du retour. J’ai regroupé les visites et balades que nous avons faites ces jours-là avec celles du début de mon séjour canadien dans l’article sur Montréal.


Montebello / Municipalité de la Petite Nation / Mont Tremblant
Québec – Canada – août 2023