[Canada] Toronto, une ville multi-facettes

Après nos deux journées à Ottawa, nous avons repris le train, direction Toronto. Il nous fallu un peu moins de 5 heures de traversée des paysages de l’Ontario, longeant parfois le lac éponyme, pour apercevoir la silhouette de la CN Tower. Arrivés en plein centre ville, dans la gare d’Union Station, nous traversons l’immense salle de correspondance Art Déco pour rejoindre le parvis de la gare. Un trajet en taxi plus tard, nous posons nos valises à l’hôtel, idéalement situé dans le quartier en plein essor de Yonge-Bloor. Après ces heures passées dans le train, nous avons envie de nous attaquer rapidement à la découverte de la ville de Toronto, et nous partons donc à pied pour une première exploration. Nous marcherons également beaucoup au cours des 2 jours suivants également, empruntant parfois le métro pour gagner du temps. Je vous invite à me suivre au fil de différents quartiers de Toronto, pas vraiment dans un ordre chronologique de nos visites.

Toronto est une ville très « verticale » où se côtoient gratte-ciels de bureaux et d’habitation.
Depuis un parc, apercevoir la silhouette de la CN Tower

Downtown Toronto, la ville électrique

Downtown, c’est le cœur de la ville. Celui de Toronto bat en permanence ou presque. Nous l’avons abordé pour la première fois un dimanche en fin d’après-midi. Sous le ciel couvert, les lumières électriques de Yonge-Dundas Square semblaient encore plus éclatantes. Cet endroit est parfois qualifié de Times Square canadien (les comparaisons entre Toronto et New York City sont nombreuses, et les rues de Toronto ont souvent été utilisées dans des séries pour figurer celles de NYC). Tout autour de nous, la ville s’agite : les magasins sont ouverts (en un sens tant mieux, car nous avons pu acheter un parapluie !), les publicités défilent sur les panneaux, les trolleys se faufilent entre les passants…

Yonge-Dundas Square et ses publicités lumineuses
« Cable Management » et street art à l’angle de Dundas St et McCaul St, au dessus du Rosalie Sharp Pavilion de l’OCAD University, dessiné par le cabinet d’architectes Bortolotto

C’est sans doute l’un des quartiers de Toronto que j’ai le moins apprécié : trop de monde, trop de circulation, trop d’agitation, même s’il valait le coup d’œil.

Financial District, entre architecture Art Déco et contemporaine

C’est lors d’une visite guidée privée à pied que nous avons découvert Financial District. En effet, l’agence de voyages m’avait proposé cette activité, et j’avais trouvé l’idée sympathique. La guide, francophone et connaissant Toronto comme sa poche, a su s’adapter à nos envies et à nos goûts. Nous avons commencé par quelques incontournables : la cathédrale Saint James, le Saint Lawrence Hall, le Saint Lawrence Market. Puis nous pris la direction de Financial District, le quartier des affaires. Nous sommes passés devant le Gooderham Building, le flatiron de Toronto avant de gagner le parc Berczy et sa fontaine canine.

Depuis le St Lawence Market, vue sur les tour des Financial District
Le Gooderham Building et sa silhouette en fer à repasser
La fontaine « chiens » du parc Berczy

C’est par la place Brookfield que nous abordons le quartier des affaires. Derrière la façade ancienne du Hall of Fame du Hockey, on découvre une architecture moderne, celle de l’Allen Lambert Galleria. Cette structure de 6 étages de haut permet de circuler à l’abri des intempéries entre plusieurs immeubles de bureaux, s’inscrivant dans le PATH, un système de passages reliant les bâtiments entre eux sans passer par l’extérieur. Je dois avouer que je ne m’attendais pas à cela lorsque nous avons passé le porche depuis la place Brookfield, et que je n’ai pas pu m’empêcher de lâcher « wahou » très spontané !

L’Allen Lambert Galleria

De là, nous avons parcouru les rues de Financial District, admirant les buildings Art Déco et les immeubles de verre, entrant dans les halls pour jeter un oeil aux décors grandioses des banques historiques, découvrant détails et œuvres d’art. Sans notre guide, je n’aurais pas pensé, pas osé, pousser les portes de ces immeubles, pourtant librement accessibles, et nous serions passé à côté de ces imposantes architectures Art Déco. Après cela, nous guide nous emmènera encore à la mairie de Toronto, ainsi qu’au tribunal, nous faisant découvrir en particulier la bibliothèque de celui-ci abritant une salle dédiée à la constitution et aux recueils de lois du Canada.

Au pied des plus anciens buildings de Toronto
Immeubles Art Déco et contemporains se côtoient dans Financial District
Hall de banque Art Déco
La constitution canadienne dans la Salle Américaine du Tribunal de l’Ontario

Nous avons beaucoup apprécié cette visite guidée privée. Cela nous a vraiment permis à la fois d’en apprendre plus sur l’histoire de Toronto et de découvrir des lieux en dehors des circuits touristiques classiques et que nous n’aurions pas soupçonnés sinon.

Anecdote : Mon expérience de Financial District ne s’arrêtera pas là : le jour de notre départ de Toronto, c’est en plein cœur de ce quartier que je récupèrerai la voiture de location. Ainsi, mon expérience de conduite canadienne débutera par le quartier des affaires de la plus grande ville du Canada à l’heure de pointe !

Distillery District, les souvenirs du passé

Nous avons rejoint Distillery District un matin à pied depuis l’hôtel. C’était une jolie petite marche de 4 km à travers Toronto, qui nous a fait traverser différents quartiers de la ville, multipliant les points de vue sur la CN Tower avant d’arriver à la Distillerie. Ce quartier piéton étaient en effet autrefois une très vaste distillerie de whisky dont il a conservé les bâtiments de brique et les rues pavées datant de la première moitié du XIXe siècle. Les anciens ateliers ont été remplacés par des restaurants, des boutiques haut de gamme et des galeries d’art.

Galerie d’art à Distillery District
Toujours cette cohabitation des bâtiments historiques et contemporains
Le charme des vieux bâtiments, au cœur de Distillery District

Si j’ai bien aimé ce quartier de la distillerie, cela n’a pas été non plus un coup de cœur. De taille relativement modeste, l’ensemble est mignon mais aussi très commercial. Pour ceux d’entre vous qui connaissant, cela m’a beaucoup fait penser à la Cour Saint Emilion à Paris dans le quartier de Bercy, donc le concept est très similaire.

Après Distillery District, nous avons gagné le Waterfront, sur la rive du lac Ontario. Nous avions envisagé d’aller faire un tour sur les îles de Toronto mais la file d’attente pour le ferry nous en a dissuadés. Les bateaux étaient bondés et présageaient d’une forte fréquentation sur les îles, plus sans doute des temps d’attente longs pour prendre un bateau de retour. Mr 1er et Melle 3e n’étant déjà à la base pas très motivés, nous avons choisi une autre activité pour notre après-midi (ce sera le Musée Royal de l’Ontario, je vous en parle plus bas dans cet article).

Vue sur les îles de Toronto depuis le waterfront

Kensington Market, la vie en couleurs

Quand j’avais regardé les lieux à découvrir à Toronto, Kensington Market revenait systématiquement. Ce quartier est un des plus anciens de Toronto et a accueilli les vagues successives d’immigrants : écossais et irlandais, juifs d’Europe de l’Est, italiens, caribéens, asiatiques, africains de l’Est… C’est donc à l’origine un quartier très populaire, sur les étals duquel il était possible de trouver toutes sortes de denrées en provenance du monde entier. Aujourd’hui, quartier multiculturel par essence, Kensington Market est bordé de boutiques indépendantes, de friperies, de galeries, de restaurants proposant des cuisines du monde entier. Nous y sommes allés un dimanche après-midi où tout le quartier était piétonnisé (c’est a priori le cas le dernier dimanche du mois de mai à octobre). L’ambiance y était très festive. Dans les rues, les stands proposaient pêle-mêle des vêtements vintage, des vinyles, des tisanes, de la street food, des objets plus ou moins ésotériques, ou encore des plants de cannabis (le cannabis est légal au Canada). La foule était bien entendu au rendez-vous, dans une ambiance bon enfant, rythmée par les musiciens installés tous les quelques mètres : du punk, du mix électro, du rock, du folk, des musiques du monde… une joyeuse cacophonie éclectique. Nous avons même croisé un artiste peignant un motif à même le sol de la rue, au milieu des passants.

Dans les rues de Kensinston Market, un dimanche piétonnier
De nombreuses fresques ont été peintes sur les murs de Kensington Market
Des maisons victoriennes colorées, bienvenue à Kensington Market !

Si l’ambiance était au rendez-vous à Kensington Market, la foule et le bruit également. J’ai bien aimé parcourir le quartier, mais j’étais aussi contente de retrouver un peu de calme (relatif) en regagnant Spadina Ave et Chinatown.

Le Musée Royal de l’Ontario, dinosaures et autres curiosités

Comme je le disais plus haut dans cet article, nous avons choisi d’aller au Musée Royal de l’Ontario (ROM – Royal Ontario Museum) après avoir déjà beaucoup marché dans Toronto. Quand nous avons cherché quoi faire cet après-midi là (et après avoir constaté que le Musée des Beaux Arts de l’Ontario n’était pas ouvert ce jour-là), c’est une photo d’un squelette d’un dinosaure cousin du Diplodocus qui nous a attirés. En arrivant sur place, nous avons découvert un musée immense dont une partie des collections est en accès libre. Nous avons cependant pris un billet afin d’avoir accès à l’ensemble de la collection permanente. Le premier bâtiment du ROM a été construit au tout début du XXe siècle puis le musée a fait l’objet de plusieurs extensions successives, la dernière datant du début des années 2000 avec l’adjonction du Cristal conçu par l’architecte Daniel Libeskind.

Dans le premier bâtiment du ROM, le faste des mosaïques italianisantes

Nous avons commencé notre visite du ROM par le rez-de-chaussée. Après avoir traversé le vaste hall majestueux, nous avons découvert les collections sur l’Asie et avons été frappé par leur richesse. C’est là également que l’on peut admirer la galerie d’architecture chinoise, la plus vaste collection d’artefacts architecturaux chinois en dehors de la Chine. Certaines des pièces exposées sont très impressionnantes. C’est en particulier le cas d’une porte de palais impérial ou d’un tombeau remontant à la dynastie Ming. Puis, nous partons explorer les étages avec deux objectifs principaux : la collection de minéralogie et celle de paléontologie, même si nous jetterons aussi un œil aux collections de l’Antiquité et d’arts décoratifs européens (mais sans nous y attarder, cela reprenant des sujets que nous avons déjà eu l’occasion d’aborder dans d’autres musées déjà visités en France essentiellement).

La collection de minéralogie du ROM est considérée comme l’une des plus importantes au monde. Près de 3000 spécimens y sont exposés, y compris des pierres précieuses ou en provenance de l’espace, parfois de très grande dimension. Je suis toujours impressionnée par la façon dont la nature est capable de créer de la géométrie ou des formes minérales plus poétiques. Après les cailloux, place aux fossiles ! Nous avons été fortement impressionnés par les galeries consacrées aux débuts de la vie sur terre, à l’âge des dinosaures puis aux premiers mammifères. De très nombreux squelettes fossiles de grande taille sont ainsi présentés au public. Par exemple, le Barosaurus (un cousin du Diplodocus) est le plus grand squelette original de dinosaure monté au Canada et l’un des trois squelettes complets de Barosaurus exposés sur la planète. Mais on y trouve aussi un Tricratops, un Tyrannosorus Rex, ou encore un Stegosaurus pour ne citer que les plus célèbres.

Dans la galerie de minéralogie
Au rez-de-chaussée, Futalognkosaurus accueille les visiteurs
Tyrannosaurus Rex, le fameux T-Rex..

Le Musée Royal de l’Ontario est un musée généraliste combinant histoire naturelle, art et culture. Nous y allions essentiellement pour les collections d’histoire naturelle et n’avons pas du tout été déçus par celles-ci. Nous avons été agréablement surpris par les collections asiatiques.

(*) L’entrée au ROM est payante. Il est possible de prendre ses billets en ligne. Nous les avons pour notre part pris à une borne en arrivant sur place. Il n’y avait pas d’attente. Le musée est cependant globalement très fréquenté.

Le campus du Victoria College

Entre le ROM et notre hôtel, nous avons traversé une partie de l’Université de Toronto, et en particulier le campus du Victoria College. Victoria College a été fondée à la fin du XIXe siècle et une partie des bâtiments remonte au début du XXe siècle, dans un style néo-gothique inspiré des universités anglaises à Cambridge et Oxford en particulier.

Sur le campus de Victoria College in University of Toronto

La CN Tower, pour dominer la ville

La CN Tower faisait partie des rares activités prévues lors de ce voyage au Canada. En effet, il me semblait inconcevable de venir à Toronto sans monter en haut de ce bâtiment symbolique. Construite entre 1973 et 1976, elle avait pour but de permettre la bonne diffusion des ondes radio dans une ville qui commençait à devenir très verticale. Elle devait donc pour cela dépasser tous les gratte-ciels déjà construits. Avec sa flèche portant les antennes, elle culmine à un peu plus de 553 mètres. La CN Tower a longtemps été la plus haute construction au monde, détrônée seulement en 2010 par le Burj Khalifa de Dubaï. Depuis, 6 autres bâtiments plus hauts qu’elle ont été construits dans le monde. Elle n’en reste pas moins impressionnante !

Après l’avoir aperçue d’un peu partout dans Toronto, il était donc temps de s’y rendre. Une fois au pied, je dois avouer qu’elle est vraiment impressionnante avec sa silhouette longiligne. Après avoir récupéré nos billets, nous nous prenons place dans la file d’attente. Nous passons par la case photo-souvenir (il s’agit de photo-montages : nous sommes photographiés sur fond vert et cela est ensuite inséré devant un arrière-plan de la tour. J’avoue avoir craqué et acheté nos photos à la sortie. Je crois que je suis vraiment une bonne cliente pour ce genre de souvenir photographique !). Puis un ascenseur nous emmène jusqu’à 346 mètres au dessus du sol, sur la plateforme d’observation. Très rapide, il lui faut moins d’une minute pour y parvenir (méfiez-vous donc si vous êtes sensibles aux changements brusques de pression. C’est mon cas et la montée n’a pas été très agréable.).

Une fois en haut, nous avons pris notre temps (il n’y a pas de temps limité sur place), et fait plusieurs fois le tour pour admirer la vue. Le ciel était clément le jour de notre visite et nous avons pu pleinement profiter du panorama à 360° sur toute la ville de Toronto et ses environs. C’est l’occasion de se rendre compte de la verticalité de la ville, de la taille du lac Ontario, de plan à angles droits de la ville, et de sa taille. Nous avons joué à repérer les bâtiments et quartiers que nous avions déjà vu d’en bas. Nous en avons clairement pris plein les yeux !

Vue sur le port, les îles de Toronto et le lac Ontario
Les voies ferrées, et les immeubles construits sur les terres gagnées sur le lac Ontario
Toronto, ville verticale

Je n’ai pas regretté d’avoir pris le temps de monter à la CN Tower. La vue d’en haut est à couper le souffle. Nous y étions en début d’après-midi un jour ensoleillé, ce qui nous a permis de découvrir l’ensemble du panorama. Il doit aussi être très sympa de s’y trouver au moment du coucher du soleil.

(*) Nous avions des billets coupe-file via notre agence de voyages. Cela nous a permis d’arriver à l’heure que nous souhaitions et d’obtenir une entrée sur le prochain créneau horaire. Je vous conseille de prendre vos billets à l’avance sur le site internet de la CN Tower. En effet, il y a un nombre limité de visiteurs par créneau horaire, et la queue à la billetterie sur place est longue sans assurance d’avoir un créneau immédiat. Quand nous sommes arrivés vers 14.00, les premiers créneaux disponibles à la billetterie étaient pour 18.00…


Toronto – Ontario – Canada
juillet / août 2023

[Canada] 6 idées pour découvrir Montréal

Mon périple canadien de l’été a débuté et s’est terminé à Montréal. A chaque fois, j’y ai passé un peu plus de deux jours. J’en ai profité pour découvrir la ville, entre balades et musée. J’ai parcouru à pied plusieurs quartiers très différents (et sous des météos très différentes également), me déplaçant uniquement en métro d’un lieu à l’autre. De façon générale, j’ai trouvé la ville vaste, spacieuse et très verte. Venez, je vous emmène découvrir cette ville dont la surface est quasiment 4 fois celle de Paris intra-muros pour une population équivalente au 2/3 de celle de Paris.

Sur le plateau Mont Royal

Le plateau Mont-Royal et ses environs

Dans les petites rues du plateau

Pour chaque de nos passages à Montréal, j’avais loué un petit appartement sur le plateau Mont Royal, sachant que Mr 1er habite à la limite du plateau (il est colocation et son appartement n’était pas assez grand pour nous accueillir). J’ai vraiment apprécié la localisation de ce logement, situé dans une rue à sens unique et calme, à quelques minutes à pied de l’avenue Mont Royal. Je suis arrivée en milieu d’après-midi à Montréal et forcément, le lendemain matin, j’étais réveillée (très) tôt. J’ai donc fait ma première balade montréalaise un matin à 5.30 ! Assez logiquement, je suis partie à pied dans le quartier où j’étais, et qui m’avait déjà bien plu ors de mon arrivée la veille.

Le plateau Mont Royal, c’est un ensemble de grandes avenues entrecoupées de petites rues arborées. Cet ancien quartier populaire a gardé les empreintes de son passé dans la physionomie de ses maisons. En effet, la plupart sont des petits immeubles de 2 ou 3 appartements, chacun occupant un niveau de la maison. La grande particularité de ces maisons typiquement montréalaises est la présence des escaliers extérieurs. Droits, en S, face à la rue ou latéraux, ceux ci-permettent de desservir les appartements situés en étage. Ils sont la conséquence à la fois d’un règlement municipal de la fin du XIXe siècle, obligeant à avoir un petit espace vert devant chaque logement et du fait de minimiser les coûts de chauffage avec des cages d’escaliers intérieurs (il semblerait aussi qu’à une époque le droit de vote à Montréal ait été conditionné à avoir une habitation possédant une entrée indépendante. D’ailleurs encore aujourd’hui, les appartements des étages supérieurs ne sont pas au même numéro que celui du rez-de-chaussée). La construction de maisons à escaliers extérieurs a été interdite dans les années 1940 (ce qui permet de dater les maisons en possédant à la fin du XIXe siècle et début du XXe siècle), avant d’être autorisée de nouveau au milieu des années 1990 dans les rues en possédant déjà. Quoi qu’il en soit, ces escaliers, que l’on ne trouve qu’à Montréal, sont un marqueur visuel de l’identité de la ville. Il faut se perdre dans les petites rues pour en apprécier la diversité.

Escaliers extérieurs sur le plateau Mont Royal

Le plateau Mont Royal, à l’instar d’autres anciens quartiers populaires de grandes villes, a connu un phénomène de gentrification, sans doute accentué par son côté très vert. En été, l’avenue Mont Royal est piétonnisée, et offre de nombreux bancs, et tables. Des animations y ont aussi lieu. Ce quartier, très vivant, est aussi très francophile dans une ville qui oscille entre ses identités francophones et anglophones. Sur le plateau, aucune hésitation : on est clairement dans la partie francophone de la ville, avec des librairies françaises et des épiceries européennes. J’ai beaucoup aimé l’ambiance de ce quartier : un de mes gros coups de cœur à Montréal.

Rue de Grand Pré – plateau Mont Royal

Le street art version majuscule

Ce qui fait aussi la particularité du plateau Mont Royal, c’est la présence massive de fresques de street art. Ces fresques, nommées ici murales, se déploient non seulement sur les murs aveugles des bâtiments comme nous en avons l’habitude mais également sur les façades, voire les immeubles entiers. J’en ai croisé un peu partout dans le quartier, au hasard de mes déambulations. Cependant, si vous voulez être certain d’en voir, il est indispensable de parcourir la rue Duluth Est, entre le boulevard Saint Laurent et le parc La Fontaine.

Angle des rues Cartier et Marie-Anne, fresque Nightwing de Jonathan Bergeron
Angle du boulevard Saint Laurent et de la rue Marie Anne, fresque de Danaé Brissonnet
Angle de l’avenue Duluth Est et du boulevard de l’Hôtel de Ville

Le parc La Fontaine

La ville de Montréal propose de nombreux espaces verts. Parmi ceux-ci, le parc La Fontaine, sur le plateau Mont Royal, est l’un des plus vastes. Je l’ai traversé à de nombreuses reprises. Il était en effet sur mon trajet pour me rendre à la station de métro la plus proche. Agrémenté d’un lac et de nombreux terrains de sports, il offre aussi bancs et pelouses permettant de se reposer et de profiter du soleil. Plus que le parc, ce sont ses habitants qui ont attiré mon attention. En effet, outre quelques classiques canards sur le plan d’eau, il y a beaucoup d’écureuils. On peut les apercevoir un peu partout en ville pour peu qu’il y ait quelques arbres, mais ils ont bien entendu une prédilection pour les grands espaces verts. On notera qu’ils ne sont pas de la même couleur que nos écureuils roux français (et je constaterai plus tard dans le voyage qu’à Toronto ou dans les bois des Laurentides, ils ont encore des couleurs différentes). Plus surprenant, j’ai découvert que des marmottes vivaient à Montréal. Là encore, elles n’ont pas tout à fait la même couleur que les marmottes de nos massifs montagneux (et donc habitant à proximité des Alpes, il a fallu que je traverse l’Atlantique pour voir ma première marmotte, en pleine ville !).

Un écureuil dans le Parc La Fontaine de Montréal

Une randonnée sur le Mont Royal

Lors de mon deuxième jour à Montréal, Mr 1er a souhaité me montrer son école, située dans l’enceinte de l’Université de Montréal. Celle-ci est implanté sur le Mont Royal et domine donc la ville. Malheureusement, nous n’avons pas pu profiter de la vue sur le quartier Outremont depuis l’arrière de l’université. En effet, la météo était un peu capricieuse et après la pluie de la matinée, des nuages avaient décidé de stagner sur le Mont Royal. Cela ne nous a cependant pas découragé, et nous avons décidé de faire le tour de la montagne afin de tenter notre chance sur le belvédère Kondiaronk dominant le centre ville de Montréal.

Sur les chemins du Mont Royal

Nous sommes donc partis pour une petite randonnée improvisée sur les chemins du Mont Royal. L’ambiance dans les bois était complètement mystiques avec les nuages qui nous enveloppaient. Nous avons croisé quelques promeneurs de chien et quelques VTT. Difficile de croire que nous sommes encore en pleine ville !

Ambiance mystique dans les bois du Mont Royal

Afin de ne pas faire complètement le tour de la montagne, nous avons coupé ensuite par le cimetière du Mont Royal. Ouvert au milieu du XIXe siècle, ce cimetière est paysagé. La plupart des tombes sont uniquement marquées d’une stèle posée sur la pelouse. On remarque toutefois quelques monuments plus imposants, généralement anciens. Nous avons là aussi pu observer écureuils et marmottes. En débouchant de l’autre côté de la montagne, nous avons gagné le belvédère Kondiaronk. De ce côté, les nuages s’étaient levés et nous avons pu bénéficier du panorama sur la ville et le fleuve Saint Laurent. Puis, nous sommes redescendus par les grands escaliers de Mont Royal, afin de gagner downtown et une station de métro.

Montréal depuis le belvédère Kondiaronk. On peut apercevoir la fresque hommage à Léonard Cohen.

L’effervescence de downtown

La première fois que j’ai découvert downtown Montréal, je conduisais une voiture ! En effet, c’est là que j’ai rendu la voiture de location à la fin de notre road-trip. J’ai ensuite traversé le quartier à pied pour rejoindre le métro et rentrer à l’appartement que nous avions loué sur le Plateau. Ce premier aperçu était un peu rapide, aussi nous sommes revenus les jours suivants. Ce n’est pas vraiment un quartier où nous avons flâné, même si j’ai pris le temps d’en regarder l’architecture au passage. Nous y étions plutôt pour faire les boutiques, magasiner comme disent les québécois. Nous avons trouvé ce que nous cherchions : des livres dans une immense librairie bilingue et des cartes Magic pour une boutique située au 2e étage d’un ancien immeuble de bureaux abritant maintenant des galeries d’art…

Immeubles Art Déco et street-art au cœur de Montréal – à gauche, on aperçoit la fresque « Fenêtres sur ma ville » de Rafael Sottolichio
Immeubles de verre et église du XIXe siècle…
En entrant dans ce hall, j’avais l’impression de me retrouver dans une série où je chercherais le bureau d’un détective privé un peu has been…

Le vieux port et le vieux Montréal

C’est un jour de pluie que nous sommes allées avec Melle 3e dans le quartier le plus ancien de la ville. Mr 1er avait une contrainte ce matin-là et nous avions convenu de nous retrouver aux environs de la Place d’Armes pour déjeuner. En arrivant, avec Melle 3e, nous nous sommes dirigées vers le vieux port de Montréal, le long du fleuve Saint Laurent. Avec le ciel très gris, l’ambiance était particulière, un brin nostalgique. Nous avons un peu marché le long des bassins, jetant un œil aux immeubles de Habitat 67 et aux silos désaffectés sur la péninsule qui nous faisait face. Puis, nous sommes remontées par les petites rues vers la Place d’Armes. Là encore, les immeubles anciens et plus récents se côtoient dans un joyeux mélange de styles. C’est sans doute un quartier qui mériterait qu’on s’y attarde un peu plus, mais la pluie nous a un peu dissuadées de trop prolonger la promenade.

Sur le vieux port, face aux silos
Toujours la cohabitation architecturale entre les immeubles contemporains et Art Déco
C’est l’enseigne sur la gauche qui m’a attiré l’œil en passant dans cette rue…

Le jardin botanique

Le jardin botanique de Montréal est considéré comme l’un des plus beaux du monde. Avec ma passion pour les parcs et jardins, je ne pouvais pas passer à côté ! Nous nous y sommes retrouvés avec Mr 1er vers 10.00, peu après l’ouverture. Il y avait déjà pas mal de monde à se diriger vers les caisses quand nous sommes arrivés. Afin d’éviter l’attente, nous avons pris nos billets en ligne depuis notre téléphone devant l’entrée (si nous avions été vraiment organisés, nous les aurions achetés à l’avance…). Le jardin botanique de Montréal s’étend sur 75 hectares. Il est divisé en une quinzaine de jardins thématiques et une dizaine de serres d’exposition. Les variétés présentes permettent un fleurissement tout au long de la saison, et même en plein mois d’août, c’était un véritable ravissement visuel.

Dans la roseraie

Nous avons débuté notre visite par la roseraie, même si vu la date de notre passage, beaucoup de rosiers n’étaient plus fleuris. Au printemps, cela doit être fabuleux. Puis, nous nous sommes dirigés vers le jardin de Chine. Mis en place via un partenariat avec le jardin botanique de Shanghai, l’ensemble des éléments ont été construits en Chine, puis envoyés à Montréal afin d’y être montés par des artisans chinois. Le jardin de Chine a été entièrement conçu par des paysagistes de Shanghai, dans le respect des traditions. C’est donc un véritable voyage que l’on fait lorsqu’on en passe les portes.

Dans le jardin de Chine
Exposition de bonsaïs

Un peu plus loin, c’est dans un jardin japonais que l’on pénètre. Trois espaces le composent : le jardin sec, que l’on peut admirer depuis le pavillon, un jardin de thé, autour du pavillon, et un jardin de promenade. C’est dans ce dernier que nous avons passé le plus de temps. Nous avons en effet profité de bancs à l’ombre pour une petite pause, et passé un moment aussi à regarder les belles carpes koi dans le bassin. L’endroit, comme tout jardin japonais, invite à la contemplation.

Au bord du bassin du jardin japonais

Nous avons ensuite continué notre promenade en traversant le jardin des Premières-Nations. Puis, nous avons gagné le ruisseau fleuri. Cet espace, aux allures de jardin anglais, est parcouru par un petit ruisseau qui lui apporte une fraicheur agréable alors que la journée commençait à être bien chaude. Sur les pelouses, les massif de fleurs font la part belle aux iris et aux lys. On réussit même à apercevoir un tamia (aussi appelé chipmunk, son nom anglais) caché sous les fleurs. Je n’ai toutefois pas réussi à le prendre correctement en photo pour ne pas risquer de l’effrayer.

Au bord du jardin des Premières Nations, l’étang couvert de nénuphars, et les lys
Le long du ruisseau fleuri

Nous sommes ensuite allés voir les plantes toxiques et médicinales. Dans deux espaces séparés, rappelant les jardins de plantes médiévaux, il est possible d’apprendre à connaître d’une part les plantes qui soignent et d’autre part, celles qui peuvent nous empoisonner. C’est la première fois que je vois un tel espace consacré aux plantes toxiques et j’ai trouvé que c’était une bonne idée pour apprendre les identifier de façon plus certaine (on rappelle qu’en cas de doute sur la comestibilité d’une plante, il ne faut pas la consommer). Cela permet aussi d’apprendre que certaines plantes peuvent être toxiques par simple contact ou lorsqu’on le brûle, comme c’est par exemple le cas du sumac vénéneux, très fréquent au Canada.

Après une pause au restaurant du parc pour déjeuner, nous avons poursuivi par la découverte des serres d’exposition. Au nombre d’une dizaine, en enfilade, elles présentent chacune des conditions de chaleur et d’hygrométrie particulières. J’ai tout particulièrement aimé la serre des orchidées, et j’y ai fait de très nombreuses photos (au point que Mr 1er et Melle 3e ont profité d’une longue pause sur un banc !). Mais j’ai aussi beaucoup aimé les serres présentant la flore désertique et semi-désertique avec les cactus et succulentes.

Orchidée exotique
Orchidée exotique
Les cactus présentés sont énormes

(*) Je vous conseille vraiment de prendre vos billets en ligne : cela vous fera gagner du temps en arrivant.
Le restaurant du parc propose une cuisine végétale très intéressante avec un plat du jour, des salades et des sandwiches.
Prévoyez du temps pour faire le tour du jardin, pouvoir y flâner et en profiter. Nous y avons passé quasiment 5 heures et ne sommes pas allés voir l’arboretum ni les potagers par exemple.

Le musée des Beaux Arts

Nous avons eu de très belles journées à Montréal mais aussi des jours plus gris où la pluie menaçait. C’est une de ces journées grises que nous avons mise à profit pour nous rendre au Musée des Beaux Arts. Melle 3e y était déjà allée une quinzaine de jours avant mais n’avait pas pu faire le tour de tous les pavillons du musée tant il est vaste. Nous avons donc concentré notre visite sur ce qu’elle n’avait pas encore vu. Nous avons en particulier laissé de côté l’exposition temporaire bien qu’elle ait eu l’air très intéressante, certaines sections consacrées aux Premiers Peuples et la partie Arts Décoratifs.

Sans titre (oiseaux dans un nid) – Miriam Marealik Qiyuk

Par contre, nous avons passé un très long moment dans la section consacrée aux artistes québecois et canadiens. Dans le pavillon Claire et Marc Bourgie, un parcours au fil du temps nous permet de suivre l’évolution de l’art au Canada. Il faut commencer la visite tout en haut afin de découvrir l’art des Inuits, essentiellement contemporain, et comprendre comment l’expression artistique est devenue une pratique d’affirmation identitaire. Puis, en descendant, on découvre d’abords les premiers artistes qui venaient se former en Europe. On retrouve facilement l’influence (entre autres) de Renoir, Millet, les impressionnistes ou les nabis dans les tableaux présentés. Puis vient la période où des écoles d’art s’ouvrent au Québec et ailleurs au Canada. Les artistes revendiquent alors leurs propres styles, comme le groupe de Beaver Hall à Montréal ou encore le groupe des sept à Toronto. Enfin, on retrouve quelques œuvres d’art contemporain.

Au premier plan, sculpture d’Alfred Laliberté
Angle de Peel et Sainte Catherine – Adrien Hébert – vers 1948
Art contemporain canadien

Nous avons poursuivi notre visite par le Pavillon pour la Paix Michal et Renata Hornstein. Cet espace accueille des œuvres allant des maîtres anciens aux artistes contemporains, essentiellement européennes. On y retrouve ainsi Picasso, Renoir, Dali, Soulages, Rodin, Carpeaux, Calder, Othoniel et de très nombreux autres. En montant les escaliers du pavillon, on découvre également une jolie vue sur les toits et buildings de Montréal et sur la fresque hommage à Léonard Cohen, toute proche.

Paysans relevant ses manches – sculpture de Dalou au premier plan
Autoportrait
Toits de Montréal et fresque hommage à Léonard Cohen, réalisée par Gene Pendon et El Mac

(*) Nous avons pris nos billets directement en arrivant au musée. Il n’y avait pas d’attente à la caisse (un mardi matin). Il est toutefois possible d’acheter ses billets en ligne.


Montréal – Canada – juillet/août 2023


Les écureuils sont très présents dans les parcs

Il y a bien entendu des dizaines d’autres lieux à voir et de sites à découvrir à Montréal. Ces 6 expériences correspondent ce que j’ai pu faire lors des 5 jours que j’ai passé dans la ville. Elles ont été choisies en fonction d’une part de nos centres d’intérêt et d’autre part selon ce que Mr 1er avait déjà fait et souhaitait nous faire découvrir.

[projet 52-2023] semaine 36 – famille/amis

Cette semaine, le projet 52 nous propose un double thème : famille ou amis. J’ai d’abord cherché une photo où l’on verrait Mr 1er, Mr 2e et Melle 3e sans qu’ils soient trop reconnaissables. Cela s’est vite avéré être mission impossible. En effet, je n’ai pas trouvé de photo récente où ils sont tous les trois. C’est finalement assez logique puisque cela fait maintenant presque un an et demi qu’ils n’ont pas été tous les trois en même temps au même endroit. J’ai bien ceci dit quelques photos de Mr 1er et Melle 3e cet été, au Canada. C’est en cherchant une sympa que je suis tombée sur cette photo d’une fresque dans le quartier du Plateau Mont Royal à Montréal… et j’ai trouvé qu’elle allait bien pour illustrer le thème de cette semaine !

« Summer Camp 67 », par Whatisadam (WIA)


Pour découvrir les amis et familles des autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.

[Drôme x Lyon] retour sur les spectacles et expositions de l’été

Au cours de l’été, j’ai pu profiter de plusieurs spectacles et expositions autour de chez moi. Je vous avais déjà parlé en juillet de l’exposition temporaire au Musée de Valence et d’un concert de musique classique à Crest. Dans cet article, j’évoquais d’autres propositions issues de la programmation culturelle de l’été dont j’espérais bien profiter. J’ai effectivement pu assister à certains spectacles et découvrir certaines expositions. Je vous propose un petit retour sur ces expériences.

Fresque de Quentin Caillat à Cap Vaise -Lyon 9e

Magonia, exposition de street-art à Lyon

Juste avant de partir en vacances d’été en dehors de la région, j’ai découvert qu’il y avait une exposition de street-art à deux pas du bureau, dans le 9e arrondissement de Lyon. Le collectif lyonnais Blast Art a investi les locaux de Cap Vaise destiné à être détruits pour un nouveau projet immobilier. Il y ont installé leurs ateliers depuis quelques années et pour encore quelques mois. Ils en ont profité pour monter une exposition éphémère : Magonia, voyage en Apesanterre. Celle-ci se terminant avant mon retour de congés et n’étant ouverte qu’en fin de semaine, j’ai vite pris des billets pour le samedi matin suivant, où je suis dont allée exprès à Lyon.

Le superbe dragon d’Ardif au fond et sur le côté une fresque de Lorraine Motti
Singe par Kalouf
Fresque par Raffu

Je n’ai pas regretté un instant d’avoir pris le train ce samedi matin, même s’il avait fallu se dépêcher un peu. En effet, arrivée à Cap Vaise, j’ai vite été emportée pour le lointain univers de Magonia. Après quelques explications sur l’origine de Magonia, et ses liens avec la ville de Lyon, j’ai pu déambuler librement dans l’exposition. Entre fresques et installations monumentales et petits objets et dessins, l’exposition entrainait le visiteur à la découverte du peuple magonien dans un dédale coloré et ludique. Cette exposition était une véritable ode à la rêverie et à l’imaginaire, et je me suis laissée emporter…

Le retour à la réalité d’un matin lyonnais a été un peu difficile. Heureusement, des fresques se déploient sur les murs extérieurs, dont certaines de Kalouf ou encore Ardif. Puis, je suis allée faire un tour dans l’atelier, histoire de prolonger la magie et de voir les coulisses de la création de ces œuvres. J’ai en particulier pu y admirer le travail de Romain Larchandet, qui créé des êtres entre steampunk et transformers, à partir d’objet de la vie quotidienne. Je crois que dorénavant, je ne regarderai plus vraiment pareil un grille-pain ou un aspirateur !

Ajax, le guerrier en pièces de scooter
Ceci était un aspirateur !

Magonia, voyage en Apesanterre – exposition à Cap Vaise -Lyon 9e
Juillet 2023

Lever de soleil, concert magique à Saoû

En juillet, je vous disais que je souhaitais assister à un concert au lever du soleil dans le cadre du festival Saoû chante Mozart. L’idée d’un concert de musique classique au petit matin me plaisait beaucoup, avec une façon légère de casser les codes. Écouter Mozart et Schubert en plein air et en veste polaire, je trouvais la perspective réjouissante. J’y suis effectivement allée, et c’était un moment absolument magique. J’avais mis mon réveil à sonner très tôt afin d’avoir le temps de me faire un café avant de prendre la route sur Saoû, et je ne l’ai pas regretté un instant. En stationnant ma voiture à l’entrée du village, j’ai entendu quelques notes de piano qui s’élevaient dans les airs. Le soleil était encore caché derrière les montagnes de la forêt de Saoû. J’ai traversé doucement le village qui s’éveillait à peine pour gagner le château d’Eurre.

Traverser Saoû au petit matin
Le long de la rivière
Arrivée au château d’Eurre
En place pour le concert

J’ai pris place sur une chaise face au piano, un champ de lavandes et les montagnes à ma droite. A 7.00 du matin, Emmanuel Strosser a pris place devant le clavier. Les notes de Mozart puis de Schubert se sont mêlées au chant des oiseaux et au murmure de la rivière. Le temps n’existait plus tandis que les premiers rayons du soleil venaient réchauffer l’atmosphère un peu fraîche. Le moment était suspendu aux touches du piano. Le bavardage de Mozart a cédé à la pureté de Schubert. C’était tout simplement magique….

Quand la nature et la musique se combinent…
Emmanuel Strosser nous parle du morceau qu’il va interpréter
Terminer le concert par un café/croissant dans les lavandes…

Château d’Eurre (privé, non ouvert à la visite) – Saoû – Drôme – juillet 2023

L’Avare, les fêtes nocturnes à Grignan

Chaque été, les fêtes nocturnes au château de Grignan proposent une nouvelle pièce de théâtre, montée ou adaptée spécialement pour ce lieu hors du commun. Dans la cour Renaissance, au pied de la superbe façade, la scène est installée pour deux mois. J’y étais déjà allée deux fois, pour Fracasse en 2021 et pour Les Fâcheux l’année dernière.

Dans les ruelles de Grignan
Derniers rayons du soleil sur la terrasse du château de Grignan

Cette année, c’est encore Molière qui est à l’honneur, avec un pièce que l’on connait tous, au moins de nom. L’Avare est ici joué par Jérôme Deschamps et sa troupe, dans une adaptation de la mise en scène qu’il avait imaginée pour le TNP. Si l’acte 1 semble un peu plat dans sa mise en scène très académique, la facétie de Jérôme Deschamps se révèle pleinement dans les actes suivants. Entouré d’une dizaine d’acteurs, il nous entraine dans cette comédie dont je redécouvre le texte avec plaisir, m’apercevant qu’il est beaucoup moins simpliste que le souvenir que j’en avais gardé. Les 2 heures et quart de spectacle passent rapidement, tant la troupe nous emporte dans son délire…

Avant le lever de rideau
Le salut final

Château de Grigan – Drôme – août 2023

Andarta, légende gauloise à Upie

Cette année, l’équipe d’Upidum a monté le 3e volet des aventures d’Andarta, la déesse Voconce. Les deux premiers épisodes avaient été joués en 2015/2016 et 2018 respectivement. Si j’habitais déjà dans la Drôme, je n’avais pas eu l’occasion de les voir car j’étais en vacances aux dates du spectacle. Cette année, par contre, j’étais bien présente et je n’ai pas laissé passer l’occasion d’y aller. En plus, cela se passe à coté de chez moi, sur le site de Valsoyo à Upie.

L’entrée du village gaulois
J’ai eu un coup de cœur pour le dessin d’Andarta sur les gobelets !

Le site ouvrait à 18.30 pour un spectacle à 21.30. Avec Melle 3e, nous sommes arrivées dès l’ouverture afin de profiter un maximum des lieux. Et c’était une très bonne idée. Sur place, un village gaulois exposait plusieurs artisans : savonnier, potier, forgeron, fabriquant de tambours, créatrices de bijoux en pierres et métal… Je n’ai d’ailleurs pas pu résister à une jolie paire de boucles d’oreilles. Il y avait également des jeux pour petits et grands, à la fois simples et amusants. Un peu plus loin, un petit musée retraçait les moments marquants des deux premiers épisodes, tandis qu’un coin conte accueillait proposait une séance de rappel des évènements de ceux-ci. Ajoutez à cela une taverne proposant restauration et boissons, tout était réuni pour ne pas voir le temps passer !

Le coin des contes
En place pour le spectacle

Ensuite, place au spectacle. Installées sur les gradins du théâtre de verdure de Valsoyo, nous découvrons le fabuleux décor du village des Voconces. Pendant 1h15, une quarantaine de comédiens vont faire vivre Andarta, Ogmi et leurs amis pour nous raconter leur histoire. Le spectacle est grandiose avec effets spéciaux, feux d’artifices, jeux d’eau et animaux. L’humour du texte fait penser aux aventures d’Astérix. Les références sont nombreuses. Le spectacle s’achève par un flash mob entrainant les spectateurs sur la scène pour danser la chanson de la déesse Andarta. Nous n’avons pas vu le temps passer !

La légende d’Andarta – domaine de Valsoyo – Upie – Drôme – aout 2023


Il me reste encore plusieurs expositions à voir autour de chez moi, comme je le disais en juillet. Elles durent au delà de la période estivale, et je profiterai sans doute de l’automne pour y aller :

  • A Crest, le centre d’art propose une exposition autour d’André du Bouchet et de Pierre Tal Coat jusqu’au 8 octobre 2023.
  • A Valence, le Centre du Patrimoine Arménien présente une exposition sur les photographes arméniens dans l’Empire Ottoman. Elle se tient jusqu’à Noël.
  • A Montélimar, le Musée d’Art Contemporain propose une exposition « L’art et la matière » avec essentiellement des tapisseries et des céramiques. Elle est visible jusqu’à fin décembre 2023.


(*) Afin d’être totalement transparente, je vous signale que les places pour le Festival Saoû chante Mozart et celles pour La Légende d’Andarta sont des invitations qui m’ont été offertes dans le cadre d’une collaboration commerciale non rémunérée (et je remercie les organisateurs de ces deux évènements). J’ai par contre payé les billets pour les autres spectacles et expositions dont je parle dans cet article.
Dans tous les cas, mon avis est libre et reflète l’expérience que j’ai vécue.

[projet 52-2023] semaine 5 – c’est écrit

Quand j’ai mis ce thème sur la liste pour le projet 52, j’avais une idée en tête : celle des phrases que l’on croise ici ou là sur un mur. J’avais par exemple dans mon téléphone un « Just believe in art » aperçu sur un mur lyonnais à côté des usines Fagor en allant la dernière Biennale d’Art Contemporain. J’ai même envisagé de vous le proposer aujourd’hui.

Mais il y a 3 semaines, en me promenant dans Châtillon en Diois, j’ai vu ce « Ici est là » et il s’est imposé pour traiter le thème du jour. J’ai aimé sa typographie, et sa référence aux cartes de géolocalisation et autres plans de ville qui nous indiquent que « vous êtes ici« …


Pour découvrir ce qui est écrit chez les autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires…

[Auvergne] Street Art City, capitale autoproclamée du street art

J’avais repéré Street Art City lorsque j’avais regardé les balades à faire dans les environs de Montluçon au printemps. Finalement, le planning du séjour printanier ne m’avait pas permis d’y aller, mais j’avais gardé l’idée dans un coin de ma tête. C’est en rentrant de Bretagne cet été que nous sommes passées par l’Allier avec Melle 3e et que nous en avons profité pour une immersion dans Street Art City, capitale du street art en France…

Un lieu atypique

Street Art City, c’est un lieu atypique et une histoire qui ne l’est pas moins. Situé au cœur de la campagne bourbonnaise, cet ancien centre de formation des PTT n’avait pas particulièrement vocation à devenir un haut lieu du street art en France. Abandonné dans les années 1990, l’endroit, perdu au milieu de nulle part ne semblait pas prédisposé à devenir cette résidence artistique dédiée à l’art urbain. Et pourtant…

En 2015, Sylvie promenait Bijou, son chien, quand elle a eu une idée géniale : transformer ce site abandonné pour lui donner des couleurs avec « ce que l’on voit sur les périphériques, dans les villes, dans les gares ». Avec son époux Gilles, ils creusent cette idée, se renseignent sur cet univers artistique, et rachètent l’ancien centre de formation.

Dès 2016, des artistes investissent les lieux, créant des fresques monumentales mais aussi décorant petit à petit les 128 chambres de l’hôtel du centre de formation.

Aujourd’hui, Street Art City, ce sont 22 500 m² d’œuvres en perpétuel renouvellement dans un lieu qui ne sera pas démoli (à la différence d’autres lieux investis par les street artistes pour quelques mois d’exposition avant démolition), en faisant ainsi une référence mondiale.

le visage de la fillette est une oeuvre de Stinkfish, dessous un lettrage un peu old school par Soir2 et Zeso

Un parcours extérieur hors normes

Quand on arrive à Street Art City, on a l’impression de s’enfoncer dans le bocage bourbonnais jusqu’à ce qu’on arrive au panneau d’entrée de la « ville » au détour d’un virage. Déjà, on aperçoit les fresques immenses et l’effet est saisissant.

Après un petit arrêt au portail d’entrée pour valider notre billet (nous l’avions préacheté via internet mais il est possible de payer sur place), et récupérer le guide de visite ainsi que quelques conseils, nous nous dirigeons vers le parking, à l’intérieur même du site. Nous mesurons alors réellement l’ampleur des lieux, et commençons à comprendre pourquoi il est conseillé de passer une journée complète sur place. Nous avons bien fait d’arriver à l’ouverture, à 11.00 du matin !

Nous commençons notre découverte par les espaces extérieurs. L’ensemble des bâtiments est recouverts de fresques monumentales. Des dizaines d’artistes sont ainsi exposés, et les univers picturaux sont multiples, tout comme les techniques utilisées. Dire que nous en prenons plein les yeux est un euphémisme !

Bien entendu, comme dans toute exposition, certaines œuvres nous plaisent plus que d’autres, nous parlent plus que d’autres. Mais l’ensemble est indéniablement époustouflant !

Le guide de visite nous permet de découvrir le nom de l’artiste (ou du groupe d’artistes) ayant réalisé la fresque, ainsi que quelques éléments de contextualisation. Mais je dois avouer que nous avons préféré nous laisser porter par nos ressentis sans chercher à trop intellectualiser l’expérience.

Coup de coeur pour la délicatesse du trait de SimpleG

Des galeries d’art au cœur de la campagne

Mais Street Art City, ce ne sont pas que des fresques gigantesques en extérieur. En effet, l’intérieur des bâtiments a également été exploité et une partie transformée en galeries d’art.

Nous avons parcouru avec plaisir les différentes galeries, expositions d’œuvres plus intimistes réalisées par des artistes ayant aussi mené des projets de fresque à l’extérieur.

Il est également possible de déjeuner au cœur même de Street Art City, soit en ayant apporté son pique-nique et profitant des espaces enherbés avec vue sur les fresques, soit en s’asseyant au restaurant du site installé au milieu d’une galerie d’art. C’est pour cette seconde option que nous avons opté, et nous n’avons pas regretté notre choix. Déjeuner (frais et local) au milieu des œuvres était une belle expérience.

Rimbaud version post-covidienne par L8Zon

L’expérience immersive de l’Hôtel 128

Après le déjeuner, nous nous sommes rendues à l’Hôtel 128 pour une expérience immersive. En effet, il a été proposé aux artistes en résidence à Street Art City de prendre possession chacun d’une chambre du bâtiment d’hébergement de cet ancien centre de formation des PTT. Avant d’entrer dans l’hôtel, un petit film nous explique les consignes de sécurité à appliquer afin de profiter pleinement de l’expérience tout en préservant les œuvres.

On nous remet alors à chacune une lampe frontale puis on nous assigne un des quatre étages pour débuter la visite (cela permet de répartir le flux des visiteurs sur l’ensemble du bâtiment pour avoir des conditions de visite pour chacun plus agréables). Les couloirs sont plongés dans l’obscurité, et les portes fermées. Melle 3e étant assez grande, nous pouvons profiter de façon individuelle de l’expérience en entrant chacune seule dans les chambres, une par une. C’est alors un parcours nous emportant littéralement à l’intérieur des univers de chaque artiste que nous débutons.

L’expérience, pleinement immersive, est également très intense, renforcée par l’effet de surprise à l’ouverture de chaque porte et le côté Shining de ces longs couloirs sombres. Certaines chambres sont vraiment « remuantes », parfois perturbantes aussi. Il est difficile de rester insensible et quasiment chaque porte poussée est un aller simple vers des émotions parfois fortes.

J’ai pour ma part été contrainte de stopper (à regret) l’expérience au bout d’un étage et demi, laissant Melle 3e terminer à son rythme. En effet, les couloirs sont recouverts de moquette murale qui n’a pas vu un aspirateur depuis des décennies, et cela m’a déclenché une crise allergique. Commençant à suffoquer, j’ai préféré retourner à l’air libre ! Malgré cela, j’ai vraiment apprécié l’expérience Hôtel 128 et je trouve que c’est une idée absolument géniale !

Intérieur/extérieur – à travers la vitre

Ensuite, nous avons pris le temps de terminer le tour de bâtiments mais aussi d’aller revoir nos fresques préférées. L’après-midi touchait à sa fin quand nous sommes reparties, des couleurs plein la tête !

Une des premières fresques de Street Art City par Crey One
De gauche à droite, des oeuvres de Dépose, Aéro et Rast
« Auprès de sous mon arbre » – Georges Brassens par Pink’Art Roz
Inspiration Mucha et Roy Lichtenstein pour cette fresque par Solo et Diamond
Ted Nomad – une des belles découvertes faites à Street Art City !
oeuvres de Kal Dea, Anna Conda et Antonin Rêveur
Futurisme par Sakew
Visages par Ted Nomad
Alice par Zeso et BKFOXX
Japonismes par Zeso
Au centre, œuvre de Ted Nomad

Street Art City – Allier – août 2022

(*) Street Art City est situé sur la commune de Lurcy-Lévis, dans le nord du département de l’Allier. C’est ouvert du printemps à l’automne et les informations pratiques sont à retrouver sur leur site internet.

(**) Vous ne verrez pas ici de photos des galeries ni de l’Hôtel 128 car j’ai respecté la consigne de ne pas en faire à l’intérieur des bâtiments..

[Bretagne x Normandie] Cancale & Granville, extrémités de la Baie du Mont Saint Michel

Cancale et Granville sont situées chacune à une extrémité de la Baie du Mont Saint Michel et ce sont leurs pointes rocheuses qui marquent les limites de celle-ci : la pointe du Grouin côté Bretagne et la pointe du Roc côté Normandie. Les deux villes font partie de nos destinations de balades lors de nos vacances bretonnes, et nous avons un peu nos habitudes des deux côtés de la Baie !


Cancale, la bretonne

Une de nos sorties favorites à Cancale consiste à descendre nous promener sur la grève lorsque la marée le permet (sinon, nous empruntons le sentier des douaniers). Le jour où nous y sommes allées avec Melle 3e, la grève était largement accessible. Aussi, après avoir stationné la voiture, nous sommes parties directement vers un petit chemin nous permettant de descendre jusqu’à la mer. De là, nous avons pris le temps de flâner, d’escalader les rochers, d’admirer les points de vue, d’observer les oiseaux marins… Je crois que c’est finalement tout l’intérêt de cette promenade que nous avons fait tant de fois depuis « toujours » : prendre son temps, ne pas être dans une recherche de découverte… Et s’apercevoir que c’est cependant chaque fois différent, chaque fois superbe !

Après cela, notre routine nous emmène en général faire quelques achats sur le port de la Houle. Cette fois, nous reviendrons avec un ciré pour moi (le mien commençait à dater un peu trop et à être abîmé) et des conserves de poissons (nous faisons ainsi le plein une à deux fois par an). Bien entendu, avant de repartir, nous n’avons pas manqué d’aller prendre une crêpe pour le goûter !

Je suis toujours émerveillée par la couleur de l’eau…
Bleu sur bleu
En descendant vers la grève, jeter un œil à la piscine de mer
Crapahuter dans les rochers…
Comment se lasser d’un tel paysage…

Cancale – Ille-et-Vilaine – août 2022


Granville, la normande

A Granville, nos sorties débutent en général par la pointe du Roc, d’où nous rejoignons la Haute Ville. Nous descendons ensuite en direction du Plat Gousset et du centre-ville.

Si cette fois, nous avons bien commencé notre promenade dans la Haute Ville, passant devant une jolie fresque au pied de l’église Notre Dame du Cap Lihou, nous n’avons pas filé vers le bord de la plage. En effet, en arrivant devant le Musée d’Art Moderne Richard Anacréon, nous avons été intrigués par l’affiche annonçant Bestiaires, l’exposition en cours des sculptures du couple François-Xavier et Claude Lalanne. Nous avions déjà vu il y a quelques années une exposition dans ce petit musée et l’avions appréciée. Aussi, nous nous sommes laissés tenter.

Je n’ai pas regretté le choix de re-visiter ce musée. En effet, malgré sa petite surface, il présente un riche choix d’œuvres, essentiellement du début du XXe siècle. Richard Anacréon, né à Granville, était un libraire et collectionneur important de la première moitié du XXe siècle. Il avait fait don à sa ville natale de 280 œuvres issues de ses collections, ainsi que de 550 livres en édition originale et une partie de sa correspondance avec les principaux auteurs de cette période, dont Colette avec qui il avait noué une amitié très forte. Cette collection est complétée par des prêts de grands musées nationaux.

Quant à l’exposition sur les œuvres du couple Lalanne, je m’aperçois que certaines me sont déjà familières, comme L’Homme à la tête de chou, utilisée par Serge Gainsbourg en illustration de son album éponyme, ou encore les bancs feuilles de la boutique parisienne de Christian Dior (un granvillais lui aussi). Je découvre tout un travail autour des représentations animalières, dont un amusant bestiaire illustré. J’apprécie en particulier les sculptures aux courbes douces, qui font un peu penser également au travail du sculpteur Pompon.

Après cette visite, nous poursuivons notre après-midi par quelques achats en ville : vaisselle anglaise, thé, livres… avant de prendre la route du retour chez mes parents.

Bleu sur bleu (bis)
Notre Dame du Cap Lihou
Tableau d’André Lhôte, le peintre surréaliste qui avait eu un coup de cœur pour Mirmande
Courbes douces… (sculpture de F.X. et C. Lalanne)
Jouer avec les ombres (sculpture de F.X. et C. Lalanne)
Le perroquet sur sa branche – F.X. et C. Lalanne
Singe pensif (sculpture de F.X. et C. Lalanne)
Par un bel après-midi d’été…

Granville – Manche – août 2022

[Ardèche] street art au Pont des Lônes

Cela faisait très longtemps que je n’étais pas allée faire un tour du côté du Pont des Lônes. Ayant vu passer quelques photos sur les réseaux sociaux de nouvelles œuvres de street art, j’ai profité d’un dimanche ensoleillé pour y faire un saut.

Afin de profiter du beau temps, j’ai choisi de ne pas aller jusqu’aux arches peintes du pont en voiture mais de marcher un peu pour y arriver. La sortie a donc commencé comme une balade bucolique, le long d’une petite route. L’automne déploie ses couleurs et sa lumière sur les lônes, ces petits bras du Rhône en marge du lit principal du fleuve.

Assez vite, j’arrive au niveau du pont des Lônes et surtout de sa demi-douzaine d’arches recouvertes de fresques. Le pont des Lônes est en effet un pont routier construit au début des années 2000 au sud de Valence pour traverser le Rhône. Sur la rive côté Ardèche, les dessous de la culée d’accès au pont offrent un magnifique spot pour les collectifs d’artistes graffeurs de la région. On y retrouve ainsi des artistes dont on peut croiser les œuvres également aux Locaux Rock.

Il faut ainsi revenir de temps à autre car les fresques changent régulièrement, recouvertes par d’autres œuvres, toujours aussi monumentales. Les nombreux hommages au graffeur Ivory, décédé accidentellement en juin 2019, laissent peu à peu la place à d’autres œuvres. Sweety graffitis, la dernière fresque du collectif valentinois Sorry Graffiti, tout en rose bonbon et autres couleurs acidulées, a ainsi le goût de l’enfance douce et heureuse : Bisounours, My Little Poney, Gummi Bears, Hello Kitty et autres petits animaux kawai s’étalent ainsi que les murs….

Après avoir fait le tour des lieux, il est temps de repartir à travers la campagne, le long des lônes…

Ambiance bucolique sur les lônes
J’aime beaucoup ce petit personnage peint par Alone
Ce marchand de sable est un reste d’une ancienne fresque partiellement recouverte
Hommage à Ivory
Hommage à Ivory
Bisounours….
My Little Pony par Lemak
Où l’on retrouve le petit personnage d’Alone
Trop kawai !
Douceur de l’automne sur les lônes

Pont des Lônes – Soyons – Ardèche – novembre 2021

(*) L’accès aux fresques du pont des Lônes se fait depuis la rive ardéchoise du Rhône. A Soyons, au niveau de l’entrée du pont, il faut suivre la direction de la Via Rhôna et de la Voie Bleue (2 voies douces passant sous le pont). Des parkings pour accéder à ces voies douces sont disponibles et permettent de se stationner à proximité du pont. Il est aussi possible de continuer jusques sous le pont par la route. Des espaces permettent de se stationner juste à côté.

[petits moments] du street art aux Locaux Rock

Les Locaux Rock et la Fabrique à Valence sont le spot incontournable de street art dans la ville. Sur l’ensemble du bâtiment et des murs adjacents, les artistes graffeurs expriment leur créativité. Chaque nouveau passage est l’occasion de découvrir de nouvelles fresques colorées.

Les Locaux Rock / La Fabrique – Valence – Drôme – août 2021

[petits moments] entre Bretagne et Normandie – juillet 2021

Je viens de passer deux semaines de vacances en Bretagne, à deux pas de la Normandie, dans la maison de mon enfance… Au programme : des randonnées, des moments en famille, de la culture, du soleil, et plein de jolis souvenirs…
Avant l’arrivée des articles détaillés (dont je vous mettrai la liste à la fin de ce billet), voici donc quelques instantanés.

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METTRE LES PIEDS DANS L’EAU

Cancale – Ille-et-Vilaine

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MANGER DES GLACES

Ananas & gingembre – sur le port de Cancale – Ille-et-Vilaine

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ADMIRER LES HORTENSIAS

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PRENDRE UN GOUTER CHEZ PICORETTE

Coulant au chocolat et thé glacé

(*) Picorette, 24 rue Saint Sauveur, 50400 Granville

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DÉCOUVRIR DU STREET ART

Rodéomar – Granville – Manche

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DINER AU RESTAURANT

Tartare Huître & Bar / Saint Pierre cuit sur le dos

(*) Le Point G, route de Saint Malo, 35120 Saint Broladre

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CHERCHER LES PAPILLONS

Falaises de Carolles – Manche

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OBSERVER LES DAIMS (et acheter des caramels à la ferme)

(*) Ferme des Cara-Meuh, 11 route de Saint Léonard, 50300 Vains

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CUEILLIR UN BOUQUET DE LAVANDE DE MER (pour le faire sécher ensuite)

Pointe du Grouin du Sud – Manche

(*) ATTENTION : la lavande de mer est une espèce réglementée La cueillette n’est pas autorisée partout et nécessite de se renseigner au préalable.

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JOUER AVEC LES MOTS

Dinan – Côtes d’Armor

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ALLER VOIR AILLEURS….

Magasin de souvenirs – Dinan – Côtes d’Armor

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FAIRE LE Marché

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REGARDER LE SOLEIL SE COUCHER

Mont Saint Michel – Manche

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ÉCOUTER LA CONVERSATION DES GOÉLANDS

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VISITER DES LIEUX DE Mémoire du débarquement

Sainte Mère Eglise – Manche
Simulateur de vol – D Day Experience
reconstitution d’une scène de rue photographiée en juin 1944 à Carentan – D Day Experience

(*) D Day Experience – Dead Man’s Corner Museum à Saint Côme du Mont (Manche) est un musée présentant une très grande collection d’objets allemands et américains autour de la bataille de Carentan et en particulier des évènements ayant eu lieu au Dead Man’s Corner, dans la ferme même où la musée a pris place. Il propose aussi une expérience de simulation de vol au dessus de la Manche dans un avion de transport de parachutistes le jour du débarquement. L’ancien musée du Dead Man’s Corner était déjà parmi les plus intéressants que j’avais visité. Cette nouvelle version est encore plus intéressante !

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SE RESSOURCER FACE à LA MER

Carteret – Manche

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DÉGUSTER UNE PÂTISSERIE CHEZ GRAIN DE VANILLE

Pavlova & Café à la poudre Kawa

(*) Grain de Vanille, 12 place de la Victoire, 35 Cancale

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Liste des articles relatifs à ce séjour entre Bretagne et Normandie :