[Drôme] découvrir la nature depuis la rivière, une croisière sur l’Isère

Si vous êtes à la recherche d’une expérience originale, calme et paisible, que vous voulez passer un moment à la fois contemplatif et instructif, je vous propose d’aller faire une croisière sur l’Isère avec le bateau à roue du Royans-Vercors. C’est une activité qui me faisait de l’œil depuis que je suis arrivée dans la Drôme, et que j’ai donc mis une douzaine d’années à aller vivre. Je n’ai qu’un seul regret : ne pas avoir tenté l’aventure avant. Venez, je vous emmène pour une découverte des berges de la rivière depuis l’eau.

sur une rivière entourée de rives boisées, un bateau de type bateau à roue à aube est amarré à quai
Le bateau à roue Royans-Vercors à l’embarcadère de Saint Nazaire en Royans

Naviguer sur la Bourne et l’Isère

Le départ de la croisière sur le bateau à roue Royans-Vercors se fait depuis Saint Nazaire en Royans. L’embarcadère est au pied de l’aqueduc qui emmène les eaux de la Bourne vers la plaine de Valence. Il est conseillé de réserver car le nombre de places est (très) limité et l’activité prisée, en particulier en été. C’est d’ailleurs parce que je ne m’y étais jamais prise à temps pour réserver que je n’avais pas encore fait cette expérience. Cette fois, j’ai profité d’un samedi matin où j’étais réveillée tôt pour me présenter à l’ouverture du comptoir, en me disant que comme nous étions en basse saison, j’arriverai sans doute à avoir une place dans la journée. C’était une bonne pioche puisqu’il restait encore des places pour la croisière qui débutait peu après.

les arches monumentales de l'aqueduc de Saint Nazaire en Royans au dessus de la rivière Bourne
La croisière débute au pied de l’aqueduc de Saint Nazaire en Royans

Une fois les passagers tous embarqués, et installés, la croisière débute. Il y a des places sur le pont supérieur en extérieur ou à l’abri du pont inférieur. J’avais choisi une place en haut, le long de la rambarde, bien décidée à profiter pleinement des paysages.

De Saint Nazaire en Royans à La Sône

Le départ se fait au pied de l’aqueduc de Saint Nazaire en Royans. La croisière est commentée en direct. Ainsi la guide adapte son discours aux observations en temps réel, indiquant par exemple aux passagers les oiseaux que l’on aperçoit. Les informations données sont claires, et permettent de comprendre la géographie, l’utilité passée de la rivière mais aussi la biodiversité qui l’habite. Après avoir fait quelques centaines de mètres sur la Bourne, le bateau rejoint l’Isère qu’il va remonter sur plusieurs kilomètres entre les barrages de Saint Hilaire du Rozier et de Beaumont en Royans, avant de faire demi-tour devant La Sône.

le village de La Sône depuis la rivière Isère
En arrivant au niveau du village de La Sône
une pile de l'ancien pont suspendu de La Sône
L’ancien pont suspendu de La Sône a été détruit lors de la seconde guerre mondiale, il n’en reste plus que les piles et quelques câbles.
Le château de La Sône depuis la rivière Isère
Depuis la rivière, on voit bien le château de La Sône
vue sur la grande cascade du jardin des fontaines pétrifiantes à La Sône
On longe le Jardin des Fontaines Pétrifiantes

Je dois avouer que mon voyage a été essentiellement contemplatif car je connaissais déjà l’histoire de la rivière, des villages qui la bordent ou encore de la façon dont on cultive ici la noix de Grenoble. Le rythme de la croisière est doux et permet d’observer les rives. On y découvre de nombreux oiseaux : des aigrettes garzettes, des hérons, des cygnes mais aussi des goélands. On aperçoit quelques ragondins qui se glissent dans l’eau. On jette un œil aux roselières. J’ai même aperçu une petite cascade de tuf un peu cachée dans la végétation.

un kayak sur la rivière Bourne au pied d'un rocher rouge
A Saint Nazaire en Royans, certaines roches sont très chargées en fer et prennent une couleur rouge avec l’oxydation.
des oiseaux sur un haut fond de la rivière Bourne
sur les hauts fonds de la Bourne, les goélands et les aigrettes se reposent
des oiseaux sur la rive de la rivière Isère
Au bord des roselières de la rivière Isère
une petite cascade dans la végétation
Une cascade de tuf un peu cachée dans la végétation. Je pense que c’est une de celles que l’on peut voir depuis le sentier du Martin Pêcheur à Saint Roman.
deux nids de hérons dans les arbres
Il y a une héronnière sur les bords de l’Isère. Regardez bien et vous verrez deux nids dans les arbres. On aperçoit même les hérons dedans.
vue sur le Vercors depuis la rivière Isère
En revenant vers Saint Nazaire en Royans, on bénéficie d’une très belle vue sur les Monts du Matin.
au bord de la rivière, 6 aigrettes garzettes prennent leur envol
Six aigrettes s’envolent au moment où nous arrivons

Alors que nous sommes en vue du pont de Saint Hilaire du Rozier, le bateau tourne pour remonter la Bourne et revenir au port. La balade touche à sa fin. Cela fait 1 heure et demie que nous sommes partis. La croisière s’est écoulée tout en douceur, un moment un peu hors du temps.

le pont de Saint Hilaire du Rosier sur la rivière Isère
Le pont de Saint Hilaire du Rozier relie la Drôme à l’Isère
la jonction des eaux grises de l'Isère et des eaux vertes de la Bourne
A la jonction des deux rivières, la différence de couleur entre les eaux vertes de la Bourne et celles grises de l’Isère est frappante. La Bourne comporte beaucoup de microalgues, tandis que l’Isère est chargée en alluvions.


Informations pratiques : il est fortement recommandé de réserver en amont via le site internet du bateau à roue Royans-Vercors. Les horaires des différentes croisières et les périodes où le bateau est à l’hivernage y sont aussi détaillés.


Bonus – découvrir Saint Nazaire en Royans

En complément de la croisière sur la rivière avec le bateau à roue, j’ai fait un tour dans Saint Nazaire en Royans. J’avais déjà visité l’aqueduc d’où l’on a une vue à 360 degrés sur les environs. Cette fois j’en ai profité pour me balader le long de la rivière, dans des paysages très bucoliques. Et puis, par hasard, j’ai découvert quelques fresques de street art. Un festival, nommé Graff en Vallée, y a eu lieu à l’été 2024 (et une nouvelle édition est prévue cette année).

les rives boisées de la rivière s'y reflètent
Au bord de la Bourne
les rives boisées de la rivière s'y reflètent, et on aperçoit le Vercors dans le fond
Au fond, le Vercors se dessine avec l’entrée des Gorges de la Bourne
fresque de street art représentant une tête de loup bleu
Graff en Vallée, fresque de street art
fresque de street art représentant un personnage mi femme mi cyborg
Graff en Vallée, fresque de street art


Saint Nazaire en Royans – Drôme – mai 2025


A proximité de Saint Nazaire en Royans, vous pouvez :


Pour d’autres balades en bateau sur les rivières, je vous emmène :

[Drôme] à la recherche des orchidées dans le Vercors- édition 2025

Après une première expédition en tout début de saison sur les bords du Rhône pour trouver des orchidées sauvages, j’ai profité d’un matin ensoleillé de mai pour filer dans le Vercors. Je vais généralement dans le même secteur, sur les hauteurs de Combovin et de Lozeron. Là, les orchidées sont nombreuses et faciles à repérer. J’en ai d’ailleurs vu beaucoup sur les bas-côtés de la route tout au long de la montée depuis la plaine de Valence. Comme l’année dernière, je vous propose quelques photos des variétés observées, en mode portfolio.

Autour de ces prairies, les orchidées sont nombreuses.

Les orchis singe

Je pense que les orchis singe sont les plus nombreuses orchidées que j’ai observées ce jour-là. Elles se plaisent bien sur les pentes du Vercors et fleurissent en nombre. Ce sont elles qui me servent de point de repère. Avec leur couleur rose un peu voyante, elles manquent de discrétion. Et, quand je commence à les voir un peu partout sur les bords des routes des piémonts du Vercors., c’est qu’il est temps de monter pour une « chasse aux orchidées ».

deux orchis singe
On en trouve de différentes tailles, mais il n’est pas rare de voir de grands spécimens
orchis singe
La forme des fleurs fait penser à des petits singes (un peu comme ceux du jeu SOS Ouistiti), d’où son nom
orchis singe
Orchis singe

Les orchis brûlés

Les orchis brûlés sont souvent plus discrets que les orchis singe. Je sais qu’il y en a dans ce secteur donc je les cherche du regard. Mais ils sont généralement tous petits et un peu cachés. Cette année cependant, j’ai eu le plaisir de trouver quelques individus de plus grande taille (une bonne vingtaine de centimètres de haut). En effet, ils peuvent atteindre jusqu’à une quarantaine de centimètres de haut, même s’ils en font généralement moins de vingt.

orchis brûlé
Orchis brûlés

Les orchis mâles

Avec leur jolie couleur violette et leur allure élancée, ils sont assez faciles à trouver même lorsque l’herbe est un peu haute. De plus, ils sont souvent en petit groupe. J’ai eu l’impression d’en voir plus cette année que les années précédentes.

Orchis mâles
un groupe de trois tiges d'orchis mâles
Orchis mâles
un orchis mâle au milieu des feuillages
Même un peu cachés dans les feuillages des ronces, on les repère assez facilement
un groupe de trois tiges d'orchis mâles
Orchis mâles
un groupe de cinq tiges d'orchis mâles
Orchis mâles

Les orchis pourpres

Cela faisait plusieurs années que je n’avais pas croisé d’orchis pourpre (je crois que cela remonte à 2021, lors d’une randonnée au pied du Vercors). J’avoue avoir d’ailleurs eu un peu de mal à les identifier. Par contre, je n’ai eu aucun mal à les voir : l’un des individus mesurait une bonne quarantaine de centimètres de haut. Leur particularité est qu’ils sont très foncés et portent beaucoup de macules pourpres sur leurs labelles.

orchis pourpre
Orchis pourpre
orchis pourpre
Orchis pourpre

Les orchis de Provence

Leur principale particularité des orchis de Provence, c’est leur couleur. En effet, la plupart des orchis qu’on trouve dans la Drôme sont dans des teintes de rose et de violet. Eux sont jaune pâle. Contrairement aux autres variétés que j’ai trouvé à plusieurs endroits dans le Vercors, je n’ai vu des orchis de Provence que dans le secteur du col Jérôme Cavalli. Il y a sont relativement nombreux même si leur couleur pâle nécessite de bien regarder pour les trouver. Ce sont par contre, je trouve, les moins faciles à photographier car leur couleur contraste peu avec le vert de l’herbe.

orchis de Provence
L’orchis de Provence est d’une jolie couleur jaune pâle

Bonus – profiter du paysage

Bien entendu, quand je vais chercher les orchidées sauvages, je ne manque pas non plus d’observer les environs, de profiter du chant des grillons et du vent dans les herbes, de sentir le soleil réchauffer le paysage. Ce n’est pas parce que je cherche des fleurs au ras du sol que je ne fais que ça. Lors de ma balade photographique sur la piste des orchidées dans le Vercors, j’ai fait une pause sur les hauteurs de Lozeron. J’aime beaucoup cet endroit, souvent très calme (encore plus depuis que la zone où il était possible de se stationner a été réduite car elle devenait un vrai camping avec de nombreux vans et camping-car ne respectant pas toujours ni les lieux ni les autres..). Et puis, la vue est superbe quand le temps est dégagé. Face à nous, la silhouette de l’immense synclinal de Saoû se dresse à l’horizon. Et si on fait un peu attention, il est aussi possible de voir le synclinal de Saint Pancrace, à Suze. Ce deuxième synclinal drômois, plus petit que celui de Saoû, est aussi beaucoup moins connu, coincé dans les paysages du Vercors environnant, entre les vallées de la Gervanne et de la Sye.

paysage de moyenne montagne avec une prairie au premier plan
Dans le fond, on voit nettement la silhouette du synclinal de Saoû
paysage de moyenne montagne avec une prairie au premier plan
La silhouette du synclinal de Saoû est dominée à gauche par les 3 Becs
paysage de moyenne montagne avec une prairie au premier plan
Dans le fond, on voit tout le synclinal de Saoû.
Sur la droite, on distingue les extrémités du synclinal de Saint Pancrace qui est en partie caché par un petit sommet arrondi.


Lozeron – Drôme – mai 2025


Rappel important : les orchidées sauvages sont des fleurs fragiles et protégées. Il est interdit de les cueillir. Afin de ne pas risquer de les piétiner, il est important de rester sur les chemins, ou comme ici, sur la route. En effet, toutes les fleurs photographiées dans cet article l’ont été sur le bas-côté d’une petite route de montagne assez peu passante.

[Drôme] dans le Vercors, entre hiver et printemps

Chaque printemps, j’ai un rituel : je vais me promener sur l’alpage de Font d’Urle dans le Vercors. Là, entre quelques névés qui s’attardent, les fleurs envahissent la prairie. J’y monte toujours plus ou moins au même moment, autour de la mi-avril. Mais, cette année, la météo nous a fait la surprise d’abondantes chutes de neige en milieu de semaine dernière. Aussi, samedi, plus j’approchais du village, plus je voyais de la neige en quantité sur les bords de la route. En arrivant, je n’ai pu que constater la présence plus importante de la neige comparé aux autres années.

paysage de montagne avec des plaques de neige laissant apparaitre l'herbe
Le village de Font d’Urle

Cumulé avec un (très) fort vent, cela ne m’a pas donné envie d’aller m’aventurer bien loin sur le plateau. Je ne suis allée que jusqu’à la Porte d’Urle cette fois, mais malgré les rafales, j’ai photographié abondamment les petites fleurs. Le temps a passé plus vite que ce que je ne pensais et ma sortie aura duré presque 1 heure et demie malgré la faible distance parcourue. Plutôt qu’un récit, je vous propose cette fois juste un portfolio entre paysages de montagne enneigés et fleurs de printemps sur l’alpage.

Panoramas enneigés

Partout les névés rendent le cheminement compliqué. Sur l’alpage, mieux vaut les contourner car ils peuvent cacher une doline ou un scialet…

paysage enneigé en montagne
La porte d’Urle qui donne sur la Vallée de Quint est encore complètement enneigée

Fleurs de printemps

Habituellement, ce sont les crocus qui sont les stars des fleurs de l’alpage. Mais les chutes de neige de la semaine dernière en avaient brûlé beaucoup et ils commençaient tout juste à pointer à nouveau le bout de leurs pétales. Cela m’a permis de repérer beaucoup d’autres fleurs :

  • des jonquilles
  • des érythrones (dents de chien)
  • des anémones
  • des pensées sauvages
  • des gentianes
  • des tussilages
  • des renoncules
  • des coucous

Les jonquilles forment de jolis bouquets sur l’alpage.
Elles percent même la neige par endroits.

fleurs de crocus
Crocus

Les érythrones (dents de chien) poussent elles aussi parfois à travers la neige

Pensée sauvage bleue
Pensée sauvage
3 fleurs de renoncules blanches à centre jaune
renoncules


Font d’Urle – Vercors – Drôme – avril 2025


Pour plus d’images du plateau de Font d’Urle au printemps, vous pouvez aller voir :

Et pour des images d’un autre alpage envahi par les fleurs, je vous emmène à l’Alpe d’Huez au début de l’été.

[petits moments] les premières neiges sur le Vercors

Le week-end dernier, avec Mr 2e, nous avons eu envie d’aller voir dans le Vercors s’il faisait un peu moins gris que dans la plaine de Valence. Nous avons donc pris la direction du col de la Bataille. Comme nous étions après le 1er novembre, elle était fermée à partir du Grand Echaillon. Alors, nous sommes partis à pied. Et là, surprise, il restait un peu de la neige tombée quelques jours auparavant. J’avais vu qu’il y avait eu des flocons mais je pensais qu’ils seraient déjà tous fondus compte tenu du beau temps.

Pour l’itinéraire, nous avons refait la balade que nous avions faite, vers le Col du Lion, au printemps (alors que la route du Col de la Bataille était encore fermée). Nous l’avons juste prolongé en allant un peu plus loin sur le chemin avant de faire demi-tour. A chaque fois, je redécouvre les paysages car ils changent au fil des saisons, rendant la promenade unique. Et avec la jolie surprise des premières neiges, c’est encore mieux !


Le Grand Echaillon – Vercors – Drôme – novembre 2024

(*) Pour aller vers le col du Lion depuis le Grand Echaillon, il faut suivre la route forestière de Gampaloux.

[Drôme] quand vient la fin de l’été – la route du Col de la Bataille

Alors que le mois d’août était déjà bien avancé, j’ai eu deux fois l’occasion d’aller parcourir la route du Col de la Bataille dans le Vercors. J’avais déjà plusieurs fois eu l’occasion d’aller me promener dans ce secteur en mode randonnée, que ce soit vers les Rochers de Sausse, sur le plateau d’Ambel, en venant du Grand Echaillon ou en allant vers Bouvante. Au début de l’été, de nouveaux aménagements panoramiques ont été installés le long de la route dans le cadre du programme départemental des Sublimes Routes du Vercors.

paysage de montagne
Au col de la Bataille

Faire le tour des belvédères

Alors que la région subissait une période de canicule, je suis partie tôt le matin pour faire un tour des nouveaux aménagements et en particulier des belvédères avant qu’il ne fasse trop chaud.

Passer par le sentier pédestre

J’ai laissé la voiture avant le tunnel du Col de la Bataille pour emprunter le sentier qui passe au dessus. Ce chemin a lui aussi fait l’objet d’un nouvel aménagement, en complément du belvédère situé sur le passage du col surplombant les combes de Bouvante et d’Omblèze. Une signalisation a été mise en place, à la façon d’une grande table d’orientation prenant la forme d’un anneau de pierre. Elle permet de repérer les différents sommets et points exceptionnels du paysage environnant.

paysage de montagne
L’anneau de pierre, hybride entre un cairn et une table d’orientation, par l’artiste Christophe Gonnet
plaque gravée indiquant "grand Veymont"
Chaque plaque reprend le nom de l’élément de paysage ainsi que sa silhouette telle qu’on peut la voir depuis cet endroit
paysage de montagne
vue sur la combe de Bouvante depuis le Col de la Bataille
rochers dans un paysage de montagne
vue sur les Rochers de Sausse depuis le Col de la Bataille

S’arrêter sur les belvédères intermédiaires

Les aménagement de la Route Sublime du Col de la Bataille s’étendent du col lui-même jusqu’au Pas de l’Aubasse. Deux belvédères intermédiaires ont été créés : celui des Lames et celui de l’Arche. Disposant de quelques places de stationnement à proximité, ils sont en particulier accessibles aux fauteuils roulants afin de permettre au plus grand nombre de profiter de la vue exceptionnelle sur la combe de Bouvante. Au belvédère des Lames, on peut même s’avancer au dessus du vide pour encore mieux admirer le panorama.

paysage de montagne
vue sur la combe de Bouvante depuis le belvédère des Lames

S’émerveiller au Pas de l’Aubasse

Le dernier aménagement sur la route sublime du col de la Bataille est celui du Pas de l’Aubasse. A cet endroit, il y a sans doute l’un des plus beaux points de vue sur la combe de Bouvante. Auparavant, l’endroit était un genre de parking sauvage à flanc de falaise. J’avais déjà pour habitude de m’y arrêter quand je passais par cette route afin d’admirer le paysage. Mais il faut bien avouer que l’endroit n’était guère sécurisé et que le stationnement anarchique avait pour conséquence de dégrader l’espace naturel en empêchant la végétation de pousser. Maintenant, des emplacements de parking ont été clairement délimités et l’essentiel du site a fait l’objet de la mise en place d’un belvédère métallique ajouré qui permet une re-végétalisation du site.

paysage de montagne avec un belvédère métallique et une table et des sièges de pique nique en pierre
Les aménagements du pas de l’Aubasse

Je trouve que les aménagements au Pas de l’Aubasse sont particulièrement réussis, et sont sans doute mes préférés sur cette route. Déjà, le belvédère en lui-même permet d’aller surplomber la petite combe de l’Aubasse et d’admirer la vallée de Bouvante. On y est par ailleurs en sécurité avec la rambarde (alors qu’avant, il fallait s’approcher « sans filet » du bord du précipice). Mais surtout, des tables ont été installées pour les pique-niques et leur design est particulièrement réussi. Ce sont des blocs massifs de pierre calcaire qui donnent très envie de s’y installer pour prendre un café par exemple.

falaises dans un paysage de montagnes
Les falaises bordant la combe de l’Aubasse
paysage de montagne
La combe de Bouvante, et la cluse creusée par la Lierne

Retourner au Pas de l’Aubasse

Oublier de vérifier la météo

Une semaine après cette belle découverte, je suis retournée sur la route du col de la Bataille avec mes copains Greg et Laetitia. Il faut dire que la table en pierre du pas de l’Aubasse et ma suggestion d’y prendre un café leur avait bien plu. Dans la vallée du Rhône, il faisait beau et doux et, contrairement à mes habitudes, j’ai omis de vérifier la météo en haut. Après tout, nous étions encore en août, pas de raison de s’inquiéter (spoiler alert : j’aurais mieux fait de vérifier la météo avant de partir ! ). Cependant, après avoir dépassé Léoncel et au fur et à mesure que nous prenions de l’altitude, nous pouvions constater que le thermomètre de la voiture chutait de plus en plus. Nous avons fini par entrer dans les nuages avant de les traverser. Arrivés au Pas de l’Aubasse, il faisait 8°C au thermomètre, il y avait un vent si fort que nous peinions à rester immobile et que cela faisait chuter la température ressentie autour de 3°C. Nous avons tout de même pris un moment pour admirer le paysage car l’ambiance était fabuleuse. Mais nous n’avons pas sorti nos pique-niques !

paysage de montagne
Cette vue sur la combe de Bouvante et celle de l’Aubasse est vraiment exceptionnelle
nuages très bas sur un paysage forestier
Le vent poussait les nuages tout autour de nous
paysage de montagne
L’ambiance était exceptionnelle, entre soleil et nuages

Prendre malgré tout un café en plein air

L’une des raisons pour lesquelles nous voulions aller au Pas de l’Aubasse avec Greg et Laetitia était de prendre des photos et vidéos d’un système de préparation de café nomade. En effet, mes copains possèdent Tamper & Yummy, un chouette coffee shop et salon de thé à Valence où je vais régulièrement, et où ils vendent aussi des accessoires autour du café. Aussi, après le loupé autour du Col de la Bataille, nous sommes redescendus à Combovin pour pique-niquer puis nous préparer un café. Greg a donc sorti d’une part un moulin à café manuel et d’autre part une cafetière nomade AeroPress pour nous préparer un bon café. En moins d’une minute pour peu qu’on ait de l’eau chaude sous la main, le café est prêt. J’ai vraiment beaucoup aimé ce système que je découvrais.

préparation de café en extérieur avec une cafetière nomade AeroPress

Se préparer un bon café en pleine nature


Route sublime du Col de la Bataille – Vercors – Drôme – août 2024


(*) La route du col de la Bataille et ses aménagements sont librement accessibles. Attention, chaque hiver, du 1er novembre au 30 avril, la route est fermée à la circulation automobile. Elle reste toutefois accessible à pied (ou en raquettes / ski de fond selon l’enneigement).

(**) Je le rappelle ici : on ne s’aventure pas dans un milieu naturel sans se renseigner sur les conditions météo avant de partir. Je ne l’ai pas fait avant de monter au pas de l’Aubasse avec mes amis car de toutes façons, il n’était pas prévu de nous éloigner de la route et de la voiture. L’impact d’une météo défavorable était donc moindre. S’il y a une chance que j’aille randonner, je vérifie par contre systématiquement les conditions météo.

paysage de montagne en noir et blanc
la vue depuis le Pas de l’Aubasse

[projet 52-2024] semaine 30 – sportif

Je pense que vous l’aurez tous compris, le thème, Sportif, pour cette semaine du projet 52 est directement lié aux Jeux Olympiques qui débutent cette semaine à Paris. J’avais regardé pour trouver des places pour une des épreuves d’équitation, mais je n’ai pas réussi à en avoir. Après réflexion, je me dis que l’organisation pour séjourner et se déplacer à Versailles n’aurait sans doute pas été simple. Je n’ai pas non plus vu la flamme olympique lors de son passage dans la Drôme le 20 juin : je travaillais ce jour-là et Melle 3e passait une épreuve de bac à l’issue de laquelle je devais aller la récupérer.

Cependant, c’est un cliché olympique que je vous propose aujourd’hui pour illustrer le thème. En février dernier, j’ai passé une journée à Autrans, dans le Vercors. Si, lors de mon passage, la neige n’était pas au rendez-vous, la vasque olympique rappelle que la station a accueilli plusieurs épreuves de Jeux Olympiques d’hiver de Grenoble en 1968.


Pour voir comment les autres participants sont sportifs, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.


NB : Actuellement en congés, je suis bien décidée à profiter complètement de ces moments en famille en déconnectant au maximum. Je validerai les commentaires qui seraient en modération dès que possible, et au plus tard mi-août à la reprise de mon rythme quotidien habituel ! De même, je n’aurai sans doute pas le temps de voir vos participations avant cette date.

[Drôme] à la recherche des orchidées dans le Vercors

Cela faisait très longtemps que je n’étais pas partie à la recherche des orchidées dans le Vercors. Je crois que ma dernière sortie dédiée aux orchidées dans la montagne datait de 2020, et qu’il y a deux ans, j’étais tombée par hasard sur une prairie fleurie à Beauvoir en Royans. Je n’avais d’ailleurs pas spécialement prévu de monter pour cela ce printemps. Mais, à la fin du mois de mai, j’ai du déposer Melle 3e dans un village au pied du Vercors tôt un dimanche matin. Le soleil brillait et l’occasion était trop belle pour la laisser passer. J’ai donc continué ma route sur les hauteurs du village pour gagner le col Jérôme Cavalli autour duquel les orchidées se plaisent bien.

un clôture en bord de prairie avec vue sur la montagne

Je vous emmène avec moi à la découverte de ces fleurs fabuleuses, en mode portfolio.

Les orchis singes

Les orchis singes, ce sont les premières que j’ai croisées ce matin-là. Avec leur couleur rose et leur tige un peu haute, on ne peut pas les louper dans l’herbe même si elle est un peu haute.

groupe d'orchidées sauvages de type Orchis singe
Orchis singe
orchidée sauvage
Orchis singe
deux orchidées sauvages
Orchis singe
détails d'un orchis singe
Orchis singe

Les orchis mâles

Les orchis mâles aussi sont assez faciles à voir avec leur couleur violette et leur tige élancée sur laquelle les inflorescences se répartissent. J’en avais d’ailleurs repéré sur le bas côte de la route alors que je montais vers le col Jérôme Cavalli.

groupe d'orchidées sauvages
Orchis mâle
détail d'une orchidée sauvage
Orchis mâle
orchidée sauvage
Orchis mâle

Les orchis militaires

On reste dans les orchidées aux tons de rose et de violet. Les orchis militaires sont un peu moins haut que les précédents orchis mais restent bien visibles.

orchidée sauvage
Orchis militaire
orchidée sauvage
Orchis militaire
orchidée sauvage
Orchis militaire

Les orchis brûlés

Les orchis brûlés tirent leur nom de leur coloration, plus sombre au sommet. Ils sont de plus petite taille et ils étaient globalement bien cachés dans les hautes herbes.

orchidée sauvage
Orchis brûlé
orchidée sauvage
Orchis brûlé
deux orchidées sauvages
Orchis brûlé

Les orchis de Provence

Les orchis de Provence ne sont eux ni roses ni violets, mais leur couleur est une variation de jaune très pâle. De tous les lieux où j’ai pour l’instant trouvé des orchidées, il n’y a qu’autour du col Jérôme Cavalli et sur les hauteurs voisines de Lozeron que j’en ai repéré. Cette année, il y en avait de nombreux individus et il n’était pas trop difficile de les voir (contrairement à d’autres fois où je n’en avais trouvé qu’un ou deux individus).

détail d'une orchidée sauvage
Orchis de Provence
détail d'une orchidée sauvage
Orchis de Provence

A noter : Il y avait aussi quelques anacamptis pyramidaux qui commençaient à sortir mais il était trop tôt dans la saison pour qu’ils soient complètement épanouis, et je n’ai pas eu l’occasion d’y retourner.


Combovin – Vercors – Drôme – mai 2024


Bonus – quelques orchidées sur les piémonts du Vercors

C’est au cours d’une balade pour aller voir les iris au Grand Barbu que je suis tombée par hasard sur quelques orchidées sauvages au bord du sentier. J’ai d’abord repéré (une fois encore) les orchis singe avec leur couleur rose qui manque de discrétion ! Et c’est en m’approchant que j’ai trouvé quelques délicats et très discrets ophrys mouche (ils sont minuscules). J’ai cru repérer des serapias aussi sur le site, mais qui n’étaient pas encore en fleurs et là aussi, je n’ai pas pu y retourner dans les jours qui suivaient pour vérifier.

orchidée sauvage
Orchis singe
orchidée sauvage
Orchis singe
orchidée sauvage
Ophrys mouche

Chabeuil – Drôme – mai 2024


Rappel important : les orchidées sont des fleurs fragiles et protégées. Il est interdit de les cueillir. Et il faut veiller à ne pas les piétiner, idéalement, en restant sur les sentiers, routes ou chemins. C’est ce que j’ai fait pour photographier toutes celles-ci !

[projet 52-2024] semaine 19 – caillou

A cette saison, j’ai généralement envie de grand air, de me promener en montagne, de randonner, de découvrir de nouveaux lieux extérieurs. Le thème Caillou de cette semaine pour le projet 52 était au départ un peu en lien avec ces grandes balades dans la nature. Or, ce printemps a été globalement pluvieux (voire très pluvieux tendance orageuse), avec en prime pas mal de vent. Une des conséquences directes a été l’impact sur mon envie de promenades, que ce soit en campagne ou en montagne. Avec la météo que nous avons eu jusqu’à présent, j’ai nettement plus eu envie de trainer dans des musées que de flâner en plein air.

J’ai donc un instant pensé vous montrer des cailloux dans des musées. J’en avais vu de superbes au Museum d’Histoire Naturelle de Grenoble il y a 2 ans ou encore à Toronto l’été dernier, et j’avais quelques ammonites du Musée de Valence prises en photo cet hiver. Mais finalement, j’ai choisi de vous emmener en montagne, sur une balade faite début avril pour voir les crocus sur l’alpage de Font d’Urle. Ce jour-là, le vent soufflait bien fort mais le soleil était présent. Si la géologie des falaises et du plateau karstique est très intéressante, c’est un cairn que j’ai choisi pour illustrer le thème. Ce cairn est un cairn de balisage : il indique le chemin à suivre et est en quelque sorte un ancêtre des marquages colorés que l’on trouve maintenant sur les chemins de randonnée. D’un cairn, on aperçoit le suivant et on sait ainsi où se diriger. Ils sont très importants pour ne pas se perdre. Et, le long des crêtes, ils indiquent là où le marcheur peut passer sans risque, en restant visibles même quand il y a de la neige. Il ne faut pas les confondre avec les cairns « décoratifs » que l’on croise parfois et qui ont souvent un impact négatif sur les paysages : les cailloux fixent le sol, et servent d’habitat à une petite faune. La multiplication des empilements anarchiques de cailloux a donc un effet délétère sur les sites (et c’est vrai aussi dans les rivières).

Sentier du karst – Alpage de Font d’Urle – Vercors – Drôme – avril 2024


Si vous voulez voir à quoi ressemblent les cailloux chez les autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.

[Drôme] randonner dans le Vercors au printemps

Avec la fin de l’hiver, les couleurs du Vercors changent, passant du blanc de la neige au vert de la végétation renaissante. Sur les plateaux, les crocus, les jonquilles et les autres fleurs viennent apporter leurs touches de couleurs. J’aime les changements de saison, quand on n’est plus vraiment en hiver et pas encore complètement au printemps. La nature semble reprendre vie progressivement. Les oiseaux ne manquent pas de signaler leur présence et les forêts résonnent de leurs chants. Chaque année, c’est un vrai plaisir d’aller randonner dans le Vercors, pour admirer ce printemps naissant.

Sur l’alpage de Font d’Urle

Une balade improvisée vers le Col du Lion

C’est au lendemain de Pâques que nous avons improvisé une balade avec Mr 2e. Comme nous sommes partis un peu tard dans l’après-midi, nous ne voulions pas aller loin. Nous avons donc pris la direction du Col de la Bataille. Fermé tout l’hiver, il était théoriquement rouvert depuis le matin. Mais le jour étant férié, la barrière était encore en place quand nous sommes arrivés au-dessus du Grand Echaillon. Nous avons donc opté pour laisser la voiture à cet endroit et continuer à pied. Nous n’avons toutefois pas emprunté la route vers le Col de la Bataille. En effet, il faut marcher assez longtemps en montée pour que les paysages deviennent sympas. Or, nous souhaitions une promenade tranquille.

Se promener le long d’une route forestière

Nous sommes donc partis en direction du col du Lion par une route forestière. Celle-ci progresse doucement sur un versant boisé, et était encore un peu au soleil de cet après-midi encore un peu frais (le thermomètre de la voiture nous avait indiqué 8°C). Nous avons marché jusqu’au col du Lion, où une prairie s’ouvre sur le Royans. Nous avons ensuite continué par un chemin forestier, apercevant les villages en contrebas à travers les arbres encore nus. Le soleil a commencé à décliner et se cacher derrière la montagne. C’est le moment que nous avons choisi pour faire demi-tour. (Nous aurions pu partir à travers bois en direction de l’auberge du Grand Echaillon mais après plusieurs jours de pluie en cette fin d’hiver, les sentiers étaient gorgés d’eau et nous ne souhaitions pas avoir à patauger).

Entre forêt et chaos rocheux
Les arbres n’ont pas encore retrouvé leurs feuilles
Dans la sapinière
Profiter du soleil
Sur le chemin

Nous aurons finalement marché un peu plus de 7 km avant de revenir à la voiture. Cette balade au grand air après plusieurs jours où la météo et nos autres activités nous avaient contraints à rester à l’intérieur nous a fait beaucoup de bien, et m’a rappelé à quel point il m’est nécessaire de passer du temps dans la nature pour me ressourcer.

Quand le soleil déclinant perce à travers les épicéas

Autour du col du Lion – Léoncel – Vercors – Drôme – avril 2024

Une promenade colorée à Font d’Urle

Quelques jours plus tard, c’est vers l’alpage de Font d’Urle que je suis partie randonner, seule cette fois. Cette année encore, j’avais envie de voir les crocus en fleurs. Cette explosion de fleurs violettes et blanches est toujours un ravissement. Je suis arrivée en fin de matinée sous un grand soleil. Le vent, cependant, était aussi bien présent. Après avoir laissé la voiture au village de Font d’Urle, je suis partie en direction de la porte d’Urle, puis sur les crêtes. Partout autour de moi, les pelouses sont parsemées de crocus, et je n’ai pas marché 100 mètres que je suis déjà allongée par terre pour les photographier.

Au ras des pâquerettes crocus
Crocus violets sur l’alpage
Crocus blancs sur l’alpage
Un tapis de fleurs
Petites scilles
Premières jonquilles
Les couleurs du printemps sur l’alpage

Je continue ensuite ma balade le long des crêtes, admirant le paysage de tous les côtés. Aux sommets enneigés du Vercors oriental répondent les vallées verdoyantes en direction de la rivière Drôme : d’un côté encore un peu l’hiver et de l’autre déjà le printemps. Je suis chaque fois émerveillés par ces panoramas. Cette fois, je décide d’innover et je télécharge une application d’identification des sommets. Je m’amuse un moment à trouver les noms des montagnes qui m’entourent, qu’elles soient proches ou plus lointaines comme les sommets du synclinal de Saoû.

En regardant vers les sommets du Vercors oriental
Les chemins qui descendent dans la vallée de Quint depuis le plateau d’Ambel
Sur les crêtes, le sentier est balisé par des cairns (dont ce sont la fonction première, bien loin des cairns ludiques que l’on trouve à trop d’endroits et qui nuisent à la conservation du paysage et de la petite faune)
Les falaises de Font d’Urle
Le long des crêtes
Certaines dolines sont encore emplies de neige
Deviner le synclinal de Saoû à l’horizon
L’impluvium a été construit pour retenir un peu d’eau de pluie sur le plateau et permettre d’abreuver les troupeaux qui s’y trouvent en été. Il n’y a en effet pas de source sur cette zone.

Je marche encore un moment sur les crêtes. Au loin, j’aperçois deux chevaux qui traversent la prairie, donnant au lieu un air de western, avec les silhouettes des montagnes en arrière-plan. Je rejoins finalement les sentiers sur l’alpage pour trouver un coin à l’abri du vent pour pique-niquer. Je suis entourée de fleurs, sans autre humain à portée de vue. Je prolonge cette pause au soleil (même si peu à peu le ciel se voile en raison d’un vent de sable qui gagne la région). Puis, je repars sur le sentier du karst pour rejoindre le village de Font d’Urle où m’attend mon thermos de café.

Quelques très rares arbustes sont réussi à s’installer sur le plateau, au milieu des chaos karstiques.
Les choucas sont nombreux au bord des plaques de neige en train de fondre.
(En fait, ces oiseaux sont des chocards à bec jaune, des cousins de choucas des tours que l’on peut voir par exemple à Crest. Mais en montagne, ils sont appelés de la même façon)
Retour au village

Font d’Urle – Vercors – Drôme – avril 2024


Bonus : un arrêt au col de la Machine

Sur le trajet du retour de Font d’Urle, j’ai fait un arrêt pour prendre un rafraichissement au col de la Machine, et j’en ai profité pour jeter un œil au cirque de Combe Laval.

Les falaises de Combe Laval au niveau du col de la Machine
Le cirque de Combe Laval

Col de la Machine – Saint Jean en Royans – Vercors – Drôme – avril 2024

[projet 52-2024] semaine 14 – immobile

Cette quatorzième semaine du projet 52 nous incite à ne pas bouger avec ce thème immobile. Samedi dernier, en revoyant le thème pour aujourd’hui, je me suis posé pas mal de questions sur comment l’illustrer. Finalement, c’est presque par hasard que j’ai trouvé mon sujet.

En effet, lundi dernier, profitant du jour férié, après avoir récupéré Mr 2e à la gare, nous sommes allés faire un tour en fin d’après-midi dans le Vercors. Nous souhaitions aller vers le col de la Bataille mais la route était encore fermée. Alors, nous avons opté pour un autre col, moins grandiose mais qui nous permettait une jolie balade en forêt (bien entendu, je vous en reparlerai !). C’est au cours de cette promenade que nous avons croisé une ancienne plantation d’arbres. Les panneaux qui la marquent sont restés là depuis de nombreuses années, immobiles, tandis qu’ils se faisaient peu à peu absorber par les arbres sur lesquels ils étaient posés.


Pour découvrir ce qui est immobile chez les autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.

NB : je serai très occupée ce samedi. Aussi, je ne sais pas si j’aurais le temps de venir valider les commentaires qui passeraient en modération. Si vous ne voyez pas votre commentaire apparaître, ne vous inquiétez pas, ce n’est qu’une question de temps avant que je puisse venir le valider.