Voilà un mois que nous sommes officiellement en automne. Et cette semaine, le projet 52 nous invite à le montrer. En cette période de vacances scolaires (et de moments en famille en ce qui me concerne), je ne vais pas faire compliqué pour illustrer ce thème. Alors, certes, j’aurais pu montrer des fruits et légumes de saison comme les champignons, les courges, les châtaignes ou les noix, mais j’ai déjà épuisé cette carte avec le thème « par terre » il y a 2 semaines. J’en reviens donc aux classiques couleurs de l’automne. La photo a été prise lors d’une balade dans le Vercors qui commençait doucement à prendre ses teintes mordorées.
Route de Combe Laval – Vercors – Drôme octobre 2025
Pour voir ce que les autres participants montrent de leur automne, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.
A noter : comme je l’ai écrit plus haut, ce sont les vacances scolaires et je passe du temps en famille et entre amis. Je n’aurai donc pas l’occasion de venir valider durant le week-end les commentaires qui seraient passés en modération. Je le ferai en début de semaine.
Autant le dire tout de suite, le thème de cette semaine pour le projet 52 n’est pas simple. C’est encore un de ces mots qui m’est venu à l’esprit un soir tardivement quand je listais les thèmes de l’année à venir. La persévérance, c’est une vertu, difficile à imager. Mais c’est aussi la détermination à tenir un objectif. Et de la détermination et de la persévérance, il en a fallu à ces hommes qui à la fin du XIXe siècle ont construit les routes vertigineuses du Vercors. Parmi ces routes, l’une des plus remarquables est celle de Combe Laval qui relie Saint Jean en Royans au col de la Machine. Destinée à raccourcir le trajet entre le plateau de Lente et la vallée, la route est construite à flanc de falaise, parfois en encorbellement, souvent à travers le rocher qui a été creusé à coups de barres à mine et d’explosifs. Aujourd’hui encore, cette route, comme d’autres dans le même secteur, fascine.
Pour voir comment les autres participants ont persévéré, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.
A noter : c’est le premier week-end des vacances scolaires de la Toussaint et je serai bien occupée en famille. Je ne sais donc pas à quel moment du weekend je pourrai venir valider les commentaires qui seraient partis en modération. Je peux juste dire que je le ferai avant la fin du week-end.
Si vous êtes à la recherche d’une expérience originale, calme et paisible, que vous voulez passer un moment à la fois contemplatif et instructif, je vous propose d’aller faire une croisière sur l’Isère avec le bateau à roue du Royans-Vercors. C’est une activité qui me faisait de l’œil depuis que je suis arrivée dans la Drôme, et que j’ai donc mis une douzaine d’années à aller vivre. Je n’ai qu’un seul regret : ne pas avoir tenté l’aventure avant. Venez, je vous emmène pour une découverte des berges de la rivière depuis l’eau.
Le bateau à roue Royans-Vercors à l’embarcadère de Saint Nazaire en Royans
Naviguer sur la Bourne et l’Isère
Le départ de la croisière sur le bateau à roue Royans-Vercors se fait depuis Saint Nazaire en Royans. L’embarcadère est au pied de l’aqueduc qui emmène les eaux de la Bourne vers la plaine de Valence. Il est conseillé de réserver car le nombre de places est (très) limité et l’activité prisée, en particulier en été. C’est d’ailleurs parce que je ne m’y étais jamais prise à temps pour réserver que je n’avais pas encore fait cette expérience. Cette fois, j’ai profité d’un samedi matin où j’étais réveillée tôt pour me présenter à l’ouverture du comptoir, en me disant que comme nous étions en basse saison, j’arriverai sans doute à avoir une place dans la journée. C’était une bonne pioche puisqu’il restait encore des places pour la croisière qui débutait peu après.
La croisière débute au pied de l’aqueduc de Saint Nazaire en Royans
Une fois les passagers tous embarqués, et installés, la croisière débute. Il y a des places sur le pont supérieur en extérieur ou à l’abri du pont inférieur. J’avais choisi une place en haut, le long de la rambarde, bien décidée à profiter pleinement des paysages.
De Saint Nazaire en Royans à La Sône
Le départ se fait au pied de l’aqueduc de Saint Nazaire en Royans. La croisière est commentée en direct. Ainsi la guide adapte son discours aux observations en temps réel, indiquant par exemple aux passagers les oiseaux que l’on aperçoit. Les informations données sont claires, et permettent de comprendre la géographie, l’utilité passée de la rivière mais aussi la biodiversité qui l’habite. Après avoir fait quelques centaines de mètres sur la Bourne, le bateau rejoint l’Isère qu’il va remonter sur plusieurs kilomètres entre les barrages de Saint Hilaire du Rozier et de Beaumont en Royans, avant de faire demi-tour devant La Sône.
En arrivant au niveau du village de La SôneL’ancien pont suspendu de La Sône a été détruit lors de la seconde guerre mondiale, il n’en reste plus que les piles et quelques câbles.Depuis la rivière, on voit bien le château de La SôneOn longe le Jardin des Fontaines Pétrifiantes
Je dois avouer que mon voyage a été essentiellement contemplatif car je connaissais déjà l’histoire de la rivière, des villages qui la bordent ou encore de la façon dont on cultive ici la noix de Grenoble. Le rythme de la croisière est doux et permet d’observer les rives. On y découvre de nombreux oiseaux : des aigrettes garzettes, des hérons, des cygnes mais aussi des goélands. On aperçoit quelques ragondins qui se glissent dans l’eau. On jette un œil aux roselières. J’ai même aperçu une petite cascade de tuf un peu cachée dans la végétation.
A Saint Nazaire en Royans, certaines roches sont très chargées en fer et prennent une couleur rouge avec l’oxydation.sur les hauts fonds de la Bourne, les goélands et les aigrettes se reposentAu bord des roselières de la rivière IsèreUne cascade de tuf un peu cachée dans la végétation. Je pense que c’est une de celles que l’on peut voir depuis le sentier du Martin Pêcheur à Saint Roman.Il y a une héronnière sur les bords de l’Isère. Regardez bien et vous verrez deux nids dans les arbres. On aperçoit même les hérons dedans.En revenant vers Saint Nazaire en Royans, on bénéficie d’une très belle vue sur les Monts du Matin.Six aigrettes s’envolent au moment où nous arrivons
Alors que nous sommes en vue du pont de Saint Hilaire du Rozier, le bateau tourne pour remonter la Bourne et revenir au port. La balade touche à sa fin. Cela fait 1 heure et demie que nous sommes partis. La croisière s’est écoulée tout en douceur, un moment un peu hors du temps.
Le pont de Saint Hilaire du Rozier relie la Drôme à l’IsèreA la jonction des deux rivières, la différence de couleur entre les eaux vertes de la Bourne et celles grises de l’Isère est frappante. La Bourne comporte beaucoup de microalgues, tandis que l’Isère est chargée en alluvions.
Informations pratiques : il est fortement recommandé de réserver en amont via le site internet du bateau à roue Royans-Vercors. Les horaires des différentes croisières et les périodes où le bateau est à l’hivernage y sont aussi détaillés.
Bonus – découvrir Saint Nazaire en Royans
En complément de la croisière sur la rivière avec le bateau à roue, j’ai fait un tour dans Saint Nazaire en Royans. J’avais déjà visité l’aqueduc d’où l’on a une vue à 360 degrés sur les environs. Cette fois j’en ai profité pour me balader le long de la rivière, dans des paysages très bucoliques. Et puis, par hasard, j’ai découvert quelques fresques de street art. Un festival, nommé Graff en Vallée, y a eu lieu à l’été 2024 (et une nouvelle édition est prévue cette année).
Au bord de la BourneAu fond, le Vercors se dessine avec l’entrée des Gorges de la BourneGraff en Vallée, fresque de street artGraff en Vallée, fresque de street art
Saint Nazaire en Royans – Drôme – mai 2025
A proximité de Saint Nazaire en Royans, vous pouvez :
Visiter la Grotte de Thaïs, creusée par la rivière souterraine qui en ressort juste à côté du port du bateau à roue
Après une première expédition en tout début de saison sur les bords du Rhône pour trouver des orchidées sauvages, j’ai profité d’un matin ensoleillé de mai pour filer dans le Vercors. Je vais généralement dans le même secteur, sur les hauteurs de Combovin et de Lozeron. Là, les orchidées sont nombreuses et faciles à repérer. J’en ai d’ailleurs vu beaucoup sur les bas-côtés de la route tout au long de la montée depuis la plaine de Valence. Comme l’année dernière, je vous propose quelques photos des variétés observées, en mode portfolio.
Autour de ces prairies, les orchidées sont nombreuses.
Les orchis singe
Je pense que les orchis singe sont les plus nombreuses orchidées que j’ai observées ce jour-là. Elles se plaisent bien sur les pentes du Vercors et fleurissent en nombre. Ce sont elles qui me servent de point de repère. Avec leur couleur rose un peu voyante, elles manquent de discrétion. Et, quand je commence à les voir un peu partout sur les bords des routes des piémonts du Vercors., c’est qu’il est temps de monter pour une « chasse aux orchidées ».
On en trouve de différentes tailles, mais il n’est pas rare de voir de grands spécimensLa forme des fleurs fait penser à des petits singes (un peu comme ceux du jeu SOS Ouistiti), d’où son nomOrchis singe
Les orchis brûlés
Les orchis brûlés sont souvent plus discrets que les orchis singe. Je sais qu’il y en a dans ce secteur donc je les cherche du regard. Mais ils sont généralement tous petits et un peu cachés. Cette année cependant, j’ai eu le plaisir de trouver quelques individus de plus grande taille (une bonne vingtaine de centimètres de haut). En effet, ils peuvent atteindre jusqu’à une quarantaine de centimètres de haut, même s’ils en font généralement moins de vingt.
Orchis brûlés
Les orchis mâles
Avec leur jolie couleur violette et leur allure élancée, ils sont assez faciles à trouver même lorsque l’herbe est un peu haute. De plus, ils sont souvent en petit groupe. J’ai eu l’impression d’en voir plus cette année que les années précédentes.
Orchis mâlesOrchis mâlesMême un peu cachés dans les feuillages des ronces, on les repère assez facilementOrchis mâlesOrchis mâles
Les orchis pourpres
Cela faisait plusieurs années que je n’avais pas croisé d’orchis pourpre (je crois que cela remonte à 2021, lors d’une randonnée au pied du Vercors). J’avoue avoir d’ailleurs eu un peu de mal à les identifier. Par contre, je n’ai eu aucun mal à les voir : l’un des individus mesurait une bonne quarantaine de centimètres de haut. Leur particularité est qu’ils sont très foncés et portent beaucoup de macules pourpres sur leurs labelles.
Orchis pourpreOrchis pourpre
Les orchis de Provence
Leur principale particularité des orchis de Provence, c’est leur couleur. En effet, la plupart des orchis qu’on trouve dans la Drôme sont dans des teintes de rose et de violet. Eux sont jaune pâle. Contrairement aux autres variétés que j’ai trouvé à plusieurs endroits dans le Vercors, je n’ai vu des orchis de Provence que dans le secteur du col Jérôme Cavalli. Il y a sont relativement nombreux même si leur couleur pâle nécessite de bien regarder pour les trouver. Ce sont par contre, je trouve, les moins faciles à photographier car leur couleur contraste peu avec le vert de l’herbe.
L’orchis de Provence est d’une jolie couleur jaune pâle
Bonus – profiter du paysage
Bien entendu, quand je vais chercher les orchidées sauvages, je ne manque pas non plus d’observer les environs, de profiter du chant des grillons et du vent dans les herbes, de sentir le soleil réchauffer le paysage. Ce n’est pas parce que je cherche des fleurs au ras du sol que je ne fais que ça. Lors de ma balade photographique sur la piste des orchidées dans le Vercors, j’ai fait une pause sur les hauteurs de Lozeron. J’aime beaucoup cet endroit, souvent très calme (encore plus depuis que la zone où il était possible de se stationner a été réduite car elle devenait un vrai camping avec de nombreux vans et camping-car ne respectant pas toujours ni les lieux ni les autres..). Et puis, la vue est superbe quand le temps est dégagé. Face à nous, la silhouette de l’immense synclinal de Saoû se dresse à l’horizon. Et si on fait un peu attention, il est aussi possible de voir le synclinal de Saint Pancrace, à Suze. Ce deuxième synclinal drômois, plus petit que celui de Saoû, est aussi beaucoup moins connu, coincé dans les paysages du Vercors environnant, entre les vallées de la Gervanne et de la Sye.
Dans le fond, on voit nettement la silhouette du synclinal de SaoûLa silhouette du synclinal de Saoû est dominée à gauche par les 3 BecsDans le fond, on voit tout le synclinal de Saoû. Sur la droite, on distingue les extrémités du synclinal de Saint Pancrace qui est en partie caché par un petit sommet arrondi.
Lozeron – Drôme – mai 2025
Rappel important : les orchidées sauvages sont des fleurs fragiles et protégées. Il est interdit de les cueillir. Afin de ne pas risquer de les piétiner, il est important de rester sur les chemins, ou comme ici, sur la route. En effet, toutes les fleurs photographiées dans cet article l’ont été sur le bas-côté d’une petite route de montagne assez peu passante.
Chaque printemps, j’ai un rituel : je vais me promener sur l’alpage de Font d’Urle dans le Vercors. Là, entre quelques névés qui s’attardent, les fleurs envahissent la prairie. J’y monte toujours plus ou moins au même moment, autour de la mi-avril. Mais, cette année, la météo nous a fait la surprise d’abondantes chutes de neige en milieu de semaine dernière. Aussi, samedi, plus j’approchais du village, plus je voyais de la neige en quantité sur les bords de la route. En arrivant, je n’ai pu que constater la présence plus importante de la neige comparé aux autres années.
Le village de Font d’Urle
Cumulé avec un (très) fort vent, cela ne m’a pas donné envie d’aller m’aventurer bien loin sur le plateau. Je ne suis allée que jusqu’à la Porte d’Urle cette fois, mais malgré les rafales, j’ai photographié abondamment les petites fleurs. Le temps a passé plus vite que ce que je ne pensais et ma sortie aura duré presque 1 heure et demie malgré la faible distance parcourue. Plutôt qu’un récit, je vous propose cette fois juste un portfolio entre paysages de montagne enneigés et fleurs de printemps sur l’alpage.
Panoramas enneigés
Partout les névés rendent le cheminement compliqué. Sur l’alpage, mieux vaut les contourner car ils peuvent cacher une doline ou un scialet…
La porte d’Urle qui donne sur la Vallée de Quint est encore complètement enneigée
Fleurs de printemps
Habituellement, ce sont les crocus qui sont les stars des fleurs de l’alpage. Mais les chutes de neige de la semaine dernière en avaient brûlé beaucoup et ils commençaient tout juste à pointer à nouveau le bout de leurs pétales. Cela m’a permis de repérer beaucoup d’autres fleurs :
des jonquilles
des érythrones (dents de chien)
des anémones
des pensées sauvages
des gentianes
des tussilages
des renoncules
des coucous
Les jonquilles forment de jolis bouquets sur l’alpage. Elles percent même la neige par endroits.
Crocus
Les érythrones (dents de chien) poussent elles aussi parfois à travers la neige
Pensée sauvagerenoncules
Font d’Urle – Vercors – Drôme – avril 2025
Pour plus d’images du plateau de Font d’Urle au printemps, vous pouvez aller voir :
Le week-end dernier, avec Mr 2e, nous avons eu envie d’aller voir dans le Vercors s’il faisait un peu moins gris que dans la plaine de Valence. Nous avons donc pris la direction du col de la Bataille. Comme nous étions après le 1er novembre, elle était fermée à partir du Grand Echaillon. Alors, nous sommes partis à pied. Et là, surprise, il restait un peu de la neige tombée quelques jours auparavant. J’avais vu qu’il y avait eu des flocons mais je pensais qu’ils seraient déjà tous fondus compte tenu du beau temps.
Pour l’itinéraire, nous avons refait la balade que nous avions faite, vers le Col du Lion, au printemps (alors que la route du Col de la Bataille était encore fermée). Nous l’avons juste prolongé en allant un peu plus loin sur le chemin avant de faire demi-tour. A chaque fois, je redécouvre les paysages car ils changent au fil des saisons, rendant la promenade unique. Et avec la jolie surprise des premières neiges, c’est encore mieux !
Le Grand Echaillon – Vercors – Drôme – novembre 2024
(*) Pour aller vers le col du Lion depuis le Grand Echaillon, il faut suivre la route forestière de Gampaloux.
Alors que le mois d’août était déjà bien avancé, j’ai eu deux fois l’occasion d’aller parcourir la route du Col de la Bataille dans le Vercors. J’avais déjà plusieurs fois eu l’occasion d’aller me promener dans ce secteur en mode randonnée, que ce soit vers les Rochers de Sausse, sur le plateau d’Ambel, en venant du Grand Echaillon ou en allant vers Bouvante. Au début de l’été, de nouveaux aménagements panoramiques ont été installés le long de la route dans le cadre du programme départemental des Sublimes Routes du Vercors.
Au col de la Bataille
Faire le tour des belvédères
Alors que la région subissait une période de canicule, je suis partie tôt le matin pour faire un tour des nouveaux aménagements et en particulier des belvédères avant qu’il ne fasse trop chaud.
Passer par le sentier pédestre
J’ai laissé la voiture avant le tunnel du Col de la Bataille pour emprunter le sentier qui passe au dessus. Ce chemin a lui aussi fait l’objet d’un nouvel aménagement, en complément du belvédère situé sur le passage du col surplombant les combes de Bouvante et d’Omblèze. Une signalisation a été mise en place, à la façon d’une grande table d’orientation prenant la forme d’un anneau de pierre. Elle permet de repérer les différents sommets et points exceptionnels du paysage environnant.
L’anneau de pierre, hybride entre un cairn et une table d’orientation, par l’artiste Christophe GonnetChaque plaque reprend le nom de l’élément de paysage ainsi que sa silhouette telle qu’on peut la voir depuis cet endroitvue sur la combe de Bouvante depuis le Col de la Bataillevue sur les Rochers de Sausse depuis le Col de la Bataille
S’arrêter sur les belvédères intermédiaires
Les aménagement de la Route Sublime du Col de la Bataille s’étendent du col lui-même jusqu’au Pas de l’Aubasse. Deux belvédères intermédiaires ont été créés : celui des Lames et celui de l’Arche. Disposant de quelques places de stationnement à proximité, ils sont en particulier accessibles aux fauteuils roulants afin de permettre au plus grand nombre de profiter de la vue exceptionnelle sur la combe de Bouvante. Au belvédère des Lames, on peut même s’avancer au dessus du vide pour encore mieux admirer le panorama.
vue sur la combe de Bouvante depuis le belvédère des Lames
S’émerveiller au Pas de l’Aubasse
Le dernier aménagement sur la route sublime du col de la Bataille est celui du Pas de l’Aubasse. A cet endroit, il y a sans doute l’un des plus beaux points de vue sur la combe de Bouvante. Auparavant, l’endroit était un genre de parking sauvage à flanc de falaise. J’avais déjà pour habitude de m’y arrêter quand je passais par cette route afin d’admirer le paysage. Mais il faut bien avouer que l’endroit n’était guère sécurisé et que le stationnement anarchique avait pour conséquence de dégrader l’espace naturel en empêchant la végétation de pousser. Maintenant, des emplacements de parking ont été clairement délimités et l’essentiel du site a fait l’objet de la mise en place d’un belvédère métallique ajouré qui permet une re-végétalisation du site.
Les aménagements du pas de l’Aubasse
Je trouve que les aménagements au Pas de l’Aubasse sont particulièrement réussis, et sont sans doute mes préférés sur cette route. Déjà, le belvédère en lui-même permet d’aller surplomber la petite combe de l’Aubasse et d’admirer la vallée de Bouvante. On y est par ailleurs en sécurité avec la rambarde (alors qu’avant, il fallait s’approcher « sans filet » du bord du précipice). Mais surtout, des tables ont été installées pour les pique-niques et leur design est particulièrement réussi. Ce sont des blocs massifs de pierre calcaire qui donnent très envie de s’y installer pour prendre un café par exemple.
Les falaises bordant la combe de l’AubasseLa combe de Bouvante, et la cluse creusée par la Lierne
Retourner au Pas de l’Aubasse
Oublier de vérifier la météo
Une semaine après cette belle découverte, je suis retournée sur la route du col de la Bataille avec mes copains Greg et Laetitia. Il faut dire que la table en pierre du pas de l’Aubasse et ma suggestion d’y prendre un café leur avait bien plu. Dans la vallée du Rhône, il faisait beau et doux et, contrairement à mes habitudes, j’ai omis de vérifier la météo en haut. Après tout, nous étions encore en août, pas de raison de s’inquiéter (spoiler alert : j’aurais mieux fait de vérifier la météo avant de partir ! ). Cependant, après avoir dépassé Léoncel et au fur et à mesure que nous prenions de l’altitude, nous pouvions constater que le thermomètre de la voiture chutait de plus en plus. Nous avons fini par entrer dans les nuages avant de les traverser. Arrivés au Pas de l’Aubasse, il faisait 8°C au thermomètre, il y avait un vent si fort que nous peinions à rester immobile et que cela faisait chuter la température ressentie autour de 3°C. Nous avons tout de même pris un moment pour admirer le paysage car l’ambiance était fabuleuse. Mais nous n’avons pas sorti nos pique-niques !
Cette vue sur la combe de Bouvante et celle de l’Aubasse est vraiment exceptionnelleLe vent poussait les nuages tout autour de nousL’ambiance était exceptionnelle, entre soleil et nuages
Prendre malgré tout un café en plein air
L’une des raisons pour lesquelles nous voulions aller au Pas de l’Aubasse avec Greg et Laetitia était de prendre des photos et vidéos d’un système de préparation de café nomade. En effet, mes copains possèdent Tamper & Yummy, un chouette coffee shop et salon de thé à Valence où je vais régulièrement, et où ils vendent aussi des accessoires autour du café. Aussi, après le loupé autour du Col de la Bataille, nous sommes redescendus à Combovin pour pique-niquer puis nous préparer un café. Greg a donc sorti d’une part un moulin à café manuel et d’autre part une cafetière nomade AeroPress pour nous préparer un bon café. En moins d’une minute pour peu qu’on ait de l’eau chaude sous la main, le café est prêt. J’ai vraiment beaucoup aimé ce système que je découvrais.
Se préparer un bon café en pleine nature
Route sublime du Col de la Bataille – Vercors – Drôme – août 2024
(*) La route du col de la Bataille et ses aménagements sont librement accessibles. Attention, chaque hiver, du 1er novembre au 30 avril, la route est fermée à la circulation automobile. Elle reste toutefois accessible à pied (ou en raquettes / ski de fond selon l’enneigement).
(**) Je le rappelle ici : on ne s’aventure pas dans un milieu naturel sans se renseigner sur les conditions météo avant de partir. Je ne l’ai pas fait avant de monter au pas de l’Aubasse avec mes amis car de toutes façons, il n’était pas prévu de nous éloigner de la route et de la voiture. L’impact d’une météo défavorable était donc moindre. S’il y a une chance que j’aille randonner, je vérifie par contre systématiquement les conditions météo.
Je pense que vous l’aurez tous compris, le thème, Sportif, pour cette semaine du projet 52 est directement lié aux Jeux Olympiques qui débutent cette semaine à Paris. J’avais regardé pour trouver des places pour une des épreuves d’équitation, mais je n’ai pas réussi à en avoir. Après réflexion, je me dis que l’organisation pour séjourner et se déplacer à Versailles n’aurait sans doute pas été simple. Je n’ai pas non plus vu la flamme olympique lors de son passage dans la Drôme le 20 juin : je travaillais ce jour-là et Melle 3e passait une épreuve de bac à l’issue de laquelle je devais aller la récupérer.
Cependant, c’est un cliché olympique que je vous propose aujourd’hui pour illustrer le thème. En février dernier, j’ai passé une journée à Autrans, dans le Vercors. Si, lors de mon passage, la neige n’était pas au rendez-vous, la vasque olympique rappelle que la station a accueilli plusieurs épreuves de Jeux Olympiques d’hiver de Grenoble en 1968.
Pour voir comment les autres participants sont sportifs, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.
NB : Actuellement en congés, je suis bien décidée à profiter complètement de ces moments en famille en déconnectant au maximum. Je validerai les commentaires qui seraient en modération dès que possible, et au plus tard mi-août à la reprise de mon rythme quotidien habituel ! De même, je n’aurai sans doute pas le temps de voir vos participations avant cette date.
Cela faisait très longtemps que je n’étais pas partie à la recherche des orchidées dans le Vercors. Je crois que ma dernière sortie dédiée aux orchidées dans la montagne datait de 2020, et qu’il y a deux ans, j’étais tombée par hasard sur une prairie fleurie à Beauvoir en Royans. Je n’avais d’ailleurs pas spécialement prévu de monter pour cela ce printemps. Mais, à la fin du mois de mai, j’ai du déposer Melle 3e dans un village au pied du Vercors tôt un dimanche matin. Le soleil brillait et l’occasion était trop belle pour la laisser passer. J’ai donc continué ma route sur les hauteurs du village pour gagner le col Jérôme Cavalli autour duquel les orchidées se plaisent bien.
Je vous emmène avec moi à la découverte de ces fleurs fabuleuses, en mode portfolio.
Les orchis singes
Les orchis singes, ce sont les premières que j’ai croisées ce matin-là. Avec leur couleur rose et leur tige un peu haute, on ne peut pas les louper dans l’herbe même si elle est un peu haute.
Orchis singeOrchis singeOrchis singeOrchis singe
Les orchis mâles
Les orchis mâles aussi sont assez faciles à voir avec leur couleur violette et leur tige élancée sur laquelle les inflorescences se répartissent. J’en avais d’ailleurs repéré sur le bas côte de la route alors que je montais vers le col Jérôme Cavalli.
Orchis mâleOrchis mâleOrchis mâle
Les orchis militaires
On reste dans les orchidées aux tons de rose et de violet. Les orchis militaires sont un peu moins haut que les précédents orchis mais restent bien visibles.
Orchis militaireOrchis militaireOrchis militaire
Les orchis brûlés
Les orchis brûlés tirent leur nom de leur coloration, plus sombre au sommet. Ils sont de plus petite taille et ils étaient globalement bien cachés dans les hautes herbes.
Orchis brûléOrchis brûléOrchis brûlé
Les orchis de Provence
Les orchis de Provence ne sont eux ni roses ni violets, mais leur couleur est une variation de jaune très pâle. De tous les lieux où j’ai pour l’instant trouvé des orchidées, il n’y a qu’autour du col Jérôme Cavalli et sur les hauteurs voisines de Lozeron que j’en ai repéré. Cette année, il y en avait de nombreux individus et il n’était pas trop difficile de les voir (contrairement à d’autres fois où je n’en avais trouvé qu’un ou deux individus).
Orchis de ProvenceOrchis de Provence
A noter : Il y avait aussi quelques anacamptis pyramidaux qui commençaient à sortir mais il était trop tôt dans la saison pour qu’ils soient complètement épanouis, et je n’ai pas eu l’occasion d’y retourner.
Combovin – Vercors – Drôme – mai 2024
Bonus – quelques orchidées sur les piémonts du Vercors
C’est au cours d’une balade pour aller voir les iris au Grand Barbu que je suis tombée par hasard sur quelques orchidées sauvages au bord du sentier. J’ai d’abord repéré (une fois encore) les orchis singe avec leur couleur rose qui manque de discrétion ! Et c’est en m’approchant que j’ai trouvé quelques délicats et très discrets ophrys mouche (ils sont minuscules). J’ai cru repérer des serapias aussi sur le site, mais qui n’étaient pas encore en fleurs et là aussi, je n’ai pas pu y retourner dans les jours qui suivaient pour vérifier.
Orchis singeOrchis singeOphrys mouche
Chabeuil – Drôme – mai 2024
Rappel important : les orchidées sont des fleurs fragiles et protégées. Il est interdit de les cueillir. Et il faut veiller à ne pas les piétiner, idéalement, en restant sur les sentiers, routes ou chemins. C’est ce que j’ai fait pour photographier toutes celles-ci !
A cette saison, j’ai généralement envie de grand air, de me promener en montagne, de randonner, de découvrir de nouveaux lieux extérieurs. Le thème Caillou de cette semaine pour le projet 52 était au départ un peu en lien avec ces grandes balades dans la nature. Or, ce printemps a été globalement pluvieux (voire très pluvieux tendance orageuse), avec en prime pas mal de vent. Une des conséquences directes a été l’impact sur mon envie de promenades, que ce soit en campagne ou en montagne. Avec la météo que nous avons eu jusqu’à présent, j’ai nettement plus eu envie de trainer dans des musées que de flâner en plein air.
J’ai donc un instant pensé vous montrer des cailloux dans des musées. J’en avais vu de superbes au Museum d’Histoire Naturelle de Grenoble il y a 2 ans ou encore à Toronto l’été dernier, et j’avais quelques ammonites du Musée de Valence prises en photo cet hiver. Mais finalement, j’ai choisi de vous emmener en montagne, sur une balade faite début avril pour voir les crocus sur l’alpage de Font d’Urle. Ce jour-là, le vent soufflait bien fort mais le soleil était présent. Si la géologie des falaises et du plateau karstique est très intéressante, c’est un cairn que j’ai choisi pour illustrer le thème. Ce cairn est un cairn de balisage : il indique le chemin à suivre et est en quelque sorte un ancêtre des marquages colorés que l’on trouve maintenant sur les chemins de randonnée. D’un cairn, on aperçoit le suivant et on sait ainsi où se diriger. Ils sont très importants pour ne pas se perdre. Et, le long des crêtes, ils indiquent là où le marcheur peut passer sans risque, en restant visibles même quand il y a de la neige. Il ne faut pas les confondre avec les cairns « décoratifs » que l’on croise parfois et qui ont souvent un impact négatif sur les paysages : les cailloux fixent le sol, et servent d’habitat à une petite faune. La multiplication des empilements anarchiques de cailloux a donc un effet délétère sur les sites (et c’est vrai aussi dans les rivières).
Sentier du karst – Alpage de Font d’Urle – Vercors – Drôme – avril 2024
Si vous voulez voir à quoi ressemblent les cailloux chez les autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.