[petits moments] fin de journée sépia

Samedi dernier, toute la journée a été teintée d’une couleur orangée, un peu sépia due à un vent de sirocco. Ce vent portait des particules de sables sahariens, causant cet effet visuel très impressionnant.

Au moment où le soleil déclinait (juste avant le couvre-feu), je suis allée faire quelques dernières photos alors que la pluie arrivait, signifiant la fin du phénomène.

Montvendre – Drôme – 6 février 2021

[Drôme] balade d’hiver à La Baume Cornillane

En janvier, après quelques journées très froides, je suis de nouveau allée à la cascade du Rif à La Baume Cornillane. Le chemin d’accès était gelé, et finalement bien moins glissant que lors de mon précédent passage.

Arrivée au pied de la cascade, j’ai trouvé, comme je m’y attendais, quelques stalactites de glace qui ajoutaient une touche de féérie. Après un long moment à observer le ballet de l’eau qui tombe dans cet environnement glacé, j’ai eu envie d’aller voir le haut de la cascade.

Je suis donc partie en direction de la grotte de la Dame d’où j’ai jeté un coup d’oeil au château des Cornillans à travers les branches, puis j’ai contourné le rocher où se trouve la grotte pour monter à l’arrière de celui-ci. Un petit sentier, pas toujours bien marqué et parfois envahi par la végétation, permet d’accéder au ruisseau qui se déverse dans la cascade. Il suffit alors de suivre le ruisseau pour surplomber la cascade.

Là, le ruisseau s’est frayé un chemin en creusant la roche au fil des millénaires. Je me suis avancée avec prudence (une glissade m’aurait valu une chute de plusieurs dizaines de mètres, je préférais ne pas essayer !) jusqu’au saut du ruisseau. Assise sur le rocher, j’ai pris le temps d’admirer le paysage à travers l’échancrure creusée par l’eau.

En revenant sur mes pas, j’ai pu admirer les points de vue sur la Raye enneigée. Les nuages qui passaient permettaient au soleil de jouer à cache-cache et d’éclairer différents lieux les uns après les autres, créant d’éphémères ambiances de contes de fées.

Enfin, en retournant sur la route qui me ramenait à la voiture, c’est le château des Cornillans, majestueux, que j’avais en point de mire… Une fin parfaite pour cette randonnée… une fin qui ne pouvait que me donner envie de revenir, encore !

Stalactites de glace autour de la cascade
Vue sur le château des Cornillans à travers les arbres depuis la Grotte de la Dame
Le ruisseau a creusé son lit dans le rocher…
Vue sur les environs depuis le haut de la cascade
Le saut du ruisseau du Rif
Montagnes enneigées…
Magie de l’hiver…
Paysages fantasmagoriques…
Vue sur la Raye
En se retournant, admirer le château des Cornillans…
Invitation à revenir randonner par ici…

La Baume Cornillane – Drôme – janvier 2021

(*) L’accès au haut de la cascade est dangereux. Le chemin d’accès au ruisseau demande de « mettre les mains » par endroits, et est très peu marqué. Les rochers aux abords du saut du ruisseau peuvent être très glissants en fonction des conditions météo. La cascade fait plusieurs dizaines de mètres de haut ! Il convient donc d’y aller avec la plus extrême prudence…

[Drôme] coup de sirocco sur le vignoble de Tain

Samedi dernier, j’avais une course à faire à Tain et j’avais donc décidé de monter sur la colline de l’Hermitage pour une balade au milieu des vignes. La surprise est venue du ciel : depuis la fin de la nuit, un vent de sirocco balayait la région et apportait une lumière orangée sur les paysages.

Quand je me suis réveillée samedi matin, la lumière extérieure était très nettement orange, dans une nuance assez vive. J’ai mis un moment à réaliser que ce n’était pas juste l’effet du lever du soleil. Après m’être demandée ce qui pouvait en être la cause, j’ai bien vite trouvé sur les réseaux sociaux des explications. Le sirocco avait pris possession des airs et les particules de sable saharien qu’il transportait filtraient la lumière du soleil produisant ce ciel atypique.

Je n’ai donc pas changé mes plans et suis partie sur la colline de l’Hermitage. Après avoir laissé ma voiture au parking situé au pied du belvédère de Pierre-Aiguille, j’ai pris la direction de la chapelle. La couleur du ciel s’était adoucie mais restait légèrement sépia.

Après un arrêt « contemplation du paysage » au pied de la chapelle, je suis partie sur les petits chemins serpentant entre les parcelles de vignes sur la colline. Les cultures en terrasse épousant les formes irrégulières des lieux ont un côté très graphique qui me plait beaucoup. Il me faut en plus avouer que jusqu’à présent je m’étais contentée des abords immédiats de la chapelle. Je découvre donc d’autres aspects de la colline et des chemins moins formatés.

De temps à autre, une petite construction apparait : abris pour les viticulteurs, édicules surmontés de croix, anciens abreuvoirs… Le patrimoine bâti de la colline ne se résume pas à la seule chapelle !

Progressivement, je me rapproche du pied de la colline, repérant au passage d’autres chemins que j’aimerais explorer (et je me dis qu’une prochaine fois, il faudrait que je parte d’en bas pour changer). Il est temps de faire demi-tour, avec plusieurs idées de futures balades en tête !

Depuis le haut de la colline, un figuier de Barbarie avec vue sur les vignes étagées
Vue plongeante sur Tain et Tournon
En direction de la chapelle…vue sur Tournon de l’autre côté du Rhône
La chapelle de l’Hermitage
Le côté graphique du vignoble est souligné par l’absence des feuilles à cette saison
Les courbes de la colline de l’Hermitage

Colline de l’Hermitage – Tain l’Hermitage – Drôme – 6 février 2021

(*) Le parking est situé entre les accès aux belvédères de la chapelle et de Pierre-Aiguille. Il est fléché depuis Tain, en prenant la route de Larnage. L’accès à la chapelle depuis le parking est facile et peut être pratiqué avec une poussette (pour un fauteuil roulant, la pente reste assez importante et le chemin est en partie en terre et en partie en pavés grossiers, ce qui risque de rendre les choses assez délicates).

[Drôme] marée basse à Saint Nazaire en Royans

J’avais vu passer sur les réseaux sociaux que le plan d’eau du barrage sur l’Isère de Saint Hilaire du Rosier était en train d’être purgé. Hier, j’ai eu l’occasion de faire un saut à Saint Nazaire en Royans afin de voir cela.

Le lac de la Bourne est ainsi essentiellement vidé en dehors du lit de la Bourne et de celui de la résurgence de Thaïs (qui compte-tenu des dernières pluies ont un bon débit). Le bateau à roues est posé à même la vase, fortement accumulée à cet endroit.

Dans la vase, on devine un ancien petit pont sur le ruisseau provenant de la grotte. Les parois rocheuses en face du débarcadère (et en aval) témoignent de la hauteur d’eau qu’il y a habituellement à cet endroit.

En amont de Saint Nazaire, la Bourne s’étale également moins, coulant selon son lit naturel. Et en aval de Saint Nazaire, on constate le même phénomène également sur l’Isère.

L’aqueduc était fermé mais j’aurais été curieuse de voir d’en haut ce paysage si différent de celui auquel nous sommes accoutumés !

La Bourne continue à s’écouler alors que le niveau du lac a été baissé
Le bateau à roues repose à plat sur la vase
En amont de Saint Nazaire aussi le niveau de l’eau a diminué
Depuis le pont de Saint Hilaire du Rosier, la confluence de l’Isère et de la Bourne
La Bourne en aval de Saint Nazaire

Saint Nazaire en Royans – Drôme – 3 février 2021

[Drôme] la magie de l’hiver à Peyrus

Voilà une sortie qui a été complètement improvisée. Ce midi-là, je devais déplacer ma voiture. Plutôt que de simplement la changer de parking, et comme le soleil brillait, j’en ai profité pour aller faire un tour à Peyrus en guise de pause déjeuner.

Arrivée sur le parking du cimetière de Peyrus, le paysage scintillait ! La neige des jours précédents avait fondu au soleil et regelé rapidement. Toute la végétation était entourée d’un carcan de glace translucide !

J’ai traversé le cimetière pour ressortir côté champs et emprunter le chemin qui mène jusqu’à la Vierge de Voeu. Tout brillait autour de moi. La brise qui agitait les branches des arbres de cristal produisait un clac-clac hypnotique en faisant se cogner les branches gelées les unes aux autres.

Plus j’avançais, plus je m’enfonçais dans un monde féérique. J’étais arrivée au Pays des Merveilles Hivernales. J’allais me retrouver nez à nez avec la Reine des Neiges. La nature avait sculpté un royaume enchanté.

Le moindre brin d’herbe devenait magique. Le soleil magnifiait le paysage.

J’ai prolongé au maximum cette pause déjeuner… Et quand j’ai dû quitter la magie de l’hiver pour retourner travailler, je suis repartie avec des étoiles plein les yeux !

Les arbres scintillent dans le soleil
La végétation est prise dans une gangue de glace
Au pied de la Vierge du Voeu
Retour vers la chapelle Saint Pierre et le cimetière
Le paysage est entièrement glacé

Peyrus – Drôme – janvier 2021

(*) Le cimetière de Peyrus est un bon point de départ pour plusieurs randonnées de ce côté de la commune. Il offre en effet la praticité d’un grand parking. Pour rejoindre rapidement les chemins situés de l’autre côté, il suffit de le traverser en entrant par la plus ancienne des deux grilles sur le parking et en ressortant de l’autre côté de la chapelle Saint Pierre, par une grille donnant « sur le champs » (en réalité cette grille permettait d’accéder au cimetière à pied depuis le village en parcourant l’ancien chemin de croix dont on trouve quelques stations un peu plus bas, un peu enfouies dans la végétation).

[Drôme] retour à la chapelle Sainte Marguerite

Si j’aime bien aller à la Chapelle Sainte Marguerite, au dessus de Combovin, nous nous sommes aperçus que nous n’y étions jamais montés en famille ! Il était donc impératif de remédier à cela… Entre les fêtes, c’était la sortie parfaite pour prendre l’air sans avoir à hâter le pas au retour : l’après-midi était en effet déjà bien engagé quand nous nous sommes décidés.

Après les pluies des jours précédents, la Véore était bien gonflée et si le passage à gué était possible sans se mouiller les pieds, cela ne devait pas être le cas quelques jours auparavant. A partir de là, nous avons suivi le chemin habituel : la montée le long des prés, les vues dégagées sur le Vercors derrière nous, le village qui s’éloigne peu à peu, puis la montée dans les bois à la végétation quasi méditerranéenne avant d’apercevoir la croix du sommet puis la petite chapelle blottie à ses pieds.

Comme nous n’avons pas tous le même rythme (et encore, j’étais contente de mettre 30% de temps en moins cette fois par rapport à la fois précédente où je reprenais tout juste la randonnée), nous nous attendons régulièrement, histoire de s’assurer que nous partons bien tous dans la même direction.

Au pied de la chapelle, nous avons pris le temps d’admirer le paysage de tous les côtés. Le ciel était clair et la vue bien dégagée, en particulier sur la plaine de Valence. Au loin, les sommets ardéchois se devinaient enneigés. De l’autre côté, le soleil éclairait encore les petites vallées, et nous avons regardé un troupeau de vaches (qui nous semblaient minuscules) se déplacer dans un champ.

Après un passage dans la chapelle et un petit crochet pour admirer le point de vue sur la Tour de Barcelonne, tandis que le soleil déclinait et que l’ombre gagnait notre versant de la montagne, nous avons pris le chemin du retour à la maison…. et d’un bon goûter bien mérité.

S’éloigner du village après avoir traversé le gué (que l’on aperçoit au bout du chemin)
Monter dans la lumière de l’après-midi
Profiter des points de vue sur le Vercors
En arrivant au sommet…
Vue sur la plaine de Valence et la montagne ardéchoise
Paysage agricole en fond de vallon…
Quand le soleil descend derrière la montagne…

Combovin – Drôme – décembre 2020

[petits moments] après la neige

La semaine dernière, dans la nuit de samedi à dimanche, il est tombé de la neige. Vers 21.00, les flocons ont commencé à virevolter et s’accrocher au paysage. Vers 23.00, tout est uniformément blanc. Mais au petit matin, la neige avait déjà bien entamé sa fonte au profit de températures très légèrement positives. Si nous voulions profiter des paysages enneigés, il n’allait pas falloir tarder !

Alors, avec Melle 3e, sitôt le petit déjeuner pris, nous avons enfilé nos chaussures de randonnée et sommes parties à pied dans les environs de la maison, pour profiter de la campagne sous son voile blanc. Le radoucissement, en faisant fondre la neige, générait aussi un léger brouillard, apportant une ambiance quasi irréelle au paysage.

Dès que j’ai sorti mon appareil photo, j’ai su que je traiterais ces images en noir et blanc, tant cela me semblait adapté au ressenti que j’avais alors.

Chabeuil – Drôme – 17 janvier 2021

[Drôme] dans le cirque de Peyrus, sur le chemin des Moines

Je crois que le chemin des Moines, dans le cirque de Peyrus, au pied du Vercors, aura été une de mes grandes découvertes de la fin d’année 2020 ! Je l’avais approché lors des premières chutes de neige de la saison alors que nous avions des restrictions de temps et de distance pour nos sorties, et j’avais alors fait une balade entre automne et hiver. J’y suis retournée lorsque nous avons eu des chutes de neige un peu plus marquées et surtout à plus basse altitude pour profiter des paysages bien blancs.

Si ces deux fois, je ne suis pas montée très haut, j’avais noté lors de mon premier passage qu’il faudrait que j’aille voir en direction du Pas du Touet. C’est ce que j’ai fait le dernier dimanche de décembre dernier.

J’avais envie de voir de la neige de près. Compte tenu du nombre de voitures en direction du Col des Limouches, je me suis dit qu’il y aurait sans doute foule sur les quelques parkings permettant d’accéder aux champs de neige et que j’allais plutôt tenter de monter voir chercher la neige à pied !

Je me suis donc stationnée sur la route des Chichats, juste avant le petit pont et surtout la première montée. Arrivée à l’intersection des routes de Drogue et des Chichats, j’ai emprunté le GR93 en direction du Pas du Touet.

Le chemin est assez étroit, et surtout il monte bien en permanence (un rapide calcul mental me donne une pente moyenne autour de 20% sur la montée entre les Chichats et le Pas du Touet). Comme je manque un peu d’entrainement (entre blessures et confinements…), c’est sans doute un peu optimiste de ma part mais c’est bien trop tentant d’approcher la neige ! Je me fais d’ailleurs plus souvent dépasser que je ne dépasse d’autres randonneurs… La montée est raide mais la neige se rapproche : cela me motive (tout comme le « Courage !  » que me lance un traileur alors que je reprends mon souffle au bord du chemin).

Le sol du sous bois blanchit de plus en plus à mesure que je monte. Le vent fait virevolter les flocons qui s’étaient déposés sur les arbres. Et soudain, alors que le chemin offre une vue un peu plus dégagée sur la plaine de Valence, les abords du sentier sont couverts d’une jolie couche de neige. Me voilà immédiatement projetée dans la magie de l’hiver !

A mesure que j’approche du col, la pente se raidit. Avec la neige tassée par les passages des marcheurs, le sol devient aussi plus glissant. Après une petite hésitation à continuer, je me décide finalement à faire demi-tour un peu avant le Pas du Touet : le genou auquel je m’étais fait une entorse tire beaucoup, et je commence à avoir mal dans la cuisse à force de compenser… Si je veux m’assurer de rentrer chez moi, il est raisonnable d’entamer la descente !

Comme pour insister sur la sagesse de ma décision, je m’aperçois aussi que le soleil commence à décliner. Je profite toutefois de la descente pour jeter un oeil dans les trouées d’arbre et admirer le paysage. Je quitte peu à peu la neige…

Lorsque je retrouve ma voiture, je suis certes fatiguée mais surtout heureuse de cette belle sortie sur le chemin des Moines, de cette balade au cœur du cirque de Peyrus. Et puis, je pourrai toujours revenir une nouvelle fois pour aller jusqu’au Pas du Touet et longer un peu ensuite la crête pour admirer la vue sur la plaine de Valence….

C’est parti !
Au bout du champ, les premières traces de neige…
Gravir la montagne !
La neige a glacé sur la végétation..
La majeure partie de la randonnée se fait en sous-bois
Le plaisir de marcher dans la neige…
La neige a recouvert le paysage…
Un coup d’oeil sur la plaine dans les trouées d’arbres…
Apercevoir la montagne ardéchoise à l’horizon
Regarder à travers les branches dégarnies
Winter wonderland

Chemin des Moines (GR93) – Peyrus – Drôme – décembre 2020

(*) Pour partir sur le chemin des Moines depuis Peyrus, il est possible de laisser sa voiture à la sortie du village en direction du Col des Limouches auprès des bacs de tri sélectif de la route des Chichats ou d’emprunter cette route sur environ 1 km où du stationnement est possible le long de la rivière.
Le balisage est celui du GR93 (blanc/rouge). Depuis le hameau des Chichats jusqu’au Pas du Touet, il y a environ 2.5km pour 575 mètres de dénivelé positif : plus que la distance, c’est la pente qui rend le chemin difficile.

[petits moments] aller faire une course au coucher du soleil

Parfois le hasard fait bien les choses ! Cela a par exemple été le cas cette semaine, un soir où après le travail, je suis rapidement sortie pour aller faire une course.
Je vais être honnête : ça a pris un peu plus de temps que prévu. En effet, le soleil déclinait et venait inonder le village d’une lumière dorée. Alors, forcément, j’ai fait un détour pour aller prendre quelques photos….

Chabeuil – Drôme – janvier 2021